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		<title>La Gauche</title>
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		<title>Allemagne et Portugal : La social-d&#233;mocratie sanctionn&#233;e </title>
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		<dc:date>2009-10-09T05:00:16Z</dc:date>
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		<dc:creator>Alda Sousa, Fran&#231;ois Sabado, Jan Malewski</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Jan Malewski et Fran&#231;ois Sabado le lundi, 05 octobre 2009 Tir&#233; du site de la LCR Belge &lt;br class='autobr' /&gt; Au centre et au sud du vieux continent &#8212; en Allemagne et au Portugal &#8212; les &#233;lections l&#233;gislatives du 27 septembre marquent une sanction &#233;lectorale historique de la social-d&#233;mocratie. En Allemagne le SPD perd un tiers de son &#233;lectorat, soit plus de 4,5 millions de voix en cinq ans, et avec 23 % des suffrages exprim&#233;s obtient le score le moins bon depuis 1949. Au Portugal, le PSP du premier (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH92/arton2550-c9835.jpg?1629994818' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='92' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Par Jan Malewski et Fran&#231;ois Sabado le lundi, 05 octobre 2009 &lt;br class='autobr' /&gt;
Tir&#233; du site de la LCR Belge&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Au centre et au sud du vieux continent &#8212; en Allemagne et au Portugal &#8212; les &#233;lections l&#233;gislatives du 27 septembre marquent une sanction &#233;lectorale historique de la social-d&#233;mocratie. En Allemagne le SPD perd un tiers de son &#233;lectorat, soit plus de 4,5 millions de voix en cinq ans, et avec 23 % des suffrages exprim&#233;s obtient le score le moins bon depuis 1949. Au Portugal, le PSP du premier ministre sortant Jos&#233; S&#243;crates perd un cinqui&#232;me de son &#233;lectorat, soit plus de 500 000 voix, et avec 35,56 % des suffrages ne parvient plus &#224; s'assurer la majorit&#233; absolue au Parlement. C'est son r&#233;sultat le plus bas depuis 1991.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SPD, apr&#232;s avoir men&#233; une politique de d&#233;montage des acquis sociaux de 1998 &#224; 2004 et apr&#232;s avoir engag&#233; &#8212; en rupture avec la Constitution allemande &#8212; les forces arm&#233;es dans une intervention ext&#233;rieure (Kosovo), pour laquelle il avait d&#233;j&#224; subi une sanction &#233;lectorale, est entr&#233; en 2004 dans le gouvernement de &#171; grande coalition &#187; avec la CDU-CSU, dirig&#233; par Angela Merkel (CDU). Il le paye aujourd'hui. Selon un sondage les &#233;lecteurs qui ont abandonn&#233; cette fois le SPD se sont r&#233;fugi&#233;s dans l'abstention (1,6 million), ont pr&#233;f&#233;r&#233; l'original &#224; la copie en votant pour la CDU (620 000), ou ont choisi des organisations de l'opposition (780 000 se reportant &#224; gauche en votant pour Die Linke et 710 000 choisissant les Verts, hors du gouvernement depuis 2004).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayant remport&#233; la majorit&#233; absolue au Parlement en 2005, le PS portugais a poursuivi et aggrav&#233; la politique de contre-r&#233;formes antisociales entam&#233;e par Jos&#233; Manuel Dur&#227;o Barroso (PSD). Face &#224; la crise, le gouvernement social-d&#233;mocrate a choisi de sauver de la faillite les banquiers au lieu d'&#233;tablir une politique bancaire publique. Il a d&#233;mantel&#233; le Code du travail pour faciliter les licenciements et g&#233;n&#233;raliser la pr&#233;carit&#233;, alors que le ch&#244;mage a d&#233;pass&#233;, selon les chiffres officiels, le seuil de 500 000 ch&#244;meurs, dont pr&#232;s de la moiti&#233; ne b&#233;n&#233;ficie d'aucune allocation de ch&#244;mage. Il a commenc&#233; la contre-r&#233;forme de l'enseignement, menant une guerre ouverte contre la fonction publique comme aucun gouvernement pr&#233;c&#233;dent n'avait encore os&#233; le faire. L'&#233;lectorat socialiste a massivement choisi l'abstention (qui a atteint un record de 39,46 % des inscrits), mais s'est aussi report&#233; sur la gauche (surtout vers le Bloc de gauche) et sur la droite (vers les ultra-lib&#233;raux du CDS-PP).