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		<title>Comprendre la crise pour mieux combattre l'aust&#233;rit&#233; </title>
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		<dc:date>2009-10-09T05:04:18Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jan Willems</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>

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&lt;p&gt;Tir&#233; du site de la LCR Belge 9 septembre 2009 ____________________________________ La crise qui frappe l'&#233;conomie mondiale capitaliste est une crise sans pr&#233;c&#233;dent depuis la Deuxi&#232;me Guerre mondiale. Pour la premi&#232;re fois depuis 1945 le commerce international a r&#233;gress&#233;. La crise financi&#232;re qui a &#233;clat&#233; en 2008 s'est rapidement propag&#233;e &#224; l'&#233;conomie r&#233;elle, c'est-&#224;-dire aux entreprises. En 2009, le PIB mondial devrait conna&#238;tre une chute similaire &#224; celle de 1929. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette crise, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH100/arton2522-6d3c4.jpg?1629995629' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site de la LCR Belge&lt;br class='autobr' /&gt;
9 septembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;La crise qui frappe l'&#233;conomie mondiale capitaliste est une crise sans pr&#233;c&#233;dent depuis la Deuxi&#232;me Guerre mondiale. Pour la premi&#232;re fois depuis 1945 le commerce international a r&#233;gress&#233;. La crise financi&#232;re qui a &#233;clat&#233; en 2008 s'est rapidement propag&#233;e &#224; l'&#233;conomie r&#233;elle, c'est-&#224;-dire aux entreprises. En 2009, le PIB mondial devrait conna&#238;tre une chute similaire &#224; celle de 1929.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette crise, comme toutes celle qu'engendre ce syst&#232;me capitaliste, va d'abord frapper les travailleurs et les milieux populaires, dans les pays pauvres comme les pays riches. Car pour les riches capitalistes, la crise n'est qu'une mani&#232;re de rationaliser leur investissement et de profiter sur le malheur du reste de la population. Certains capitalistes sont &#233;limin&#233;s dans le processus mais ils ne perdent qu'exceptionnellement toute leur fortune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les milliards que la faillite de Fortis a co&#251;t&#233; aux contribuables belges, leur propri&#233;taire principal, la famille Lippens, ne va pas perdre son emploi et elle restera la famille milliardaire qu'elle &#233;tait. La famille Bo&#235;l ne perdra pas ses ch&#226;teaux et autres biens immobiliers qu'on estime &#224; 100 millions d'euros. Le concessionnaire belge de Rolls Royce a d&#233;clar&#233; ne pas avoir per&#231;u une chute de ses ventes suite &#224; l'irruption de la crise. La consommation des super riches se porte bien, merci.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;A l'origine de la crise : les capitalistes financiers d&#233;mant&#232;lent le contr&#244;le des Etats pour sp&#233;culer et frauder sans entrave&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pourtant cette crise, ce sont bien les capitalistes qui l'ont cr&#233;&#233;e avec leur soif toujours plus grande de profit. Depuis la crise de surproduction qui a &#233;clat&#233; en 1973 et le ralentissement de la croissance capitaliste qui l'a suivi, les entreprises et les rentiers ont de moins en moins investi pour cr&#233;er des emplois et de nouvelles forces productives utiles &#224; la soci&#233;t&#233;. Les capitalistes devaient trouver o&#249; r&#233;investir la masse de leurs profits. Comme les d&#233;bouch&#233;s pour les marchandises &#233;taient satur&#233;s, une partie croissante de ces profits s'orienta vers la finance et vers la sp&#233;culation au cours de ces trente derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une quarantaine d'ann&#233;es, les grandes banques et les fonds d'investissements priv&#233;s pouss&#232;rent leurs gouvernements &#224; lib&#233;raliser les mouvements de capitaux pour sp&#233;culer et investir sans entrave mais aussi pour &#233;chapper plus facilement &#224; l'imp&#244;t. Le gouvernement am&#233;ricain ne se fit pas prier longtemps et d&#232;s le milieu des ann&#233;es 1970, les capitaux pouvaient librement entrer et sortir des Etats-Unis, facilitant