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	<title>La Gauche</title>
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		<title>La Gauche</title>
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		<title>Philippe Poutou, candidat du NPA &#224; la pr&#233;sidentielle</title>
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		<dc:date>2011-07-18T13:26:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nouveau Parti anticapitaliste</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) (France)</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;bats au sein du NPA</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En Gr&#232;ce, en Espagne et dans l'ensemble du monde arabe, des millions de manifestants s'opposent aux politiques des classes dominantes et des Etats pour faire payer la crise aux travailleurs et aux peuples. En France, le patronat, Sarkozy et son gouvernement sont engag&#233;s dans des attaques violentes et r&#233;actionnaires contre les travailleurs, les travailleuses, toutes les femmes, les jeunes et les immigr&#233;Es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le NPA n'a de cesse, depuis sa cr&#233;ation de proposer l'unit&#233; la plus large pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Debats-au-sein-du-NPA-+" rel="tag"&gt;D&#233;bats au sein du NPA&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH124/arton3209-061f6.png?1629928024' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='124' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En Gr&#232;ce, en Espagne et dans l'ensemble du monde arabe, des millions de manifestants s'opposent aux politiques des classes dominantes et des Etats pour faire payer la crise aux travailleurs et aux peuples. En France, le patronat, Sarkozy et son gouvernement sont engag&#233;s dans des attaques violentes et r&#233;actionnaires contre les travailleurs, les travailleuses, toutes les femmes, les jeunes et les immigr&#233;Es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le NPA n'a de cesse, depuis sa cr&#233;ation de proposer l'unit&#233; la plus large pour s'opposer &#224; ces attaques, d'impulser et de participer &#224; tous les cadres unitaires qui permettent d'&#234;tre utile dans ce sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'occasion des &#233;lections qui viennent, pr&#233;sidentielles et l&#233;gislatives, nous voulons prolonger ces batailles quotidiennes en faisant entendre la voix des exploit&#233;Es et des opprim&#233;Es, du monde du travail, des immigr&#233;Es, des femmes, de la jeunesse, de toutes les victimes de l'aust&#233;rit&#233; mise en place par un &#201;tat soumis aux banques et au patronat, qui utilise le racisme et la x&#233;nophobie pour nous diviser. A partir des positions d&#233;battues et adopt&#233;es par notre parti depuis sa fondation, nous d&#233;fendrons un programme de rupture avec le capitalisme, pour un autre partage des richesses, pour que les salari&#233;Es et l'ensemble de la population ne paient pas la crise. C'est un programme pour les luttes, pour leur g&#233;n&#233;ralisation. C'est la seule voie, face &#224; la crise sociale, politique et &#233;cologique qui ne saurait se r&#233;soudre dans le cadre d'une alternance, du respect des institutions et de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e. Un programme qui ne pourra &#234;tre port&#233; que par un gouvernement des travailleurs-ses, car seul leur contr&#244;le et leur intervention directe peuvent renverser le syst&#232;me et changer le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, la Conf&#233;rence nationale du NPA pr&#233;sente la candidature de Philippe Poutou &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, militant du NPA, ouvrier syndicaliste qui anime depuis des ann&#233;es la lutte contre la fermeture de son entreprise face &#224; un des premiers groupes industriels mondiaux de l'automobile. Il est un candidat anticapitaliste, f&#233;ministe, &#233;cologiste, antiraciste, internationaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces campagnes, le NPA fera entendre une voix qui condamne sans ambigu&#239;t&#233;s les politiques d'aust&#233;rit&#233;, qu'elles soient men&#233;es par la droite ou, comme en Gr&#232;ce et en Espagne, par la