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	<title>La Gauche</title>
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		<title>Chili, 1810-2010 : Aucune raison de c&#233;l&#233;brer, beaucoup pour s'organiser</title>
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		<dc:date>2010-09-22T01:23:22Z</dc:date>
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		<dc:creator>Rafael Agacino</dc:creator>


		<dc:subject>Chili</dc:subject>

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&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2010 marque le bicentenaire du mouvement des ind&#233;pendances en Am&#233;rique latine. Pour r&#233;fl&#233;chir sur cet &#233;v&#233;nement, La Gauche publie un texte de Rafael Agacino sur le sens de cette c&#233;l&#233;bration. La r&#233;publique chilienne a &#233;t&#233; le fait d'une oligarchie qui n'a cess&#233;, depuis 200 ans, de reproduire l'exploitation des travailleurs et l'oppression des peuples autochtones. &lt;br class='autobr' /&gt; Des camarades qui travaillent sur une initiative de presse ind&#233;pendante &#224; Concepcion, Resumen (www.rsumen.cl), m'ont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2010 marque le bicentenaire du mouvement des ind&#233;pendances en Am&#233;rique latine. Pour r&#233;fl&#233;chir sur cet &#233;v&#233;nement, La Gauche publie un texte de Rafael Agacino sur le sens de cette c&#233;l&#233;bration. La r&#233;publique chilienne a &#233;t&#233; le fait d'une oligarchie qui n'a cess&#233;, depuis 200 ans, de reproduire l'exploitation des travailleurs et l'oppression des peuples autochtones.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des camarades qui travaillent sur une initiative de presse ind&#233;pendante &#224; Concepcion, &lt;a href=&#034;http://www.rsumen.cl&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Resumen&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (&lt;a href=&#034;http://www.rsumen.cl&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.rsumen.cl&lt;/a&gt;), m'ont demand&#233; il y a quelques jours de r&#233;pondre &#224; la question suivante : &lt;i&gt;&#171; Dans quelle mesure le Chili est-il ind&#233;pendant aujourd'hui ? &#187;&lt;/i&gt; Cette question et ses r&#233;ponses participent d'un effort visant &#224; r&#233;unir et diffuser des opinions alternatives face &#224; l'implacable machine id&#233;ologique mise en place par le bloc au pouvoir qui, dans la conjoncture historique actuelle, compte sur la complicit&#233; de forces suppos&#233;ment critiques, mais qui s'&#233;vertuent &#224; &#234;tre reconnues comme partie prenante de la R&#233;publique et de ses institutions. J'essaie avec ce qui suit d'&#233;laborer une r&#233;ponse qui puisse satisfaire l'effort mentionn&#233; ci-dessus et contribuer a r&#233;v&#233;ler les subtiles impostures de l'iconographie de la domination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En premier lieu, il est utile de se demander : qui est ce &#171; nous &#187; implicite dans la question ? Au XIXe si&#232;cle, deux segments habitaient ce &#171; bout de colonie &#187; : d'en haut, l'oligarchie &lt;i&gt;criolla&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Au moment de la colonie en Am&#233;rique latine, les &#171; cr&#233;oles &#187; (criollos) sont (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, m&#233;lange de rentiers, capitalistes du commerce, du transport et de l'extraction mini&#232;re, et la bureaucratie religieuse y civico-militaire ; et d'en bas, des artisans, un prol&#233;tariat agricole (peonaje), et des peuples indig&#232;nes encore insoumis. Le processus d'ind&#233;pendance, nous le savons, n'a pas &#233;t&#233; l'&#339;uvre de ce &#171; nous &#187; sinon seulement d'une fraction de ceux d'en haut, bien que des segments populaires et indig&#232;nes en constituent une indispensable force sociale d'appui. Parmi ceux d'en bas, beaucoup ne comprirent m&#234;me pas la signification de la rupture, alors que plusieurs ont profit&#232;rent des &#233;v&#233;nements pour passer &#224; une nouvelle phase de leur longue guerre contre l'envahisseur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons que l'ind&#233;pendance a &#233;t&#233; impuls&#233;e et organis&#233;e par ceux d'en haut tandis que, &#224; diff&#233;rence d'Ha&#239;ti ou d'autres territoires comme la Grande Colombie ou la majeure partie des Antilles, la pr&#233;sence &#171; politique &#187; des domin&#233;s a &#233;t&#233; subordonn&#233;e, que son contenu d&#233;colonisateur et populaire, toujours subalterne, a &#233;t&#233; utilis&#233; par une classe dominante pour ces propres fins. En effet, les colonialistes maintenant devenus &#171; ind&#233;pendantistes &#187;, &#171; patriotes &#187;, &#171; chiliens &#187;, ont d&#251; faire ce que toute &#233;lite au pouvoir doit faire pour se constituer et se l&#233;gitimer : se doter d'une