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		<title>La &#171; dictablanda &#187; clintonienne, (dictature l&#233;galis&#233;e,molle)el article</title>
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		<dc:date>2009-08-18T16:28:53Z</dc:date>
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		<dc:creator>Guillermo Almeyra</dc:creator>



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&lt;p&gt;Traduction : ''&#192; l'encontre'' Guillermo Almeyra est professeur &#224; l'UNAM (Mexique) et publie r&#233;guli&#232;rement des chroniques dans le quotidien La Jornada. 7 ao&#252;t 2009 _______________________ &lt;br class='autobr' /&gt;
Le coup d'&#233;tat au Honduras n'avait pas seulement pour objectif de liquider le maillon le plus faible de l'Alba (Alternative bolivarienne pour les Am&#233;riques), le Honduras, avec son pr&#233;sident Manuel Zelaya qui, malgr&#233; son origine conservatrice, a entrepris de timides r&#233;formes sociales et qui, pour des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Traduction : ''&#192; l'encontre''&lt;br class='autobr' /&gt;
Guillermo Almeyra est professeur &#224; l'UNAM (Mexique) et publie r&#233;guli&#232;rement des chroniques dans le quotidien La Jornada. &lt;br class='autobr' /&gt;
7 ao&#252;t 2009&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Le coup d'&#233;tat au Honduras n'avait pas seulement pour objectif de liquider le maillon le plus faible de l'Alba (Alternative bolivarienne pour les Am&#233;riques), le Honduras, avec son pr&#233;sident Manuel Zelaya qui, malgr&#233; son origine conservatrice, a entrepris de timides r&#233;formes sociales et qui, pour des raisons &#233;conomiques, s'est rapproch&#233; du Venezuela, ce qui a suffi &#224; le faire passer aux yeux de certains pour un dangereux &#171; r&#233;volutionnaire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le coup d'Etat avait aussi pour objectif de renforcer la d&#233;stabilisation au Guatemala (o&#249; le pr&#233;sident Alvaro Colom [dont le mandat, initi&#233; en 2008, se terminera en 2012] est actuellement en point de mire de l'imp&#233;rialisme) ; au Salvador (o&#249; le Front Farabundo Marti de Lib&#233;ration National a gagn&#233; le gouvernement, mais non le pouvoir, lequel continue &#224; &#234;tre aux mains de l'extr&#234;me droite) ; et finalement au Nicaragua.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par l'interm&#233;diaire de leurs serviteurs, les Etats-Unis entendent ainsi renforcer strat&#233;giquement ce corridor fragile du Plan M&#233;rida [appel&#233; aussi Plan Mexico : c'est un plan de &#171; s&#233;curit&#233; &#187; &#233;tabli entre les Etats-Unis, le Mexique et les gouvernements d'Am&#233;rique centrale] que constitue l'isthme d'Am&#233;rique centrale. Et cela pour &#233;tablir et assurer un corridor pour la domination &#233;tats-unienne allant du Mexique jusqu'en Colombie. Ce pays, sous la dictature de Uribe [pr&#233;sident colombien], deviendrait ainsi une t&#234;te de pont, une sorte d'Isra&#235;l en Am&#233;rique du Sud, permettant d'assurer le contr&#244;le sur le Venezuela, les Cara&#239;bes, l'Equateur et le Br&#233;sil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le coup civique et militaire a &#233;t&#233; soigneusement pr&#233;par&#233; dans la base &#233;tats-unienne de Soto Cano, en pr&#233;sence de Llorens, l'ambassadeur des Etats-Unis [voir l'article publi&#233; sur ce site en date du 27 juillet 2009]. Llorens &#233;tait au courant &#224; l'avance du coup, mais est parti avec sa famille pour ne pas avoir l'air trop li&#233; aux gorilles honduriens form&#233;s par les Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Llorens conna&#238;t d'ailleurs ces individus depuis l'&#233;poque de John Dimitri Negroponte [ambassadeur au Honduras de 1981 &#224; 1985, pour organiser la lutte arm&#233;e contre le Nicaragua sandiniste] et le Irangate (l'armement des contras nicaraguayens avec des armes en provenance du Honduras et pay&#233;es par la CIA avec l'argent de la drogue).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Negroponte a d'ailleurs &#233;galement &#233;t&#233; le chef direct de Llorens. Negroponte, ex-secr&#233;taire national de s&#233;curit&#233; de Bush, ex-repr&#233;sentant &#224; l'ONU, ex-vice-roi en Irak, n'est pas le seul conspirateur de haut vol. Le fantoche putschiste Micheletti [le pr&#233;sident de facto], par exemple, a deux conseillers qui ont &#233;t&#233; des aides importants de Bill Clinton : Lanny Davis (qui l'a conseill&#233; lors du scandale provoqu&#233; par sa relation avec Monica Lewinsky, a &#233;t&#233; le conseiller d'Hillary Clinton le plus virulent dans la lutte contre Obama, et il est membre du Conseil Hondurien de l'Entreprise Priv&#233;e, charni&#232;re de l'oligarchie locale) et Bennet Ratcliff.