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	<title>La Gauche</title>
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		<title>La Gauche</title>
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		<title>La guerre, la r&#233;cession et les vautours</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/La-guerre-la-recession-et-les-vautours</link>
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		<dc:date>2003-04-07T01:33:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas B&#233;ni&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>La guerre imp&#233;rialiste</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une fois de plus, le contexte international nous prouve qu'en mati&#232;re de capitalisme, le malheur des uns fait le bonheur des autres. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le gouvernement &#233;tatsunien attendait la guerre en Irak pour imposer son ordre imp&#233;rial contre tous, remettant ainsi en cause la place de l'ONU et ses missions. Le Pr&#233;sident Bush s'est investi grand sorcier de la restructuration du monde au profit des seuls Etats-Unis, aggravant ainsi toutes les fractures, entre le Nord et le Sud d'abord, mais aussi entre tous (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Economie-50-" rel="directory"&gt;&#201;conomie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-La-guerre-imperialiste-+" rel="tag"&gt;La guerre imp&#233;rialiste&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une fois de plus, le contexte international nous prouve qu'en mati&#232;re de capitalisme, le malheur des uns fait le bonheur des autres. &lt;br /&gt;
Le gouvernement &#233;tatsunien attendait la guerre en Irak pour imposer son ordre imp&#233;rial contre tous, remettant ainsi en cause la place de l'ONU et ses missions. Le Pr&#233;sident Bush s'est investi grand sorcier de la restructuration du monde au profit des seuls Etats-Unis, aggravant ainsi toutes les fractures, entre le Nord et le Sud d'abord, mais aussi entre tous les &#034;communautarismes&#034;. Tous les peuples en subiront les cons&#233;quences. A commencer par les Palestiniens, menac&#233;s par Sharon et sa vision de la construction du &#034;Grand Isra&#235;l&#034;. A commencer aussi par les Kurdes. Le gouvernement turc ne pourra accepter la cr&#233;ation d'un Etat kurde et la guerre se poursuivra dans cette partie du monde. L'Iran se sent aussi menac&#233;, ce qui explique sa neutralit&#233;. Sans compter le d&#233;veloppement de tous les int&#233;grismes. Le monde qui s'annonce est marqu&#233; par les guerres et les attentats comme formes de riposte &#224; la puissance sans frein des Etats-Unis. Pour lutter contre ces tendances, il faudrait plus de d&#233;mocratie, plus de concertation pour combattre la mis&#232;re et la pauvret&#233;. Sinon, c'est l'ins&#233;curit&#233; sociale qui dominera. Justifiant ainsi toutes les mesures r&#233;pressives.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement fran&#231;ais, malgr&#233; les apparences, attendait aussi cette guerre. Pour acc&#233;l&#233;rer la mise en pratique des lois Sarkozy sur la &#034;s&#233;curit&#233; int&#233;rieure&#034; et pour faire passer l'ensemble de ses r&#233;formes antisociales, tout en pr&#233;tendant qu'il ne pratique pas une politique d'aust&#233;rit&#233; renforc&#233;e. Les d&#233;penses de l'Etat baissent, des cr&#233;dits sont annul&#233;s malgr&#233; le vote du Parlement et les services publics risquent de dispara&#238;tre dans cette tourmente.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grandes compagnies &#233;tatsuniennes l'attendaient aussi pour conqu&#233;rir de nouveaux march&#233;s dans un contexte de r&#233;cession internationale touchant l'ensemble des pays d&#233;velopp&#233;s. Pas seulement pour mettre la main sur les r&#233;serves p&#233;troli&#232;res de l'Irak qui devraient &#234;tre &#034;privatis&#233;es&#034;, mais aussi pour participer &#224; la reconstruction qui devrait mobiliser entre 99 et 1 924 milliards de dollars de d&#233;penses &#233;tatiques sur dix ans - en fonction de la dur&#233;e de cette guerre -, suivant les chiffres publi&#233;s dans la presse &#233;tasunienne. Elles ont d&#233;j&#224; d&#233;p&#234;ch&#233; des &#034;experts&#034; d&#233;guis&#233;s en r&#233;servistes, qu'ils soient li&#233;s &#224; ExxonMobil - premier groupe p&#233;trolier mondial - ou &#224; la Citi-group - un groupe financier - ou &#224; General Electric ou Boeing. Sans parler d'Halliburton, pr&#233;sent dans la construction et l'&#233;nergie et dirig&#233; jusqu'en 2000 par... Dick Cheney, l'actuel vice-pr&#233;sident des Etats-Unis. Les entreprises anglaises veulent aussi leur part du g&#226;teau, comme l'a rappel&#233; Tony Blair lui-m&#234;me. On comprend pourquoi Jacques Chirac se bat pour que ce soit l'ONU qui prenne en charge la reconstruction, d&#233;fendant ainsi les int&#233;r&#234;ts des capitalistes fran&#231;ais.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre, sur le court terme, accentuera la r&#233;cession. Si elle dure, elle se traduira par la baisse accentu&#233;e des march&#233;s financiers, conduisant &#224; des restructurations de plus en plus brutales. La mobilisation contre la guerre est aussi une mobilisation contre les r&#233;formes antisociales et antid&#233;mocratiques des gouvernements.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicolas B&#233;nies.&lt;br /&gt;
Rouge 2010 27/03/2003&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Nouveaux d&#233;sordre mondial : Un monde barbare et incertain</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Nouveaux-desordre-mondial-Un-monde-barbare-et-incertain</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Nouveaux-desordre-mondial-Un-monde-barbare-et-incertain</guid>
