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	<title>La Gauche</title>
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		<title>La Gauche</title>
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		<title>Un nouvel outil de la Coalition contre la tarification et la privatisation des services publics</title>
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		<dc:date>2012-01-19T03:46:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Coalition contre la tarification et la privatisation des services publics</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le document &#034;Finances publiques : d'autres options sont possibles !&#034; a &#233;t&#233; produit par la Coalition oppos&#233;e &#224; la tarification et &#224; la privatisation des services publics. Il pr&#233;sente de nombreuses fa&#231;ons alternatives de financer les services publics et les programmes sociaux. &lt;br class='autobr' /&gt; FINANCES PUBLIQUES : D'AUTRES CHOIX SONT POSSIBLES ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Les coupures de budgets, les tarifications et les privatisations de services publics sont-elles les seules fa&#231;ons de financer les services publics ? Non ! (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Luttes-sociales-et-politiques-" rel="directory"&gt;Luttes sociales et politiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L145xH150/arton3276-00023.jpg?1630920379' class='spip_logo spip_logo_right' width='145' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le document &#034;Finances publiques : d'autres options sont possibles !&#034; a &#233;t&#233; produit par la Coalition oppos&#233;e &#224; la tarification et &#224; la privatisation des services publics. Il pr&#233;sente de nombreuses fa&#231;ons alternatives de financer les services publics et les programmes sociaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;FINANCES PUBLIQUES : D'AUTRES CHOIX SONT POSSIBLES !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les coupures de budgets, les tarifications et les privatisations de services publics sont-elles les seules fa&#231;ons de financer les services publics ? Non ! D'autres choix sont possibles !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis les ann&#233;es 80, les gouvernements nationaux et provinciaux du monde entier appliquent les m&#234;mes recettes prescrites par le Fonds mon&#233;taire international (FMI) et la Banque Mondiale (BM) : coupures dans les services publics et les programmes sociaux, privatisations, sous-traitance et partenariats public-priv&#233; (PPP), d&#233;r&#233;glementation et d&#233;responsabilisation de l'&#201;tat, gestion publique soumise aux exigences d'int&#233;r&#234;ts priv&#233;s, aust&#233;rit&#233; budg&#233;taire, poursuite du d&#233;ficit z&#233;ro, etc. Cette marchandisation&lt;br class='autobr' /&gt;
du bien commun et des services publics, c'est-&#224;-dire leur soumission aux&lt;br class='autobr' /&gt;
imp&#233;ratifs de la rentabilit&#233; et de la croissance sans limite, cherche &#224; privatiser les profits et socialiser les d&#233;ficits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, pour aller chercher l'appui des contribuables, les gouvernements multiplient les baisses d'imp&#244;ts. Rappelons que de 2003 &#224; 2009, au Qu&#233;bec, les baisses d'imp&#244;t des particuliers totalisent 5,4 milliards de dollars par ann&#233;e. Mais nous ne sommes pas dupes : ces baisses d'imp&#244;ts, souvent accompagn&#233;es de hausses de tarifs et de coupures dans les services offerts &#224; la population, ne profitent r&#233;ellement qu'aux plus riches et aux grandes compagnies. La classe moyenne, les femmes, les personnes pauvres, les minorit&#233;s visibles et les gens &#226;g&#233;s paient le prix fort de ces&lt;br class='autobr' /&gt;
