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Un rendez-vous d’osties d’crosseurs perturbé par des manifestantEs anticapitalistes

lundi 15 juin 2009

Aujourd’hui le 8 juin 2009, plus de 150 personnes se sont rassemblées devant l’Hôtel Hilton Bonaventure afin de dénoncer et de perturber la tenue de cette rencontre d’osties d’crosseurs !


OPDSRM, Lundi, Juin 8, 2009 - 19:18

Tiré du site du CMAQ


Montréal, lundi le 8 juin 2009 – Plus de 150 personnes se sont rassemblées ce midi devant l’Hôtel Hilton Bonaventure pour dénoncer la tenue du « Forum économique international des Amériques ».

Du 8 au 11 juin se déroule la 15e édition de la « Conférence de Montréal ». Cette rencontre regroupe une impressionnante brochette d’osties d’crosseurs. Plus de 3 000 personnes, l’élite économique, idéologique et politique de la planète, ont payé 1600 $ chacune afin de s’inscrire à cette grande rencontre dont le thème est : « S’adapter au nouvel ordre mondial ». Notons entre autres la présence de Paul Desmarais Fils (co-Président de Power Corporation), de Jean Charest (Premier Ministre du Québec), de Madeleine Albright (ex-Secrétaire d’État des Etats-Unis), de Dominique Strauss-Kahn (Directeur général du FMI), de Robert B. Zoellick (Président de la Banque mondiale), de Angel Gurria (Secrétaire général de l’OCDE) et d’Alvaro Uribe Vélez (Président de la Colombie). La présence à Montréal de ce criminel de guerre notoire intervient d’ailleurs quelques jours avant que le Parlement canadien ratifie un important accord de libre-échange entre le Canada et la Colombie.

Le monde entier traverse une crise économique, environnementale et sociale sans précédent. Une crise qui a des répercussions désastreuses sur la vie de milliards d’êtres humains : pertes massives d’emplois, baisses des salaires, faillites à la chaîne, appauvrissement généralisé, guerres, misère, famines et désespoir.

Ces osties d’crosseurs en « veston cravate » se rencontrent pour discuter des moyens à prendre pour sauver le Capitalisme, ce système qui les a si gracieusement enrichit et ce, pendant qu’au Sud :

- - on continue d’assassiner des leaders syndicaux qui ont osé dénoncer les nombreuses violations des droits humains dans leur pays ;

- - on continue de mater les paysans qui tentent, tant bien que mal, de défendre leurs terres contre les multinationales qui viennent les piller pour y extraire les minerais et autres ressources naturelles et énergétiques qu’elles contiennent.

Ces osties d’crosseurs « donneurs de leçons » se rencontrent, ici à Montréal, afin de déterminer les meilleures façons d’exploiter encore davantage les ressources humaines et naturelles, de polluer les terres et les rivières et d’affamer toujours plus les peuples du monde entier.

Pendant qu’ils nous disent de « nous serrer la ceinture » au Nord comme au Sud, ces grands argentiers, appuyés par nos politiciens, se rencontrent, chez nous, pour discuter des meilleures façons de ne pas perdre un iota de leur richesse, de leurs privilèges, de leur sécurité et de leur pouvoir.

« Par ce rassemblement, NOUS, étudiants et étudiantes, travailleurs et travailleuses, sans-emploi, chômeurs et chômeuses, femmes, hommes et enfants habitant le Québec, voulons démontrer que NOUS sommes aux côtés de la majorité qui souffre, NOUS sommes aux côtés des communautés de partout à travers le monde qui luttent pour préserver leurs terres et leur dignité, NOUS sommes aux côtés des millions de personnes qui tentent de résister à la dictature du Capitalisme », affirme Blandine Juchs du PASC.

Quarante-six pour cent de toute la richesse mondiale est possédée par 357 personnes membres de ce « club sélect » d’osties d’crosseurs. « Tant qu’on vivra dans un système fondé sur l’accumulation irrationnelle du profit et non sur les besoins humains, aucune issue n’est possible ! Le problème, c’est le capitalisme et la domination impérialiste du monde ! » affirme Mathieu Thériault, porte-parole du CSE.

Le rassemblement a été organisé par le Comité des sans-emploi Montréal-centre (CSE) et le Projet Accompagnement Solidarité Colombie (PASC) et appuyé par une vingtaine de groupes anticapitalistes.