		<dc:date>2002-10-06T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas B&#233;ni&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Mondialisation</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;tats-Unis</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les Etats-Unis sont devenus &#224; la fois superpuissance &#233;conomique - ce qu'ils &#233;taient d&#233;j&#224; -, et aussi superpuissance politique et militaire.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Mondialisation-+" rel="tag"&gt;Mondialisation&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Etats-Unis-+" rel="tag"&gt;&#201;tats-Unis&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les Etats-Unis sont devenus &#224; la fois superpuissance &#233;conomique - ce qu'ils &#233;taient d&#233;j&#224; -, et aussi superpuissance politique et militaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les attentats suicides de New York et Washington ont d&#233;voil&#233; la r&#233;alit&#233; de ce monde de l'apr&#232;s Guerre-froide o&#249; ne subsiste qu'une seule super puissance, les Etats-Unis, et o&#249; la Ville Monde, New York, tient dans ses mains la vie de milliards d'individus, de milliers de firmes et de centaines de pays, parce qu'elle est le premier centre financier du monde&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir, m&#234;me si sa th&#232;se est contestable, Saskia Sassen La Ville globale, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Un monde sans r&#232;gles, sans vision, sans futur o&#249; ne r&#232;gne que la loi du plus fort. La victoire am&#233;ricaine en Afghanistan a renforc&#233; cette domination imp&#233;riale sur le reste du monde. Les Etats-Unis sont devenus &#224; la fois superpuissance &#233;conomique - ce qu'ils &#233;taient d&#233;j&#224; -, et aussi superpuissance politique et militaire. L'augmentation de 48 milliards de dollars pr&#233;vue pour le budget de la D&#233;fense nationale aura pour cons&#233;quence d'asseoir la puissance am&#233;ricaine sur une assise de bombes de plus en plus sophistiqu&#233;es sans qu'aucun pays ou groupe de pays ne puisse les menacer. C'est une premi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus encore, &#034; W &#034; Bush veut imposer au reste du monde sa vision d'une plan&#232;te divis&#233;e en deux. La politique internationale tourne d&#233;sormais autour de la notion de &#034; terroriste &#034; que les journalistes s'emploient &#224; vulgariser et &#224; r&#233;pandre. Sharon a ainsi trouv&#233; &#034; son &#034; terroriste, Arafat, qui a &#233;t&#233; pi&#233;g&#233; par le 11 septembre. Il lui a fallu choisir. Condamner ou non les attentats. C'&#233;tait un engagement dont toutes les cons&#233;quences apparaissent de plus en plus nettement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays du Sud se sentent encore plus exclus. D'autant que la crise financi&#232;re et &#233;conomique les touche de plein fouet. L'onde de choc de la chute des &#034; Twins Towers &#034; s'est d'abord fait sentir dans ces pays. L'incertitude est &#224; son comble et les op&#233;rateurs financiers recherchent la s&#233;curit&#233;, fuyant la possibilit&#233; de la crise de la dette - et du coup la provoquant - et la guerre. L'&#233;conomie isra&#233;lienne est en r&#233;cession profonde - il faudrait parler de d&#233;pression -, les enfants des dirigeants - comme les capitaux - fuient le pays pour s'installer dans les pays occidentaux, pendant que les Palestiniens sont menac&#233;s par la disette. Sans l'aide &#233;trang&#232;re, l'&#233;conomie isra&#233;lienne aurait disparu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;gulation - de nouvelles r&#232;gles du jeu international&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La &#034;gouvernance &#034; dont on parle tant n'est pas une solution. La soci&#233;t&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;devient une profonde n&#233;cessit&#233;. Le lib&#233;ralisme a institu&#233; la guerre de tous contre tous, minant toutes les solidarit&#233;s, d&#233;cr&#233;dibilisant le politique et l'ouverture des possibles pour laisser le champ libre au &#034; risque &#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir le d&#233;bat entre Robert Castel et Claudine Haroche, Propri&#233;t&#233; priv&#233;e, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;individuel et au profit maximum et &#224; un monde barbare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, apr&#232;s la guerre du Golfe, les Etats-Unis s'affirment comme l'imp&#233;rialisme dominant. Les th&#232;ses, h&#233;rit&#233;es de celles de Karl Kautsky&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dirigeant de la 2&#232;me Internationale, pr&#233;sent&#233; comme &#034; le pape du marxisme &#034; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, le pr&#233;sentant comme le super imp&#233;rialisme ne r&#233;sistent pas &#224; l'analyse. D'abord, parce que loin d'&#233;viter la guerre, il la provoque, ensuite parce que les contradictions inter imp&#233;rialistes - entre les Etats-Unis, le Japon et l'Allemagne - sont loin d'avoir disparu m&#234;me si elles se sont estomp&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les discussions &#224; l'int&#233;rieur de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce), cr&#233;&#233;e en janvier 1995, ont mis &#224; jour, gr&#226;ce aux manifestations de Seattle, les contradictions existant entre les grands pays capitalistes d&#233;velopp&#233;s, comme celles existant entre les pays du Nord et ceux du Sud. Ces derniers se sentent compl&#232;tement exclus de toutes les tractations. Les populations des pays du Sud entretiennent une haine tenace contre l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain consid&#233;r&#233; comme responsable de leur situation via les grandes organisations internationales, sans que le gouvernement am&#233;ricain ne s'interroge sur cette situation qui le d&#233;ligitime. Une des r&#233;ponses passe par une politique internationale qui &#339;uvre au d&#233;veloppement de tous les pays pour &#233;radiquer