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		<title>La Gauche</title>
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		<title>Une crise de 1929 au ralenti ?</title>
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		<dc:date>2010-10-08T02:17:56Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jean Batou</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'ampleur de la crise actuelle n'est pas fondamentalement diff&#233;rente de celle des ann&#233;es trente. Nous sommes entr&#233;s dans une Grande d&#233;pression, dont le film est seulement projet&#233; au ralenti. Les pouvoirs publics tentent de fournir les anxiolytiques n&#233;cessaires en s'effor&#231;ant de d&#233;coupler habilement les chocs dans l'espace. &lt;br class='autobr' /&gt; _________________ &lt;br class='autobr' /&gt;
Une crise de 1929 au ralenti ? mardi 5 octobre 2010, par Jean Batou * A para&#238;tre dans solidarit&#233;S (Suisse), n&#176; 175. _________________ &lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-International-" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Economie-+" rel="tag"&gt;&#201;conomie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Economie-225-+" rel="tag"&gt;&#201;conomie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH114/arton3064-9d198.jpg?1629928024' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='114' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'ampleur de la crise actuelle n'est pas fondamentalement diff&#233;rente de celle des ann&#233;es trente. Nous sommes entr&#233;s dans une Grande d&#233;pression, dont le film est seulement projet&#233; au ralenti. Les pouvoirs publics tentent de fournir les anxiolytiques n&#233;cessaires en s'effor&#231;ant de d&#233;coupler habilement les chocs dans l'espace.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Une crise de 1929 au ralenti ?&lt;br class='autobr' /&gt;
mardi 5 octobre 2010, par Jean Batou&lt;br class='autobr' /&gt;
* A para&#238;tre dans solidarit&#233;S (Suisse), n&#176; 175.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'en avril dernier, la plupart des pronostiqueurs annon&#231;aient une reprise &#233;conomique solide &#224; l'&#233;chelle mondiale, apr&#232;s un an de hausse r&#233;guli&#232;re des cours des actions et des mati&#232;res premi&#232;res. Au vu des &#233;volutions plus r&#233;centes, la crise para&#238;t cependant s'installer dans la dur&#233;e. Peu importe &#224; vrai dire que les principales &#233;conomies du monde connaissent ou non un nouveau creux (double dip) ou une nouvelle r&#233;cession dans les mois &#224; venir, la prochaine d&#233;cennie pourrait &#234;tre marqu&#233;e par une croissance tr&#232;s lente et une explosion des in&#233;galit&#233;s, dont les Etats-Unis montrent clairement le chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les historiens &#233;conomistes Barry Eichengreen et Michael O'Rourke l'ont montr&#233; : la profonde d&#233;pression mondiale, d&#233;clench&#233;e par la crise des subprimes aux Etats-Unis en 2007, a conduit d&#232;s 2008 &#224; une chute de la production industrielle, du commerce et des valeurs boursi&#232;res comparable &#224; celle de la crise de 1929. Pourtant, &#224; compter du printemps 2009, cette descente aux enfers a &#233;t&#233; stopp&#233;e par des politiques de relance massives &#224; l'&#233;chelle des principales puissances &#233;conomiques du globe (plusieurs milliers de milliards de dollars de cr&#233;dits publics et d'all&#232;gements fiscaux) [1].&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Reprise artificielle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;pit de cet effort public colossal, la reprise a commenc&#233; &#224; marquer des signes de faiblesse d&#232;s le printemps 2010. En effet, aux Etats-Unis, alors que le formidable paquet de stimuli fiscaux (d'un montant de 1000 milliards de dollars) touchait &#224; sa fin, trois moteurs essentiels de la relance manquaient toujours &#224; l'appel : la consommation priv&#233;e, la demande immobili&#232;re et les exportations. Ainsi, l'embellie de 2009 aurait &#233;t&#233; port&#233;e essentiellement par l'endettement public et la reconstitution des stocks.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cycle des stocks a une grande importance dans la dynamique des r&#233;cessions. Lorsque la conjoncture marque les premiers signes d'essoufflement, ceux-ci ont tendance &#224; gonfler. Lorsque la r&#233;cession est d&#233;clar&#233;e, la crise est alors aggrav&#233;e par le d&#233;stockage indispensable. A l'inverse, lorsque l'activit&#233; reprend, la relance est soutenue par la n&#233;cessaire reconstitution des stocks. De juillet 2009 &#224; juin 2010, le PIB des Etats-Unis a ainsi cru de 3%, dont 58% seraient redevables &#224; la reconstitution des stocks [2]. Cela ne peut &#233;videmment pas durer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Gr&#232;ve des consommateurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les reprises &#233;conomiques de l'apr&#232;s-Deuxi&#232;me guerre mondiale ont &#233;t&#233; marqu&#233;es dans la r&#232;gle par une relance rapide de l'embauche, sauf apr&#232;s les r&#233;cessions de 1990-1991 et 2001, de faibles amplitudes et avec un impact limit&#233; sur l'emploi. Cette fois-ci, la r&#233;cession la plus violente depuis les ann&#233;es trente a provoqu&#233; la destruction de 7,7 millions de postes de travail non agricoles aux Etats-Unis, jusqu'en juillet 2010 : 86% de ses pertes l'ont &#233;t&#233; dans les secteurs industriel (2 millions d'emplois), du b&#226;timent, du commerce, de la finance, des loisirs et de l'h&#244;tellerie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, apr&#232;s plus 33 mois de &#171; d&#233;graissage &#187; massif, aucune reprise de l'embauche n'est en vue dans ces secteurs ! Au contraire, la fin de la reconstitution des stocks et la recherche de nouveaux gains de productivit&#233; (labor saving), la crise durable du b&#226;timent, le tassement de la consommation int&#233;rieure et les difficult&#233;s &#224; l'exportation, annoncent de nouvelles compressions d'effectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;cente enqu&#234;te a par ailleurs montr&#233; que plus de la moiti&#233; des adultes avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; affect&#233;s par des licenciements, des baisses de salaires et de prestations sociales (contributions patronales aux plans de retraite), des cong&#233;s temporaires ou des p&#233;riodes de ch&#244;mage partiel. Ainsi, le r&#233;tablissement des profits des entreprises a &#233;t&#233; pay&#233; par une nouvelle baisse des revenus du travail, qui ne peut d&#233;boucher que sur une contraction de la demande.