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	<title>La Gauche</title>
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		<title>Welcome... Trotsky</title>
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		<dc:creator>Celia Hart</dc:creator>



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&lt;p&gt;tir&#233; de la revue Inprecor N&#176; 509, 2005-09 ________________________________ &lt;br class='autobr' /&gt;
Celia Hart, 41 ans, est la fille de deux dirigeants historiques de la r&#233;volution cubain, Armando Hart et Hayd&#233;e Santamaria (cette derni&#232;re d&#233;c&#233;d&#233;e). Physicienne, &#233;crivain et membre du parti communiste de Cuba, elle se pr&#233;sente comme &#171; trotskyste pour son propre compte &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle a rendu publics de nombreux articles sur Trotsky et sur la r&#233;volution permanente (Inprecor a reproduit dans son n&#176; 500 de d&#233;cembre 2004 son (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Amerique-latine-" rel="directory"&gt;Am&#233;rique latine&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;tir&#233; de la revue Inprecor N&#176; 509, 2005-09&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Celia Hart, 41 ans, est la fille de deux dirigeants historiques de la r&#233;volution cubain, Armando Hart et Hayd&#233;e Santamaria (cette derni&#232;re d&#233;c&#233;d&#233;e). Physicienne, &#233;crivain et membre du parti communiste de Cuba, elle se pr&#233;sente comme &#171; trotskyste pour son propre compte &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a rendu publics de nombreux articles sur Trotsky et sur la r&#233;volution permanente (Inprecor a reproduit dans son n&#176; 500 de d&#233;cembre 2004 son article &#171; Le socialisme dans un seul pays &#187; et la r&#233;volution cubaine). L'article que nous reproduisons ci-dessus, &#233;crit &#224; l'occasion du 65&#232;me anniversaire de l'assassinat de Trotsky par l'agent stalinien Ramon Mercader a &#233;t&#233; initialement publi&#233; le 26 ao&#251;t 2005 sur le site web Rebeli&#243;n.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il manque une dimension au film allemand Good Bye Lenin. Je le sais pour avoir v&#233;cu en RDA peu de temps avant la chute du Mur. Ce Mur &#233;tait renvers&#233; avant m&#234;me d'&#234;tre &#233;rig&#233;. L'immense trag&#233;die qu'a constitu&#233; le passage au capitalisme de l'Europe de l'Est ne peut se mesurer dans les quelques ann&#233;es qui s'&#233;coul&#232;rent de la vulgaire et d&#233;cadente perestroika au renversement festif des statues de L&#233;nine. On ne peut pas dire adieu &#224; L&#233;nine s'il n'a jamais &#233;t&#233; bienvenu. Ils n'ont rien fait d'autre que d'importer son image, que de le marginaliser, que de le transformer en clown soumis de la bureaucratie stalinienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le L&#233;nine auquel ils dirent au revoir dans ce film n'avait rien &#224; voir avec l'initiateur du socialisme dans le monde. Leurs statues &#233;taient vides de contenu et je crois aussi de forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224;. Nous ne le comprendrons pas tant que demeurera occult&#233;e en bien des endroits la vie et la pens&#233;e de L&#233;on Trotsky. Cela peut sembler ironique, mais l'unique mani&#232;re de faire revenir L&#233;nine c'est de comprendre les raisons du bannissement de son meilleur contemporain. Nous ne parviendrons pas &#224; comprendre ce qui s'est pass&#233; si nous ne rendons pas compr&#233;hensible l'obscur m&#233;canisme par lequel la caste bureaucratique sovi&#233;tique s'est accapar&#233;e le socialisme, trahissant l'Internationale et d&#233;molissant l'esprit r&#233;volutionnaire du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu il nous reste une alternative : le d&#233;voiler enti&#232;rement depuis le d&#233;but, chose qui nous prendra un temps qui se fait de plus en plus rare, outre qu'il nous manque l'information de premi&#232;re main. C'est comme si, pendant qu'un navire fait naufrage, le machiniste envoyait un rapport express sur le comment et le pourquoi du naufrage et qu'on cherchait quand m&#234;me &#224; lever l'ancre pour les m&#234;mes eaux avec les m&#234;mes intentions, sans chercher &#224; conna&#238;tre les causes de la catastrophe, en enterrant comme des autruches les messages embouteill&#233;s dans le sable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le XXe si&#232;cle n'a pas fini de parler. Les vicissitudes qu'a connu la pratique r&#233;volutionnaire demeurent pour une large part occult&#233;es. Et si quelqu'un peu t&#233;moigner du XXe si&#232;cle, c'est bien L&#233;on Trotsky.