la pauvret&#233; et la mis&#232;re et permettre l'&#233;panouissement de chaque individu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &#034;crimes &#233;conomiques&#034;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique d'inspiration lib&#233;rale est criminelle. En Argentine, elle est responsable de la d&#233;sindustrialisation, du retour &#224; une &#233;conomie bas&#233;e sur les mati&#232;res premi&#232;res - donc &#224; la d&#233;pendance vis-&#224;-vis des cours du march&#233; mondial - et &#224; une inf&#233;odation aux march&#233;s financiers. La r&#233;cession d&#233;butant en 1998 - li&#233;e &#224; la crise financi&#232;re internationale qui secoue les pays d'Asie du Sud Est et la f&#233;d&#233;ration de Russie - se poursuit et s'&#233;tend jusqu'&#224; la crise ouverte &#224; la fin de l'ann&#233;e 2001, s'&#233;largissant jusqu'&#224; devenir culturelle. Le &#034; tout &#224; l'exportation &#034; li&#233; &#224; l'imp&#233;ratif de la comp&#233;titivit&#233; s'est traduit par la n&#233;cessit&#233; de baisser les co&#251;ts salariaux pour gagner des parts du march&#233; mondial et par la fermeture d'entreprises industrielles avec comme cons&#233;quence la baisse du march&#233; final accentu&#233; par les politiques de baisse des d&#233;penses publiques, ce qui a approfondi la r&#233;cession en fermant toute sortie. L'exportation de capitaux, massive, pour &#233;viter les cons&#233;quences de la r&#233;cession et de la crise de la dette, a d&#233;truit les possibilit&#233;s de l'accumulation sur le territoire national. Le lien - le peg - entre le peso et le dollar, conserv&#233; &#224; 1 pour 1, n'a pas permis de jouer la d&#233;valuation du peso pour gagner des parts du march&#233; mondial. La r&#233;cession s'est install&#233;e durablement. Les capitaux internationaux se pla&#231;ant aux Etats-Unis et d&#233;sertant les pays &#233;mergents font monter le cours du dollar, et baisser le cours de la monnaie nationale. La crise profonde de la dette &#233;tait in&#233;luctable. Le FMI l'a provoqu&#233;e en d&#233;cembre en refusant de pr&#234;ter les sommes promises &#224; l'Argentine. Le gouvernement ne pouvait plus assurer la parit&#233; peso/dollar. Il ne pouvait pas non plus d&#233;valuer. La crise est devenue politique et sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ne faudrait-il pas poursuivre les dirigeants de ces pays, comme ceux des grandes organisations internationales, FMI en t&#234;te,&lt;br class='autobr' /&gt;
devant des tribunaux.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;missions se sont succ&#233;d&#233;es. L'actuel Pr&#233;sident Duhalde aura du mal &#224; conserver son poste. D'autant qu'il a finalement d&#233;valu&#233; le peso, appauvrissant une grande partie de la population. Le FMI pr&#233;conise la poursuite des politiques lib&#233;rales de privatisations, de baisse des d&#233;penses publiques pour &#034; assainir &#034; l'&#233;conomie, ce qui revient &#224; creuser les in&#233;galit&#233;s et la r&#233;cession. Les entreprises, &#224; leur tour, ont &#233;t&#233; touch&#233;es : France T&#233;l&#233;com, mais aussi et surtout les groupes transnationaux espagnols qui avaient beaucoup investi en Argentine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne faudrait-il pas poursuivre les dirigeants de ces pays, comme ceux des grands organisations internationales, FMI en t&#234;te, devant des tribunaux, &#224; l'image du tribunal Russell, pour &#034; crimes &#233;conomiques &#034; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays &#034; &#233;mergents &#034; d'Am&#233;rique latine, d'Am&#233;rique centrale, comme les pays d'Asie du Sud-Est, se trouvent soit en r&#233;cession soit connaissent une faible croissance. S'ajoutent les cons&#233;quences de l'ouverture tous azimuts de ces &#233;conomies qui conduit in&#233;luctablement au &#034; dumping social &#034; , &#224; augmenter plus encore la flexibilit&#233; du travail et &#224; remettre en cause toutes les conqu&#234;tes sociales. Solution &#224; court terme ! La constitution d'un march&#233; final int&#233;rieur explique en partie le d&#233;veloppement presque r&#233;ussi de la Cor&#233;e du Sud avant la crise financi&#232;re de 1997. Les politiques lib&#233;rales s'opposent &#224; la possibilit&#233; de d&#233;finir un &#034; d&#233;veloppement auto centr&#233; &#034; de ces pays, en commen&#231;ant par orienter l'agriculture vers les cultures vivri&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le seul gouvernement qui fait des entorses aux principes m&#234;mes du lib&#233;ralisme est celui de George Bush. Apr&#232;s le 11 septembre, on a parl&#233; d'un &#034; retour de l'Etat &#034; . En fait, retour d'une politique d'inspiration keyn&#233;sienne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'Etat n'a jamais disparu. Il faut utiliser l'oxymore interventionnisme lib&#233;ral.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, qui a conduit &#224; un d&#233;ficit des finances publiques au lieu d'un exc&#233;dent pendant les derni&#232;res ann&#233;es Clinton. De nouveau, les Etats-Unis sont face &#224; leurs d&#233;ficits jumeaux, twins deficits, de la balance commerciale et du budget. Cette situation provoque la perte de confiance des g&#233;rants de capitaux sp&#233;culatifs, en particulier de fonds de pension. Ils quittent les Etats-Unis pour se placer en Europe ou en Japon. Ainsi s'explique la mont&#233;e de l'euro et du yen en cette fin du mois de mai 2002, provoqu&#233;e par la baisse du dollar. La banque du Japon vend des yens pour faire baisser le cours de sa monnaie. La r&#233;cession de l'&#233;conomie japonaise n'est pas termin&#233;e et cette hausse intervient au plus mauvais moment. Cette r&#233;action se retrouve en Europe. L'Allemagne conna&#238;t une timide reprise qui pourrait se trouver compromise par la hausse de l'euro...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette politique de relance ne remet pas fondamentalement en cause&lt;br class='autobr' /&gt;
