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		<title>La Gauche</title>
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		<title>Album photos</title>
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		<dc:date>2005-05-08T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Duchesneau</dc:creator>


		<dc:subject>Mouvement des femmes</dc:subject>

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		<title>La fausse th&#233;orie du d&#233;rapage !</title>
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		<dc:date>2003-03-09T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Rioux, Jean-Pierre Duchesneau</dc:creator>


		<dc:subject>Union des forces progressistes</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Marc Bonhomme (MB), militant de l'UFP, affirme dans son texte &#171; La campagne &#233;lectorale de l'UFP, critique des trois partis n&#233;olib&#233;raux et notre alternative &#187; que l'UFP conna&#238;t un d&#233;but de d&#233;rapage par rapport &#224; notre orientation strat&#233;gique concernant la rupture avec les partis n&#233;olib&#233;raux ; il faudrait donner un coup de barre &#224; gauche, soutient-il. &lt;br class='autobr' /&gt; On ne saurait &#234;tre en accord avec cette th&#232;se. Pour appuyer sa th&#232;se, MB s'appuie sur des propos de deux candidats-vedettes. De ces propos, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Politique-quebecoise-35-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Marc Bonhomme (MB), militant de l'UFP, affirme dans son texte &#171; La campagne &#233;lectorale de l'UFP, critique des trois partis n&#233;olib&#233;raux et notre alternative &#187; que l'UFP conna&#238;t un d&#233;but de d&#233;rapage par rapport &#224; notre orientation strat&#233;gique concernant la rupture avec les partis n&#233;olib&#233;raux ; il faudrait donner un coup de barre &#224; gauche, soutient-il. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne saurait &#234;tre en accord avec cette th&#232;se. Pour appuyer sa th&#232;se, MB s'appuie sur des propos de deux candidats-vedettes. De ces propos, il conclut &#224; un d&#233;rapage. C'est ce qu'on pourrait appeler de la sur-interpr&#233;tation. D'abord les propos. Que des militantEs en rupture avec le Parti qu&#233;b&#233;cois et qui ont lutt&#233; au sein de ce parti pour l'adoption de mesures progressistes se rendent compte que leur travail a &#233;t&#233; vain et qu'ils rompent. C'est l&#224; un acte de courage qu'il faut saluer. Qu'ils inscrivent leur ralliement dans la suite de leur travail ant&#233;rieur, on doit le comprendre. On d&#233;sire m&#234;me que les ruptures avec le PQ et le ralliement &#224; l'UFP en provenance du PQ se multiplient. On le souhaite. C'est normal. Dans le mouvement syndical et les autres mouvements sociaux, il y a encore de nombreux p&#233;quistes. Qu'ils envisagent de rompre, on doit les y encourager et soutenir ceux et celles qui ont fait ce pas d&#233;cisif. Il est absurde de les accueillir en leur demandant d'oublier d'o&#249; ils viennent. Cela ne veut pas dire taire notre analyse du PQ. Mais il est moins temps que jamais de faire l'ex&#233;g&#232;se des propos des nouveaux ralli&#233;s pour voir s'ils ne sont pas porteurs d'un d&#233;rapage. Ce type d'attitude pourrait malheureusement &#234;tre per&#231;us comme cherchant &#224; d&#233;velopper de la m&#233;fiance envers les nouveaux venus. Cela n'encouragerait pas mais bloquerait les ralliements que nous d&#233;sirons susciter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est certain que si les ralliements d'ex-p&#233;quistes ou d'ex-bloquistes &#224; l'UFP se multipliaient, cela signifierait une perc&#233;e pour l'UFP et la cr&#233;ation d'une br&#232;che si minoritaire soit-elle dans le bloc bureaucratico-p&#233;quiste. Cela voudrait dire aussi qu'ils ou elles apporteraient avec eux des exp&#233;riences et des traditions qui ne sont pas issues de la gauche classiste traditionnelle, qui, par ailleurs, a beaucoup &#224; apprendre sur une foule de sujets. Mais la sortie de la marginalit&#233; ne se fera pas sans que ces ruptures se fassent et sans que des discussions et des d&#233;bats soient men&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne serions pas, si ces ralliements se multipliaient, face &#224; un quelconque d&#233;rapage mais face &#224; un moment essentiel dans la croissance de l'UFP et de sa construction. Nous ferions face aussi &#224; des d&#233;bats importants, c'est certain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, MB s'&#233;tonne : &#171; On a l 'impression que le PQ est dans une cat&#233;gorie &#224; part&#8230; &#187; Et bien oui. Le PQ est dans une cat&#233;gorie &#224; part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut analyser un parti seulement &#224; partir de son programme. Il faut tenir compte &#233;galement de sa base &#233;lectorale, de sa base sociale, de sa base militante, de la nature de sa direction, de son rapport avec les classes fondamentales de la soci&#233;t&#233; et &#224; leurs organisations. On ne peut &#233;carter de notre analyse qu'une partie substantielle des militant-e-s des mouvements sociaux sont sur l'emprise du PQ, m&#234;me s'ils n'en sont pas membres. L'ensemble de ces dimensions sont importantes. La nature du programme est fondamentale, mais elle est insuffisante pour d&#233;terminer nos t&#226;ches envers un parti. Le PQ est dans une classe &#224; part &#224; cause du lien privil&#233;gi&#233; qu'il entretient avec le mouvement syndical, et non seulement &#224; sa direction, mais &#233;galement avec des couches importantes de militant-e-s syndicaux qui aujourd'hui voient, &#224; tort, selon nous, un futur gouvernement p&#233;quiste comme une protection contre l'offensive annonc&#233;e par l'ADQ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pour cela que le PQ est l'obstacle principal sur l'autonomie politique de classe de la classe ouvri&#232;re. Le PQ n'a pas fait fausse route. C'est un parti n&#233;olib&#233;ral. Mais il a jou&#233; la carte du social-lib&#233;ralisme pour prot&#233;ger ses bases. Il l'a fait tardivement, &#224; la veille de la campagne &#233;lectorale. Ses politiques r&#233;elles ont &#233;t&#233; clairement per&#231;ues par les couches les plus radicalis&#233;es comme n&#233;olib&#233;rales. Dire cela, c'est une fa&#231;on de souligner que le PQ l'obstacle principal &#224; la construction de l'UFP et que nous devons prendre radicalement au s&#233;rieux cette r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, il faut le