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ernest Mandel l'a dit beaucoup mieux : &#171; De tous les plus importants socialistes du XXe si&#232;cle, Trotsky a &#233;t&#233; celui qui a le plus clairement reconnu les tendances fondamentales du d&#233;veloppement et les contradictions principales de l'&#233;poque, et c'est aussi Trotsky qui a formul&#233; le plus clairement une strat&#233;gie &#233;mancipatrice ad&#233;quate pour le mouvement ouvrier international &#187; (1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, nous avons besoin de L&#233;nine, qui ne reviendra qu'&#224; la condition que nous &#233;coutions ce que Trotsky a &#224; nous dire. Ils d&#233;fendirent la m&#234;me chose, si ce n'est que Trotsky lui a surv&#233;cu et a su interpr&#233;ter dans sa vie et dans sa mort les pouvoirs d'extermination du socialisme. Je d&#233;fie en cet instant tout penseur qui de mani&#232;re sinc&#232;re cherche &#224; interpr&#233;ter, de pouvoir se passer des exp&#233;riences trotskistes, ne serait-ce que pour les r&#233;futer. Ceux qui les &#233;vitent, ceux qui les laissent de c&#244;t&#233;, ne sont pas de vrais l&#233;ninistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On dit que sans L&#233;nine Karl Marx n'est pas utile. J'ajouterais que sans Trotsky il n'y pas de L&#233;nine. Tous les penseurs marxistes, surtout les marxistes authentiquement r&#233;volutionnaires, sont indispensables &#224; la compr&#233;hension de Karl Marx, lequel n'avait pas la boule de cristal. Il a seulement donn&#233; la direction pour les id&#233;es r&#233;volutionnaires, la philosophie et afin que, pour la premi&#232;re fois dans l'histoire, les hommes fassent le tunnel vers leur bonheur... mondialis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Utilisons cette similitude. Le socialisme est suppos&#233; &#234;tre un tunnel, un sentier que nous pouvons emprunter, dans ce monde que nous n'avons qu'&#224; gagner, n'ayant &#224; perdre que nos cha&#238;nes. Eh bien c'est la R&#233;volution d'Octobre qui a &#233;t&#233; la premi&#232;re tentative pour creuser ce tunnel dont nous avait parl&#233; Karl Marx. Mais le stalinisme nous l'a dynamit&#233; de l'int&#233;rieur. Lors de sa construction, on y avait laiss&#233; la dynamite pour sa destruction. Trotsky a alors &#233;t&#233; l'ing&#233;nieur qui a indiqu&#233; o&#249; se trouvaient les explosifs. On n'a pas voulu l'&#233;couter. On conna&#238;t la fin... une Terre ravag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui on affirme tr&#232;s po&#233;tiquement que le tunnel que nous allons construire sera le socialisme du XXIe si&#232;cle. Qu'il soit du XXIe ou du XXXIe si&#232;cle, le tunnel peut &#234;tre dynamit&#233; exactement pour les m&#234;mes insuffisances et nous continuerons plein de larmes, dans l'attente du socialisme du si&#232;cle futur... transform&#233;s cette fois en cafards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La possibilit&#233; du passage au socialisme est une d&#233;couverte scientifique. Ce n'est pas un po&#232;me, ni une mani&#232;re de parler. L'unique fa&#231;on d'y acc&#233;der est &#224; travers la lutte de classes. C'est aussi simple que &#231;a. Le socialisme du XXIe si&#232;cle n'est l&#224; que parce que nous sommes au XXIe si&#232;cle. C'est une &#233;vidence. La d&#233;couverte de l'origine de l'exploitation capitaliste est une v&#233;rit&#233; scientifique de m&#234;me valeur et de m&#234;me objectivit&#233; que le mouvement de rotation de la terre autour du soleil. Nous n'avons pas besoin d'Einstein, des Lois de la Relativit&#233; G&#233;n&#233;rale et de la G&#233;od&#233;sie pour nous expliquer pourquoi nous passons de l'&#233;t&#233; &#224; l'automne. Newton est plus que suffisant. Les r&#233;sultats sont identiques et les math&#233;matiques infiniment plus simples. Nous n'avons pas besoin de comprendre les trous noirs ou les th&#233;ories de Hawking pour mettre un satellite en orbite. Il se peut que les communications, l'informatique, etc., aient quelque peu