mesures. Au final, l'&#233;largissement des &#233;carts de richesse s'av&#232;re &#234;tre le seul r&#233;sultat concret de l'application, depuis trente ans, des politiques n&#233;olib&#233;rales au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, en 2006, l'ONU a s&#233;v&#232;rement bl&#226;m&#233; les gouvernements canadiens et qu&#233;b&#233;cois d'avoir r&#233;gress&#233; dans l'application des droits &#233;conomiques, sociaux et culturels de l'ensemble des citoyenNEs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette brochure est produite et diffus&#233;e par la Coalition oppos&#233;e &#224; la tarification et &#224; la privatisation des services publics qui regroupe plus de 100 organisations populaires, syndicales, communautaires, f&#233;ministes et &#233;tudiantes. Cette coalition revendique des programmes sociaux d&#233;cents et l'acc&#232;s &#224; des services publics universels et de qualit&#233; comme un des moyens d'assurer la r&#233;alisation des droits humains et de r&#233;duire efficacement les &#233;carts de richesses tout en renfor&#231;ant la d&#233;mocratie. Afin d'y arriver, elle entend proposer des projets et des politiques qui permettront de renflouer les coffres de l'&#201;tat tout en luttant contre les in&#233;galit&#233;s. Les alternatives&lt;br class='autobr' /&gt;
fiscales mises de l'avant dans ce document visent &#224; faire payer leur juste part aux riches et aux grandes entreprises, puisque ce sont eux qui, depuis trente ans, s'accaparent une part toujours grandissante de la richesse collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacune de ces propositions pourrait prendre diff&#233;rentes formes. Il n'est pas question ici de se substituer au minist&#232;re des Finances ou de d&#233;finir l'ensemble des modalit&#233;s d'application des mesures que nous avan&#231;ons. Nous tenons surtout &#224; proposer des pistes de solutions afin de d&#233;montrer que les hausses de taxes et de tarifs ne sont pas les seules solutions fiscales existantes et qu'il est possible de concevoir autrement le budget du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;A- R&#233;instaurer la progressivit&#233; de l'imp&#244;t des particuliers&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les diff&#233;rentes formes de taxes, imp&#244;ts et tarifs n'affectent pas les individus de la m&#234;me fa&#231;on. Les taxes &#224; la consommation ou les tarifications sont dites r&#233;gressives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, comme elles s'appliquent au m&#234;me taux pour tout le monde, elles affectent plus durement les personnes les plus pauvres puisque celles-ci doivent y consacrer une plus grande part de leur revenu. &#192; l'inverse, l'imp&#244;t progressif fournit un syst&#232;me plus &#233;quitable puisque le taux d'imposition augmente avec l'importance du revenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'imp&#244;t progressif est le seul r&#233;gime fiscal apte &#224; pr&#233;server une forme collective de financement des services publics tout en permettant la redistribution de la richesse. C'est donc par l'imp&#244;t progressif qu'il est possible de contrebalancer la r&#233;partition in&#233;galitaire op&#233;r&#233;e par l'&#233;conomie de march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Ajouter au moins un palier d'imposition pour les revenus les plus &#233;lev&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
= 950 millions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me d'imposition qu&#233;b&#233;cois est de moins en moins progressif. Alors qu'en 1988 il y avait 16 diff&#233;rents taux d'imposition selon les niveaux de revenus, il ne reste aujourd'hui que trois taux diff&#233;rents. Cette r&#233;duction du nombre de taux d'imposition a pour effet de faire assumer l'essentiel de la progressivit&#233; du syst&#232;me fiscal par les contribuables ayant des revenus entre 30 000 $ et 50 000 $ et non par les plus fortun&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, en 1988, le taux d'imposition assum&#233; par les contribuables &#224; faible revenu&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;tait de 13 %, il est maintenant de 16 %. &#192; l'inverse, le taux assum&#233; par les contribuables &#224; haut revenu a diminu&#233; durant cette p&#233;riode, passant de 33 % &#224; 24 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. &#201;tablir 10 paliers d'imposition diff&#233;rents = 1,3 milliard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'instauration d'un 4e palier permettrait de r&#233;&#233;quilibrer le syst&#232;me fiscal qu&#233;b&#233;cois. Toutefois, restaurer la progressivit&#233; de notre r&#233;gime fiscal exige un r&#233;am&#233;nagement plus profond du nombre de paliers. Pour aller chercher de nouveaux revenus pour l'&#201;tat, tout en am&#233;liorant la capacit&#233; du r&#233;gime fiscal &#224; redistribuer la richesse, le gouvernement du Qu&#233;bec pourrait revenir &#224; une table d'imp&#244;ts dot&#233;e de beaucoup plus de paliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. Abolir le cr&#233;dit d'imp&#244;t sur les gains en capital des individus = 567 millions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de renforcer le caract&#232;re progressiste de notre syst&#232;me fiscal, il faut &#233;tudier quel type de d&#233;penses fiscales doit &#234;tre annul&#233;. Du c&#244;t&#233; des particuliers, des d&#233;penses fiscales de 567 millions $8 pourraient &#234;tre abolies. Il s'agit du manque &#224; gagner encouru par le gouvernement &#224; cause des d&#233;ductions fiscales accord&#233;es sur les gains en capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4. Diminuer le plafond des REER = 300 millions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;gimes enregistr&#233;s d'&#233;pargne-retraite (REER) sont des outils financiers visant &#224; faire cro&#238;tre un actif financier (donc des placements) &#224; l'abri de l'imp&#244;t et jusqu'au moment de la retraite. Les lois fiscales permettent actuellement de consacrer jusqu'&#224; 18 % de ses revenus de l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente &#224; des r&#233;gimes enregistr&#233;s d'&#233;pargne retraite (REER). Un plafond de cotisation est cependant fix&#233; : il &#233;tait de 19 000 $ en 2007 et de 22 000 $ en 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5. Appliquer les taxes &#224; la consommation en fonction de la nature des&lt;br class='autobr' /&gt;
biens achet&#233;s = 745 millions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est important de rappeler ici que les taxes &#224; la consommation sont des mesures r&#233;gressives puisqu'elles repr&#233;sentent une plus grosse part du budget des m&#233;nages &#224; faible et moyen revenus. Cependant, on peut r&#233;fl&#233;chir &#224; la pertinence d'un syst&#232;me de taxes modul&#233;es qui ferait la diff&#233;rence entre les biens essentiels et les autres biens. Ainsi, si le gouvernement adopte cette proposition, il lui faut aussi imiter la strat&#233;gie europ&#233;enne de modulation des taxes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;B- R&#233;tablir un &#233;quilibre entre les imp&#244;ts des particuliers et les imp&#244;ts des entreprises&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1964, dans le budget du Qu&#233;bec, la contribution des compagnies s'&#233;levait &#224; 62 % des imp&#244;ts et taxes sur le revenu et sur le capital et celle des particuliers &#224; 38 %15. En 2009, la contribution des individus est pass&#233;e &#224; 79 % des imp&#244;ts sur les revenus et les biens tandis que la contribution des entreprises est tomb&#233;e &#224; 21 %16. Une r&#233;vision majeure des politiques fiscales devrait &#234;tre envisag&#233;e afin de r&#233;tablir un &#233;quilibre entre&lt;br class='autobr' /&gt;
la contribution des entreprises et celle des individus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6. Revoir les mesures fiscales destin&#233;es aux entreprises = 1,4 milliard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, est-il acceptable qu'&#224; elles seules, 20 entreprises canadiennes&lt;br class='autobr' /&gt;
aient report&#233; 44 milliards de dollars d'imp&#244;ts en 200520 ? Au Qu&#233;bec, la compagnie ALCAN devrait plus d'un milliard $ &#224; l'imp&#244;t en raison de nombreux reports au fil des ans21. Cela repr&#233;sente autant d'argent qui ne profite pas &#224; la communaut&#233;. M&#234;me constat pour les 238 millions $22 non per&#231;us en raison des cong&#233;s fiscaux offerts &#224; diff&#233;rentes entreprises par le gouvernement du Qu&#233;bec sous pr&#233;texte de stimulation &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces entreprises peuvent donc utiliser &#224; loisir les infrastructures financ&#233;es par la collectivit&#233; afin de poursuivre leurs activit&#233;s commerciales, mais sans participer &#224; leur financement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;7. R&#233;tablir la taxe sur le capital pour les entreprises financi&#232;res = 800 millions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le gouvernement d&#233;cide de conserver la taxe sur le capital &#224; un taux de 1,2 % pour les entreprises financi&#232;res et de l'&#233;liminer pour celles du secteur manufacturier, il pourra conserver des revenus annuels de 800 millions $.