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	<title>La Gauche</title>
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		<title>La Gauche</title>
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		<title>1990 : La premi&#232;re Guerre du Golfe </title>
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		<dc:date>2010-09-14T19:27:01Z</dc:date>
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		<dc:creator>Ataulfo Riera</dc:creator>


		<dc:subject>Irak</dc:subject>
		<dc:subject>Moyen-Orient</dc:subject>

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&lt;p&gt;En 1990-91 a eu lieu la &#034;Premi&#232;re Guerre du Golfe&#034;. Premier conflit d'envergure depuis la chute du Mur de Berlin, cette guerre fut un &#233;v&#233;nement d&#233;cisif dans l'affirmation du leadership quasi-exclusif de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain. &lt;br class='autobr' /&gt; _____________________ &lt;br class='autobr' /&gt;
Tir&#233; du site de la LCR Belge 14 Juillet 2007 &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 2 ao&#251;t 1990, l'Irak envahit le Kowe&#239;t. Un vieux litige opposait les deux pays : les fronti&#232;res, dessin&#233;es arbitrairement par les puissances coloniales en 1922, ne laissaient qu'une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 1990-91 a eu lieu la &#034;Premi&#232;re Guerre du Golfe&#034;. Premier conflit d'envergure depuis la chute du Mur de Berlin, cette guerre fut un &#233;v&#233;nement d&#233;cisif dans l'affirmation du leadership quasi-exclusif de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site de la LCR Belge&lt;br class='autobr' /&gt;
14 Juillet 2007&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Le 2 ao&#251;t 1990, l'Irak envahit le Kowe&#239;t. Un vieux litige opposait les deux pays : les fronti&#232;res, dessin&#233;es arbitrairement par les puissances coloniales en 1922, ne laissaient qu'une minuscule ouverture maritime (60Km) &#224; l'Irak. Pour un pays qui compte parmi les principaux exportateurs de p&#233;trole et qui doit importer 70% de ses denr&#233;es alimentaires, la situation est inconfortable. Mais la principale cause est la catastrophique situation financi&#232;re et sociale du pays. Ruin&#233; et d&#233;vast&#233; par sa longue guerre avec l'Iran (qui lui a co&#251;t&#233; entre 200 et 350 milliards de dollars), l'Irak est cribl&#233; de dettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face au refus des pays cr&#233;anciers d'accorder un r&#233;&#233;chelonnement des dettes, la seule issue r&#233;sidait dans les revenus du p&#233;trole. Mais les prix du brut sur le march&#233; mondial ont chut&#233; de 30% rien qu'entre mars et juin 1990. La cause ? Certains membres de FOPEP, dont le Kowe&#239;t, ne respectent par leurs quotas de production, produisant tant et plus que les prix ne cessent de baisser pour le plus grand b&#233;n&#233;fices des pays occidentaux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le pi&#232;ge&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mettre fin &#224; cette pratique, s'approprier les ressources p&#233;troli&#232;res kowe&#239;tiennes et l'espace maritime n&#233;cessaire ainsi qu'affirmer sa position de puissance r&#233;gionale sont autant de raisons qui ont pouss&#233; Saddam Hussein &#224; agir. Et s'il s'est permis un tel tour de force, c'est que les pr&#233;c&#233;dents sont nombreux dans la r&#233;gion. A commencer par sa propre guerre contre l'Iran komeyniste, qui lui a valu un ferme soutien occidental, sans oublier l'occupation des terres palestiniennes par Isra&#235;l ou celle du Liban par la Syrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attitude des Etats-Unis &#224; la veille de l'invasion avait de quoi conforter le dictateur dans son espoir d'absence de r&#233;action internationale &#233;nergique &#224; son acte. Depuis la fin juillet, les services de renseignements am&#233;ricains &#233;taient au courant des pr&#233;paratifs d'invasion. Or, le 24 juillet, la porte-parole du D&#233;partement d'Etat US Margaret Tutwiller laissait entendre &#224; Saddam que les Etats-Unis ne se m&#234;leraient pas des disputes territoriales et n'avaient aucune obligation d'aider le Kowe&#239;t. Le 25 juillet, dans une entrevue avec le dictateur de Bagdad, l'ambassadrice US April Glaspie r&#233;affirmait cette position : &#034;Nous n'avons aucune opinion sur les conflits interarabes, comme votre diff&#233;rent frontalier avec le Kowe&#239;t.