compliqu&#233; la r&#233;alit&#233; du capitalisme moderne, il n'en demeure pas moins que l'essence (&#171; le poulet du riz au poulet &#187;) est toujours la m&#234;me qu'il y a plusieurs si&#232;cles. Il ne faut pas d'&#171; &#233;conomistes quantiques &#187; ou de &#171; math&#233;matique tensorielle &#187; pour nous expliquer l'origine de l'exploitation du syst&#232;me capitaliste et de son affaiblissement actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'on appelle &#171; socialisme du XXIe si&#232;cle &#187; &#233;quivaut &#224; dire que nous devons construire l'&#171; avion du XXIe si&#232;cle &#187;. Mais cet avion devra vaincre la gravit&#233;, comme le fit celui du XXe si&#232;cle. Dans ce XXIe si&#232;cle, comme depuis des milliers de millions d'ann&#233;es, la constante G de la Gravitation Universelle, est toujours celle que calcula Newton (G= 6,7 x 10 - 11m3/kgs2). Je conviens que nous devons fabriquer des avions plus confortables, rapides et s&#251;rs, car les exigences du XXIe si&#232;cle diff&#232;rent de celles du XXe, mais la raison ultime d'une pi&#232;ce qui doit vaincre la gravit&#233; est la m&#234;me. Pour faire une comparaison nous pourrions dire que notre avion qui tentait de vaincre la gravit&#233; en 1917 a pris de l'altitude et s'est fracass&#233; sur la surface terrestre. Il vaut mieux en chercher les causes avant tout discours futuriste car quel que soit le XXIe si&#232;cle G restera invariant. Du XIXe au XXIe si&#232;cle les raisons premi&#232;res de l'exploitation capitaliste sont identiques : l'expropriation du travail. Il n'y a donc qu'une mani&#232;re de passer &#171; du r&#232;gne de la n&#233;cessit&#233; au r&#232;gne de la libert&#233; &#187;. Assez caracol&#233; alors que chaque instant qui passe est contre nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avion est tomb&#233; et nous croyons maintenant qu'avec nos ordinateurs, nos cellulaires ou l'internet on va pouvoir d&#233;fier la gravit&#233; sans prendre en compte G. Bien s&#251;r que non ! La gravit&#233; continuera de la m&#234;me mani&#232;re jusqu'&#224; ce que la plan&#232;te s'effondre. Il vaudrait mieux se d&#233;p&#234;cher, abandonner la rh&#233;torique et r&#233;aliser d&#233;finitivement que l'ennemi n'a pas chang&#233;. Peut-&#234;tre est-il plus agressif et dangereux, mais c'est toujours le m&#234;me. D&#233;p&#234;chons-nous, enfin, de savoir qui nous sommes vraiment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais alors pourquoi L&#233;on Trotsky ? Ce n'est pas une fixation sur une figure historique, comme beaucoup m'en font le reproche. C'est uniquement que cet homme sait beaucoup de choses sur la bo&#238;te noire de cet avion qui a voulu faire d&#233;coller l'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;on Trotsky a &#233;t&#233; assassin&#233; il y a 65 ans de la mani&#232;re la plus grotesque. Apr&#232;s 65 ann&#233;es son sang continue de nous &#233;clabousser. Cet assassinat aurait d&#251; mettre fin au droit du Kremlin &#224; pr&#233;tendre monopoliser et &#233;mettre la pens&#233;e socialiste, mais ils ont continu&#233; et elle s'est transform&#233;e en statue de sel. Avec la m&#233;daille de l'Etoile Rouge d&#233;cern&#233;e &#224; Ramon Mercader, on f&#234;tait, dans les vivats secrets et l&#226;ches, la mort du socialisme. Cet assassinat a constitu&#233; un des actes de terrorisme d'&#201;tat les plus pervers de l'histoire. C'est le glorieux Octobre 1917 qui s'est suicid&#233; le 20 ao&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mercader, sa peine accomplie au Mexique, s'en alla &#224; Cuba [1960]. Je ne comprends toujours pas avec qui il s'est r&#233;uni et par quelle voie, ni s'il a pu regarder en face les palmes de Marti et les cendres de Mella. L'homme qui a eu dans ses mains, sans le r&#233;aliser, la mission d'an&#233;antir la gauche des id&#233;es du socialisme, est mort &#224; Cuba, chose que j'ai du mal &#224; admettre. Il &#233;tait l&#224; dans ces ann&#233;es lumineuses de Che Guevara. Cela me semble tellement impossible...