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	<title>La Gauche</title>
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		<title>La Gauche</title>
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		<title>La crise environnementale : caus&#233;e par les 7 milliards ou par le &#171; 1% &#187; ?</title>
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		<dc:date>2011-11-22T14:43:44Z</dc:date>
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		<dc:creator>Ian Angus, Simon Butler</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;cologie</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les Nations Unies indiquent que la population mondiale atteindra les 7 milliards d'individus en ce mois d'octobre 2011. L'approche de cette &#233;ch&#233;ance a d&#233;clench&#233; une vague d'articles et d'&#233;ditoriaux accusant la surpopulation d'&#234;tre &#224; l'origine des crises environnementales mondiales. &lt;br class='autobr' /&gt; Au Times Square de New York [intersection de Broadway et de la septi&#232;me avenue, dans le quartier de Manhattan, l'une des principales zones commerciales de la ville, avec de nombreuses enseignes lumineuses], une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L100xH150/arton3258-0d443.jpg?1629928024' class='spip_logo spip_logo_right' width='100' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les Nations Unies indiquent que la population mondiale atteindra les 7 milliards d'individus en ce mois d'octobre 2011. L'approche de cette &#233;ch&#233;ance a d&#233;clench&#233; une vague d'articles et d'&#233;ditoriaux accusant la surpopulation d'&#234;tre &#224; l'origine des crises environnementales mondiales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au Times Square de New York [intersection de Broadway et de la septi&#232;me avenue, dans le quartier de Manhattan, l'une des principales zones commerciales de la ville, avec de nombreuses enseignes lumineuses], une gigantesque et co&#251;teuse vid&#233;o [2] d&#233;clarant que &#171; la surpopulation humaine conduit &#224; l'extinction des esp&#232;ces animales &#187; a &#233;t&#233; install&#233;e. Dans les stations les plus fr&#233;quent&#233;es du m&#233;tro londonien, des panneaux d'affichage &#233;lectronique avertissent qu'une population de 7 milliards de personnes est &#233;cologiquement insoutenable [3].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1968, on pouvait lire dans le best-seller de Paul Ehrlich, The Population Bomb [traduit en fran&#231;ais en 1972 par Fayard sous le titre La bombe P] que &#171; la bataille pour nourrir l'humanit&#233; est termin&#233;e &#187; du fait de la surpopulation et que les ann&#233;es 1970 seraient une p&#233;riode de famines &#224; l'&#233;chelle du monde et que le taux de mortalit&#233; allait cro&#238;tre. Toutes ses pr&#233;dictions se sont r&#233;v&#233;l&#233;es fausses. Mais, quatre d&#233;cennies plus tard, ses successeurs utilisent toujours la phrase d'Ehrlich &#171; il y a trop de population !&#171; pour expliquer les probl&#232;mes environnementaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, la plupart des 7 milliards d'individus ne mettent pas en danger la Terre. La majorit&#233; de la population mondiale ne d&#233;truit pas les for&#234;ts, n'an&#233;antit pas les esp&#232;ces animales en danger, ne pollue pas les rivi&#232;res et les oc&#233;ans et, pour l'essentiel, n'&#233;met pas de gaz &#224; effet de serre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me dans les pays riches du Nord, la plupart des destructions environnementales ne sont pas caus&#233;es par des individus ou des m&#233;nages, mais par les mines, les usines et les centrales &#233;lectriques g&#233;r&#233;es par des firmes qui se pr&#233;occupent plus des profits que de la survie de l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune r&#233;duction de la population am&#233;ricaine n'aurait arr&#234;t&#233; l'empoisonnement du Golfe du Mexique par BP [British Petroleum] l'ann&#233;e derni&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une baisse du taux de natalit&#233; n'arr&#234;tera pas l'extraction des sables bitumineux du Canada, l'un des crimes les plus stup&#233;fiants que le monde ait jamais vus ainsi que l'a justement appel&#233; Bill McKibben [&#233;cologiste am&#233;ricain][4].