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		<title>Le NPA, structurellement unitaire et anticapitaliste...</title>
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		<dc:date>2009-07-02T03:35:24Z</dc:date>
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		<dc:creator>Fr&#233;d&#233;ric Borras, Raoul Marc JENNAR </dc:creator>



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&lt;p&gt;30 juin 2009 Tir&#233; de l'hebdo du NPA '' Tout est &#224; nous'' &lt;br class='autobr' /&gt; Alors que Sarkozy et son gouvernement annoncent de nouvelles attaques, il est imp&#233;ratif d'amorcer la riposte politique et sociale &lt;br class='autobr' /&gt;
De gr&#226;ces en disgr&#226;ces courtisanes, le jeu des chaises musicales organis&#233; par Sarkozy II s'est achev&#233; par la constitution d'une &#233;quipe de choc, d&#233;termin&#233;e &#224; faire payer la crise aux travailleurs. Ouvrir la voie au travail du dimanche, &#171; externaliser &#187; la longue maladie vers un r&#233;gime d'assurances, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;30 juin 2009&lt;br class='autobr' /&gt;
Tir&#233; de l'hebdo du NPA '' Tout est &#224; nous''&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Alors que Sarkozy et son gouvernement annoncent de nouvelles attaques, il est imp&#233;ratif d'amorcer la riposte politique et sociale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De gr&#226;ces en disgr&#226;ces courtisanes, le jeu des chaises musicales organis&#233; par Sarkozy II s'est achev&#233; par la constitution d'une &#233;quipe de choc, d&#233;termin&#233;e &#224; faire payer la crise aux travailleurs. Ouvrir la voie au travail du dimanche, &#171; externaliser &#187; la longue maladie vers un r&#233;gime d'assurances, d&#233;graisser en masse dans la fonction publique, renforcer l'arsenal r&#233;pressif, les ministres r&#233;actionnaires ont de quoi nous pr&#233;parer un &#233;t&#233; meurtrier pour les acquis sociaux et les libert&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face un telle machine de guerre, la seule r&#233;ponse possible, c'est la mobilisation g&#233;n&#233;rale des salari&#233;s et de la population. Gr&#232;ves, manifestations, marches nationales, p&#233;titions, occupations, protestations de toutes sortes en sont les passages oblig&#233;s. Aucune force politique ou syndicale ne peut, &#224; elle seule, d&#233;cr&#233;ter la g&#233;n&#233;ralisation des mobilisations. Il faut une rencontre de tous les partis, syndicats et associations de gauche (1), pour examiner la situation et proposer rapidement un plan de mobilisation ne se r&#233;sumant pas &#224; deux ou trois journ&#233;es de gr&#232;ve &#233;tal&#233;es sur huit mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre t&#226;che de l'heure, li&#233;e &#224; la premi&#232;re, est de faire grandir une opposition radicale &#224; Sarkozy sur le plan directement politique. La crise que traverse la social-d&#233;mocratie lib&#232;re de l'espace. Il s'agit de cr&#233;dibiliser les solutions anticapitalistes et antiproductivistes &#224; une &#233;chelle de masse. Nous ne n&#233;gligeons aucun terrain pour le faire. Nous sommes ouverts &#224; toutes les collaborations unitaires, y compris dans un cadre &#233;lectoral. Nous proposons au Parti de gauche (PG), aux Alternatifs, &#224; la F&#233;d&#233;ration, au PCF et &#224; Lutte ouvri&#232;re de constituer partout des listes communes au premier tour des r&#233;gionales de mars 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces listes doivent porter les exigences sociales et &#233;cologistes face &#224; la crise, ainsi que des mesures anticapitalistes adapt&#233;es au r&#244;le des conseils r&#233;gionaux. Cela suppose un bilan critique des gestions des vingt r&#233;gions de gauche. Cela suppose aussi, dans le cas o&#249; les listes auxquelles nous participons fusionneraient avec celles du PS au second tour, que nos &#233;lus et ceux de nos partenaires conservent leur totale libert&#233; de vote dans l'institution. Nous sommes pr&#234;ts &#224; participer &#224; des coalitions de gauche &#8211; donc sans le Modem &#8211; au second tour (2), pour faire &#233;chec &#224; Sarkozy et &#224; ses amis, mais pas &#224; nous renier. Hors de question de se soumettre &#224; une solidarit&#233; de gestion qui nous obligerait par exemple &#224; voter des subventions r&#233;gionales &#224; des entreprises qui