l'&#233;vasion fiscale et les possibilit&#233;s de sp&#233;culer sur l'ensemble de la plan&#232;te. Les gouvernements des autres &#233;conomies capitalistes les plus d&#233;velopp&#233;es leur emboit&#232;rent le pas. Ils ne pouvaient ne pas donner les m&#234;mes avantages &#224; leur bourgeoisie financi&#232;re nationale que ceux dont b&#233;n&#233;ficiait leur concurrente am&#233;ricaine. Les capitaux purent ainsi librement circuler comme avant la premi&#232;re guerre mondiale et les centres financiers off-shores (litt&#233;ralement &#171; hors des c&#244;tes &#187;, c'est-&#224;-dire hors des contr&#244;les des Etats) qui accueillent les riches fraudeurs fiscaux et blanchissent l'argent sale se multipli&#232;rent et se renforc&#232;rent &#224; travers la plan&#232;te (Iles Ca&#239;mans, Iles Vierges, Luxembourg, Liechtenstein etc&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des bulles sp&#233;culatives internationales et des crises financi&#232;res destructrices &#224; r&#233;p&#233;tition&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au cours des ann&#233;es 1970, les banques des pays riches, au lieu d'investir dans de nouvelles forces productives, pr&#234;t&#232;rent massivement &#224; des sanglantes dictatures militaires des pays du Tiers-monde comme le Br&#233;sil, l'Argentine, la Cor&#233;e du sud et l'Indon&#233;sie. Elles pouvaient effectivement sp&#233;culer avec la complicit&#233; des gouvernements de ces Etats en augmentant massivement la dette de ces pays. Cela permit d'obtenir rapidement des profits jusqu'au d&#233;but des ann&#233;es 1980 o&#249; ces pays ne purent faire face &#224; la mont&#233;e des taux d'int&#233;r&#234;t et se trouv&#232;rent dans l'incapacit&#233; de rembourser leur dette aux banques des pays riches. Ce fut le d&#233;but de la crise de la dette qui se poursuit encore en 2009. Comme aujourd'hui, les banques am&#233;ricaines se sont retrouv&#233;es virtuellement en faillite du fait de leurs pr&#234;ts trop risqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comme aujourd'hui &#233;galement, ce ne sont pas elles qui pay&#232;rent les pots cass&#233;s, mais les travailleurs du monde entier. En effet, les gouvernements occidentaux reprirent &#224; leur charge la dette des pays du tiers-monde et effac&#232;rent ainsi l'ardoise des banques priv&#233;es. Les gouvernements pr&#233;sent&#232;rent l'addition aux contribuables des pays riches, c'est-&#224;-dire &#224; la population laborieuse. En effet, les grandes multinationales et les familles les plus fortun&#233;es pla&#231;aient d&#233;j&#224; la plupart de leurs capitaux dans les paradis fiscaux de la plan&#232;te et les Etats leur offraient de plus en plus d'exemptions fiscales pour soi-disant les inciter &#224; cr&#233;er des emplois. Les centaines de milliards de dollars que les banques priv&#233;es avaient pr&#234;t&#233;s aux dictateurs du tiers-monde et qu'elles ne pouvaient plus r&#233;cup&#233;rer furent ajout&#233;e &#224; la dette publique des Etats-Unis et de l'Europe. Et aupr&#232;s de qui les gouvernements am&#233;ricains et europ&#233;ens emprunt&#232;rent &#224; des taux tr&#232;s &#233;lev&#233;s ? Naturellement aupr&#232;s des banques priv&#233;es&#8230; qui re&#231;urent ainsi des centaines de milliards de dollars d'int&#233;r&#234;ts suppl&#233;mentaires pay&#233;s par les travailleurs tax&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Etats des pays riches avec l'aide du Fond Mon&#233;taire International de la Banque Mondiale (des institutions financi&#232;res dite &#171; mondiales &#187; dans laquelle les gouvernements am&#233;ricains et europ&#233;ens disposent d'un droit de v&#233;to) impos&#232;rent des plans de remboursement extr&#234;mement durs aux populations du Tiers Monde. Ces plans dits &#171; d'ajustement structurels &#187; ont forc&#233; les gouvernements des pays du Tiers-monde &#224; sabrer dans l'enseignement, la sant&#233;, le reste de la fonction publique ainsi que dans les rares politiques sociales existantes. Le FMI a impos&#233; des baisses de salaire allant jusqu'&#224; 50%. Partout s'ensuivirent des catastrophes sociales qui durent depuis des d&#233;cennies et qui constituent le terreau des guerres civiles sanglantes, de la d&#233;sint&#233;gration de l'Etat et de la mont&#233;e en puissance des organisations criminelles