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		<title>GR&#200;CE : Pour comprendre le soul&#232;vement</title>
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		<dc:creator>Giorgos Velegrakis</dc:creator>


		<dc:subject>International</dc:subject>

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&lt;p&gt;Alors que le gouvernement n'offre d'autre perspective que la r&#233;pression des manifestations, la situation grecque continue d'&#234;tre explosive. &lt;br class='autobr' /&gt; _____________________________ &lt;br class='autobr' /&gt;
tir&#233; de Rouge n&#176; 2280, 25/12/2008 &lt;br class='autobr' /&gt; Samedi 6 d&#233;cembre, un &#233;l&#232;ve de 15 ans, Alexis Grigoropoulos, est assassin&#233; au centre d'Ath&#232;nes par un policier. Cet &#233;v&#233;nement est le pr&#233;texte de l'&#233;clatement de la r&#233;volte des jeunes &#224; travers toute la Gr&#232;ce. Au d&#233;but, cette r&#233;volte concerne essentiellement les jeunes mais, quinze (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que le gouvernement n'offre d'autre perspective que la r&#233;pression des manifestations, la situation grecque continue d'&#234;tre explosive.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;tir&#233; de Rouge n&#176; 2280, 25/12/2008&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Samedi 6 d&#233;cembre, un &#233;l&#232;ve de 15 ans, Alexis Grigoropoulos, est assassin&#233; au centre d'Ath&#232;nes par un policier. Cet &#233;v&#233;nement est le pr&#233;texte de l'&#233;clatement de la r&#233;volte des jeunes &#224; travers toute la Gr&#232;ce. Au d&#233;but, cette r&#233;volte concerne essentiellement les jeunes mais, quinze jours apr&#232;s, elle s'est transform&#233;e en v&#233;ritable r&#233;volte sociale. Ces &#233;v&#233;nements ont conduit non seulement &#224; une crise g&#233;n&#233;ralis&#233;e de la politique n&#233;olib&#233;rale du gouvernement, mais aussi &#224; une contestation d'une ampleur sans pr&#233;c&#233;dent du syst&#232;me politique et des institutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers jours, la rage du peuple s'est exprim&#233;e par des occupations d'&#233;coles et d'universit&#233;s, des manifestations de dizaines de milliers de personnes dans toutes les grandes villes grecques, des attaques de commissariats de police et des conflits violents avec la police. Aujourd'hui, la r&#233;volte englobe &#233;galement une partie des travailleurs, qui occupent des mairies, des administrations locales, et m&#234;me le b&#226;timent de la f&#233;d&#233;ration unique des travailleurs du priv&#233; (Gsee, &#224; majorit&#233; social-d&#233;mocrate), exigeant la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. Les slogans ne portent plus uniquement sur la r&#233;pression polici&#232;re et l'assassinat du jeune &#233;l&#232;ve : ils sont porteurs d'un message politique contre le ch&#244;mage, la pr&#233;carit&#233; et la crise &#233;conomique. Enfin, la majorit&#233; du peuple grec exige la d&#233;mission du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes, qui ont pour arme la rage contre le syst&#232;me et la d&#233;sob&#233;issance face au pouvoir, se sont attaqu&#233;s aux symboles de l'&#201;tat et de la richesse, s'insurgeant contre un syst&#232;me qui ne leur garantit rien et leur vole la vie. Avec eux, le prol&#233;tariat, qui survit tant bien que mal. Mais aussi les immigr&#233;s, les Tziganes, les SDF, et tous ceux qui n'avaient pas de raison d'h&#233;siter &#224; br&#251;ler et &#224; casser, tous ceux qui sont toujours exclus et vivent dans des conditions d&#233;plorables. Enfin, les jeunes pr&#233;caires et les jeunes ch&#244;meurs participent activement aux &#233;v&#233;nements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement a essay&#233; de garantir sa propre survie et de former une opinion publique favorable &#224; l'ordre et &#224; la loi. Il a tent&#233; de mettre en avant le conservatisme afin de pouvoir isoler et r&#233;primer la r&#233;volte. Pour ce faire, le Premier ministre, Costas Caramanlis, a imit&#233; de Gaulle lors de la r&#233;volte de Mai 68 (appel &#224; la nation) et Sarkozy lors de la r&#233;volte des jeunes de banlieues (r&#233;pression et &#171; d&#233;termination &#187;). Malgr&#233; ses efforts, il a compl&#232;tement &#233;chou&#233; &#224; garantir la constitution d'un bloc h&#233;g&#233;monique charg&#233; du &#171; retour &#224; la normale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parti communiste grec n'a pas eu de probl&#232;me pour se mettre du c&#244;t&#233; du gouvernement, en adoptant un discours antiviolences et en manifestant s&#233;par&#233;ment. Syriza (coalition de la gauche radicale) a parl&#233; d'un ph&#233;nom&#232;ne social et d'une rage justifi&#233;e, et elle a mis l'accent sur les probl&#232;mes rencontr&#233;s par la jeunesse grecque. Ainsi, Syriza ne s'est pas soumise &#224; une fausse logique de coh&#233;sion sociale, et elle a montr&#233; sa pr&#233;sence dans la rue. La gauche extraparlementaire et la mouvance anarchiste ont r&#233;ussi &#224; se rapprocher les unes des autres, et &#224; donner une suite au mouvement. La question est de savoir dans quelle mesure la gauche d&#233;passera ses divergences dans la lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personne n'est capable de pr&#233;voir l'avenir de cette r&#233;volte. Ce qui est s&#251;r, c'est que rien ne sera comme avant. Ce mouvement est une &#171; r&#233;p&#233;tition g&#233;n&#233;rale &#187; pour les r&#233;voltes &#224; venir. Elle r&#233;v&#232;le la crise profonde du syst&#232;me capitaliste international. Il ne faut faire aucune concession pour un &#171; retour &#224; la normale &#187;. Cette r&#233;volte doit devenir un danger pour le syst&#232;me et une opportunit&#233; pour les mouvements sociaux et la gauche. Il faut lutter pour que cette &#233;bullition sociale se transforme en crise de l'id&#233;ologie et des politiques n&#233;olib&#233;rales, mais aussi en une crise radicale du syst&#232;me politique et de ses institutions. &#9632;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'Ath&#232;nes, Giorgos Velegrakis&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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