&#034; Le lendemain, la rassurante ambassatrice partait en vacances...(1)&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Saddam-Hitler&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le 2 ao&#251;t, la r&#233;action internationale, men&#233;e et orchestr&#233;e par les Etats-Unis - qui ont utilis&#233; tout au long de la crise l'ONU comme faire-valoir juridique - a de quoi surprendre Saddam. Le 6 ao&#251;t, l'ONU d&#233;cr&#232;te un embargo total (en fait un blocus, ce qui est d&#233;j&#224; un acte de guerre) &#224; rencontre de l'Irak. Le 7 ao&#251;t, sous le pr&#233;texte que l'Irak mena&#231;ait d'envahir l'Arabie Saoudite, des forces am&#233;ricaines commencent &#224; se d&#233;ployer dans ce pays dans le cadre de l'op&#233;ration &#034;Bouclier du D&#233;sert&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soucieux de se faire bien voir aupr&#232;s du nouveau gendarme tout puissant du monde et esp&#233;rant surtout quelques substantielles retomb&#233;es financi&#232;res, plusieurs nations se &#034;coalisent&#034; et envoient &#233;galement des troupes. Mais ces nations &#034;coalis&#233;es&#034; n'ont pas plus de voix au chapitre que l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'ONU car ce sont les Etats-Unis, qui repr&#233;sentent 80% des forces &#034;coalis&#233;es&#034;, qui donnent le rythme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et d&#232;s le d&#233;but, malgr&#233; les effets d&#233;vastateurs de l'embargo &#224; lui seul, les Etats-Unis privil&#233;gient l'affrontement arm&#233; en rejetant toutes les offres de n&#233;gociation de l'Irak et en persuadant leurs alli&#233;s que seule la force peut faire plier Saddam. &#034;Oubliant&#034; qu'ils l'avaient soutenu pendant 8 ans, les dirigeants am&#233;ricains font fleurir les assimilations entre Saddam Hussein et Adolf Hitler et &#233;l&#232;vent le combat pour la lib&#233;ration du Kowe&#239;t au statut d'une croisade au nom du &#034;droit&#034; et de la &#034;justice&#034;. Georges Bush comparera son action &#224; celle du Bien contre le Mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le mois d'ao&#251;t 1990 les plans offensifs sont mis sur pieds. Alors que les troupes mass&#233;es en Arabie ne cessent de cro&#238;tre, la d&#233;cision d'attaquer est d&#233;finitivement prise fin octobre 1990 alors qu'elle ne sera &#034;avalis&#233;e&#034; par une r&#233;solution de l'ONU qu'au mois de d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les USA massent alors une puissante arm&#233;e de plus de 500.000 soldats, des milliers de chars et 2.000 avions de combat, le tout d'un haut niveau technologique face &#224; une arm&#233;e irakienne largement surestim&#233;e et en v&#233;rit&#233; lasse de se battre apr&#232;s 8 ann&#233;es de guerre contre l'Iran.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les buts de guerre US&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans une r&#233;gion qui d&#233;tient 60% des r&#233;serves mondiales de p&#233;trole, les Etats-Unis ont imm&#233;diatement vu l'importance du conflit ainsi que les nombreux avantages qu'ils pouvaient en tirer. Loin des discours sur la &#034;guerre du droit&#034;, Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller de Carter, r&#233;sumait bien le sens de l'engagement de son pays : &#034;Le v&#233;ritable int&#233;r&#234;t vital pour l'Am&#233;rique est d'assurer que le Golfe demeure une source s&#251;re et stable d'approvisionnement en p&#233;trole, vendu &#224; un prix raisonnable &#224; l'occident industrialis&#233;&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La v&#233;ritable irritation des Am&#233;ricains provenait surtout du fait que, ayant toujours privil&#233;gi&#233; dans la r&#233;gion les nations faiblement peupl&#233;es pour qu'elles contr&#244;lent les prix du p&#233;trole selon les int&#233;r&#234;ts