gauche. Une voix totalement ind&#233;pendante du PS et de ses alli&#233;s. Le NPA exige l'annulation de la dette, l'expropriation des banques, leur socialisation en un seul service public financier sous le contr&#244;le de la population et des salari&#233;Es mobilis&#233;Es, la d&#233;fense et l'am&#233;lioration des services publics aujourd'hui attaqu&#233;s sous le pr&#233;texte de la dette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il souhaite faire entendre une voix, qui s'appuyant sur leurs mobilisations, d&#233;fende les int&#233;r&#234;ts des salari&#233;Es contre les suppressions d'emplois, pour l'interdiction des licenciements, la partage du temps de travail et pour des augmentations de salaires (300 euros nets d'augmentation, aucun salaire en dessous 1600 euros nets, indexation des salaires sur les prix) et pour en finir avec la souffrance au travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une voix qui, quelques mois apr&#232;s la catastrophe de Fukushima, exige la sortie du nucl&#233;aire et l'expropriation d'EDF, GDF-Suez, Areva, Total&#8230; en un service public permettant une planification &#233;nerg&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une voix pour l'&#233;galit&#233; des droits, pour la r&#233;gularisation de tous les sans papiers, contre toutes les lois et les discours racistes, notamment la stigmatisation des Roms et des Musulmans. Une voix qui combatte le Front National, qui cache son soutien &#224; toutes les attaques capitalistes derri&#232;re un discours pseudo-social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une voix qui d&#233;nonce et combatte fermement l'oppression des femmes, lutte contre toutes les discriminations et violences qu'elles subissent dans la sph&#232;re publique comme priv&#233;e. Une voix qui lutte contre les discriminations que subissent les personnes lesbiennes, gays, bi, transgenres et inter sexes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une voix qui refuse la toute puissance du patronat et des banques, qui se bat pour une d&#233;mocratie r&#233;elle, comme l'exigent les Indign&#233;s de la Puerta del Sol &#224; Madrid, les manifestants grecs de la place Syntagma et les r&#233;volutionnaires du monde arabe. Une voix qui exprime sa solidarit&#233; avec toutes les luttes des opprim&#233;s, &#224; commencer par celle du peuple palestinien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une voix pour construire une autre Europe, fond&#233;e non sur la concurrence mais sur la solidarit&#233;. Une Europe des travailleurs et des peuples. Une voix qui s'oppose aux interventions militaires et &#233;conomiques de l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les prochaines &#233;ch&#233;ances &#233;lectorales, nous ferons entendre un programme d'urgence, nous d&#233;fendrons une politique aussi fid&#232;le aux int&#233;r&#234;ts des travailleurs, que la droite et l'UMP, actuellement au gouvernement, le sont aux int&#233;r&#234;ts des riches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons devant nous une bataille difficile et bien des obstacles. Dans un premier temps nous devons r&#233;ussir toutes et tous ensemble &#224; surmonter le barrage des 500 parrainages d'&#233;lus que la loi antid&#233;mocratique nous impose. Des divergences se sont exprim&#233;es au cours de la pr&#233;paration de la Conf&#233;rence nationale et en son sein. Notre parti doit maintenant se rassembler autour des exigences fondamentales qui nous r&#233;unissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre campagne associera une direction collective et des porte-paroles de campagne, dont nos deux porte-paroles nationales et Olivier Besancenot. Elle s'appuiera sur l'ensemble du parti. Nous appelons toutes celles et ceux qui le souhaitent &#224; prendre leur place dans notre combat collectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nanterre, le 26 juin 2011.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'Europe en crise</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/L-Europe-en-crise</link>
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		<dc:date>2011-04-26T14:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nouveau Parti anticapitaliste</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Espagne</dc:subject>