dire, l'UFP va son construire sur la destruction de l'influence p&#233;quiste sur le mouvement syndical et sur les autres mouvements sociaux et par des ralliements de militantEs aujourd'hui influenc&#233;es par le PQ.. L'UFP n'est pas en concurrence avec l'ADQ ni avec le PLQ pour une m&#234;me base sociale, mais il l'est avec le PQ. La question qui est r&#233;elle n'est pas de tirer le PQ &#224; gauche, cela est &#233;videmment impossible, si ce n'est au niveau de la phras&#233;ologie manipulatrice. La question est d'attirer la gauche sociale encore influenc&#233;e par le PQ &#224; l'UFP, de la tirer hors de l'influence p&#233;quiste. Voil&#224; pourquoi le PQ est dans une cat&#233;gorie &#224; part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on commence &#224; paniquer et &#224; se crisper d&#232;s qu'un processus de ralliement conna&#238;t ses premiers balbutiements, comment pourrons-nous &#234;tre &#224; la hauteur des t&#226;ches politiques qui nous attendent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me la rupture est un processus. L'important c'est que des ralliements se fassent maintenant. Notre analyse nous conduit &#224; penser que s'il reprend le pouvoir, le PQ va abandonner sa phras&#233;ologie &#171; social-d&#233;mocrate &#187; de temps de campagne &#233;lectorale et continuera de mettre en oeuvre des politiques n&#233;olib&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la n&#233;cessit&#233; de construire l'UFP va devenir plus &#233;vidente et le processus de rupture va se compl&#233;ter. Voil&#224; la dynamique qui risque de se concr&#233;tiser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut expliquer concr&#232;tement pourquoi nous affirmons que le PQ est un parti n&#233;olib&#233;ral. Il faut faire le plus rapidement possible un bilan d&#233;taill&#233; du PQ. Cela est vrai. C'est notre t&#226;che, et c'est &#224; &#231;a qu'il faut consacrer nos &#233;nergies. Il faut faire du gouvernement sortant la principale cible de nos attaques et de nos d&#233;nonciations. C'est essentiel. Cela n'est pas un coup de barre &#224; gauche. C'est une politique d'autonomie de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;senter les d&#233;clarations d'ex-p&#233;quistes qui nous ont ralli&#233;s comme un danger, ce serait un r&#233;flexe sectaire et cela irait contre la logique f&#233;d&#233;rative que l'UFP doit mettre au poste de commande. Car il s'agit non pas de conserver une quelconque puret&#233; id&#233;ologique mais de d&#233;montrer que le PQ est p&#233;tris de contradictions et que sa pratique concr&#232;te d&#233;ment le plus souvent ses discours racoleurs. Cela me semble &#234;tre une meilleure m&#233;thode. Nous n'avons pas &#224; d&#233;velopper la th&#233;orie de la forteresse assi&#233;g&#233;e et &#234;tre vraiment un parti f&#233;d&#233;rateur qui sait soutenir les personnes qui ont le courage de rompre le PQ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a bien des le&#231;ons &#224; tirer dans les derniers &#233;v&#233;nements, il faut tirer les bonnes !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les &#233;lections sont-elles &#171; un pi&#232;ge &#224; cons &#187; ?</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Les-elections-sont-elles-un-piege-a-cons</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Les-elections-sont-elles-un-piege-a-cons</guid>
		<dc:date>1998-10-11T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Duchesneau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Loin de moi l'id&#233;e de faire ici un d&#233;bat avec ceux et celles qui croient que la participation aux &#233;lections nous am&#232;ne &#224; jouer le jeu de l'&#201;tat bourgeois et, de ce fait, &#224; l&#233;gitimer la d&#233;mocratie bourgeoise et tout son aspect antid&#233;mocratique. Mais, quand m&#234;me, j'estime que les &#233;lections peuvent devenir &#171; un pi&#232;ge &#224; cons &#187; si nous oublions qu'il s'agit d'un processus pens&#233; par et pour la bourgeoisie dominante et dans lequel les d&#233;s sont pip&#233;s plus souvent qu'autrement. J'aimerais surtout, &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Elections-34-" rel="directory"&gt;&#201;lections&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Loin de moi l'id&#233;e de faire ici un d&#233;bat avec ceux et celles qui croient que la participation aux &#233;lections nous am&#232;ne &#224; jouer le jeu de l'&#201;tat bourgeois et, de ce fait, &#224; l&#233;gitimer la d&#233;mocratie bourgeoise et tout son aspect antid&#233;mocratique. Mais, quand m&#234;me, j'estime que les &#233;lections peuvent devenir &#171; un pi&#232;ge &#224; cons &#187; si nous oublions qu'il s'agit d'un processus pens&#233; par et pour la bourgeoisie dominante et dans lequel les d&#233;s sont pip&#233;s plus souvent qu'autrement. J'aimerais surtout, &#224; la veille du d&#233;clenchement des &#233;lections au Qu&#233;bec, poser la question du pourquoi et surtout comment la gauche, dans son ensemble, doit participer &#224; cette p&#233;riode politique. Il s'agit donc d'une contribution &#224; une strat&#233;gie dont devrait se doter la gauche en campagne &#233;lectorale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bouchard nous a laiss&#233; entendre vendredi que les &#233;lections devraient avoir lieu &#224; l'automne, probablement le 23 ou le 30 novembre prochain. Le fait que tous et toutes sommes &#224; l'aff&#251;t de la moindre information nous permettant de deviner la date du scrutin nous d&#233;montre une partie du caract&#232;re antid&#233;mocratique de celui-ci. Comment une seule personne peut-elle d&#233;cider de modifier l'agenda de milliers de militantes et militants ? Comment peut-elle d&#233;cider du moment qui sera pr&#233;f&#233;rable pour son parti ? D&#233;j&#224;, ce parti a le pouvoir. D&#233;j&#224;, il a pu commencer sa campagne en accordant des cadeaux &#224; droite et &#224; gauche, en fait surtout &#224; droite... D&#233;j&#224;, sa machine &#233;lectorale, compos&#233;e entre autres de dizaines de permanent-e-s pay&#233;-e-s est en marche. En fait, le PQ part avec des jours voire des mois d'avance dans la campagne et le PLQ, financ&#233; par la haute finance, a suffisamment d'argent pour essayer de suivre derri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le processus &#233;lectoral dans son ensemble est loin d'&#234;tre un moment o&#249; la d&#233;mocratie est au poste de commande. La loi &#233;lectorale favorise les grandes organisations politiques (PQ et PLQ). Le mode de