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	<title>La Gauche</title>
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		<title>L'UGTT et l'arm&#233;e au centre et la radicalisation</title>
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		<dc:creator>Pierre Puchot</dc:creator>


		<dc:subject>Tunisie</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#171; Aujourd'hui, on reste calme, bien en place, on ne frappe personne, c'est compris ? &#187; Sangl&#233; dans un uniforme bien repass&#233;, le capitaine de police passe ses troupes en revue, et transmet la consigne. Mardi 18 janvier 2011 &#224; Tunis, la police dispersait les manifestants avec des tirs tendus de grenades lacrymog&#232;nes et un usage intensif des matraques. Mercredi 19 janvier, c'est donc &#171; le calme &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors, peu &#224; peu, des centaines de manifestants se pressent sur le terre-plein central de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3104-81355.jpg?1629994286' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Aujourd'hui, on reste calme, bien en place, on ne frappe personne, c'est compris ? &#187; Sangl&#233; dans un uniforme bien repass&#233;, le capitaine de police passe ses troupes en revue, et transmet la consigne. Mardi 18 janvier 2011 &#224; Tunis, la police dispersait les manifestants avec des tirs tendus de grenades lacrymog&#232;nes et un usage intensif des matraques. Mercredi 19 janvier, c'est donc &#171; le calme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, peu &#224; peu, des centaines de manifestants se pressent sur le terre-plein central de l'avenue Bourguiba, dans le centre-ville. Leur nombre grandit d'heure en heure, tous scandent des slogans hostiles au Rassemblement constitutionnel d&#233;mocratique (RCD), le parti de l'ancien pr&#233;sident Ben Ali. Le RCD a conserv&#233; les quatre minist&#232;res cl&#233;s du gouvernement provisoire form&#233; lundi. Certains manifestants brandissent des photos des ministres RCD affubl&#233;s de croix gamm&#233;es : &#171; Fascistes, terroristes ! D&#233;gage ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein de la foule, plusieurs jeunes se relaient avec un m&#233;gaphone fourni par l'UGTT, l'Union g&#233;n&#233;rale tunisienne du travail, la centrale syndicale fond&#233;e en 1924. C'est, de fait, la seule organisation politique repr&#233;sent&#233;e en tant que telle et tol&#233;r&#233;e parmi les manifestants, qui s'agr&#232;gent de mani&#232;re spontan&#233;e jusqu'&#224; la nuit tomb&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon une annonce faite mercredi matin (le 19 janvier) par le ministre du d&#233;veloppement rural, le premier conseil des ministres doit se tenir jeudi. Mais le gouvernement para&#238;t d&#233;j&#224; condamn&#233; par la d&#233;mission, mardi, de plusieurs ministres de l'opposition, dont trois affili&#233;s &#224; l'UGTT, qui r&#233;clame, comme les manifestants, le retrait du RCD. Le parti de Ben Ali semble en bout de course. L'UGTT, elle, appara&#238;t plus que jamais comme la seule force politique incontournable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'opposition est tr&#232;s faible ; aujourd'hui, ce qui compte, c'est l'UGTT, et l'arm&#233;e &#187;, juge Hassan, un manifestant pourtant sympathisant du parti d&#233;mocrate progressiste (PDP, opposition l&#233;gale). Lundi, avant la d&#233;mission des trois ministres affili&#233;s &#224; l'UGTT, pas moins de six membres du gouvernement faisaient ou avaient fait partie de la direction de la centrale syndicale, qui est aussi repr&#233;sent&#233;e &#224; l'Assembl&#233;e et au S&#233;nat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Implant&#233;e dans chaque r&#233;gion, la centrale revendique 5000'00 adh&#233;rents, principalement dans le secteur public. C'est une force politique sans &#233;quivalent aujourd'hui en Tunisie, sur laquelle l'opposition politique l&#233;gale tente de se greffer. Toute la journ&#233;e de mercredi, le Forum d&#233;mocratique pour le travail et les libert&#233;s et Ettajdid, les deux organisations d'opposition &#233;galement en dehors du gouvernement, ont discut&#233; avec la direction de l'UGTT pour unifier leur position.