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	<title>La Gauche</title>
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		<title>La Gauche</title>
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		<title>Quelques constats &#224; propos des &#233;lections f&#233;d&#233;rales</title>
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		<dc:date>2004-06-14T00:24:17Z</dc:date>
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		<dc:creator>Marc Bonhomme</dc:creator>


		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;lections</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le fond de sc&#232;ne de la campagne est la perte de confiance de la population envers les partis politiques si ce n'est les institutions parlementaires. &lt;br class='autobr' /&gt;
On d&#233;plore le bas taux de participation des &#233;lections de 2000, en particulier de la jeunesse, mais on tient les &#233;lections bien apr&#232;s la fin de l'ann&#233;e scolaire, ce qui n'aide en rien &#224; la mobilisation &#233;lectorale de la jeunesse &#233;tudiante. &lt;br class='autobr' /&gt;
On jure que le scandale des commandites et autres gaspillages (armes &#224; feu, Ressources humaines) rel&#232;vent (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Elections-+" rel="tag"&gt;&#201;lections&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le fond de sc&#232;ne de la campagne est la perte de confiance de la population envers les partis politiques si ce n'est les institutions parlementaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On d&#233;plore le bas taux de participation des &#233;lections de 2000, en particulier de la jeunesse, mais on tient les &#233;lections bien apr&#232;s la fin de l'ann&#233;e scolaire, ce qui n'aide en rien &#224; la mobilisation &#233;lectorale de la jeunesse &#233;tudiante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On jure que le scandale des commandites et autres gaspillages (armes &#224; feu, Ressources humaines) rel&#232;vent du pass&#233; mais le PLC manipule l'enqu&#234;te parlementaire de sorte &#224; ne pas incriminer les politiciens responsables sauf le bouc &#233;missaire Gagliano. De m&#234;me, le PLC refuse de rembourser l'argent sale comme il l'avait promis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement ontarien renie ses promesses &#233;lectorales de gel des imp&#244;ts et d'effacement du d&#233;ficit. (Il ne faut pas, cependant, automatiquement interpr&#233;ter comme conservateur l'&#233;lectorat ontarien. Il constate simplement qu'il aurait &#233;t&#233; possible &#224; la fois de r&#233;investir dans la sant&#233;, etc. et d'effacer le d&#233;ficit non pas en haussant les imp&#244;ts du peuple mais ceux des riches et des compagnies notamment en s'attaquant aux paradis fiscaux. L'augmentation du vote pour le PC est un vote de protestation pour le parti le plus &#224; m&#234;me de battre les Lib&#233;raux.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par rapport &#224; l'&#233;lection de 2000, tout l'&#233;chiquier politique se d&#233;place &#224; gauche amenant les partis politiques &#224; gauchir leurs promesses &#233;lectorales par rapport &#224; leurs prises de position d'il n'y a pas si longtemps. Ce cynisme renforce encore plus la perte de confiance dans les partis politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PLQ, en contraste avec le discours du tr&#244;ne ne parle plus de remboursement de la dette publique mais de sant&#233;, de logement social et de garderies pour lesquels aucune somme suppl&#233;mentaire n'&#233;tait pourtant pr&#233;vue dans le budget 2004-05. Pour se diff&#233;rencier du conservatisme social du PC, il veut faire oublier qu'il manquait lui-m&#234;me d'enthousiasme pour la reconnaissance des mariages gais et que lui aussi &#233;tait d'accord avec les votes libres sachant fort bien que plusieurs d&#233;put&#233;s lib&#233;raux en profiteraient pour afficher leur propre conservatisme social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mod&#233;rant son radicalisme fiscal d'antan, le PC parle de ramener la structure fiscale canadienne &#224; celle des &#201;U... seulement lors d'un second terme, autant dire aux Calendes grecques, sans compter ses efforts h&#233;ro&#239;ques mais vains de cacher son conservatisme social sexiste et homophobe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bloc est contraint &#224; faire de la surench&#232;re de gauche pour faire comp&#233;tition au NPD... mais envisage sereinement une collaboration informelle avec un gouvernement PC minoritaire au nom des int&#233;r&#234;ts du Qu&#233;bec. Lesquels ? Ceux de Qu&#233;bec Inc. ou du peuple qu&#233;b&#233;cois ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le NPD apparemment beurre socialement &#233;pais, davantage que le seul rappel du rabais d'imp&#244;t sur les entreprises de la contre-r&#233;forme de 2000, seul engagement fiscal au d&#233;part. Sauf que 60 milliards $ sur 5 ans n'effacerait que le quart du d&#233;ficit social f&#233;d&#233;ral depuis 1993. En r&#233;alit&#233; le NPD ne se situe, comme &#224; son habitude, qu'un peu plus &#224; gauche du PLC. En termes de promesses &#233;lectorales, le NPD a cependant l'habitude de les renier en grande une fois au pouvoir comme cela fut le cas notamment en Ontario et en Colombie britannique, ce qui a amen&#233; leurs &#233;lectorats respectifs &#224; presque faire dispara&#238;tre de la sc&#232;ne politique les partis provinciaux NPD. Le rejet &#233;lectoraliste &#034; &#224; la Jean Lapierre &#034; de la loi de la clart&#233;, &#034; parce qu'on n'en plus besoin actuellement &#034; n'emp&#234;che pas le NPD de diaboliser le Bloc - pourquoi pas aussi le PLC et le PC ? De plus, contrairement au chef du PC par rapport &#224; son porte-parole sur le bilinguisme, le chef du NPD ne sanctionne pas le porte-parole du NPD en Chambre qui a vant&#233; il y a encore quelques mois la loi sur la clart&#233; et qui contredit son chef sur ce sujet en pleine campagne &#233;lectorale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; date aucun parti politique ne soul&#232;ve comme enjeu prioritaire de leurs campagnes, m&#234;me pas comme enjeu secondaire, les questions strat&#233;giques du libre-&#233;change (AL&#201;NA, ZL&#201;A, ACGS) et celui de la guerre contre le terrorisme. Tous les partis les consid&#232;rent comme un cadre incontournable sauf &#224; le modifier &#224; la marge, &#224; droite ou &#224; gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant aucun changement de cap &#224; gauche n'est possible sans au moins contr&#244;ler la circulation des capitaux et r&#233;guler celle des marchandises et des services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les investissements sociaux suppl&#233;mentaires se feront alors, s'ils se font, dans le sens du renforcement du march&#233; et non des services publics. Il y aura donc partenariats publics-priv&#233;s qui ouvriront la porte &#224; la sant&#233; et aux garderies &#224; deux vitesses (Le premier ministre a fait son annonce des investissements en garderie, d&#233;j&#224; fait dans le livre rouge de 1993,... dans une garderie priv&#233;e.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acceptation de la guerre contre le terrorisme ne peut que conduire &#224; des d&#233;penses suppl&#233;mentaires pour la d&#233;fense et la s&#233;curit&#233;. Le PC est ici plus transparent que le NPD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme r&#233;sultat il faut s'attendre soit &#224; un PLC majoritaire mais affaibli encore plus &#224; droite que le PLC de Chr&#233;tien, soit &#224; un PLC ou &#224; un PC minoritaire, lui-m&#234;me une refonte de l'ex Alliance-Reform. En cas de gouvernement minoritaire, toute collaboration PLC-NPD ou PC-Bloc ne pourrait &#234;tre qu'informelle, tr&#232;s instable et &#233;ph&#233;m&#232;re &#224; moins que le NPD ou le Bloc ne veulent se suicider politiquement pour pouvoir go&#251;ter momentan&#233;ment au pouvoir m&#234;me indirectement, ce qui est toujours possible. Le PLC de Martin n'est pas le PLC gauchisant de Trudeau qui rendait possible une alliance informelle NPD-PLC momentan&#233;ment stable. On voit mal les bases d'une alliance durable entre un parti souverainiste s'affichant &#034; progressiste &#034; avec un parti soi-disant &#034; d&#233;centralisateur &#034; mais sans dire trop comment par ailleurs ultra-chauvin et ultra-droitier. Cette instabilit&#233; d'alliances formelles ou informelles contre nature, si elle ne r&#233;sulte pas en une nouvelle &#233;lection h&#226;tive qui pourrait cependant tout aussi bien cristallis&#233; l'instabilit&#233; au lieu de la r&#233;soudre, pourrait conduire &#224; une &#034; grande alliance &#034; formelle ou informelle entre le PC et le PLC qui chercheront un appui r&#233;ciproque, m&#234;me si ce n'est que sous forme de votes libres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les groupes sociaux qu&#233;b&#233;cois qui ont annonc&#233; une intervention dans la campagne le font sur des points particuliers pertinents mais qui souvent jouent le jeu d'un parti en particulier. Par exemple, les centrales syndicales et les groupes contre le ch&#244;mage mettent l'emphase sur une campagne m&#233;diatique sur l'assurance-emploi, ce qui b&#233;n&#233;ficie au Bloc. La gauche sociale qu&#233;b&#233;coise reste prisonni&#232;re de son alliance avec le bloc nationaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;dominance des nationalismes, respectivement canadien et qu&#233;b&#233;cois, dans les mouvements sociaux canadien et qu&#233;b&#233;cois met en relief l'absence abyssale d'une gauche antin&#233;olib&#233;rale pan-canadienne capable d'intervenir significativement dans le processus &#233;lectoral f&#233;d&#233;ral. En d&#233;coule un manque de pression sur les partis pour que soient soulev&#233;s les questions strat&#233;giques cruciales du n&#233;olib&#233;ralisme guerrier et de la question nationale qu&#233;b&#233;coise sauf de temps &#224; autre comme &#233;pouvantail &#224; moineaux. En r&#233;sultera un Parlement plus &#224; droite malgr&#233; un &#233;lectorat qui a tendance &#224; aller plus &#224; gauche. Il en va ainsi car &#224; ne pas proposer de remettre en question le cadre g&#233;n&#233;ral du n&#233;olib&#233;ralisme guerrier et de la constitution canadienne, l'&#233;lectorat est amen&#233; dans le cul-de-sac du rejet du tr&#232;s discr&#233;dit&#233; parti au pouvoir en faveur du parti de l'alternance... encore plus &#224; droite. Pire, la crainte d'un gouvernement PC am&#232;ne plusieurs groupes pan-canadiens &#224; se laisser tenter par une orientation &#034; anybody but Harper &#034; faisant ainsi le jeu du PLC. C'est l&#224; la cons&#233;quence ultime de l'absence d'une alternative politique programmatique et organisationnelle, m&#234;me de toute perspective en ce sens, ce qui ram&#232;ne tout au niveau de la tactique du moindre mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc Bonhomme, 9 juin 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quelques constats sur le d&#233;membrement gatinois </title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Quelques-constats-sur-le-demembrement-gatinois</link>