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Perc&#233;e de la gauche radicale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le recul de la social-d&#233;mocratie d&#233;gage, tant en Allemagne qu'au Portugal, un espace &#233;lectoral pour les organisations de la gauche radicale, Die Linke (La Gauche) et Bloco de Esquerda (Bloc de gauche, BE).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Die Linke &#8212; fruit de la fusion du Parti du socialisme d&#233;mocratique (PDS, issu de l'ancien parti de l'&#201;tat est-allemand) et de l'Alternative &#233;lectorale travail et justice sociale (WASG, fond&#233; par des sociaux-d&#233;mocrates et des syndicalistes d&#233;&#231;us par la politique du gouvernement du SPD ainsi que par des militants de la gauche r&#233;volutionnaire et des mouvements sociaux) &#8212; progresse de mani&#232;re tr&#232;s significative, obtenant 11,9 % et 76 &#233;lus (8,7 % et 54 &#233;lus en 2004). Fait nouveau, il d&#233;pass&#233; la barre de 5 % dans tous les L&#228;nder occidentaux, obtenant une moyenne de 8,3 % dans l'ex-R&#233;publique f&#233;d&#233;rale allemande (et 26,4 % dans l'ex- Allemagne de l'Est). Il a centr&#233; sa campagne sur la &#171; reconstitution de l'&#201;tat social &#187;, en particulier pour le salaire minimum &#224; 10 euros de l'heure, et pour le retrait de l'arm&#233;e allemande de l'Afghanistan. Il a &#233;galement obtenu de bons r&#233;sultats dans les deux &#233;lections r&#233;gionales qui ont eu lieu le 27 septembre, dans les l&#228;nder de Brandenbourg (ex RDA, 27,2 %) et de Schleswig-Holstein (ex RFA, 6,0 %), apr&#232;s avoir d&#233;j&#224; perc&#233; lors des r&#233;gionales du 31 ao&#251;t 2009 (21,3 % en Sarre, ex RFA, ainsi que dans deux l&#228;nder de l'ex RDA : 20,6 % en Saxe et 27,4 % en Thuringe).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats de Die Linke traduisent des &#233;l&#233;ments de r&#233;sistance sociale face &#224; la politique n&#233;olib&#233;rale et une polarisation &#224; gauche d'une partie de l'&#233;lectorat, du mouvement syndical et des mouvements sociaux. La conjonction de la crise &#233;conomique et de la crise des partis traditionnels ouvre effectivement un espace &#224; la gauche radicale, mais cette situation fait, aussi, rebondir les d&#233;bats politiques d'orientation qui traversent Die Linke. Par ailleurs ce parti est divis&#233;. Sa majorit&#233; lorgne vers une insertion institutionnelle et souhaiterait, comme elle le fait d&#233;j&#224; dans le land berlinois, administrer la crise du capitalisme en alliance avec le SPD. Oskar Lafontaine n'a pas abandonn&#233; l'id&#233;e de gouverner la Sarre en alliance avec le SPD et les Verts &#8212; qui lui ont tourn&#233; le dos alors que ces trois partis disposent de la majorit&#233; r&#233;gionale. De telles alliances gestionnaires seraient &#233;galement arithm&#233;tiquement possibles en Thuringe, dans le Brandebourg ou en Saxe-Anhalt. Elles ouvriraient la voie &#224; une v&#233;ritable int&#233;gration de Die Linke dans la politique gouvernementale en Allemagne, r&#233;alisant les aspirations de ceux qui, nostalgiques du parti-&#201;tat est-allemand, trouvent que la quarantaine &#224; laquelle ils sont soumis a assez dur&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement le succ&#232;s remport&#233; par Die Linke risque donc d'y acc&#233;l&#233;rer la polarisation entre l'ancienne et la nouvelle gauche. Les courants anticapitalistes en son sein sont minoritaires. Pour faire face aux dangers qui se dessinent, ils devront non seulement &#234;tre capables de d&#233;fendre les acquis de leur parti &#8212; l'exigence de la sortie de l'Allemagne de l'OTAN, qui reste un frein &#224; l'int&#233;gration de leur parti &#8212; mais aussi de formuler une orientation alternative dans les luttes &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Portugal, au contraire, c'est la nouvelle gauche radicale, clairement anticapitaliste, qui progresse. Issu de l'alliance entre trois forces anticapitalistes (l'Union d&#233;mocratique populaire, d'origine mao&#239;ste, le Parti socialiste r&#233;volutionnaire, section portugaise de la IVe Internationale, et Politica XXI, un courant qui a rompu sur la gauche avec le PC), le Bloco de esquerda, enregistre un succ&#232;s