et des seigneurs de guerres. Le Congo, La Somalie, le Rwanda, la Yougoslavie ou le Mexique constituent autant d'exemples tragiques de ce syst&#232;me capitaliste mondial absurde et meurtrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le FMI s'assura &#233;galement que les pays du Tiers-monde s'ouvrent enti&#232;rement aux investisseurs capitalistes occidentaux et suppriment les contr&#244;les sur les mouvements de capitaux qui existaient encore dans les Etats du Tiers-Monde. Les multinationales occidentales purent ainsi investir pour contr&#244;ler plus directement les ressources naturelles et les services (banques, transports, t&#233;l&#233;coms) des pays pauvres. Elles purent produire dans ces pays o&#249; les salaires &#233;taient dix fois inf&#233;rieurs &#224; ceux des pays d&#233;velopp&#233;s et o&#249; les syndicalistes honn&#234;tes sont menac&#233;s de mort et ex&#233;cut&#233;s par des polices locales ou par des escadrons de la mort au service de patrons comme en Colombie ou aux Philippines. Mais le FMI arriva &#233;galement &#224; imposer que des capitaux financiers sp&#233;culatifs puissent librement entrer et sortir des pays du Tiers Monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 1990, les capitalistes avaient r&#233;ussi &#224; imposer &#224; leurs Etats d'abandonner la plupart des contr&#244;les sur les mouvements de capitaux &#224; travers le monde. Gr&#226;ce aux progr&#232;s de l'informatique et des t&#233;l&#233;communications, les march&#233;s financiers des diff&#233;rents pays &#233;taient interconnect&#233;s, cr&#233;ant un grand casino mondial dans lequel les capitalistes pouvaient frauder le fisc, sp&#233;culer et blanchir leur argent de la corruption et des trafics de drogues, d'armes&#8230; et d'&#234;tres humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ne s'en priv&#232;rent pas. Les bulles sp&#233;culatives et les crises financi&#232;res s'enchain&#232;rent les unes apr&#232;s les autres au cours des ann&#233;es 1990. Les capitalistes sp&#233;cul&#232;rent sur tout ce qui est possible : l'immobilier &#224; Bangkok, les titres de la dette de l'Etat mexicain ou russe, la devise br&#233;silienne comme les mati&#232;res premi&#232;res. Chacune de ces crises amena son lot de mis&#232;re, de ch&#244;mage, de destruction de services publics et d'imp&#244;ts suppl&#233;mentaires pour la population : les plus importantes furent la crise de la Tequila au Mexique en 1994 (co&#251;t direct pour les contribuables mexicains et am&#233;ricains 50 milliards de dollars), la crise Argentine de 1995, la crise Est-Asiatique de 1997 (des centaines de milliards de dollars), la crise russe, la crise br&#233;silienne et &#224; nouveau la crise Argentine. A chaque fois, les capitaliste sp&#233;culaient sur un produit financier, l'immobilier, une monnaie ou des mati&#232;res premi&#232;res, g&#233;n&#233;rant une bulle qui &#233;clatait et provoquait une crise financi&#232;re et &#233;conomique d&#233;vastatrice. A la fin des ann&#233;es 1990, les crises financi&#232;res avaient tellement d&#233;stabilis&#233; les &#233;conomies des pays du Tiers monde qu'une partie plus importante des capitaux sp&#233;culatifs se porta &#224; nouveau dans les pays d&#233;velopp&#233;s, notamment sur la bourse am&#233;ricaine des nouvelles technologies, le NASDAQ. Ce fut la bulle de la &#171; Nouvelle &#233;conomie &#187; qui d&#233;boucha sur la r&#233;cession de 2001 et sur une nouvelle crise de surproduction.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#8230;aux contradictions du capitalisme am&#233;ricain qui ont conduit &#224; la crise financi&#232;re actuelle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'effondrement en 2000 de la bulle sp&#233;culative du NASDAQ pour offrir de nouveaux d&#233;bouch&#233;s aux capitalistes am&#233;ricains, le gouvernement am&#233;ricain se lan&#231;a dans un programme de r&#233;armement militaire et dans la soi-disant &#171; guerre contre le terrorisme &#187; en d&#233;pensant des centaines de milliards de dollars. Mais parall&#232;lement Bush et sa clique offrirent de nouveau cadeaux fiscaux aux riches, notamment en supprimant tout imp&#244;t sur les successions en dessous de&#8230;5 millions de dollars ! L'Etat am&#233;ricain commen&#231;a &#224; s'endetter massivement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat am&#233;ricain fit baisser les taux d'int&#233;r&#234;t pour stimuler la consommation et les investissements. De fait, des m&#233;nages am&#233;ricains profit&#232;rent des taux bas pour acqu&#233;rir des maisons et des appartements. Le prix de l'immobilier commen&#231;a &#224; grimper plus vite. Mais ces m&#233;nages furent suivis par des sp&#233;culateurs qui avaient sortis leurs capitaux des bourses am&#233;ricaines en chute libre et qui voyaient dans l'immobilier un placement plus r&#233;mun&#233;rateur que les activit&#233;s de production, la bourse ou les pays du tiers-monde. La demande sp&#233;culative fit exploser les prix de l'immobilier qui grimp&#232;rent de 80% entre 2000 et 2006 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie capitaliste am&#233;ricaine s'est emp&#234;tr&#233;e dans ses contradictions. Depuis le milieu des ann&#233;es 1970, les travailleurs am&#233;ricains subissent des attaques constantes du patronat et du gouvernement. La libert&#233; de mouvement de capitaux permis aux capitalistes de d&#233;localiser des r&#233;gions am&#233;ricaines industrialis&#233;es o&#249; les syndicats &#233;taient bien implant&#233;s (Nord-Est et Grand Lacs) vers les r&#233;gions moins syndiqu&#233;es et vers les &#233;conomies du Tiers-monde comme le Mexique, le Costa Rica ou Taiwan. Les directions syndicales am&#233;ricaines convaincues de la n&#233;cessit&#233; de &#171; cog&#233;rer &#187; l'&#233;conomie capitaliste avec les patrons (comme si c'&#233;tait possible !) furent &#233;videmment incapables d'organiser une contre-offensive de la classe ouvri&#232;re am&#233;ricaine, voire m&#234;me de d&#233;fendre certains acquis &#233;l&#233;mentaires. Les gouvernements am&#233;ricains successifs attaquent sans rel&#226;che ceux qui tentaient d'organiser des gr&#232;ves de grande ampleur. Ainsi le pr&#233;sident Reagan r&#233;quisitionna des milliers de soldats pour remplacer les gr&#233;vistes aiguilleurs du ciel au d&#233;but des ann&#233;es 1980. Le gouvernement Clinton attaqua le dirigeant syndical responsable qui coordonna la grande gr&#232;ve d'UPS (messagerie et transport) pour le faire remplacer par le fils de Hoffa, un dirigeant syndical dont les liens avec la maffia &#233;taient notoires. L'Etat supprime toute une s&#233;rie de lois sociales, facilitant le licenciement et pr&#233;carisant ainsi les travailleurs. Il restreint aussi les allocations sociales et le ch&#244;mage ce qui force des millions de travailleuses et de travailleurs, notamment de filles-m&#232;res, &#224; prendre un emploi pr&#233;caire &#224; n'importe quelle condition. De plus, le maintien dans la pr&#233;carit&#233; de millions de travailleurs clandestins d'Am&#233;rique Latine, corv&#233;ables &#224; merci, affaiblit encore la classe ouvri&#232;re am&#233;ricaine face aux attaques patronales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cons&#233;quence de ces attaques est une chute des salaires sans pr&#233;c&#233;dent depuis 1929. En termes de pouvoir d'achat, le salaire horaire minimum l&#233;gal baisse de 40% entre les ann&#233;es 1960 et 2005 pour atteindre un peu plus de 5$ l'heure, soit 30% de moins que ce peut gagner un sans-papier exploit&#233; qui fait la plonge dans l'Horeca belge (voir tableau 1) ! Les familles am&#233;ricaines sont forc&#233;es de travailler 20% de plus aujourd'hui qu'en 1970 simplement pour compenser ces baisses de salaires. Alors que la productivit&#233; des travailleurs am&#233;ricains (c'est-&#224; dire les richesses qu'ils cr&#233;ent par leur travail) continuent de progresser r&#233;guli&#232;rement, les salaires, eux, stagnent ou baissent (voir tableau 2) : la diff&#233;rence, c'est encore plus de profits&#8230; Profits que les capitalistes am&#233;ricains ne peuvent pas investir enti&#232;rement dans la production, faute de demande suffisante&#8230;et qui donc alimentent les sp&#233;culations diverses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus de cette baisse des salaires, les gouvernements am&#233;ricains successifs depuis Jimmy Carter &#224; la fin des ann&#233;es 1970 ont impos&#233; des r&#233;formes fiscales qui exemptent les plus riches. L'Etat n'a donc plus les moyens de financer des services publics &#233;l&#233;mentaires de qualit&#233; comme les pensions, la sant&#233; ou