imp&#233;rialistes, les Etats-Unis ne pouvaient tol&#233;rer qu'une nation telle que l'Irak, au r&#233;gime &#034;nationaliste&#034; et comptant une arm&#233;e relativement puissante, devienne seconde exportatrice de p&#233;trole en annexant le Kowe&#239;t, ce qui lui permettait ainsi d'exercer une pression &#224; la hausse des prix du brut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saddam a donc transgress&#233; les r&#232;gles et pour cela il devait &#234;tre s&#233;v&#232;rement ch&#226;ti&#233;. La lib&#233;ration du Kowe&#239;t n'&#233;tait que secondaire, l'objectif v&#233;ritable de l'offensive &#034;Temp&#234;te du D&#233;sert &#034;, &#233;tant surtout de briser et d'affaiblir durablement l'Irak.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres consid&#233;rations ont &#233;galement jou&#233; dans la d&#233;termination des Etats-Unis. Pour eux, il s'agissait notamment de profiter au maximum de l'affaiblissement de l'URSS pour occuper sans partage une position de leadership dans le &#034;nouvel ordre mondial&#034; post-Guerre froide et imposer ainsi de nouvelles r&#232;gles du jeu conformes aux int&#233;r&#234;t am&#233;ricains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, avec la disparition de la &#034;menace communiste&#034;, un nouvel ennemi devait &#234;tre d&#233;sign&#233; pour rendre cr&#233;dible la survie du complexe militaro-industriel ou d'institutions telles que l'OTAN. Les nouveaux ennemis d&#233;sign&#233;s seront donc au Sud et &#233;tiquettes &#034;Etats voyous&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une guerre permettait &#233;galement de restaurer la confiance des march&#233;s envers les Etats-Unis, qui frisaient la r&#233;cession. Le taux de croissance de ce pays &#233;tait en effet, depuis 1985, en chute libre, passant 4,5% par an en 1988 &#224; 1% &#224; peine en 1990. La guerre &#233;tait donc vue par beaucoup comme un moyen de relance &#233;conomique par une politique de &#034; keynesianisme militaire &#034; - augmentation des d&#233;penses militaires par l'Etat et des commandes aupr&#232;s du complexe militaro-industriel.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le massacre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 17 janvier 1991, l'op&#233;ration &#034;Temp&#234;te du d&#233;sert&#034; s'ouvre par des bombardements massifs, non seulement sur les troupes irakiennes pr&#233;sentes au Kowe&#239;t, mais surtout sur les centres urbains et industriels irakiens o&#249; des cibles civiles sont froidement &#233;cras&#233;es sous les bombes. En 46 jours, l'Irak allait recevoir autant de bombes (88.000 tonnes) que l'Allemagne durant toute la Seconde guerre mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; des m&#233;dias caporalis&#233;s qui ont intoxiqu&#233; les opinions publiques avec l'abject jargon de la novlangue imp&#233;rialiste (&#034;dommages collat&#233;raux, frappes chirurgicales&#034;, etc.), la volont&#233; de d&#233;truire l'Irak &#233;tait manifeste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 22 f&#233;vrier, Bagdad accepte de se soumettre en &#233;change de la lev&#233;e de l'embargo. Washington rejette la proposition : dans la bonne vieille tradition des guerres &#233;tatsuniennes, il faut une capitulation humiliante et totale. Le 24 f&#233;vrier, l'offensive terrestre est d&#233;clench&#233;e, s'apparentant plus &#224; une promenade tant l'arm&#233;e irakienne a &#233;t&#233; d&#233;compos&#233;e par la lassitude, la faim, le d&#233;sespoir et les bombardements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 28, les combats s'ach&#232;vent, laissant derri&#232;re eux entre 100.000 et 250.000 victimes irakiennes contre &#224; peine quelques centaines du c&#244;t&#233; des &#034;coalis&#233;s&#034;. Mais la violence ne s'arr&#234;te pas pour autant. Alors que Bush les avait encourag&#233;s &#224; se r&#233;volter au mois de mars, les Chiites au Sud et les Kurdes au Nord se r&#233;voltent et sont &#233;cras&#233;s dans le sang par la Garde r&#233;publicaine de Saddam sous les yeux impassibles des forces &#034;coalis&#233;es&#034;. Finalement, un Saddam affaibli peut encore &#234;tre utile, surtout pour maintenir la n&#233;cessit&#233; d'une forte pr&#233;sence militaire am&#233;ricaine dans la r&#233;gion...