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acc&#232;s universel &#224; un contr&#244;le des naissances devrait &#234;tre un droit humain fondamental. Mais celui-ci n'aurait en rien emp&#234;ch&#233; les destructions massives des &#233;cosyst&#232;mes du delta du Niger r&#233;alis&#233;es par Shell ou encore les d&#233;g&#226;ts incommensurables que Chevron a caus&#233;s aux for&#234;ts tropicales d'&#201;quateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ironiquement : c'est alors que les groupes &#171; populationnistes &#187; concentrent leur attention sur les 7 milliards d'habitants de notre plan&#232;te que les manifestant&#183;e&#183;s du mouvement Occupy partout dans le monde identifient la v&#233;ritable source des destructions environnementales : ce ne sont pas les 7 milliards, mais les &#171; un pour cent &#187;, la poign&#233;e de millionnaires et milliardaires qui poss&#232;dent plus, consument plus et d&#233;truisent plus que nous tous r&#233;unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux &#201;tats-Unis, les &#171; un pour cent &#187; les plus riches poss&#232;dent une majorit&#233; de toutes les actions et participations des firmes, leur donnant un contr&#244;le absolu sur ces soci&#233;t&#233;s qui sont directement responsables de la plupart des destructions environnementales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un rapport r&#233;cent [5], r&#233;alis&#233; par le cabinet de conseil britannique Trucost pour les Nations Unies, estime que seulement 3000 entreprises provoquent pour 2,15 billions [trillions, pour l'&#233;chelle courte utilis&#233;e aux E.-U.] de dollars [2'150'000'000'000 de dollars] de dommages environnementaux chaque ann&#233;e [soit, selon ce rapport, pr&#232;s du tiers de l'ensemble des &#171; co&#251;ts environnementaux &#187;]. Pour scandaleux que ce chiffre soit &#8211; rappelons que seuls six pays ont un PIB sup&#233;rieur &#224; 2,15 billions de dollars &#8211;, il minimise sensiblement les d&#233;g&#226;ts, parce qu'il exclut les co&#251;ts qui r&#233;sulteraient de &#171; potentiels &#233;v&#233;nements &#224; fort impact tel que la [sur]p&#234;che ou l'effondrement d'&#233;cosyst&#232;mes &#187; et &#171; de co&#251;ts externes caus&#233;s par l'utilisation et l'&#233;limination des produits, ainsi que l'utilisation par les entreprises d'autres ressources naturelles ainsi que du rejet de davantage de polluants par le biais de leurs op&#233;rations ainsi que celles de leurs fournisseurs. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, par exemple pour le cas des compagnies p&#233;troli&#232;res, le chiffre recouvre les op&#233;rations normales &#187;, mais pas les morts et les destructions caus&#233;s par le r&#233;chauffement global ni les d&#233;g&#226;ts caus&#233;s par l'utilisation de leurs produits &#224; l'&#233;chelle du monde, ni m&#234;me les milliards de milliards de dollars que co&#251;te le nettoyage des &#171; mar&#233;es noires &#187; [d&#233;versements de p&#233;trole]. Les dommages r&#233;els occasionn&#233;s par ces seules compagnies doivent &#234;tre bien sup&#233;rieurs que 2,15 billions de dollars, et cela pour chaque ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; un pour cent &#187; contr&#244;le &#233;galement les gouvernements qui sont suppos&#233;s r&#233;guler ces entreprises destructrices. 46% des membres de la Chambre des repr&#233;sentants des &#201;tats-Unis [chambre basse] sont millionnaires, 54% des s&#233;nateurs, et tous les pr&#233;sidents depuis Eisenhower [pr&#233;sident entre 1953 et 1961].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce au gouvernement, le &#171; un pour cent &#187; contr&#244;le l'arm&#233;e am&#233;ricaine, le plus grand utilisateur de p&#233;trole au monde et par cons&#233;quent l'un des plus grands &#233;metteurs de gaz &#224; effet de serre. Les op&#233;rations militaires produisent plus de d&#233;chets dangereux que les cinq plus grandes entreprises de la chimie r&#233;unies. Plus de 10% des sites de d&#233;chets dangereux concern&#233;s par le &#171; Superfond &#187; [6] aux Etats-Unis sont situ&#233;s dans des bases militaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui croient qu'une croissance de la population ralentie arr&#234;tera ou ralentira les destructions environnementales ignorent simplement les causes r&#233;elles et les menaces imm&#233;diates pour la vie sur notre plan&#232;te. Les entreprises et les arm&#233;es polluent et