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Non à l’intervention étrangère ! Non à Khadafi ! Appuyons le peuple libyen !

jeudi 24 mars 2011, par Gauche socialiste

Notre cœur socialiste s’est solidarisé avec le vent révolutionnaire dans le monde arabe. Nous répudions avec force le dictateur Khadafi qui n’est aucunement le leader anti-impérialiste qu’il prétend être. En retour, nous rejetons toute intervention militaire en Libye, et nous lutterons contre la participation de l’armée canadienne à cette intervention.

Exigeons du gouvernement canadien de répudier TOUS les régimes répressifs au Maghreb et au Moyen-Orient, notamment en confisquant les avoirs des dictateurs et punissant les compagnies canadiennes qui s’enrichissent dans ces pays.

De la Tunisie au Yémen, en passant par l’Égypte et la Libye, c’est un véritable soulèvement populaire faisant le lien entre les revendications sociales et une aspiration à la liberté politique. L’insurrection en Libye fait partie de ce mouvement. Opprimés par un dictateur mégalomane, les hommes et les femmes de la Libye se sont insurgés courageusement pour gagner leur liberté.

Ce n’est pas l’objectif des forces de l’OTAN. On connait bien les beaux discours des impérialismes sur la défense de la démocratie, la protection des civils et l’aide humanitaire. Pourquoi ces prétextes ne sont-ils pas utilisés contre les monarchies réactionnaires d’Arabie saoudite, du Yémen et du Bahreïn, où l’on massacre aussi sauvagement les manifestations citoyennes ? Que faisait Sarkozy, Berlusconi et Condoleeza Rice avec Khadafi il y a quelques mois ?

Malgré le masque de l’ONU ou de l’OTAN, les interventions militaires pour des causes « humanitaires » demeurent illégales en droit international et illégitime. Accepter le droit d’intervention des grandes puissances, c’est accepter de facto la loi du plus fort. Le Canada doit retirer ses forces armées de l’opération Aube de l’Odyssée.

Notre soutien va au caractère populaire et ouvrier des révolutions arabes. Appuyons la révolution permanente contre la répression, mais aussi contre les mouvements bourgeois et petits-bourgeois qui veulent restreindre la portée et la durée des mobilisations, en se satisfaisant du seul retrait du « dictateur ». Ce sont les secteurs syndicaux, les anticapitalistes et les femmes qui sont la flamme de ce mouvement et de leur force dépend un dénouement socialiste, écologique et féministe.