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu la voie de la survie id&#233;ologique de la r&#233;volution cubaine n'a rien &#224; voir avec Mercader, le GPU et le stalinisme. Bien au contraire, ce qui a permis &#224; ma r&#233;volution de survivre a &#233;t&#233; l'esprit de L&#233;on Trotsky, bien que nous l'ignorions, parce que cela avait &#233;t&#233; occult&#233; dans les plis de la m&#233;moire historique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La v&#233;rit&#233; est t&#234;tue et fait son chemin comme l'eau lente mais constante que rien n'arr&#234;te. Il y a un circuit myst&#233;rieux dans la r&#233;volution cubaine, qui na&#238;t avec le Parti R&#233;volutionnaire Cubain, se poursuit avec Mella, puis avec le plus radical du Mouvement du 26 Juillet, pour culminer de mani&#232;re sublime avec Che Guevara. Ce circuit est celui de l'engagement r&#233;solu de classe et de l'internationalisme. L&#233;on Trotsky marche ici, silencieux, inconnu et diffam&#233;, avec un sourire malicieux. Pourquoi a-t-on interdit tant d'ann&#233;es &#224; L&#233;on Trotsky de se mettre en relation avec la r&#233;volution cubaine ? Je ne suis pas parvenue &#224; le d&#233;terminer, mais ce que je sais c'est que si une r&#233;volution a &#233;t&#233; radicale, c'est bien la n&#244;tre, si quelqu'un a appel&#233; aux r&#233;volutions radicales et interminables, c'est bien L&#233;on Trotsky. Marti ne s'est peut-&#234;tre pas tromp&#233; en affirmant qu'&#171; en politique le r&#233;el est ce qui ne se voit pas &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous faudrait longuement parler de Julio Antonio Mella, analyser en profondeur son action au Mexique. Nous avons heureusement les excellents travaux d'Olivia Gall (2) et d'Alejandro Galvez Cancino (3), qui analysent de mani&#232;re absolument claire et pr&#233;cise avec une base documentaire consid&#233;rable l'action communiste de Mella dans cette p&#233;riode. Mella se r&#233;f&#233;rait &#224; Trotsky &#224; son retour d'URSS et connaissait les objectifs de l'Opposition de Gauche &#224; travers Andr&#233;s Nin (assassin&#233;, pour varier, par le GPU durant la guerre civile espagnole). Il &#233;crivait &#224; un camarade dans le livre &#171; La plate-forme de l'Opposition &#187; : &#171; Pour Alberto Martinez dans le but de r&#233;armer le communisme. Julio Antonio Mella &#187; (4). Son trotskisme d&#233;clar&#233; n'est pas ce qui doit le plus nous importer. Beaucoup plus transcendantes furent ses positions radicales &#224; Mexico. De fait et dans ses cons&#233;quences politiques, &#171; Mella est consid&#233;r&#233; p&#226;r les trotskistes comme l'initiateur du courant qui plus tard constitua l'Opposition de Gauche dans le Parti Communiste Mexicain &#187;, indique l'historienne Olivia Gall (5).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi Julio Antonio Mella qui nous a introduit sur le chemin du socialisme &#224; Cuba. C'est lui qui a jet&#233; ce superbe pont entre Marti et le bolchevisme, qui a constitu&#233; notre meilleur pass&#233; r&#233;cent, et le futur proche du monde. Quoique que l'on dise, et m&#234;me si certains voudraient l'enfermer dans un path&#233;tique drapeau patriotique et lui attribuer un discours &#233;troit, ce vaillant, vigoureux et pol&#233;mique Mella &#8212; et nul autre &#8212; est le premier communiste cubain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le stalinisme qui nous a contamin&#233; par la suite et qui d'une certaine mani&#232;re a eu son importance des ann&#233;es durant sur le cours de la r&#233;volution socialiste, n'est rien d'autre qu'un virus contagieux, en d&#233;pit duquel et non sans batailles l'id&#233;al du socialisme a pu survivre, parce qu'il &#233;tait l'essence m&#234;me du processus r&#233;volutionnaire. Les partis staliniens n'ont pas contribu&#233; id&#233;ologiquement &#224; notre processus, ni quand ils expuls&#232;rent Mella du parti, ni quand ils pactis&#232;rent avec Machado ou en bien d'autres occasions, gr&#226;ce &#224; Dieu !