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Déclaration de principe et Engagements de Québec solidaire Duplessis envers le développement de sa région

mardi 6 mars 2007

Déclaration de principes

Québec solidaire Duplessis fait son entrée sur la scène politique pour offrir une alternative progressiste aux partis existants. Une alternative large, rassembleuse, enracinée dans la région. Une alternative capable de porter et de réaliser les espoirs de changement de tant de femmes et d’hommes du Québec et de Duplessis sur ce territoire immense ou tout reste à bâtir.

Québec solidaire Duplessis veut construire un projet social et politique fondé sur la recherche du bien commun. En d’autres mots, il fait primer l’intérêt de la collectivité sur l’intérêt d’une minorité possédante. Il consacre son énergie à la recherche de l’égalité et de la justice sociale, au respect des droits individuels et collectifs. Il reconnaît l’interdépendance des humains entre eux et avec la nature.

Pour notre parti, cela signifie de s’opposer au néolibéralisme, cette version moderne du capitalisme, qui domine nos sociétés et hypothèque leur avenir comme celui de la planète.
Nous sommes écologistes, de gauche, démocrates, féministes, altermondialistes, d’un Québec pluriel, souverain et solidaire.

Avec Québec solidaire Duplessis le sous-développement en région, c’est terminé !
Avec Québec solidaire Duplessis le véritable développement en région commence !

Engagements de Québec solidaire Duplessis envers le développement de sa région

Ces engagements sont une première ébauche. Nous les développerons et améliorerons au cours des prochaines semaines en collaboration avec les citoyens, les organismes représentatifs, les travailleurs, les syndicats, les autochtones, les métis, les entreprises, les municipalités, et tous ceux et celles qui veulent participer à construire une région enracinée, vivante, et en développement continu et permanent.
Pour un véritable développement humain, social, économique et écologique, il faut établir une diversification de la base économique sur l’ensemble du territoire de Duplessis. Il faut donner aux citoyen(ne)s les moyens de vivre dignement et le pouvoir de décider comment ils veulent prospérer dans leur milieu de vie.
Il faut contrer l’exode et la migration des gens vers les grands centres urbains et concevoir des solutions à long terme pour que les jeunes demeurent ici, et que des familles de l’extérieur viennent s’installer en région.
Note : les propositions en gras sont celles de Québec solidaire Duplessis. Les autres sont tirées des engagements nationaux de Québec solidaire.

Bâtir ensemble
Gouverner ensemble
Grandir ensemble
Habiter ensemble
Vivre ensemble

Bâtir ensemble

Proposition 1 : Abroger les lois antisyndicales
a) Abroger les lois antisyndicales (1) et permettre de véritables négociations avec le secteur public. Favoriser le droit et l’accès à la syndicalisation dans les autres secteurs particulièrement les secteurs occupés majoritairement par des femmes.
b) Permettre la syndicalisation multi patronale en réformant le Code du travail.
(1) Il s’agit des lois 7, 8, 30, 31 et 142 .

Proposition 2 : Interdire les disparités de traitement :
Interdire les disparités de traitement fondées sur le statut d’emploi (permanent vs occasionnel). Dans le cas où il est impossible d’offrir certains avantages aux employé(e)s à statut précaire, une indemnité compensatoire devra être versée. Veiller à l’application continue et à la généralisation de l’équité salariale dans les entreprises.

Proposition 3 : renforcer les mesures de santé et sécurité
Renforcer les mesures de santé et sécurité dans les entreprises de la région. Des accidents mortels sont survenus dernièrement et cela ne doit normalement pas se produire avec des mesures strictes de sécurité et de formation des travailleurs. Impliquer davantage les syndicats dans les mesures de sécurité et de santé au travail.

Proposition 4 : Le soutien à l’économie sociale
Soutenir le développement de l’économie sociale selon trois axes prioritaires :
a) encourager l’investissement dans ces types entreprises, sur le modèle de ce qui est fait pour les fonds de travailleurs.
b) favoriser l’achat par les administrations publiques et des municipalités de biens équitables et écologiques produits en régions quand cela est possible et de produits issus de l’économie sociale.
c) permettre une plus large accessibilité aux services offerts par les entreprises d’économie sociale, sur le modèle de ce qui a été accompli avec les centres de la petite enfance (CPE).