historique. Avec 557 091 suffrages (9,85 %), contre 364 430 (6,35 %) en 2005, il double sa repr&#233;sentation parlementaire (16 &#233;lu-e-s). Mais surtout il obtient une v&#233;ritable repr&#233;sentation nationale, avec des d&#233;put&#233;(e)s non seulement &#224; Lisbonne, Porto et Setubal, mais &#233;galement &#224; Aveiro, Braga, Coimbra, Faro, Leiria et Santarem. Il devient le quatri&#232;me parti national, devan&#231;ant le PCP (qui, avec 446 172 voix &#8212; 7,88 % &#8212; progresse de 14 163 votes par rapport &#224; 2005 et obtient 15 d&#233;put&#233;-e-s, soit un de plus). Ce succ&#232;s devrait aider le Bloco &#224; am&#233;liorer &#233;galement ses r&#233;sultats lors des &#233;lections locales qui auront lieu le 11 octobre prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la question pos&#233;e, notamment dans les derniers jours de la campagne &#233;lectorale, d'&#233;ventuels accords de majorit&#233; parlementaire ou de gouvernement, entre le Bloco et le PS portugais, la r&#233;ponse de Francisco Lou&#231;a a &#233;t&#233; claire et nette. Elle se r&#233;sume en trois lettres : &#171; Nao &#187; (Non). Cette prise de position est un exemple et un point d'appui pour toute la gauche anticapitaliste europ&#233;enne dans les batailles politiques &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;voquant l'avenir apr&#232;s l'annonce des r&#233;sultats, Francisco Lou&#231;a, coordinateur du BE, a annonc&#233; hier soir trois priorit&#233;s imm&#233;diates. &#171; La premi&#232;re, c'est l'aide sociale pour les ch&#244;meurs auxquels Jos&#233; S&#243;crates (premier ministre PS) a retir&#233; l'allocation de ch&#244;mage. Une gauche forte sera mieux en mesure de lutter contre la pr&#233;carit&#233; et pour l'abrogation du nouveau Code du travail &#187;, a-t-il dit. La seconde est de mettre fin &#224; l'actuelle &#233;valuation des enseignants. &#171; Le PS va crier victoire malgr&#233; la perte de sa majorit&#233; absolue et de beaucoup de votes. Mais aujourd'hui Maria de Lurdes Rodrigues (ministre sortante de l'&#233;ducation) a perdu sa place. Nous nous sommes lev&#233;s pour l'&#233;ducation, nous continuerons &#187;. La troisi&#232;me priorit&#233; du Bloc, c'est un imp&#244;t sur les grandes fortunes pour financer la convergence des retraites avec le salaire minimum et pour la retraite compl&#232;te apr&#232;s 40 ans de travail. Avec le renforcement historique du Bloc, &#171; rien ne sera plus comme avant &#187;, a dit Lou&#231;a. &#171; Le BE est une gauche alternative, une gauche de combat, qui sanctionne l'arrogance et l'absolutisme de la majorit&#233; absolue du PS. (&#8230;) Nous sommes dans l'opposition contre les nouvelles privatisations annonc&#233;es, comme celle des a&#233;roports, dans l'opposition contre la destruction des services publics, dans l'opposition contre la destruction du secteur national de la sant&#233; &#187; a-t-il conclu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commentant ces r&#233;sultats, Alda Sousa, ancienne d&#233;put&#233;e du BE, &#233;crit : &#171; Au Parlement, le Bloc et le PC ont ensemble 31 &#233;lus, repr&#233;sentant 18 % des voix. Jamais &#224; la gauche du PS un r&#233;sultat pareil ne s'&#233;tait produit. Minoritaire au Parlement, le PS va &#234;tre oblig&#233; de choisir de faire passer des propositions de gauche &#8212; comme celles que nous pr&#233;senterons et qui d&#233;coulent de notre programme et de notre mandat &#8212; ou bien s'allier &#224; la droite r&#233;actionnaire que repr&#233;sente le PP. Le cadre politique est plus polaris&#233;. Les luttes politiques et sociales vont cro&#238;tre dans les mois &#224; venir. Elles pourront compter sur le Bloc, qui est plus fort que jamais. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Instabilit&#233; politique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si les succ&#232;s de la gauche radicale sont porteurs d'espoir, tant en Allemagne qu'au Portugal, les gouvernements issus de ces &#233;lections seront des gouvernements bourgeois, agressifs contre les salari&#233;s, dont la politique visera &#224; augmenter le taux de profit co&#251;te que co&#251;te. La bourgeoisie et ses administrateurs &#8212; qu'ils soient sociaux-d&#233;mocrates, comme Jos&#233; S&#243;crates, ou chr&#233;tiens d&#233;mocrates, comme Angela Merkel &#8212; n'envisagent nullement une &#171; inflexion keyn&#233;sienne &#187; de leur politique. Ils veulent au contraire &#171; restaurer la rentabilit&#233; &#187; et dans ce but accro&#238;tre l'exploitation du travail. Pour cela ils ne retiennent des r&#233;sultats &#233;lectoraux que le fait que, m&#234;me si leurs partis reculent &#8212; les chr&#233;tiens d&#233;mocrates allemands ont recul&#233;, en particulier en Bavi&#232;re, comme le PSP &#8212; ils arrivent en t&#234;te cette fois-ci encore et peuvent continuer &#224; gouverner. Ils peuvent pour cela compter sur les petits partis de droite qui se sont requinqu&#233;s apr&#232;s une cure dans l'opposition &#8212; le CDS-PP au Portugal ou le FDP en Allemagne &#8212; et dont les veilles rengaines (&#171; moins d'imp&#244;ts &#187;, &#171; moins d'&#201;tat &#187;) apparaissent comme des id&#233;es nouvelles apr&#232;s les ann&#233;es de reniements des gouvernements sociaux-d&#233;mocrates.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;dias ont d&#233;j&#224; donn&#233; le ton : &#171; Angela Merkel, victorieuse, devra compter avec les lib&#233;raux [encore plus agressifs] renforc&#233;s &#187;, &#171; Le Parti socialiste portugais remporte les l&#233;gislatives &#187;&#8230; Ces titres du Monde du 29 septembre (mais on pourrait citer des dizaines d'autres !) sont symboliques : l'orage est pass&#233;, clament-ils, mettez-vous &#224; l'ouvrage !&#8230; Et le brouhaha m&#233;diatique est encore plus fort en Irlande, o&#249; il s'agit de persuader la population qu'elle ne peut pas r&#233;p&#233;ter le &#171; non &#187; au Trait&#233; de Lisbonne, que sa lutte est perdue et que le 2 octobre il faut se soumettre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;toiles montantes de la gauche radicale, au sud et au nord de l'Europe, devront briller bien fort pour rester visibles face &#224; l'apparente luminosit&#233; des grands astres morts ou mourants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paris, 28 septembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Jan Malewski et Fran&#231;ois Sabado, r&#233;dacteurs d'Inprecor, sont membres du Bureau ex&#233;cutif de la IVe Internationale et militants du Nouveau parti anticapitaliste (France).&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Portugal : Perc&#233;e historique du Bloc de Gauche&lt;/h2&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site de la LCR Belge&lt;br class='autobr' /&gt;
2 octobre 2009&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;lections l&#233;gislatives du dimanche 27 septembre au Portugal ont chang&#233; le panorama politique : le Parti socialiste qui en 2005, avec 45 % de voix, avait eu la majorit&#233; absolue en nombre de d&#233;put&#233;s, a perdu plus d'un demi-million de voix et tombe &#224; 36,56 %. Bien que vainqueur, il est minoritaire au Parlement. C'est la seule force politique qui a perdu des d&#233;put&#233;s par rapport &#224; 2005 (96 contre 121).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat du PS est le plus faible depuis 1991. C'est sans aucun doute la cons&#233;quence de la politique anti-sociale qu'il a men&#233;e, d'une majorit&#233; absolue arrogante qui a choisi de sauver les banquiers de la faillite au lieu de mettre en place un service bancaire public ; qui a fait passer une loi sur le travail qui a fait sourire l'ancien ministre de droite Dur&#227;o Barroso. Dor&#233;navant, il est plus facile de licencier dans un pays qui compte d&#233;j&#224; pr&#232;s de 600 000 ch&#244;meurs dont la moiti&#233; ne per&#231;oit pas d' allocation ch&#244;mage, et la pr&#233;carit&#233; est devenue la r&#233;gle. Un gouvernement qui a men&#233;e une guerre ouverte contre les enseignants et les fonctionnaires comme aucun autre ne l'avait fait auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PSD (centre liberal), tout en gagnant trois &#233;lus par rapport &#224; 2005, a cependant r&#233;alis&#233; un de ses plus mauvais scores, au b&#233;n&#233;fice du parti de droite (PP). Le PP devient ainsi la 3e force politique (il &#233;tait en 4e position en 2005). Le PC a recul&#233; de la 3e &#224; 5e place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bloc de gauche est le parti qui a