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France : Explosion du chômage : ne payons pas leur crise !

mardi 10 mars 2009

Communiqué du Nouveau Parti Anticapitaliste

90000 chômeurs en plus au mois de janvier, soit encore plus que le chiffre déjà élevé de novembre 2008 (64000), 300000 de plus depuis mars 2008 : les effets de la crise du capitalisme s’accélèrent.

Même le secrétaire d’État à l’Emploi, Laurent Wauquiez, annonce que les chiffres de janvier se reproduiront sur plusieurs mois. Parallèlement, le nombre d’offres d’emplois enregistrées par Pôle emploi a chuté de 30% en un an ! Dans ces conditions, forcer les chômeurs à accepter des offres qui n’existent pas – avec « l’offre raisonnable d’emploi » – va être compliqué… Le projet de nouvelle convention Unedic prévoit d’indemniser moins de chômeurs. Et la création de Pôle emploi, censé aider les chômeurs, est en fait une catastrophe (60000 dossiers d’indemnisation en attente).

Pour seule réponse, Sarkozy et ses complices parlent encore d’exonérer les entreprises de cotisations (ces exonérations, qui représentaient 65 milliards d’euros en 2007, n’ont pas fait baisser le chômage). Ils nous bassinent avec les quelques secteurs qui embauchent encore (comme les services à la personne, où les emplois plafonnent à 12 heures/semaine en moyenne, ou les emplois « verts », sans mettre en place les dispositifs de formation nécessaires)… Dernier exemple en date du double discours du gouvernement : la suppression de l’allocation de fin de formation (AFF, somme versée pour pouvoir terminer une formation à l’issue des droits à l’indemnisation) à des chômeurs en formation d’infirmier. Elle n’a été rétablie qu’in extremis, mais partiellement (pour faire des « économies »).

Face au chômage, un plan d’urgence s’impose : interdiction des licenciements, réduction du temps de travail (30 heures sans flexibilité et avec embauches correspondantes) ; arrêt des suppressions de postes ; création massive d’emplois dans la santé, l’Éducation, les transports ; abrogation des dispositifs sanctionnant les chômeurs. Le patronat a les moyens de maintenir les emplois : ce n’est pas à nous de payer leur crise !