Gouverner ensemble

Proposition 1 : L’élection d’une assemblée constituante
Viser à réaliser la souveraineté, en organisant l’élection au suffrage universel d’une assemblée constituante qui reflète la pluralité des tendances politiques présentes au sein de la population québécoise, la parité femmes-hommes et une représentation équitable de la région de Duplessis. Cette constituante aura deux mandats :
a) d’abord, organiser un processus de démocratie participative pour consulter la population du Québec sur son avenir politique et constitutionnel. Organiser ce type de processus dans Duplessis.
b) proposer les changements désirés aux institutions politiques et les valeurs qui fondent le « vivre ensemble » québécois représenté dans une constitution. Les propositions de l’assemblée constituante seront soumises à la population québécoise par voie de référendum sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec et sur une constitution québécoise.

Proposition 2 : une réforme nationale du mode de scrutin
Québec solidaire adoptera un mode de scrutin faisant une large place à une représentation proportionnelle et portera attention à la représentation de la circonscription de Duplessis.

Proposition 3 : le droit à l’autodétermination des nations autochtones et Métis
Reconnaître le droit à l’autodétermination des nations autochtones et Métis, assurer le respect de leurs droits ancestraux inaliénables et établir des rapports de peuple à peuple avec les nations présentent dans la région. Accélérer le processus de négociations déjà commencé en région ce qui permettra aux autochtones et au peuple métis d’avoir les moyens de leur autonomie et développement.

Proposition 4 : un territoire à partager

a) Travailler à la démocratisation de la gestion écologique du territoire, veiller à la réappropriation des terres par les citoyens et des coopératives de production ; favoriser la conjugaison des usages publics et sociocommunautaires, privés et commerciaux du territoire ; gérer le territoire en commun avec les peuples autochtones et métis.

b) Redonner aux citoyen(e)s le pouvoir décisionnel en région par leur représentation au sein de la Conférence régionale des élus.

Grandir ensemble

Proposition 1 : Une politique familiale globale
Élaborer une politique familiale globale et féministe qui reconnaît le rôle éducatif des parents, rôle encore aujourd’hui assumé majoritairement par les femmes :
a) Verser une allocation parentale universelle et rechercher de meilleures solutions à la conciliation travail-famille.
b) Mettre en place des services d’aide familiale et ménagère au tarif modulé en fonction du revenu.
c) Mettre en place des mesures visant à soutenir l’intégration du travail des personnes qui ont connu une absence prolongée.
d) La reconnaissance économique et sociale du travail des personnes proches aidantes (aidantes naturelles) qui sont surtout des femmes.
e) Retenir et amener des jeunes en région est d’une grande importance. Soutenir les jeunes par des stages rémunérés, l’aide à l’installation en régions par un crédit d’impôt substantiel ou le versement d’un montant forfaitaire (en cas de non-emploi). Aider à l’achat d’une maison.

Proposition 2 : Une plus grande accessibilité à l’éducation
a) Réduire progressivement, et ce à tous les niveaux, le nombre d’élèves par classe.
b) Éliminer progressivement les frais de scolarité et ajouter des ressources complémentaires dans le but d’offrir à tous et toutes une éducation publique laïque, gratuite et de qualité à tous les niveaux.
c) Embaucher, dans chaque commission scolaire, des employé(e)s spécialisé(e)pour fournir les services adéquats aux élèves en difficulté d’adaptation et d’apprentissage.
d) Éliminer l’endettement étudiant et réformer le régime d’aide financière aux études en consultation avec le mouvement étudiant, de façon à ce qu’il corresponde aux besoins des étudiant(e)s. Faire du programme de l’Aide financière aux études un système intégralement public et faire en sorte que la dette des étudiant-e-s se rapporte au patrimoine individuel afin que cette dernière soit comptabilisée en cas de faillite personnelle.
e) Créer des mesures fiscales favorables aux familles dont les enfants doivent étudier à l’extérieur de la région pour des études secondaires, collégiales ou universitaires. Créer les mêmes mesures dans la région pour les enfants des familles de la moyenne et Basse-Côte-Nord qui doivent étudier par exemple à Sept-Iles.