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour donner une id&#233;e de l'ordre de grandeur des sommes en cause, rappelons que, pour le seul premier trimestre de 2009, les b&#233;n&#233;fices nets de la Banque Nationale &#233;taient de 69 millions $, une somme qui a tripl&#233; en un an pour atteindre 215 millions $ au premier trimestre de 2010. Au Canada, les b&#233;n&#233;fices nets des six plus grandes banques se sont &#233;lev&#233;s &#224; plus de 12 milliards $ en 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8. Augmenter les redevances des entreprises sur l'exploitation des ressources naturelles &#8211; exemple de l'industrie mini&#232;re = 300 millions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'application d'un taux de redevance de 10 % sur la valeur brute de production annuelle, plut&#244;t que le taux actuel de 1,5 %, permettrait au gouvernement du Qu&#233;bec d'encaisser des revenus de 300 millions $27 par ann&#233;e en redevances mini&#232;res. Ce montant permettrait de compenser la somme de 40 millions $ d&#233;j&#224; vers&#233;e depuis 1990 pour r&#233;habiliter les sites miniers et peut-&#234;tre m&#234;me de couvrir le co&#251;t r&#233;el de ce type d'op&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De tels types de redevances pourraient aussi s'appliquer pour les compagnies utilisant de grandes quantit&#233;s d'eau &#224; des fins industrielles (embouteillage, manufacture, alumineries, mines, etc.), de m&#234;me que pour l'industrie foresti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;9. Modifier les contrats secrets d'Hydro-Qu&#233;bec = 467 millions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces contrats, dont les termes restent &#171; top secret &#187;, les tarifs &#233;taient tr&#232;s bas mais ils devaient augmenter graduellement pour rejoindre le tarif industriel r&#233;gulier d'Hydro-Qu&#233;bec, le tarif L. Ce n'est pas ce qui se produit, bien que tr&#232;s peu d'informations soient disponibles sur cette question. Le co&#251;t de ces rabais devait atteindre 151,9 millions $ en 2007, selon les pr&#233;visions d'Hydro-Qu&#233;bec elle-m&#234;me. Cependant, Hydro-Qu&#233;bec aurait r&#233;v&#233;l&#233; que pour l'ann&#233;e 2006, elle perdait 160 millions $28 par ann&#233;e en contrats secrets. Quant aux documents inclus dans le dossier tarifaire 2011 d&#233;pos&#233; &#224; la R&#233;gie de l'&#233;nergie, ils permettent plut&#244;t de calculer un manque &#224; gagner atteignant 467,43 millions $ par an.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;C- Lutter contre la fraude et la mauvaise gestion des fonds publics&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des r&#233;formes &#224; apporter au r&#233;gime fiscal qu&#233;b&#233;cois, il est &#233;galement essentiel de d&#233;noncer l'inaction du gouvernement en mati&#232;re de lutte &#224; l'&#233;vasion fiscale ainsi que la gestion douteuse (et co&#251;teuse) des fonds publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;10. Lutter contre l'&#233;vitement fiscal = 500 millions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2006, le minist&#232;re des Finances a pu r&#233;cup&#233;rer pas moins de 500 millions de dollars en d&#233;masquant quelque 200 entreprises qui avaient r&#233;ussi &#224; &#233;viter le paiement d'imp&#244;t provincial sur le revenu, parmi lesquelles Saputo, Aliments Couche-Tard, Transcontinental, Reitmans et Van Houtte. Ces entreprises utilisaient une forme d'&#233;vitement fiscal appel&#233;e &#171; Truffles &#187;, qui consiste &#224; cr&#233;er une fiducie &#224; l'ext&#233;rieur du Qu&#233;bec pour une partie de leurs activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cet &#233;gard, la cr&#233;ation, en 2008, d'une unit&#233; sp&#233;cialis&#233;e dans la lutte &#224; l'&#233;vitement fiscal au sein de Revenu Qu&#233;bec semble une initiative int&#233;ressante pour les finances publiques. Dans le budget 2009-2010, on &#233;valuait pouvoir r&#233;cup&#233;rer, gr&#226;ce &#224; l'action de cette unit&#233; sp&#233;cialis&#233;e, des revenus suppl&#233;mentaires de l'ordre de&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#8226; 200 millions $ en 2010-2011,&lt;br class='manualbr' /&gt;&#8226; 300 millions $ en 2011-2012,&lt;br class='manualbr' /&gt;&#8226; 600 millions $ en 2012-2013&lt;br class='manualbr' /&gt;&#8226; 900 millions $ en 2013-2014.