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		<title>Eviter &#171; le pi&#232;ge &#233;lectoral institutionnel &#187;</title>
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		<dc:date>2008-10-27T13:03:27Z</dc:date>
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		<dc:creator>Ricardo Antunes</dc:creator>



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&lt;p&gt;D&#233;but octobre se tiendront au Br&#233;sil des &#233;lections municipales. Le sociologue Ricardo Antunes, professeur &#224; Unicamp, s'est entretenu &#224; ce propos avec l'hebdomadaire &#171; Correio da Cidadania &#187; le 21 septembre 2008. L'entretien a &#233;t&#233; conduit par Gabriel Brito et Val&#233;ria Nader. &lt;br class='autobr' /&gt; Selon Antunes, les partis qui m&#232;nent une v&#233;ritable opposition au gouvernement Lula, tels le PSOL (Parti du socialisme et de la libert&#233;) ou le PSTU (Parti socialiste des travailleurs unifi&#233;s), doivent mettre la &#171; course (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D&#233;but octobre se tiendront au Br&#233;sil des &#233;lections municipales. Le sociologue Ricardo Antunes, professeur &#224; Unicamp, s'est entretenu &#224; ce propos avec l'hebdomadaire &#171; Correio da Cidadania &#187; le 21 septembre 2008. L'entretien a &#233;t&#233; conduit par Gabriel Brito et Val&#233;ria Nader.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon Antunes, les partis qui m&#232;nent une v&#233;ritable opposition au gouvernement Lula, tels le PSOL (Parti du socialisme et de la libert&#233;) ou le PSTU (Parti socialiste des travailleurs unifi&#233;s), doivent mettre la &#171; course &#187; &#233;lectorale au second plan en donnant la priorit&#233; aux luttes populaires et sociales, ce qui leur permettrait d'acqu&#233;rir une base populaire plus coh&#233;rente et plus pr&#233;par&#233;e pour faire front aux partis dominants. Antunes souligne comme imp&#233;ratif qu'on n'accepte plus de traiter la question de la dette publique selon les modalit&#233;s actuelles. Sans cette pr&#233;misse et sans l'existence de conseils populaires qui puissent contr&#244;ler et discuter l'application des budgets des villes, la gestion municipale ne pourra pas correspondre aux besoins des couches les plus d&#233;favoris&#233;es et majoritaires de la grande conurbation de S&#227;o Paulo. (R&#233;d.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment appr&#233;hendez-vous la situation actuelle de la ville et de l'Etat de S&#227;o Paulo ? Quels sont les probl&#232;mes et les questions les plus urgents ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ricardo Antunes : La ville et l'Etat de S&#227;o Paulo repr&#233;sentent une photographie pr&#233;cise des contradictions du Br&#233;sil, une partie de l'histoire du r&#233;cent d&#233;veloppement urbain et capitaliste du pays avec toutes ses plaies et s&#233;quelles actuelles. Voil&#224; ce qu'est la ville de S&#227;o Paulo caract&#233;ris&#233;e par ses poches sans cesse plus grandes d'une population pr&#233;caris&#233;e vivant dans l'informalit&#233;, le ch&#244;mage et le sous-emploi. La n&#233;gligence de la gestion publique &#224; S&#227;o Paulo est compl&#232;te, avec l'abandon total de la sant&#233;, de la pr&#233;voyance sociale et de l'&#233;ducation publique et cela jusqu'aux domaines de la vie touchant aux loisirs, au sport, aux expressions artistiques, choses qui sont consid&#233;r&#233;es comme ne concernant en aucune mesure ces couches populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#227;o Paulo est une photographie de la trag&#233;die du capitalisme br&#233;silien, de notre insertion subalterne et destructive dans l'&#233;conomie mondialis&#233;e qui p&#233;nalise fondamentalement les masses laborieuses et les couches les plus paup&#233;ris&#233;es de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville, par