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les Etats-Unis, la fin du conflit et ses suites imm&#233;diates furent hautement profitables. Puisqu'ils furent ceux qui d&#233;truisirent le plus, ce fut bien entendu des firmes am&#233;ricaines qui remport&#232;rent 70% des juteux contrats de reconstruction du Kowe&#239;t. Quant aux ventes d'armes dans la r&#233;gion du Golfe, elles explos&#232;rent litt&#233;ralement au plus grand profit des entreprises US et permirent ainsi d'&#233;couler une partie des stocks accumul&#233;s en Europe pendant la Guerre froide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ces avantages furent en outre obtenus &#224; moindre frais puisque, si le conflit leur a co&#251;t&#233; pr&#232;s de 70 milliards de dollars, les g&#233;n&#233;reuses donations des pays &#034;amis&#034; se sont &#233;lev&#233;es &#224; 55 milliards de dollars...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Guerre du Golfe appara&#238;t clairement comme une &#233;tape charni&#232;re. Elle a permis de relancer le leadership de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain dans le monde - affaiblis depuis leur d&#233;route au Vietnam - et d'imprimer une dynamique d'affranchissement de ce pays &#224; toutes les r&#232;gles du droit international. Elle appara&#238;t &#233;galement, avec la guerre du Kosovo en 1999, comme la pr&#233;figuration des guerres du XXIe si&#232;cle : engagement de troupes &#034; coalis&#233;es &#034; (en r&#233;alit&#233; de vulgaires suppl&#233;tifs de l'US Army) ; engins de mort ultra-modernes ; obsession de la guerre &#034;z&#233;ro mort&#034; (pour les imp&#233;rialistes bien entendu), tout cela dans le but d'assurer la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts imp&#233;rialistes des puissances occidentales et la p&#233;rennit&#233; de la mondialisation capitaliste n&#233;olib&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note :(1) C'e fut l'application de la tactique du &#034;pi&#232;ge&#034; ch&#232;re &#224; l'imp&#233;rialisme US et qui fut d&#233;j&#224; test&#233;e avec succ&#232;s contre les Japonais, les Vietnamiens et plus r&#233;cemment contre la Serbie : provoquer l'ennemi &#224; la faute pour qu'il apparaisse comme l'agresseur et obtenir ainsi le soutien de l'opinion publique pour pouvoir mener &#224; bien sa destruction avec les moyens les plus barbares.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bibliographie :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;Histoire de la crise du Golfe&#034;, Chapour Haghighat, &#233;d. Complexe 1992.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;La Guerre am&#233;ricaine du Golfe&#034;, Fr&#233;d&#233;ric Guelton, &#233;d. Presses Universitaires de Lyon, 1996.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;Six questions, six r&#233;ponses &#224; propos de la Guerre du Golfe&#034;, Salah Jaber, Cahiers Alternatifs de la JGS, 1990.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Belgique : Crise et aust&#233;rit&#233;, Dans la rue et dans les urnes, d&#233;fendre un plan d'urgence sociale et une alternative anticapitaliste </title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Belgique-Crise-et-austerite-Dans-la-rue-et-dans-les-urnes-defendre-un-plan-d</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Belgique-Crise-et-austerite-Dans-la-rue-et-dans-les-urnes-defendre-un-plan-d</guid>
		<dc:date>2009-04-22T05:44:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ataulfo Riera, C&#233;line Caudron</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Tir&#233; du site de la LCR Belge Par C&#233;line Caudron et Ataulfo Riera le jeudi, 02 avril 2009 &lt;br class='autobr' /&gt; Comme partout ailleurs, la Belgique s'enfonce dans la pire crise du capitalisme depuis les ann&#233;es '30 du si&#232;cle dernier, mais ce sont les travailleurs/euses et les allocataires sociaux qui payent les pots cass&#233;s. Depuis le mois de septembre 2008, pr&#232;s de 14.000 emplois ont &#233;t&#233; perdus et les pr&#233;visions pour 2009 sont pires : pr&#232;s de 60.000 pertes d'emplois et 100.000 personnes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site de la LCR Belge &lt;br class='autobr' /&gt;