licencient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diverses d&#233;clarations du parti de Jean-Luc M&#233;lenchon vont dans le bon sens. Celles des dirigeants du PCF sont tr&#232;s contradictoires. &#171; La strat&#233;gie du Front de gauche qui vient d'&#234;tre exp&#233;riment&#233;e devra &#234;tre &#233;largie [&#8230;] au NPA et &#224; d'autres [&#8230;]. &#199;a suppose que le NPA change sa posture quant &#224; sa prise de responsabilit&#233; sur la gestion des r&#233;gions puisqu'ils ne veulent pas travailler avec le Parti socialiste, ce qui n'est pas notre cas &#187;, a, par exemple, d&#233;clar&#233; le d&#233;put&#233; communiste Roland Muzeau. Entre la soumission aux politiques lib&#233;rales mises en &#339;uvre par le PS et la rupture anticapitaliste avec le NPA, le PCF devra pourtant choisir. Pour clarifier, des rencontres rapides, dont nous rendrons compte au fur et &#224; mesure, sont pr&#233;vues avec l'ensemble des partenaires pressentis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fr&#233;d&#233;ric Borras et Raoul Jennar&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Le NPA a demand&#233; des rencontres bilat&#233;rales &#224; tous ces mouvements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. La loi &#233;lectorale permet &#224; deux listes ayant d&#233;pass&#233; les 5 % au premier tour de fusionner au second.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BORRAS Fr&#233;d&#233;ric, JENNAR Raoul Marc&lt;br class='autobr' /&gt;
* Paru dans &#171; Tout est &#224; nous &#187; n&#176; 15 du 1er juillet 2009.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Pour l'&#233;cosocialisme</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Pour-l-ecosocialisme</link>
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		<dc:date>2009-03-10T05:41:50Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Raoul Marc JENNAR </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Parmi les participants au processus de cr&#233;ation du nouveau parti provisoirement baptis&#233; NPA, certains d&#233;veloppent un concept peu connu : l'&#233;cosocialisme. De quoi s'agit-il ? &lt;br class='autobr' /&gt;
A partir de cette v&#233;rit&#233; que le capitalisme exploite &#224; la fois les humains et la terre, toute alternative doit concilier la satisfaction des besoins sociaux avec les imp&#233;ratifs &#233;cologiques. Aussi, pas plus qu'on ne peut &#234;tre anticapitaliste sans &#234;tre &#233;cologiste, il n'est pas possible de se dire &#233;cologiste et se taire (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parmi les participants au processus de cr&#233;ation du nouveau parti provisoirement baptis&#233; NPA, certains d&#233;veloppent un concept peu connu : l'&#233;cosocialisme. De quoi s'agit-il ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de cette v&#233;rit&#233; que le capitalisme exploite &#224; la fois les humains et la terre, toute alternative doit concilier la satisfaction des besoins sociaux avec les imp&#233;ratifs &#233;cologiques. Aussi, pas plus qu'on ne peut &#234;tre anticapitaliste sans &#234;tre &#233;cologiste, il n'est pas possible de se dire &#233;cologiste et se taire sur le capitalisme. &#171; On ne peut pas comprendre la crise &#233;cologique qui se profile &#224; l'horizon &#8211; et qui est en m&#234;me temps une crise de civilisation &#8211; sans examiner les cons&#233;quences catastrophiques pour la nature de la logique pr&#233;datrice et destructrice du capital. De m&#234;me, on ne peut envisager une alternative radicale &#224; l'accumulation infinie de marchandises qui est au c&#339;ur du &#171; productivisme &#187; capitaliste sans discuter du projet socialiste d'une nouvelle civilisation &#187; observent Jean-Marie Harribey et Michael L&#246;wy [1]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me les marxistes du NPA relisent Marx &#224; l'aune de cette v&#233;rit&#233; et retrouvent dans Le Capital des phrases comme &#171; Le travail n'est donc pas l'unique source des valeurs d'usage (&#8230;), de la richesse mat&#233;rielle. Il en est le p&#232;re et la terre, la m&#232;re [2] &#187; [2] ou encore &#171; La production capitaliste ne d&#233;veloppe donc la technique et le processus de production sociale qu'en &#233;puisant les deux sources d'o&#249; jaillit toute richesse : la terre et le travailleur. &#187; [3] Ils font le constat lucide que &#171; La mont&#233;e de