cons&#233;quent, est le portrait du capitalisme dominant aujourd'hui. Dans ses sommets, le monde financiaris&#233;, brutalement enrichi et qui conna&#238;t actuellement une crise structurelle profonde. Dans ses tr&#233;fonds se trouvent les classes laborieuses durement paup&#233;ris&#233;es et vuln&#233;rables au sein desquelles, disons-le ainsi, se per&#231;oivent divers clivages. Une partie dispose d'un emploi plus stable, d'autres sont utilis&#233;s dans la sous-traitance et pr&#233;caris&#233;s et il y a ceux qui composent la masse des ch&#244;meurs et des sous-employ&#233;s. C'est un portrait du Br&#233;sil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est votre vision sur cette p&#233;riode pr&#233;&#233;lectorale dans l'Etat de S&#227;o Paulo ? La population ne vous para&#238;t-elle pas assez indiff&#233;rente ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Disons-le : tr&#232;s indiff&#233;rente. La population s'est rendu compte lors des derniers processus &#233;lectoraux au cours des derni&#232;res ann&#233;es que les &#233;lections deviennent une succession de batailles chaque fois plus r&#233;serv&#233;es aux politiciens traditionnels. Et les partis dans leur majorit&#233; sont devenus des partis de politiciens professionnels. C'est comme si les &#233;lections aujourd'hui &#233;taient le retour d'un candidat du pass&#233; qui a &#233;t&#233; discr&#233;dit&#233; et qui revient quatre ann&#233;es apr&#232;s ; ou d'un candidat qui &#233;tait dans le parti A et qui passe dans le parti B, puis qui revient au parti A, pour passer ensuite au parti C ; tout cela de fa&#231;on telle que la population a le sentiment que le processus &#233;lectoral se r&#233;sume &#224; une bataille entre les m&#234;mes politiciens. Et ce type de dispute aboutit &#224; ce qu'il est impossible de voir des diff&#233;rences fondamentales dans les propositions faites par les partis. D'autant plus que dans leur quasi-totalit&#233; &#8211; avec quelques petites exceptions honorables &#8211; ces propositions sont soumises &#224; la politique du donnant-donnant, politique des partis traditionnels. C'est comme si l'on se trouvait devant la situation suivante. La politique &#233;lectorale est domin&#233;e par les partis traditionnels qui &#224; leur tour configurent l'exercice de la politique traditionnelle. D&#232;s lors, comme r&#233;ponse &#224; cela, il y a un certain mouvement anti-politique bien qu'il ait une dimension double. D'un c&#244;t&#233;, il est anti-politique de la part d'amples couches de la population qui voit la politique comme un exercice d'&#233;change de faveurs. Il y a un autre p&#244;le qui est aussi anti-politique, mais de la part de groupes sociaux plus organis&#233;s qui bien que minoritaires refusent la lutte politique parce qu'ils ne veulent pas qu'elle soit confondue avec la lutte &#233;lectorale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela dit, l'exercice consiste &#224; d&#233;couvrir comment mettre en pratique une politique radicale qui serait l'unique forme de s'opposer &#224; ce marasme de politique &#233;lectorale ; et c'est une chose que les partis de gauche ont de grandes difficult&#233;s &#224; r&#233;aliser. Cela supposerait de d&#233;passer l'espace de la lutte &#233;lectorale parlementaire pour un espace de lutte extra-institutionnel, plus ancr&#233; dans l'organisation de la classe ouvri&#232;re, des mouvements populaires et des nombreuses couches qui composent le monde du travail, de telle fa&#231;on &#224; les organiser depuis la base, permettant de la sorte que puissent germer de nouvelles politiques marqu&#233;es du sceau d'une conception radicale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme les partis n'ont pas r&#233;ussi &#224; r&#233;aliser cela, on constate la domination de la politique traditionnelle. Un exemple pour que cela ne soit pas trop abstrait. Celui