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a encore ici quelques camarades qui ont beaucoup &#224; nous raconter, fid&#232;les &#224; la r&#233;volution socialiste... et reconnaissants d'avoir &#233;t&#233; aid&#233;s et &#233;cout&#233;s par un autre marxiste qui figure &#224; c&#244;t&#233; de Mella sur l'embl&#232;me de l'Union des Jeunesses Communistes de Cuba : le Che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est pr&#233;cis&#233;ment le Che que je veux inviter, dans sa totalit&#233; et son &#233;toile sur le front, pour souhaiter la bienvenue &#224; Trotsky en ce 65e anniversaire de son assassinat. Che Guevara, symbole du communisme le plus radical, est parvenu &#224; faire un instrument d'un trotskisme qu'il ne connaissait pas. Et cela seulement parce que les v&#233;rit&#233;s th&#233;oriques de Trotsky ont la m&#234;me constance que la valeur de G, la constante de Gravitation Universelle. Le Che est arriv&#233; par lui-m&#234;me &#224; bien des th&#232;ses de Trotsky, sans jamais le savoir... Sans qu'on le lui laisse savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vais vous donner deux exemples qui m'ont permis de commencer &#224; d&#233;couvrir une communion secr&#232;te entre les deux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Che Guevara a &#233;t&#233; le r&#233;volutionnaire qui a le mieux compris les principes de la r&#233;volution permanente, &#224; tel point qu'il est mort pour avoir tent&#233; de d&#233;fendre ces principes. Mais il n'est pas seulement mort pour avoir voulu mettre en &#339;uvre ces th&#232;ses, il est mort aussi pour avoir cherch&#233; &#224; atteindre intellectuellement son essence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce 65e anniversaire je vais reprendre ici les trois aspects fondamentaux de la r&#233;volution permanente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premier aspect : &#171; La th&#233;orie de la r&#233;volution permanente, renaissant en 1905, d&#233;clara la guerre &#224; cet ordre d'id&#233;es et &#224; ces dispositions d'esprit. Elle d&#233;montrait qu'&#224; notre &#233;poque l'accomplissement des t&#226;ches d&#233;mocratiques, que se proposent les pays arri&#233;r&#233;s, les m&#232;ne directement &#224; la dictature du prol&#233;tariat, et que celle-ci met les t&#226;ches socialistes &#224; l'ordre du jour &#187; (6).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Che &#233;tait cat&#233;gorique &#224; ce sujet. Voici ce qu'en dit Nestor Kohan : &#171; Il [le Che] n'accepte &#224; aucun moment qu'en Am&#233;rique latine [j'ajoute : et dans le monde] les t&#226;ches consistent &#224; construire une &#171; r&#233;volution nationale &#187;, &#171; d&#233;mocratique &#187;, &#171; progressiste &#187;, ou un capitalisme &#224; visage humain, qui laisse pour plus tard le socialisme. Il expose d'une mani&#232;re tranchante, tr&#232;s pol&#233;mique, que si on ne propose pas la r&#233;volution socialiste, il s'agit d'une caricature de r&#233;volution qui se termine par un &#233;chec ou une trag&#233;die, comme il est advenu tant de fois &#187; (7).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux expos&#233;s sont identiques. Les pays sous-d&#233;velopp&#233;s n'ont pas &#224; attendre qu'un Anglais ou un Allemand d&#233;cide d'y organiser la r&#233;volution. Trotsky disait cela dans le Manifeste de la Conf&#233;rence dite d'&#171; alarme &#187; de la IVe Internationale en mai 1940 : &#171; ...la perspective de la r&#233;volution permanente ne signifie en aucun cas que les pays arri&#233;r&#233;s doivent attendre le signal des pays avanc&#233;s, ou que les peuples coloniaux doivent patiemment attendre que le prol&#233;tariat des centres m&#233;tropolitains les lib&#232;re. L'aide vient &#224; qui s'aide soi-m&#234;me ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous son deuxi&#232;me aspect, &#171; la th&#233;orie de la r&#233;volution permanente caract&#233;rise la r&#233;volution socialiste elle-m&#234;me. Pendant une p&#233;riode dont la dur&#233;e est ind&#233;termin&#233;e, tous les rapports sociaux se transforment au cours d'une lutte int&#233;rieure continuelle. La soci&#233;t&#233; ne fait que changer sans cesse de peau (...). Les bouleversements de l'&#233;conomie, la technique, la science, la famille, les m&#339;urs et les coutumes forment, en s'accomplissant, des combinaisons et des rapports r&#233;ciproques tellement complexes que la soci&#233;t&#233; ne peut arriver &#224; un &#233;tat d'&#233;quilibre &#187; (8).