scrutin &#224; un tour laisse peu de place au tiers partis. Rien n'est pr&#233;vu en ce qui a trait au temps d'antenne ou &#224; l'espace dans les m&#233;dias. En fait, la loi &#233;lectorale favorise les organisations politiques les plus riches en ne r&#233;gissant pas ou tr&#232;s peu l'apparition dans les m&#233;dias qui sont loin d'&#234;tre neutres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-on changer la soci&#233;t&#233; par les &#233;lections ? Voil&#224; une question fondamentale. Plusieurs y ont cru. Malheureusement, les exemples nous d&#233;montrent une s&#233;rie d'&#233;checs et ce, malgr&#233; la tr&#232;s bonne volont&#233; de la grande majorit&#233; des militantes et militants de ces organisations. L'exemple des NPD dans l'Ouest est tr&#232;s &#233;loquent : un discours plus ou moins radical dans l'opposition et par la suite, lorsqu'ils sont au pouvoir, la gestion &#171; humaine &#187; de la barbarie capitaliste. Pour l'&#201;tat capitaliste, il s'agit d'une soupape pour &#233;vacuer les frustrations engendr&#233;es par cette soci&#233;t&#233; inhumaine, irritant accept&#233; tant et aussi longtemps que ces organisations respecteront la sacro-sainte propri&#233;t&#233; priv&#233;e. Mais si jamais il s'av&#233;rait qu'un gouvernement issu des mouvements populaires d&#233;cide vraiment d'appliquer son programme anticapitaliste, nous verrions la r&#233;action s'organiser rapidement. N'est-ce pas Trudeau, ce grand d&#233;mocrate devant l'&#233;ternel, qui a dit en 1980 dans la p&#233;riode r&#233;f&#233;rendaire : &#171; si n&#233;cessaire j'utiliserai le glaive &#187; ou, si vous pr&#233;f&#233;rez, l'arm&#233;e ? Au Qu&#233;bec, nous devrions &#234;tre conscientes et conscients de cette r&#233;alit&#233;. Octobre 1970 n'est pas si loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que nous pouvons retenir de l'histoire des luttes de lib&#233;ration, c'est que le pouvoir politique ne s'exerce pas qu'au parlement. Il est d&#233;tenu par une classe sociale, par l'entremise d'une multitude d'organisations non &#233;lues et ce, tant gouvernementales que non gouvernementales. Qui dirige les destin&#233;es &#233;conomiques et, par le fait m&#234;me, sociales de notre soci&#233;t&#233; ? Paul Martin, Landry ? Non ils ne sont que les repr&#233;sentants politiques de leur classe et g&#232;rent selon des int&#233;r&#234;ts de classe et non dans l'int&#233;r&#234;t de l'ensemble de la population. Qui a dict&#233; la campagne pendant des ann&#233;es pour le d&#233;ficit z&#233;ro ? Qui dicte &#224; l'heure actuelle la campagne de propagande pour faire baisser les imp&#244;ts et ce, dans une logique de coupures dans les programmes sociaux ? Ce sont les m&#234;mes qui financent les partis de Martin et Landry : la haute finance, le patronat, les &#171; &#233;lites &#187; de la soci&#233;t&#233;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais alors pourquoi y sommes-nous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pourquoi participons-nous aux &#233;lections ? Sont-elles un pi&#232;ge &#224; cons ? &#192; la deuxi&#232;me question je r&#233;pondrai non, mais elles peuvent le devenir. Elles peuvent le devenir si nous ne sommes pas conscient-e-s de qui d&#233;tient le pouvoir. Elles peuvent le devenir si nous pr&#233;tendons ne pouvoir changer les structures antid&#233;mocratiques de la soci&#233;t&#233; que par le jeu &#233;lectoral. Que ferait un parti comme le PDS si un jour il parvenait au pouvoir sans la mobilisation de l'ensemble des forces ouvri&#232;re et populaire ? D'abord, c'est peu probable. Ensuite, il ne pourrait pas appliquer ses politiques de lib&#233;ration sociale, car l'ensemble de l'&#201;tat bourgeois - hauts fonctionnaires, tribunaux, police, arm&#233;e, haute finance, patronat, m&#233;dias bourgeois, etc.- se mobiliserait contre celles-ci. De plus, il deviendrait rapidement un ramassis de carri&#233;ristes de tout acabit pensant d'abord &#224; &#234;tre &#233;lu-e-s pour leur prestige personnel plut&#244;t qu'&#224; d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts des classes ouvri&#232;re et populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seule une organisation politique port&#233;e par une mobilisation large des forces ouvri&#232;re et populaire pourra pr&#233;tendre remettre en question ces m&#233;canismes antid&#233;mocratiques. Quand Bombardier menacera de d&#233;m&#233;nager nous ne pourrons nationaliser qu'avec l'appui de l'ensemble de la population et surtout l'appui des travailleuses et travailleurs de l'entreprise. Nous ne pourrons appliquer une politique d'autogestion de l'entreprise qu'avec elles et eux. Il en est de m&#234;me pour l'ensemble d'un programme de lib&#233;ration social et national comme celui du PDS. Seule une organisation politique qui est le reflet de cette nouvelle soci&#233;t&#233; pourra poser vraiment la question du pouvoir. Cette organisation devra, pour ce faire, &#234;tre enracin&#233;e dans l'ensemble des secteurs de lutte et, de ce fait, devenir l'expression politique des classes ouvri&#232;re et populaire. Elle le deviendra seulement si la d&#233;mocratie est au centre de son combat tant dans la soci&#233;t&#233; que dans ses propres rangs. Elle le deviendra si elle sait impulser ces luttes essentielles au changement social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, une telle organisation n'existe pas encore. Elle est &#224; construire. Ni le PDS, ni le RAP ne peuvent pr&#233;tendre actuellement &#234;tre cette organisation. Ils sont tout au plus les embryons d'une telle organisation. Mais c'est d&#233;j&#224; beaucoup ; c'est, je crois, un pas dans la bonne direction. Une telle organisation ne na&#238;tra pas que de l'accumulation organisationnelle des forces en pr&#233;sence. Elle risque plut&#244;t d'&#234;tre le r&#233;sultat de diverses exp&#233;riences d'alliances politiques, de luttes sociales et surtout de la fin de la concertation sociale avec le PQ. C'est avec cette r&#233;alit&#233; que nous devons &#233;tablir notre strat&#233;gie politique en p&#233;riode &#233;lectorale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La majorit&#233; de la population n'a malheureusement pas conscience du caract&#232;re antid&#233;mocratique de notre soci&#233;t&#233; ; ou encore, quand elle en est consciente, elle ne voit pas d'issue menant &#224; un changement social. La classe ouvri&#232;re qu&#233;b&#233;coise n'a pas ou que tr&#232;s peu conscience de ses int&#233;r&#234;ts en tant que classe. C'est en partie ce qui explique