Proposition 3 : Une politique contre l’homophobie
Adopter et mettre en œuvre une politique de lutte contre l’homophobie en développant des programmes appropriés et en fournissant les ressources nécessaires.

Proposition 4 : Un soutien aux centres de la petite enfance
Reconsidérer la loi 124 (qui a réorganisé la gestion des services de garde) et développer le réseau des centres de la petite enfance (CPE) en offrant des services adaptés aux besoins des familles et des milieux.

Proposition 5 : La culture et le rapprochement interculturel
a) Favoriser le rapprochement interculturel des québécois, des autochtones et des métis par des rencontres, des événements et des échanges culturels.
b) Favoriser les organismes culturels et les festivals culturels locaux et régionaux par un investissement adéquat. Amener plus de troupes artistiques de l’extérieur.
c) Offrir le réseau internet haute vitesse à tous les résidents de la région.
d) Renforcer le rôle de Télé-Québec et ouvrir une station de radio communautaire subventionnée par l’État.

Habiter ensemble

Priorités régionales de développement économique et social :
Créer des emplois de qualité, retenir les jeunes et amener d’autres familles à s’installer dans toute la région.
Duplessis et particulièrement la Basse-Côte-Nord sont désespérément en besoin d’emplois et les gens veulent continuer d’y vivre dans des conditions dignes et utiles pour la société. Les villes de Fermont et de Havre-Saint-Pierre sont à base mono industrielle et leurs économies doivent être diversifiées.

Travailler étroitement avec le programme ACCORD (Action concertée de coopération régionale de développement) dans le but de créer une économie plus forte et diversifiée axée d’abord sur les besoins régionaux et nationaux.

Proposition 1 : le vent et les énergies vertes : contrôler, produire et distribuer de l’énergie verte :
Le principe est de remplacer la production hydroélectrique des barrages par les nouvelles technologies de pointe des énergies vertes et de conserver une grande partie de l’énergie produite pour les besoins de développement économique et social.
a) Développer avec Éole-Québec des projets d’énergie éolienne et d’énergies vertes comme la houle, la marée et l’énergie solaire, en coresponsabilité avec les instances de démocratie participative locales, autochtones et métis, qui seront responsables de la mise en œuvre des nouveaux projets et en recevrons des bénéfices monétaires et énergétiques.
b) Développer l’énergie éolienne en accord avec la construction de la 138. La Côte-Nord a un potentiel éolien qualifié de « phénoménal » par les études scientifiques avec 3000MW ; (en comparaison la Gaspésie a un potentiel de 550MW et les barrages sur la Romaine apporteraient seulement 1 550MW ). Les champs d’éoliennes seront disposés aux abords de la route pour un accès aisé et aux endroits jugés propices et accessibles.
c) Créer un Centre technique et scientifique collégial-universitaire à Sept-Îles des énergies vertes : énergies marémotrices, houlomotices (énergie de la houle), solaires et éoliennes.
d) Amener les grandes et moyennes industries qui utilisent beaucoup d’énergie à participer activement au programme d’efficacité énergétique d’Hydro-Québec. L’énergie ainsi épargnée sera redirigée vers les entreprises d’économie sociale, les coopératives et des secteurs de production ciblés.
e) Fournir de l’électricité de façon accessible et à bas prix à l’ensemble des résidents et aux petites et moyennes entreprises, aux entreprises coopératives et sociales et aux artisans de production du terroir.

Proposition 2 : la forêt
a) Créer des comités forestiers locaux, organismes à but non lucratif incluant tous les utilisateurs de la forêt, qui se verront confier la prise en charge d’une gestion écologique de la forêt publique. Les plans de gestion du comité seront approuvés par le gouvernement et le Forestier en chef. Le comité forestier sera responsable d’effectuer le suivi des opérations forestières en respectant des règles strictes de culture et de coupe des arbres comme celles de la certification accréditée de la « Forest Stewardship Council ».
b) Respecter les recommandations de la Commission d’étude sur la gestion de la forêt publique québécoise (dite Commission Coulombe). Porter à 12% du territoire de la superficie naturelle la protection intégrale de la forêt boréale.
b) L’exploitation forestière fera l’objet d’une gestion mixte regroupant les compagnies forestières, les comités forestiers locaux, les comités agricoles ainsi que les communautés autochtones et métis.
c) Encourager la transformation de l’économie forestière de façon à favoriser une plus grande valeur ajoutée aux produits forestiers. Par exemples : mobilier, maisons préfabriquées. Un comité technique sera formé pour déterminer quels produits peuvent être créés et mis en marché.