l'&#233;ducation. On assiste &#224; des services &#224; deux vitesses entre le priv&#233; et le public. Les familles des milieux populaires am&#233;ricains sont alors oblig&#233;es de s'endetter s'ils veulent acc&#233;der &#224; des soins de sant&#233; ou &#224; l'&#233;ducation de qualit&#233;. Les frais d'assurance sant&#233; et d'inscription universitaires augmentent respectivement de 87% et de 40% entre 2000 et 2008. Permettre &#224; ses enfants d'obtenir un dipl&#244;me universitaire peut co&#251;ter le prix d'une maison. Les Am&#233;ricains en moyenne d&#233;pensent 15% de leur PIB en soins de sant&#233; (les deux tiers dans le syst&#232;me priv&#233;) contre seulement 7.5% pour les Fran&#231;ais (tr&#232;s majoritairement dans le public)&#8230;alors que ces derniers vivent deux ans plus vieux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour faire face &#224; l'explosion de leurs d&#233;penses et &#224; la baisse des allocations sociales comme de leur salaire horaire, les familles am&#233;ricaines ont alors recours au cr&#233;dit de consommation. Elles empruntent notamment en mettant leur maison en garantie. Comme le prix des maisons grimpe du fait de la bulle sp&#233;culative, elles peuvent s'endetter encore plus. M&#234;mes les familles les plus ais&#233;es, gris&#233;es par la hausse de la valeur de leurs maisons et aux faibles taux d'int&#233;r&#234;t, s'endettent pour acheter des bien de luxe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait depuis trente ans, les capitalistes am&#233;ricains exploitent de plus en plus les travailleurs am&#233;ricains, d&#233;gradant ainsi leurs revenus. Mais ces travailleurs sont aussi la masse des consommateurs dont le syst&#232;me a besoin pour se cr&#233;er des d&#233;bouch&#233;s. De plus, les capitalistes &#233;ludent de plus en plus l'imp&#244;t et ont soutenu le r&#233;armement et les guerres imp&#233;rialistes en Irak et en Afghanistan, vidant ainsi les caisses de l'Etat am&#233;ricain dont la dette d&#233;passait les 5200 milliards en 2008. Mais l&#224; aussi, les capitalistes limitent leur autre d&#233;bouch&#233; que sont les commandes de l'Etat. Les capitalistes am&#233;ricains r&#233;alisent des profits record qu'il leur faut r&#233;investir mais avec des d&#233;bouch&#233;s qu'ils ont eux-m&#234;mes contribuer &#224; restreindre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cr&#233;er de nouveaux d&#233;bouch&#233;s afin de pouvoir vendre leurs marchandises et d'accro&#238;tre leurs profits dans le syst&#232;me bancaire, ils vont donc encourager l'endettement des m&#233;nages am&#233;ricain qui est multipli&#233; par 10 entre 1988 et 2008 pour atteindre les 160% du PIB ! Et comme cela ne suffit pas &#224; investir la masse des &#233;normes profits accumul&#233;s ainsi par les capitalistes, on sp&#233;cule&#8230;jusqu'&#224; l'&#233;clatement de la prochaine bulle.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La bulle immobili&#232;re am&#233;ricaine &#233;clate et se propage &#224; travers le monde&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A partir de 2001, les prix de l'immobilier ont continu&#233; &#224; grimper du fait de la sp&#233;culation mais aussi du d&#233;marchage des banques et des courtiers aupr&#232;s des m&#233;nages plus pauvres pour les inciter &#224; contracter un cr&#233;dit hypoth&#233;caire. Pour toucher leur commission et les int&#233;r&#234;ts, les banques offrirent des pr&#234;ts &#224; taux variables, tr&#232;s bas les deux premi&#232;res ann&#233;es et dont les charges des int&#233;r&#234;ts pouvaient grimper jusqu'&#224; 40% ensuite ! Si les emprunteurs ne savaient plus rembourser, il suffisait &#224; la banque de revendre le bien immobilier dont la valeur aurait grimp&#233; depuis son achat puisque les prix ne cessaient de monter&#8230; du fait notamment de la sp&#233;culation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme lors de toutes les autres bulles sp&#233;culatives, les capitalistes furent aveugl&#233;s par la soif de profit. En concurrence permanente face &#224; l'expansion ce nouveau march&#233; des cr&#233;dits hypoth&#233;caires, les banques et les courtiers multipli&#232;rent les pr&#234;ts bien au-del&#224; de ce que pr&#233;conisent les r&#232;gles bancaires internationales. Ils trouv&#232;rent une mani&#232;re de contourner