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup de Tunisiens souhaitent d&#233;sormais voir l'UGTT jouer un r&#244;le politique plus important, &#224; la mesure de sa participation au mouvement r&#233;volutionnaire. D&#233;l&#233;gu&#233;e syndicale de la branche des m&#233;decins hospitaliers, Ahlem Belhal a commenc&#233; &#224; militer dans l'UGTT en 1987. &#201;galement militante et ancienne pr&#233;sidente de l'association tunisienne des femmes d&#233;mocrates, elle se souvient du tournant de 2009, quand son syndicat a peu &#224; peu pris la mesure du mouvement de Gafsa, dans le sud du pays, pour faire &#233;voluer la ligne de l'organisation apr&#232;s la r&#233;&#233;lection de Ben Ali fin 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les mouvements sociaux &#233;taient tr&#232;s forts, explique-t-elle. L'ex&#233;cutif de l'UGTT a &#233;t&#233; oblig&#233; de suivre ses militants, qui &#233;taient massivement investis dans ces mouvements. Aujourd'hui, l'UGTT doit &#234;tre le garant du changement, politique, &#233;conomique et social. Il n'en existe pas d'autres, l'organisation doit donc assumer un r&#244;le politique important. L'UGTT, c'est notre garde-fou social. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trois ministres affili&#233;s &#224; l'UGTT qui ont d&#233;missionn&#233; mardi du gouvernement, sont issus de la gauche tunisienne. &#201;conomiste reconnu en Tunisie, inlassable critique du r&#233;gime, Abdeljedid B&#233;doui, promu lundi pour occuper un obscur portefeuille de &#171; ministre aupr&#232;s du premier ministre &#187; selon le communiqu&#233; officiel, est par exemple une figure de la gauche altermondialiste locale, tr&#232;s loin de la politique de privatisation engag&#233;e depuis 2000.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Tournant d&#233;cisif, d&#233;but janvier&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Longtemps pourtant, le syndicat a d&#251; affronter une bureaucratie fid&#232;le au r&#233;gime de Ben Ali. Elu au congr&#232;s de 2002, r&#233;&#233;lu en 2007, le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral Abdessalem Jrad n'a pas toujours soutenu des positions progressistes hostiles au pr&#233;sident tunisien, loin s'en faut. En 2009, il s'&#233;tait prononc&#233;, comme l'ensemble du bureau ex&#233;cutif, pour la r&#233;&#233;lection de Ben Ali. C'&#233;tait alors la position majoritaire au sein de la commission administrative de l'UGTT, qui regroupe 84 d&#233;l&#233;gu&#233;s par branche, en plus des 13 membres du bureau ex&#233;cutif &#233;lu au congr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'ai eu l'honneur de rencontrer le chef de l'Etat et ce fut l'occasion d'un tr&#232;s important entretien, au cours duquel nous avons abord&#233; la situation douloureuse dans certaines r&#233;gions du pays, ainsi que des id&#233;es et des propositions de l'UGTT, affirmait-il encore, le... 12 janvier 2011, deux jours avant la fuite de l'ancien pr&#233;sident tunisien (!), avant de conclure : J'ai trouv&#233; aupr&#232;s du Pr&#233;sident de la R&#233;publique une vision profonde des principaux probl&#232;mes et de leurs causes et une volont&#233; de les r&#233;soudre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son intelligence tactique, reconnue par nombre de militants, lui a toutefois permis de sentir l'importance du mouvement et de plier, quand le r&#233;gime lui-m&#234;me demeurait aveugle. D&#233;but janvier, lors d'une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale extraordinaire, le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral avait ent&#233;rin&#233; la d&#233;cision d'entamer des gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales tournantes par r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce fut un tournant, estime Sami Souhli, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral des m&#233;decins et des