la pens&#233;e &#233;cologiste n'aurait pas &#233;t&#233; possible sans le terrible vide th&#233;orique et politique qui s'est form&#233; du c&#244;t&#233; des marxistes (&#8230;) ; le retard tr&#232;s important de l'analyse marxiste plonge ses racines dans la lecture uniquement productiviste de Marx et d'Engels qui a &#233;t&#233; faite pendant des d&#233;cennies &#187; [4]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ernest Mandel, militant de la IVe Internationale, avait lui aussi int&#233;gr&#233; la dimension &#233;cologique : &#171; Une lutte efficace contre la pollution, une d&#233;fense syst&#233;matique de l'environnement, une recherche constante de produits de substitution aux ressources naturelles rares, une stricte &#233;conomie dans l'emploi de celles-ci, r&#233;clame donc que les d&#233;cisions d'investissement et de choix des techniques de production soient arrach&#233;es aux int&#233;r&#234;ts priv&#233;s et transf&#233;r&#233;es &#224; la collectivit&#233; qui les op&#232;re d&#233;mocratiquement &#187;. [5]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Int&#233;grer les acquis de l'&#233;cologie dans la d&#233;marche socialiste, tel est l'objectif poursuivi par les &#233;cosocialistes du NPA [6]. Il s'agit donc de concilier besoins sociaux et imp&#233;ratifs &#233;cologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les besoins sociaux ne se limitent pas &#224; des besoins vitaux. Les besoins sociaux r&#233;pondent aux attentes communes les plus l&#233;gitimes et constituent en fait des droits collectifs : le droit &#224; l'eau potable, le droit &#224; une alimentation saine et suffisante, le droit &#224; vivre dans un environnement qui ne soit pas nocif, le droit &#224; la sant&#233;, le droit au logement, le droit &#224; l'&#233;ducation et &#224; la culture, le droit au travail, le droit &#224; la s&#233;curit&#233;, le droit aux loisirs, le droit &#224; un minimum d'existence, le droit &#224; un salaire minimum garanti, le droit &#224; une allocation de ch&#244;mage, le droit &#224; une allocation de retraite, l'acc&#232;s aux moyens de transport, l'acc&#232;s &#224; la transmission de messages (poste, t&#233;l&#233;phone, Internet,&#8230;). Certains de ces droits ont &#233;t&#233;, en tout ou partie, consacr&#233;s dans la D&#233;claration Universelle des Droits de l'Homme de 1948. D'autres ne le sont pas encore. Pratiquement aucun ne l'est dans les textes europ&#233;ens. Tous restent largement th&#233;oriques tant leur mise en &#339;uvre est incompatible avec les exigences du capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La satisfaction &#233;cologique des besoins sociaux r&#233;clame une mutation r&#233;volutionnaire : passer d'un syst&#232;me &#233;conomique fond&#233; sur la valeur d'&#233;change &#224; un syst&#232;me bas&#233; sur la valeur d'usage. Car, c'est bien le co&#251;t collectif de telle pratique ou de tel bien qui n'est jamais pris en compte. Or, il s'agit du co&#251;t que paie la majorit&#233; de la population pour que puissent prosp&#233;rer les profits d'une minorit&#233;. Quel est le co&#251;t d'une &#233;conomie o&#249; l'&#233;change conditionne l'emploi pour celui qui le perd, pour sa famille, pour son environnement social ? Quel est le co&#251;t social et humain d'une &#233;conomie o&#249; les r&#232;gles du march&#233; l'emportent sur les droits des gens ? Quel est le co&#251;t social et humain des d&#233;localisations, des fusions-acquisitions, des restructurations ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La valeur d'usage ne conditionne jamais les choix &#233;conomiques. Quel est le co&#251;t pour la sant&#233; des gens et pour la collectivit&#233; de l'usage de pesticides, d'organismes g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233;s, de mat&#233;riaux comme l'amiante, des cadences de travail dans les ateliers, du stress dans les bureaux, des navettes quotidiennes ? Quel est le co&#251;t pour l'ensemble des contribuables et pour l'environnement d'une politique qui favorise la voiture et le camion ? Quel est le co&#251;t pour les consommateurs et pour l'environnement, de la fabrication d'appareils d'usage courant (ex : appareils &#233;lectrom&#233;nagers) dont l'existence est limit&#233;e ? Le syst&#232;me actuel ignore le co&#251;t des usages qu'il fait des ressources et des &#233;cosyst&#232;mes. Il n'y aura pas d'arr&#234;t aux nuisances, &#224; l'exploitation