le plus progress&#233;. Avec plus d'un demi-million de voix (557 109), dans un pays d'un peu plus de 9 millions d'&#233;lecteurs, il en a gagn&#233; 192 679 et passe de 5e &#224; 4e force politique (il est en 3e position dans un grand nombre des principales villes du pays). Au niveau national, le score a augment&#233; de 6,38 % &#224; 9,85 % et il a doubl&#233; son nombre d'&#233;lus (6 femmes et 10 hommes). De plus, tandis qu'en 2005 les d&#233;put&#233;(e)s &#233;lus venaient des seules circonscriptions de Lisbonne (4), Porto (2) et Set&#250;bal (2), cette fois-ci, le Bloc de gauche compte des &#233;lu(e)s dans 9 des 20 circonscriptions : 1 &#233;lu(e) &#224; Aveiro, Braga, Coimbra, Leiria, Santar&#233;m et Faro ; une &#233;lue suppl&#233;mentaire &#224; Porto et &#224; Lisbonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bloc p&#233;sera encore davantage dans la vie politique portugaise, non seulement au Parlement, mais aussi et surtout dans les luttes, puisque ce score est le r&#233;sultat d'une campagne intense, de contacts permanents avec les travailleurs et les secteurs populaires et d'un programme anticapitaliste clair comportant des propositions concr&#232;tes et alternatives &#224; celles du PS et du PSD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trois objectifs que le Bloc s'&#233;tait fix&#233; pour cette campagne, qui &#233;taient d'emp&#234;cher le PS de disposer de la majorit&#233; absolue, d'augmenter le nombre de voix et le nombre d'&#233;lus ont tous &#233;t&#233; atteints. Au Parlement, le Bloc et le PC ont ensemble 31 d&#233;put&#233;s, repr&#233;sentant plus de 18 % des voix. Jamais la gauche du PS n'avait obtenu un tel r&#233;sultat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PS va &#234;tre oblig&#233; de choisir entre une alliance avec la gauche que repr&#233;sente le Bloc de gauche ou avec la droite r&#233;actionnaire incarn&#233;e par le PP. S'il opte pour la gauche, il devra pr&#233;senter des propositions qui d&#233;coulent du programme du Bloc de gauche comme par exemple, abroger la loi sur le travail et imposer un imp&#244;t sur les grandes fortunes pour financer la S&#233;curit&#233; sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s ces &#233;lections, le cadre politique est davantage polaris&#233; au Portugal, &#224; droite comme &#224; gauche. La lutte politique et sociale va se d&#233;velopper dans les mois &#224; venir. Et le Bloc est plus fort que jamais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>le bloc de gauche portugais : &#8220;Qui nous a mis dans la crise ne pourra jamais nous en sortir&#8221;</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/le-bloc-de-gauche-portugais-Qui-nous-a-mis-dans-la-crise-ne-pourra-jamais-nous</link>
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		<dc:date>2009-06-15T04:41:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alda Sousa</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Interview avec Alda Sousa, membre fondatrice du Bloc de Gauche portugais, membre de la direction nationale et candidate en 4&#232;me position sur la liste pour les &#233;lections europ&#233;ennes. &lt;br class='autobr' /&gt; ______________________________ &lt;br class='autobr' /&gt;
Publi&#233; sur Contretemps (http://contretemps.eu.) &lt;br class='autobr' /&gt;
Quels sont les faits marquants de l'histoire politique contemporaine de votre pays ? En quoi participent-ils &#224; la structuration politique actuelle ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 25 avril 1974 marque la chute de la dictature, le d&#233;but d'un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Interview avec Alda Sousa, membre fondatrice du Bloc de Gauche portugais, membre de la direction nationale et candidate en 4&#232;me position sur la liste pour les &#233;lections europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Publi&#233; sur Contretemps (&lt;a href=&#034;http://contretemps.eu&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://contretemps.eu&lt;/a&gt;.)