ces r&#232;gles en titrisant leurs cr&#233;ances hypoth&#233;caires. C'est-&#224;-dire qu'ils transform&#232;rent leurs cr&#233;ances risqu&#233;es, ce qu'on appelle les subprimes, en les combinant &#224; d'autres cr&#233;ances moins risqu&#233;es pour en faire un produit financier complexe vendus en bourse. Ces produits financiers devenaient de v&#233;ritables bo&#238;tes noires dont la compr&#233;hension n&#233;cessitait parfois la lecture de manuels d'explication de plusieurs dizaines de pages remplies de mod&#232;les math&#233;matiques obscurs. Ces produits &#233;taient revendus &#224; d'autres investisseurs sp&#233;culateurs all&#233;ch&#233;s par les bons rendements financiers. Il existait des agences de notations priv&#233;es, dont le but &#233;tait d'&#233;valuer le risque de ces produits mais comme elles touchaient des commissions &#224; chaque op&#233;ration, elles sous-estim&#232;rent syst&#233;matiquement le risque, attirant des sp&#233;culateurs du monde entier. Les pr&#234;ts risqu&#233;s des subprime se r&#233;pandaient &#224; travers les march&#233;s financiers mondiaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais lorsque le march&#233; immobilier fut satur&#233;, les prix des maisons commenc&#232;rent &#224; baisser en 2006 (voir graphique infra). Des familles pauvres ne surent plus payer leur cr&#233;dit hypoth&#233;caire quand les taux variable se relev&#232;rent. Les banques se mirent &#224; les expulser de leur maison et &#224; les revendre, mais cette fois &#224; perte. Trois millions de familles am&#233;ricaines perdirent ainsi leur bien immobilier. La vague massive de revente de maisons fit d'autant plus chuter les prix et tout &#224; coup, les capitalistes r&#233;alis&#232;rent que les pr&#234;ts subprime ne seraient pas tous r&#233;cup&#233;rables. Les prix des produits complexes titris&#233;s compos&#233;s de subprime s'effondr&#232;rent soudainement car tous les sp&#233;culateurs voulaient s'en d&#233;barrasser en m&#234;me temps. Les institutions financi&#232;res partout dans le monde qui en avaient trop achet&#233;es se trouv&#232;rent en faillite du jour au lendemain. La crise financi&#232;re &#233;tait l&#224;. Des institutions de cr&#233;dit hypoth&#233;caire am&#233;ricaines, des fonds d'investissement chinois, des banques belges, des compagnies d'assurances tomb&#232;rent en faillite les unes apr&#232;s les autres. La valeur de nombreux actifs financiers s'effondra. La crise provoqua en 2008 une perte financi&#232;re globale de 14000 milliards de dollars, soit plus de 20% du PIB mondial !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise se propage vite &#224; l'&#233;conomie r&#233;elle. Les banques en difficult&#233;s se mettent &#224; pr&#234;ter moins facilement, engendrant des faillites en cascade d'entreprises qui avaient besoin de liquidit&#233;. La chute de la valeur des maisons r&#233;duit les pr&#234;ts hypoth&#233;caires. Les m&#233;nages endett&#233;s peuvent moins consommer. Les entreprises qui font face &#224; une chute de la demande arr&#234;tent leur investissement et licencient. M&#234;me les entreprises en bonne sant&#233; utilisent la crise pour licencier pour &#171; d&#233;graisser &#187;, comme on dit chez certains cadres dirigeants qui consid&#232;rent leurs travailleurs comme du b&#233;tail. Les licenciements massifs ralentissent la consommation globale des m&#233;nages. La crise financi&#232;re capitaliste touche alors l'ensemble de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les Etats au secours de leurs capitalistes nationaux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comme lors des crises pr&#233;c&#233;dentes, les gouvernements intervinrent massivement pour soutenir leurs grands groupes capitalistes. Souvent les capitalistes justifient le profit par le risque qu'ils prennent dans leurs investissements. Mais pour les gros capitalistes, le risque est presque nul. L'Etat am&#233;ricain d&#233;bourse plus de 100 milliards de dollars pour sauver AIG, le plus gros assureur am&#233;ricain. On conna&#238;t bien l'intervention de l'Etat belge pour sauver Fortis et son feuilleton judiciaro-m&#233;diatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gros sp&#233;culateurs sont sortis du march&#233; avant la chute de l'action Fortis. L'Etat fit alors un gros cadeau aux actionnaires