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		<title>La Gauche</title>
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		<title>A propos du rapport sur le changement climatique de Daniel Tanuro</title>
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		<dc:date>2009-11-26T04:54:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno Bajou </dc:creator>



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&lt;p&gt;Tir&#233; du site Inprecor novembre 2009 &lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;alit&#233; du changement climatique en cours est un fait objectif qu'aujourd'hui toute la communaut&#233; scientifique reconna&#238;t. Il n'y a plus vraiment de doutes ni sur son ampleur, ni sur les menaces qu'il repr&#233;sente pour l'humanit&#233;, ni m&#234;me sur les causes de son d&#233;clenchement li&#233;es &#224; une accumulation sans pr&#233;c&#233;dent de gaz &#224; effet de serre dans l'atmosph&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les classes dominantes ont bien d&#251; accepter, m&#234;me si cela a &#233;t&#233; d'abord &#224; reculons, les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Quatrieme-Internationale-44-" rel="directory"&gt;Quatri&#232;me Internationale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site Inprecor&lt;br class='autobr' /&gt;
novembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alit&#233; du changement climatique en cours est un fait objectif qu'aujourd'hui toute la communaut&#233; scientifique reconna&#238;t. Il n'y a plus vraiment de doutes ni sur son ampleur, ni sur les menaces qu'il repr&#233;sente pour l'humanit&#233;, ni m&#234;me sur les causes de son d&#233;clenchement li&#233;es &#224; une accumulation sans pr&#233;c&#233;dent de gaz &#224; effet de serre dans l'atmosph&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les classes dominantes ont bien d&#251; accepter, m&#234;me si cela a &#233;t&#233; d'abord &#224; reculons, les conclusions des experts du GIEC qu'elles avaient elle-m&#234;me mises en place. Mais loin d'en tenir compte, elles sont au contraire en train de s'en servir pour justifier de nouvelles attaques, de nouvelles remises en cause des droits sociaux, une nouvelle fuite en avant lib&#233;rale vers la marchandisation de la nature, de la pollution, du carbone. Les faits &#233;tablis par le GIEC sont ainsi d&#233;tourn&#233;s pour servir d'arguments scientifiques d'autorit&#233; justifiant de pr&#233;tendues mesures &#233;cologiques qui sont avant tout des attaques sociales et politiques contre les classes populaires, des tentatives pour sauver un syst&#232;me capitaliste mondialis&#233; en crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De leur c&#244;t&#233; les mouvements &#233;cologistes, forts de la l&#233;gitimit&#233; qu'ils trouvent dans les analyses de ces m&#234;mes experts, finissent par &#234;tre eux-m&#234;mes prisonniers du d&#233;bat d'experts&#8230; et par glisser des arguments scientifiques &#224; la discussion sur les bienfaits de mesures antisociales comme la taxe carbone&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que la r&#233;alit&#233; de la crise climatique soit confort&#233;e par l'analyse scientifique incontestable du GIEC nous permet, &#224; juste titre, de retourner contre les classes dominantes les &#171; arguments scientifiques &#187; de leurs propres experts. Mais cela ne veut pas dire que ces arguments scientifiques doivent devenir des arguments d'autorit&#233; suppl&#233;ant &#224; la n&#233;cessaire discussion politique sur nos solutions face &#224; la crise globale &#8212; &#233;conomique, sociale, &#233;cologique &#8212; du capitalisme. Il y a un pi&#232;ge &#224; en rester &#224; une discussion sur des solutions &#171; techniques &#187;, discut&#233;es ind&#233;pendamment de la r&#233;alit&#233; sociale, du rapport de forces entre les classes, mais aussi ind&#233;pendamment de l'organisation sociale dans laquelle elles pourraient &#234;tre mise en &#339;uvre. Car il ne s'agit pas d'une simple discussion sur des choix techniques, que les seuls arguments scientifiques devraient trancher. La question de la crise climatique, de par ses causes, de par l'ampleur des r&#233;ponses qu'il faudrait y apporter est avant tout un probl&#232;me social et politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela oblige &#224; garder un regard critique sur les argumentations du GIEC qui sont &#224; plusieurs niveaux et surtout parfois tr&#232;s orient&#233;es politiquement ne serait-ce qu'en ne sortant pas du cadre fix&#233; par la logique marchande de l'ordre &#233;conomique actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus g&#233;n&#233;ralement, cela nous oblige &#224; garder un regard critique sur les solutions techniques d&#233;battues dans le mouvement &#233;cologique, qui m&#234;me quand elles reposent sur des argumentations scientifiques, m&#234;me quand elles parlent de &#171; r&#233;volutionner nos modes de vie &#187; laissent le plus souvent totalement de c&#244;t&#233; la question des rapports sociaux, la question de la lutte politique au sens de quelle classe dirige la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pour cela qu'il est indispensable que le mouvement r&#233;volutionnaire s'empare de la question, et &#224; travers le d&#233;bat d&#233;mocratique, la confrontation avec les autres courants, apporte ses propres solutions, son propre &#233;clairage. Car nous sommes les seuls &#224; pouvoir avec coh&#233;rence lier la crise climatique aux contradictions internes du capitalisme et donc lier les solutions &#224; cette crise avec une remise en cause g&#233;n&#233;rale du capitalisme, avec la contestation du pouvoir de la finance et des multinationales, avec la lutte des classes et la perspective d'un socialisme du XXIe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le long rapport sur le changement climatique de Daniel Tanuro souligne l'urgence de la situation en prenant appui sur les arguments des scientifiques. Mais l'exercice comporte le risque de rester trop prisonnier du d&#233;bat sur les solutions techniques &#171; &#233;cologiques &#187;. Les discussions pr&#233;paratoires au congr&#232;s de la IVe Internationale sont plut&#244;t l'occasion pour nous d'articuler &#233;troitement nos r&#233;ponses face &#224; la crise &#233;cologique et la contestation du pouvoir des classes dominantes, en soulignant le caract&#232;re social du combat &#233;cologique s'il repose sur une critique de classe plus g&#233;n&#233;rale du capitalisme et de ses contradictions internes. Il s'agit &#224; la fois d'int&#233;grer les r&#233;ponses &#224; la crise &#233;cologique dans la perspective globale du socialisme tout en indiquant la rupture avec les raisonnements qui, en faisant de cette question une question &#224; part, en limitent la port&#233;e. Sa sp&#233;cificit&#233; intervient comme une des sp&#233;cificit&#233;s de la crise globale de la soci&#233;t&#233; entra&#238;n&#233;e par le d&#233;veloppement capitaliste. C'est bien ce raisonnement et la politique qui en d&#233;coule que le congr&#232;s doit servir &#224; formuler, &#224; nous approprier, sans ambigu&#239;t&#233;, en toute clart&#233; dans la continuit&#233; du combat pour le socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inflation d'argumentations scientifiques conduit le plus souvent &#224; faire de la question &#233;cologique une question qui m&#233;riterait un traitement particulier, avec des solutions propres, parce qu'urgentes. Mais devons-nous r&#233;ellement chercher des solutions sp&#233;cifiques &#224; la crise &#233;cologique qui ne seraient pas &#233;troitement li&#233;es &#224; notre critique globale du capitalisme, &#224; notre perspective socialiste. Et ces solutions existent-elles ? L'urgence de la crise climatique, confirm&#233;e par les experts du GIEC, nous impose-t-elle vraiment ce qui appara&#238;t &#224; certains camarades comme une nouvelle orientation politique, un nouveau concept programmatique : l'&#171; &#233;cosocialisme &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'y a-t-il pas derri&#232;re ce d&#233;bat sur une n&#233;cessaire r&#233;vision du marxisme, une certaine tendance &#224; plier aux effets de mode en confondant l'analyse marxiste et les illusions que certains ont pu avoir dans le caract&#232;re &#171; socialiste &#187; du &#171; socialisme r&#233;el &#187;. N'introduit-on pas une confusion en confondant le productivisme de ces r&#233;gimes nationalistes et le caract&#232;re embryonnaire, inachev&#233; de l'int&#233;gration des donn&#233;es de l'&#233;cologie balbutiante &#224; l'analyse marxiste du capitalisme naissant du XIXe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est tout autant anachronique de faire de Marx un &#233;cologiste avant l'heure que de lui reprocher de ne pas l'avoir &#233;t&#233;. Plus que de rajouter un pr&#233;fixe &#171; Eco-. &#187; &#224; notre projet socialiste, il s'agit d'int&#233;grer les progr&#232;s de la connaissance scientifique sur l'impact environnemental des soci&#233;t&#233;s humaines &#224; notre critique marxiste du capitalisme. Ainsi enrichi des donn&#233;es scientifiques nouvelles de l'&#233;cologie, le marxisme reste un