&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les faits marquants de l'histoire politique contemporaine de votre pays ? En quoi participent-ils &#224; la structuration politique actuelle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 25 avril 1974 marque la chute de la dictature, le d&#233;but d'un processus r&#233;volutionnaire qui a dur&#233; un an et demi, mais aussi l'ouverture &#233;conomique &#224; l'ext&#233;rieur, apr&#232;s plus de 40 ans d'isolement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r beaucoup d'organisations de gauche ont vu le jour, elles &#233;taient toutes ill&#233;gales. Le parti communiste (PCP) &#233;tait la force la mieux organis&#233;e, avec une longue tradition de lutte clandestine. Mais d'autres organisations d'origine mao&#239;ste ou autre &#233;taient aussi importantes. L'UDP (Uni&#227;o Democratica Popular) &#233;tait de beaucoup la plus importante, avec plusieurs milliers de militants. La LCI (plus tard PSR, Partido Socialista Revolucion&#225;rio)), section portugaise de la IV&#232;me Internationale avait &#233;t&#233; fond&#233;e en d&#233;cembre 1973 , donc juste 4 mois avant la chute de la dictature. Elle a n&#233;anmoins jou&#233; un r&#244;le important non seulement pendant le processus r&#233;volutionnaire mais dans la p&#233;riode de r&#233;sistance &#224; la normalisation, pendant que d'autres organisations se sont &#233;teintes ou devenues r&#233;siduelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bloc s'est form&#233; en 1999 , apr&#232;s plusieurs mois de discussions politiques entre l' UDP, le PSR, Pol&#237;tica XXI (une scission du PCP du d&#233;but des ann&#233;es 90) et plusieurs militant(e)s ind&#233;pendant(e)s qui voulaient une gauche alternative capable non seulement de r&#233;sister mais aussi d'avoir des victoires. Il faut dire qu'en 1998 il y avait eu un r&#233;f&#233;rendum sur la question de l'avortement o&#249; le NON a gagn&#233; et donc les femmes qui avortaient &#224; leur demande pouvaient encore encourir jusqu'&#224; 3 ans de prison (jusqu'en 2007 ).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bloc n'est pas une fusion de ces 3 organisations. Il a &#233;t&#233; constitu&#233; comme une nouvelle force politique &#224; laquelle on adh&#232;re individuellement. En ce moment le nombre de membres et d'environ 7000 , dont la grande majorit&#233; ne faisait partie d'aucune des organisations qui &#233;taient &#224; son origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les relations avec l'Union Europ&#233;enne, la demande d'adh&#233;sion &#224; CEE se fait d&#233;j&#224; en 1977 dans la p&#233;riode de normalisation qui a suivi la p&#233;riode r&#233;volutionnaire mais ne se concr&#233;tise pas avant le 1er janvier 1986 . Le financement communautaire devient tr&#232;s important mais son usage est plus que questionnable. Non seulement il y a eu des fraudes et des d&#233;tournements massifs mais ils ont surtout servi &#224; faire des autoroutes, en m&#234;me temps que l'agriculture et la p&#234;che ont subi un processus de destruction. Avec ce mod&#232;le de d&#233;veloppement le Portugal a accentu&#233; la divergence avec les pays les plus riches de l'Union, et la bourgeoisie portugaise a &#233;t&#233; tout a fait incapable d'inverser cette tendance. Il en r&#233;sulte &#233;videmment un des salaires minima les plus bas de l'Union Europ&#233;enne (450 euros par mois), un ch&#244;mage grimpant (600.000 ch&#244;meurs, dans un pays de 10 millions d'habitants). Le gouvernement du parti socialiste est tout &#224; fait incapable de faire les choix qui auraient permis de faire face &#224; la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Europe : quels sont les rapports de la soci&#233;t&#233; et des diff&#233;rents courants politiques &#224; la construction europ&#233;enne ? Comment se sont positionn&#233;s les diff&#233;rents partis lors de l'adoption des trait&#233;s europ&#233;ens ? Quels ont &#233;t&#233; les d&#233;bats ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On devrait plut&#244;t parler d'absence de d&#233;bat, depuis toujours. Les deux partis do Bloc Central (Parti Socialiste-PS et parti social-d&#233;mocrate (lib&#233;ral)- PSD ont toujours suivi le mod&#232;le europ&#233;en dict&#233; par les grands pays. Ils accusent tous ceux et celles qui proposent des alternatives d'&#234;tre d'anti-europ&#233;istes. Il n'y a jamais eu de vrais d&#233;bats et, bien s&#251;r, jamais de r&#233;f&#233;rendums sur aucun des trait&#233;s. Le plus grave est que le PS