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Che &#233;crivait pour sa part dans &#171; Le socialisme et l'homme &#224; Cuba &#187; : &#171; Dans cette p&#233;riode de la construction du socialisme nous pouvons assister &#224; la naissance de l'homme nouveau. Son image n'est pas encore tout &#224; fait fix&#233;e. Elle ne pourra jamais l'&#234;tre &#233;tant donn&#233; que ce processus est parall&#232;le au d&#233;veloppement de nouvelles structures &#233;conomiques &#187; (9). Pour le Che, &#171; l'unique repos des r&#233;volutionnaires est la tombe &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me aspect : l'international. Pour Trotsky &#171; la th&#233;orie de la r&#233;volution permanente envisage le caract&#232;re international de la r&#233;volution socialiste qui r&#233;sulte de l'&#233;tat pr&#233;sent de l'&#233;conomie et de la structure sociale de l'humanit&#233;. L'internationalisme n'est pas un principe abstrait : il ne constitue que le reflet politique et th&#233;orique du caract&#232;re mondial de l'&#233;conomie, du d&#233;veloppement mondial des forces productives et de l'&#233;lan mondial de la lutte de classe. La r&#233;volution socialiste commence sur le terrain national, mais elle ne peut en rester l&#224;. La r&#233;volution prol&#233;tarienne ne peut &#234;tre maintenue dans les cadres nationaux que sous forme de r&#233;gime provisoire, m&#234;me si celui dure assez longtemps, comme le d&#233;montre l'exemple de l'Union Sovi&#233;tique. Dans le cas o&#249; existe une dictature prol&#233;tarienne isol&#233;e, les contradictions int&#233;rieures et ext&#233;rieures augmentent in&#233;vitablement, en m&#234;me temps que les succ&#232;s. Si l'Etat prol&#233;tarien continuait &#224; rester isol&#233;, il succomberait &#224; la fin, victime de ces contradictions &#187; (10).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Che disait &#224; propos des r&#233;volutionnaires : &#171; Si leur ardeur r&#233;volutionnaire s'&#233;mousse quand les t&#226;ches les plus pressantes doivent &#234;tre r&#233;alis&#233;es &#224; l'&#233;chelle locale et que l'internationalisme prol&#233;tarien est oubli&#233;, la r&#233;volution cesse alors d'&#234;tre une force d'impulsion et tombe dans une douce somnolence, que notre ennemi irr&#233;conciliable, l'imp&#233;rialisme, met &#224; profit pour gagner du terrain. L'internationalisme est un devoir, mais aussi une n&#233;cessit&#233; r&#233;volutionnaire &#187; (11).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne vais pas m'attarder. Si quelqu'un lutta pour rendre toujours plus socialiste la r&#233;volution cubaine, c'est le Che. Il se lan&#231;a dans la construction du socialisme sur une terre retard&#233;e, approfondissant jour apr&#232;s jour son caract&#232;re socialiste... pour l'abandonner totalement au nom de la r&#233;volution mondiale. Je ne connais personne d'autre qui en a fait de m&#234;me. Je ne crois pas qu'il y ait de plus grande fid&#233;lit&#233; aux th&#232;ses de la r&#233;volution permanente. Que les conditions en Bolivie n'aient pas &#233;t&#233; favorables... c'est un autre sujet que celui de la r&#233;volution permanente. On peut certes le critiquer pour avoir &#233;t&#233; un r&#233;volutionnaire trop permanent ou cons&#233;quent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre &#233;l&#233;ment de convergence, dans des circonstances diff&#233;rentes, entre la pens&#233;e de Trotsky et celle du Che, r&#233;side dans leur ferme option en faveur de l'&#233;conomie planifi&#233;e. Il est certain que Trotsky opta initialement pour la NEP, &#233;tant donn&#233; les circonstances &#233;conomiques terribles dans lesquelles se trouvait le jeune Etat sovi&#233;tique avec ce qu'on a appel&#233; le Communisme de Guerre. Mais tr&#232;s vite Trotsky a critiqu&#233; le nouvel &#233;tat de choses. Il estimait, comme nous le rapporte Isaac Deutscher, qu'&#171; avec le passage &#224; la NEP, la n&#233;cessit&#233; de planifier devenait plus urgente (...). Pr&#233;cis&#233;ment parce que le pays revivait sous une &#233;conomie de march&#233;, il devait faire en sorte de contr&#244;ler le march&#233; et de se donner les moyens d'exercer ce contr&#244;le. Il en vint &#224; soulever la question du Plan unique, sans lequel il &#233;tait impossible de rationaliser la production, de concentrer les moyens de l'industrie et d'&#233;tablir l'&#233;quilibre entre les diff&#233;rents secteurs de l'&#233;conomie &#187; (12).