pharmaciens, historiquement &#224; gauche, et qui si&#232;ge &#224; la commission administrative. Nous avons vot&#233; pour une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale tournante afin de s'accorder avec ce qu'&#233;tait la r&#233;alit&#233; du terrain. Nos militants &#233;taient d&#233;j&#224; tr&#232;s impliqu&#233;s, mais le r&#233;gime &#233;tait f&#233;roce, tirait &#224; vue, il fallait encadrer un minimum le mouvement. Car d&#232;s ce moment, beaucoup de camarades avaient le sentiment que le r&#233;gime &#233;tait fragile, et &#233;tait pr&#234;t &#224; tout. L'UGTT a alors jou&#233; son r&#244;le, d'o&#249; sa popularit&#233; aujourd'hui. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinq jours apr&#232;s la chute de Ben Ali, le tournant progressiste de l'UGTT a donc &#233;t&#233; ent&#233;rin&#233; &#224; tous les &#233;tages, validant ainsi l'investissement syndical que ses militants ont parfois pay&#233; cher depuis la prise de pouvoir de l'ancien dictateur tunisien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les positions progressistes de certaines branches de la centrale syndicale, comme celle des PTT ou de l'enseignement sup&#233;rieur, ont &#233;t&#233; construites pas &#224; pas par les militants de base durant les ann&#233;es 1990, quand le r&#233;gime se d&#233;cha&#238;nait contre tout ce qui pouvait de pr&#232;s ou de loin lui faire un peu d'ombre. &#171; La gauche &#233;tait tellement faible alors, se rappelle Lamjed Jemli, professeur de philosophie et militant de l'UGTT. Nous &#233;tions tellement fractionn&#233;s &#224; l'&#233;poque, si divis&#233;s par une r&#233;pression tr&#232;s dure. On ne pouvait m&#234;me pas faire de gr&#232;ve de la faim en prison pour attirer l'attention : ou bien ils nous for&#231;aient &#224; manger, ou bien on h&#233;ritait d'une balle dans la t&#234;te. &#187; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son apprentissage politique, Lamjed Jemli l'a effectu&#233; au sein de l'Union g&#233;n&#233;rale des &#233;tudiants tunisiens, ce qui lui a valu de f&#234;ter ses 20 ans en prison. 27 mois d'emprisonnement, de 1994 &#224; 1996. Admis au concours du Capes de philosophie une fois ses &#233;tudes achev&#233;es, envoy&#233; dans un lyc&#233;e &#224; Monastir, il est licenci&#233; au bout d'un mois par l'administration en raison de son parcours politique. Contraint de chercher un emploi dans le priv&#233;, il profite finalement de l'ouverture d'un call center &#224; Ben Arous, au sud de Tunis, pour s'y faire embaucher et fonder le premier syndicat tunisien de ce secteur d'activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui coordinateur des sections UGTT du secteur priv&#233;, Lamjed Jemli n'a plus de doute : pour lui, c'est s&#251;r, le RCD va se dissoudre : &#171; Ils n'ont pas le choix, ils ne peuvent faire le chantage de la s&#233;curit&#233; contre le coup d'Etat militaire : notre arm&#233;e, c'est 45'000 personnes, appel&#233;s compris. Une dictature militaire, ce n'est pas possible. Et la population le sait. Elle n'acceptera pas de se faire voler sa r&#233;volution sous ce pr&#233;texte. Le meilleur choix pour le RCD maintenant est de s'autodissoudre, de rendre les locaux de l'Etat qu'il occupe et les voitures de fonction. Ils pourront ainsi, s'ils en ont la capacit&#233; politique, retenter ensuite leur chance en formant de nouveaux partis. Le peuple tunisien ne demande pas de lynchage, comme pour le parti Baas en Irak, mais il veut pouvoir d&#233;cider de son sort en toute transparence. &#187; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas plus que la menace de l'arm&#233;e, le retour dans le jeu politique des partis islamistes ne saurait justifier le maintien du RCD, selon Ahlem Belhal, militante de l'UGTT, ancienne pr&#233;sidente de l'Association tunisienne des femmes d&#233;mocrates. &#171; La soi-disant lutte contre l'islamisme nous a valu 23 ann&#233;es de dictature, tonne-t-elle. C'&#233;tait un argument efficace pour faire plaisir &#224; la France et aux pays occidentaux, mais ici, c'est une mani&#232;re de nous opprimer encore davantage, de nous mettre en prison, y compris des membres de notre association. La concertation doit d&#233;sormais se faire avec tous ceux qui le souhaitent, sans restriction, pour &#233;tablir un cadre qui puisse garantir les valeurs de cette r&#233;volution, la d&#233;mocratie, l'&#233;galit&#233;, la justice sociale, la libert&#233; de culte et la s&#233;paration de l'Eglise et de l'Etat. C'est l'oppression et la n&#233;gation de l'espace public qui nourrissent l'islam radical, pas la d&#233;mocratie. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Le hold-up n'a pas tenu &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si le retrait du gouvernement et la dissolution du RCD paraissent aujourd'hui le sc&#233;nario le plus probable, si Nahda, le parti islamiste, a annonc&#233; qu'il ne pr&#233;senterait pas de candidat &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle (dont la date demeure ind&#233;termin&#233;e) et n'appara&#238;t pas encore comme une force d'opposition solide, quel sera le r&#244;le de l'UGTT dans les mois &#224; venir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1990, certains dirigeants de la centrale, tel Ali Ramdhane, songeaient &#224; fonder un Parti des travailleurs, li&#233; &#224; l'UGTT. Une option abandonn&#233;e depuis. Pourtant, certains militants syndicaux redoutent que la direction du syndicat nourrisse l'ambition de court-circuiter le processus r&#233;volutionnaire en marche. Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral des m&#233;decins et des pharmaciens, &#233;lu &#224; la commission administrative de l'UGTT, Sami Souhli raconte comment sa direction n'a pas perdu ses mauvaises habitudes en acceptant, sans consulter la base, de participer au gouvernement annonc&#233; ce lundi. Un vote sur cette question devait intervenir lors d'une assembl&#233;e pl&#233;ni&#232;re de la commission administrative du syndicat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mais on l'a bien vu, ce hold-up n'a pas tenu &#187;, dit-il. Pour lui, cette participation temporaire au gouvernement n'a qu'un but : gagner du temps. &#171; On ne le rappelle pas assez souvent, mais les liens sont forts entre la direction de l'UGTT et le RCD. En acceptant cette participation au gouvernement, le bureau ex&#233;cutif occupe le terrain et retarde le processus qui doit mener &#224; un gouvernement de salut populaire, pour que les membres du RCD qui ont &#233;t&#233; le plus mouill&#233;s dans la r&#233;pression et les affaires puissent fuir. Il ne faut donc pas se rel&#226;cher, et continuer de demander des comptes &#224; la direction du syndicat, ce que nous ferons au cours de l'assembl&#233;e pl&#233;ni&#232;re pr&#233;vue pour vendredi. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs branches du syndicat souhaitent aussi que le programme &#233;labor&#233; au sein de l'UGTT (r&#233;gime parlementaire, gouvernement de salut public incluant l'ensemble des forces d&#233;mocrates) soit &#233;crit noir sur blanc, dans une r&#233;solution sign&#233;e par le bureau ex&#233;cutif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, Sami Souhli insiste pour que les comit&#233;s de d&#233;fense des quartiers, qui ont &#233;merg&#233; ces derniers jours dans toute la Tunisie, et les comit&#233;s d'entreprise soient enfin reconnus par l'Etat, et puissent se f&#233;d&#233;rer pour &#234;tre repr&#233;sent&#233;s au Parlement tunisien. &#171; C'est un fait, souffle-t-il, le mouvement populaire tunisien n'est aujourd'hui pas repr&#233;sent&#233; politiquement. Il est pourtant indispensable qu'il le soit. Sans quoi, la r&#233;volution initi&#233;e par le peuple tunisien lui sera bien vite confisqu&#233;e. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;* Journaliste de Mediapart&lt;br&gt;
(20 janvier 2011)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;http://www.alencontre.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.alencontre.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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