outil indispensable non seulement pour la compr&#233;hension des causes profondes de la crise &#233;cologique mais aussi une arme th&#233;orique pour formuler des r&#233;ponses concr&#232;tes, en se d&#233;gageant du moralisme &#171; &#233;cologiste &#187; ambiant comme des mensonges d'un capitalisme vert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pour cela qu'avant d'accepter les yeux ferm&#233;s, ce concept d'&#233;cosocialisme qui reste en v&#233;rit&#233; assez flou, peut-&#234;tre serait-il n&#233;cessaire d'avoir une r&#233;elle discussion de fond, sur sa signification, sur ses objectifs, sur son programme, sur ce que signifie justement actualiser le marxisme face &#224; l'ampleur prise par la crise &#233;cologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce d&#233;bat suppose et n&#233;cessite que la r&#233;f&#233;rence &#224; l'&#233;cologie ne soit justement pas un argument d'autorit&#233; au nom duquel celles et ceux qui contestent l'ambigu&#239;t&#233; de l'&#233;cosocialisme ne se trouvent pas mis en position d'accus&#233;s ! Ce serait sinon le conformisme de mode qui se masquerait derri&#232;re les arguments scientifiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question &#233;cologique est trop s&#233;rieuse, elle est amen&#233;e &#224; occuper une place trop centrale dans notre critique fondamentale du capitalisme pour qu'on se contente de c&#233;der &#224; la mode du pr&#233;fixe &#171; &#233;co-&#8230; &#187; et, surtout, pour qu'on renonce &#224; notre esprit critique face &#224; ce nouveau paradigme dominant.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;I. Les rapports des experts du GIEC : des donn&#233;es scientifiques fiables mais aussi beaucoup de propagande lib&#233;rale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le rapport pr&#233;sent&#233; au congr&#232;s part &#224; juste titre des donn&#233;es scientifiques du dernier rapport du GIEC qui montrent d'une fa&#231;on incontestable la r&#233;alit&#233; de la crise climatique. Il n'est peut-&#234;tre pas inutile pour aider l'ensemble des camarades &#224; y voir clair dans tout ce qui se dit autour de la crise climatique de partir de l&#224;, de donn&#233;es scientifiques incontestables. Mais &#224; condition de conserver une lecture extr&#234;mement critique de ces rapports qui en plus des donn&#233;es scientifiques fiables d&#233;veloppent aussi tout un discours sous couvert d'experts des sciences &#233;conomiques et sociales qui n'est sur le fond que de la vulgaire propagande lib&#233;rale, sur les vertus du march&#233; pour r&#233;guler la pollution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport du GIEC se divise en effet en trois parties &#233;labor&#233;es par trois groupes d'experts diff&#233;rents&#8230; Seul le rapport du premier groupe contient une analyse objective des donn&#233;es accumul&#233;es par la science du climat&#8230; c'est celui qui nous est le plus utile, celui qui fait que la crise climatique n'est plus contest&#233;es dans le milieu large des scientifiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le deuxi&#232;me rapport est d&#233;j&#224; plus discutable quand il d&#233;crit les cons&#233;quences sociales possibles de ces changements climatiques mais en occultant tout le reste&#8230; et sur la base de diff&#233;rents sc&#233;narios possibles de l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233; qui se pr&#233;tendent scientifiques mais sont avant tout des constructions id&#233;ologiques et politiques. Ainsi sur les 6 sc&#233;narios propos&#233;s aucun n'envisage une sortie de l'&#233;conomie de march&#233; qui semble d&#233;finitivement &#234;tre pour ces experts visionnaires un horizon ind&#233;passable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au troisi&#232;me, il pose carr&#233;ment un probl&#232;me politique puisqu'il n'envisage de solutions que dans le cadre des lois du march&#233;, et donc met en avant le march&#233; des droits &#224; polluer, le march&#233; du carbone&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cr&#233;dibilit&#233; certaine du premier groupe sert &#224; couvrir d'un semblant d'objectivit&#233; scientifique les deux autres, mais c'est l'ensemble des trois rapports qui est aujourd'hui utilis&#233; par les gouvernements pour justifier de nouvelles mesures lib&#233;rales au nom de l'&#233;cologie, au nom de la n&#233;cessit&#233; scientifique, mesures vis-&#224;-vis desquels nombre de courants &#233;cologiques n'ont pas le moindre recul se contentant de vouloir jouer les &#171; monsieur plus &#187; en discutant en terme de pourcentage d'&#233;mission de gaz &#224; effets de serre, de variation de degr&#233; de temp&#233;rature !