qui a r&#233;ussi &#224; &#234;tre le plus proche d'une politique alternative et radicale est le MST dans le sens o&#249; il a comme axe d'activit&#233; l'organisation des sans-terre, des couches paup&#233;ris&#233;es de la population des campagnes mais aussi des villes, qui ne poss&#232;dent plus de terre dans la campagne et pas de travail dans la ville et qui vivent dans la recherche d'autres formes de vie et de sociabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, le MST organise cette base populaire qui impulse un autre type de luttes politiques, avec un profil plus radical. C'est pour cette raison que je dis que MST est celui qui se rapproche le plus de la mise en &#339;uvre pratique des orientations indiqu&#233;es ci-dessus. Le PT depuis longtemps a abandonn&#233; cette perspective. Au cours des ann&#233;es 1980, il s'en est approch&#233; lorsqu'il impulsait des luttes sociales ; aujourd'hui, il s'est transform&#233; en ce Marx appelait &#171; un parti d'ordre &#187;, un parti qui fait toutes les concessions n&#233;cessaires pour se maintenir au pouvoir, comme n'importe quel parti bourgeois traditionnel. Il suffit de constater que le PT a dans ses rangs des figures qui dans un pass&#233; r&#233;cent &#233;taient compromises avec le pire de la droite br&#233;silienne. Ce qui se constate lorsque l'on analyse les secteurs qui soutiennent la candidature de Marta Suplicy &#224; la mairie de S&#227;o Paulo [elle a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; maire et attaqu&#233;e pour corruption].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PSOL et le PSTU cherchent &#224; d&#233;velopper une politique &#233;lectorale alternative, mais avec beaucoup de difficult&#233;s de divers ordres et dimensions. Naturellement, &#224; cause de la fragilit&#233; de leur densit&#233; sociale et populaire, ces organisations ne peuvent pas se pr&#233;senter &#224; la population avec une autre fa&#231;on de faire une politique radicale. D&#232;s lors, elles sont aussi consid&#233;r&#233;es comme pratiquant le m&#234;me type de politique, ce qui conduit &#224; ce que la population, &#224; la fin, regarde ces &#233;lections avec une froideur absolue. Cela va se d&#233;cider, disons-le, beaucoup en fonction des dysjonctions du lulisme. Qu'est-ce que cela signifie ? La population observe Lula, puis les alternatives en jeu (PSDB &#8211; Parti de la social-d&#233;mocratie br&#233;silienne &#8211; et les D&#233;mocrates &#8211; ex-PFL) et conclut que c'est de la farine tir&#233;e du m&#234;me sac. Mais, en m&#234;me temps, le gouvernement Lula a pratiqu&#233; un assitantialisme plus large que celui ultra-restrictif, s&#233;lectif et &#233;litiste du PSDB ou de l'ex-PFL qui s'appelle avec ironie aujourd'hui D&#233;mocrate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons que le gouvernement Lula a garanti la r&#233;mun&#233;ration des classes dominantes, des banquiers et du grand capital comme jamais dans l'histoire de ce pays. Lula lui-m&#234;me ne cesse de dire que les riches n'ont jamais gagn&#233; autant d'argent que sous son gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, nous voyons ceci : le lulisme r&#233;pond aux int&#233;r&#234;ts de ceux qui commandent et &#233;largit sa base par l'assistantialisme et donc sa marge de man&#339;uvre, parmi les couches les plus paup&#233;ris&#233;es ; d&#232;s lors, le lulisme, dans le froid &#233;lectoral, peut avoir un r&#233;sultat meilleur dans tout le pays. S&#227;o Paulo est une inconnue. Car si Marta Suplicy obtient plus de voix, ce que confirment les sondages, il est aussi &#233;vident que la division entre les deux candidats bourgeois, Geraldo Alckmin [ex-gouverneur de l'Etat de S&#227;o Paulo entre 2001 et 2006] et Gilberto Kassab [actuel maire de S&#227;o Paulo], dispara&#238;tra au second tour. Alckmin, Kassab et Maluf seront d'un