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Copenhague : bataille perdue, le combat continue

dimanche 20 décembre 2009

Greenpeace condamne fermement l’arrogance des dirigeants des pays les plus puissants du monde et notamment de Stephen Harper pour avoir présenté au Sommet de Copenhague un accord à prendre ou à laisser. Sur le chemin du retour, ces derniers ont clamé que l’accord était conclu. Ce qui était faux. Derrière eux, ils n’ont laissé que chaos et confusion. Copenhague est un véritable échec.


Site de Greenpeace Canada
20 décembre 2009


Toute la nuit, les négociateurs se sont bagarrés pour comprendre le statut de ce pseudo« Accord de Copenhague ». Il n’a même pas été formellement adopté par la Conférence des Parties (COP). Il ne contient pas de mesures fortes de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés. C’est une concession majeure aux industries polluantes, en particulier au secteur des carburants fossiles, qui ont vigoureusement fait campagne pour saper un accord et disposent désormais d’un blanc seing pour continuer à polluer.

« L’année 2009 a connu bien des crises, mais nous avons désormais à faire face à la plus grande crise de l’humanité, la crise du leadership politique, réagit Virginie Lambert Ferry, responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace Canada. Le soi disant accord de Copenhague ne passe pas le test de passage. Il n’est ni juste, ni ambitieux, ni juridiquement contraignant. C’est une coquille vide. »

À Copenhague, de leur côté, les représentants des pays les plus vulnérables ont fini par perdre leur dernière bataille. Certes, les négociations se poursuivront l’année prochaine mais il n’existe aucune certitude que 2010 sera l’année de la signature d’un accord juridiquement contraignant.

Encore une fois, force est de constater que le leadership n’est pas venu des pays qui auraient pu faire de Copenhague un succès. Il est venu des millions de personnes au Québec, au Canada et à travers le monde qui se sont mobilisées pour les pousser à agir. Les Québécois et Canadiens veulent agir contre les changements climatiques et refusent que le gouvernement continue de satisfaire les intérêts de l’industrie des sables bitumineux plutôt que ceux de la majorité.

« Si cette conférence est un échec, elle a ouvert la porte à un débat mondial sur la nécessité d’agir pour sauver la planète, c’est une première. Et la seconde étape c’est Mexico, l’année prochaine », conclut Virginie Lambert Ferry.

http://www.greenpeace.org/canada/fr/actualites/bataille-perdue