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or il nous faut prendre plus de distance par rapport aux experts scientifiques, pour justement &#233;viter le pi&#232;ge &#8212; que le rapport de Daniel Tanuro d&#233;nonce par ailleurs &#8212; qui consister &#224; faire dispara&#238;tre le d&#233;bat politique au nom d'une urgence reposant sur des donn&#233;es scientifiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car il y a l&#224; le risque d'inverser nos raisonnements&#8230; de nous excuser de nous-m&#234;mes, de notre programme socialiste, en nous rendant prisonnier d'arguments techniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le texte le dit lui-m&#234;me, la question scientifique ne fait plus d&#233;bat aujourd'hui, c'est le d&#233;bat politique qui doit s'ouvrir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;II. &#171; L'&#233;cologie &#187; peut servir &#224; justifier une nouvelle offensive lib&#233;rale&#8230; ou montrer la n&#233;cessit&#233; d'une planification d&#233;mocratique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il y a une contradiction dans le rapport qui d'un c&#244;t&#233; souligne tr&#232;s justement que la question &#233;cologique sert de pr&#233;texte pour faire accepter l'aust&#233;rit&#233; et le fait d'un autre c&#244;t&#233; de vouloir construire un mouvement de lutte contre le changement en lui donnant comme but : &#171; &#8230;contraindre les gouvernements &#224; agir au minium conform&#233;ment aux conclusions les plus prudentes d&#233;coulant des rapports du GIEC, dans le respect du principe de &#8220;responsabilit&#233; commune mais diff&#233;renci&#233;e&#8221;, des droits sociaux et d&#233;mocratiques ainsi que du droit de toutes et tous &#224; une existence humaine digne de ce nom &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que le texte justifie en disant : &#171; Notre pr&#233;occupation est de tirer avantage de la l&#233;gitimit&#233; du GIEC pour r&#233;aliser l'unit&#233; d'action la plus large tout en mettant en accusation la duplicit&#233; des gouvernements &#8212; qui adoptent les &#8220;r&#233;sum&#233;s pour les d&#233;cideurs&#8221; dans les conf&#233;rences internationales sur le climat, mais n'en tiennent pas compte en pratique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela pose un probl&#232;me politique qui m&#233;rite d&#233;bat. Car les recommandations du GIEC au-del&#224; des chiffres de diminution des pourcentages d'&#233;missions et des solutions techniques que cela impose, ne comptent au fond que sur les lois du march&#233; pour les mettre en &#339;uvre ! La &#171; l&#233;gitimit&#233; du GIEC &#187; ne sert-elle justement pas &#224; couvrir du sceau de l'expertise scientifique un ensemble de mesures qui correspondent avant tout &#224; une accentuation de la politique lib&#233;rale avec remise en cause de services publics, des protections sociales, lib&#233;ralisation encore plus grande des march&#233;s, taxe carbone ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pouvoir s'appuyer sur les rapports du GIEC est important mais en partant de leurs donn&#233;es scientifiques qui soulignent suffisamment l'origine du probl&#232;me pour d&#233;noncer l'absurdit&#233; de ces recommandations qui ne s'articulent par avec une n&#233;cessaire remise en cause du march&#233;, de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des grands moyens de production, de la course aux profits responsable du productivisme, du gaspillage et de la p&#233;nurie inh&#233;rents au mode de production capitaliste !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'apport du courant r&#233;volutionnaire dans ce d&#233;bat est de combattre et d&#233;noncer toute forme de solutions reposant sur le march&#233; comme un jeu de dupe, en mettant en avant le fait que les diverses solutions techniques que les scientifiques peuvent imaginer n'ont de sens que sur la base d'une planification d&#233;mocratique de l'&#233;conomie, et donc d'une remise en cause du pouvoir de la finance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que signifie, sans autre pr&#233;cision que cela, une baisse en pourcentage des &#233;missions de gaz, ou une limitation de l'augmentation de la temp&#233;rature de quelque degr&#233;. Sans pr&#233;ciser comment on pourrait l'obtenir cela n'a pas grande signification en r&#233;alit&#233;, et peut difficilement servir de base politique &#224; une mobilisation unitaire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car plus qu'un pourcentage