c&#244;t&#233; au second tour, et Marta de l'autre, ce qui rend la situation plus difficile pour le PT, d'autant plus que le vote conservateur &#224; S&#227;o Paulo est fort. Et dans ce cas, il est r&#233;ellement difficile de savoir lequel de ces deux p&#244;les est le plus conservateur, car ils partagent beaucoup de ce visage conservateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans ce contexte, vous affirmez que, m&#234;me avec des difficult&#233;s, le PSOL et le PSTU d&#233;veloppent une politique &#233;lectorale alternative. Quelle est la diff&#233;rence entre le projet de ces partis et celui des autres, pour ce qui &#224; trait aux villes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet du PSOL et du PSTU, dans le front de gauche, est de pr&#233;senter un petit p&#244;le unifi&#233; qui, selon moi, ne peut avoir un sens que s'il est capable, en priorit&#233;, de faire la d&#233;monstration qu'il ne cherche pas &#224; &#234;tre un parti cherchant &#224; offrir des alternatives au sein du syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la gauche cherche &#224; se montrer mod&#233;r&#233;e afin de gagner des votes, elle va liquider son projet. Le r&#244;le &#233;lectoral de la gauche, dans la phase actuelle, serait d'avoir le courage de d&#233;noncer les plus graves probl&#232;mes de la ville et de l'&#233;tat, sans avoir comme pr&#233;occupation que cela pourrait lui faire perdre des voix. Au contraire, elle ne doit avoir aucune pr&#233;occupation &#233;lectorale ; par contre, elle doit &#234;tre pr&#233;occup&#233;e par l'utilisation du moment &#233;lectoral comme un moyen de conscientiser le plus de gens possible sur la trag&#233;die du pays et de la ville, et au-del&#224; sur la n&#233;cessit&#233; d'une alternative socialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent le PSOL se heurte &#224; ses propres limites. Cela, parce qu'une partie de ses membres ont &#233;t&#233; form&#233;s historiquement dans les rangs du PT. Disons-le de la sorte : il ne s'agit pas de commettre les m&#234;mes erreurs p&#233;tistes. Mais la question du PT ne peut pas &#234;tre envisag&#233;e sous l'angle d'un parti qui est n&#233; de mani&#232;re &#171; correct &#187; et qui, peu &#224; peu, s'est d&#233;form&#233;. Les d&#233;formations du PT sont plus profondes. Tr&#232;s t&#244;t, le PT s'est transform&#233; en un parti avant tout &#233;lectoraliste et parlementaire. Si le PSOL d&#233;veloppe son activit&#233; sur ce terrain, il cessera de donner la priorit&#233; &#224; ce qui est d&#233;cisif, c'est-&#224;-dire aux organisations populaires et sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une erreur que le PSOL, en partie, a d&#233;j&#224; faite. Au lieu de centrer ses forces &#8211; qui ne sont pas tr&#232;s grandes puisqu'il s'agit d'un petit parti &#8211; dans l'organisation des luttes sociales et populaires, il les d&#233;pense dans des campagnes &#233;lectorales. C'est le m&#234;me angle d'approche que le PT. Il n'est pas tr&#232;s utile d'&#234;tre tr&#232;s agressif dans la campagne &#233;lectorale [d&#233;nonciation du PT], parce que la population n'attribue pas une tr&#232;s grande cr&#233;dibilit&#233; &#224; cela. Nous devons construire une organisation populaire &#224; la base et s'appuyer sur cette organisation afin que la lutte politique et &#233;lectorale d&#233;veloppe quelques effets. Cette bataille &#233;lectorale, dans tous les cas, doit toujours &#234;tre secondaire, jamais prioritaire. Il serait important, d&#232;s lors, d'op&#233;rer un changement d'orientation sur ce terrain. Le PSOL, malheureusement &#8211; selon moi, et j'en suis membre &#8211;, depuis sa fondation a choisi beaucoup trop de cro&#238;tre dans le cadre &#233;lectoral (ce qui est quasi objectivement impossible). Et, &#224; partir de l&#224;, il n'a pas d&#233;velopp&#233; des ramifications au sein des forces