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Limite des politiques publiques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les revenus distribu&#233;s par l'&#233;conomie priv&#233;e ont diminu&#233; de 247 milliards de dollars depuis d&#233;cembre 2007. Pourtant, les revenus personnels disponibles ont cru en raison des baisses d'imp&#244;ts et des transferts gouvernementaux (924 milliards de dollars, sans compter l'embauche dans le secteur public). Mais ce niveau d'intervention ne peut pas &#234;tre maintenu sans pr&#233;cipiter une crise des finances de l'Etat : le 22 septembre dernier, &#171; l'horloge de la dette &#187; du Tr&#233;sor US affichait 13 460 milliards de dollars, soit 90,8 % du PIB [3] !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci dit, apr&#232;s avoir r&#233;gl&#233; leurs d&#233;penses les plus urgentes, les consommateurs ont &#233;conomis&#233; 64% de ces revenus suppl&#233;mentaires (transferts publics), pour r&#233;duire leur endettement (sur les cartes de cr&#233;dit, les maisons, etc.) et reconstituer leur &#233;pargne retraite. En r&#233;alit&#233;, le climat de peur du lendemain a conduit la grande masse des travailleurs &#224; augmenter leur taux d'&#233;pargne, dans un contexte o&#249; les petits propri&#233;taires ne poss&#232;dent plus que 18% de la valeur de &#171; leur &#187; maison (contre 42% en 2005), le reste &#233;tant d&#233;tenu par les cr&#233;anciers hypoth&#233;caires (estimation sur la totalit&#233; des propri&#233;t&#233;s hypoth&#233;qu&#233;es).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, l'emploi public ne peut pas jouer un r&#244;le d'entra&#238;nement significatif. Washington a cr&#233;&#233; 262 000 postes de travail depuis d&#233;cembre 2007, tandis que les Etats et les municipalit&#233;s en perdaient 134'000, soit un gain net de 128'000 postes : cela ne p&#232;se pas lourd face au 7,7 millions de postes supprim&#233;s par l'&#233;conomie priv&#233;e. Par ailleurs, la crise fiscale de l'Etat f&#233;d&#233;ral et des autres collectivit&#233;s publiques annonce une offensive en r&#232;gle contre les fonctionnaires, dont les co&#251;ts salariaux (traitements et avantages sociaux) sont sup&#233;rieurs de 44% &#224; ceux du priv&#233; [4].&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Stagnation et nouvelle explosion des in&#233;galit&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s la fin des ann&#233;es 1970, la croissance US &#8211; et par ricochet mondiale &#8211; avait &#233;t&#233; tir&#233;e par la hausse des gains financiers et l'endettement g&#233;n&#233;ralis&#233;, conduisant &#224; la bulle internet de la fin des ann&#233;es 1990, puis &#224; la bulle immobili&#232;re. Aujourd'hui, ces deux secteurs ont transf&#233;r&#233; leurs dettes aux Etats et aux banques centrales et sont entr&#233;s dans un processus de restructuration en profondeur qui pourrait durer une d&#233;cennie. La relance par la demande ext&#233;rieure para&#238;t aussi bouch&#233;e en raison de la crise des finances publiques europ&#233;ennes qui menace de plonger une partie du vieux continent dans une r&#233;cession prolong&#233;e, tandis que les &#233;conomies exportatrices les plus dynamiques (Allemagne, Chine) sont engag&#233;es dans une comp&#233;tition toujours plus dure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux Etats-Unis, les experts et la presse &#233;conomique d&#233;battent pour savoir si la r&#233;cession amorc&#233;e en d&#233;cembre 2007 (selon le National Bureau of Economic Research) a r&#233;ellement pris fin en juillet 2009, dessinant une courbe en &#171; V &#187;, ou si l'embellie de 2009 va &#234;tre suivie d'un nouveau recul, selon une courbe en &#171; W &#187; (double dip, ou double creux). A vrai dire, le v&#233;ritable enjeu est ailleurs. Que la r&#233;cession de 2008 d&#233;bouche sur un second creux apr&#232;s une phase de rebond artificiel, ou qu'elle soit suivie d'une longue p&#233;riode de stagnation, sans v&#233;ritable reprise, cela revient fondamentalement au m&#234;me. Une confrontation d&#233;cisive&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les deux cas, la r&#233;cession de 2007-2008 devrait marquer la fin d'un r&#233;gime de croissance tir&#233; essentiellement par le cr&#233;dit, et d&#233;boucher sur un &#171; plan d'ajustement structurel &#187; des &#233;conomies US, europ&#233;enne et japonaise, dont l'essentiel serait pay&#233; par le monde du travail. L'intervention massive des Etats vise seulement &#224; &#233;viter une d&#233;pression brutale. Pourtant, loin de d&#233;boucher sur une relance durable, elle ne peut que r&#233;partir l'effort de reconversion sur une plus longue dur&#233;e pour tenter de la rendre socialement et politiquement &#171; acceptable &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ampleur de la crise actuelle n'est pas fondamentalement diff&#233;rente de celle des ann&#233;es trente. Nous sommes entr&#233;s dans une Grande d&#233;pression, dont le film est seulement projet&#233; au ralenti. Les pouvoirs publics tentent de fournir les anxiolytiques n&#233;cessaires en s'effor&#231;ant de d&#233;coupler habilement les chocs dans l'espace (Pour l'Union Europ&#233;enne : Gr&#232;ce, Espagne, Irlande, Portugal d'abord&#8230;) et de r&#233;partir les sacrifices dans le temps !