de r&#233;duction, le v&#233;ritable enjeu de la mobilisation c'est la prise de conscience de la n&#233;cessit&#233; d'une planification d&#233;mocratique mondiale pour une ma&#238;trise de l'appareil de production, donc la remise en cause du &#171; tout march&#233; &#187;. Se laisser enfermer dans le d&#233;bat sur ces chiffres ou sur les meilleures solutions scientifiques ind&#233;pendamment de la question sociale et politique est une impasse dans laquelle s'est mise toute une partie du mouvement &#233;cologique. Cela les a conduit &#224; chercher des solutions dans le cadre de ce syst&#232;me, et pour faire valoir leurs solutions &#224; faire du lobbying plus ou moins radical aupr&#232;s des gouvernements en discutant du niveau de la taxe carbone, des prix sur le march&#233; des droits &#224; polluer&#8230; comme si les lois du march&#233; pouvaient par simple automatisme r&#233;soudre la question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que de rentrer dans le d&#233;bat faussement technique et scientifique dans lequel voudrait nous enfermer les tenants d'un capitalisme vert, la responsabilit&#233; du mouvement r&#233;volutionnaire est de mettre en avant des solutions politiques, de lier combat &#233;cologique et combat social parce qu'il s'agit d'un seul et m&#234;me combat contre les grandes multinationales, les grands groupes financiers. La crise climatique qui se confond avec la crise sociale, la crise alimentaire, est un des multiples aspects d'une crise structurelle du capitalisme et non comme le disent la plupart des courants &#233;cologiques une cons&#233;quence de l'activit&#233; humaine en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la crise globale du capitalisme nous d&#233;fendons une r&#233;ponse globale. Cette r&#233;ponse globale c'est le socialisme car toute r&#233;ponse &#224; la crise climatique, &#224; la crise &#233;cologique n&#233;cessite une planification d&#233;mocratique pour mettre en &#339;uvre une politique volontariste de r&#233;organisation de l'appareil productif. Le capitalisme, l'&#233;conomie de march&#233; ne peuvent pas &#234;tre le cadre de la mise en place de telles solutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prise de conscience de la crise &#233;cologique nous permet de montrer toute l'actualit&#233; d'un programme anticapitaliste&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;III. Erreur &#233;cologique majeure de Marx ou folie productiviste du &#171; socialisme r&#233;el &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Parler comme dans le rapport de Daniel Tanuro de &#171; l'erreur &#233;cologique majeure &#187; de Marx est tout simplement un anachronisme&#8230; A moins de penser que tout, y compris les solutions &#224; des probl&#232;mes qui ne se posaient pas encore, aurait d&#251; &#234;tre d&#233;j&#224; &#233;crit &#224; l'avance par &#171; un grand Timonier &#187;. Mais ce n'est pas cela le marxisme&#8230; &#224; moins de confondre le stalinisme et le mao&#239;sme, id&#233;ologie nationaliste, productiviste avec la critique marxiste du capitalisme. Critiquer Marx est sans doute utile &#224; condition de ne pas le confondre avec ses &#233;pigones&#8230; c'est-&#224;-dire ceux qui ont fait de l'&#233;tatisation un crit&#232;re du socialisme, ceux qui ont pu avoir et nourrir des illusions dans des r&#233;gimes qui n'avaient rien de socialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Daniel Tanuro cite Marx parlant du &#171; caract&#232;re de classe du machinisme capitaliste &#187; pour glisser vers le caract&#232;re de classe des &#233;nergies fossiles que Marx aurait ignor&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas plus qu'il n'y a une science bourgeoise ou une science prol&#233;tarienne, une technique ou une source d'&#233;nergie n'ont pas de caract&#232;re de classe en soi. La question est bien plut&#244;t de savoir dans le cadre de quels rapports sociaux cette technique ou cette source d'&#233;nergie est utilis&#233;e, sous le contr&#244;le de quelle classe, dans le cadre de quel type d'&#233;conomie, de production&#8230; Que certains progr&#232;s techniques comme la machine &#224; vapeur, l'usage des &#233;nergies fossiles aient servi de base au d&#233;veloppement capitaliste ne donne pas &#224; ces techniques un caract&#232;re de classe en soi. Les techniques en elles-m&#234;mes ne sont pas mal intentionn&#233;es, elles ont permis, permettent ou imposent certains rapports sociaux. Mais ce sont les classes poss&#233;dantes qui en s'en garantissant le monopole et le contr&#244;le pour imposer leur domination, donnent &#224; leur utilisation un caract&#232;re de classe en les int&#233;grant &#224; l'ensemble de l'organisation &#171; de classe &#187; de la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re la discussion sur le caract&#232;re de classe des &#233;nergies fossiles il y a sur le fond une porte ouverte vers une critique du progr&#232;s en soi qui est une concession au milieu anti-productiviste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si une nouvelle r&#233;volution &#233;nerg&#233;tique est &#224; faire pour r&#233;duire les &#233;missions de gaz &#224; effet de serre, il n'y a pas lieu d'en fixer par avance les limites, ni d'en d&#233;cider par avance les choix. Que le p&#233;trole ait servi de pilier au d&#233;veloppement anarchique et irrationnel du capitalisme, pose le probl&#232;me, non pas du p&#233;trole en tant que source d'&#233;nergie mais d'une organisation sociale ne connaissant que la soif du profit comme aiguillon et qui est incapable de r&#233;pondre aux besoins sociaux tout en respectant les rythmes des cycles naturels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me il ne faut pas confondre le contexte militaro-industriel dans lequel le nucl&#233;aire a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233; notamment en France, soutenu par des syndicats pris dans une logique productiviste de d&#233;fense de l'emploi, avec la capacit&#233; de la science &#224; ma&#238;triser la technique m&#234;me du nucl&#233;aire y compris la gestion de ses d&#233;chets. L'opacit&#233; actuelle tant en ce qui concerne les risques d'accident que sur le devenir des d&#233;chets justifie pleinement une sortie rapide du nucl&#233;aire, mais pas de trancher d&#233;finitivement cette question. Comment pourrions-nous refuser &#224; la science la possibilit&#233; de ma&#238;triser la mati&#232;re jusqu'&#224; la ma&#238;trise de l'&#233;nergie nucl&#233;aire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'organisation sociale qu'il s'agit de changer pour que l'ensemble de la soci&#233;t&#233; puisse d&#233;cider, en toute connaissance de cause, d&#233;mocratiquement, quels types d'&#233;nergie elle devra utiliser pour satisfaire ses besoins, tout en r&#233;duisant son impact sur l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans doute les &#233;nergies renouvelables offrent d'immenses possibilit&#233;s mais c'est inverser le probl&#232;me que de discuter d'abord de la source d'&#233;nergie sur laquelle devra reposer l'appareil productif puis de l'organisation sociale qui permettra leur utilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; du bon mot, l'expression &#171; communisme solaire &#187; refl&#232;te justement cette fa&#231;on de poser le probl&#232;me &#224; l'envers qui conduit Daniel Tanuro &#224; &#233;crire qu'il s'agit d'&#171; int&#233;grer le projet socialiste &#224; l'&#233;cologie globale du super-&#233;cosyst&#232;me terrestre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si cela signifie que la soci&#233;t&#233; &#171; socialiste &#187; doit s'int&#233;grer &#224; l'&#233;cosyst&#232;me Terre, &#224; Ga&#239;a comme certains se plaisent &#224; dire, c'est de fait d&#233;j&#224; le cas. Car socialisme ou pas, la soci&#233;t&#233; humaine fait d&#233;j&#224; partie int&#233;grante de cet &#233;cosyst&#232;me&#8230; et c'est bien d'ailleurs le probl&#232;me, c'est bien la raison pour laquelle, les activit&#233;s humaines ont des cons&#233;quences sur l'ensemble du syst&#232;me. Le projet socialiste n'a pas &#224; s'y int&#233;grer, le capitalisme y est lui-m&#234;me d&#233;j&#224; int&#233;gr&#233; et en bouleverse les &#233;quilibres de l'int&#233;rieur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si cela signifie que le projet socialiste doit s'int&#233;grer aux raisonnements des &#233;cologistes parce qu'ils s'appuieraient sur des donn&#233;es scientifiques alors cela pose un probl&#232;me. Et c'est toute l'ambigu&#239;t&#233; de ce nouveau mot que certains camarades r&#233;invitent r&#233;guli&#232;rement dans leurs textes sans jamais clairement en pr&#233;ciser le sens : l'&#233;cosocialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car c'est bien au contraire ce qui rel&#232;ve des connaissances &#233;cologiques de l'impact des activit&#233;s humaines sur l'environnement qu'il s'agit d'int&#233;grer &#224; notre critique du capitalisme comme &#224; notre programme socialiste, pour les actualiser.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