identit&#233; politique-id&#233;ologique, d'une iconographie, d'une institutionalit&#233; et de normes. Ce sont l&#224; des conditions n&#233;cessaires pour inventer, sur un territoire vol&#233; &#224; l'origine, une nation, un &#201;tat et un pays &#224; son image et sa ressemblance. Cette invention historique, comme avant la conqu&#234;te et la colonisation, a &#233;t&#233; fond&#233;e sur un &lt;i&gt;acte de force&lt;/i&gt;, force exerc&#233;e maintenant contre les r&#233;alistes et leurs alli&#233;s, mais surtout contre ceux d'en bas. Ce sont eux qui ont &#233;t&#233; int&#233;gr&#233;s au nouveau mod&#232;le d'accumulation (les exploit&#233;s), ou bien, les &#171; &#233;trangers int&#233;rieurs &#187;, les peuples indig&#232;nes r&#233;sistants (les opprim&#233;s). Pour cela, cette invention r&#233;alis&#233;e &#224; la p&#233;riph&#233;rie de l'&#233;conomie mondiale, est n&#233;e doublement fractur&#233;e : le &#171; nous &#187; incluait, en qualit&#233; d'exploit&#233;s les masses laborieuses destin&#233;es &#224; g&#233;n&#233;rer des exc&#233;dents (premi&#232;re fracture), et excluait, en qualit&#233; d'opprim&#233;s, mais non exploit&#233;s, ceux qu'il fallait d&#233;placer ou exterminer pour continuer l'occupation et l'appropriation des terres et des ressources naturelles (deuxi&#232;me fracture). Ces fractures seront le d&#233;cor structurel de la lutte des classes entre capital et travail, et entre oppresseur et opprim&#233;, qui parcourra toute l'histoire de cette invention appel&#233;e Chili. Toute la politique, toutes les strat&#233;gies et toutes les tactiques, de ceux d'en haut et de ceux d'en bas, auront ce tableau de fond : depuis le pass&#233; lointain jusqu'&#224; cet instant o&#249;, au nord du pays, 33 mineurs, enterr&#233;s &#224; plus de 700 m&#232;tres de profondeur, souffrent l'impudence du capital et, au sud, 32 prisonniers politiques mapuche, affrontent la m&#234;me impudence du m&#234;me capital en recourant au recours dramatique de la gr&#232;ve de la faim.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En deuxi&#232;me lieu, nous devons insister sur le fait que le processus de consolidation du capitalisme chilien a eu besoin de discipliner socialement et id&#233;ologiquement les &lt;i&gt;exploit&#233;s inclus&lt;/i&gt; et les &lt;i&gt;opprim&#233;s exclus&lt;/i&gt;. La strat&#233;gie de discipline sociale et &#233;conomique combine la matraque et l'imposition de la raret&#233;. Les lois contre le banditisme et le vagabondage pour forcer le travail salari&#233;, les guerres de pacification pour soumettre, d&#233;placer et &#171; lib&#233;rer &#187; des terres et des ressources, et les multiples formes de r&#233;pression, ont laiss&#233; dans leur sillage le sang et la boue qui ont form&#233; la marque du capital, obligeant les grandes masses &#224; devenir eux-m&#234;mes des marchandises pour vivre, et obligeant les autres &#224; l'exode vers les profondeurs et les confins du territoire pour survivre &#224; la constitution de la Patrie, de la R&#233;publique. La mise en discipline id&#233;ologique, cherchant l&#233;gitimit&#233; et consentement, a appel&#233; au nationalisme et au racisme. Au nationalisme parce qu'elle s'est &#233;vertu&#233;e &#224; assimiler le populaire dans l'&#171; &#234;tre chilien &#187;, soit en faisant les louanges du &lt;i&gt;roto&lt;/i&gt; (le mis&#233;rable), le d&#233;fenseur vaillant et aguerri de la patrie, soit en appelant &#224; la &lt;i&gt;chusma&lt;/i&gt; (la pl&#232;be) quand les inclus super exploit&#233;s, se dotaient d'une conscience de classe. Et au racisme qui, apr&#232;s la &#171; pacification &#187;, s'est transform&#233; lentement en un proc&#232;s subtil faisant, jusqu'&#224; aujourd'hui, passer l'indien, aux yeux du patron comme de l'employ&#233;, comment une masse exc&#233;dante sur le territoire dont le droit leur est nier. &#192; ceux-ci, les &#171; &#233;trangers int&#233;rieurs &#187;, il leur reste seulement la soumission, le silence, l'absence comme peuple, comme culture, comme nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas se surprendre alors des &lt;i&gt;ce-hache-&#237;-ele-&#233;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cri des partisans de la s&#233;lection nationale et des clubs de soccer en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, les drapeaux chiliens dans les galeries d'une mine, le courage &#171; du Chilien &#187;, encens&#233;s et diffus&#233;s par toute la presse du pouvoir, pendant le silence et la n&#233;gation r&#233;serv&#233;s aux vies qui se consument d'heure en heure dans les cellules des prisons du sud du Chili. Seuls les secteurs les plus conscients des exploit&#233;s et des opprim&#233;s, seuls les esprits les plus sensibles, les militants &#224; toute &#233;preuve, ont pris la parole pour d&#233;noncer la tromperie id&#233;ologique et l'embargo informatif du pouvoir, un pouvoir