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ici dix ans, le monde ne devrait pas plus ressembler &#224; celui des ann&#233;es 1980-2006, que celui de 1933 &#224; celui des Ann&#233;es folles. L'offensive des milieux dominants ne s'arr&#234;tera pas d'elle-m&#234;me : son &#233;chec d&#233;pend certes de la force et de la coordination des luttes sociales &#224; venir, mais aussi de leurs perspectives politiques. Une raison de plus pour que la gauche de gauche (pour reprendre le terme Bourdieu) d&#233;nonce les politiques du &#171; moindre mal &#187; qui ne peuvent que contribuer &#224; l'aveuglement g&#233;n&#233;ral, travaille &#224; la plus large unit&#233; dans la lutte, et d&#233;fende clairement un programme de mesures rompant avec le capitalisme. Jean Batou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Cf. mes articles dans solidarit&#233;S n&#176; 146 et 169. Sur ESSF : La crise, 1929 et nous... et Capitalisme : une crise sans issue ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Gary Schilling, sept. 2010&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Cf. treasurydirect.gov&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Bureau of Labor Statistics, mars 2010&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Face &#224; la finance mondiale : le peuple grec montre l'exemple</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Face-a-la-finance-mondiale-le-peuple-grec-montre-l-exemple</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Face-a-la-finance-mondiale-le-peuple-grec-montre-l-exemple</guid>
		<dc:date>2010-09-08T02:38:06Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jean Batou</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;A para&#238;tre en Suisse dans lle prochain num&#233;ro de &#171; solidarit&#233;S &#187; (n&#176; 168). &lt;br class='autobr' /&gt;
18 mai 2010 ____________________________ &lt;br class='autobr' /&gt;
Au moment o&#249; nous mettons sous presse, la Gr&#232;ce est &#224; la veille d'une cinqui&#232;me gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale depuis le 17 d&#233;cembre dernier, convoqu&#233;e le 20 mai, &#224; l'appel des deux grandes centrales syndicales du public et du priv&#233;. L'&#233;preuve de force s'installe dans la dur&#233;e. Son issue sera d&#233;cisive pour l'Europe toute enti&#232;re. Au-del&#224; du piquet du 5 mai devant la mission grecque &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Europe-" rel="directory"&gt;Europe&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;A para&#238;tre en Suisse dans lle prochain num&#233;ro de &#171; solidarit&#233;S &#187; (n&#176; 168).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18 mai 2010&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Au moment o&#249; nous mettons sous presse, la Gr&#232;ce est &#224; la veille d'une cinqui&#232;me gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale depuis le 17 d&#233;cembre dernier, convoqu&#233;e le 20 mai, &#224; l'appel des deux grandes centrales syndicales du public et du priv&#233;. L'&#233;preuve de force s'installe dans la dur&#233;e. Son issue sera d&#233;cisive pour l'Europe toute enti&#232;re. Au-del&#224; du piquet du 5 mai devant la mission grecque &#224; Gen&#232;ve, notre solidarit&#233; doit se poursuivre et s'intensifier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s les Etats Baltes, la Gr&#232;ce se trouve aujourd'hui expos&#233;e aux rigueurs extr&#234;mes d'un Plan d'ajustement structurel, cette fois-ci sous la houlette combin&#233;e du FMI et de l'Union Europ&#233;enne (avec impossibilit&#233; de d&#233;valuer sa monnaie). En effet, le soi-disant &#171; sauvetage de la Gr&#232;ce &#187;, concoct&#233; par le &#171; socialiste &#187; Strauss-Kahn et vot&#233; par les d&#233;put&#233;s unis du PS et de l'UMP &#224; L'Assembl&#233;e Nationale fran&#231;aise, n'est en r&#233;alit&#233; qu'un formidable march&#233; de dupes. Son objectif : d&#233;barrasser au plus vite les grandes banques allemandes et fran&#231;aises des &#171; titres pourris &#187; de la dette ext&#233;rieure d'Ath&#232;nes (300 milliards d'euros) en pr&#234;tant 100 &#224; 130 milliards d'euros sur trois ans au gouvernement Papandreou contre l'engagement ferme d'en faire payer le prix au peuple grec.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Accro&#238;tre les in&#233;galit&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le cynisme des &#171; m&#233;c&#232;nes &#187; europ&#233;ens est &#224; son comble, puisque les cr&#233;anciers vont pr&#234;ter au taux de 5% des fonds qu'ils empruntent &#224; 3% sur les march&#233;s financiers, et que les banques commerciales obtiennent de la Banque centrale europ&#233;enne (BCE) &#224; 1%, chacun r&#233;alisant un important profit au passage sur le dos du peuple grec. En effet si la BCE n'a pas la possibilit&#233; de refinancer les Etats, elle a la comp&#233;tence de pr&#234;ter aux banques &#224; des taux pratiquement nuls, et ceci en pleine crise financi&#232;re&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce pr&#234;t est conditionn&#233; &#224; une baisse g&#233;n&#233;ralis&#233;e des salaires du public et du priv&#233;, alors que le salaire moyen n'est que de 1200 euros par mois (le FMI parle d'une diminution globale de 10 &#224; 15%). Il vise une r&#233;duction massive de l'emploi (non remplacement de 4 d&#233;parts &#224; la retraite sur 5 dans le public, facilitation des licenciements dans le priv&#233;). Il impose une cure d'amaigrissement aux prestations sociales (prolongation de la dur&#233;e de cotisations, &#233;l&#233;vation de l'&#226;ge de la retraite &#224; 67 ans et baisse des rentes). Il pr&#233;voit une r&#233;duction des services publics (&#233;ducation et sant&#233;) et la privatisation de secteurs essentiels (chemins de fer, eau, &#233;nergie). Il exige une taxation accrue des classes populaires (TVA passant de 19% &#224; 23%) qui exon&#232;re la fortune et les revenus des nantis. Avec un taux de ch&#244;mage qui d&#233;passe d&#233;j&#224; 10%, ces mesures ne peuvent que pr&#233;cipiter le pays dans une r&#233;cession durable, un endettement cumulatif et une perte de souverainet&#233; croissante au profit de la finance internationale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Un mod&#232;le pour le capital europ&#233;en&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Par ricochet, ces conditions draconiennes donnent le ton aux autres Etats europ&#233;ens qui pr&#233;parent leurs plans d'aust&#233;rit&#233;, d'abord dans la p&#233;riph&#233;rie