de la banque du milliardaire Lippens. Lorsque l'Etat suspendit un vendredi le cours des actions Fortis sur le march&#233; boursier, la valeur financi&#232;re du groupe (holding comprenant assurances et banques) &#233;tait &#233;valu&#233;e &#224; 13 milliards d'euro. Le lundi suivant, les Etats belge, n&#233;erlandais et luxembourgeois d&#233;bours&#232;rent 11 milliards pour acqu&#233;rir la moiti&#233; seulement du capital de la seule Banque (et non de l'ensemble du holding, assurance comprise) &#8230;Un beau cadeau de Reynders &#224; son &#233;lectorat actionnaire. Mais cela ne leur suffisait pas. Comme quoi, les actionnaires ne sont pas toujours pour le principe du libre march&#233;. Le gouvernement belge fit alors la qu&#234;te devant le pr&#233;sident Sarkozy pour offrir Fortis &#224; la BNP tout en reprenant la grande majorit&#233; des actifs toxiques (ces titres que Fortis d&#233;tient mais dont personne ne veut aujourd'hui et dont la valeur s'est effondr&#233;e) qui s'&#233;l&#232;vent selon certains analystes financiers &#224; 40 milliards d'euros ! Les contribuables belges paieront donc un cadeau aux actionnaires de Fortis et un autre cadeau aux actionnaires de BNP, livrer un r&#233;seau de banques tout neuf et d&#233;barrass&#233;e de son risque financier principal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les grandes banques capitalistes sauv&#233;es par leurs Etats n'h&#233;sitent pas &#224; continuer leur sp&#233;culation. Gr&#226;ce aux pr&#234;ts bon march&#233; des Etats (les banques centrales publiques octroient des pr&#234;ts &#224; 1% en Europe et &#224; 0,25% aux Etats-Unis), les banques se refont des marges (elles pr&#234;tent parfois &#224; plus de 10% aux PME) qui leur permettent d'acheter de nouveaux actifs financiers et d'accumuler des profits suppl&#233;mentaires. Cela explique en partie la r&#233;cente mont&#233;e boursi&#232;re de ces derniers mois&#8230;et cela pr&#233;pare peut &#234;tre une autre crise de la bourse que l'Etat s'empressera de colmater avec l'argent public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fonds que les Etats doivent avancer pour sauver les banques et certaines grandes entreprises, les exemptions fiscales pour &#171; aider &#187; les entreprises (m&#234;me celle qui font des profits) ainsi que les plus nombreuses allocations de ch&#244;mage d&#233;t&#233;riorent les finances publiques. Le ralentissement &#233;conomique qui freine les recettes fiscales aggrave ce processus d'endettement. Ainsi, la dette publique am&#233;ricaine passe de 5400 &#224; 9000 milliards de dollars entre le d&#233;but de la crise et cet automne 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'endettement des pays pauvres est encore pire parce qu'avec la crise &#233;conomique mondiale, la demande pour les mati&#232;res premi&#232;res chute et avec elle les prix de la plupart des exportations des pays du Tiers monde. M&#234;mes les pays dit &#171; &#233;mergents &#187; (notamment en Asie orientale et en Europe de l'Est) qui faisaient de l'assemblage de produits manufactur&#233;s pour les exporter vers les pays riches subissent une chute dramatique de leurs exportations et leurs Etats s'endettent massivement. Certains n'arrivent plus &#224; rembourser leur dette comme le Pakistan, la Lituanie et la Hongrie et se retrouvent plus que jamais sous la coupe du FMI et de ses &#171; plans de sauvetage &#187; meurtriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qui donc peut pr&#234;ter &#224; ces Etats qui s'endettent &#224; travers le monde. Qui dispose des r&#233;serves financi&#232;res suffisantes ? En grande partie, ce sont ceux-l&#224; m&#234;mes qui ont pu sortir &#224; temps de la bulle immobili&#232;re et financi&#232;re, c'est-&#224;-dire les sp&#233;culateurs les plus rapaces et les plus aguerris. En effet, les gros op&#233;rateurs financiers disposent d'une meilleure information que les petits rentiers et les petits actionnaires. Ils anticipent donc mieux l'&#233;clatement de la bulle sp&#233;culative et vendent souvent leurs actifs avant la chute vertigineuse de leurs prix. Les plus petits sont souvent ceux qui y perdent leurs plumes. Les petits actionnaires de Fortis par exemple&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette crise, les capitalistes sp&#233;culateurs ont retir&#233; en 