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		<title>AFRIQUE DES GRANDS LACS : Dans le tourbillon de la crise</title>
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		<dc:date>2008-12-18T04:24:37Z</dc:date>
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		<dc:creator>Alain Mathieu</dc:creator>



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&lt;p&gt;L'Afrique des Grands Lacs est d&#233;chir&#233;e depuis des ann&#233;es par des conflits arm&#233;s. Les rivalit&#233;s pour le contr&#244;le des richesses, notamment mini&#232;res, qui s'y trouvent en sont la principale cause. &lt;br class='autobr' /&gt; _____________________________________ &lt;br class='autobr' /&gt;
Tir&#233; de Rouge n&#176; 2278, 11/12/2008 &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis le g&#233;nocide des Tutsis au Rwanda1, en 1994, et la chute de Mobutu2, en 1997, la r&#233;gion africaine des Grands Lacs est profond&#233;ment d&#233;stabilis&#233;e par une succession de conflits arm&#233;s, accompagn&#233;s d'exactions et de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'Afrique des Grands Lacs est d&#233;chir&#233;e depuis des ann&#233;es par des conflits arm&#233;s. Les rivalit&#233;s pour le contr&#244;le des richesses, notamment mini&#232;res, qui s'y trouvent en sont la principale cause.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; de Rouge n&#176; 2278, 11/12/2008&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Depuis le g&#233;nocide des Tutsis au Rwanda1, en 1994, et la chute de Mobutu2, en 1997, la r&#233;gion africaine des Grands Lacs est profond&#233;ment d&#233;stabilis&#233;e par une succession de conflits arm&#233;s, accompagn&#233;s d'exactions et de d&#233;placements massifs de populations. La reprise des combats, en ao&#251;t dernier, par la r&#233;bellion du Congr&#232;s national pour la d&#233;fense du peuple (CNDP)3, dirig&#233;e par Laurent Nkunda, dans la province du Nord-Kivu, &#224; l'est de la R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo (RDC), co&#239;ncide avec l'&#233;clatement de la crise financi&#232;re mondiale et r&#233;v&#232;le la profonde r&#233;organisation en cours des alliances entre grandes et moyennes puissances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CNDP cherche &#224; contr&#244;ler une partie de la province du Nord-Kivu. Cela sert les int&#233;r&#234;ts du Rwanda qui, sans envoyer de troupes, souhaite voir se constituer, &#224; l'ouest de ses fronti&#232;res, une &#171; zone tampon &#187; repoussant les forces qui veulent le d&#233;stabiliser. Dix ann&#233;es de guerre ont profond&#233;ment modifi&#233; la r&#233;gion. Les groupes militaires des diff&#233;rents bords et les va-t-en-guerre de l'arm&#233;e congolaise ont pu financer leurs efforts de guerre en exploitant l'or, les diamants, le coltan (se retrouvant dans les compos&#233;s &#233;lectroniques) et la cassit&#233;rite, extraits par des milliers de petits &#171; creuseurs &#187;. Ces ressources transitent par le Rwanda, le Burundi ou l'Ouganda. Ces pays servent d'interm&#233;diaires avant la r&#233;exportation pour raffinage en Asie, puis la vente aux multinationales occidentales ou asiatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nouvelles alliances&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les liens entre les provinces orientales et le reste de la RDC se sont disloqu&#233;s. La d&#233;liquescence des routes et des moyens de transport avec la capitale, Kinshasa, a entra&#238;n&#233; les acteurs &#233;conomiques de la r&#233;gion du lac Kivu dans l'orbite de l'Afrique de l'Est, dont ils d&#233;pendent de plus en plus. La province du Nord-Kivu n'est pas la principale r&#233;gion mini&#232;re du Congo, mais elle est riche de nombreuses ressources (terres volcaniques fertiles, b&#233;tail, gaz naturel au lac Kivu, p&#233;trole au lac Albert, r&#233;serves hydrographiques). Les pays voisins (Ouganda, Burundi, Rwanda, Kenya, Tanzanie) ont fond&#233; la Communaut&#233; de l'Afrique de l'Est (EAC), visant &#224; une union douani&#232;re et &#224; une int&#233;gration &#233;conomique (transports, &#233;nergie, banques). Ces derni&#232;res ann&#233;es, avec la hausse des prix des mati&#232;res premi&#232;res et l'ouverture vers l'Asie, cette r&#233;gion a connu un taux de croissance variant entre 6 et 10 %, permettant un remboursement acc&#233;l&#233;r&#233; de sa dette aux cr&#233;anciers occidentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'offensive de la r&#233;bellion co&#239;ncide avec une s&#233;rie d'autres &#233;v&#233;nements. Le Rwanda a quitt&#233;, en 2007, la Communaut&#233; &#233;conomique des &#201;tats d'Afrique centrale (CEEAC). Ce regroupement, envisag&#233; apr&#232;s la chute de Mobutu pour toute l'Afrique centrale (du Congo &#224; l'Angola et l'Ouganda) a &#233;chou&#233; devant trop d'int&#233;r&#234;ts contradictoires. Le Rwanda, qui a rejoint l'EAC en 2008, a abandonn&#233; la langue fran&#231;aise comme deuxi&#232;me langue officielle (&#224; c&#244;t&#233; du kinyarwanda) au profit de l'anglais, et il souhaite adh&#233;rer au Commonwealth. Tony Blair a effectu&#233;, en 2007 et 2008, des missions aupr&#232;s du pr&#233;sident rwandais, Paul Kagame, sur les questions de d&#233;veloppement &#233;conomique. En m&#234;me temps, le Rwanda b&#233;n&#233;ficie de l'aide et de la compr&#233;hension de l'administration am&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre, une r&#233;union interparlementaire des cinq pays de l'EAC, &#224; Kigali, la capitale du Rwanda, a rejet&#233;, dans un premier temps, les accords de partenariat &#233;conomique propos&#233;s par l'Union europ&#233;enne, qualifi&#233;s de &#171; n&#233;gociations commerciales manipul&#233;es visant l'exploitation, le rapatriement des capitaux et une autre forme de n&#233;ocolonialisme &#187;, avant de les ren&#233;gocier. Ils ont appel&#233; &#224; &#171; intensifier la coop&#233;ration &#233;conomique Sud-Sud, plus avantageuse qu'avec l'Occident &#187;, et &#224; &#171; la cr&#233;ation de liens &#233;conomiques plus pouss&#233;s avec les pays &#233;mergents comme la Chine, l'Inde et le Br&#233;sil &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; du gouvernement de Kinshasa, le &#171; boom &#187; des prix des mati&#232;res premi&#232;res extraites des grandes r&#233;gions mini&#232;res du Katanga et du Kasa&#239;, a dop&#233; les revenus de la RDC. L&#224; aussi, de nouveaux acteurs ont pris place dans le carrousel minier, notamment les Chinois, qui jouent un r&#244;le d&#233;cisif, inqui&#233;tant le FMI et les puissances occidentales. L'entreprise G&#233;camines &#224; Kolwezi, dans la r&#233;gion du Katanga, fleuron de la colonisation, contr&#244;l&#233;e par des int&#233;r&#234;ts belges, est pass&#233;e dans le giron chinois fin 2007. 10 millions de tonnes de cuivre ont &#233;t&#233; &#233;chang&#233;s contre la construction d'infrastructures par les entreprises chinoises (routes, h&#244;pitaux, logements). Dans toute l'Afrique, ce type de contrats avec la Chine, concurren&#231;ant les Occidentaux, pullule : pr&#234;ts &#224; taux z&#233;ro en &#233;change de l'acc&#232;s aux mati&#232;res premi&#232;res, ouverture aux produits chinois. Certains, notamment l'Afrique du Sud, commencent &#224; alerter le continent sur cette autre forme de d&#233;pendance qui ne permet ni industrialisation, ni transfert de technologies, et qui freine les productions locales d&#233;pass&#233;es par l'avalanche de produits chinois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cette conjoncture favorable, le pays ne s'est pas d&#233;velopp&#233;. Le pr&#233;sident de la RDC, Joseph Kabila, &#233;lu en 2006, n'a form&#233; son gouvernement qu'&#224; l'automne 2008. Les contrats pass&#233;s restent opaques et leur r&#233;vision, cens&#233;e augmenter les revenus de l'&#201;tat, n'est toujours pas achev&#233;e. La corruption, notamment des officiers de l'arm&#233;e, est end&#233;mique et la col&#232;re populaire gronde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;N&#233;ocolonialisme