de l'euro-zone aux &#233;conomies les plus fragiles : les PIGS (cochons, en anglais), dans le jargon m&#233;prisant des institutions financi&#232;res (Portugal, Irlande, Italie, Gr&#232;ce et l'Espagne). Mais aussi au Royaume-Uni et en France, dont les dettes publiques d&#233;passent tr&#232;s largement 60% et les d&#233;ficits 3% du PIB (crit&#232;res de Maastricht). Ainsi, la crise actuelle du capitalisme, li&#233;e pourtant &#224; une insuffisance structurelle de la demande solvable (d&#233;penses de consommation des m&#233;nages et investissements des entreprises), se traduit-elle aujourd'hui par la volont&#233; de r&#233;partir les revenus de fa&#231;on plus in&#233;galitaire encore, au profit d'activit&#233;s financi&#232;res toujours plus parasitaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons le fil des &#233;v&#233;nements. L'explosion de la bulle des subprimes aux Etats-Unis et la panique financi&#232;re qui s'en est suivie, &#224; l'automne 2008, a amen&#233; les Etats &#224; mobiliser des milliers de milliards de dollars pour renflouer les banques, soutenir les industries cl&#233;s et &#233;viter une grave d&#233;pression &#233;conomique. D'o&#249; un accroissement colossal de l'endettement public. Aujourd'hui, le co&#251;t de ces efforts en faveur du capital financier est report&#233; sur les travailleurs-euses et les populations du monde entier, contribuant &#224; accro&#238;tre encore le d&#233;s&#233;quilibre entre offre potentielle et demande solvable, entre capitaux en friche et demande sociale insatisfaite&#8230; Une telle fuite en avant ne peut conduire qu'&#224; une mont&#233;e de la col&#232;re et de la r&#233;volte sociales, mais aussi des r&#233;ponses autoritaires des dominants, dans le but d'assurer la p&#233;rennit&#233; d'un syst&#232;me de plus en injuste et instable.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Les Grecs ont os&#233; dire non&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans un tel contexte, la mobilisation massive du peuple grec est une le&#231;on pour toute l'Europe. En effet, la victoire &#233;lectorale du Pasok (Parti socialiste), &#224; la fin 2009, avait d&#233;j&#224; marqu&#233; une volont&#233; populaire de rompre avec les politiques antisociales du pr&#233;c&#233;dent gouvernement de droite. C'est pourquoi, malgr&#233; les appels &#224; la mod&#233;ration des syndicats li&#233;s &#224; la social-d&#233;mocratie, les nouvelles coupes budg&#233;taires de l'administration Papandreou ont suscit&#233; un vaste mouvement de r&#233;sistance &#224; la base qui a conduit &#224; la gr&#232;ve du 17 d&#233;cembre, initi&#233;e par les enseignants, qui s'est rapidement g&#233;n&#233;ralis&#233;e &#224; d'autres secteurs, en d&#233;pit de l'abstention des grandes centrales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est que dans un deuxi&#232;me temps, que les directions syndicales du secteur public ont tent&#233; de chevaucher le tigre en appelant &#224; la gr&#232;ve du 10 f&#233;vrier, qui a amen&#233; les syndicats du priv&#233; &#224; se joindre &#224; la seconde gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale du 24 f&#233;vrier. A ce moment, l'annonce des premi&#232;res coupes brutales exig&#233;es par l'UE est apparue comme une provocation, justifiant la troisi&#232;me gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale du 11 mars, tr&#232;s massivement suivie. La g&#233;n&#233;ralisation du mouvement a m&#234;me donn&#233; naissance &#224; un nouveau syndicat de travailleurs immigr&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La n&#233;cessit&#233; d'une gr&#232;ve illimit&#233;e commen&#231;ait alors &#224; &#234;tre d&#233;battue &#224; la base, m&#234;me si les syndicats convoquaient encore une quatri&#232;me gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de 24h. le 5 mai, qui a repr&#233;snt&#233; un nouveau succ&#232;s. Le fait que trois personnes aient trouv&#233; la mort dans l'incendie d'une banque, dont le patron avait contraint les employ&#233;-e-s &#224; travailler et condamn&#233; toutes les issues, a certes port&#233; un coup au mouvement, mais il n'a pas emp&#234;ch&#233; la convocation d'une cinqui&#232;me gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de 24h pour le 20 mai&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Solidarit&#233; avec le peuple grec&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'issue de la confrontation d&#233;pend maintenant de la capacit&#233; de la gauche syndicale et des forces anticapitalistes grecques d'unifier la population autour du mouvement, mais aussi de renforcer sa mobilisation et de radicaliser ses revendications. Elle d&#233;pend aussi de la solidarit&#233; europ&#233;enne que nous pourrons d&#233;velopper, qui est aujourd'hui beaucoup trop faible. En Suisse, nous devons exiger la lev&#233;e du secret bancaire et la transmission d'informations au fisc grec sur les d&#233;p&#244;ts non d&#233;clar&#233;s des fortunes de ce pays, qui se monteraient &#224; 36 milliards de francs (selon Sonntag.ch du 2 mai 2010).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hugo Harari Kermadec et Catherine Samary, du groupe de travail &#233;conomie du NPA, ont raison de souligner que &#171; le carcan euro-FMI &#187; vise &#224; bloquer tout d&#233;bat sur les mesures que pourrait d&#233;cider d&#233;mocratiquement le peule grec, notamment &#171; l'ouverture des livres de compte &#187; de l'Etat, des banques et des entreprises [1]. Le 7 mars dernier, les Islandais ont refus&#233; massivement par r&#233;f&#233;rendum (93% de NON) le plan de remboursement de 3,8 milliards d'euros (11 200 euros par hab.) r&#233;clam&#233; par le Royaume-Uni et les Pays-Bas afin d'indemniser leurs investisseurs. Pourquoi le peuple grec n'irait-il pas plus loin, comme le propose Fran&#231;ois Chesnais, en r&#233;pudiant purement et simplement sa dette publique (28 000 euros par hab.) [2]. En effet, ne s'agit-il pas d'une &#171; dette odieuse &#187; r&#233;sultant de la d&#233;fiscalisation &#8211; l&#233;gale et frauduleuse &#8211; des nantis, de la multiplication de chantiers pharaoniques (jeux olympiques de 2004), mais aussi de commandes d'armes d&#233;lirantes (cf. Europe-solidaire.org).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Batou&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;BATOU Jean&lt;br class='autobr' /&gt;