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;11. Lutter contre l'&#233;vasion fiscale = 300 millions au moins&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les entreprises canadiennes auraient 100 milliards $ d'investissement dans les paradis fiscaux : de ce montant, on peut pr&#233;sumer que la part des compagnies qu&#233;b&#233;coises devrait, approximativement, correspondre au poids du Qu&#233;bec dans l'&#233;conomie canadienne (20,4 %), soit quelques 20 milliards $. Si ces 20 milliards $ d'investissements avaient &#233;t&#233; faits au Qu&#233;bec, il est ais&#233; de supposer que les deux paliers de gouvernement r&#233;cup&#233;reraient des centaines de millions de dollars dans leurs coffres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;12. Lutter contre la corruption dans l'attribution des contrats gouvernementaux : l'exemple du domaine de la construction = 600 millions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;mission Enqu&#234;te r&#233;v&#233;lait en 2009 que les co&#251;ts des travaux de construction octroy&#233;s par le gouvernement apr&#232;s appels d'offres &#233;taient gonfl&#233;s d'au moins 30 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on sait que 41 milliards $ de travaux publics seront entrepris de 2008 &#224; 2012, on comprend que d'importantes sommes sont en jeu. Ces travaux ne sont pas financ&#233;s par le budget d'op&#233;ration du gouvernement, mais en ayant recours &#224; des emprunts. Si l'on consid&#232;re que la facture globale de 41 milliards $ sur 5 ans est sur&#233;valu&#233;e de 30 %, c'est donc dire que l'endettement public aura &#233;t&#233; gonfl&#233; de 12,3 milliards $ sans contrepartie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D- Cesser d'embaucher des compagnies priv&#233;es dans certains services publics&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au plan du contr&#244;le des d&#233;penses, une autre source d'&#233;conomie pour le gouvernement du Qu&#233;bec serait de cesser d'avoir recours aux services du secteur priv&#233; pour la r&#233;alisation de certaines activit&#233;s sous sa responsabilit&#233;. Une longue liste pourrait &#234;tre dress&#233;e sur le gaspillage de fonds publics entra&#238;n&#233; par le recours grandissant aux compagnies priv&#233;es dans plusieurs domaines des services publics. &#192; d&#233;faut de produire un document consacr&#233; &#224; ce sujet, voici un bref survol de trois cas br&#251;lants d'actualit&#233; : les PPP dans la construction d'infrastructures publiques, le recours aux agences de placement dans les institutions publiques de sant&#233; et les cliniques m&#233;dicales sp&#233;cialis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;13. Cesser de recourir aux PPP dans la construction d'infrastructures publiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 9 juin 2010, le V&#233;rificateur g&#233;n&#233;ral du Qu&#233;bec rendait public un avis selon lequel les projets construits en PPP ne seraient pas n&#233;cessairement plus &#233;conomiques que les projets construits en mode traditionnel, bien au contraire. Ses calculs montreraient plut&#244;t que, par exemple dans le cas des h&#244;pitaux universitaires de Montr&#233;al, le mode traditionnel permettrait de sauver 10 millions $31.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;14. Cesser de recourir aux agences de placement dans les institutions publiques de sant&#233; = 56 millions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus de leur co&#251;ter cher, le recours aux entreprises priv&#233;es de placement en soins a plusieurs effets pervers pour les employeurs du secteur public. En effet, en les contraignant &#224; engager une partie de leur budget pour plusieurs ann&#233;es, le recours aux agences limite leur marge de manoeuvre pour am&#233;liorer les services &#224; la population et r&#233;duit le budget disponible pour le recrutement de personnel permanent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, comme les entreprises priv&#233;es de placement en soins sont des compagnies &#224; but lucratif, l'argent d&#233;pens&#233; par le secteur public ne revient pas de fa&#231;on aussi importante dans les coffres du gouvernement du Qu&#233;bec sous forme d'imp&#244;ts pour financer les services publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;15. Cesser de transf&#233;rer les chirurgies dans les Centres m&#233;dicaux sp&#233;cialis&#233;s (CMS) = 15 % &#224; 30 % moins cher&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2006, il