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		<title>Bolivie : Vers l'adoption d'une nouvelle constitution </title>
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		<dc:creator>herv&#233; Do Alto</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le 25 janvier prochain se tiendra enfin, en Bolivie, le r&#233;f&#233;rendum qui sanctionnera l'adoption d'une nouvelle constitution. Une &#233;ch&#233;ance attendue par de nombreux secteurs sociaux, parmi lesquels les mouvements populaires et paysans qui voient l&#224; l'aboutissement de plus de deux ans de mobilisations, depuis l'ouverture des travaux de l'Assembl&#233;e constituante le 6 ao&#251;t 2006. &lt;br class='autobr' /&gt; ___________________________________ &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Herv&#233; Do Alto le jeudi, 22 janvier 2009 &lt;br class='autobr' /&gt; Le processus constituant (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Amerique-latine-" rel="directory"&gt;Am&#233;rique latine&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L101xH150/arton2096-b77c8.jpg?1631221063' class='spip_logo spip_logo_right' width='101' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 25 janvier prochain se tiendra enfin, en Bolivie, le r&#233;f&#233;rendum qui sanctionnera l'adoption d'une nouvelle constitution. Une &#233;ch&#233;ance attendue par de nombreux secteurs sociaux, parmi lesquels les mouvements populaires et paysans qui voient l&#224; l'aboutissement de plus de deux ans de mobilisations, depuis l'ouverture des travaux de l'Assembl&#233;e constituante le 6 ao&#251;t 2006.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Par Herv&#233; Do Alto le jeudi, 22 janvier 2009&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Le processus constituant aura en effet surv&#233;cu &#224; d'innombrables tentatives de blocage, de la part d'une opposition pr&#234;te &#224; tout pour faire obstacle &#224; un texte remettant en cause certains de ses privil&#232;ges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, le calme qui caract&#233;rise la campagne r&#233;f&#233;rendaire actuelle est presque &#233;tonnant. Il n'est en d&#233;finitive que le r&#233;sultat de l'&#233;tat de division dans lequel se trouve d&#233;sormais la droite bolivienne. La strat&#233;gie de d&#233;stabilisation poursuivie par les &#233;lites li&#233;es aux groupes de pouvoir de Santa Cruz, qui trouva un &#233;pilogue tragique dans le massacre du Porvenir le 11 septembre dernier, a durablement scind&#233; l'opposition en deux blocs. D'une part, une majorit&#233; qui se f&#233;licite du compromis scell&#233; en octobre dernier avec le parti d'Evo Morales, le Mouvement vers le Socialisme (MAS), autour d'un texte constitutionnel fortement remani&#233;. D'autre part, des secteurs radicaux qui se nient &#224; tout dialogue avec le gouvernement et qui, au prix d'une marginalisation croissante, veulent encore croire &#224; leur victoire dans les urnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; court d'arguments, les partisans du &#171; NON &#187; &#224; la nouvelle constitution ont focalis&#233; leurs attaques sur la place accord&#233;e par le nouveau texte &#224; la religion catholique, dont le poids demeure pr&#233;pond&#233;rant dans le pays. Avec la reconnaissance de tous les cultes sans distinction, et l'ind&#233;pendance &#224; l'&#233;gard de toute religion, l'&#201;tat bolivien ne serait plus li&#233; &#224; l'&#201;glise romaine, comme c'est le cas aujourd'hui. La campagne de la droite sur les dangers de la &#171; la&#239;cisation &#187; ne semble cependant gu&#232;re avoir eu d'impact sur une population qui, d'apr&#232;s les sondages d'opinion &#8211; qui sous-estiment g&#233;n&#233;ralement le vote rural, largement favorable au MAS &#8211;, para&#238;t largement acquise &#224; l'adoption du nouveau texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prise en compte des principales revendications de l'opposition dans la version finale du texte &#8211; telle l'autonomie d&#233;partementale ch&#232;re &#224; Santa Cruz &#8211; a litt&#233;ralement priv&#233; les secteurs les plus radicaux de toute munition contre un gouvernement qui appara&#238;t plus que jamais comme le seul garant de l'unit&#233; nationale. La r&#233;ception positive des d&#233;clarations tenues par Morales qui a menac&#233;, le 12 janvier dernier, de recourir &#224; des