que, malgr&#233; un d&#233;sabusement important envers les partis politiques traditionnels, la tr&#232;s vaste majorit&#233; de la population va voter PQ ou PLQ aux prochaines &#233;lections. Encore pire, une bonne partie de la population croit encore pouvoir changer quelque chose en votant pour le parti d'opposition. Non pas qu'elle approuve son programme, la majorit&#233; des gens n'ont pas lu le programme de Charest ni celui de Bouchard, mais parce qu'il n'y a pas d'alternative cr&#233;dible pour l'instant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;lections sont un moment privil&#233;gi&#233; pour parler de politique largement. Ils sont un moment privil&#233;gi&#233; pour poser la question du pouvoir dans nos organisations de luttes comme les syndicats, les associations &#233;tudiantes, les groupes de femmes, les comit&#233;s de quartiers, etc. Nous devons faire un travail de conscientisation sur la n&#233;cessit&#233; de lier lutte sociale et lutte politique, l'une ne va pas sans l'autre. Les &#233;lections nous permettent de pr&#233;senter une proposition de changement social qui ne doit pas se limiter &#224; un programme, mais aussi &#224; une strat&#233;gie pour la prise du pouvoir. Et cette strat&#233;gie serait vide de sens sans la participation des militantes et militants de ces organisations qui sont le c&#339;ur de cette lutte. Nous ne voulons pas d'elles et d'eux comme travailleuses ou travailleurs de bras dans un parti pr&#233;tendant avoir un programme de changement social. Nous voulons que ce parti soit le leur, car que serait-il s'il n'&#233;tait pas le bras politique de ces militantes et militants de gauche qui luttent au jour le jour pour am&#233;liorer les conditions de vie des travailleurs et travailleuses, des femmes, des jeunes, des sans-emploi ? Qu'est-ce que ce parti si ce n'est pas la convergence des tendances politiques unies par les d&#233;bats qui s'exercent dans le respect et la d&#233;mocratie et ce, dans un but commun : changer la soci&#233;t&#233; ? Ce qui donnera de la force &#224; notre organisation ce sera sa pr&#233;sence dans l'ensemble de la soci&#233;t&#233; nous permettant de mieux comprendre les diff&#233;rents enjeux. Ce sera son contr&#244;le par sa base qui verra &#224; ce qu'elle reste un instrument de lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre strat&#233;gie pendant les &#233;lections doit &#234;tre marqu&#233;e par notre souci d'&#234;tre pr&#233;sent-e-s dans les luttes sociales et ce, non pas pour se donner une belle image mais pour construire ces luttes. Dans toutes les r&#233;gions, dans tous les comt&#233;s nous devons appuyer les luttes par des d&#233;clarations publiques, aider &#224; les construire en fournissant des militantes et militants et, quand nous le pouvons, notre appui mat&#233;riel (argent, pancartes, locaux, etc.). Nous devons organiser des assembl&#233;es s'adressant aux gens en lutte. Des assembl&#233;es de secteurs (jeunes, femmes, syndiqu&#233;-e-s, milieux communautaires, etc.) o&#249; nous pourrons &#233;changer sur nos visions d'un changement social. Nous devons diffuser notre plate-forme &#233;lectorale et en discuter dans ces milieux : C&#233;geps, caf&#233;t&#233;rias d'h&#244;pitaux, centres d'emploi, soupes populaires, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre strat&#233;gie pendant les &#233;lections doit &#234;tre marqu&#233;e de ce souci de construire cette organisation. Par un souci de faire rompre les militants et militantes de gauche du PQ et les convier &#224; travailler avec nous. Nous ne sommes malheureusement pas encore &#224; l'&#233;tape du porte &#224; porte. Lorsque les partis font du porte &#224; porte il s'agit d'une strat&#233;gie d'ensemble li&#233;e &#224; des campagnes publicitaires, des apparitions publiques et surtout des centaines de militantes et militants qui font des t&#233;l&#233;phones et qui, par la suite envoient des personnes discuter avec les ind&#233;cis-e-s. Nous en serons &#224; cette &#233;tape, si besoin, lorsque nous aurons fait le plein dans les milieux militants, lorsque nous pourrons porter une campagne propagandiste aux niveaux national, r&#233;gional et local. Lorsque le simple fait de trouver des candidat-e-s ne sera pas une t&#226;che, mais plut&#244;t un processus d&#233;mocratique dans l'organisation permettant aux militantes et militants de d&#233;cider qui est la personne pouvant le mieux porter notre message et d&#233;fendre nos int&#233;r&#234;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je le dis plus haut, une organisation qui pr&#233;tend pouvoir prendre le pouvoir dans l'int&#233;r&#234;t des classes ouvri&#232;re et populaire ne na&#238;tra pas que de l'accumulation organisationnelle des forces en pr&#233;sence. Elle risque plut&#244;t d'&#234;tre le r&#233;sultat de diverses exp&#233;riences d'alliances politiques. Cette r&#233;alit&#233; pose la question des alliances politiques durant la campagne &#233;lectorale. &#192; l'heure actuelle, ces forces semblent se r&#233;sumer aux organisations suivantes : le Parti de la d&#233;mocratie socialiste, le Groupe communiste ouvrier/Parti communiste canadien, le Parti communiste canadien (marxiste-l&#233;niniste) et le Rassemblement pour une alternative politique. Le PDS doit faire une proposition de travail en commun &#224; l'ensemble de ces organisations. Au moment d'&#233;crire cet article, le PDS a d&#233;j&#224;, avant m&#234;me le d&#233;clenchement des &#233;lections, plus de quatre-vingt candidates et candidats. Le programme est d&#233;j&#224; adopt&#233; ainsi que la plate-forme &#233;lectorale. Il semble &#234;tre le seul a pouvoir offrir les structures imm&#233;diates pour mener une campagne unitaire, &#233;tant donn&#233; la probabilit&#233; du d&#233;clenchement des &#233;lections dans les prochains jours. Nous devrions proposer au PCC et PCCML, de travailler avec nous sous la banni&#232;re du PDS, dans le respect de leurs organisations, de leurs structures et avec des ententes sur la plate-forme &#233;lectorale. En ce qui concerne le RAP, la situation est un peu diff&#233;rente &#233;tant donn&#233; sa nature et les d&#233;cisions qu'il a prises lors de son congr&#232;s de fondation. Mais des discussions doivent &#234;tre entreprises rapidement pour voir comment mener une campagne conjointe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La possibilit&#233; pour nos diff&#233;rentes organisations politiques de mener une campagne unitaire lors des &#233;lections peut changer qualitativement la situation de la gauche au Qu&#233;bec. L'exp&#233;rience de travail commun sur le terrain peut &#234;tre un pas important vers la perspective d'une organisation politique de masse. Esp&#233;rons que nous serons tous et toutes ensemble pour travailler &#224; construire cette alternative.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le colloque r&#233;gional du RAP dans la r&#233;gion de Qu&#233;bec : Une d&#233;ception o&#249; nous avons notre part de responsabilit&#233;</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Le-colloque-regional-du-RAP-dans-la-region-de-Quebec-Une-deception-ou-nous</link>