Notes[1] Voir sur ESSF : Crise en Europe : racket organis&#233; contre la Gr&#232;ce&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Voir sur ESSF : La dette de la Gr&#232;ce : quel mot d'ordre faut-il d&#233;fendre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* A para&#238;tre en Suisse dans lle prochain num&#233;ro de &#171; solidarit&#233;S &#187; (n&#176; 168).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'OMC contre les peuples du monde</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/L-OMC-contre-les-peuples-du-monde</link>
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		<dc:creator>Jean Batou</dc:creator>



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&lt;p&gt;Tir&#233; du site journal suisse Solidarit&#201;s 10 septembre 2009 &lt;br class='autobr' /&gt;
En juillet 2008, les n&#233;gociations de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) s'achevaient sur un &#233;chec. Pourtant, une nouvelle conf&#233;rence minist&#233;rielle est attendue &#224; Gen&#232;ve, fin novembre. Un coup d'essai, pour tenter de relancer la machine&#8230; D'ici-l&#224;, le sentiment de reprise &#233;conomique, li&#233; &#224; l'embellie des march&#233;s financiers, aura sans doute fait long feu et de nouvelles catastrophes sociales se profileront. Dans ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-International-" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site journal suisse Solidarit&#201;s&lt;br class='autobr' /&gt;
10 septembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;En juillet 2008, les n&#233;gociations de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) s'achevaient sur un &#233;chec. Pourtant, une nouvelle conf&#233;rence minist&#233;rielle est attendue &#224; Gen&#232;ve, fin novembre. Un coup d'essai, pour tenter de relancer la machine&#8230; D'ici-l&#224;, le sentiment de reprise &#233;conomique, li&#233; &#224; l'embellie des march&#233;s financiers, aura sans doute fait long feu et de nouvelles catastrophes sociales se profileront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, le projet d'extension du b&#226;timent de l'OMC sur les rives du Lac a suscit&#233; l'union sacr&#233;e de forces politiques genevoises, du PS &#224; l'extr&#234;me droite, en passant par les Verts et l'Entente bourgeoise, &#233;paul&#233;e par le pr&#233;sident de Patrimoine suisse, la vice-pr&#233;sidente de l'ATE, la directrice de la Com&#233;die, etc. Gr&#226;ce &#224; l'appui financier massif des syndicats patronaux (FER), les partisans du projet orchestrent un battage ind&#233;cent (photos truqu&#233;es &#224; l'appui), o&#249; l'on entend de plus en plus louer les politiques de l'OMC, alors que la critique des r&#233;f&#233;rendaires au projet d'empi&#232;tement sur un parc public n'a pas port&#233; sur ce plan...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ainsi, dix ans apr&#232;s le sommet de Seattle, certains r&#234;vent au retour de la pens&#233;e unique, lorsque Thatcher pouvait dire : &#171; Il n'y a pas d'alternative. &#187; Il faut donc rappeler la responsabilit&#233; &#233;crasante du FMI, de la Banque mondiale (BM) et de l'OMC dans le d&#233;veloppement de politiques de production et de commercialisation agricoles meurtri&#232;res ayant abouti &#224; une crise de la faim dramatique et structurelle, dans la marchandisation du monde et le minage de la d&#233;mocratie. Il ne peut en effet y avoir de d&#233;veloppement de la d&#233;mocratie sans souverainet&#233; conserv&#233;e par les peuples sur leur destin national, les ressources naturelles, leur politique de d&#233;veloppement. Or au service des multinationales, l'OMC est l&#224; pour amener les peuples &#224; abdiquer, l&#233;galement et d&#233;finitivement, de leur souverainet&#233; au profit de celles-ci. Pr&#232;s de trente ans de programmes d'ajustement structurel impos&#233;s par les bulldozers du FMI et de la BM ont pr&#233;par&#233; le terrain sous pr&#233;texte de dette et de d&#233;s&#233;quilibres des balances des paiements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'OMC est issue du Gatt (Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce et les tarifs douaniers), lui-m&#234;me rescap&#233; de la fondation, inaboutie apr&#232;s-guerre, d'une Organisation internationale du commerce (OIC). En pr&#232;s de 50 ans, il a organis&#233; huit cycles de n&#233;gociations pour renforcer la lib&#233;ralisation du commerce. Le dernier (1986-1994) a accouch&#233; de l'OMC en 1994, &#233;largissant le champ des n&#233;gociations &#224; des secteurs non touch&#233;s par le Gatt : agriculture, textiles et services... De m&#234;me, il a inclus la protection de la propri&#233;t&#233; intellectuelle dans la sph&#232;re du commerce. Alors que l'OIC mort-n&#233;e se r&#233;f&#233;rait &#224; l'ONU et &#224; la D&#233;claration des droits de l'Homme, l'OMC n'a plus de lien avec le dispositif onusien. Elle peut ignorer les droits fondamentaux au nom des int&#233;r&#234;ts des multinationales dominant les march&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Depuis son origine, l'OMC est charg&#233;e d'exporter le libre-&#233;change partout... En effet, les pays les plus avanc&#233;s ont int&#233;r&#234;t &#224; laisser agir les forces du march&#233; en contraignant les pays en d&#233;veloppement &#224; abandonner toute protection. Dans la seconde moiti&#233; du 19e si&#232;cle, le Pr&#233;sident US Grant s'en rendait d&#233;j&#224; compte : &#171; Pendant des si&#232;cles, remarquait-il, l'Angleterre s'est appuy&#233;e sur la protection, l'a pratiqu&#233;e jusqu'&#224; ses plus extr&#234;mes limites, et en a obtenu des r&#233;sultats satisfaisants. Apr&#232;s deux si&#232;cles, elle a jug&#233; commode d'adopter le libre-&#233;change, car elle pense que la protection n'a plus rien &#224; lui offrir. Eh bien, [&#8230;] lorsque l'Am&#233;rique aura tir&#233; de la protection tout ce qu'elle a &#224; offrir, elle adoptera le libre-&#233;change &#187;. C'est pourquoi, elle d&#233;fend