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		<dc:date>2004-06-07T15:12:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc Bonhomme</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Politique municipale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1. D&#233;mocratie &lt;br class='autobr' /&gt; a. La d&#233;mocratie gatinoise ne s'est pas du tout am&#233;lior&#233;e avec la grande ville. L'actuelle direction municipale s'est plut&#244;t signal&#233;e par son opacit&#233; et son arrogance. &lt;br class='autobr' /&gt; b. Cependant, le fonctionnement davantage en clans des anciennes villes n'&#233;tait gu&#232;re plus favorable &#224; la d&#233;mocratie que le fonctionnement plus bureaucratique de la nouvelle ville. &lt;br class='autobr' /&gt; c. Par contre, l'espace politique d'une grande ville r&#233;unit les conditions pour cr&#233;er des partis politiques municipaux (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Politique-municipale-+" rel="tag"&gt;Politique municipale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1. D&#233;mocratie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; a. La d&#233;mocratie gatinoise ne s'est pas du tout am&#233;lior&#233;e avec la grande ville. L'actuelle direction municipale s'est plut&#244;t signal&#233;e par son opacit&#233; et son arrogance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; b. Cependant, le fonctionnement davantage en clans des anciennes villes n'&#233;tait gu&#232;re plus favorable &#224; la d&#233;mocratie que le fonctionnement plus bureaucratique de la nouvelle ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; c. Par contre, l'espace politique d'une grande ville r&#233;unit les conditions pour cr&#233;er des partis politiques municipaux comme c'&#233;tait le cas pour les anciennes villes de Montr&#233;al et de Qu&#233;bec (et comme ce l'est toujours pour les nouvelles). Or l'existence de partis politiques est l'abc de la d&#233;mocratie car il permet habituellement la confrontation de programmes au moins partiellement diff&#233;rents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; d. L'existence de relativement grands quartiers pourrait permettre l'existence de &#171; comit&#233;s de quartier &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;i. Leur seraient d&#233;volus des responsabilit&#233;s de proximit&#233; avec budget &#224; l'avenant en proportion de la d&#233;mographie mais aussi d'un rattrapage cons&#233;quence d'une relative pauvret&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
ii. Ces comit&#233;s, par l'interm&#233;diaire d'assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales ou de comit&#233;s sp&#233;cialis&#233;s, pourraient participer &#224; la confection du budget de la grande ville. &lt;br class='autobr' /&gt;
iii. Ces comit&#233;s pourraient aussi se doter d'une certaine dose de d&#233;mocratie participative par l'interm&#233;diaire de fr&#233;quentes assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales d&#233;cisionnelles, de coordinations r&#233;vocables et de comt&#233;s de travail ouverts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. &#201;quit&#233; fiscale et budg&#233;taire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; a. La grande ville fournit un cadre plus appropri&#233; pour harmoniser la taxation et la prestation des services m&#234;me s'il est possible de retarder ou m&#234;me de bloquer cette &#233;quit&#233; fiscale et budg&#233;taire par des d&#233;cisions politiques et pratiques administratives dans la mesure o&#249; la d&#233;mocratie est d&#233;ficiente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; b. La loi 9 ne r&#233;sout que partiellement le probl&#232;me de l'&#233;quit&#233; en rendant le conseil d'agglom&#233;ration responsable de certains &#233;quipements et services collectifs. La qualit&#233; des &#233;quipements et services de proximit&#233; d&#233;pendra toujours de la richesse relative des villes d&#233;membr&#233;es (ex. Aylmer) et de la relative v&#233;tust&#233; de leur infrastructure (ex. Masson-Angers).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; c. L'anti-d&#233;mocratisme criant de la loi 9 vis-&#224;-vis la Charte des droits (les villes d&#233;membr&#233;es ne participeront pas &#224; l'&#233;lection du maire du conseil d'agglom&#233;ration) ne tiendra pas la route et ce sera tant mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. La question linguistique et nationale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; a. M&#234;me si cet enjeu pour Gatineau n'a pas la m&#234;me acuit&#233; que pour Montr&#233;al, il en est un pour le secteur Aylmer &#224; cause de la pr&#233;sence d'une ancienne communaut&#233; anglophone, jadis majoritaire, &#224; laquelle s'ajoutent de nouveaux venus ontariens attir&#233;s par le bon march&#233; relatif de l'immobilier malgr&#233; une disparit&#233; fiscale qui, cependant, se r&#233;tr&#233;cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; b. L'existence de ghettos linguistiques, en particulier de ghettos linguistiques relativement riches, ne cr&#233;e pas des conditions favorables &#224; la d&#233;mocratie et &#224; l'&#233;quit&#233;. Elle cr&#233;e plut&#244;t un espace g&#233;ographique et sociologique clos - de petits Westmount - qui cherche &#224; maintenir leurs privil&#232;ges souvent en utilisant des pr&#233;textes environnementaux, r&#233;els ou imaginaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; c. En cas de crise nationale aigue, l'existence de telles enclaves, qui auraient un statut juridique &#224; part, peut cr&#233;er une dynamique scissionniste menant &#224; des affrontements graves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; d. Face &#224; la Commission de la capitale nationale (CCN) et au grand Ottawa, le grand Gatineau s'impose comme grande ville francophone, en autant que l'on ne la rendre pas bilingue, pour r&#233;sister au fort courant assimilateur dans le cadre de la pr&#233;tendue &#171; R&#233;gion de la capitale nationale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Les int&#233;r&#234;ts de classe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; a. La grande ville est d&#233;fendue, plut&#244;t mollement cependant, par un spectre large allant des gens d'affaires aux directions syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; b. C&#244;t&#233; affaire, les entreprises moindrement importantes pr&#233;f&#232;rent avoir affaire &#224; des services municipaux dot&#233;s des n&#233;cessaires comp&#233;tences que seules peuvent s'offrir les grandes villes. Du point de vue des grandes entreprises, seules aussi les grandes villes seront en mesure de s'inscrire dans l'internationalisation des march&#233;s publics que veut imposer l'OMC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; c. La