les pr&#233;ceptes lib&#233;raux. Les gouvernements r&#233;publicains en ont l'habitude.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les Etats-Unis, l'augmentation de toutes les d&#233;penses publiques - de la d&#233;fense nationale aux d&#233;penses sociales (le welfare) - a eu pour effet d'augmenter le march&#233; final, ce qui s'est traduit par la reprise &#233;conomique enregistr&#233;e au premier trimestre de 2002. La plupart des observateurs insistent sur cette reprise, sans analyser - lib&#233;ralisme oblige - les causes profondes de l'actuelle r&#233;cession am&#233;ricaine.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A quelques exceptions pr&#232;s, dont celle de Patrick Artus dans Capital, avril (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette politique de relance ne remet pas fondamentalement en cause les pr&#233;ceptes lib&#233;raux. Les gouvernements r&#233;publicains en ont l'habitude. Reagan, en 1982, avait lui aussi pratiqu&#233; un mix de politiques keyn&#233;siennes, en augmentant les d&#233;penses de l'Etat afin de lutter contre la deuxi&#232;me r&#233;cession internationale, et lib&#233;rales en approfondissant la d&#233;r&#233;glementation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les restructurations se poursuivent et s'&#233;largissent, sans que le gouvernement intervienne. Tous les secteurs sont touch&#233;s. Le ch&#244;mage augmente ob&#233;rant les capacit&#233;s de hausse de la consommation des m&#233;nages, facteur principal de la croissance &#233;conomique depuis ces deux derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, les compagnies d'assurances devraient voir leur profit diminuer, m&#234;me si elles arrivent &#224; faire accepter les attentats comme actes de guerre. Le gouvernement am&#233;ricain a d'ores et d&#233;j&#224; d&#233;cid&#233; de les aider, ainsi que les compagnies a&#233;riennes menac&#233;es de faillite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il aussi mis en place - de m&#234;me en France et en Allemagne - une politique fiscale de baisse des imp&#244;ts directs (l'imp&#244;t sur le revenu et l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s) qui ne peut que renforcer les in&#233;galit&#233;s, en favorisant les revenus &#233;lev&#233;s - les bas revenus ne paient pas l'imp&#244;t sur le revenu&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour donner un exemple, en France 46% des m&#233;nages ne paient pas l'imp&#244;t sur (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; - et non pas, comme le pr&#233;tend le discours officiel, alimenter la reprise de la consommation et celle des investissements. La volont&#233; est de baisser l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s pour permettre aux entreprises d'augmenter le profit et, ainsi, suivant le th&#233;or&#232;me dit de Schmidt&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ouvrir la possibilit&#233; de hausser les investissements. C'est oublier le pouvoir de l'actionnaire qui veut voir augmenter son dividende, les profits distribu&#233;s, faute de quoi il pourrait quitter l'entreprise, vendre ses actions, et ce faisant faire baisser les cours. Les groupes pr&#233;f&#232;rent conserver leurs actionnaires et verser les 15 % demand&#233;s, malgr&#233; la baisse de la profitabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le paiement du service de la dette des grands groupes industriels et financiers devient probl&#233;matique. Vendre des actifs n'est plus possible, ou alors avec des moins values importantes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise est loin d'&#234;tre finie. Elle est d'abord une crise de suraccumulation, de la profitabilit&#233; (la baisse du taux de profit). Les profit warning, les avertissements des entreprises aux op&#233;rateurs financiers et aux g&#233;rants de fonds de pension que leurs esp&#233;rances de profit devraient &#234;tre revues &#224; la baisse, en t&#233;moignent. De ce fait, les cours de leurs actions baissent sur les march&#233;s financiers. La tendance baissi&#232;re se poursuit malgr&#233; quelques sursauts &#224; la hausse manifestant le degr&#233; d'incertitude des op&#233;rateurs sur les march&#233;s financiers. La hausse des cours de l'or - redevenue une valeur refuge - en constitue un autre indicateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le paiement du service de la dette des grands groupes industriels et financiers devient probl&#233;matique. Vendre des actifs n'est plus possible, ou alors avec des moins values importantes. France Telecom se trouve d&#233;sormais dans cette situation, comme Vivendi qui est contraint par les march&#233;s de vendre ses entreprises de traitement de l'eau qui repr&#233;sentent les activit&#233;s les plus rentables du groupe. Il devient plus difficile pour elles de se financer : l'&#233;mission d'actions nouvelles n'est plus accept&#233;e par les march&#233;s et les banques refusent d&#233;sormais de couvrir leur endettement. Le risque de faillite menace. La d&#233;b&#226;cle du groupe allemand Kirch provient de cet &#233;norme endettement et de l'impossibilit&#233; de se refinancer. La cons&#233;quence en sera la vente &#034; par appartements &#034; - les secteurs les plus rentables - du groupe et, &#224; la cl&#233;, des licenciements. Les restructurations touchent tous les secteurs et tous les pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, les attentats du 11 septembre ont ouvert une profonde crise de confiance des citoyens am&#233;ricains - les consommateurs - en leur Etat et en leur &#233;conomie. Toutes les enqu&#234;tes montrent que les formes de la consommation ont chang&#233;. Les entreprises mettront du temps &#224; s'adapter &#224; cette nouvelle donne. Les banques, prudentes, refusent de pr&#234;ter davantage, acc&#233;l&#233;rant