sociales du monde du travail, dans les nouvelles couches de la classe ouvri&#232;re, de la classe ouvri&#232;re industrielle, rurale ou dans des secteurs qui se renforcent dans le pays, que ce soit le t&#233;l&#233;marketing, le commerce, les supermarch&#233;s, les travailleurs &#171; informels &#187; qui font de la livraison en moto, etc. Il ne s'est pas concentr&#233; sur la &#171; p&#233;riph&#233;rie &#187; o&#249; existe une population pauvre. Cette population se concentre, effectivement, dans ce que l'on appelle la p&#233;riph&#233;rie de S&#227;o Paulo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le PSOL concentre ses &#233;nergies, pas tr&#232;s importantes, dans le processus &#233;lectoral, le parti s'&#233;puise et obtient des r&#233;sultats tr&#232;s limit&#233;s, paralys&#233; qu'il est dans la lutte contre les g&#233;ants (les partis traditionnels) et perd la possibilit&#233; de se renforcer dans les syndicats, les fabriques, les r&#233;gions rurales, les quartiers ouvriers et la p&#233;riph&#233;rie. En un mot : dans les mouvements sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela constitue la limite la plus grande de la gauche qui se regroupe aujourd'hui &#224; S&#227;o Paulo, pour ce qui a trait au PSOL et au PSTU. Ils font les d&#233;nonciations n&#233;cessaires, mais l'orientation devrait &#234;tre un peu diff&#233;rente que celle choisie par la PSOL depuis sa fondation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette m&#233;thode que vous sugg&#233;rez appara&#238;t comme le seul moyen de faire qu'une candidature d'un autre type puisse se d&#233;velopper au milieu du monopole m&#233;diatique et face aux disparit&#233;s &#233;normes entre les partis au plan financier pour mener une campagne &#233;lectorale, sp&#233;cialement dans une ville comme S&#227;o Paulo ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est clair. Tout d'abord, il faut se construire une base populaire. Deuxi&#232;mement, ne pas faire des &#233;lections un tremplin &#233;lectoral pour des politiciens. Par exemple. Au lieu de pr&#233;senter des candidats qui ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; d&#233;put&#233;s, comme tous les partis le font pour se renforcer sur le plan des votes, nous devrions organiser la base des salari&#233;&#183;e&#183;s et, &#224; partir de cela, susciter la naissance de dirigeants politiques qui pourraient d&#233;velopper d'autres types d'activit&#233;s et qui seraient soutenus par cette base sociale ; c'est, d'une certaine fa&#231;on, ce qu'a fait le MST, raison pour laquelle je l'ai donn&#233;, auparavant, en exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la mesure o&#249; nous avons peu de base sociale organis&#233;e et politis&#233;e, dans la mesure o&#249; les partis ne d&#233;veloppent pas une tentative s&#233;rieuse d'&#233;laboration d'une politique radicale, il ne reste que la participation &#224; un processus &#233;lectoral avec un ton plus critique que celui des partis dominants. Cela ne touche pas la population, parce qu'elle n'attribue pas une cr&#233;dibilit&#233; &#224; de telles propositions et, surtout, ne voit pas comment ces propositions pourraient se concr&#233;tiser au plan &#233;lectoral. C'est un pi&#232;ge duquel il faut absolument sortir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un d&#233;fi pour la gauche : sortir du pi&#232;ge &#233;lectoral institutionnel. Cela ne signifie pas ne pas participer aux &#233;lections. Mais y participer avec un autre contenu, une autre densit&#233;, une autre substance, ce qui n'arrivera que sous l'effet d'une impulsion populaire, ce que nous ne poss&#233;dons pas encore. [&#8230;] (Traduction A l'Encontre)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(29 septembre 2008)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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