fusion ne met cependant pas fin &#224; la comp&#233;tition des villes entre elles qui permet aux entreprises d'obtenir les meilleurs avantages au d&#233;triment des contribuables. Cette comp&#233;tition se fera non pas entre les municipalit&#233;s d'une m&#234;me agglom&#233;ration urbaine mais plut&#244;t entre les villes-r&#233;gions, les provinces et les pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; d. La prise de position des directions syndicales ne se fait pas ind&#233;pendamment de celle des &#233;lites r&#233;gionales et des gens d'affaires. Cela est une erreur strat&#233;gique relevant de l'habitude de la concertation mais faite, du moins en partie, pour les bonnes raisons de d&#233;mocratie, d'&#233;quit&#233; et d'&#233;galit&#233; nationale. Mieux aurait valu, cependant, une coalition progressiste - le R&#233;seau Vigilance par exemple - faisant campagne &#224; part dans l'esprit &#171; marcher s&#233;par&#233;ment, frapper ensemble &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; e. Le d&#233;membrement est d&#233;fendu, souvent farouchement, par une coalition tout aussi h&#233;t&#233;roclite d'&#233;lites r&#233;gionales perdantes, d'anciennes &#233;lites locales marginalis&#233;es, de petits commer&#231;ants, de minorit&#233;s privil&#233;gi&#233;es et aussi par un grand nombre de gens des classes populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; f. Cette base populaire est r&#233;volt&#233;e &#224; juste titre par le fonctionnement non-d&#233;mocratique de la nouvelle ville (et le souvenir des fusions forc&#233;es) mais aussi par l'ensemble des politiques n&#233;olib&#233;rales des gouvernements sup&#233;rieurs. Il s'agit surtout pour elle d'enregistrer un vote de protestation sans &#233;gard aux cons&#233;quences.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#034; Une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e, ce serait suicidaire. &#034;</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Une-greve-generale-illimitee-ce-serait-suicidaire</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc Bonhomme</dc:creator>


		<dc:subject>Mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#034; Une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e, je n'y pense pas. [] se (sic) serait suicidaire. &#034; de dire d'entr&#233;e de jeu le pr&#233;sident de la FTQ interview&#233; dans le num&#233;ro de mai du PCQ. Le ton est donn&#233;. Le reste est &#224; l'avenant. Pourquoi serait-elle impossible ? &#034; Nous sommes en Am&#233;rique du Nord, pas en Europe, o&#249; le droit de gr&#232;ve est permis en tout temps. Ici c'est entreprise par entreprise o&#249; on a (sic) pas le droit de sortir en gr&#232;ve pendant la dur&#233;e de cette signature [de la convention collective]. &#034; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Politique-quebecoise-" rel="directory"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Mouvement-ouvrier-+" rel="tag"&gt;Mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Quebec-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034; Une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e, je n'y pense pas. [] se (sic) serait suicidaire. &#034; de dire d'entr&#233;e de jeu le pr&#233;sident de la FTQ interview&#233; dans le num&#233;ro de mai du PCQ. Le ton est donn&#233;. Le reste est &#224; l'avenant. Pourquoi serait-elle impossible ? &#034; Nous sommes en Am&#233;rique du Nord, pas en Europe, o&#249; le droit de gr&#232;ve est permis en tout temps. Ici c'est entreprise par entreprise o&#249; on a (sic) pas le droit de sortir en gr&#232;ve pendant la dur&#233;e de cette signature [de la convention collective]. &#034; Ce sera donc le respect sacro-saint de la l&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se demande alors comment m&#234;me une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale limit&#233;e serait possible. &#034; il y a des secteurs d'activit&#233;s, autant dans le priv&#233; que dans le public, qu'on ne peut paralyser lors d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. &#034; La gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, en plus d'&#234;tre limit&#233;e &#224; 24 ou 48 heures et d'&#234;tre l&#233;gale, ne serait donc pas g&#233;n&#233;rale. Impliquerait-elle au moins l'ensemble des centrales syndicales ? &#034; Si jamais nous voulons d&#233;clencher une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale tous ensemble, c'est tant mieux. Mais nous ne voulons pas &#234;tre li&#233;s &#224; la condition de former un Front Commun. &#034; Que reste-il alors de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident de la FTQ est-il m&#234;me d'accord avec l'id&#233;e d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale ? &#034; &#192; la FTQ, nous ne sommes par certain (sic) qu'il va y avoir une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. Nous d&#233;clencherons une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale si ce gouvernement [] nous arrive avec d'autres lois qui seront dommageables pour le mouvement syndical. &#034; Il n'est donc pas question de mobiliser s&#233;rieusement pour obtenir le rappel des lois sc&#233;l&#233;rates. C'&#233;tait pourtant la demande prioritaire de la grande manifestation du premier mai !