		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Grande-Bretagne</dc:subject>
		<dc:subject>Portugal</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En France, avec 4, 65 millions d'inscrits &#224; P&#244;le Emploi fin 2010 et des cr&#233;ations de postes ne concernant que l'int&#233;rim, les travailleurs continuent de payer la crise. Il en va de m&#234;me, &#224; divers degr&#233;s, dans toute l'Europe. Mais le refus d'imputer aux banques le co&#251;t de leurs actes se traduit aussi par une acc&#233;l&#233;ration de la crise des dettes souveraines. &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans : Hebdo Tout est &#224; nous ! 97 (07/04/11) &lt;br class='autobr' /&gt;
En France, avec 4, 65 millions d'inscrits &#224; P&#244;le Emploi fin 2010 et des cr&#233;ations (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH124/arton3154-c5035.png?1629928024' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='124' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En France, avec 4, 65 millions d'inscrits &#224; P&#244;le Emploi fin 2010 et des cr&#233;ations de postes ne concernant que l'int&#233;rim, les travailleurs continuent de payer la crise. Il en va de m&#234;me, &#224; divers degr&#233;s, dans toute l'Europe. Mais le refus d'imputer aux banques le co&#251;t de leurs actes se traduit aussi par une acc&#233;l&#233;ration de la crise des dettes souveraines.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Publi&#233; dans : &lt;a href=&#034;http://www.npa2009.org/category/tout-est-&#224;-nous/journal/hebdo-tout-est-&#224;-nous-97-070411&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Hebdo Tout est &#224; nous ! 97 (07/04/11)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_355 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L466xH399/jpg_europ-stats1.preview-31840.jpg?1630311304' width='466' height='399' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En France, avec 4, 65 millions d'inscrits &#224; P&#244;le Emploi fin 2010 et des cr&#233;ations de postes ne concernant que l'int&#233;rim, les travailleurs continuent de payer la crise. Il en va de m&#234;me, &#224; divers degr&#233;s, dans toute l'Europe. Mais le refus d'imputer aux banques le co&#251;t de leurs actes se traduit aussi par une acc&#233;l&#233;ration de la crise des dettes souveraines. Au Portugal, o&#249; gr&#232;ves et manifestations se multiplient, le Parlement a rejet&#233; le quatri&#232;me plan d'aust&#233;rit&#233; pr&#233;sent&#233; par le Premier ministre Jos&#233; Socrates. Celui-ci a donc d&#233;missionn&#233;. Cela ne l'a pas emp&#234;ch&#233; d'&#234;tre reconduit, quatre jours plus tard, &#224; la t&#234;te du Parti socialiste portugais. Des &#233;lections anticip&#233;es auront lieu le 5 juin. Dix jours apr&#232;s, environ 9 milliards d'euros de titres publics arriveront &#224; &#233;ch&#233;ance, ce qui implique d'emprunter &#224; nouveau. Or le taux d'int&#233;r&#234;t des titres portugais &#224; dix ans atteint un nouveau record, autour de 8 %. Si cette situation perdure, le nouveau gouvernement aura le choix entre la suspension des remboursements ou le recours &#224; l'Union europ&#233;enne (UE) et au Fonds mon&#233;taire international (FMI). Si cette seconde option sauvegarde &#224; court terme la logique capitaliste, trois facteurs jettent un s&#233;rieux doute sur la capacit&#233; du syst&#232;me europ&#233;en &#224; survivre plusieurs ann&#233;es sous sa forme actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, la situation &#233;conomique se d&#233;grade dans de nombreux pays. En Gr&#232;ce, l'effet d&#233;pressif des plans de rigueur est d&#233;sormais manifeste. Le besoin de financement de l'&#201;tat grec d'ici 2012, pr&#233;c&#233;demment estim&#233; &#224; 45 d'euros, a &#233;t&#233; r&#233;&#233;valu&#233; &#224; environ 110 milliards. Et la restructuration de la dette est devenue in&#233;vitable. Quant au co&#251;t du sauvetage des banques irlandaises, il vient d'&#234;tre r&#233;&#233;valu&#233; &#224; 70 milliards d'euros, soit pr&#232;s de la moiti&#233; du PIB de l'&#238;le. Les autres &#201;tats m&#232;nent tous des politiques d'aust&#233;rit&#233; qui plombent l'emploi. En dehors de la zone