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		<title>Unir le mouvement ouvrier et le mouvement pour le climat </title>
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		<dc:date>2008-12-22T04:56:39Z</dc:date>
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		<dc:creator>Lars Henriksson</dc:creator>



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&lt;p&gt;Lars Henriksson est ouvrier &#224; l'usine d'assemblage &#171; Volvo Cars &#187; &#224; G&#246;teborg et membre du Socialistiska Partiet, section su&#233;doise de la IVe Internationale &lt;br class='autobr' /&gt; L'industrie automobile est le secteur qui conna&#238;t actuellement le plus dur contre-coup de la crise financi&#232;re et &#233;conomique ; le cataclysme peut se comparer &#224; celui travers&#233; par l'industrie sid&#233;rurgique et charbonni&#232;re dans les ann&#233;es '70-'80, avec des dizaines et des dizaines de milliers d'emplois supprim&#233;s en Europe et dans le monde. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lars Henriksson est ouvrier &#224; l'usine d'assemblage &#171; Volvo Cars &#187; &#224; G&#246;teborg et membre du Socialistiska Partiet, section su&#233;doise de la IVe Internationale&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'industrie automobile est le secteur qui conna&#238;t actuellement le plus dur contre-coup de la crise financi&#232;re et &#233;conomique ; le cataclysme peut se comparer &#224; celui travers&#233; par l'industrie sid&#233;rurgique et charbonni&#232;re dans les ann&#233;es '70-'80, avec des dizaines et des dizaines de milliers d'emplois supprim&#233;s en Europe et dans le monde. Ce tsunami social d&#251; &#224; une crise de surproduction structurelle se combine avec une acc&#233;l&#233;ration du changement climatique dont les transports automobiles contribuent fortement. La solution capitaliste est simple : appel &#224; l'aide de l'Etat pour obtenir des subsides publics, baisse brutale de la production et licenciements massifs. Va-t-on permettre que les Etats offrent des milliards d'euros d'aide au patronat pour qu'il licencie quand m&#234;me et maintienne une production nuisible pour le climat ? Il faut au contraire saisir cette crise pour exiger la mise sous contr&#244;le publique de l'industrie automobile et sa reconversion imm&#233;diate pour une autre production, &#233;cologiquement utile (trams, wagons, bus, trains, mat&#233;riaux isolants) avec maintien de tous les emplois et des salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'argent existe, les capacit&#233;s techniques existent pour cela, les travailleurs de l'automobile sont hautement qualifi&#233;s et seront certainement motiv&#233;s &#224; garder leur emploi et produire des choses utiles pour la soci&#233;t&#233;. La seule chose qui manque, c'est la volont&#233; et le courage politique. Une solution ouvri&#232;re et &#233;cologique est donc possible pour &#224; la fois sauver le climat et les emplois, ce que d&#233;montre dans les textes suivants notre camarade su&#233;dois Lars Henriksson, qui a pris l'initiative de mener une campagne sur ce th&#232;me dans son entreprise Volvo. Un exemple &#224; reproduire dans toute l'industrie automobile europ&#233;enne !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Unir le mouvement ouvrier et le mouvement pour le climat &lt;br class='autobr' /&gt;
En juin dernier &#171; Volvo Cars &#187; (qui fait partie de la Ford Motor Corporation depuis 1999), annonce le licenciement de 1200 travailleurs en Su&#232;de, dont 600 &#224; l'usine de Torslanda, &#224; cause de la baisse des ventes. En septembre, la compagnie annonce devoir licencier encore au moins 900 autres travailleurs &#224; Torslanda. Face &#224; la crise du secteur automobile, j'ai d&#233;cid&#233; de lancer une initiative qui pourrait unir les mouvements ouvrier et ceux pour le climat en d&#233;fandant l'id&#233;e que la meilleure fa&#231;on de sauver nos emplois pourrait &#234;tre de cesser de produire des voitures nuisibles pour le climat - qui d'ailleurs ne se vendent m&#234;me plus - afin de reconvertir les entreprises automobiles pour une production soutenable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier texte est un article &#233;crit pour la revue &#171; Kvasten &#187; (&#171; Le Balai &#187;), repris sous forme de tract pour les ouvriers de l'usine d'assemblage final de &#171; Volvo Cars &#187; &#224; G&#246;teborg. Le second texte est un tract que j'ai &#233;crit pour la &#171; Climate Action &#187;, &#233;galement distribu&#233; &#224; l'usine Volvo et dans la ville de G&#246;teborg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article dans &#171; Kvasten &#187; (Le Balai) :&lt;br class='autobr' /&gt;