d&#233;truisent les &#233;cosyst&#232;mes non pas parce qu'il y a trop d'habitants sur cette Terre, mais parce que cela permet de faire du profit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si le taux de natalit&#233; de l'Irak ou de l'Afghanistan tombait &#224; z&#233;ro, l'arm&#233;e am&#233;ricaine n'utiliserait pas moins de p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si tous les pays africains adoptaient la politique &#171; d'un enfant par famille &#187; [sans mentionner les probl&#232;mes d&#233;mographiques et sociaux que cela entra&#238;ne], les compagnies &#233;nerg&#233;tiques des Etats-Unis, de Chine et d'ailleurs continueraient &#224; br&#251;ler des mati&#232;res fossiles, rendant toujours plus proche une catastrophe climatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui critiquent l'argument selon lequel il y aurait une surpopulation sont souvent accus&#233;s de croire qu'il n'y a aucune limite &#224; la croissance. Dans notre cas, cela est simplement faux. Ce que nous disons, c'est que dans un monde &#233;cologiquement rationnel et socialement juste, o&#249; les familles nombreuses ne sont pas une n&#233;cessit&#233; sociale [&#171; assurances maladie et vieillesse &#187;] pour des centaines de millions de personnes, la population se stabilisera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi que le dit Betsy Hartmann [&#233;crivaine et journaliste am&#233;ricaine, auteure notamment d'ouvrages sur les questions de contr&#244;le de naissance, dans une perspective f&#233;ministe, et sur des questions &#233;cologiques] : &#171; La meilleure politique en mati&#232;re de population est de concentrer l'am&#233;lioration du bien-&#234;tre humain dans toutes ses nombreuses facettes. Il faut prendre soin de la population et la croissance de la population baissera. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les multiples crises environnementales exigent une action rapide et d&#233;cisive, mais nous ne pourrons agir avec efficacit&#233; sans que nous comprenions pourquoi celles-ci se produisent. Si nous posons un mauvais diagnostic &#224; la maladie, nous perdrons au mieux un temps pr&#233;cieux dans l'application de rem&#232;des inefficaces ; au pire, nous rendrons ces crises pires encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'argument &#171; il y a trop de population &#187; dirige l'attention et les efforts de militants sinc&#232;res vers des programmes qui n'auront aucun effet r&#233;el. Dans le m&#234;me temps, cela affaiblira les efforts visant &#224; construire un mouvement mondial contre les destructions &#233;cologiques : cela divise nos forces, tout en rendant coupables les principales victimes de ces crises des probl&#232;mes dont elles ne sont pas &#224; l'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, cet argument ignore le r&#244;le destructif massif jou&#233; par une &#233;conomie irrationnelle et un syst&#232;me social dont la production &#233;norme de d&#233;chets et la d&#233;vastation sont inscrites dans son ADN. Ce n'est pas la taille de la population qui est &#224; la racine des crises &#233;cologiques actuelles : c'est le syst&#232;me capitaliste et le pouvoir des &#171; un pour cent &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi que l'&#233;cologiste pionnier Barry Commoner l'a dit une fois : &#171; La pollution ne commence pas dans la chambre familiale, mais dans la salle du conseil d'administration de l'entreprise. &#187; (Traduction A l'Encontre)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Cet article, tir&#233; du site &#233;cologiste Grist (&lt;a href=&#034;http://www.grist.org/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.grist.org/&lt;/a&gt;), a &#233;t&#233; publi&#233; sur le site de l'International socialist organization (ISO), &lt;a href=&#034;http://www.socialistworker.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.socialistworker.org&lt;/a&gt;, le 26 octobre dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ian Angus et Simon Butler sont coauteurs de l'ouvrage Too Many People ? Population, Immigration, and the Environmental Crisis (&lt;a href=&#034;http://www.haymarketbooks.org/pb/Too-Many-People&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.haymarketbooks.org/pb/Too-Many-People&lt;/a&gt;). Le premier est &#233;diteur du journal &#233;cosocialiste Climate and Capitalism (&lt;a href=&#034;http://climateandcapitalism.