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Grève générale en Guadeloupe : une première victoire

mardi 10 mars 2009


Paru sur le site du LKP.
L’auteur, Robert Fabert est membre de l’Association des Travailleurs et des Peuples de la Caraïbe (A.T.P.C).

7mars 2009


Après 44 jours de grève générale, de manifestations, de négociation, un premier Protocole d’accord vient d’être signé mercredi 4 mars 2009 à 20 h, entre le collectif Liannaj Kont Pwofitasyon, LKP, les Collectivités locales et l’Etat sur les 20 revendications dites immédiates de la plate forme de revendications qui en compte 146. Cet accord suspend la grève générale mais les négociations se poursuivent sur les autres points dits à moyen et long termes.

Des grèves se poursuivent dans différents secteurs et entreprises, notamment la où les syndicats patronaux, MEDEF et CGPME, n’ont pas signé l’Accord sur les salaires,ex : à l’usine sucrière de Gardel, dans les hyper marchés appartenant aux békés, Carrefour,….

Un secteur important du MEDEF vient de signer l’Accord sur les salaires ; il s’agit de la Fédération du Bâtiment et des Travaux Publics de Guadeloupe, FBTPG, qui compte 6000 salariés à peu près. Un autre, l’ASSOCANE qui organise la filière sucre rhum, s’apprête à faire de même mardi 10 mars 09.

RAPPEL

« Communiqué du 18 février 2009.

Malgré les inlassables appels du collectif Liyannaj Kont Pwofitasyon, LKP, le patronat, l’Etat français ont laissé pourrir la situation.

Au lieu de faciliter réellement les négociations les représentants de l’Etat sont allés de dérobades en dérobades (départ du préfet de la table de négociation le 28 janvier, fuite du secrétaire d’Etat à l’Outre Mer le 8 février suivi du reniement des engagements de l’Etat) tandis qu’ils faisaient venir en Guadeloupe plus de 2000 gendarmes mobiles.

Ce qui était prévisible arriva.

Les travailleurs, les jeunes n’ont pas accepté la violence perpétrée contre les syndicalistes et une partie de la population par les forces de répression lundi 16 février. Depuis la situation ne pouvait que dégénérer. Dans la nuit du 17 au 18 février un syndicaliste de la CGTG a été tué par balles ; nous ne savons pas encore les circonstances exactes mais les larmes de crocodiles pleuvent.

L’Association des Travailleurs et des Peuples de la Caraïbe, ATPC, dénonce le rôle du patronat et de l’Etat qui ont joué le pourrissement du mouvement pour ensuite et créer la situation que nous connaissons aujourd’hui. L’ATPC lance un appel aux organisations de la Caraïbe pour qu’elles condamnent cette répression et exigent la réouverture immédiate des négociations et la satisfaction des revendications.

SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS ET LE PEUPLE DE GUADELOUPE !

Pour l’ATPC,
Robert Fabert

FABERT Robert, ATPC
* Paru sur le site du LKP.

* Robert Fabert est membre de l’Association des Travailleurs et des Peuples de la Caraïbe (A.T.P.C).