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle est alors la strat&#233;gie ? &#034; Puis si [le gouvernement Charest] comprend le bon sens, nous composerons avec &#034; Car le pr&#233;sident de la FTQ &#034; pense que le patronat, en g&#233;n&#233;ral, n'est pas plus &#224; l'aise avec la remise en question du partenariat. [] J'ose esp&#233;rer que [le gouvernement Charest] va changer de voie et d'attitude. &#034; Pour combattre la facilitation de la sous-traitance, la FTQ compte sur le &#034; Pacte de la solidarit&#233; syndical &#034; vot&#233; au Conseil g&#233;n&#233;ral de f&#233;vrier dernier dont la solidarit&#233; lors du conflit de Vid&#233;otron est un mod&#232;le. On est en effet tr&#232;s loin d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, m&#234;me de toute gr&#232;ve de solidarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant le pr&#233;sident de la FTQ admet que &#034; [c]es 15 derni&#232;res ann&#233;es, on ne peut pas dire qu'il y ait eu beaucoup de grandes avanc&#233;es pour les travailleurs et travailleuses. &#199;a a stagn&#233; et le pouvoir d'achat, par exemple, a diminu&#233;. [] nous avons le plus haut taux de syndicalisation en Am&#233;rique du Nord. Mais en dehors de &#231;a, il n'y a pas eu d'avanc&#233;e sociale tr&#232;s importante. &#034; En un mot, le partenariat a caus&#233; des reculs mais il faudrait y revenir. Comprenne qui pourra. En tout cas, les patrons devraient comprendre. En effet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais peut-&#234;tre ont-ils trop bien compris. Maintenant que le pr&#233;sident de la FTQ a assimil&#233; leur vision du monde, ils peuvent demander le gros lot au nom de la comp&#233;titivit&#233;. &#034; Nous nous sommes donn&#233;s un Fonds de solidarit&#233;, car les questions de productivit&#233; nous interpellent. [] On a un taux de ch&#244;mage qui est proche des 9%, alors il faut un climat propice afin d'attirer les investissements de l'ext&#233;rieur. &#034; Le pr&#233;sident de la FTQ peut toujours esp&#233;rer que meilleure comp&#233;titivit&#233; veuille dire aussi meilleure syst&#232;mes d'&#233;ducation et de sant&#233;, le patronat comprend que &#231;a veut d'abord dire des co&#251;ts salariaux comp&#233;titifs il l'admet d'ailleurs lui-m&#234;me. Quant &#224; la meilleure &#233;ducation ou sant&#233;, ce sera seulement pour les heureux &#233;lus de la &#034; s&#233;lection naturelle &#034; &#224; leurs frais et dans des institutions (semi-)privatis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci de votre franchise, M. Mass&#233;. On sait &#224; quoi s'en tenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plut&#244;t pr&#233;parer la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'UFP pense plut&#244;t qu'il faudra une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale et qu'il est grandement temps de commencer &#224; la pr&#233;parer. Pour le congr&#232;s de la fin mai,&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;l'UFP-Outaouais proposera de pr&#233;ciser davantage :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;1. Que l'UFP boycotte les forums du gouvernement Charest et intervienne publiquement pour expliquer le pourquoi de ce boycott et appeler &#224; mobiliser pour les manifestations &#224; l'ext&#233;rieur des forums. &lt;br class='autobr' /&gt;
2. L'UFP propose au mouvement syndical et populaire, auquel il participe pleinement : &lt;br class='autobr' /&gt;
de soutenir la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale intersyndicale de 24 heures, &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; de pr&#233;parer une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e publique-priv&#233;e tous et toutes ensemble, &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d'organiser des comit&#233;s f&#233;d&#233;r&#233;s pour la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale sur la base des lieux de travail, des d'&#233;tude et des quartiers. &lt;br class='autobr' /&gt;
3. L'UFP propose au mouvement syndical et populaire, auquel il participe pleinement :&lt;br class='autobr' /&gt;
d'avoir comme revendication globale :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; un r&#233;investissement massif et imm&#233;diat de 10 milliards $ dans les services publics et les programmes sociaux
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d'avoir comme revendications sectorielles principales :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; un salaire minimum de 10 $ l'heure index&#233; au co&#251;t de la vie
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; un bar&#232;me plancher selon le seuil de faible revenu de Statistique Canada
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la construction de 8 000 logements sociaux, dont le loyer est le quart du revenu brut du m&#233;nage, par ann&#233;e
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; en cas de sous-traitance, le transfert int&#233;gral de la convention collective ou des conditions initiales de salaire et de travail
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la libert&#233; de choisir son syndicat y compris pour les travailleuses et travailleurs autonomes relevant d'un m&#234;me payeur
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; dans la perspective de la gratuit&#233; scolaire, le maintien de la gratuit&#233; au niveau coll&#233;gial, du gel des frais universitaires et du syst&#232;me d'aide financi&#232;re tel qu'il &#233;tait avant le budget S&#233;guin. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Au lieu de participer aux forums nationaux du PLQ pr&#233;vus pour cet automne, ne serait-il pas plut&#244;t pertinent d'organiser des contre-forums, sorte d'&#201;tats G&#233;n&#233;raux du mouvement social incluant toutes les forces progressistes et de gauche sans aucune exception. Ce pourrait &#234;tre le lieu d'amener des alternatives, dont celle de l'UFP, et pr&#233;parer une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale reconductible publique-priv&#233;e toutes et tous ensemble. Ces &#201;tats G&#233;n&#233;raux du mouvement social pourraient &#234;tre pr&#233;par&#233;s par des forums r&#233;gionaux autonomes dans chacune des r&#233;gions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc Bonhomme, 8 mai 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le PM, le juge et le chef contre femmes et minorit&#233;s</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Le-PM-le-juge-et-le-chef-contre-femmes-et-minorites</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Le-PM-le-juge-et-le-chef-contre-femmes-et-minorites</guid>
		<dc:date>2004-05-10T01:54:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc Bonhomme</dc:creator>