Proposition 3 : le transport et l’atteinte des objectifs de Kyoto
• Routes :
a) Terminer et construire la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon sur un horizon de 5 ans au maximum. La route devra répondre à des normes minimales de construction exigées par le ministère des Transports du Québec. Sortir les villages de leur isolement et leur fournir un développement économique et social adéquat selon les propositions d’Habiter ensemble.
b) Continuer d’améliorer la route 138 jusqu’à Tadoussac.
c) Terminer adéquatement la route 389 qui relie Fermont. Cette route est jugée très dangereuse par les résidents de Fermont et elle est presque non praticable en hiver. Corriger les parcours jugés dangereux et limiter le transport lourd. Abaisser le coût de transport par avion pour les résidents.
d) Achever la route qui mène du barrage SM-3 à la ville de Fermont.
d) Investir dans le transport en commun à énergie verte et dans les programmes d’efficacité énergétique, dans le but de lutter efficacement contre les changements climatiques et la perte inutile d’énergie. Favoriser l’utilisation d’énergies renouvelables plutôt que les combustibles fossiles.

• Transport en commun :
a) Développer le transport en commun entre les principales villes et villages de Duplessis et les grandes entreprises : autobus confortables à énergie verte entre les villes de Havre-Saint-Pierre, de Sept-Îles, de Port-Cartier et Baie-Comeau. Déplacement des travailleurs en autobus vers les industries : entre Sept-Îles et la pointe Noire Système de petits autobus à horaires réguliers dans les principales villes de Duplessis : Port-Cartier et Sept-Îes.
b) Rendre le service de transport en commun attrayant par un coût très accessible et des horaires adaptés.
c) Réduire les tarifs aériens en région et hors-région.

• Voie maritime :
a) Développer la voie maritime et le transport fluvial des marchandises non-périssables. Diminuer au maximum le transport lourd par camion sur la 138.. Seules les denrées périssables devraient voyager par routes. Diminuer la taille des camions lourds qui utilisent la 389.
b) Réduire à un coût symbolique les frais du traversier maritime entre la Côte-Nord et le Bas-Saint-Laurent.

Proposition 4 : la protection de l’eau
a) Fournir de l’eau potable par aqueduc à tous les villages de Duplessis. Il est inconcevable que des villages entiers n’aient pas encore accès à de l’eau de qualité. C’est une nécessité de base pour les populations.
b) Nos rivières dans Duplessis sont un héritage naturel et écologique magnifique et inestimable. Il faut les sauvegarder et les développer sur la base de leur protection intégrale en pensant aux générations futures et au développement éco touristique à long terme.
c) Établir un moratoire sur la construction de barrages, conserver les rivières le plus possible dans leur état naturel et favoriser l’écotourisme et les jeux et activités récréatives reliées à l’eau.
d) Assurer la protection de l’eau en prévenant la pollution des lacs, des rivières et des bassins versants. Protéger de grandes zones entourant des superficies d’eau de coupes forestières pour la préservation complète des écosystèmes.

Proposition 5 : une agriculture, une serriculture et une aquaculture régionale
La région est largement tributaire pour son alimentation de l’importation d’aliments pendant que les produits marins sont exportés massivement à l’étranger. La demande nationale et mondiale en produits maraîchers et de la mer est à la hausse. Les gens mangent mieux et consomment plus de légumes, de poissons et de fruits de mer. Les produits maraîchers frais en Basse-Côte- Nord coûtent très chers sont peu disponibles et les gens en mangent moins.

Toute la région renferme un excellent potentiel aquacole et ses baies fermées permettent une grande production maricole (moules, pétoncles, etc).