Les r&#233;ductions d'effectifs dans l'entreprise r&#233;cemment annonc&#233;es, avec 900 travailleurs concern&#233;s en plus des licenciements annonc&#233;s auparavant, ont provoqu&#233; un profond sentiment d'abattement dans l'usine. Peu de choses sont aussi d&#233;primantes que de ne rien pouvoir faire dans une telle situation. La principale question qui se pose est donc la suivante : y a-t-il quelque chose que nous puissions faire, au-del&#224; de la simple esp&#233;rance passive d'une issue plus favorable ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En principe il y a deux mani&#232;res de r&#233;agir. Dans la premi&#232;re ; on ne fait rien, on laisse la direction agir comme elle l'entend tout en croisant les doigts dans l'espoir que cette situation ne nous affectera pas personnellement. Quand on pense &#224; la fa&#231;on dont les patrons ont g&#233;r&#233;s l'entreprise jusqu'&#224; pr&#233;sent et comment la situation mondiale se d&#233;grade avec les crises bancaires, le r&#233;chauffement climatique et la r&#233;cession &#233;conomique g&#233;n&#233;ralis&#233;e, cette attitude n'est probablement pas une tr&#232;s bonne id&#233;e. Aucun de nous ne va pouvoir y &#233;chapper, ni ceux qui seront licenci&#233;s, ni ceux qui pensent qu'ils ne le seront pas, du moins cette fois-ci ! Que pouvons nous donc faire ? Le probl&#232;me est tr&#232;s vaste et les solutions loin d'&#234;tre &#233;videntes, mais renoncer et se r&#233;signer est toujours la pire des r&#233;ponses. Nous devrions au moins commencer &#224; discuter de notre avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une premi&#232;re chose raisonnable serait de r&#233;duire le temps de travail sans r&#233;duction de salaire. C'est de la folie pure que certains doivent travailler de plus en plus durement et longtemps pendant que d'autres sont maintenus dans au ch&#244;mage. Au lieu de consacrer des sommes importantes en allocations de ch&#244;mage, l'argent pourrait &#234;tre utilis&#233; pour pr&#233;server et cr&#233;er des emplois pour tous, avec moins d'heures par personne. Les grands salaires des patrons pourraient &#233;galement facilement &#234;tre dimininu&#233;s sans mettre &#224; mal la &#171; comp&#233;titivit&#233; &#187; des entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mesures ne pourront pas se faire en un tour de main, elles exigent des choix politiques, mais nous devons bien commencer quelque part. Le grand avantage, c'est que d&#232;s que ces d&#233;cisions sont prises, elles sont imm&#233;diatement applicables. Travailler moins d'heures ne demande pas de grands bouleversements et aurai certainement des effets positifs, avec moins de cong&#233;s maladies li&#233;s au stress ou d'accidents de travail li&#233;s &#224; la fatigue. Ce n'est pas non plus une demande surr&#233;aliste. Les syndicats su&#233;dois se sont battus &#8211; et se sont renforc&#233;s - pendant longtemps pour la r&#233;duction du temps de travail, tout comme de nombreux syndicats en Europe, et ils sont parfois parvenus &#224; imposer des diminution d'heures de travail sans perte de revenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre question, beaucoup plus vaste, concerne la viabilit&#233; et l'utilit&#233; de continuer &#224; produire &#224; long terme des automobiles. Avec de moins en moins de p&#233;trole et des probl&#232;mes climatiques sans cesse grandissants, il n'est tout bonnement pas soutenable de fabriquer des voitures et cela deviendra totalement absurde de le faire dans un future tr&#232;s proche, peu importe leur qualit&#233;, prix ou leur &#171; meilleur &#187; respect de l'environnement en termes d'impact &#233;cologique. Ceci n'est pas sp&#233;cialement une question dont la solution serait facile et rapide. Mais si nous ne faisons rien face &#224; cela et esp&#233;rons simplement que d'autres s'en chargent, il y a beaucoup de chances que nous nous retrouvions bient&#244;t tous sans emploi. Transformer la production automobile peut para&#238;tre une t&#226;che impossible pour nous qui travaillons au plus bas niveaux de l'entreprise. Mais la v&#233;rit&#233; est plut&#244;t que nous sommes les seuls qui pouvons le faire ! Aucune aide ou solution ne peut &#234;tre attendue de la part des patrons. Leur &#171; loyaut&#233; &#187; envers l'entreprise ou l'usine ne s'&#233;tand pas plus loin que la r&#233;munation qui leur est offerte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui peut nous donner un peu d'espoir est que nous avons une organisation, notre syndicat - m&#234;me si beaucoup d'entre nous se demandent o&#249; il est ces jours-ci. C'est notamment pour ce genre de questions d'ampleur que nous avons besoin de nos syndicats. Maintenant que nous nous trouvons face &#224; des menaces s&#233;rieuses pour notre avenir, c'est le devoir des syndicats d'agir. Pas seulement en suppliant le gouvernement d'octroyer plus de subsides &#224; une production qui est en train de s'&#233;crouler. Mais plut&#244;t pour lancer un d&#233;bat avec des chercheurs en transport et d'autres afin d'&#233;laborer des solutions