euro, la conjoncture europ&#233;enne n'est pas meilleure. En Grande-Bretagne, o&#249; le gouvernement Cameron a lanc&#233; un plan de 91 milliards d'euros de coupes d'ici 2015, l'OCDE pr&#233;voit une croissance du PIB de seulement 1, 5 % en 2011 et le taux d'inflation atteint actuellement 4, 4 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, les r&#233;centes d&#233;clarations d'Angela Merkel ont montr&#233; que les contradictions s'exacerbent au sein des classes dominantes. Or, le Portugal est le dernier maillon avant l'Espagne, pays o&#249; le taux de ch&#244;mage officiel atteint 20, 3 % et la croissance &#233;conomique, n&#233;gative en 2009 et 2010, demeure quasinulle en 2011 (+0, 8 %). Dans un tel marasme, le &#171; socialiste &#187; Zapatero ose affirmer que l'&#233;conomie se redresse et &#171; qu'augmenter la pression fiscale de mani&#232;re substantielle peut freiner la reprise &#187;. La r&#233;alit&#233; est que de plus en plus d'Espagnols ne peuvent plus rembourser leur emprunt immobilier. Or, &#233;tant donn&#233; le poids &#233;conomique de l'Espagne et l'ampleur inou&#239;e de l'endettement de son secteur priv&#233;, l'UE serait incapable d'assurer le sauvetage des caisses d'&#233;pargne espagnoles. Les compromis entre les bourgeoisies nationales d'Europe n'y r&#233;sisteraient pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, et surtout, l'UE organise sa propre fuite en avant. Tandis que le nouveau gouvernement irlandais pr&#233;tendait mettre &#224; contribution les grands cr&#233;anciers, cet &#233;l&#233;ment n'appara&#238;t pasdans le plan qu'il a publi&#233;. La Banque centrale europ&#233;enne (BCE) a exerc&#233; un chantage : des liquidit&#233;s ont &#233;t&#233; accord&#233;es aux banques irlandaises en mal de refinancement &#224; condition que les cr&#233;anciers de ces banques (essentiellement d'autres banques europ&#233;ennes) soient int&#233;gralement rembours&#233;s. Cela traduit bien l'inflexion actuelle de la politique de la BCE. Celle-ci avait pratiqu&#233; des taux d'int&#233;r&#234;t faibles et des rachats (pourtant interdits) de titres publics. Estimant le syst&#232;me sauv&#233;, la BCE augmente ses taux et veut s'assurer que le co&#251;t de la crise ne p&#232;se pas sur le capital. Les profits sont de retour et pour le gouverneur de la BCE, &#171; augmenter les salaires est la derni&#232;re b&#234;tise &#224; faire &#187;. Les gouvernements ne sont pas les otages, mais bien les artisans, de cette politique europ&#233;enne. Lors des derniers sommets europ&#233;ens, ils ont accept&#233; les bases d'une nouvelle machine infernale. Tout ce qui a &#233;chou&#233; doit &#234;tre aggrav&#233; : le &#171; pacte pour l'euro &#187;, le &#171; semestre europ&#233;en &#187; et le &#171; m&#233;canisme europ&#233;en de stabilisation &#187; sont trois nouveaux arrangements institutionnels visant &#224; rendre des politiques lib&#233;rales qui ne feront qu'approfondir la crise soet &#233;conomique. &#192; moins que des r&#233;sistances populaires coordonn&#233;es ne viennent abattre cette logique mortif&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Philippe L&#233;g&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les peuples europ&#233;ens entre le marteau et l'enclume...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand le FMI et l'UE s'entraident... &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment et pourquoi les autorit&#233;s de l'UE en sont-elles arriv&#233;es &#224; solliciter puis organiser l'intervention du FMI dans &#171; leurs affaires &#187; &#8211; celles des &#201;tats-membres en difficult&#233; ? La r&#233;ponse tient en trois points : la crise a sauv&#233; le FMI de la faillite ; le FMI permet &#224; l'UE de sauvegarder ses trait&#233;s ; enfin, gr&#226;ce &#224; &#171; plus d'&#201;tat &#187; (endett&#233; sur les march&#233;s), ils relancent conjointement une nouvelle offensive n&#233;olib&#233;rale sur le dos des peuples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sc&#233;nario m&#233;rite attention. D'autant que Dominique Strauss-Kahn, dans la perspective de devenir un candidat &#171; de gauche &#187;, se vante d'avoir en quelque sorte social-d&#233;mocratis&#233; le FMI... Celui-ci est au bord de la