aujourd'hui les politiques de l'OMC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Depuis la crise de la dette du d&#233;but des ann&#233;es 1980, le FMI et la Banque mondiale organisent la reprise en main de la plan&#232;te au profit des classes dominantes et imposent au Tiers Monde des plans d'ajustement structurel brutaux : privatisations massives et recul de l'Etat, tout &#224; l'exportation, r&#233;duction des subventions aux produits de base et au social, abandon du contr&#244;le sur les mouvements de capitaux et les investissements &#233;trangers&#8230; L'OMC est une pi&#232;ce cl&#233; de ce dispositif contre les peuples. Le renforcement de la connexion des &#233;conomies du Sud au march&#233; mondial se fait en effet au d&#233;triment de leurs producteurs locaux, de leur march&#233; int&#233;rieur et du renforcement des relations Sud-Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'OMC est apparue sur la sc&#232;ne m&#233;diatique en 1999, lorsque d'amples mobilisations populaires ont permis de bloquer le sommet de Seattle. Apr&#232;s les attentats du 11 septembre 2001 aux USA, le sommet de Doha (Qatar) a abouti au d&#233;but de nouvelles n&#233;gociations. La conclusion en &#233;tait pr&#233;vue en 2004. Pourtant, d&#232;s la conf&#233;rence de Canc&#250;n (Mexique, 2003), un bloc de pays &#233;mergents s'est oppos&#233; aux grandes puissances du Nord. Devant l'intransigeance des pays riches, surtout en mati&#232;re agricole, le Mexique a d&#233;cid&#233; de mettre fin &#224; ce sommet. Apr&#232;s Seattle, ce sera le second &#233;chec cuisant de l'OMC. Depuis, des clivages persistent entre pays industrialis&#233;s (USA et UE, notamment) et pays &#233;mergents (Br&#233;sil et Inde surtout), les Etats les plus pauvres &#233;tant marginalis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Actuellement pilot&#233;e par le &#171; socialiste &#187; fran&#231;ais, Pascal Lamy, ancien commissaire europ&#233;en du Commerce, l'OMC est un instrument cl&#233; aux yeux des tenants de la mondialisation capitaliste. La paralysie de ce rouleau compresseur a &#233;t&#233; une bonne nouvelle, mais rien ne garantit que la machine ne red&#233;marre pas... Il est donc essentiel de renforcer la lutte contre la marchandisation des services et des biens publics vitaux comme l'eau, l'&#233;ducation, la sant&#233; ou l'acc&#232;s aux semences, par le biais des accords sur les services (AGCS) et les droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle (ADPIC).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Nous appelons donc nos lecteurs-trices &#224; participer &#224; la manifestation internationale de protestation contre le prochain sommet minist&#233;riel de l&#8216;OMC, convoqu&#233;e fin novembre &#224; Gen&#232;v&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ecosocialisme et d&#233;croissance : un d&#233;bat stimulant...</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Ecosocialisme-et-decroissance-un-debat-stimulant</link>
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		<dc:creator>Jean Batou</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;cologie</dc:subject>

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&lt;p&gt;Tir&#233; du site Europe Solidaire Sans Fronti&#232;res Paru dans le quinzomadaire suisse &#171; solidarit&#233;S &#187; n&#176;151 (09/07/2009), p. 16-17. 9 juillet 2009 &lt;br class='autobr' /&gt;
Le dernier congr&#232;s de solidarit&#233;S [Suisse] insistait &#224; juste titre sur l'importance d'un combat contre le capitalisme fond&#233; sur un projet social en coh&#233;rence avec un projet environnemental. Ceci dit, nous ne d&#233;fendons pas d'un c&#244;t&#233; la justice sociale et de l'autre la protection de l'environnement, mais une conception totalement int&#233;gr&#233;e des deux. Et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Ecologie-" rel="directory"&gt;&#201;cologie&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L108xH150/arton2469-3c379.jpg?1629928024' class='spip_logo spip_logo_right' width='108' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site Europe Solidaire Sans Fronti&#232;res&lt;br class='autobr' /&gt;
Paru dans le quinzomadaire suisse &#171; solidarit&#233;S &#187; n&#176;151 (09/07/2009), p. 16-17.&lt;br class='autobr' /&gt;
9 juillet 2009&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Le dernier congr&#232;s de solidarit&#233;S [Suisse] insistait &#224; juste titre sur l'importance d'un combat contre le capitalisme fond&#233; sur un projet social en coh&#233;rence avec un projet environnemental. Ceci dit, nous ne d&#233;fendons pas d'un c&#244;t&#233; la justice sociale et de l'autre la protection de l'environnement, mais une conception totalement int&#233;gr&#233;e des deux. Et ceci non seulement parce qu'il faudra bien garantir &#224; long terme un environnement favorable &#224; la vie humaine pour y d&#233;velopper un projet &#233;cosocialiste, mais aussi, et plus fondamentalement, parce que le d&#233;passement du capitalisme n'impose pas seulement une redistribution des richesses, mais aussi d'autres modes et finalit&#233;s de production, un autre rapport &#224; la consommation, au temps, &#224; la nature, &#224; la soci&#233;t&#233;, &#224; la culture, en somme &#224; la vie dans toute sa richesse. Et cette r&#233;volution culturelle sans pr&#233;c&#233;dent depuis l'industrialisation du 19e si&#232;cle, il faut aussi commencer &#224; la nourrir aujourd'hui !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commen&#231;ons donc par proscrire l'utilisation du terme &#171; pouvoir d'achat &#187; qui individualise le travailleur et le r&#233;duit au statut de consommateur ali&#233;n&#233;. En lieu et place, nous d&#233;fendons &#233;videmment le &#171; pouvoir vivre &#187;, dont parle Cl&#233;mentine Autain dans une r&#233;cente chronique radiophonique. [1] C'est pour cela que, sur le terrain revendicatif, nous luttons pour un salaire minimum, un revenu minimum et une retraite solidaire (garantissant v&#233;ritablement un niveau de vie acceptable). En m&#234;me temps, nous continuons &#8211; comme nous l'avons fait syst&#233;matiquement jusqu'ici &#8211; &#224; mettre en avant des objectifs collectifs : services publics gratuits et &#233;tendus &#224; de nouveaux domaines, assurances sociales solidaires, imp&#244;ts fortement progressifs (confiscatoires &#224; partir d'un certain seuil pour garantir de fait un revenu maximum &#8211; tr&#232;s difficile, ceci dit, &#224; imposer sous le capitalisme).