du vivant, &#224; la d&#233;gradation de la biodiversit&#233; et &#224; l'&#233;puisement des ressources naturelles si on ne donne pas la priorit&#233; &#224; la valeur d'usage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme est un syst&#232;me essentiellement productiviste. Il n'y aura pas de sortie du productivisme sans sortie du capitalisme, car la dynamique du capitalisme pousse &#224; produire pour maximiser les profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, ceux qui d&#233;cident de ce qui est produit choisissent ce qui est consomm&#233;. Une critique du mode de consommation se r&#233;duit &#224; de l'incantation et ne conduit qu'&#224; une impasse si elle n'implique pas une critique du mode de production. Une &#233;thique individuelle de la consommation est n&#233;cessaire, certes. Elle n'est pas suffisante. Il n'y aura pas de transformation des modes de consommation sans contr&#244;le de la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La satisfaction &#233;cologique des besoins sociaux est un objectif qui remet radicalement en cause le syst&#232;me capitaliste. Aucune solution n'est durable si elle se contente d'am&#233;nager ce syst&#232;me. Celui-ci ne cherche pas &#224; concilier besoins sociaux et imp&#233;ratifs &#233;cologiques. Il n'a cure ni des uns, ni des autres. Il s'efforce de r&#233;duire les contraintes que repr&#233;sentent les uns et les autres en faisant le minimum de concessions lorsqu'il y est forc&#233;. En se h&#226;tant de reprendre ce qu'il a &#233;t&#233; oblig&#233; de c&#233;der. C'est ce que nous donne &#224; voir la r&#233;volution n&#233;o-lib&#233;rale &#224; l'&#339;uvre depuis le milieu des ann&#233;es quatre-vingts par laquelle le capitalisme reprend ce qu'il a d&#251; c&#233;der en 1936, en 1945, en 1968. C'est ce qu'on observe avec les entreprises actives dans le secteur de la pollution. Comme l'observait justement Agn&#232;s Bertrand, &#171; quand on profite de la pollution d'un c&#244;t&#233; et de la d&#233;pollution de l'autre, on n'a pas int&#233;r&#234;t &#224; r&#233;duire la pollution &#187;. Am&#233;nager le capitalisme n'apporte que des solutions incompl&#232;tes, insatisfaisantes et provisoires. Le syst&#232;me capitaliste actuel ne peut r&#233;guler, et encore moins surmonter, les crises qu'il a engendr&#233;es. [7]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour modifier la nature du capitalisme, il faut s'attaquer aux piliers sur lesquels il se fonde : conception absolue du droit de propri&#233;t&#233;, logique de la rentabilit&#233;, du profit et de l'accumulation, trin&#244;me production-consommation-croissance, primat du march&#233;, du libre &#233;change et de la libre concurrence, statut du travail et fonction du salaire, libre exploitation du vivant humain, animal et v&#233;g&#233;tal et des ressources naturelles non renouvelables. Aussi longtemps que les rem&#232;des aux m&#233;faits sociaux et &#233;cologiques du capitalisme se limiteront &#224; des dispositions qui ne remettent pas en cause ces piliers, l'exploitation des humains et de la nature continuera d'une mani&#232;re ou d'une autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour certains, le socialisme int&#232;gre la pr&#233;occupation &#233;cologique. Or, le socialisme, associ&#233; pendant deux si&#232;cles au scientisme et au productivisme, ne rend pas automatiquement compte de la dimension &#233;cologique. Il s'est appuy&#233; sur un v&#233;ritable culte du progr&#232;s scientifique cens&#233;, quasi m&#233;caniquement, contribuer au bonheur de l'humanit&#233;. L'&#233;cologie n'est pas une cat&#233;gorie parmi d'autres dans la liste d'objectifs &#224; poursuivre. C'est un concept transversal qui incorpore tous les &#233;l&#233;ments constitutifs de la plan&#232;te, y compris les humains. La seule r&#233;f&#233;rence au socialisme ne peut donc suffire &#224; int&#233;grer cette dimension globale. Il est pr&#233;f&#233;rable, pour signifier la double r&#233;volution sociale et &#233;cologique, de parler d'&#233;cosocialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raoul Marc JENNAR &lt;br class='autobr' /&gt;
Militant antiglobalisation &lt;br class='autobr' /&gt;
Participant au processus NPA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JENNAR Raoul Marc&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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