Par C&#233;line Caudron et Ataulfo Riera &lt;br class='autobr' /&gt;
le jeudi, 02 avril 2009&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Comme partout ailleurs, la Belgique s'enfonce dans la pire crise du capitalisme depuis les ann&#233;es '30 du si&#232;cle dernier, mais ce sont les travailleurs/euses et les allocataires sociaux qui payent les pots cass&#233;s. Depuis le mois de septembre 2008, pr&#232;s de 14.000 emplois ont &#233;t&#233; perdus et les pr&#233;visions pour 2009 sont pires : pr&#232;s de 60.000 pertes d'emplois et 100.000 personnes suppl&#233;mentaires au ch&#244;mage d'ici &#224; la fin de l'ann&#233;e ! Pour les capitalistes, la crise est un pr&#233;texte en or pour continuer &#224; faire ce qu'ils font depuis 30 ans : licencier, baisser les salaires et allocations, d&#233;manteler les services publics et la s&#233;cu et presser les salari&#233;/es comme des citrons, tout en exigeant des milliards en subsides publics et en r&#233;duction des cotisations patronales, et en empochant les int&#233;r&#234;ts de la dette que l'Etat a contract&#233; envers eux pour &#171; renflouer les banques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ch&#244;mage temporaire a augment&#233; de 86% en un an ; pr&#232;s d'un ouvrier sur trois est concern&#233;. L'inflation baisse nous dit-on. Mais qu'est-ce que cela change pour les 290.000 salari&#233;/es concern&#233;/es qui perdent en moyenne 30% de leurs revenus ? On nous a annonc&#233; comme une grande conqu&#234;te sociale le rehaussement de l'intervention de l'Etat pour que les indemnit&#233;s de ch&#244;mage temporaire s'&#233;l&#232;vent de 65 &#224; 75% du salaire. Mais il s'agit l&#224; d'argent public, celui de la collectivit&#233; et non des patrons. En deux mois, l'ONEm a d&#233;j&#224; &#233;puis&#233; 29% de son budget annuel, en consacrant aux indemnit&#233;s de ch&#244;mage temporaire un montant trois fois sup&#233;rieur &#224; celui d'il y a un an. Et on veut aussi nous vendre dans les m&#234;mes conditions l'&#233;largissement du ch&#244;mage &#233;conomique &#171; pour force majeure &#187; aux employ&#233;/es - une mani&#232;re &#171; subtile &#187; d'envisager l'harmonisation des statuts d'ouvrier/&#232;res et d'employ&#233;/es comme un nivellement par le bas &#8211; ce qui ne co&#251;terait &#171; que &#187; 100.000.000 d'euros par an de plus &#224; l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au &#171; qui perd gagne &#187; capitaliste, les travailleurs/euses sont toujours les perdant/es puisque, dans le m&#234;me temps, les patrons en profitent pour r&#233;duire leur propre intervention dans les indemnit&#233;s de ch&#244;mage temporaire de 10 &#224; 20%, ce qui implique une perte nette de 130 euros par mois pour les salari&#233;/es, comme c'est le cas &#224; Arcelor Mittal. La crise a aussi bon dos pour attaquer les conditions de travail. Toujours &#224; Arcelor Mittal, tandis que les travailleurs travaillent &#224; 20% du temps, la production est r&#233;duite &#224; 25%, ce qui signifie une augmentation des cadences pour les travailleurs/euses&#8230; et des profits pour les patrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, comble du cynisme, les milliers de nouveaux &#171; demandeur/euses d'emploi &#187; sont la cible de la &#171; chasse aux ch&#244;meurs &#187;. Gr&#226;ce aux politiques &#171; d'activation &#187; et de contr&#244;le gestapiste, il y a eu en 2008 plus de 6.400 suspensions de quatre mois et plus de 4.500 exclusions du droit aux allocations de ch&#244;mage. Du coup, les CPAS sont au bord de la rupture de charge, la mis&#232;re et la pr&#233;carit&#233;, qui touchent majoritairement les femmes, explosent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette situation, les victimes devront passer une seconde fois &#224; la caisse puisque le gouvernement se pr&#233;pare &#224; renflouer les caisses de l'Etat sur leur dos, d&#233;montrant qu'il est plus que jamais au service des grandes fortunes capitalistes. Par une baisse