d&#233;crets dans le cas o&#249; le S&#233;nat (o&#249; la droite est majoritaire) ferait barrage &#224; l'approbation de lois permettant l'application concr&#232;te de la Constitution, est symptomatique de l'&#233;tat d'esprit r&#233;gnant actuellement en Bolivie. Si le texte est la cible de critiques de la part de certaines organisations sociales qui reprochent au pouvoir ex&#233;cutif d'avoir c&#233;d&#233; sur des points majeurs, telle la question agraire, son approbation appara&#238;t n&#233;anmoins comme une &#233;tape n&#233;cessaire et incontournable vers la construction d'une autre Bolivie. Une Bolivie b&#226;tie sur des principes d'&#233;galit&#233; et de justice sociale, capable de faire respecter sa souverainet&#233; contre les diktats des Etats-Unis et des multinationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De La Paz, Herv&#233; Do Alto&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>BOLIVIE : Bras de fer avec la r&#233;action</title>
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		<dc:date>2008-10-16T04:31:20Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>herv&#233; Do Alto</dc:creator>



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&lt;p&gt;La droite r&#233;agit par un massacre et des sabotages &#224; la politique du pr&#233;sident bolivien Evo Morales, qui cherche &#224; faire profiter la population des richesses naturelles du pays. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; de Rouge n&#176; 2267, 25/09/2008 _________________________________ &lt;br class='autobr' /&gt;
La droite r&#233;agit par un massacre et des sabotages &#224; la politique du pr&#233;sident bolivien Evo Morales, qui cherche &#224; faire profiter la population des richesses naturelles du pays. &lt;br class='autobr' /&gt;
En l'espace de quelques mois, le panorama politique bolivien a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Amerique-latine-" rel="directory"&gt;Am&#233;rique latine&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La droite r&#233;agit par un massacre et des sabotages &#224; la politique du pr&#233;sident bolivien Evo Morales, qui cherche &#224; faire profiter la population des richesses naturelles du pays.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; de Rouge n&#176; 2267, 25/09/2008&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;La droite r&#233;agit par un massacre et des sabotages &#224; la politique du pr&#233;sident bolivien Evo Morales, qui cherche &#224; faire profiter la population des richesses naturelles du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'espace de quelques mois, le panorama politique bolivien a chang&#233; du tout au tout. En juin, &#224; l'issue de r&#233;f&#233;rendums ill&#233;gaux visant &#224; faire approuver des statuts d'autonomie dans les d&#233;partements de la &#171; demi-lune &#187;1, la Bolivie paraissait au bord de l'ab&#238;me. Les agissements de la droite, cherchant &#224; faire barrage &#224; la future Constitution antilib&#233;rale et pacifiste, ont boulevers&#233; la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En acceptant, le 10 ao&#251;t, la tenue d'un r&#233;f&#233;rendum r&#233;vocatoire2, propos&#233; par le gouvernement, le parti d'opposition Podemos (&#171; Pouvoir d&#233;mocratique et social &#187;) esp&#233;rait retarder l'approbation de la Constitution. Mais les r&#233;sultats de ce r&#233;f&#233;rendum se sont convertis en un v&#233;ritable pl&#233;biscite pour le gouvernement d'Evo Morales. Avec plus de 67 % des voix, le pr&#233;sident a obtenu une incontestable l&#233;gitimit&#233;, lui permettant de convoquer un nouveau r&#233;f&#233;rendum sur la Constitution, le 7 d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Chasse &#224; l'homme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les gouverneurs d&#233;partementaux d'opposition de la &#171; demi-lune &#187;, eux aussi largement confirm&#233;s &#224; leurs postes, continu&#232;rent &#224; tout mettre en &#339;uvre pour faire &#233;chec &#224; une Constitution qui menacerait certains privil&#232;ges des &#233;lites locales, tel l'accaparement de terres. Au soir du r&#233;f&#233;rendum du 10 ao&#251;t, alors que Morales appelait &#224; un dialogue national entre le pouvoir ex&#233;cutif et l'opposition, le gouverneur du d&#233;partement de Santa Cruz, Ruben Costas, d&#233;non&#231;a &#171; le totalitarisme du