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les positions du Che en faveur du plan et sa proverbiale aversion pour la NEP sont bien connues. Le Che estimait que L&#233;nine, s'il en avait eu le temps, aurait remis en cause la NEP. Et il n'y pas que le plan. Le Che se pronon&#231;a aussi, &#224; la fin de sa vie, en faveur de la d&#233;mocratie socialiste. Michael L&#246;wy &#233;crit dans Rebelion : &#171; Nous savons que dans les ultimes ann&#233;es de sa vie Ernesto Che Guevara a grandement progress&#233; dans sa prise de distance &#224; l'&#233;gard du paradigme sovi&#233;tique (...) Mais une bonne partie de ses derniers &#233;crits reste encore in&#233;dits, pour des raisons inexplicables. Parmi ces documents se trouve une critique radicale du &#171; Manuel d'Economie Politique de l'Acad&#233;mie des Sciences de l'URSS &#187;, r&#233;dig&#233;e &#224; Prague en 1966 (...). L'un des passages est tr&#232;s int&#233;ressant parce qu'il d&#233;montre que dans ses derni&#232;res r&#233;flexions politiques Guevara se rapprochait de l'id&#233;e de la d&#233;mocratie socialiste &#187; (13).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tel &#233;tait le Che. Bien qu'ayant insuffisamment &#233;tudi&#233; L&#233;on Trotsky, il allait dans le sens des th&#232;ses trotskistes les plus cons&#233;quentes. Peut-&#234;tre n'en eut-il pas conscience, mais peu importe. Cela indique en tous cas que ces th&#232;ses sont v&#233;ridiques et donne en retour encore plus de force &#224; la pens&#233;e de Trotsky. En 1965 le Che &#233;crit &#224; Armando Hart de Tanzanie &#224; propos de ses choix en mati&#232;re de philosophie marxiste, et &#224; l'alin&#233;a VII il lui dit : &#171; Et on devrait y trouver ton ami Trotsky, qui a exist&#233; et &#233;crit, para&#238;t-il &#187; (14).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela peut donner &#224; imaginer qu'il connaissait peu de choses sur le fondateur de l'Arm&#233;e Rouge. Il semble n&#233;anmoins qu'au cours de sa derni&#232;re ann&#233;e il se soit rapproch&#233; de son oeuvre. Juan Leon Ferrer, un camarade trotskiste qui travaillait au Minist&#232;re de l'Industrie, me l'a assur&#233;. Le Che recevait en outre le p&#233;riodique de son organisation et c'est le Che qui fit lib&#233;rer les trotskistes emprisonn&#233;s &#224; son retour d'Afrique. Le camarade Roberto Acosta, depuis d&#233;c&#233;d&#233;, a partag&#233; une grande camaraderie avec Guevara. Selon Juan Leon Ferrer, lors des r&#233;coltes sucri&#232;res (zafras), ils parlaient de ces sujets. Ce camarade indique que le Che avait lu La R&#233;volution Permanente et on sait qu'en Bolivie il portait dans son sac &#224; dos l'Histoire de la R&#233;volution Russe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pourrions ajouter bien des exemples qui montrent que ces deux r&#233;volutionnaires exemplaires &#233;clairaient la m&#234;me voie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un comme l'autre dirig&#232;rent une arm&#233;e et un Etat socialiste naissant de mani&#232;re brillante et r&#233;ussie, appliquant pleinement Karl Marx ; l'un et l'autre furent des id&#233;ologues r&#233;volutionnaires qui prirent le pouvoir et cherch&#232;rent &#224; approfondir leur processus r&#233;volutionnaire en restant respectivement fid&#232;les &#224; L&#233;nine et Fidel, pench&#233;s &#224; leur gauche. Pour repr&#233;senter l'id&#233;al le plus accompli de l'internationalisme et la cons&#233;quence r&#233;volutionnaire, tous deux furent assassin&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ernesto Guevara a fait de moi une trotskiste. Lorsque j'ai eu acc&#232;s &#224; l'&#339;uvre de Trotsky, bien tardivement &#224; mon go&#251;t, j'ai r&#233;alis&#233; que beaucoup de ces choses... m'avaient &#233;t&#233; dites d&#233;j&#224; d&#232;s l'enfance par le Che. D&#232;s les premi&#232;res pages, j'ai eu la confirmation de ce que j'avais tant de fois ressenti en lisant le Che : que la r&#233;volution n'a rien &#224; voir avec l'idiosyncrasie nationale ; qu'il n'y a pas d'espaces dans le socialisme pour les pronoms &#171; notre &#187; ou &#171; votre &#187; ; que la th&#233;orie r&#233;volutionnaire, comme les lois de la physique, est un langage universel. Comme le d&#233;clarait Armando Hart &#224; une autre &#233;poque : &#171; Notre lutte n'est pas seulement pour Cuba, mais pour tous les travailleurs et exploit&#233;s du monde. Nos fronti&#232;res sont morales. Nos limites sont de classe &#187; (15).