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Refonte du régime forestier québécois

vendredi 9 octobre 2009


Tiré du site de Greenpeace Canada
16 septembre 2009


Greenpeace présente aujourd’hui son mémoire sur le projet de loi 57 à la Commission parlementaire sur l’économie et le travail, document qui se veut une liste de solutions face à la crise écologique et économique qui sévit en forêt québécoise. L’organisation propose des amendements au projet de loi 57 pour rectifier les reculs environnementaux proposés par le Ministère des Ressources naturelles.

Axée sur la protection des forêts intactes et un aménagement forestier respectueux des écosystèmes, la position de Greenpeace vient appuyer la prise en charge de la planification forestière par l’État. L’organisation rappelle au gouvernement qu’il est impératif de reléguer l’industrie à sa fonction principale, soit la transformation du bois.

Témoignant aujourd’hui devant la Commission parlementaire sur l’économie et le travail, Greenpeace fait valoir que de modifier la loi 57 en insérant un chapitre sur les aires protégées qui engage le gouvernement dans une stratégie de sauvegarde des forêts intactes permettrait de changer de paradigme en forêt. En provoquant l’inclusion des efforts de conservation dans la planification forestière, ce nouveau chapitre briserait la cloison entre le MRNF, responsable de l’exploitation des forêts, et le MDDEP, responsable de leur protection.

Le principal défi environnemental auquel doit répondre la ministre Normandeau est la protection de nos dernières forêts intactes. Ignorer cet enjeu, mènera à un échec de la réforme en cours.

Alors que le Conseil de l’industrie forestière réclame plus de pouvoir et critique la prise en charge de la planification forestière par l’État, Greenpeace soutient que l’État est mieux outillé que l’industrie pour tenir compte de l’ensemble des utilisateurs de la forêt et des enjeux sociaux et environnementaux liés à la gestion forestière. L’organisation mise sur l’aménagement écosystémique et les principes de respect des écosystèmes et des communautés prônés par la certification du Forest Stewardship Council (FSC) comme voie à suivre pour que le Québec se sorte du bourbier économique et écologique dans lequel il s’est plongé.

Greenpeace appelle les membres de la Commission à modifier la loi pour qu’elle réponde aux défis environnementaux de l’heure. Elle conclue que la confiance des Québécois envers le régime forestier sera regagnée que lorsque la conservation de la biodiversité et la diminution de l’empreinte écologique des coupes forestière feront partie intégrante de la gestion forestière québécoise.

Le mémoire de Greenpeace est disponible sur le site suivant : www.greenpeace.ca/loi-foret.