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent il est tout &#224; fait impossible que le D&#233;partement d'Etat (c'est-&#224;-dire Hillary Clinton) et le Pentagone aient &#233;t&#233; surpris par le coup annonc&#233; et si grossi&#232;rement organis&#233; par quatre gorilles s&#251;rs de leur impunit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le coup est donc une torpille sous la ligne de flottaison contre l'intention d'Obama de d&#233;tente avec l'Am&#233;rique Latine et m&#234;me avec Cuba. Cette torpille a &#233;t&#233; lanc&#233;e par la droite conservatrice &#233;tats-unienne, aussi bien celle du Parti D&#233;mocrate, comme celle d'Hillary Clinton et de son clan, que celle des R&#233;publicains (gr&#226;ce aux liens des partisans de Bush avec les militaires et la droite latino-am&#233;ricains).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit du premier affaiblissement s&#233;rieux d'Obama &#8211; en provenance de Washington m&#234;me &#8211; auquel cette droite r&#233;serve le m&#234;me r&#244;le qu'Oscar Arias, ce serf reconnu des Etats-Unis, un r&#244;le qu'elle veut imposer &#224; Zelaya : celui de pr&#233;sident pour la galerie, de fantoche et cramponn&#233; aux Etats-Unis, sans aucune possibilit&#233; d'initiative, dont la politique &#233;trang&#232;re serait totalement contr&#244;l&#233;e par le D&#233;partement d'Etat (H. Clinton).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le Ministre des Affaires Etrang&#232;res des putschistes honduriens qui a dit qu'Obama &#233;tait &#171; un petit-n&#232;gre qui ne sait rien de rien &#187;, mais cette opinion est partag&#233;e par tous les saints dont les gorilles disposent dans le paradis de l'establishment &#233;tats-unien, m&#234;me s'ils n'osent pas encore l'exprimer ouvertement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le coup hondurien est dirig&#233; contre les pays voisins li&#233;s &#224; Chavez ou &#224; Cuba, contre le Venezuela et Cuba, contre tous les gouvernements &#171; progressistes &#187; d'Am&#233;rique du Sud, mais c'est &#233;galement un coup sans Obama et contre Obama.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La proposition aberrante d'Arias [retour de Zelaya et formation d'un gouvernement d'unit&#233; nationale] est fonctionnelle pour les putschistes. Elle leur permet de gagner du temps pour organiser leur pouvoir de facto et fatiguer et d&#233;moraliser les partisans du pr&#233;sident constitutionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs cette proposition leur accorde en plus la r&#233;compense d'une amnistie, malgr&#233; le fait qu'ils ont organis&#233; un coup d'Etat et assassin&#233; ceux qui d&#233;fendaient la Constitution, et qu'ils sont des inf&#226;mes &#171; tra&#238;tres &#224; la patrie &#187;, passibles d'&#234;tre fusill&#233;s. Pour comble, selon l'Accord de San Jos&#233; [capitale du Costa-Rica d'Arias], Zelaya devrait accepter de donner des postes cl&#233;s de son &#233;ph&#233;m&#232;re cabinet pr&#233;cis&#233;ment &#224; ceux qui l'ont s&#233;questr&#233;, d&#233;port&#233; de son pays, insult&#233;, qui ont falsifi&#233; sa signature dans une inf&#226;mante lettre de d&#233;mission et qui sont en train d'opprimer par la terreur le peuple hondurien. Il ne serait donc plus que l'otage de ces gens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la &#171; solution Clinton &#187; (qui n'est une solution que pour les putschistes) &#233;tait accept&#233;e, cela constituerait un encouragement pour de futurs coups et &#034;dictablandas&#034; (dictatures militaires avec des fa&#231;ades &#034;l&#233;gales&#034;). L'alternative est difficile, mais c'est la seule positive : repousser l'arbitrage Arias-Clinton et diriger, en Honduras m&#234;me, un processus de lutte, par tous les moyens possibles, pour imposer une assembl&#233;e nationale constituante qui d&#233;cide qui gouvernera le pays et de quelle mani&#232;re. Autrement dit, il s'agit de tenter de cr&#233;er une br&#232;che dans les forces arm&#233;es et la police au moyen d'une mobilisation insurrectionnelle, comme en Bolivie face &#224; Sanchez de Losada ou au Venezuela, lors du coup contre Chavez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zelaya, le fils d'un assassin de gauchistes, dirigeant d'un parti conservateur traditionnel et qui s'est orient&#233; sur une politique plus &#171; de progr&#232;s &#187;, surtout pour des raisons d'opportunit&#233; et parce qu'il n'avait pas calcul&#233; les cons&#233;quences que cela pouvait entra&#238;ner pour lui, a fait preuve de courage. Mais il ne peut probablement pas diriger ce type de lutte, m&#234;me s'il peut la d&#233;clencher. Le peuple hondurien et les secteurs de gauche qui exigent son retour au gouvernement sans restrictions sauront alors comment vaincre les putschistes et leur faire payer leur crime contre la Constitution, et cela avec des proc&#232;s publics. (Traduction de A l'Encontre)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Guillermo Almeyra est professeur &#224; l'UNAM (Mexique) et publie r&#233;guli&#232;rement des chroniques dans le quotidien La Jornada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(7 ao&#251;t 2009)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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