		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Mouvement ouvrier</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#034; Union leaders sold out &#034; (Les chefs syndicaux nous ont vendu) et &#034; Screwed by our Union leaders &#034; (Cross&#233;s par nos chefs syndicaux) pouvaient-on lire sur les pancartes de piqueteuses et piqueteurs en ce lundi matin, 3 mai. &#192; Victoria et &#224; Burnaby, banlieue de Vancouver, des groupes de gr&#233;vistes all&#232;rent jusqu'&#224; dresser des lignes de piquetage devant les bureaux du principal syndicat en gr&#232;ve, le Hospital Employees Union (HEU), affili&#233; au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Luttes-syndicales-51-" rel="directory"&gt;Luttes syndicales&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Mouvement-ouvrier-+" rel="tag"&gt;Mouvement ouvrier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034; Union leaders sold out &#034; (Les chefs syndicaux nous ont vendu) et &#034; Screwed by our Union leaders &#034; (Cross&#233;s par nos chefs syndicaux) pouvaient-on lire sur les pancartes de piqueteuses et piqueteurs en ce lundi matin, 3 mai. &#192; Victoria et &#224; Burnaby, banlieue de Vancouver, des groupes de gr&#233;vistes all&#232;rent jusqu'&#224; dresser des lignes de piquetage devant les bureaux du principal syndicat en gr&#232;ve, le Hospital Employees Union (HEU), affili&#233; au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), pourtant r&#233;put&#233; &#234;tre un des plus combatifs de la Colombie britannique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La veille au soir, les dirigeants du HEU avait sign&#233; avec le gouvernement Campbell une entente ent&#233;rinant une baisse salariale de 10%, un allongement de la semaine de travail de 90 minutes par semaine et une privatisation de 600 postes de travail sur les prochains deux ans, qui s'ajouteront aux plus de 2 000 postes d&#233;j&#224; privatis&#233;s. Confront&#233; &#224; la col&#232;re de sa base, le pr&#233;sident du HEU donna comme excuse qu'il avait &#233;vit&#233; le pire puisque l'employeur ne voulait aucune limite &#224; la privatisation en plus d'imposer les coupures salariales &#224; partir du d&#233;but avril et non du d&#233;but mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, le gouvernement Campbell avait jou&#233; tr&#232;s dur. &#192; peine quatre jours apr&#232;s le d&#233;but de la gr&#232;ve, le 22 avril, il fit voter sa loi sp&#233;ciale 37 imposant le recul salarial et ordonnant le retour imm&#233;diat au travail. En comparaison, le gouvernement terre-neuvien avait au moins attendu un mois avant de l&#233;gif&#233;rer et s'&#233;tait content&#233; d'imposer un gel salarial ! Pourtant le gouvernement britano-colombien est tr&#232;s peu endett&#233; et a un tr&#232;s faible d&#233;ficit en comparaison du celui de la plus pauvre province du Canada. Comme quoi l'&#233;tat des finances publiques est pur pr&#233;texte sans compter qu'il est aussi une pure fabrication politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant le refus d'obtemp&#233;rer du HEU, appuy&#233; par tout le mouvement syndical - y compris la plus importante et tr&#232;s affairiste f&#233;d&#233;ration du secteur priv&#233;, la IWA (for&#234;t et p&#226;tes et papier), dont le dirigeant sera candidat lib&#233;ral aux prochaines &#233;lections f&#233;d&#233;rales - et m&#234;me par certains d&#233;brayages dans le secteur public, un juge de la Cour supr&#234;me de la CB, &#224; trois jours d'avis, condamna le syndicat, ouvrant ainsi la porte &#224; des p&#233;nalit&#233;s mon&#233;taires consid&#233;rables. Finalement la Sainte Trinit&#233; du premier ministre, du juge et du chef syndical - d'un syndicat &#224; 85% f&#233;minin et comportant une forte minorit&#233; de travailleuses d'Asie du Sud et du Sud-Est - imposa sa volont&#233; sans que la base syndicale ne puisse nullement en d&#233;lib&#233;rer et encore moins se prononcer. D&#233;mocratie syndicale ? Connais pas !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un d&#233;but de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale tu&#233; dans l'&#339;uf &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant se dessinait un mouvement de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale d&#233;j&#224; amorc&#233; la veille de la capitulation syndicale par les syndicats du rail-traversiers et de l'hydro-&#233;lectricit&#233;, et qui promettait &#234;tre de grande ampleur d&#232;s le lendemain le 3 mai. Non seulement les syndicats de l'&#233;ducation, des municipalit&#233;s et du transport public allaient-ils d&#233;brayer mais allaient tout probablement suivre le lendemain ceux des fonctionnaires provinciaux et f&#233;d&#233;raux et d'au moins une usine de p&#226;te et papier, et puis le surlendemain d'autres syndicats de l'h&#244;tellerie, de navires de croisi&#232;re et du commerce de d&#233;tail. Il faut comprendre qu'apr&#232;s trois ans de pouvoir, l'impopularit&#233; du gouvernement Campbell est &#224; son comble. En mars, presque les deux tiers des gens sond&#233;s le d&#233;sapprouvaient et ce fortement pour presque la moiti&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, rien n'&#233;tait gagn&#233; d'avance. Les syndicats du secteur public auraient-il &#233;t&#233; pr&#234;ts &#224; prolonger une gr&#232;ve ill&#233;gale de solidarit&#233; ? Il faut dire qu'ils y avaient quelque peu int&#233;r&#234;t puisque leur tour de ren&#233;gocier leurs conventions viendra d'ici peu. Il est facile de comprendre qu'il ne sert &#224; rien d'aller &#224; l'abattoir l'un derri&#232;re l'autre. Les syndicats du priv&#233; auraient-ils d&#233;bray&#233;s en grand nombre ? Eux et elles aussi y avaient int&#233;r&#234;t puisque les coupures drastiques dans les services publics frappent toute la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut aussi compter sur une tradition de solidarit&#233; dans cette province historiquement polaris&#233;e entre droite et gauche. Il y a 20 ans, le mouvement &#034; Solidarity &#034; parvint &#224; regrouper l'ensemble des syndicats et groupes populaires contre le gouvernement cr&#233;ditiste d'alors... avant que les hautes directions syndicales ne le bousillent en consentant une entente &#224; rabais et &#224; la h&#226;te. Comme disait Karl Marx, &#034; l'histoire se r&#233;p&#232;te, la premi&#232;re fois comme une trag&#233;die, ensuite comme une farce. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La farce actuelle &#233;tait d'autant plus mauvaise que la direction du HEU avait d&#233;j&#224; accept&#233; la baisse salariale il y un an, ce que la base avait refus&#233; de ratifier, que l'IWA maraude le HEU en syndiquant ses membres privatis&#233;s tout en acceptant la baisse de 50% de leurs salaires et que le SCFP n'avait comme seul plan de riposte qu'une journ&#233;e de gr&#232;ve &#224; un temps ind&#233;termin&#233;. Malgr&#233; l'attitude capitularde et la totale incurie des directions syndicales, le lundi 3 mai allait &#234;tre une journ&#233;e de gr&#232;ve quasi g&#233;n&#233;rale qui aurait pu &#234;tre reconductible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel plan de lutte, quelle alternative ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle peut bien &#234;tre alors la strat&#233;gie des hautes directions syndicales ? Comme perspective, le pr&#233;sident du HEU invite ses membres &#224; la bataille &#233;lectorale de l'an prochain. Pourtant, l'&#233;lectorat avait &#233;t&#233; tellement d&#233;&#231;u du dernier gouvernement NPD que le parti Lib&#233;ral de Campbell avait gagn&#233; tous le si&#232;ges parlementaires sauf quatre. On devine la nature des politiques du NPD britano-colombien quand on sait que son dernier chef est maintenant candidat lib&#233;ral, que l'avant-dernier est conseiller lib&#233;ral et que son pr&#233;d&#233;cesseur, un ancien dirigeant syndical, avait d&#251; d&#233;missionner pour cause de trafic d'influence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas de plan de bataille, pas de revendications unificatrices, par d'organisation &#224; la base, par d'alternative politique alors qu'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale en pose toujours la possibilit&#233;. Voil&#224; la recette infaillible de la d&#233;faite quelque soit la spontan&#233;it&#233; combative de la base que les chefs syndicaux, en habiles politiciens, se contentent de surfer avant de trahir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc Bonhomme, 8 mai 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une grande d&#233;termination en bas, une erreur strat&#233;gique en haut</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Une-grande-determination-en-bas-une-erreur-strategique-en-haut</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Une-grande-determination-en-bas-une-erreur-strategique-en-haut</guid>
		<dc:date>2004-05-05T03:11:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc Bonhomme</dc:creator>


		<dc:subject>Mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s presque un mois de gr&#232;ve militante, les gr&#233;vistes du secteur public terre-neuviens subissent un cuisant revers. Pourtant la majorit&#233; de la population de l'&#238;le (52%), selon un sondage de 1300 personnes, est contre la loi du retour forc&#233; au travail. Apr&#232;s un mois de gr&#232;ve, presque la moiti&#233; de la population (46%) continuait d'appuyer les syndicats en gr&#232;ve, soit l'Association des employ&#233;-e-s publics et priv&#233;s de Terre-Neuve et du Labrador - NAPE - (16 000 gr&#233;vistes) et le Syndicat (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Luttes-syndicales-51-" rel="directory"&gt;Luttes syndicales&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Mouvement-ouvrier-+" rel="tag"&gt;Mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Quebec-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s presque un mois de gr&#232;ve militante, les gr&#233;vistes du secteur public terre-neuviens subissent un cuisant revers. Pourtant la majorit&#233; de la population de l'&#238;le (52%), selon un sondage de 1300 personnes, est contre la loi du retour forc&#233; au travail. Apr&#232;s un mois de gr&#232;ve, presque la moiti&#233; de la population (46%) continuait d'appuyer les syndicats en gr&#232;ve, soit l'Association des employ&#233;-e-s publics et priv&#233;s de Terre-Neuve et du Labrador - NAPE - (16 000 gr&#233;vistes) et le Syndicat canadien de la fonction publique - SCFP - (4 000) contre moins du tiers (32%) qui s'y opposait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;faite est cuisante puisque qu'il y aura gel des salaires pour les deux prochaines ann&#233;es pour un long contrat de quatre ans, une r&#233;duction des cong&#233;s de maladie de 24 &#224; 12 jours par ann&#233;e pour les nouveaux employ&#233;-e-s et une r&#233;duction &#224; terme des effectifs de 4 000 personnes. Le nouveau gouvernement conservateur &#233;lu &#224; une forte majorit&#233; l'automne dernier et dirig&#233; par un millionnaire a &#233;t&#233; totalement intransigeant en donnant comme raison l'ampleur du d&#233;ficit budg&#233;taire, 864 millions $, ce qui &#233;quivaut &#224; plusieurs dizaines de milliards &#224; l'&#233;chelle du Canada. Il n'a m&#234;me pas voulu recourir &#224; l'arbitrage pourtant pr&#233;vu par la loi terre-neuvienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faut-il ajouter que malgr&#233; un taux de ch&#244;mage de loin le plus &#233;lev&#233; des provinces canadiennes, plus que deux fois plus &#233;lev&#233; que la moyenne canadienne, la r&#233;mun&#233;ration hebdomadaire moyenne &#233;tait, en 2002, la plus &#233;lev&#233;e des provinces de l'Est, surpass&#233;e seulement par les quatre grandes provinces (dans l'ordre, Ontario, Alberta, Colombie-britannique, Qu&#233;bec). Rien de surprenant quand on sait que le taux de syndicalisation de Terre-Neuve est le plus &#233;lev&#233; au Canada apr&#232;s celui du Qu&#233;bec. C'est donc dire