La pêche est en baisse Les pêcheurs ont de la difficulté à obtenir un prix optimal pour leur cargaison. Le transport est déficient entre les ports locaux et les usines de transformation. Le nombre d’établissement de transformation en région est en baisse.

L’électricité produite en région sera en partie réservée à la production alimentaire en serre et à l’aquaculture.

Bleuets et petits fruits

Plus de la moitié des territoires propices à la culture du bleuet sauvage du Québec sont sur la Côte-Nord mais seulement 2% de ce potentiel régional est développé. Cette industrie souffre cependant de plusieurs problèmes. La disponibilité des terres, le financement et la transformation à l’extérieur de la région.

Les terres sont peu disponibles à l’acquisition celles-ci étant réservées pour l’exploitation forestière en vertu des contrats d’approvisionnement et d’aménagement forestier (CAAF). Pourtant, la culture du bleuet est plus rentable à l’hectare sur un horizon de 20 ans que l’exploitation forestière.

Le financement de projet de production de petits fruits est difficile. Le démarrage de ce type de projet nécessite des investissements immédiats alors que la première récolte ne se fait que deux à trois ans plus tard. L’entreprise ne devenant rentable qu’à la quatrième ou cinquième année.

La Côte-Nord est la deuxième région productrice de bleuets mais ils sont transformés dans les usines de conditionnement du Saguenay - Lac-St-Jean. La transformation des petits fruits entraîne, comme toute activité manufacturière, une chaîne d’activités économiques créatrices d’emplois.

Proposition 5 :
a) Appliquer des mesures vigoureuses pour permettre l’émergence et le maintien d’une agriculture, d’une serriculture et d’une aquaculture par le développement d’un programme technique et financier adapté à la réalité de la région.

b) Mettre sur pied des comités agricoles locaux et un bureau de commercialisation des produits régionaux afin de faire le lien entre les producteurs régionaux et le marché local et extérieur. Effectuer la mise en marché des produits locaux des entreprises et des artisans qui travaillent à l’élaboration de produits distinctifs et spécifiques à la région.

L’évaluation des projets :
-  faisabilités technique et financière,
-  diversifier la vocation des usines de transformation actuelles,
-  faciliter la coordination des différentes productions agricoles, serricoles et aquacoles afin de les répartir dans la région et sur une base annuelle pour consolider les emplois.
-  Veiller à maximiser le prix obtenu par les pêcheurs en organisant un transport efficace et efficient des cargaisons fraiches à partir des villages isolés vers les usines de transformation.

c) Améliorer les conditions de financement de l’industrie de la deuxième et de la troisième transformation des petits fruits de façon à favoriser le développement de produits de niche régionaux à forte valeur ajoutée. Investir par divers types de financement publics et privés dans les entreprises de productions primaires le paiement des intérêts sur la dette pour les deux premières années.
d) Favoriser une agriculture d’aliments et de produits marins biologiques et du terroir. Établir un système de crédits environnementaux d’investissement pour les agriculteurs et les aquaculteurs qui mettront en place des pratiques faisant usage de technologies vertes.
e) Créer un centre technique collégial d’aquaculture et de serriculture et s’allier au Centre de recherche Les Buissons de Baie-Comeau pour développer la phytogénétique des plantes indigènes.

Proposition 6 : Un Centre de recherche de l’aluminium et des nouveaux alliages

L’extraction du fer et la production d’aluminium ne peuvent rester au stade de la 1ere transformation. De nouveaux minerais seront extraits du territoire. Un centre de recherche spécialisé amènera des scientifiques et technologues favorisera l’implantation d’entreprises de 2e et 3e transformation.

