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Réfection de Gentilly : 2 milliards de dollars mal dépensés

mercredi 10 septembre 2008

Communiqué de Québec Solidaire

Réfection de Gentilly : 2 milliards de dollars mal dépensés


Actualité nationale, le 19 août 2008
Communiqué de Québec Solidaire


Montréal, le 19 août – « Le Québec peut se passer de l’énergie nucléaire. Avec tout le potentiel que le Québec possède en énergies renouvelables, qu’il s’agisse de l’éolien, de l’hydraulique, du solaire ou de la géothermie, cet investissement dans le nucléaire est injustifié », a déclaré Françoise David, porte-parole de Québec solidaire.

« Avec les 2 milliards de dollars de fonds publics que coûtera la réfection de la centrale, pourquoi ne pas avoir investi dans des sources d’énergie propres, non dangereuses et créatrices d’emplois comme l’éolien ? Nous sommes conscients que des emplois sont en jeu. Pourquoi ne pas offrir à la région de Bécancour et aux travailleurs-euses, des emplois de haut niveau dans des secteurs énergétiques d’avenir ? Au lieu de quoi, Hydro-Québec a décidé de se tourner vers une énergie du passé. Ce qui ne veut pas dire que la société d’État n’a pas pensé au futur : elle léguera en effet aux générations suivantes la gestion des tonnes de déchets toxiques qui ne manqueront pas d’être produits par Gentilly-2 », a ajouté Françoise David.

« Le Québec doit revoir sa politique énergétique de fond en comble en accordant une place prépondérante aux économies d’énergie. Québec solidaire propose entre autres d’augmenter le financement des programmes d’économie d’énergie existants et de subventionner les particuliers qui font des rénovations pour améliorer le rendement énergétique de leur maison », a affirmé Amir Khadir, porte-parole de Québec solidaire.

« Nous demandons au gouvernement de revenir sur cette décision d’Hydro-Québec qui va à l’encontre des principes de développement durable dont se targuent pourtant le premier ministre Jean Charest ainsi que la ministre de l’Environnement Line Beauchamp. Un débat doit se tenir à l’Assemblée nationale sur cette question hautement stratégique pour l’avenir de tous les Québécois-es », de conclure M. Khadir.