continue de l'imp&#244;t des soci&#233;t&#233;s, de la taxation des capitaux et par une g&#233;n&#233;reuse distribution de cadeaux fiscaux et autres int&#233;r&#234;ts notionnels, les politiques men&#233;es depuis des lustres en faveur des capitalistes ont grev&#233; les recettes publiques et favoris&#233; la crise. Au lieu de s'attaquer exclusivement aux profits et aux revenus des grandes fortunes en remettant radicalement en question ces politiques, le gouvernement se pr&#233;pare au contraire &#224; chercher dans la poche des salari&#233;/es et des allocataires sociaux les milliards manquants afin de r&#233;tablir le sacro-saint &#233;quilibre budg&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Aust&#233;rit&#233; et passivit&#233; syndicale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour l'instant, les partis traditionnels sont trop obnubil&#233;s par leurs calculs &#233;lectoralistes du 7 juin. Mais, derri&#232;res les belles promesses, la bouche en cul de poule et les sourires forc&#233;s, les dents des vampires capitalistes se profilent d&#233;j&#224; que le gouvernement appliquera d&#232;s la rentr&#233;e 2009 une cure d'aust&#233;rit&#233; drastique. Le parti du &#171; Premier &#187;, le CD&amp;V, l'annonce sans d&#233;tour, il faudra &#171; des efforts comparables &#224; ceux du Plan Global sous le gouvernement Dehaene &#187;. Vu la r&#233;f&#233;rence historique et l'ampleur de la crise, cela signifie au minimum 4 &#224; 5 milliards d'euros d'&#233;conomies annuelles sur les d&#233;penses publiques et sociales. Et l'on nous refait le coup classique du &#171; tout le monde devra se serrer la ceinture &#187;. Comme le d&#233;clare Melchior Wathelet, &#171; cet effort est tel qu'on aura besoin de tout le monde. Toutes les composantes seront mises &#224; contribution (...) y compris la S&#233;curit&#233; sociale &#187; ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de ses effets de manche &#233;lectoraux de circonstance, le PS jouera lui aussi son r&#244;le traditionnel de &#171; caution de gauche &#187; &#224; l'heure d'imposer des &#171; sacrifices &#187; aux travailleurs/euses. Pour Onkelinx, &#171; la n&#233;cessit&#233; de retrouver l'&#233;quilibre budg&#233;taire &#187; est l'alpha et l'om&#233;ga pour lequel les revenus du capital devraient payer &#171; une grande partie de la note que la crise nous laisse &#187;... Qui vivra verra, mais une chose est claire, il s'agit d'une &#171; partie &#187; seulement, la population payera tout le reste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte alarmant, que font les directions syndicales ? Pas grand chose. Avec l'Accord interprofessionnel 2009-2010 et le Plan de relance, elles se sont li&#233; les mains en signant la paix sociale avec le patronat et le gouvernement pour quelques miettes en &#233;change de milliards de cadeaux au patronat. Elles se limitent donc pour l'instant &#224; contester en parole et &#224; organiser des actions ponctuelles et isol&#233;es, comme la manifestation du 15 mai &#224; l'appel de la Conf&#233;d&#233;ration Europ&#233;enne des Syndicats. Mais elles n'organisent pas la contre-offensive d'ensemble aujourd'hui n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut toutefois souligner et saluer l'initiative de la FGTB Wallonne avec sa campagne de d&#233;nonciation et de propositions anticapitalistes men&#233;e sous le slogan &#171; Le capitalisme nuit gravement &#224; la sant&#233; &#187; (voir le site &lt;a href=&#034;http://www.contre-attaque.be&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.contre-attaque.be&lt;/a&gt;). Une tr&#232;s bonne initiative qui a le m&#233;rite de pointer directement la responsabilit&#233; du syst&#232;me capitaliste lui-m&#234;me et de lancer des pistes de revendications et d'exigences &#8211; parfois pertinentes, parfois insuffisantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette campagne devrait pourtant &#234;tre assum&#233;e par l'ensemble de la FGTB. Elle pourrait &#233;galement servir de base pour un r&#233;el mouvement d'ensemble, men&#233; en front commun par la FGTB et la CSC, avec un calendrier d'action graduel vers