faillite lorsque DSK en prend la t&#234;te en novembre 2007. Faillite morale, par le discr&#233;dit croissant des calamiteuses politiques conditionnant ses cr&#233;dits. Et manque de ressources : celles-ci proviennent des int&#233;r&#234;ts per&#231;us sur les cr&#233;dits aux pays &#171; aid&#233;s &#187;. Or, ils ont chut&#233; de 103 &#224; 16 milliards d'euros entre 2003 et 2008 : plusieurs pays &#8211; dont le Br&#233;sil, l'Argentine etc. &#8211; ont profit&#233; de prix favorables &#224; leurs exportations pour rembourser leurs dettes de fa&#231;on anticip&#233;e ; et d'autres pr&#233;f&#232;rent se tourner vers la Chine ou l'Inde. Bref, les pays du Sud s'efforcent d'&#233;chapper &#224; son emprise &#224; la fois d&#233;sastreuse et humiliante...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise des cr&#233;dits immobiliers en 2007-2008 vient &#224; la rescousse (du FMI et de DSK). DSK n'h&#233;site pas, d&#232;s 2008 &#224; Davos, &#224; proposer de laisser filer les d&#233;ficits publics &#8211; un renversement de discours que partagent aujourd'hui tous les gouvernements &#171; lib&#233;raux &#187; d&#232;s qu'il y a risque de syst&#232;me. Mais ce sont les appels au secours venus de l'Europe de l'Est (Ukraine, Hongrie, en 2008) qui le remettent v&#233;ritablement en selle. Et s'il &#171; traite &#187; seul les cas de pays non-membres de l'UE, celle-ci doit (pour le moins !) s'associer &#224; lui quand il s'agit de membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, les trait&#233;s distinguent deux cas : toute aide de l'Union et des &#201;tats a &#233;t&#233; interdite (sous pression de l'Allemagne) face &#224; des d&#233;ficits d'&#201;tats membres de la zone euro (articles 123 et 125) &#8211; ce qui est encore aggrav&#233; par l'interdit fait &#224; la BCE de les renflouer. Mais une aide financi&#232;re est possible pour les &#201;tats non-membres de l'eurozone (et en cas de... catastrophe naturelle). Les banques ouest-europ&#233;ennes &#233;tant impliqu&#233;es &#224; plus de 80 voire 90 % dans le capital des banques est-europ&#233;ennes, il faut faire face aux risques qui se manifestent &#224; l'Est... mais sans remettre en cause le plafond impos&#233; au budget europ&#233;en, de 1 % du PIB de l'Union. Le conseil europ&#233;en de mars 2009 augmente le montant d'aide financi&#232;re mobilisable hors zone euro de 25 &#224; 50 milliards d'euros... (alors que 20 milliards ont &#233;t&#233; allou&#233;s &#224; la seule Hongrie...). La &#171; solution &#187; du FMI s'impose donc : le m&#234;me mois, le G20 d&#233;cide de tripler les ressources du FMI qui re&#231;oit 500 milliards de dollars suppl&#233;mentaires et sort requinqu&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; L'aide &#187; vue de la p&#233;riph&#233;rie-est de l'Union...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une forte croissance bas&#233;e sur l'endettement des m&#233;nages, les nouveaux &#201;tats membres (NEM) d'Europe de l'Est sont touch&#233;s fin 2008 et 2009 par la pire r&#233;cession de toute l'Europe. Plusieurs d'entre eux connaissent une variante de crise des cr&#233;dits &#224; l'immobilier (massivement accord&#233;s aux m&#233;nages &#224; taux initialement r&#233;duits, en devises &#233;trang&#232;res)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette crise se combine en Hongrie &#224; un creusement du d&#233;ficit et de sa dette publique (72, 9 % du PIB) exprimant &#224; la fois des choix de fiscalit&#233; lib&#233;raux et des r&#233;sistances sociales majeures contre la privatisation notamment des services de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plans d'aide associant en 2008 et 2009 le FMI, l'UE et diverses banques accord&#233;s &#224; la Hongrie, &#224; la Lettonie, puis &#224; la Roumanie, sont assortis de contreparties dont DSK ne peut se vanter. Hongrie : privatisations, baisses des d&#233;penses publiques de 2, 5 points du PIB, gel des salaires et baisses de 30 % des salaires des fonctionnaires. Lettonie : baisses de 20 % du salaire minimum, de 10 % des retraites, de 50 % de salaires des enseignants et d'un tiers des d&#233;penses de sant&#233;. Roumanie : engagement de baisser la masse salariale d'un tiers en cinq ans, de supprimer 100 000 postes de fonctionnaires, de diminuer les retraites et les allocations... Entre mars 2009 et mars 2010, la Lettonie voit son ch&#244;mage passer de 14, 3 % &#224; 22, 3 % et conna&#238;t une chute de PIB de plus de 20 % sur deux ans...