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que j'appr&#233;cie le plus chez Trotsky c'est la fa&#231;on de parler, la passion qu'&#233;veille toujours en moi ses discours. C'est la m&#234;me chose qui m'a conquise chez Che Guevara. C'est pour cela que je milite dans son arm&#233;e comme dans celle du Che sans trahir personne. Les deux expriment avec la m&#234;me v&#233;rit&#233; la parole, le fusil et le coeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Camarades : atteignons enfin notre majorit&#233; d'&#226;ge. Il y a trop d'injustice de l'exploitation, l'&#233;vidence de l'unique solution n'est que trop grande ; trop des n&#244;tres sont morts. L&#233;on Trotsky nous reconvoque pour la lutte. Souhaitons-lui la bienvenue sans condition aucune ! Che Guevara est son amphitryon et les peuples d'Am&#233;rique latine r&#233;clament le socialisme. Trotsky a gagn&#233; de mani&#232;re dramatique la partie th&#233;orique. Armons sans d&#233;lai nos mouvements r&#233;volutionnaires avec confiance. Trotsky et le Che sont dans notre parti. Secouons une bonne fois pour toutes l'arbre pour d&#233;masquer les nouveaux r&#233;formistes qui emp&#234;chent la r&#233;volution bolivarienne d'avancer, laquelle est le fer de lance, le premier &#233;chelon d'une r&#233;volution continentale sans pr&#233;c&#233;dents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvenons-nous une fois de plus que le Soleil, les &#233;toiles et la gravit&#233; terrestre sont nos alli&#233;s. Prol&#233;taires de tous les pays, unissez-vous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Ernest Mandel : &#171; Trotsky as alternative &#187;, Verso, 1995 (en fran&#231;ais d'Ernest Mandel sur Trotsky : &#171; Trotsky &#187;, PCM/ Petite Collection Maspero, 1980 ; &#171; La pens&#233;e politique de L&#233;on Trotsky &#187;, La D&#233;couverte, 2003).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Olivia Gall : &#171; Trotsky en Mexico &#187;, Coleccion Problemas de Mexico, 1991. En fran&#231;ais, la th&#232;se de doctorat d'Olivia Gall (Universit&#233; de Grenoble 2, 1986, 669 pages) : &#171; Trotsky et la vie politique dans le Mexique de Cardenas &#187;, est essentielle sur la question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Alejandro Galvez Cancino : &#171; Julio Antonio Mella. Un marxista revolucionario &#187;, Critica de la Economia politica, 1986.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Olivia Gall, op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. L&#233;on Trotsky : &#171; La r&#233;volution permanente &#187;, Introduction &#224; l'&#233;dition de 1936, in &lt;a href=&#034;http://www.marxists.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.marxists.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. Nestor Kohan : &#171; Ernesto Che Guevara. Otro mundo es posible &#187;, Editorial Nuestra America, 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. L&#233;on Trotsky, op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9. Ernesto Guevara : &#171; El socialismo y el hombre en Cuba &#187;, Marcha, Montevideo, 1965. En fran&#231;ais, &#171; Le socialisme et l'homme &#224; Cuba, Maspero &#8212; 1965-1968, Editions Pathfinder P., 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10. L&#233;on Trotsky, op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11. Ernesto Guevara, op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12. Isaac Deutscher : &#171; Le Proph&#232;te d&#233;sarm&#233; &#187;, in publication en 6 volumes poche de 1972 &#224; 1980 chez 10/18 de l'ensemble de la biographie de Deutscher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13. Michael L&#246;wy : &#171; Ni d&#233;calque ni copie : Che Guevara &#224; la recherche d'un nouveau socialisme &#187; (Cette traduction fran&#231;aise de l'essai par dans Rebelion le 05-08-2002, a &#233;t&#233; publi&#233;e par RISAL le 21-10-2003).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14. Ernesto Guevara, Lettre du 4 d&#233;cembre 1965 &#224; Armando Hart, publi&#233;e en 1997 par la revue cubaine Contracorriente. Dans son ouvrage (cit&#233; en note 7) Nestor Kohan pr&#233;sente et analyse cette lettre rest&#233;e 30 ans in&#233;dite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15. Armando Hart : &#171; Salut du CC du PCC au XXIIIe Congr&#232;s du PCUS &#187; (Politica internacional de la Revolucion cubana, editora politica, 1966).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduit par G&#233;rard Jugant (de l'espagnol).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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