et le PSD avaient promis, lors de la campagne &#233;lectorale de 2005 , de faire un r&#233;f&#233;rendum sur le trait&#233; constitutionnel. Ils ont m&#234;me vot&#233; au Parlement un amendement &#224; la Constitution pour rendre possible un r&#233;f&#233;rendum sur un trait&#233;. Mais ensuite ils ont refus&#233; le r&#233;f&#233;rendum au Trait&#233; de Lisbonne, sous le pr&#233;texte que ce n'&#233;tait pas le m&#234;me trait&#233;&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en d&#233;coule que la plus grande partie de la population est indiff&#233;rente aux questions et aux &#233;lections europ&#233;ennes et aussi que le taux d'abstention est beaucoup plus grand que quand il s'agit des autres &#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis sa fondation, le Bloc s'est toujours d&#233;fini comme europ&#233;iste de gauche , rejetant ce mod&#232;le lib&#233;ral et proposant une refondation d&#233;mocratique de l'Union europ&#233;enne. Des mouvements sociaux plus jeunes sentent aussi le besoin d'avoir au moins des &#233;changes avec d'autres mouvements du m&#234;me type en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les cons&#233;quences &#233;conomiques et sociales de la crise globale du capitalisme ? Quelles sont les mesures adopt&#233;es par le gouvernement et comment les analysez-vous ? Comment se positionnent les diff&#233;rents partis ? Est-ce qu'il y a des r&#233;sistances politiques qui se d&#233;veloppent dans d'autres contextes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise globale du capitalisme se fait sentir de fa&#231;on tr&#232;s dure dans un pays o&#249; le mod&#232;le reposait sur les bas salaires : le ch&#244;mage et la pr&#233;carit&#233; ont mont&#233;, il y a plus de 2 millions de pauvres et parmi ceux et celles-ci, 1/3 ne sont pas des ch&#244;meurs, mais les salaires sont si bas qu'ils (elles) n'arrivent pas &#224; surmonter le seuil de pauvret&#233;. Comme partout, le gouvernement aide les banques pour emp&#234;cher leur faillite, relance des programmes de travaux publics mais refuse de prendre des mesures de soutien aux ch&#244;meurs (dont plus d'un tiers ne re&#231;oit aucune allocation) et aux retrait&#233;s qui touchent des pensions mis&#233;rables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat est que dans les sondages et le PCP et le Bloc ne font que monter. La plupart des enqu&#234;tes nous donnent comme la 3&#232;me force politique (les derniers sondages nous donnent 8 &#224; 9%) &#8230;. Mais il faut attendre le r&#233;sultat et rester prudents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les principales propositions du Bloc face &#224; la crise sont : 1) augmentation des retraites et du salaire minimum (pour que dans 2 ans il arrive &#224; 600 euros) 2) allocation ch&#244;mage pour tous et toutes les ch&#244;meurs/euses 3) r&#233;duction de l&#180;horaire de travail pour 35 heures ; 4) interdiction des licenciements dans toutes les entreprises qui font des profits 5) imp&#244;t sur les grandes fortunes pour financer la s&#233;curit&#233; sociale ; 6) cl&#244;ture de tous les offshores. 6) Nationalisation du secteur de l&#180;&#233;nergie 7) fin du secret bancaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les r&#233;sistances &#224; la crise la situation est tr&#232;s contradictoire. La plupart des licenciements collectifs ont eu lieu sans r&#233;sistance, les syndicats se limitant &#224; n&#233;gocier les meilleures conditions de d&#233;dommagements. Par contre, il y a eu r&#233;cemment des gr&#232;ves des infirmiers et les enseignants se sont tr&#232;s fortement mobilis&#233;s ces deux derni&#232;res ann&#233;es contre les r&#233;formes du gouvernement PS. &#192; deux reprises il y a eu des manifs nationales de 100.000 et 120.000 enseignants du primaire et du secondaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps des mouvements de pr&#233;caires se sont constitu&#233;s et jouent un r&#244;le important dans la d&#233;nonciation et la mobilisation : environ 70% des jeunes travailleurs entre 16 et 30 ans sont des pr&#233;caires&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans quel contexte politique prennent place les &#233;lections europ&#233;ennes ? Quels sont les th&#232;mes et les enjeux principaux de la