IV. L'&#233;cosocialisme : un compromis inutile&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le caract&#232;re global de la crise &#233;cologique souligne, s'il en &#233;tait besoin &#224; l'heure de la crise g&#233;n&#233;ralis&#233;e du capitalisme, l'urgence d'une solution globale, cette solution globale ne peut reposer que sur une politique anticapitaliste contre les lois du march&#233; et donc la course au profit et la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production et qui repose sur une planification d&#233;mocratique et mondiale pour la satisfaction des besoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cela notre r&#233;ponse &#224; la crise &#233;cologique, et c'est d'ailleurs pour cela que pour nous elle est intrins&#232;quement li&#233;e aux autres aspects de la crise structurelle du capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors pourquoi parler d'&#233;cosocialisme, Daniel Tanuro l'a expliqu&#233; lui-m&#234;me tr&#232;s clairement dans un r&#233;cent num&#233;ro d'Inprecor :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ces r&#233;ponses sont largement amalgam&#233;es au g&#226;chis de l'&#233;conomie de commandement inefficace, gaspilleuse, productiviste et ultracentralis&#233;e, ainsi qu'aux privil&#232;ges mat&#233;riels pour la bureaucratie et au monopole de celle-ci sur les d&#233;cisions politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les marxistes r&#233;volutionnaires peuvent certes expliquer que cet amalgame est abusif mais leurs explications ne seront convaincantes que s'ils donnent des gages de leur rupture avec le productivisme, en dressant le drapeau d'un &#171; &#233;cosocialisme &#187; o&#249; les ressources &#8212; notamment &#233;nerg&#233;tique &#8212; sont autog&#233;r&#233;es par un maillage souple des communaut&#233;s locales, coupl&#233; &#224; une planification au niveau local, national, r&#233;gional, et mondial &#187; (1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cela qu'il y a derri&#232;re l'insistance de camarades &#224; vouloir imposer un mot nouveau, derri&#232;re lequel il y a une orientation programmatique, et surtout beaucoup de concessions au courant de l'&#233;cologie politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi se sentir oblig&#233; de donner des gages de notre &#171; antiproductivisme &#187; ? Ce serait plut&#244;t aux tenants de l'&#233;cologie politique de donner des gages de leur refus de l'&#233;conomie de march&#233;, de leur conscience de la n&#233;cessit&#233; d'une planification d&#233;mocratique de l'&#233;conomie, de leur &#171; antimoralisme &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment o&#249; se d&#233;veloppe une prise de conscience tant de la profondeur de la crise &#233;cologique que plus g&#233;n&#233;ralement des ravages du march&#233;, pourquoi faudrait-il s'excuser d'&#234;tre porteur d'un projet &#233;mancipateur reposant sur une planification d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire au lieu de se justifier il nous faut &#234;tre plus offensifs contre toutes les formes de solutions qui s'en remettent au march&#233;, d&#233;noncer l'utilisation de la crise &#233;cologique, des arguments scientifiques, de la morale sur les comportements individuels pour faire passer toute une s&#233;rie de r&#233;formes lib&#233;rales, tant au niveau des classes dominantes et des gouvernements &#224; leur service que des associations &#233;cologiques qui restent dans ce cadre de raisonnement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
V. Le socialisme, int&#233;grant les apports des donn&#233;es scientifiques de l'&#233;cologie, comme r&#233;ponse globale &#224; la crise globale du capitalisme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La crise climatique, &#233;cologique remet la perspective du socialisme &#224; l'ordre du jour, parce qu'il n'y aura pas de r&#233;elle prise en compte des donn&#233;es de la science &#224; l'&#233;chelle de l'&#233;conomie mondiale sans une planification d&#233;mocratique. Donc pas de solution sans sortir du capitalisme qui n'est pas seulement un mode de production productiviste mais surtout un mode de production incapable de planifier, de s'organiser sur le long terme en tenant compte d'autres crit&#232;res que le profit le plus imm&#233;diat, la rentabilit&#233; du travail, les gains de productivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pour cela que les solutions &#224; la crise climatique, m&#234;me dans leurs aspects les plus techniques, scientifiques, sont indissociables de la question de l'organisation sociale et de la d&#233;mocratie. Le v&#233;ritable combat pour sortir de la crise &#233;cologique c'est le combat pour cr&#233;er les