ainsi la baisse de la consommation et de l'investissement, au moment o&#249; l'autofinancement est en baisse ce qui conduit au &#034; gel &#034; de l'accumulation et &#224; la poursuite des restructurations, donc &#224; la hausse du ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux raisons r&#233;unies expliquent le scandale Enron, et la poursuite vraisemblable de la r&#233;cession, &#224; moins que le gouvernement Bush accentue sa politique de relance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Incapable de faire face &#224; sa dette gigantesque, le groupe Enron, le plus important courtier en &#233;nergie et en mati&#232;res premi&#232;res - et septi&#232;me entreprise am&#233;ricaine -, dont la fortune remonte &#224; la privatisation du service public de l'&#233;lectricit&#233; en Californie, a &#233;t&#233; oblig&#233; de se mettre sous la protection de la loi sur les faillites. Son financement et son d&#233;veloppement ont prouv&#233; l'efficacit&#233; du syst&#232;me dit de &#034; cavalerie &#034; : acheter ses propres actions pour les faire monter, pratiquer les fonds de pension pour drainer l'&#233;pargne de ses salari&#233;s et leur promettre une retraite par capitalisation, payer les cadres avec des stocks options... Autrement dit, pratiquer sur une grande &#233;chelle une forme de cr&#233;ation mon&#233;taire qui ressemble mutatis mutandis au syst&#232;me que Law avait mis en place sous la R&#233;gence en France au d&#233;but du 18e si&#232;cle. Un syst&#232;me fondamentalement inflationniste, qui a permis aux dirigeants de Enron de financer la campagne de &#034; W &#034; Bush... Pour la petite histoire, Gary Becker - un des chantres du lib&#233;ralisme - regrette, dans BusinessWeek&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dat&#233; du 22 avril 2002 (l'&#233;dition internationale a une semaine d'avance), (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;que ce scandale fasse reculer la d&#233;r&#233;glementation dans le secteur de l'&#233;lectricit&#233;... Au moment o&#249; l'Union Europ&#233;enne, au sommet de Barcelone, s'y engage r&#233;solument. En fait, malgr&#233; cette affirmation, c'est un deuxi&#232;me scandale qu'il convient d'&#233;voquer : Enron n'a jamais &#233;t&#233; capable de r&#233;aliser les performances du service public qui existait auparavant... La d&#233;fense des services publics peut trouver l&#224; un nouvel argument.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jamais deux sans trois, dit le proverbe. Le troisi&#232;me scandale vient r&#233;duire encore davantage la confiance des consommateurs am&#233;ricains pour la Bourse, les march&#233;s financiers et les entreprises, comme le montre un sondage publi&#233; par Business Week. Il s'agit celui de la firme Andersen, soci&#233;t&#233; de conseils et de &#034; commissaire aux comptes &#034; , l'organisme qui est charg&#233; de juger de la &#034; sinc&#233;rit&#233; &#034; des comptes. Ces commissaires aux comptes - la situation est la m&#234;me en France et dans l'Union Europ&#233;enne -, sont pay&#233;s par l'entreprise qu'ils doivent contr&#244;ler. C'est la porte ouverte &#224; toutes les corruptions. Aux Etats-Unis, le PDG d'Andersen a avou&#233; avoir d&#233;truit des documents compromettants pour Enron. Du coup, la firme Andersen &#233;clate, se trouve rachet&#233;e en Europe par d'autres cabinets de conseils, et aux Etats-Unis est menac&#233;e de faillite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette crise de confiance est profonde et touche toutes les banques d'affaires, &#224; commencer par les deux plus importantes, Merrill Lynch et JP Morgan. Les cons&#233;quences se feront sentir en termes de restructurations, donc de suppressions d'emplois. L'onde de choc est loin d'&#234;tre termin&#233;e. Et les signes de reprise ne seront pas suffisants pour faire face &#224; cette crise qui n'est pas seulement &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les formes de la r&#233;cession actuelle.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monde capitaliste d&#233;velopp&#233; connaissait depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e 2001 les pr&#233;mices d'une r&#233;cession qui a commenc&#233; aux Etats-Unis&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On pourrait parler de mondialisation de la r&#233;cession.&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La diffusion de la r&#233;cession &#224; l'ensemble des pays capitalistes d&#233;velopp&#233;s s'effectue par l'interm&#233;diaire de deux canaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord la transnationalisation des firmes : celles-ci d&#233;veloppent une strat&#233;gie internationale - c'est une des composantes du processus de mondialisation - et envisagent leurs restructurations &#224; cette &#233;chelle. Ainsi, lorsque les secteurs de la t&#233;l&#233;phonie mobile ou de la micro informatique ont commenc&#233; &#224; conna&#238;tre les effets de la crise de la suraccumulation aux Etats-Unis, les entreprises se sont restructur&#233;es &#224; l'&#233;chelle mondiale en fermant des unit&#233;s de production dans tous les pays. Elles ont licenci&#233;, supprim&#233; des emplois et, pour hausser leur taux de profit, intensifi&#233; le travail en d&#233;veloppant la pr&#233;carit&#233;, le travail &#224; temps partiel... Comme le souligne Henry Mintzberg&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il se d&#233;crit comme un &#034;observateur &#034; des entreprises et des organisations et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &#034; les entreprise qui r&#233;duisent leurs frais deviennent plus efficientes, pas forc&#233;ment plus efficaces. (...) Certaines &#233;conomies peuvent comporter des risques &#224; long terme pour l'entreprise. Ainsi les dirigeants de Nortel, soci&#233;t&#233; de t&#233;l&#233;communications (...) ont, &#224; mon sens, mis en danger l'avenir de l'entreprise lorsqu'ils ont d&#233;cid&#233; de licencier le quart de leurs salari&#233;s : ils ont limit&#233; sa capacit&#233; &#224; d&#233;velopper de nouveaux produits &#034; . La logique qui pr&#233;side &#224; ces restructurations est uniquement financi&#232;re et r&#233;pond &#224; la &#034; tyrannie de l'actionnaire &#034; , l'obsession de la share holder value&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La cr&#233;ation de valeur pour l'actionnaire.&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, pour parler comme les op&#233;rateurs financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lorsque Wall Street &#233;ternue, les places financi&#232;res du monde entier, &#224; commencer par celles des pays d&#233;velopp&#233;s, s'enrhument,&lt;br class='autobr' /&gt;