est possible de se faire op&#233;rer dans des mini-h&#244;pitaux priv&#233;s appel&#233;s Centres m&#233;dicaux sp&#233;cialis&#233;s (CMS). Les chirurgies initialement autoris&#233;es &#233;taient sp&#233;cifiquement identifi&#233;es : cataracte, remplacement de la hanche ou du genou. Depuis, un r&#232;glement est venu &#233;largir les interventions pouvant &#234;tre offertes dans les CMS &#224; une cinquantaine de traitements. Sous certaines conditions, il est &#233;galement possible pour un centre hospitalier de s'associer &#224; un CMS afin de dispenser des services m&#233;dicaux sp&#233;cialis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que d'investir dans des CMS priv&#233;s, pourquoi ne pas miser sur des centres ambulatoires publics ? Ces petits h&#244;pitaux publics destin&#233;s aux chirurgies d'un jour constitueraient une alternative int&#233;ressante qui permettrait de r&#233;duire les listes d'attente et attirerait les m&#233;decins sans pour autant les faire sortir du syst&#232;me public..&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;E- R&#233;former la politique du m&#233;dicament&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Finalement, revoir les politiques li&#233;es &#224; l'achat de m&#233;dicaments est la derni&#232;re source d'&#233;conomie pour le gouvernement du Qu&#233;bec qui sera pr&#233;sent&#233;e dans ce document. Cette r&#233;vision pourrait s'articuler en deux volets : effectuer un meilleur contr&#244;le des co&#251;ts des m&#233;dicaments et abolir la r&#232;gle des 15 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;16. Adopter des mesures de contr&#244;le du co&#251;t des m&#233;dicaments = 1 milliard $&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le succ&#232;s des politiques d'achat au plus bas prix adopt&#233;es ailleurs dans le monde (appels d'offres, ventes group&#233;es, prix de r&#233;f&#233;rence, contrat &#8230;) est impressionnant : en Nouvelle-Z&#233;lande, la cr&#233;ation de la soci&#233;t&#233; d'&#201;tat PHARMAC, en 1993, a ainsi permis de contr&#244;ler l'augmentation des d&#233;penses en m&#233;dicaments &#224; un rythme annuel de 0,5 % de 1996 &#224; 2004, tr&#232;s loin des 8 % observ&#233;s ici (ou des 10 % &#224; 15 % des r&#233;gimes priv&#233;s d'assurances collectives). En effet, seulement en imitant les politiques d'achat&lt;br class='autobr' /&gt;
au plus bas prix de la Nouvelle-Z&#233;lande, des chercheurs canadiens ont d&#233;montr&#233; que les prix des m&#233;dicaments au Canada pourraient baisser de 45 % &#224; 58 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;17. Abolir la &#171; r&#232;gle des 15 ans &#187; = 300 millions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;vision des privil&#232;ges consentis par le gouvernement du Qu&#233;bec &#224; l'industrie du m&#233;dicament s'impose. Un des privil&#232;ges les plus &#233;vidents et les plus injustifi&#233;s est appel&#233;e la &#171; r&#232;gle des 15 ans &#187;. Cette r&#232;gle assure aux fabricants de m&#233;dicaments innovateurs le remboursement int&#233;gral du prix de leurs produits durant une p&#233;riode de 15 ans, m&#234;me si le brevet est &#233;chu ou m&#234;me s'il existe un &#233;quivalent g&#233;n&#233;rique moins cher. Cette protection, qui n'existe qu'au Qu&#233;bec, est accord&#233;e aux compagnies en plus de celle conf&#233;r&#233;e par la loi f&#233;d&#233;rale sur les brevets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des r&#233;f&#233;rences pour aller plus loin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site de la Coalition oppos&#233;e &#224; la tarification et &#224; la privatisation des services publics propose de nombreux documents et liens pour poursuivre la r&#233;flexion. &lt;a href=&#034;http://www.nonauxhausses.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.nonauxhausses.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce document est une production de la Coalition oppos&#233;e &#224; la tarification et &#224; la privatisation des services publics. Une coalition qui regroupe plus de 100 organisations populaires, syndicales, communautaires, f&#233;ministes et &#233;tudiantes. Pour plus de d&#233;tails : &lt;a href=&#034;http://www.nonauxhausses.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.nonauxhausses.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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