en crise&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise &#233;conomique mondiale, entra&#238;nant une chute drastique des prix des produits miniers (cuivre, cobalt, diamant), bouleverse aujourd'hui la donne et ram&#232;ne les pr&#233;visions de croissance de 12 % &#224; 5 %. Le gouvernement, &#224; la recherche de ressources, taxe de plus en plus les entreprises, au point que le syndicat patronal s'indigne. Depuis octobre, une quarantaine d'usines de retraitement sont &#224; l'arr&#234;t, des mines ferment et des syndicalistes, r&#233;clamant le salaire minimum national, sont mis en prison. M&#234;me le contrat chinois de 9 milliards de dollars bat de l'aile, car les prix du cuivre n&#233;goci&#233;s lors de sa signature ne sont plus les m&#234;mes. C'est dans ce contexte que le gouvernement craint de perdre le contr&#244;le du Nord-Kivu, son arm&#233;e d&#233;liquescente fuyant ou pillant plut&#244;t que de combattre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Menace de guerre r&#233;gionale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette crise r&#233;v&#232;le ainsi que les puissances occidentales, face &#224; de nouvelles concurrences, ne peuvent pas aussi facilement qu'auparavant manipuler les r&#233;gimes africains dans le nouveau d&#233;s&#233;quilibre du monde. Les &#201;tats africains trouvent d'autres opportunit&#233;s de coop&#233;ration &#233;conomique, avec des pays &#233;mergents, en Asie et en Am&#233;rique latine, qui les contraignent moins &#224; accepter les conditions des anciennes puissances coloniales et du FMI. Les &#201;tats-Unis n'ont pas r&#233;ussi &#224; trouver un seul pays africain acceptant d'h&#233;berger une base militaire pour leur commandement r&#233;gional. Si les &#201;tats-Unis peuvent soutenir la constitution d'un p&#244;le de d&#233;veloppement &#233;conomique en Afrique de l'Est, face &#224; l'influence chinoise grandissante, ils doivent aussi m&#233;nager l'Angola et les pays du golfe de Guin&#233;e, d'o&#249; proviennent d&#233;sormais 20 % de leur p&#233;trole. La France soutient les r&#233;gimes congolais et angolais, mais elle ne peut se r&#233;soudre &#224; &#234;tre hors-jeu en Afrique de l'Est, et elle cherche &#224; r&#233;tablir des relations diplomatiques avec le Rwanda, malgr&#233; la forte opposition du lobby des militaires et hommes politiques fran&#231;ais accus&#233;s de complicit&#233; avec les g&#233;nocidaires. La tension est &#224; son comble, des milliers de manifestants ont d&#233;fil&#233; &#224; Kigali contre l'arrestation en Allemagne de Rose Kabuye, chef du protocole de Kagame, dans le cadre de l'instruction &#224; charge du juge Brugui&#232;re contre le pr&#233;sident rwandais (lire Rouge N&#176; 2276). En refusant d'&#233;lucider et de reconna&#238;tre ses responsabilit&#233;s pass&#233;es, le harc&#232;lement judiciaire fran&#231;ais alimente le conflit sur le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces bouleversements ont des cons&#233;quences dramatiques pour des populations victimes des conflits arm&#233;s. Une nouvelle guerre r&#233;gionale menace. La mission de l'ONU (Monuc), ballott&#233;e entre les protagonistes, est impuissante. La France, comme d'habitude, a propos&#233; l'envoi de troupes europ&#233;ennes et fran&#231;aises au Nord-Kivu, ce que ses partenaires europ&#233;ens ont refus&#233;, arguant du passif de l'arm&#233;e fran&#231;aise dans la r&#233;gion. Les Britanniques se sont port&#233;s candidats, mais la France y a oppos&#233; un veto &#224; son tour. Sarkozy a r&#233;affirm&#233; son soutien au r&#233;gime de Joseph Kabila et se dit favorable &#224; l'entr&#233;e en jeu de l'arm&#233;e angolaise, ce qui provoquerait l'intervention en cha&#238;ne d'autres &#201;tats de la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ceux qui veulent d&#233;fendre, en France, une perspective de solidarit&#233; internationale doivent faire entendre leur voix sur plusieurs terrains : retrait de toutes les troupes &#233;trang&#232;res et fermeture