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		<dc:date>1998-05-03T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Duchesneau</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le moins que l'on puisse dire c'est que le d&#233;bat autour de la n&#233;cessit&#233; d'une alternative politique de gauche au Qu&#233;bec ne laisse personne indiff&#233;rent. Un sondage effectu&#233; pour l'&#233;mission &#171; Droit de parole &#187; r&#233;v&#233;lait que 73% des personnes au Qu&#233;bec &#233;taient favorables &#224; la mise sur pied d'une alternative de gauche. Malheureusement, il semble qu'une partie de cette gauche reste indiff&#233;rente &#224; cette n&#233;cessit&#233; ou du moins ne se sente pas interpell&#233;e par cet appel et ce, en particulier, dans la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Politique-quebecoise-35-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le moins que l'on puisse dire c'est que le d&#233;bat autour de la n&#233;cessit&#233; d'une alternative politique de gauche au Qu&#233;bec ne laisse personne indiff&#233;rent. Un sondage effectu&#233; pour l'&#233;mission &#171; Droit de parole &#187; r&#233;v&#233;lait que 73% des personnes au Qu&#233;bec &#233;taient favorables &#224; la mise sur pied d'une alternative de gauche. Malheureusement, il semble qu'une partie de cette gauche reste indiff&#233;rente &#224; cette n&#233;cessit&#233; ou du moins ne se sente pas interpell&#233;e par cet appel et ce, en particulier, dans la r&#233;gion de Qu&#233;bec. Du moins c'est le premier constat que nous pouvons tirer du colloque r&#233;gional du Rassemblement pour une alternative politique de la r&#233;gion de Qu&#233;bec tenu samedi le 2 mai, auquel seulement une soixantaine de personnes ont particip&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ce n'est pas tellement le nombre qui est une d&#233;ception, mais plut&#244;t l'absence des couches militantes actives dans la r&#233;gion de Qu&#233;bec. O&#249; &#233;taient les jeunes de la coalition Y et des associations &#233;tudiantes r&#233;gionales qui ont jou&#233; un r&#244;le important ces derni&#232;res ann&#233;es dans la lutte sur l'&#233;ducation ? O&#249; &#233;taient les militantes du mouvement des femmes qui ont men&#233; l'un des plus beaux gestes de solidarit&#233; de l'histoire du Qu&#233;bec avec la marche &#171; Du Pain et des Roses &#187; ? O&#249; &#233;taient les milieux communautaires qui ont tenu le Parlement de la rue pendant un mois &#224; l'automne ? Ils et elles &#233;taient en tr&#232;s grande partie absentes et absents, de m&#234;me que les militant-e-s de gauche du milieu syndical. En fait, la composition de ce premier colloque r&#233;gional &#233;tait plut&#244;t h&#233;t&#233;roclite : des petits entrepreneurs, des gens de divers horizons qui tenaient des discours dignes d'un congr&#232;s du P.Q. ou du P.L.Q. et, heureusement une trentaine de militantes et militants, dont quelques-uns ont quitt&#233;-e-s avant la fin, qui se sont vus noyer dans un discours qui ressemblait souvent plus a une th&#233;rapie de groupe, qu'&#224; la mise sur pied d'une alternative de gauche au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi cette absence ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pourquoi une telle situation, alors qu'&#224; Montr&#233;al et ailleurs en r&#233;gion, les colloques semblent avoir &#233;t&#233; des r&#233;ussites. Nous croyons qu'il y a deux raisons majeures : le type d'appel et les d&#233;saccords politiques. La premi&#232;re peut se diviser en deux. Soit des raisons de manque d'&#233;nergies militantes dans la pr&#233;paration du colloque et une raison politique : savoir &#224; qui nous nous adressons pour former l'alternative politique. Pour ce qui est du manque d'&#233;nergies militantes, nous ne pouvons que f&#233;liciter le comit&#233; d'organisation qui a fait son possible avec les &#233;nergies disponibles et sa repr&#233;sentation presque exclusivement limit&#233;e &#224; certains syndicats. Mais malheureusement, la gauche organis&#233;e, ce qui dans la r&#233;gion de Qu&#233;bec se limite presque au PDS, n'a pas fait de campagne digne de ce nom pour mobiliser les couches militantes au colloque. Bien s&#251;r, nous avons envoy&#233; &#224; toutes et tous nos membres les informations sur le colloque, mais tous et toutes nous savons que mobiliser exige des efforts de sensibilisation, et surtout de conscientisation, des discussions dans nos milieux de travail, nos milieux de lutte sur les enjeux fondamentaux de la p&#233;riode politique, sur l'importance d'&#234;tre partie prenante de l'&#233;mergence d'une alternative politique. Un tel travail n'a pas &#233;t&#233; fait et nous devrons en faire une priorit&#233; pour les jours qui restent avant l'assembl&#233;e de fondation les 29-30 et 31 mai prochains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Mais il ne faut pas non plus sous-estimer le manque de clart&#233; de l'appel pour une alternative politique. Sauf dans les articles de l'Aut'journal, il n'est nul part soulign&#233; qu'il s'agit d'une alternative de gauche, c'est-&#224;-dire non pas des citoyens et citoyennes du Qu&#233;bec, mais plut&#244;t d'une alternative des classes ouvri&#232;re et populaires (voir l'article &#171; Derri&#232;re un constat anti-n&#233;olib&#233;ral bien &#233;crit au ton radical, des perspectives impr&#233;cises... &#187;. Une alternative qui doit &#234;tre la suite politique de nos luttes, une alternative qui doit &#234;tre le reflet de nos luttes et ce tant dans son appel que dans le projet de manifeste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#201;videmment, ce ne sont pas l&#224; toutes les raisons de l'absence des couches militantes. Plusieurs ne veulent pas participer par souci de ne pas diviser le vote &#171; ind&#233;pendantiste &#187; ou parce qu'ils ne croient pas &#224; l'action &#233;lectorale. Il semble que dans la r&#233;gion