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Une &#233;pid&#233;mie mortelle : l'&#171; affluenza &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En revanche, la th&#232;se de l'&#233;conomiste et sociologue &#233;tats-unien Thorstein Veblen (1857-1929), qui voyait dans la &#171; rivalit&#233; ostentatoire &#187; (imiter le train de vie des plus riches) le moteur du consum&#233;risme, tr&#232;s &#224; la mode parmi les &#171; d&#233;croissants de gauche &#187;, me para&#238;t insuffisante. Il faut surtout refuser de le suivre lorsqu'il l'&#233;rige en trait essentiel de la &#171; nature humaine &#187;. Pour autant, des &#233;tudes &#233;pid&#233;miologiques valident cette perception en partant du raisonnement oppos&#233; : le creusement des in&#233;galit&#233;s sociales suscite en effet un sentiment de frustration qui se traduit par une augmentation des affections somatiques et psychiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais plus fondamentalement, je crois que le consum&#233;risme s'enracine dans la n&#233;cessit&#233; ressentie par une humanit&#233; d&#233;poss&#233;d&#233;e par le capitalisme du contr&#244;le de ses conditions d'existence (acc&#232;s aux ressources naturelles, usage de son propre corps, mise en &#339;uvre de sa capacit&#233; de travail, organisation de son temps, etc.) de compenser la souffrance insupportable qui en d&#233;coule. C'est un aspect essentiel du &#171; f&#233;tichisme de la marchandise &#187; d&#233;crit par Marx, qui a &#233;t&#233; bien rendu r&#233;cemment par le n&#233;ologisme anglo-saxon &#171; affluenza &#187; (&#171; &#233;pid&#233;mie du toujours plus &#187;), popularis&#233; aux Etats-Unis par un documentaire de John de Graaf (1997). D'accord donc pour plafonner fortement les revenus et la consommation des plus riches !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Quelle d&#233;croissance ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ceci dit, je continue &#224; penser qu'il faut &#233;viter le terme de &#171; d&#233;croissance &#187; (je pr&#233;f&#232;re certes le terme &#171; objection de croissance &#187;, m&#234;me s'il n'est pas non plus parfait). D'abord parce qu'il n'est que l'image renvers&#233;e du terme &#171; croissance &#187;, dont il partage sans s'en rendre compte le m&#234;me f&#233;tichisme quantitatif, mesur&#233; dans les termes d'une &#233;conomie marchande g&#233;n&#233;ralis&#233;e (le PIB). Je suis certes pour une d&#233;croissance importante de la consommation d'&#233;nergies non renouvelables et de mati&#232;res premi&#232;res, mais aussi pour une d&#233;croissance du temps de travail contraint, ceci en tenant compte de la n&#233;cessit&#233; de satisfaire les besoins fondamentaux des &#171; pays pauvres &#187; et des couches sociales les plus d&#233;munies des &#171; pays riches &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur un plan local, je suis donc pour d&#233;fendre des revendications fortes contre l'automobile, pour une diminution drastique du recours aux &#233;nergies fossiles, pour la r&#233;duction des gaspillages par une isolation accrue des b&#226;timents, etc. Mais je suis en m&#234;me temps en faveur d'une forte croissance des efforts consentis pour le logement, l'am&#233;nagement du territoire, l'&#233;ducation (de la petite enfance aux &#233;tudes sup&#233;rieures), la formation continue, la sant&#233; publique, la recherche scientifique, la cr&#233;ation artistique, etc. Des domaines aujourd'hui frapp&#233;s par une &#171; d&#233;croissance &#187; programm&#233;e... D&#232;s 1958, dans L'Ere de l'opulence, John K. Galbraith avait ainsi remarqu&#233;, qu'&#224; l'essor du march&#233; des biens de consommation durables aux Etats-Unis, correspondait un d&#233;clin rapide des infrastructures collectives. Avec le capitalisme actuel, ces tendances r&#233;gressives se sont encore massivement aggrav&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Syndicalisme et changement social&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, je consid&#232;re que le syndicalisme au sens noble du terme, dont les revendications et les modes d'organisation doivent &#234;tre radicalement repens&#233;s en fonction du bouleversement en cours de l'organisation du travail (mont&#233;e de la pr&#233;carit&#233; sous toutes ses formes) doit redevenir un &#233;l&#233;ment cl&#233; de la lutte pour sortir du capitalisme, une &#233;cole de formation &#224; la solidarit&#233; pour les salari&#233;&#183;e&#183;s, de m&#234;me qu'un foyer d'exp&#233;riences, de r&#233;flexions et de d&#233;bats sur les lignes de forces d'une autre soci&#233;t&#233;. Il dispose d'une riche exp&#233;rience historique dans ces domaines, sans parler des mouvements coop&#233;ratifs, mutualistes, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce sens, il ne faut pas opposer, comme le font souvent les &#171; d&#233;croissants de gauche &#187;, un syndicalisme centr&#233; sur des questions sociales &#224; une lutte pour la d&#233;fense d'un autre projet de soci&#233;t&#233;. Ils doivent au contraire &#234;tre &#233;troitement associ&#233;s. Sinon, le risque est grand de r&#233;server cette lutte &#224; une petite couche de privil&#233;gi&#233;s, la privant par-l&#224; m&#234;me de toute chance de succ&#232;s. A ce propos, la contribution de Daniel Tanuro &#224; la journ&#233;e de r&#233;flexion de l'interr&#233;gionale wallonne de la F&#233;d&#233;ration G&#233;n&#233;rale du Travail de Belgique (FGTB) du 11 d&#233;cembre 2008 formule des propositions concr&#232;tes int&#233;ressantes (voir encart ci-dessous).