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		<title>Crise &#233;conomique : globalisation en 2009</title>
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&lt;p&gt;Non seulement la crise &#233;conomique n'est pas finie, mais elle continue &#224; s'aggraver et &#224; se g&#233;n&#233;raliser. &lt;br class='autobr' /&gt; _________________________________ Tir&#233; de Rouge 25 d&#233;cembre 2008 _________________________________ &lt;br class='autobr' /&gt;
Non seulement la crise &#233;conomique n'est pas finie, mais elle continue &#224; s'aggraver et &#224; se g&#233;n&#233;raliser. &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;sormais, on ne parle plus de ralentissement de la croissance, mais de r&#233;cession v&#233;ritable. &lt;br class='autobr' /&gt;
En France, selon l'Insee, le produit int&#233;rieur brut (PIB) va diminuer de 0,8 % au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Non seulement la crise &#233;conomique n'est pas finie, mais elle continue &#224; s'aggraver et &#224; se g&#233;n&#233;raliser.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; de Rouge&lt;br class='autobr' /&gt;
25 d&#233;cembre 2008&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Non seulement la crise &#233;conomique n'est pas finie, mais elle continue &#224; s'aggraver et &#224; se g&#233;n&#233;raliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sormais, on ne parle plus de ralentissement de la croissance, mais de r&#233;cession v&#233;ritable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, selon l'Insee, le produit int&#233;rieur brut (PIB) va diminuer de 0,8 % au quatri&#232;me trimestre de 2008, puis de 0,4 % au premier trimestre de 2009 et de 0,1 % au deuxi&#232;me. Sur l'ensemble de l'ann&#233;e, la croissance devrait encore &#234;tre n&#233;gative, sauf si elle atteignait plus de 1,4 % successivement aux troisi&#232;me et quatri&#232;me trimestres, ce qui para&#238;t quasiment impossible. Il en est de m&#234;me au niveau de l'ensemble des pays industrialis&#233;s (Europe, &#201;tats-Unis, Japon) : pour la premi&#232;re fois depuis 1945, leurs PIB diminueront sur toute une ann&#233;e. Quant aux &#233;conomies du Sud, si elles vont continuer &#224; cro&#238;tre, notamment gr&#226;ce aux pays dits &#171; &#233;mergents &#187;, c'est de fa&#231;on ralentie ; leurs exportations en direction des pays industrialis&#233;s sont d&#233;j&#224; touch&#233;es. De plus, les pays exportateurs de mati&#232;res premi&#232;res (souvent les plus pauvres) vont &#234;tre atteints par la diminution du cours de celles-ci (ce qui favorise, au contraire, les pays qui en sont importateurs, comme la Chine).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la crise touche v&#233;ritablement le c&#339;ur du syst&#232;me productif. Confront&#233;es au durcissement des conditions de cr&#233;dit et &#224; la perspective de d&#233;bouch&#233;s insuffisants, les entreprises r&#233;duisent leurs investissements, d&#233;j&#224; plut&#244;t faibles pendant la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dente. Tous les &#233;l&#233;ments d'un cercle vicieux d&#233;pressif sont pr&#233;sents : ch&#244;mage, stagnation, voire diminution de la consommation, baisse de l'investissement des entreprises, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; des suppressions massives d'emplois qu'on va assister dans les mois qui viennent. L'Organisation pour la coop&#233;ration et le d&#233;veloppement &#233;conomiques (OCDE) pr&#233;voit 20 &#224; 25 millions de ch&#244;meurs suppl&#233;mentaires dans le monde du fait de la crise, d'ici 2010. En France, le taux de ch&#244;mage (officiel) devrait atteindre 8 % (contre 7,2 % en 2008), avec plus de 360 000 suppressions d'emplois en 2009 rien que dans le secteur marchand, donc sans compter les dizaines de milliers d'emplois que le gouvernement supprime dans la fonction publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;conomies