les autres ont la grippe ou la typho&#239;de.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette politique imb&#233;cile - crass dit Mintzberg - se retrouve au niveau des Etats. Les gouvernements pr&#233;f&#232;rent nier - comme en France ou en Allemagne - la r&#233;alit&#233; de la r&#233;cession plut&#244;t que d'imaginer une politique &#233;conomique permettant de l'&#233;viter. Continuer dans la voie des politiques d'inspiration lib&#233;rale ne pourra qu'approfondir une r&#233;cession difficilement &#233;vitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me canal de diffusion passe par l'internationalisation des march&#233;s financiers. Lorsque Wall Street &#233;ternue, les places financi&#232;res du monde entier, &#224; commencer par celles des pays d&#233;velopp&#233;s, s'enrhument, les autres ont la grippe ou la typho&#239;de. La chute rapide et brutale des cours des start-up a sonn&#233; le glas de la &#034; nouvelle &#233;conomie &#034; et du nouvel &#226;ge d'or imagin&#233; par certains &#233;conomistes am&#233;ricains qui pr&#233;tendaient que le capitalisme avait chang&#233; ses lois de fonctionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de mars 2000 - la chute des cours sur le Nasdaq&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;March&#233; &#233;lectronique o&#249; sont c&#244;t&#233;es les &#034; technologiques &#034; , les valeurs de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;- un krach &#034; lent &#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Expression de Christian de Boissieu.&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; s'est manifest&#233; sur l'ensemble des march&#233;s financiers. Le risque &#224; la fois d'une r&#233;cession internationale, synchronis&#233;e pour la premi&#232;re fois depuis les ann&#233;es 1980, et d'un krach financier n'&#233;tait exclu par aucun &#233;conomiste. Ce qui dessinait une d&#233;pression pouvant ressembler, avec des diff&#233;rences, &#224; la crise de 1929. Ou le sc&#233;nario de l'&#233;clatement de la &#034; bulle financi&#232;re &#034; au Japon. En 1993, la d&#233;flation - la chute des cours sur les march&#233;s financiers, s'apparentant &#224; de la destruction mon&#233;taire et entra&#238;nant tous les prix &#224; la baisse - touchait tous les secteurs, la r&#233;cession s'installait avec ses cons&#233;quences inconnues &#224; l'&#233;poque pour ce pays : ch&#244;mage massif - pour la premi&#232;re fois dans les ann&#233;es qui suivirent le taux de ch&#244;mage officiel du Japon allait d&#233;passer celui des Etats-Unis -, mis&#232;re, pauvret&#233;... Des plans de relance allaient se succ&#233;der sans permettre &#224; l'&#233;conomie japonaise de sortir r&#233;ellement de cette r&#233;cession profonde qui combinait baisse du taux de profit et surproduction. Anton Brender pr&#233;tend, avec quelque raison, que cette relance a permis d'att&#233;nuer la r&#233;cession qui, sinon, se serait transform&#233;e en d&#233;pression. Ce sc&#233;nario - avec des variantes - est &#224; l'ordre du jour pour les Etats-Unis. Les autorit&#233;s mon&#233;taires en sont conscientes et essaient de l'&#233;viter. Raison pour laquelle la FED, la Banque de r&#233;serve f&#233;d&#233;rale, s'est f&#233;licit&#233;e de la baisse des cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les attentats sont venus renforcer l'actualit&#233; d'un tel sc&#233;nario. Parce qu'ils renforcent l'incertitude et acc&#233;l&#232;rent les tendances d&#233;j&#224; existantes. Les r&#233;actions n'ont pas manqu&#233;. Les banques centrales ont cr&#233;&#233; de la monnaie en injectant des liquidit&#233;s dans l'&#233;conomie, pour &#233;viter les crises de cr&#233;dit et les faillites d'op&#233;rateurs financiers, de banques et de grandes entreprises. La FED a baiss&#233; ses taux d'int&#233;r&#234;t &#224; court terme pour &#233;viter la chute de Wall Street. Se cr&#233;e ainsi une euphorie factice sur les march&#233;s financiers qui en oublient les baisses de la profitabilit&#233; enregistr&#233;es par toutes les grandes entreprises. Alan Greenspan, le pr&#233;sident de cette institution, se trouve &#224; court de politique - les signaux sont contradictoires : d'un c&#244;t&#233;, reprise avec des risques inflationnistes, de l'autre des march&#233;s financiers orient&#233;s &#224; la baisse -, du coup il ne fait rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis le milieu des ann&#233;es 1980, les Etats-Unis sont devenus&lt;br class='autobr' /&gt;