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'acteur social du changement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sans un combat r&#233;solu contre la mont&#233;e des in&#233;galit&#233;s sociales face &#224; la crise, il est probable que les solutions les plus r&#233;actionnaires progressent encore dans l'opinion publique. Il y a une raison essentielle &#224; cela : le fonctionnement quotidien de l'&#233;conomie marchande nourrit le chacun pour soi et tend &#224; opposer entre eux les plus faibles. Par ailleurs, notre soci&#233;t&#233; est form&#233;e de classes aux int&#233;r&#234;ts divergents et la destruction du climat n'inqui&#232;te pas outre mesure ceux qui pensent pouvoir se payer un environnement prot&#233;g&#233; (comme la faim dans le monde n'a jamais emp&#234;ch&#233; de dormir ceux qui peuvent largement remplir leur assiette)... De telles menaces ne les int&#233;ressent que dans la mesure o&#249; ils peuvent les instrumentaliser pour obtenir le financement de juteux march&#233;s publics tout en justifiant, &#171; pour la bonne cause &#187;, l'aust&#233;rit&#233;... des classes populaires seulement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous laissons faire les classes dominants, les masses d&#233;favoris&#233;es des &#171; pays riches &#187; (qui vont voir leur sort s'aggraver encore sensiblement durant la crise en cours) risquent bien de tourner le dos au combat &#233;cologiste pour d&#233;fendre leur droit &#224; consommer et &#224; polluer, voire d'&#234;tre amen&#233;es &#224; soutenir les guerres imp&#233;rialistes &#224; venir pour le contr&#244;le des ressources naturelles (une nouvelle version de la lutte pour &#171; l'espace vital &#187;). [2]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a plus : si le sauvetage du climat et de l'environnement doit &#234;tre li&#233; plus que jamais &#224; une exigence de justice sociale sans concession, c'est aussi que la sortie du capitalisme n'est pas concevable sans une rupture r&#233;volutionnaire. Pour vaincre des r&#233;sistances tr&#232;s concentr&#233;es et se d&#233;velopper dans un cadre d&#233;mocratique participatif, cette rupture n'est pas concevable sans la mobilisation d'un acteur social collectif extr&#234;mement puissant. C'est pourquoi, l'&#233;mancipation de l'humanit&#233;, comme le sauvetage de la plan&#232;te, ne pourront &#234;tre que l'&#339;uvre de la grande masse des travailleurs-euses, des pr&#233;caires et des pauvres &#8211; le prol&#233;tariat, au sens originel du terme &#8211;, soit de l'&#233;crasante majorit&#233; des soci&#233;t&#233;s du Nord comme du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Batou&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Un programme d'action syndical &#233;cologiste&#8230;*&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Favoriser une d&#233;marche sp&#233;cifique en mati&#232;re de conscientisation et d'&#233;ducation des militant&#183;e&#183;s. Il est essentiel de mettre en lumi&#232;re les causes structurelles du changement climatique et le lien entre crise climatique et crise capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Impliquer la masse des travail-leurs&#183;-euses dans la lutte contre le changement climatique par des pratiques d&#233;mocratiques de contr&#244;le des salari&#233;-e-s, qui sont les mieux plac&#233;s pour d&#233;noncer les multiples gaspillages inh&#233;rents &#224; la production capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Revendiquer la cr&#233;ation d'une entreprise publique dans le domaine de l'isolation et de la r&#233;novation &#233;nerg&#233;tique des b&#226;timents. Le parc immobilier est mal isol&#233; et le restera longtemps dans la mesure o&#249; la demande solvable pour isoler les maisons existantes fait d&#233;faut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Revendiquer une politique coh&#233;rente de d&#233;veloppement et de gratuit&#233; des transports publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Miser sur l'action internationale des travailleurs-euses pour imposer aux entreprises multinationales des engagements de r&#233;duction des &#233;missions &#224; l'&#233;chelle mondiale et des investissements dans la recherche technologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. D&#233;fendre la formation/reconversion collective des travailleurs des secteurs menac&#233;s dans le cadre de la transition vers une soci&#233;t&#233; sans carbone fossile, avec maintien du salaire et des droits. La transition vers une soci&#233;t&#233; sans carbone fossile impliquera in&#233;vitablement des r&#233;ductions d'emplois dans certains secteurs polluants. Ces travailleurs ont droit &#224; un emploi et leur reconversion ne peut &#234;tre laiss&#233;e aux bons soins des strat&#233;gies n&#233;olib&#233;rales. Le mouvement syndical pourrait revendiquer une formation et une reconversion collective sous contr&#244;le des int&#233;ress&#233;s, avec maintien des salaires et des droits jusqu'&#224; l'obtention d'un emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. Populariser l'id&#233;e que l'&#233;nergie est un bien commun de l'humanit&#233;, comme l'eau, et ne peut donc &#234;tre laiss&#233;e aux mains du priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Daniel Tanuro&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Il ne s'agit l&#224; que de tr&#232;s brefs extraits. Le document complet est disponible &#224; l'adresse : &lt;a href=&#034;http://www.europe-solidaire.org/spi..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.europe-solidaire.org/spi..&lt;/a&gt;. : Alternative sociale et contrainte &#233;cologique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] &lt;a href=&#034;http://clementineautain.fr/2009/02/..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://clementineautain.fr/2009/02/..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Voir &#224; ce propos le d&#233;bat organis&#233; par Radio-Fribourg,le 10 juin dernier, et en particulier les interventions de notre camarade Thibault Schneeberger : &lt;a href=&#034;http://www.radiofr.ch/fileadmin/pod..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.radiofr.ch/fileadmin/pod..&lt;/a&gt;. glement%20climatique.mp3&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Paru dans le quinzomadaire suisse &#171; solidarit&#233;S &#187; n&#176;151 (09/07/2009), p. 16-17.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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