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://climateandcapitalism.com/&lt;/a&gt;), le second est &#233;diteur de l'hebdomadaire australien Green Left Weekly (&lt;a href=&#034;http://www.greenleft.org.au/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.greenleft.org.au/&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] &lt;a href=&#034;http://climateandcapitalism.com/?p=5643&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://climateandcapitalism.com/?p=5643&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] &lt;a href=&#034;http://www.biologicaldiversity.org/news/press_releases/2011/7-billion-09-07-2011.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.biologicaldiversity.org/news/press_releases/2011/7-billion-09-07-2011.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] &lt;a href=&#034;http://populationmatters.org/2011/news/7-billion-day-population-matters-takes-action/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://populationmatters.org/2011/news/7-billion-day-population-matters-takes-action/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Les sables bitumineux, c'est-&#224;-dire le m&#233;lange d'eau et de sable m&#234;l&#233; &#224; du bitume &#224; partir duquel on peut produire du p&#233;trole brut, dont il est question ici sont ceux de trois gisements qui recouvrent pr&#232;s de 20% du territoire de l'Etat d'Alberta, au Canada. Seule une portion de ces gisements, particuli&#232;rement le long de la rivi&#232;re Athabasca, peut faire l'objet d'une extraction et d'une transformation en p&#233;trole brut avec les techniques actuelles. C'est dans cette r&#233;gion qu'a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 1967 la premi&#232;re mine de sable bitumineux au monde. Une seconde fut mise en service en 1978, une troisi&#232;me en 2003. Aujourd'hui, trois grandes compagnies exploitent ces sables bitumineux : Suncor, Syncrude et Shell Canada. La hausse des prix du p&#233;trole encourage la mise en exploitation des nouveaux champs bitumineux, la technique d'extraction et de transformation &#233;tant tr&#232;s co&#251;teuse (estim&#233;e entre 9 et 12 dollars le baril, alors que, par comparaison, l'extraction conventionnelle en Irak ou en Arabie saoudite s'&#233;l&#232;ve &#224; moins de 1 dollar le baril). La construction d'un pipeline a &#233;t&#233; n&#233;goci&#233;e avec PetroChina afin d'acheminer le p&#233;trole jusqu'au port de Kitimat, en Colombie-Britannique, sur la c&#244;te Ouest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La production de p&#233;trole &#224; partir des sables bitumineux est &#233;cologiquement d&#233;sastreuse. Elle entra&#238;ne la destruction de la for&#234;t bor&#233;ale, des tourbi&#232;res et des rivi&#232;res de la r&#233;gion. C'est l'une des r&#233;gions les plus pollu&#233;es du pays o&#249; le taux de cancer est &#233;lev&#233; et d'autres probl&#232;mes sanitaires ont &#233;t&#233; relev&#233;s. L'extraction d'un seul baril de p&#233;trole g&#233;n&#232;re, en outre, plus de 80 kg de gaz &#224; effet de serre. (Note r&#233;d. A l'Encontre)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] &lt;a href=&#034;http://www.trucost.com/article/14/investors-set-to-increase-pressure-on-companies-causing-significant-environmental-costs&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.trucost.com/article/14/investors-set-to-increase-pressure-on-companies-causing-significant-environmental-costs&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] &#171; Superfund &#187; est le terme d'usage pour la loi f&#233;d&#233;rale de 1980 intitul&#233;e Comprehensive Environmental Response, Compensation, and Liability Act. Elle a pour objet le nettoyage de sites souill&#233;s par des d&#233;chets dangereux. Cette loi attribue &#224; l'Agence de protection de l'environnement des Etats-Unis le soin d'identifier les parties responsables de la contamination des sites afin de les contraindre &#224; les nettoyer. Lorsque celles-ci ne peuvent &#234;tre identifi&#233;es ou ne sont pas en mesure de payer, l'agence nettoie les sites elle-m&#234;me en ayant recours &#224; un fonds sp&#233;cial. Fin 2010, 1280 sites figuraient sur la &#171; liste nationale prioritaire &#187; des sites &#224; nettoyer. (Note r&#233;d. A l'Encontre)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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