de Qu&#233;bec, ce soit la premi&#232;re position qui est la plus r&#233;pandue et ce, sous le couvert d'un discours d&#233;magogique disant que la gauche n'est pas pr&#234;te &#224; l'action politique autonome. Malheureusement au Qu&#233;bec, il y a des lustres que cette gauche passe au c&#244;t&#233; de rendez-vous historiques parce qu'elle refuse de sortir du nationalisme bourgeois ou &#224; l'autre extr&#234;me de son gauchisme infantile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Le manque de d&#233;mocratie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Un des pi&#232;ges dans lequel le RAP ne doit surtout pas tomber, c'est l'absence de d&#233;mocratie dans les d&#233;bats. Pour plusieurs, le colloque de Qu&#233;bec en fut marqu&#233;. Une discussion floue sans des propositions claires, des comptes rendus d'atelier qui refl&#233;taient tr&#232;s peu les d&#233;bats et aucun vote m&#234;me &#224; titre indicatif. Il est difficile dans ce contexte de voir &#224; quoi a servi cette consultation. Ont nous dit que les rapporteurs feront mention des modifications propos&#233;es par Qu&#233;bec, mais lesquelles ? Si c'est comme les compte rendus des ateliers, parions que toutes propositions clarifiant le r&#244;le de d&#233;fense des classes ouvri&#232;re et populaires du RAP seront oubli&#233;es dans ces rapports. M&#234;me chose sur mouvement ou parti, aucun vote nous permet de savoir la position des participantes et participants. Seule constat, les participant-e-s du PDS ont d&#233;fendu l'option partidaire maintenant consid&#233;rant l'urgence d'offrir une alternative pour les prochaines &#233;lections, alors que deux des organisateurs se sont oppos&#233;s farouchement &#224; cette option disant qu'elle &#233;tait trop rapide et risquerait de diviser le mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Soulignons l'apport int&#233;ressant de Paul Cliche sur l'importance de l'unit&#233; dans son discours de pr&#233;sentation des statuts. Celui-ci, beaucoup plus proche de l'option mouvement que de celle de parti maintenant, a tenu &#224; pr&#233;ciser l'importance pour le RAP d'appuyer nos alli&#233;s de gauche de mani&#232;re militante, en particulier le Parti de la d&#233;mocratie socialiste, lors des prochaines &#233;lections si l'option mouvement l'emportait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Il faut construire l'assembl&#233;e de fondation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il ne reste que peu de jours avant l'assembl&#233; de fondation. Nous devons, comme je les d&#233;j&#224; mentionn&#233; plus haut, faire de l'assembl&#233;e de fondation notre priorit&#233;. Nous devons faire en sorte que l'ensemble des secteurs militants de la r&#233;gion de Qu&#233;bec soit pr&#233;sent lors de la fondation. Nous avons d&#233;j&#224; trop attendu pour nous doter d'un outil capable de repr&#233;senter le mouvement ouvrier et populaire sur la sc&#232;ne politique. Nous n'avons plus le droit de laisser passer de tel rendez-vous. La situation de recul que nous vivons exige que nous posions la question de qui doit d&#233;tenir le pouvoir dans notre soci&#233;t&#233; : les banques, entreprises, etc. ou un v&#233;ritable mouvement qui refl&#232;te les besoins de la majorit&#233; de la population.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le plan G : Une r&#233;ussite &#233;clatante, pr&#233;parons les lendemains</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Le-plan-G-Une-reussite-eclatante-preparons-les-lendemains</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Le-plan-G-Une-reussite-eclatante-preparons-les-lendemains</guid>
		<dc:date>1997-11-09T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Duchesneau</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Mouvement altermondialisation</dc:subject>
		<dc:subject>Lutte contre la pauvret&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est port&#233; par un sentiment de r&#233;ussite &#233;clatante que les militantes et militants qui ont particip&#233; au plan G mettaient fin lundi vers 15h30 &#224; l'action de blocage du complexe G &#224; Qu&#233;bec. Des cris de victoires, des pleurs, des danses, une manifestation improvis&#233;e vers la Basse-Ville de Qu&#233;bec, l'ambiance &#233;tait invraisemblable. Apr&#232;s plus de huit heures de piquetages aux principaux acc&#232;s, sous le regard des forces de l'ordre plus pr&#233;sente que jamais, ainsi que la pr&#233;sence de milliers de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Luttes-sociales-et-politiques-" rel="directory"&gt;Luttes sociales et politiques&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Quebec-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est port&#233; par un sentiment de r&#233;ussite &#233;clatante que les militantes et militants qui ont particip&#233; au plan G mettaient fin lundi vers 15h30 &#224; l'action de blocage du complexe G &#224; Qu&#233;bec. Des cris de victoires, des pleurs, des danses, une manifestation improvis&#233;e vers la Basse-Ville de Qu&#233;bec, l'ambiance &#233;tait invraisemblable. Apr&#232;s plus de huit heures de piquetages aux principaux acc&#232;s, sous le regard des forces de l'ordre plus pr&#233;sente que jamais, ainsi que la pr&#233;sence de milliers de fonctionnaires, ajouter &#224; cette ambiance un manifestation qui a fait le tour du G une vingtaines de fois, sois une dizaine de kilom&#232;tres, le tout paraissait presque trop parfait aux dires de certains participants et participantes. Il faut dire que nous avons perdu l'habitudes de ce type d'action o&#249; la solidarit&#233; est &#224; son maximum, dans une p&#233;riode de recul des luttes et de politiques n&#233;olib&#233;rales. De plus, le plan G avait &#233;tait accueilli avec scepticisme par les diff&#233;rents milieux militants, y compris par l'auteur de cet article.