des pays industrialis&#233;s sont donc en train de plonger. Les gouvernements ont multipli&#233; les plans de sauvetage &#224; coups de centaines de milliards de dollars ou d'euros (programmes d'achat d'actifs improductifs, utilisation de fonds publics pour recapitaliser les banques et leur servir de garantie), puis les plans de relance budg&#233;taire. Rien n'a pu enrayer la d&#233;gradation. En Europe, les syst&#232;mes de protection sociale, qui ont pu servir &#224; limiter les d&#233;g&#226;ts en emp&#234;chant la demande de plonger, continuent &#224; &#234;tre remis en cause, notamment en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus aucun des leviers habituels de politique &#233;conomique ne semble fonctionner. Ainsi, m&#234;me si les banques centrales continuent &#224; baisser leurs taux d'int&#233;r&#234;t directeurs, comme aux &#201;tats-Unis (jusqu'&#224; z&#233;ro), cela ne garantit en rien une reprise de la distribution du cr&#233;dit. Les taux d'int&#233;r&#234;t aux entreprises et aux particuliers ne vont pas forc&#233;ment diminuer en proportion, car les banques, elles-m&#234;mes en difficult&#233;, augmentent leurs marges et se donnent les moyens de continuer &#224; distribuer des dividendes &#224; leurs actionnaires. De plus, on risque d'assister aux dommages collat&#233;raux de l'affaire Madoff (lire ci-dessous), avec une nouvelle g&#233;n&#233;ration de cr&#233;ances douteuses atteignant des &#233;tablissements bancaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, on voit se profiler le risque d'une crise mon&#233;taire, qui repr&#233;senterait un nouveau facteur d'aggravation de la crise mondiale : le financement des d&#233;ficits commercial et budg&#233;taire des &#201;tats-Unis par les capitaux du monde entier est, en effet, tributaire de la bonne tenue du dollar qui, depuis le d&#233;but du mois de d&#233;cembre, donne des signes de faiblesse, enregistrant ainsi la profondeur de la r&#233;cession am&#233;ricaine. Si les &#201;tats-Unis ne parviennent plus &#224; attirer les capitaux, celle-ci va donc s'aggraver, tandis que la hausse concomitante de l'euro porterait un nouveau coup &#224; la conjoncture europ&#233;enne&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TREILLET Stephanie &lt;br class='autobr' /&gt;
* Paru dans Rouge n&#176; 2280, 25/12/2008.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La crise : un tournant dans le capitalisme n&#233;olib&#233;ral ?</title>
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		<dc:creator>stephanie Treillet</dc:creator>



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&lt;p&gt;La phase n&#233;olib&#233;rale du capitalisme a vu, en vingt ans, une succession de crises de plus en plus rapproch&#233;es. Son instabilit&#233; intrins&#232;que le fait en effet passer d'une bulle sp&#233;culative (le gonflement d&#233;mesur&#233; du prix des actifs dans un secteur) &#224; une autre bulle sp&#233;culative. &lt;br class='autobr' /&gt; Ainsi la bulle immobili&#232;re &#224; l'origine de la crise des subprimes est la cons&#233;quence indirecte de l'&#233;clatement de la &#171; bulle internet &#187; en 2001. Les capitaux se sont r&#233;fugi&#233;s sur les titres du march&#233; hypoth&#233;caire que (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Economie-50-" rel="directory"&gt;&#201;conomie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La phase n&#233;olib&#233;rale du capitalisme a vu, en vingt ans, une succession de crises de plus en plus rapproch&#233;es. Son instabilit&#233; intrins&#232;que le fait en effet passer d'une bulle sp&#233;culative (le gonflement d&#233;mesur&#233; du prix des actifs dans un secteur) &#224; une autre bulle sp&#233;culative.