une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale interprofessionnelle. C'est la seule m&#233;thode r&#233;aliste afin d'imposer au patronat et au gouvernement un plan d'urgence sociale qui fasse r&#233;ellement payer la crise aux capitalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ailleurs en Europe ou dans le monde, en Gr&#232;ce, en France, en Italie, en Irlande, en Islande, au Portugal ou encore dans les Antilles, la r&#233;sistance et la contre-offensive s'organise d&#232;s &#224; pr&#233;sent. L'exemple de la Guadeloupe et de la Martinique, au-del&#224; des sp&#233;cificit&#233;s locales, nous montre la voie &#224; suivre ; une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e men&#233;e par une coalition de syndicats, de partis de gauche, d'associations, qui a arrach&#233; une belle victoire : 200 euros d'augmentation salariale pour toutes et tous !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Votez anticapitaliste !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est sur ces questions, entre autres, que la LCR m&#232;ne sa campagne pour les &#233;lections europ&#233;ennes. Pour nous, cette candidature &#233;lectorale est avant tout une tribune afin de porter un message bien pr&#233;cis dans le contexte actuel. Nous voulons tout d'abord populariser la n&#233;cessit&#233; absolue pour les salari&#233;/es, les jeunes, les femmes, les ch&#244;meurs/euses de r&#233;sister, de se mobiliser dans une lutte massive et unitaire contre toutes les cons&#233;quences de cette crise globale, pour imposer un plan d'urgence sociale qui fasse payer la note aux capitalistes et &#224; eux seuls. Un plan d'urgence sociale pour un contr&#244;le et une redistribution radicale des richesses ; pour l'interdiction des licenciements ; pour l'augmentation des salaires et des revenus ; pour la r&#233;duction et le partage du temps de travail ; pour la nationalisation du secteur bancaire ; pour la r&#233;cup&#233;ration et l'extension des services publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'urgence sociale se double et se combine avec l'urgence &#233;cologique du fait de l'acc&#233;l&#233;ration du r&#233;chauffement climatique. Face &#224; ce d&#233;fi plan&#233;taire, nous n'avons que dix ann&#233;es devant nous afin d'&#233;viter le sc&#233;nario catastrophe. Cela implique avant tout de remplacer compl&#232;tement les &#233;nergies &#233;puisables (p&#233;trole, charbon, gaz naturel et uranium) par les &#233;nergies renouvelables, ind&#233;pendamment du co&#251;t de celles-ci, de passer &#224; un syst&#232;me &#233;nerg&#233;tique d&#233;centralis&#233;, public et planifi&#233;, autog&#233;r&#233; par les populations, et d'utiliser les ressources naturelles &#224; un rythme compatible avec leur vitesse de renouvellement. Seule une transition d&#233;mocratiquement planifi&#233;e peut r&#233;pondre &#224; cette urgence en retirant les secteurs d'activit&#233; d&#233;cisifs du point de vue social et &#233;cologique des mains du priv&#233; et en les mettant au service et sous le contr&#244;le de la collectivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous affirmons ensuite que lutter pour imposer ces mesures d'urgence sociale et &#233;cologique ne suffit pas si nous voulons en finir avec un syst&#232;me qui g&#233;n&#232;re de par sa logique m&#234;me les crises, la mis&#232;re, les in&#233;galit&#233;s, les catastrophes &#233;cologiques et la guerre. Il faut &#233;galement avancer un programme offensif de rupture anticapitaliste, notamment vis-&#224;-vis de l'Union europ&#233;enne qui porte une responsabilit&#233; centrale dans la situation actuelle. Et nous disons enfin que ce programme devra s'incarner et &#234;tre port&#233; par une force politique de type nouveau, rassemblant toutes les r&#233;sistances &#224; l'exploitation capitaliste et &#224; toutes les oppressions.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour faire entendre une alternative r&#233;solument anticapitaliste, f&#233;ministe et &#233;cosocialiste, le 7 juin, votez r&#233;volt&#233;/es, votez LCR-PSL !&lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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