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Le soleil se l&#232;ve sur Qu&#233;bec, le pan G est d&#233;j&#224; en place&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'aurore commen&#231;ait &#224; se pointer sur la Haute-ville de Qu&#233;bec quand apparurent de partout plus de trois cents militantes et militants de l'action de d&#233;sob&#233;issance civile. &#192; six heure quarante-cinq, soit quelques minutes plus tard, le G &#233;tait d&#233;j&#224; bloqu&#233;. &#192; ce moment, la manifestation d'appuie commence &#224; ce former. Rapidement de quelque dizaines, elle atteint la centaine. Sont but : supporter les trois cents personnes de la vigiles et constituer un &#233;cran psychologique entre le blocage et l'ext&#233;rieur. Au Q.G ., nom symbolique donn&#233; au lieu o&#249; &#233;tait r&#233;uni le comit&#233; ext&#233;rieur de l'action, l'avocat &#233;tait pr&#234;t, les responsables des liens avec les m&#233;dias et les groupes d'appuies aussi. Au lev&#233; du soleil tous et toutes &#233;taient d&#233;j&#224; en place depuis plus de quarante-cinq minutes. Aucune intervention polici&#232;re pour le moment, aucun accrochage avec les gens de l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La manif commence son premier tour. Le comit&#233; d'animation de la manif pr&#233;sente les groupes d'affinit&#233;s qui bloquent les acc&#232;s d&#232;s que nous somme devant eux. L &#8216;ambiance est survolt&#233;e, les slogans de solidarit&#233; encouragent nos camarades qui visiblement maintiennent la vigilance au maximum. Ils sont quinze groupes qui ont pris part &#224; la formation de d&#233;sob&#233;issance civile de plus de quatre heures organis&#233;e un peu partout au Qu&#233;bec. Les premiers que nous rencontrons, sur la rue Tachereault sont de McGill et Concordia. Suivront, sur Saint-Amable, la Coalition Y, le groupe De la bouffe pas des bombes ainsi que des individus ne formant pas un groupe sp&#233;cifique. &#192; l'autre coin de rue, sur De La Chevrotti&#232;re, les &#233;tudiantes et &#233;tudiantes des C&#233;gep de Mainsonneuve, Saint-Laurent, Jonqui&#232;re et Limoilou, suivi de la JOC (Jenesse ouvri&#232;re chr&#233;tienne, l'ADDS-QM (Association de d&#233;fense des droit sociaux de Qu&#233;bec-m&#233;tro), des groupes communautaires de la Pointe-Saint-Charles. Les acc&#232;s du Boulevard Ren&#233;-L&#233;vesque sont gard&#233;s par les &#233;tudiant-e-s de Joliette, Sherbrooke, du Vieux-Montr&#233;al et finalement, de retour sur Tachereault l'universit&#233; de Montr&#233;al, des groupes de Femmes, le Canevas des &#233;tudiantes et &#233;tudiants de l'UQAM.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les fonctionnaires semblent mitig&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est vers huit heures que les fonctionnaires commencent &#224; arriver au parc de la Fancophonie, en face du Complexe G. Heureusement, plusieurs militantes et militants de diverses organisations de la r&#233;gion de Qu&#233;bec ont compris que cette heure serait un moment fort de l'action. En effet, depuis environ sept heures trente, les rangs de la manifestation grandissent sans cesse. Vers huit heures trente, la manif conte plus de 500 personnes. Les organisateurs et organisatrices d&#233;cident de faire une pose devant les fonctionnaires faisant ainsi un &#233;cran psychologique entre les dizaines de militante-e-s bloquant les deux acc&#232;s de ce c&#244;t&#233; et les milliers de fonctionnaires. De plus, des membres du comit&#233; de soutien de la manif font une distributions massive au fonctionnaires d'un &#171; Tract &#187; expliquant les revendications de l'action. Sans se lacer, les manifestants les invitent &#224; se joindre &#224; eux en expliquant que nos revendications sont aussi les leurs. Plusieurs semblent incertains, joindre la manif ou attendre l'ordre de rentrer chez eux. Finalement, vers neuf heures, ils re&#231;oivent la permission de quitter et de se pr&#233;senter &#224; une heures trente au m&#234;me endroit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une premi&#232;re victoire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un cri de victoire fait rapidement le tour du Complexe G. De plus, des dizaines de fonctionnaires se sont joint &#224; la manifestation et ce, au moment ou les autobus des r&#233;gions, parties a six heures du matin, commencent &#224; arriver en renfort. Treize autobus arriverons entre neuf heures et midi. La majorit&#233;, sept viennent de montr&#233;al, mais il viennent aussi de Sherbrooke, Joliette, Trois-Rivi&#232;re, Hull, du Bas du Fleuve et deux de Jonqui&#232;re. Une dizaine de membres du syndicat de l'Alcan arrivent des autobus de Jonqui&#232;res. Le plan G est maintenant compos&#233; de la majorit&#233; des secteurs de la soci&#233;t&#233; : jeunes, femmes, &#233;tudiant-e-s, assist&#233;-e-s social-e-s, ch&#244;meurs et ch&#244;meuses, groupes populaires, syndiqu&#233;-e-s du secteur public et priv&#233;. A chaque tour la manifestation aborde l'une des six revendications du plan G :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; A) Un revenu d&#233;cent garanti sans discrimination pour toute personne, avec ou sans travail. (contre le travail forc&#233;, le cheap labour et les &#171; parcours &#187; vers la pr&#233;carit&#233;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; B) Pour l'augmentation du salaire minimum au dessus du seuil de pauvret&#233;. (Contre le travail &#224; abais)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; C) Pour la r&#233;duction du temps de travail sans perte de revenu, notamment par la r&#233;duction progressive de la semaine de travail &#224; 32 heures. (Contre le ch&#244;mage et le sous-emploi)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; D) Pour des services sociaux, de sant&#233; et d'&#233;ducation gratuits, accessibles, universels et de qualit&#233;. (Contre les coupures &#224; r&#233;p&#233;tition, la m&#233;decine de guerre et l'&#233;ducation &#233;litiste)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; E) Pour le contr&#244;le d&#233;mocratique et communautaire des &#233;quipements collectifs, de services publics et de l'environnement. (Contre la privatisation des ressources naturelles et la dilapidation du patrimoine collectif &#224; des fins commerciales)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; F) Pour une &#233;conomie mondiale et des relations internationales fond&#233;es sur l'&#233;change &#233;quitable et la solidarit&#233;. (Contre la comp&#233;tition mondiale, la dictature du capital multinational et le libre-&#233;change n&#233;olib&#233;ral)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les groupes d'affinit&#233;s prennent la parole pour expliquer leurs revendications. La solidarit&#233; semble &#234;tre &#224; son plus haut degr&#233; et ce, malgr&#233; la fatigue, plusieurs n'ont pas dormis de la nuit dans l'attente de cette journ&#233;e m&#233;morable. Dans la manifestation, un roulement se fait, plusieurs vont faire une petite pause d'une demi-heure, mais ils sont aussit&#244;t remplac&#233; par d'autres qui arrivent des autobus ou de la r&#233;gion. Tous et toutes savons que le prochains moment crucial sera vers