qui a colonis&#233; nos esprits avec sa Patrie et sa &#171; Race &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En troisi&#232;me lieu, il n'est pas inutile de rappeler que la classe dominante reconfigurer au rythme de l'ind&#233;pendance, pour autant qu'elle appelle au nationalisme face aux masses, elle n'a jamais assum&#233; un caract&#232;re &#171; national &#187; avec des int&#233;r&#234;ts structurellement oppos&#233;s &#224; l'ordre mondial. Au contraire, depuis toujours, elle a li&#233; son id&#233;ologie et ses int&#233;r&#234;ts au centre. Les multiples contradictions de fractions qui ont accompagn&#233; la classe dominante ne doivent pas nous confondre, puisque des &#171; carreristes &#187; et &#171; o'higginistes &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'auteur fait r&#233;f&#233;rence aux partisans de Miguel Carrera et de Bernardo (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; aux n&#233;olib&#233;raux et conservateurs, celles-ci ont eu davantage de relations avec les vicissitudes du propre centre m&#233;tropolitain qu'avec l'&#233;mergence de projets proprement &#171; nationaux &#187; avec des buts oppos&#233;s au capital mondial. L'&#233;conomie chilienne, depuis le boom du bl&#233;, du guano, du salp&#234;tre, du cuivre ou des ressources naturelles non cuprif&#232;res de nos jours, tout comme la propre &#171; soci&#233;t&#233; chilienne &#187;, a &#233;t&#233; en g&#233;n&#233;ral une soci&#233;t&#233; extravertie et d&#233;pendante. Pour cela, &#224; l'origine de l'ind&#233;pendance, la dispute entre pro yankee et pro anglais, et pour cela maintenant, apr&#232;s plus d'un si&#232;cle d'h&#233;g&#233;monie &#233;tats-unienne, la recolonisation du territoire et ses richesses par l'imp&#233;rialisme europ&#233;en et en particulier espagnol. On pourrait quasiment dire, se se rem&#233;morant Luis Vitale, que les classes dominantes ont invent&#233; le Chili pour le vendre, qu'ils ont invent&#233; cet artifice juridico-politique, cet &#201;tat, pour exproprier les autochtones et exploiter les travailleurs en les rendant titulaires d'une suppos&#233;e citoyennet&#233; reconnue par ce truc de magie appel&#233; Chili qui a aujourd'hui deux cents ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi sont les choses, l'ind&#233;pendance a &#233;t&#233;, pour une part, un large processus d'appropriation et d'expropriation des sources de richesse des autochtones, et d'autre part, de l'appropriation du talent productif de ceux n&#233;s et &#233;lev&#233;s comme force de travail. Il s'agit d'une ind&#233;pendance du capital, d'une ind&#233;pendance dont le c&#244;t&#233; obscur a &#233;t&#233; et demeure la guerre syst&#233;matique et croissante contre l'autonomie, la souverainet&#233;, et la libert&#233; substantielle des opprim&#233;s et des exploit&#233;s, valeurs par ailleurs reconnues dans les Constitutions et les lois, mais ni&#233;es dans la pratique de la vie quotidienne. Le capital a construit sa &lt;i&gt;matrix&lt;/i&gt; patriotique, raciste et capitaliste, et il s'appr&#234;te &#224; c&#233;l&#233;brer son bicentenaire. Notre t&#226;che, dans ces circonstances du moins, c'est de verser une douche froide sur sa f&#234;te. Il y aura d'autres occasions pour l'affronter et lui disputer radicalement le pr&#233;sent et l'avenir. Pour cela alors : aucune raison de c&#233;l&#233;brer, beaucoup pour s'organiser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Santiago, 1er septembre&lt;br class='autobr' /&gt;
Rafael Agacino&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chercheur Plataforma Nexos&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;http://www.plataforma-nexos.cl/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.plataforma-nexos.cl&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction : LaGauche.com&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Au moment de la colonie en Am&#233;rique latine, les &#171; cr&#233;oles &#187; (&lt;i&gt;criollos&lt;/i&gt;) sont les habitants de la colonie n&#233;s en Am&#233;rique, dont les droits sont limit&#233;s par le pouvoir de l'aristocratie coloniale et militaire originaire d'Espagne. C'est cette classe qui va se rebeller en 1810, profitant de la d&#233;faite en Europe du royaume espagnol face &#224; Napol&#233;on, pour cr&#233;er des &#201;tats ind&#233;pendants en Am&#233;rique du Sud &lt;i&gt;NdT.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cri des partisans de la s&#233;lection nationale et des clubs de soccer en g&#233;n&#233;ral au Chili : C-H-I Chi L-I li. &lt;i&gt;NdT&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'auteur fait r&#233;f&#233;rence aux partisans de Miguel Carrera et de Bernardo O'Higgins, deux factions oppos&#233;es au moment de l'ind&#233;pendance. &lt;i&gt;NdT&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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