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;... et dans la p&#233;riph&#233;rie du Sud de l'eurozone&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'implication massive des banques (notamment allemandes et fran&#231;aises) dans la dette grecque et la d&#233;pendance envers les march&#233;s obligataires (et des titres sp&#233;culatifs d&#233;riv&#233;s de la dette) ont pouss&#233; les d&#233;cideurs europ&#233;ens &#224; &#171; agir &#187;. Dans l'urgence, ils ont cherch&#233; &#224; r&#233;soudre la quadrature du cercle : diminuer la pression des march&#233;s par d'autres ressources apport&#233;es, en changeant au minimum l'architecture d'ensemble des trait&#233;s...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les moyens ? &#201;largir l'interpr&#233;tation des &#171; catastrophes &#187; l&#233;gitimant des aides bilat&#233;rales ; rendre les aides &#171; non conventionnelles &#187; (de la BCE ou de l'UE) provisoires. Mais comme le provisoire renforce la sp&#233;culation (qu'il est interdit d'interdire), on s'est achemin&#233; vers un m&#233;canisme p&#233;renne (&#224; l'&#233;ch&#233;ance de 2013) qui veut minimiser la logique d'aide europ&#233;enne aux &#201;tats en difficult&#233;s de deux fa&#231;ons&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il s'y ajoute un troisi&#232;me volet envisag&#233; par l'Allemagne face &#224; la dette (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : par les apports du FMI... et par une relance radicale des politiques d'aust&#233;rit&#233; r&#233;affirmant les logiques n&#233;olib&#233;rales sur le dos des peuples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Catherine Samary&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les mobilisations &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Grande-Bretagne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but mars, le gouverneur de la Banque d'Angleterre s'&#233;tait dit &#171; surpris &#187; que les Britanniques ne soient pas plus en col&#232;re. Le 26 mars, une manif historique a rassembl&#233; 400 000 personnes contre le plan d'aust&#233;rit&#233; du gouvernement Cameron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Belgique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 11 mars, la premi&#232;re &#171; Conf&#233;rence sociale de printemps &#187;, issue du Forum social europ&#233;en, a r&#233;uni &#224; Bruxelles des repr&#233;sentants des mouvements sociaux de quinze pays europ&#233;ens et d&#233;nonc&#233; le pacte pour l'euro, &#171; d&#233;claration de guerre aux peuples d'Europe, aux travailleurs, aux pensionn&#233;s, aux services publics, &#224; leurs usagers &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Portugal&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 24 novembre 2010 a eu lieu la premi&#232;re gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale depuis 1988. Le 12 mars 2011, la manifestation appel&#233;e par G&#233;n&#233;ration fauch&#233;e a rassembl&#233; 300 000 personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gr&#232;ce&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re gr&#232;ve nationale a eu lieu le 23 f&#233;vrier. Depuis, 300 immigr&#233;s en gr&#232;ve de la faim ont gagn&#233; leur combat. Et le mouvement de d&#233;sob&#233;issance civile &#171; Je ne paierai pas &#187; se d&#233;veloppe, mais sur des bases politiques tr&#232;s variables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Espagne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale du 29 septembre 2010 avait &#233;t&#233; une r&#233;ussite. Mais les capacit&#233;s de r&#233;sistances ont &#233;t&#233; amoindries par la r&#233;cente d&#233;cision des deux principales centrales syndicales d'accepter le recul de l'&#226;ge l&#233;gal de d&#233;part en retraite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.contretemps.eu/interventions/vers-tsunami-bancaire-social-estouest-europeen&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.contretemps.eu/interventions/vers-tsunami-bancaire-social-estouest-europeen&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il