treize heures lors du retour des fonctionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surprise, vers onze heures, les &#171; flics &#187; jouent &#224; la provocation. En effet, derri&#232;re le man&#232;ge militaire, lieux de l'arriv&#233; de nos autobus, un groupe d'intervention se met sur pied compos&#233; d'une dizaine de motos, de paniers &#224; salades, d'une ambulance, etc. Vont-ils chercher &#224; intervenir dans cette p&#233;riode d'accalmie ? Rien n'est claire. Mais pourquoi le feraient-ils maintenant alors qu'ils n'ont rien faient &#224; sept heures ? La tension monte d'un cran. Finalement rien ne se passent et ils nous ont permis de resserrer les rangs dans un moment de fatigue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jusqu'&#224; la victoire final&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; treize heures, tous et toute sommes pr&#234;ts pour le dernier face &#224; face. Tout est fait pour transformer se face &#224; face en une manifestation conjointe. Mais, malheureusement, ce moment ne se produira pas. Vers quatorze heures les fonctionnaires re&#231;oivent l'avis de quitt&#233; les lieux. C'est le cris de la victoire final. Les militantes et militants qui ont bloqu&#233;s les acc&#232;s se sautent dans les bras des larmes de joie coulent, la danse commence partout. Vers quatorze heures trente, la manif fera sont dernier tour, environ son vingti&#232;me de la journ&#233;e et son dixi&#232;me kilom&#232;tre. &#192; ce moment, chaque groupe d'affinit&#233; ce joint &#224; elle d&#232;s son passage. La fin approche, personne ne veut vraiment se quitter, la solidarit&#233; de cette journ&#233;e &#224; &#233;t&#233; trop forte, trop intense. Comment terminer cette journ&#233;e en beaut&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse arrive rapidement. Les groupes d'affinit&#233;s, ceux qui ont fait le blocage, doivent aller chercher leurs bagages &#224; l'&#233;glise Jacques-Cartier, dans la Basse-Ville de Qu&#233;bec. Tous et toutes d&#233;cident de descendre en manifestant jusqu'en Basse-Ville. En fait, nous devons &#234;tre environs mille manifestants, les trois cents des groupes d'affinit&#233;s plus environs sept cents de la manifestations d'appuie. La manif emprunte le boulevard R&#233;n&#233;-Levesque pour tourner par la suite sur Dufferin. Arriv&#233; au coin Dufferin et d'Abraham, les manifestants d&#233;cident de s'assoir dans la rue. Une personne prend la parole pour d'&#233;noncer les injustices que subissent nos camarades de partout dans le monde. Une minute de silence, poings gauches en l'aire, est prise pour souligner les morts qu'ont produit les syst&#232;mes n&#233;olib&#233;raux de par le monde. Arriv&#233;e en Basse-Ville, la manifestation prend fin, ainsi que cette journ&#233;e m&#233;morable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette journ&#233;e restera pr&#233;sente dans le coeur de plus d'un millier de personnes qui y ont particip&#233;s. Elle a marqu&#233; l'importance de la solidarit&#233; des diff&#233;rents secteurs de la soci&#233;t&#233; et ce, non uniquement en parole, mais aussi par une action commune qui cimente des acquis militants comme seule une action de cette port&#233;e peut le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Pr&#233;parons les lendemains&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan G fut une r&#233;ussite. Mais n'oublions surtout pas que par le pass&#233; ils y a eux des actions importantes et de masses qui furent des r&#233;ussites mais rest&#232;rent sans lendemain. Nous n'avons qu'&#224; penser &#224; la marche des femmes contre la pauvret&#233; qui fut sans nul doute la plus grande action de cette d&#233;c&#233;nie mais qui, malheureusement, n'a pas servi &#224; impulser un regain important aux luttes des femmes par la suite. Des centaines de personnes vont retourner dans leurs groupes respectifs, reprendre avec le localiste, il y a l&#224; un danger r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut que nous trouvions des espaces nous permettant de solidifier cette solidarit&#233; que nous avons construite lors de ce 3 novembre 1997. Il faut d&#232;s maintenant continuer la lutte pour la victoire contre les politiques n&#233;olib&#233;rales du Parti qu&#233;b&#233;cois. Le plan G fut une victoire de la solidarit&#233; agissante, mais aucune victoire sur des revendications imm&#233;diates et c'&#233;tait pr&#233;vissible. L'urgence de la situation ne nous permet pas de nous contenter seulement de victoire de la solidarit&#233; agissante. Nous devons avoir des victoires partielles, sur des revendications imm&#233;diates qui touchent directement la population comme sur la sant&#233;, l'aide social, l'&#233;ducation, etc. Seules ces victoires combin&#233;es avec des actions militantes de masse pourront d&#233;montrer &#224; la population qu'il est possible de faire reculer les gouvernements dans leurs politiques n&#233;olib&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1998, des &#233;lections auront probablement lieu au Qu&#233;bec. Encore une fois et surtout malheureusement, une partie des militantes et militants voteront pour le P.Q. ou n'iront pas vot&#233;. La lutte contre les politique n&#233;olib&#233;rales est une lutte politique. C'est une lutte qui doit se mener sur tout les terrains y compris lors des &#233;lections. Pour &#234;tre cr&#233;dible pour l'ensemble de la population nous devons offrir une alternative politique lors des &#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De puis quelques ann&#233;es des militantes et militantes de diff&#233;rents secteurs populaires, syndicales, femmes, jeunes, etc. travaillent &#224; construire un parti agissant dans nos luttes, un parti qui est le reflet de nos luttes, un parti sous le contr&#244;le des gens en lutte, un parti qui pose la question du pouvoir. Ce parti qu'ils s'efforcent de construire c'est le Parti de la d&#233;mocratie socialiste (PDS). Le PDS a appuyer le plan G et ce, non seulement par la d&#233;cision de son ex&#233;cutif national, mais aussi par la participation de plusieurs de ses membres dans l'organisation du plan G.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; l'adage anarchiste, les &#233;lections ne sont pas un pi&#232;ge &#224; con, mais un lieu o&#249; nous devons poser la question du pouvoir. Le pouvoir aux classes ouvri&#232;re et populaire ou &#224; la bourgeoisie ? &#192; nous de d&#233;cider.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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