2000 une partie de leurs capitaux du march&#233; du NASDAQ au moment de l'&#233;clatement de la bulle de la nouvelle &#233;conomie. Ils placent ces capitaux dans l'immobilier jusqu'en 2006, date &#224; laquelle les march&#233;s immobiliers et financiers s'effondrent. Ayant d&#233;stabilis&#233; leur propre syst&#232;me financier, les sp&#233;culateurs doivent trouver un nouveau placement pour leurs capitaux&#8230;O&#249; aller ? Mais les capitalistes savent qu'il existe une valeur s&#251;re &#224; court terme : les mati&#232;res premi&#232;res et les produits alimentaires. Les gens doivent bien se nourrir. Alors on va voir les capitalistes sp&#233;culer sur le cours du p&#233;trole, du riz, du bl&#233; etc&#8230; Des cargaisons de produits agricoles seront rachet&#233;es et revendues plus de trente fois par des sp&#233;culateurs avant d'arriver &#224; leur destination. Le prix du baril de p&#233;trole va plus que doubler pour d&#233;passer les 100$. Des analystes employ&#233;s par les journaux bourgeois iront jusqu'&#224; pr&#233;tendre que c'est la faute des chinois qui demandent trop de p&#233;trole mais il est clair que ces variations de prix extr&#234;mement brusques ne peuvent pas s'expliquer sans sp&#233;culation massive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les sp&#233;culateurs savent que les prix des mati&#232;res premi&#232;res vont chuter d&#232;s que la crise financi&#232;re se sera propag&#233;e &#224; l'&#233;conomie r&#233;elle. En effet, avec le ralentissement de l'&#233;conomie r&#233;elle, la demande pour ces mati&#232;res premi&#232;res sera moins importante et leur prix va chuter&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que font ces capitalistes quand tout s'&#233;croule autour d'eux ? Il reste un placement s&#251;r, c'est de pr&#234;ter aux Etats riches. Les Etats des petites &#233;conomies du tiers monde peuvent tomber en faillite mais pas les Etats riches. Car l'Etat pour rembourser n'a qu'&#224; faire payer des imp&#244;ts &#224; la population laborieuse et il dispose d'une force arm&#233;e pour le faire. Un analyste am&#233;ricain r&#233;pondait &#224; des journalistes &#224; la question suivante : &#171; pourquoi les investisseurs pr&#234;tent-ils encore &#224; l'Etat am&#233;ricain, m&#234;me plus qu'aux autres Etats, alors que son endettement s'est brutalement acc&#233;l&#233;r&#233; ? &#187;. Sa r&#233;ponse fut lapidaire : &#171; parce qu'ils disposent de la plus grande arm&#233;e &#187;. Car la garantie qu'un Etat peut offrir aux capitalistes qui lui pr&#234;tent, c'est sa capacit&#233; &#224; forcer les travailleurs &#224; rembourser sa dette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les capitalistes ont donc cr&#233;&#233; cette crise par leur folle soif de profit, cr&#233;ant des bulles sp&#233;culatives de plus en plus grosses et de plus en plus incontr&#244;lables jusqu'&#224; l'&#233;clatement de l'automne 2008. Pour les sauver, les Etats ont d&#233;pens&#233; des milliers des milliards, s'endettant aupr&#232;s de ces m&#234;mes sp&#233;culateurs ! Et maintenant, ils vont nous annoncer des plans d'aust&#233;rit&#233; de plus de dix ans pour payer les int&#233;r&#234;ts de la dette &#224; ceux-l&#224; m&#234;me qui sont les responsables de ce d&#233;sastre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a un si&#232;cle, d'autres sp&#233;culateurs capitalistes avaient &#233;galement pr&#234;t&#233; &#224; un grand Etat disposant d'une grande arm&#233;e qu'ils croyaient capable d'imposer &#224; ses travailleurs le remboursement de la dette. Ce pays &#233;tait la Russie du Tsar Nicolas II qui attirait les capitaux sp&#233;culatifs de France, de Belgique ou d'Angleterre. Lorsque les travailleurs russes balay&#232;rent l'autocratie et que les bolcheviks &#233;tablirent un Etat ouvrier apr&#232;s la r&#233;volution d'octobre 1917, une de leurs premi&#232;res mesures fut de supprimer la dette contract&#233;e par les tsars. Les capitalistes perdirent ce qu'ils avaient sp&#233;cul&#233;, les travailleurs se r&#233;voltant contre l'exploitation. N'oublions pas que payer la crise des capitalistes n'est pas une fatalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jan Willems. 9 septembre 2009&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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