s'y ajoute un troisi&#232;me volet envisag&#233; par l'Allemagne face &#224; la dette irlandaise, mais sur lequel les d&#233;cideurs europ&#233;ens ne parviennent pas &#224; s'entendre : la restructuration (sinon annulation), au moins partielle, des dettes. Mais les sp&#233;culateurs qui exigent des taux prohibitifs au nom des risques de d&#233;faut ne veulent pas assumer ce risque. Sa simple &#233;vocation les incite &#224; exiger des taux encore plus insoutenables, en escomptant sur l'absence de d&#233;cision coercitive &#224; leur &#233;gard dans l'UE...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Soutien au peuple libyen contre la dictature.</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Soutien-au-peuple-libyen-contre-la-dictature</link>
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		<dc:date>2011-03-24T18:03:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nouveau Parti anticapitaliste</dc:creator>


		<dc:subject>Libye</dc:subject>

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&lt;p&gt;La population libyenne qui s'est soulev&#233;e contre Kadhafi fait face aujourd'hui &#224; un d&#233;chainement de violence meurtri&#232;re. Pris de peur le dictateur voudrait noyer la r&#233;volte dans un bain de sang. Notre solidarit&#233; pleine et enti&#232;re va au peuple libyen auquel il faudrait donner les moyens de se d&#233;fendre, les armes dont il a besoin pour chasser le dictateur, conqu&#233;rir la libert&#233; et la d&#233;mocratie. &lt;br class='autobr' /&gt; L&#224; n'est pas l'objectif des d&#233;cisions de l'ONU et de la coalition militaire dirig&#233;e par la France (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-International-" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Libye-+" rel="tag"&gt;Libye&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La population libyenne qui s'est soulev&#233;e contre Kadhafi fait face aujourd'hui &#224; un d&#233;chainement de violence meurtri&#232;re. Pris de peur le dictateur voudrait noyer la r&#233;volte dans un bain de sang. Notre solidarit&#233; pleine et enti&#232;re va au peuple libyen auquel il faudrait donner les moyens de se d&#233;fendre, les armes dont il a besoin pour chasser le dictateur, conqu&#233;rir la libert&#233; et la d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L&#224; n'est pas l'objectif des d&#233;cisions de l'ONU et de la coalition militaire dirig&#233;e par la France et l'Angleterre qui s'appr&#234;tent &#224; intervenir en Libye. Les m&#234;mes n'ont rien dit contre l'intervention des troupes saoudiennes contre la r&#233;volte au Bahre&#239;n. Les grandes puissances veulent saisir l'occasion que leur procure la folie du dictateur pour tenter de reprendre la main dans la r&#233;gion, riche en p&#233;trole, tout en se donnant le beau r&#244;le de d&#233;fenseur des peuples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment donner un quelconque brevet de sinc&#233;rit&#233; humanitaire au gouvernement fran&#231;ais qui depuis trois mois n'a manifest&#233; aucune solidarit&#233; avec les soul&#232;vements populaires et les r&#233;volutions en cours dans les pays du Maghreb et du Machrek ? Comment oublier un demi-si&#232;cle de soutien des grandes puissances aux dictatures les plus sanglantes. Du Kosovo &#224; l'Afghanistan en passant par l'Irak, la liste est longue des interventions de l'imp&#233;rialisme qui sous des pr&#233;textes humanitaires n'ont fait qu'aggraver les situations locales. L'intervention militaire n'est pas la solution et le NPA met en garde contre une nouvelle escalade militaire qui se profile, contre les vis&#233;es imp&#233;rialistes pour un contr&#244;le de la r&#233;gion et contre une ing&#233;rence dans les processus r&#233;volutionnaires en cours. Il r&#233;affirme son soutien aux insurg&#233;s libyens contre la dictature comme aux r&#233;volutions tunisienne et &#233;gyptienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18 mars 2011.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Source : Nouveau parti anticapitaliste (France).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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