Vivre ensemble

Proposition 1 :
Renforcer la loi contre la pauvreté
Appliquer et renforcer sans délai la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale et instaurer :
a) l’augmentation progressive du salaire minimum à 10 $ l’heure indexé sur une base annuelle au coût de la vie, en offrant un appui aux petites et moyennes entreprises (PME), OBNL et coopératives pour la mise en place de cette mesure ;
b) la hausse des prestations d’aide sociale en augmentant immédiatement l’ensemble des prestations au montant présentement reçu par les personnes ayant des contraintes sévères à l’emploi. Ces prestations seront indexées au coût de la vie ;
c) l’adoption des mesures législatives ou autres, pour combattre les problèmes de logement, par le financement de logements sociaux réalisés écologiquement, et l’amélioration des logements existants ; et permettre un plus grand accès au logement social pour les ménages à bas revenus.
d) entreprendre une consultation régionale sur les différentes options pour réduire la pauvreté tel que, entre autres, le revenu de citoyenneté ;
e) Faire pression sur le gouvernement fédéral en association avec les organismes de défense des chômeurs (comme les Sans-chemises) afin d’étendre l’éligibilité aux prestations de l’Assurance emploi à l’ensemble des salarié(e)s qui y contribuent.

Proposition 2 : Un système de santé proche des patients
a) Renforcir le rôle, les capacités et la qualité des services de santé et de services sociaux de proximité, notamment en matière d’aide à domicile ;
b) Mettre tout en œuvre pour accroitre la rapidité de l’accès universel à la santé et aux services sociaux.
c) Empêcher la privatisation du système afin de contrer la médecine à double vitesse.
d) Financer à un juste niveau les centres hospitaliers et diminuer le temps d’attente des salles d’urgence et des délais d’opération. Investir dans les immobilisations des centres de santé.
e) Amener plus de médecins en région par des incitatifs financiers et des mesures de pratique régionale en médecine. (ex. : un nouveau médecin devrait faire un minimum de 3 ans de pratique en région éloignée). Faire en sorte que tous les citoyens aient accès à un médecin de famille en créant des cercles de médecins itinérants qui feront le tour de la région.
f) Les proches aidant(e)s assurent la dignité des personnes en perte d’autonomie ou des enfants gravement handicapés. Instaurer un régime de prestations d’aide aux proches aidants qui sont en majorité des femmes et leur assurer une aide professionnelle.

Proposition 3 : Une campagne régionale contre la violence faite aux femmes
Élaborer et mettre en place une politique pour contrer les violences faites aux femmes et instaurer :
a) l’adoption de mesures nécessaires, législatives ou autres, pour combattre les violences faites aux femmes.
b) une campagne de sensibilisation sur les violences faites aux femmes avec des moyens suffisants (exemple : la campagne contre le suicide).
c) Le support financier adéquat aux groupes œuvrant dans le domaine de la violence faite aux femmes.

Proposition 4 : Le rôle indispensable des organismes communautaires
a) Reconnaître le rôle indispensable des organismes communautaires dans leur milieu en s’engageant à respecter l’autonomie de leur organisation et à rehausser substantiellement sur une base permanente le financement de leur mission de base.
b) Travailler en collaboration avec les Tables de concertation des organismes communautaires pour comprendre les besoins de la population et amener des solutions aux problèmes sociaux.
c) Prioriser le développement humain à l’intérieur des structures communautaires actuelles. Favoriser le réseautage des organismes en vu du partage des coûts fixes et du financement des frais récurrents.
d) Valoriser l’implication sociocommunautaire individuelle et collective bénévole. Instaurer un système de crédit d’impôt pour implication bénévole.

Proposition 5 : Un environnement plus sain
a)Travailler en collaboration avec les ministères, les industries et les organismes environnementaux pour trouver des solutions aux rejets industriels toxiques et diminuer considérablement la pollution et les rejets dans la nature. Mettre à contribution les centres de recherche du Québec pour trouver des solutions de récupération et de recyclage des déchets. Par exemple les rejets des alumineries peuvent être récupérés et servir en toute innocuité dans le béton.
b) Maximiser la valorisation des déchets en instaurant par exemple la récupération et le recyclage des déchets organiques domestiques et les composter en région.
c) Installer sur une base plus régulière la cueillette des produits dangereux dans toute la région.
d) Extensionner les aires protégées à 8% du territoire de Duplessis
e) Refuser totalement le dépôt de déchets nucléaires sur le territoire.
f) Éliminer les dépotoirs clandestins et faire une campagne de sensibilisation.
g) Appliquer les mesures nécessaires contre l’érosion des berges et protéger les habitations et autres bâtiments selon les recommandations des experts. Impliquer la population dans la recherche et l’application des solutions.