alternatives &#224; la production de voitures, qui deviennent de plus en plus un luxe pour les riches et les puissants de ce monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cela, nous ne pouvons compter sur personne d'autres pour initier un tel travail. Et ce d&#233;bat devra imp&#233;rativement nous inclure, nous les travailleurs de l'automobile. S'il reste seulement dans les mains des dirigeants et permanents syndicats, on ne verra pas beaucoup d'actions et de mobilisation pour le soutenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a certainement beaucoup d'id&#233;es et de suggestions qui pourraient surgir parmi nous. Mais pour les susciter et les faire &#233;merger, le syndicat doit recommencer &#224; fonctionner comme un syndicat. D'une part pour informer sur la situation r&#233;elle, mais surtout pour &#233;couter et lancer une discussion sur ce que nous devrions faire. Il devrait exiger que nous recevions une heure de plus sur temps de midi afin d'organiser des assembl&#233;es des travailleurs dans les cantines et les magasins de l'entreprise - ce qui ne devrait pas &#234;tre trop difficile &#233;tant donn&#233; que l'usine reste inactive pendant plusieurs jours par semaine. Si la d&#233;l&#233;gation de l'entreprise ne veux pas le faire, les d&#233;l&#233;gu&#233;s des diff&#233;rents ateliers et secteurs le peuvent - les 10.000 travailleurs de l'usine Volvo sont divis&#233;s entre plusieurs ateliers et secteurs, chacun avec son propre d&#233;l&#233;gu&#233;. Nous pouvons organiser une assembl&#233;e pendant les pauses dans les diff&#233;rents d&#233;partements et demander que nos repr&#233;sentants syndicaux s'y joignent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, c'est du s&#233;rieux. Nous ne pouvons plus rester assis et attendre notre condamnation &#224; mort !&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Tract de l'Action Climat : &#171; Sauver les emplois ! Sauver la plan&#232;te ! &#187;Les annonces de &#171; r&#233;duction des co&#251;ts du travail &#187; et de licenciements se sont suivis les unes apr&#232;s les autres durant tout l'automne. La crise de Volvo Cars est probablement la plus profonde jamais vue et Volvo Tucks annonce elle aussi des coupes sombres. Les cons&#233;quences ont d&#233;j&#224; commenc&#233;s &#224; se faire ressentir et infligeront un coup dur &#224; tous les Su&#233;dois de l'ouest du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surproduction et crise sont aujourd'hui la r&#232;gle dans l'industrie automobile et ont &#233;t&#233; intensifi&#233;s par la crise financi&#232;re. Mais derri&#232;re la r&#233;cession actuelle, d'autres probl&#232;mes concernant le produit lui-m&#234;me s'amplifient : le p&#233;trole est en train de s'&#233;puiser et il devient de plus en plus &#233;vident que le climat de la plan&#232;te ne peut &#234;tre sauvegard&#233; si on accro&#238;t sans cesse le transport routier des gens et des marchandises. Construire toujours plus de voitures devient tout bonnement une folie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ces &#233;normes probl&#232;mes, il est facile laisser tomber les bras avec fatalit&#233;. Mais nous pourrions plut&#244;t penser dans l'autre sens : si il n'est ni soutenable ni profitable de continuer &#224; produire des voitures, nous avons au contraire une superbe opportunit&#233; pour convertir la production automobile en quelque chose d'autre, pour faire des produits qui sont utiles &#224; la soci&#233;t&#233; et durables &#224; long terme. Et qui cr&#233;ent de l'emploi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;manteler l'industrie en jetant les travailleurs au ch&#244;mage est peut-&#234;tre bien une solution pour les patrons et les actionnaires, mais certainement pas pour les employ&#233;s et certainement pas pour la soci&#233;t&#233; en g&#233;n&#233;ral. Au contraire, les connaissances techniques et la ma&#238;trise qui existent &#224; tous les niveaux de l'entreprise parmi les travailleurs pourraient &#234;tres mises au service d'une production qui ne menace pas notre notre survie sur le long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne se produira pas tout seul et demandera au contraire que tous ceux d'entre nous qui d&#233;pendent de diff&#233;rentes mani&#232;res de l'industrie automobile nous nous engagions et agissions dans ce sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lars Henriksson est ouvrier &#224; l'usine d'assemblage &#171; Volvo Cars &#187; &#224; G&#246;teborg et membre du Socialistiska Partiet, section su&#233;doise de la IVe Internationale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction fran&#231;aise pour le site &lt;a href=&#034;http://www.lcr-lagauche.be&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.lcr-lagauche.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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