campagne &#233;lectorale ? Quelles sont les forces en pr&#233;sence ? Quels sont les objectifs que vous visez sur cette campagne ? Quel r&#244;le jouent ces &#233;lections dans la perspective de votre courant politique ? Consid&#233;rez-vous ces &#233;lections comme une &#233;tape pour en renforcer la construction ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;lections europ&#233;ennes se d&#233;roulent, pour le Portugal, non seulement sous le signe de la crise, mais aussi dans un contexte particulier o&#249; nous aurons trois &#233;lections au long de l&#8216;ann&#233;e. Tout d'abord les europ&#233;ennes, le 7 juin, ensuite des &#233;lections pour le parlement national (d&#233;put&#233;s) en septembre/octobre et les municipales en octobre/novembre. Tout se passe sous le signe de la crise et de l&#180;incapacit&#233; du gouvernement du parti socialiste, qui non seulement ne peut faire face &#224; la crise mais a pris pas mal de mesures qui l'ont aggrav&#233;e. En fait quelques-unes des mesures antisociales du gouvernement du PS ont m&#234;me pr&#233;c&#233;d&#233; l'&#233;clatement de la crise. La loi du travail a rendu plus facile les licenciements (dans le public comme dans le priv&#233;) et les ruptures de contrat de travail. Le recours &#224; l'allocation ch&#244;mage est devenu plus difficile. En ce moment, environ 180000 des 600000 ch&#244;meurs n'ont pas d'allocation ch&#244;mage. Il s&#180;agira donc de faire un bilan s&#233;rieux de 4 ann&#233;es de gouvernement socialiste, et en m&#234;me temps de faire comprendre aux gens qu'il n'y a pas de probl&#232;mes d'ici et des probl&#232;mes d' Europe, ce sont les m&#234;mes probl&#232;mes parce que le mod&#232;le &#233;conomique et financier est le m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La campagne &#233;lectorale se d&#233;roule sous la toile de fond de la gigantesque fraude du BPN (Banque Priv&#233;e d'Affaires) qui repr&#233;sente environ 2% du PIB ( !!), c'est-&#224;-dire, qu'elle p&#232;se 9 fois plus dans l&#180;&#233;conomie portugaise que celle de Madoff dans l'&#233;conomie am&#233;ricaine. Il y a des figures de t&#234;te du PSD qui sont li&#233;es &#224; cette fraude. Le gouvernement du PS a &#171; nationalis&#233; &#187; cette banque, ce qui correspond &#224; un trou financier de 2000 millions d'euros que nous tous et toutes sommes en train de payer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les deux grands partis (PS et PSD) ils n'ont pas de divergences en ce qui concerne l'Europe, ni maintenant ni dans le pass&#233; : ils ont toujours &#233;t&#233; d'accord pour signer tous les trait&#233;s, pour ne pas faire de r&#233;f&#233;rendum et sont aussi d'accord pour soutenir la nouvelle candidature de Barroso &#8220;parce qu'il est portugais&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PCP qui a en ce moment 2 d&#233;put&#233;s au Parlement Europ&#233;en (et qui a bien s&#251;r &#233;t&#233; contre le trait&#233; de Lisbonne) fait une campagne encore plus nationaliste qu'avant. D&#180;apr&#232;s leur t&#234;te de liste, Ilda Figueiredo, &#171; le PCP est porteur d'une position qui d&#233;fend la souverainet&#233; et l'affirmation de l'autonomie du peuple portugais au sein du projet europ&#233;en &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bloc se pr&#233;sente seul mais beaucoup d'ind&#233;pendants font partie de la liste ou la soutiennent. La question de listes communes avec d'autres forces ne se posait pas. Le Bloc a maintenant 8 d&#233;put&#233;(e)s (4 hommes, 4 femmes) au Parlement National, est repr&#233;sent&#233; aussi dans les parlements de plusieurs villes. On nous regarde de plus en plus comme un parti non seulement d'opposition mais aussi comme ayant des propositions alternatives sur la crise, sur le syst&#232;me bancaire, sur les lois du travail, sur les services publics. Pour nous il ne s'agit pas seulement de renforcer notre pr&#233;sence au PE mais aussi et surtout de faire le pont entre l&#8216;enjeu europ&#233;en et national. Un de nos slogans est &#8220;Qui nous a mis dans la crise ne pourra jamais nous en sortir&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par Rapha&#235;lle Marx&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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