les d&#233;biteurs du monde entier et ont besoin de l'&#233;pargne mondiale.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tendance, en effet, reste baissi&#232;re sur les Bourses du monde entier, &#224; commencer par celles des pays latinos am&#233;ricains, et sur celles d'Asie du Sud-Est. Ce sont ces pays qui connaissent les premiers l'onde de choc de la r&#233;cession am&#233;ricaine - dat&#233;e officiellement de mars 2001 - comme de la r&#233;cession du Japon qui la pr&#233;c&#232;de, les deux plus importants clients de la zone. AsiaWeek&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233; et traduit par Courrier international, 31 octobre 2001.&#034; id=&#034;nh15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;propose, en cons&#233;quence, une version r&#233;gionale du lib&#233;ralisme : l'ouverture des march&#233;s au sein de la seule zone des pays d'Asie, incluant la Chine, qui fait r&#234;ver par son &#233;norme march&#233; potentiel. Mais, pour ce faire, il faudrait rompre avec l'OMC...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Etats-Unis connaissent le retour de leurs d&#233;ficits jumeaux. Depuis le milieu des ann&#233;es 1980, ils sont devenus les d&#233;biteurs du monde entier et ont besoin de l'&#233;pargne mondiale. Pour l'instant, et gr&#226;ce &#224; la crise des pays &#233;mergents, ils ont connu des arriv&#233;es massives de capitaux sp&#233;culatifs. En cas de retournement, ces derniers pourraient partir brutalement si aucune r&#233;gulation nouvelle n'&#233;tait mise en place. Les autorit&#233;s mon&#233;taires seraient oblig&#233;es de hausser les taux de l'int&#233;r&#234;t, provoquant des risques de faillite pour des entreprises d&#233;j&#224; tr&#232;s fortement endett&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'incertitude comme seule donn&#233;e certaine de ce monde.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;cession, qui pourrait &#234;tre synchronis&#233;e, profonde et longue, comme la guerre non d&#233;clar&#233;e &#224; l'Afghanistan, montre que le monde n'est toujours pas entr&#233; dans le 5e Kondratieff, c'est-&#224;-dire dans une nouvelle p&#233;riode longue &#224; tendance expansive. L'&#226;ge d'or ne s'est pas r&#233;alis&#233;. Le capitalisme conna&#238;t des m&#233;tamorphoses : la p&#233;riode longue marqu&#233;e par les r&#233;cessions permet au capitalisme de se restructurer, de se transformer. La troisi&#232;me r&#233;volution scientifique et technique - au-del&#224; de la soi disant &#034; nouvelle &#233;conomie &#034; - s'est &#233;largie aux branches d'industrie principales et aux services. Il &#233;tait logique que ces secteurs, &#224; leur tour, connaissent les m&#234;mes crises que les secteurs dits traditionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'hypoth&#232;se la plus probable est dans la poursuite et l'acc&#233;l&#233;ration des tendances &#224; la r&#233;cession internationale et &#224; la baisse des cours sur les march&#233;s financiers. Laurent Fabius et le gouvernement Jospin, dans la pr&#233;sentation du budget, n'avaient pas pris en compte cette nouvelle donne. Ils ont poursuivi dans la voie de la baisse des d&#233;penses et de la d&#233;structuration des services publics, au lieu d'imaginer une autre politique &#233;conomique pour lutter efficacement contre la r&#233;cession en augmentant les d&#233;penses de l'Etat, en cr&#233;ant des emplois pour favoriser la hausse de la consommation des m&#233;nages, moteur essentiel de la croissance pass&#233;e. C'est un budget qui appelle la r&#233;cession, malgr&#233; la hausse du d&#233;ficit budg&#233;taire due &#224; la conjugaison d'une politique fiscale de baisse des imp&#244;ts directs - imp&#244;t sur le revenu et imp&#244;ts sur les soci&#233;t&#233;s - et d'une baisse des imp&#244;ts indirects - la TVA repr&#233;sentant 45% des recettes totales - provoqu&#233;e par le ralentissement de la croissance. Il serait temps d'obliger les responsables europ&#233;ens &#224; se pencher sur la taxe Tobin dans le but de r&#233;guler les march&#233;s financiers et de d&#233;fendre une autre politique en faveur de l'&#233;galit&#233; des droits&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur tous ces sujets, voir Michel Husson, Le Grand Bluff capitaliste, La (&#8230;)&#034; id=&#034;nh16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Chirac r&#233;&#233;lu a promis de baisser de 5% les imp&#244;ts sur le revenu, tablant sur 3% de croissance. Une pr&#233;vision d&#233;nu&#233;e de fondement. Si la reprise semble en marche en France, elle provient pour l'essentiel de l'arr&#234;t du d&#233;stockage - une reprise technique comme dit l'INSEE -, alors que la demande est atone et que les biens d'&#233;quipement sont orient&#233;s &#224; la baisse, ce qui indique le &#034; gel &#034; de l'investissement des entreprises du fait de la crise de la profitabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s les attentats, apr&#232;s le d&#233;clenchement de la guerre et sa poursuite, le monde est entr&#233; dans une nouvelle phase. Le keyn&#233;sianisme refait surface. Le Prix Nobel d'&#233;conomie a cette ann&#233;e &#233;t&#233; attribu&#233; &#224; trois n&#233;okeyn&#233;sien, George Akerlof, Michael Spence et Joseph Stiglitz. Ce dernier s'&#233;tait fait conna&#238;tre en critiquant les politiques lib&#233;rales du FMI, alors qu'il &#233;tait &#233;conomiste de la Banque mondiale, ce qui avait conduit &#224; son licenciement...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les politiques &#233;conomiques mettent plus de temps &#224; changer. &#034; W &#034; Bush s'oriente, avec quelques r&#233;ticences, vers une classique politique de relance tout en poursuivant dans la voie de la d&#233;r&#233;glementation et de la baisse des imp&#244;ts. Il a abandonn&#233; le dogme de l'&#233;quilibre des finances publiques. Dogme que les gouvernements europ&#233;ens voudraient bien eux aussi jeter aux orties pour... acc&#233;l&#233;rer la baisse des imp&#244;ts. Une politique &#224; courte vue qui n'a d'autre but que de leur donner un peu de cette l&#233;gitimit&#233; qui leur manque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, les gouvernants s'orientent vers la construction d'une forme d'Etat plus autoritaire, en faisant &#233;clater la notion m&#234;me de territoire et la rempla&#231;ant par celle d'espace o&#249; pourraient se nouer des contrats. Derri&#232;re se profile la remise en cause des droits, des services publics et, last but not least, des libert&#233;s d&#233;mocratiques. Le