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ainsi la bulle immobili&#232;re &#224; l'origine de la crise des subprimes est la cons&#233;quence indirecte de l'&#233;clatement de la &#171; bulle internet &#187; en 2001. Les capitaux se sont r&#233;fugi&#233;s sur les titres du march&#233; hypoth&#233;caire que les pr&#234;ts aux m&#233;nages insolvables ont dop&#233;s. Les techniques de titrisation (les organismes de cr&#233;dits transformant les cr&#233;ances en titres n&#233;gociables sur les march&#233;s financiers), destin&#233;es &#224; r&#233;partir des risques entre diff&#233;rentes cat&#233;gories d'agents &#233;conomiques, ont particip&#233; de leur diss&#233;mination et du renforcement de l'opacit&#233; : aujourd'hui plus personne sur les march&#233;s financiers et le syst&#232;me bancaire ne sait qui d&#233;tient des cr&#233;ances douteuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant la crise actuelle n'est pas une crise parmi d'autres. Cette fois, les exp&#233;dients d&#233;ploy&#233;s pour pr&#233;venir son extension, g&#233;ographique et sectorielle, ont &#233;chou&#233; : les unes apr&#232;s les autres, les plus grandes banques, &#233;tats-uniennes d'abord puis europ&#233;ennes, font faillite. Les principales places boursi&#232;res s'effondrent. Cette crise est globale, structurelle et durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est d'abord le r&#233;sultat des contradictions du mod&#232;le de croissance des Etats-Unis, qui a servi de locomotive &#224; l'&#233;conomie mondiale depuis la d&#233;cennie 1990. Si, comme en Europe les salaires ont d&#233;croch&#233; des gains de productivit&#233; qui n'ont aliment&#233; que les revenus du capital, aux Etats-Unis l'endettement de m&#233;nages a emp&#234;ch&#233; l'effondrement de la demande int&#233;rieure, m&#234;me si les in&#233;galit&#233;s et la pauvret&#233; ont explos&#233;. Les riches s'endettent pour sp&#233;culer, les cat&#233;gories pauvres et moyennes s'endettent pour payer les &#233;tudes de leurs enfants, pour se soigner, et bien s&#251;r pour acheter leur logement. L'endettement ext&#233;rieur du pays a battu des records ces derni&#232;res ann&#233;es : disposant du dollar, qui reste la monnaie dominante, les Etats-Unis sont la seule &#233;conomie du monde &#224; pouvoir vivre ind&#233;finiment &#224; cr&#233;dit, avec l'&#233;pargne provenant du reste du monde, (Japon, Chine, pays p&#233;troliers du Golfe.) Alors m&#234;me que le dynamisme de la consommation &#233;tats-unienne soutient la croissance chinoise, fond&#233;e d'abord sur les exportations de produits manufactur&#233;s &#224; bon march&#233; en raison de la surexploitation des travailleurs chinois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cet attelage instable qui s'est effondr&#233; en 2007, et les &#233;pisodes qui ont suivi n'en constituent que les effets en cha&#238;ne, amplifi&#233;s par la libert&#233; d'action absolue sur les march&#233;s de capitaux et la multiplication des innovations financi&#232;res ; la crise de solvabilit&#233; des &#233;tablissement de cr&#233;dit hypoth&#233;caire s'est transform&#233;e en crise bancaire : crises de liquidit&#233; d'abord (les banques ne parvenant plus &#224; se refinancer sur le march&#233; interbancaire), d&#233;bouchant sur une crise du cr&#233;dit ; c'est par le biais de celle-ci que se fait la transmission &#224; l'&#233;conomie r&#233;elle, avec r&#233;cession et aggravation du ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but, les banques centrales ont &#233;t&#233; en butte &#224; un dilemme, dont le rejet le 29 septembre par la Chambre des repr&#233;sentants aux Etats-Unis du plan Paulson &#8211; pr&#233;voyant de racheter pour 700 milliards de dollars pay&#233;s par les contribuables les cr&#233;ances douteuses des banques - est la traduction : venir au secours des &#233;tablissements bancaires menac&#233;s de faillite, c'est se donner les moyens de limiter les faillites en cha&#238;ne, mais c'est aussi r&#233;compenser la prise de risque incontr&#244;l&#233;e, et alimenter la fuite en avant sp&#233;culative. Ce plan se heurte &#224; une double