gouvernement &#187; et il accusa &#171; le macaque [Morales] &#187;, d'&#234;tre instrumentalis&#233; par &#171; le grand macaque &#187;, une r&#233;f&#233;rence au pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien Hugo Chavez, dont la droite d&#233;nonce constamment l'ing&#233;rence. Ces propos d'un racisme &#233;hont&#233; &#8211; peu relev&#233;s par la presse internationale &#8211; furent le pr&#233;lude &#224; d'intenses mobilisations de l'opposition. D&#232;s le lendemain, les &#233;lites orientales organis&#232;rent des blocages de routes et des gr&#232;ves de la faim, puis, d&#233;but septembre, &#224; l'appel de la fascisante Union des jeunesses de Santa Cruz, des occupations d'&#233;difices publics et de si&#232;ges d'organisations paysannes, indig&#232;nes et populaires, ainsi que des agressions physiques contre leurs militants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce contexte que le massacre d'El Porvenir s'est d&#233;roul&#233;. Dans la nuit du 10 au 11 septembre 2008, plusieurs groupes de paysans convergeaient vers Cobija, capitale du d&#233;partement du Pando, au nord du pays, afin d'y tenir une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale. Le gouverneur d&#233;partemental, Leopoldo Fern&#225;ndez, donna l'ordre de freiner l'avanc&#233;e des syndicalistes vers la ville. Les premi&#232;res escarmouches, vers trois heures du matin, dans la localit&#233; d'El Porvenir, &#224; une heure de Cobija, prirent rapidement la forme d'une embuscade contre les paysans. Les employ&#233;s d&#233;partementaux, avec la complicit&#233; de mercenaires li&#233;s au narcotrafic local, ont tir&#233; &#224; vue sur une foule o&#249; se trouvaient femmes et enfants. La chasse &#224; l'homme dura deux jours, les tueurs allant jusqu'&#224; effectuer des battues dans les bois et tirer sur les paysans sans d&#233;fense traversant le fleuve &#224; la nage. &#192; ce jour, on d&#233;nombre dix-huit victimes, dont quinze paysans et un enfant. Le nombre de disparus, une semaine apr&#232;s les faits, permet malheureusement de penser que d'autres victimes restent &#224; d&#233;couvrir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leopoldo Fern&#225;ndez est aujourd'hui emprisonn&#233; &#224; La Paz pour complicit&#233; avec des groupes terroristes. Un fait in&#233;dit pour celui qui symbolise parfaitement la vieille et intouchable classe politique bolivienne, hier li&#233;e aux dictatures militaires et aujourd'hui convertie aux vertus du n&#233;olib&#233;ralisme. Le massacre d'El Porvenir marque un basculement de l'opinion contre des gouverneurs d&#233;partementaux un peu plus accul&#233;s et isol&#233;s. Ainsi, d&#232;s l'annonce du massacre, les gouverneurs du Beni, de Santa Cruz, de Tarija et de Chuquisaca ont soudainement montr&#233; une disposition &#224; n&#233;gocier. C'est ainsi que s'est ouvert un dialogue national visant &#224; discuter des articles de la Constitution relatifs aux autonomies d&#233;partementales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De quoi renforcer la position du gouvernement, qui est parvenu &#224; faire accepter, pour la premi&#232;re fois, la l&#233;gitimit&#233; d'un texte que ses opposants refusaient de reconna&#238;tre jusque-l&#224;. Reste &#224; savoir ce qu'il est pr&#234;t &#224; conc&#233;der, &#224; un moment o&#249; le rapport de force lui est favorable, et comment r&#233;agiront des organisations paysannes qui voient avec r&#233;ticence la possibilit&#233; que ce document, qu'ils consid&#232;rent comme le fruit de leur lutte, soit modifi&#233; substantiellement. &#9632;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De La Paz, Herv&#233; Do Alto&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. C'est ainsi que l'on d&#233;signe les d&#233;partements des plaines orientales de l'Amazonie (Beni, Pando, Santa Cruz), et le d&#233;partement de Tarija, au sud de la Bolivie, qui abrite les principales r&#233;serves de gaz du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Le r&#233;f&#233;rendum r&#233;vocatoire imposait au chef de l'&#201;tat, &#224; son vice-pr&#233;sident et aux gouverneurs des neuf d&#233;partements, de rallier plus de voix que lors des &#233;lections de 2005, sous peine d'&#234;tre contraints de d&#233;missionner.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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