mouvement ouvrier - avec d'autres - se doit d'&#233;laborer les r&#233;ponses collectives qui permettraient de lutter contre les tendances centrifuges qui agitent nos soci&#233;t&#233;s. Contre le risque de communautarisme qui pourrait s'amplifier avec la r&#233;cession et la remont&#233;e du ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nouvelle donne oblige &#224; se poser la question, classique dans les romans policiers, &#034; &#224; qui profite le crime ? &#034; Aux talibans et Ben Laden qui se posent en leaders du Sud contre ce Nord impie, en faisant oublier leur r&#233;pression interne visant d'abord les femmes ? A Bush et aux Etats-Unis qui veulent imposer au reste du monde leur culture, leurs marchandises ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce monde qui se dessine, d&#233;chir&#233; entre un Nord conduit par W. Bush, qui retrouve les accents de John Wayne pour d&#233;noncer Ben Laden, et un Sud, qui serait repr&#233;sent&#233; par le fondamentalisme religieux, chacun utilisant la m&#234;me rh&#233;torique de la lutte entre Dieu et le Diable, n'est pas le n&#244;tre. La d&#233;fense d'un autre monde est devenue un imp&#233;ratif : un monde internationaliste, construisant ses solidarit&#233;s sur la lanc&#233;e des manifestations de Seattle et de G&#234;nes, un monde de r&#233;sistance &#224; la marchandisation, comme &#224; la structuration de micro-identit&#233;s allant de l'extr&#234;me-droite aux fondamentalistes, un monde f&#233;ministe, de libert&#233;, d'&#233;galit&#233; et de fraternit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(tir&#233; de Critique, no 166, printemps 2002)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir, m&#234;me si sa th&#232;se est contestable, Saskia Sassen La Ville globale, Descartes et Cie, 1996.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La &#034;gouvernance &#034; dont on parle tant n'est pas une solution. La soci&#233;t&#233; civile n'existe pas, dans le capitalisme elle est structur&#233;e par l'Etat. Sinon l'aboutissement est le r&#232;gne des &#034; experts &#034; , comme le pr&#233;conise Elie Cohen, dans Le Nouvel ordre mondial (Fayard), ou la &#034; ref&#233;odalisation des liens sociaux &#034; , comme le note Alain Supiot, via l'&#233;largissement de la &#034; contractualisation &#034; et de l'&#233;clatement des territoires. Voir ma contribution dans l'Ann&#233;e sociale 2001, sous la direction de Ren&#233; Mouriaux (Syllepse).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir le d&#233;bat entre Robert Castel et Claudine Haroche, Propri&#233;t&#233; priv&#233;e, propri&#233;t&#233; sociale, propri&#233;t&#233; de soi, Fayard 2001, qui contient une critique de cette notion de risque que le MEDEF manie avec dext&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dirigeant de la 2&#232;me Internationale, pr&#233;sent&#233; comme &#034; le pape du marxisme &#034; avant la Premi&#232;re Guerre mondiale. Pour lui, le super imp&#233;rialisme supposait que la paix pouvait r&#233;gner. La guerre viendra lui apporter un terrible d&#233;menti. Voir la pr&#233;sentation de ses th&#232;ses dans Victor Fay, Le Chemin du pouvoir (Fayard).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'Etat n'a jamais disparu. Il faut utiliser l'oxymore interventionnisme lib&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A quelques exceptions pr&#232;s, dont celle de Patrick Artus dans Capital, avril 2002.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour donner un exemple, en France 46% des m&#233;nages ne paient pas l'imp&#244;t sur le revenu.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'apr&#232;s demain. Le chancelier social-d&#233;mocrate allemand avait oubli&#233; le lien profit/investissement, ainsi que les cons&#233;quences de l'augmentation des profits sur la baisse du co&#251;t salarial et, dans le m&#234;me temps, la tendance &#224; la baisse de la consommation finale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dat&#233; du 22 avril 2002 (l'&#233;dition internationale a une semaine d'avance), sous le titre &#034; Is Europe starting to play by U.S. Rules ? &#034; (l'Europe commence-t-elle &#224; jouer suivant les r&#232;gles am&#233;ricaines ?)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On pourrait parler de mondialisation de la r&#233;cession.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il se d&#233;crit comme un &#034;observateur &#034; des entreprises et des organisations et non pas un &#034;consultant &#034; . Il a souvent d&#233;clar&#233; que &#034; le management est un mythe &#034; . Voir son interview dans Alternatives &#233;conomiques, novembre 2001.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La cr&#233;ation de valeur pour l'actionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;March&#233; &#233;lectronique o&#249; sont c&#244;t&#233;es les &#034; technologiques &#034; , les valeurs de la &#034; nouvelle &#233;conomie &#034; li&#233;es &#224; Internet. Voir &#224; ce sujet la r&#233;&#233;dition du livre de Jean Gadrey, Nouvelle &#233;conomie, nouveau mythe ?, collection Champs chez Flammarion, augment&#233; d'une postface &#034; Que reste-t-il de la nouvelle &#233;conomie ? &#034; &#233;crite apr&#232;s la chute des Bourses et le d&#233;gonflement d'une bulle financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Expression de Christian de Boissieu.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cit&#233; et traduit par Courrier international, 31 octobre 2001.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur tous ces sujets, voir Michel Husson, Le Grand Bluff capitaliste, La Dispute, qui d&#233;montre la n&#233;cessit&#233; de propositions anticapitalistes tout en mettant en lumi&#232;re les mythes &#224; partir desquels le capitalisme essaie de se l&#233;gitimer.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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