opposition : d'un c&#244;t&#233;, l'indignation l&#233;gitime d'une majorit&#233; de la population de voir &#224; cette &#233;chelle la socialisation des pertes apr&#232;s la privatisation des profits, souvent faramineux, &#224; l'heure o&#249; des millions de salari&#233;s sont jet&#233;s &#224; la rue, menac&#233;s de perdre leur retraite en plus de leur logement et parfois de leur emploi ; et de l'autre l'opposition des r&#233;publicains ultralib&#233;raux pour qui il s&#8216;agit d'une atteinte intol&#233;rable &#224; la libert&#233; des march&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme n&#233;olib&#233;ral est donc &#224; un tournant, et il est &#224; peu pr&#232;s certain que des am&#233;nagements de son fonctionnement vont &#234;tre mis en &#339;uvre, avec des modifications techniques des r&#232;gles du jeu des syst&#232;mes bancaires et financiers &#8211; m&#234;me si l'imagination sans limites des acteurs de la finance leur a jusqu'&#224; pr&#233;sent permis de contourner tous les r&#232;glements, voire de transformer ces contournements en nouveaux terrains de sp&#233;culation&#8230;.. Les Etats vont continuer &#224; utiliser nombre d'instruments d'intervention, pouvant aller jusqu'&#224; la nationalisation partielle ou totale d'&#233;tablissements bancaires ou financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut pour autant en conclure que ces inflexions marquent la fin du capitalisme n&#233;olib&#233;ral et ouvrent la voie au retour &#224; un mod&#232;le de type keyn&#233;sien. Il faudrait pour cela davantage que quelques mesures interventionnistes. C'est ainsi que quand Fillon cesse de faire du d&#233;ficit budg&#233;taire un tabou, ce n'est en rien le retour &#224; une politique de relance, de d&#233;penses sociales ou d'infrastructures, mais simplement la ran&#231;on des cadeaux fiscaux aux revenus de la finance&#8230;&#8230; Le mod&#232;le keyn&#233;sien des ann&#233;es 1950 &#224; 1980, s'il n'&#233;tait en rien le r&#233;sultat d'un &#171; compromis &#187; mais plut&#244;t d'un rapport de force tr&#232;s favorable au salariat, avait une coh&#233;rence. L'&#233;ventualit&#233; du passage &#224; une autre phase du capitalisme se heurte aujourd'hui &#224; deux obstacles qui constituent le noyau dur du capitalisme n&#233;olib&#233;ral : le partage salaires&#8211;profit (autrement dit le taux d'exploitation des salari&#233;s), et la libert&#233; de circulation des mouvements de capitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le moteur de la croissance ant&#233;rieure, c'est-&#224;-dire l'&#233;quilibre fragile fond&#233; sur l'endettement des Etats-Unis, ne pourra pas &#234;tre remis sur pied dans l'imm&#233;diat. On va donc voir pour un certain temps une tr&#232;s faible croissance voire des r&#233;cessions durables dans les &#233;conomies dominantes, et peut-&#234;tre des rythmes de croissance ralentis dans les &#233;conomies dites &#171; &#233;mergentes &#187;. Or il n'y pas de moteur de rechange ! Sauf &#224; remettre en cause la pression &#224; la baisse sur les salaires qui a fond&#233; l'envol&#233;e des profits depuis 25 ans, ainsi que les politiques qui organisent la croissance des in&#233;galit&#233;s et de la pr&#233;carit&#233;. M&#234;me une v&#233;ritable r&#233;gulation des march&#233;s financiers n'est pas envisageable, car elle supposerait un contr&#244;le des mouvements internationaux de capitaux, une v&#233;ritable politique de lutte contre les paradis fiscaux, un arr&#234;t du dumping fiscal&#8230; Or, comme l'analyse M. Husson, la finance ne constitue en rien un obstacle au fonctionnement du capitalisme n&#233;olib&#233;ral, ni une excroissance parasitaire, mais la condition m&#234;me de son fonctionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Michel Husson, Un pur capitalisme, &#233;dition page deux, 2008.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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