des bases militaires fran&#231;aises en Afrique ; v&#233;rit&#233; sur l'implication fran&#231;aise dans le soutien au r&#233;gime g&#233;nocidaire du Rwanda ; soutien aux mouvements syndicaux, organisations paysannes, associations civiles dans la r&#233;gion, aux solutions politiques n&#233;goci&#233;es respectant les droits des peuples et mettant fin aux exactions multiples ; vigilance contre toutes les manipulations m&#233;diatiques reprenant des clich&#233;s &#171; ethnistes &#187; et opposant entre elles les populations plut&#244;t que de les unir dans la r&#233;sistance &#224; la crise du capitalisme mondialis&#233;. &#9632;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;gion du Kivu &#233;cartel&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s 1994, les m&#233;tastases du g&#233;nocide au Rwanda se sont &#233;tendues au-del&#224; de ses fronti&#232;res. Les dizaines de milliers de militaires et de miliciens r&#233;fugi&#233;s en R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo (RDC), gr&#226;ce &#224; l'op&#233;ration Turquoise de l'arm&#233;e fran&#231;aise, ont essaim&#233; dans la r&#233;gion, exportant leur id&#233;ologie de violence interethnique, servant d'auxiliaires dans de nombreux combats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une premi&#232;re guerre r&#233;gionale, impliquant une dizaine d'&#201;tats, a enflamm&#233; la r&#233;gion, entre 1997 et 2002. Apr&#232;s le retrait des troupes &#233;trang&#232;res, en 2002, et le retour au Rwanda de nombreux combattants, aucune des questions politiques cl&#233;s du pays n'a &#233;t&#233; r&#233;solue par le gouvernement de Joseph Kabila, min&#233; par la corruption, l'inefficacit&#233; &#233;conomique, la d&#233;gradation des services et des infrastructures. Diff&#233;rents accords de paix et de r&#233;organisation de l'arm&#233;e congolaise ont &#233;chou&#233; &#224; d&#233;sarmer les forces du FDLR4 et &#224; assurer un statut et une protection aux populations rwandophones de la RDC. Le blocage total d'une solution n&#233;goci&#233;e r&#233;gionale et l'incapacit&#233; de l'&#201;tat congolais &#224; r&#233;soudre les questions de l'est du pays ont laiss&#233; le champ libre aux multiples groupes arm&#233;s qui martyrisent les populations du Kivu. &#9632;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain Mathieu&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. D'avril &#224; juillet 1994, au Rwanda, un g&#233;nocide, planifi&#233; par le pouvoir, a fait plus de 800 000 victimes tutsies et conduit au massacre de l'opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. &#192; partir d'une r&#233;volte arm&#233;e dans les provinces orientales du Kivu, en octobre 1996, Laurent-D&#233;sir&#233; Kabila, soutenu par une demi-douzaine de pays de la r&#233;gion, marche sur Kinshasa, la capitale du Za&#239;re, obligeant le dictateur Mobutu, ancien prot&#233;g&#233; des puissances occidentales, &#224; fuir le pays, le 16 mai 1997. La R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo (RDC) est proclam&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Le CNDP s'est form&#233; &#224; partir des populations et des militaires rwandophones de la RDC (les Banyamulengue et les Banyarwandais). Il est soutenu par le Rwanda et s'oppose aux Forces d&#233;mocratiques de lib&#233;ration du Rwanda (FDLR), et aux milices ma&#239;-ma&#239;, dans un combat qui vise aussi le cont&#244;le des terres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Les Forces d&#233;mocratiques de lib&#233;ration du Rwanda (FDLR) ont &#233;t&#233; form&#233;es avec ce qui restait des miliciens et militaires qui organis&#232;rent le g&#233;nocide des Tutsis, au Rwanda, en 1994. Elles cherchent &#224; s'appuyer sur les populations rwandophones hutues de la RDC et appellent ouvertement au renversement du r&#233;gime rwandais. Elles combattent souvent aux c&#244;t&#233;s de l'arm&#233;e congolaise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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