conditions sociales, politiques permettant une r&#233;elle prise en compte des donn&#233;es de la science. Cela implique d'en finir avec les lois aveugles du march&#233; pour introduire la conscience, la raison comme crit&#232;res de l'organisation de l'&#233;conomie mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce cadre, les indispensables progr&#232;s des connaissances scientifiques, techniques ne s'imposeront pas d'eux-m&#234;mes, avec une vision positiviste de la Science &#233;clairant le monde, mais feront partie du large d&#233;bat d&#233;mocratique permettant les choix et prises de d&#233;cisions collectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est que dans ce cadre, que de nouveaux crit&#232;res &#233;conomiques non marchands pourront &#234;tre mis en avant, des crit&#232;res &#233;cologiques, c'est-&#224;-dire ne reposant pas sur la course au gain de productivit&#233; mais au contraire sur la rationalit&#233; de la production tant du point de vue sociale qu'&#233;cologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e n'est pas nouvelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me de fond est contenu dans l'analyse m&#234;me du capitalisme faite par Marx et Engels &#224; une &#233;poque o&#249; l'impact de son d&#233;veloppement sur l'ensemble de l'environnement terrestre n'avait bien s&#251;r pas encore atteint la gravit&#233; actuelle. Dans la Dialectique de la Nature, F. Engels posait de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale le probl&#232;me des rapports entre la soci&#233;t&#233; humaine et son environnement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; (&#8230;) les faits nous rappellent &#224; chaque pas que nous ne r&#233;gnons nullement sur la nature comme un conqu&#233;rant r&#232;gne sur un peuple &#233;tranger, comme quelqu'un qui serait en dehors de la nature, mais que nous lui appartenons avec notre chair, notre sang, notre cerveau, que nous sommes dans son sein et que toute notre domination sur elle r&#233;side dans l'avantage que nous avons sur l'ensemble des autres cr&#233;atures de conna&#238;tre ses lois et de pouvoir nous en servir judicieusement. Et, en fait, nous apprenons chaque jour &#224; comprendre plus correctement ces lois et &#224; conna&#238;tre les cons&#233;quences plus ou moins lointaines de nos interventions dans le cours normal des choses de la nature. (&#8230;), nous apprenons peu &#224; peu, au prix d'une longue et souvent dure exp&#233;rience et gr&#226;ce &#224; la confrontation et &#224; l'&#233;tude des mat&#233;riaux historiques, &#224; &#233;lucider les cons&#233;quences sociales indirectes et lointaines de notre activit&#233; productive et, de ce fait, la possibilit&#233; nous est donn&#233;e de dominer et de r&#233;gler ces cons&#233;quences aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, pour mener &#224; bien cette r&#233;glementation, il faut plus que la seule connaissance. Il faut un bouleversement complet de tout notre mode de production pass&#233; et, avec lui, de tout notre r&#233;gime social actuel. &#187; (2)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Int&#233;grer la question &#233;cologique implique de retrouver dans la critique marxiste du capitalisme ce qu'elle a de plus fondamental, de plus philosophique : la critique de l'ali&#233;nation et de la perversion des rapports entre l'Homme et la Nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cela qui permettra de redonner aux id&#233;es socialistes tout leur contenu de contestation globale du syst&#232;me. Le programme socialiste ainsi actualis&#233; donne la perspective d'une r&#233;ponse globale &#224; la crise globale du capitalisme, y compris la crise &#233;cologique, qui passe par une transformation r&#233;volutionnaire de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Bruno Bajou est membre de la Commission nationale &#233;cologie du Nouveau parti anticapitaliste (NPA, France) et militant de la IVe Internationale.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Le capitalisme contre le climat, Inprecor n&#176; 525 de f&#233;vrier-mars 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Friedrich Engels, Le r&#244;le du travail dans la transformation du singe en homme, dans Dialectique de la nature, 1883 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/francais/engels/works/1883/00/engels_dialectique_nature.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.marxists.org/francais/engels/works/1883/00/engels_dialectique_nature.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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