la volont&#233; acharn&#233;e du gouvernement Williams de ramener ce salaire aussi bas que le taux de ch&#244;mage est &#233;lev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une nation refoul&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment expliquer cette caract&#233;ristique &#034; qu&#233;b&#233;coise &#034; de Terre-Neuve ? C'est que cette possession britannique jusqu'en 1949, qui se construisait en nation avec une histoire, une culture bien &#224; elle et m&#234;me un patois anglais tout &#224; fait caract&#233;ristique, fut pratiquement int&#233;gr&#233;e de force au Canada. Il fallut en effet un sc&#233;nario de deux r&#233;f&#233;rendum, dont le deuxi&#232;me fut gagn&#233; par la peau des dents, pour faire de Terre-Neuve, dirig&#233;e comme une colonie depuis la banqueroute gouvernementale des ann&#233;es trente, la dixi&#232;me province canadienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Terre-Neuve est la seule autre province canadienne qui soit comme le Qu&#233;bec une &#034; province-nation &#034;. Si c'est un secret bien gard&#233; - mais donnez-vous la peine de parler au peuple de Terre-Neuve et il vous en fera la confidence - c'est que le f&#233;d&#233;ralisme canadien la maintient dans la d&#233;pendance de sa p&#233;r&#233;quation et autres paiements de transferts. La ran&#231;on de cette d&#233;pendance sont les m&#233;prisables farces de &#034; Newfy &#034; dont la fonction id&#233;ologique est l'humiliation d'un peuple afin d'emp&#234;cher l'expression du sentiment national terre-neuvien. Avant l'&#233;veil du peuple qu&#233;b&#233;cois dans les ann&#233;es 60, il n'&#233;tait pas clair non plus, subjectivement parlant, que le Qu&#233;bec formait une nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, le nationalisme qu&#233;b&#233;cois entretient un irr&#233;dentisme labradorien qui serait parfaitement r&#233;soluble dans le cadre d'une entente de nation &#224; nation - ce qui suppose la reconnaissance de leurs ind&#233;pendances r&#233;ciproques - qui reconna&#238;trait le Labrador, tout comme la C&#244;te-Nord et le Nord qu&#233;b&#233;cois, comme un territoire appartenant aux nations innu et inuit &#224; qui les nations blanches devraient reconnaissance territoriale et r&#233;parations, en retour de quoi elles seraient tout probablement invit&#233;es &#224; participer &#233;quitablement &#224; leur d&#233;veloppement &#233;conomique. Au lieu de cela existe un fort et l&#233;gitime ressentiment terre-neuvien en r&#233;action &#224; l'imp&#233;rialisme (hydro-)qu&#233;b&#233;cois qui pille Churchill Falls pour moins d'un cent le kilowatt-heure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s le 11 septembre, plus que la combativit&#233; habituelle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la d&#233;termination prol&#233;tarienne et nationale de la classe ouvri&#232;re de Terre-Neuve n'a pas suffi. La contre-offensive n&#233;olib&#233;rale de l'apr&#232;s 11 septembre n&#233;cessite plus que la combativit&#233; habituelle. Elle requiert l'unit&#233; publique-priv&#233;e du &#034; tous et toutes ensemble &#034; autour d'un noyau de revendications nettement antin&#233;olib&#233;rales. M&#234;me le secteur public terre-neuvien n'&#233;tait pas en entier au rendez-vous. Manquaient &#224; l'appel les infirmi&#232;res et infirmiers, qui avaient pourtant fait une gr&#232;ve exemplaire en 1999 tout comme au Qu&#233;bec, et les enseignantes et enseignants. Pourquoi respecter les &#233;ch&#233;ances l&#233;gales des conventions collectives pour aller &#224; l'abattoir l'un derri&#232;re l'autre ? Au moins au Qu&#233;bec, cet obstacle a &#233;t&#233; r&#233;solu par l'acquis historique du Front commun malgr&#233; les divisions de centrales qui pourraient toujours le remettre en question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble qu'en Colombie britannique nous assistions au m&#234;me sc&#233;nario. Les employ&#233;es et employ&#233;s g&#233;n&#233;raux des h&#244;pitaux, exasp&#233;r&#233;s par une baisse salariale de 15%, un allongement de la journ&#233;e de travail et surtout une recours agressif &#224; la sous-traitance qui a d&#233;j&#224; &#233;limin&#233; 4 000 postes, sortent seuls. Presque imm&#233;diatement, le gouvernement Campbell, pourtant aussi impopulaire que le gouvernement Charest peut l'&#234;tre, promulgue une loi de retour au travail avec convention collective r&#233;actionnaire &#224; l'avenant. Les infirmi&#232;res et infirmiers, qui respectaient les lignes, les franchissent. On voit mal comment le syndicat pourra d&#233;fier la loi &#224; moins d'un sursaut solidaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne suffit plus de soutiens d'appoint sous forme de grosses manifs occasionnelles comme l'ont fait les autres syndicats terre-neuviens durant la gr&#232;ve, ou m&#234;me de respect des lignes de piquetage. Il y a n&#233;cessit&#233; d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. Cependant, comme l'a d&#233;montr&#233; par la n&#233;gative les &#034; Days of Action &#034; contre le gouvernement Harris, cette gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale ne peut pas se limiter &#224; 24 heures m&#234;me ill&#233;gale et m&#234;me accompagn&#233;e de tr&#232;s grandes manifestations. Le gouvernement n'a qu'&#224; faire le dos rond. Il faut une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e, qui peut &#234;tre amorc&#233;e comme une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de 24 heures reconductible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il la faut d'autant plus avec le priv&#233; que les n&#233;cessaires services essentiels, qui peuvent cependant &#234;tre d&#233;termin&#233;s syndicalement, limitent la port&#233;e d'une gr&#232;ve dans le secteur public, surtout dans la sant&#233;. Par contre, les gr&#232;ves dans le priv&#233; frappent directement les profits &#224; la racine. Un secteur n&#233;vralgique qui peut faire la jonction entre le public et le priv&#233;, quand l'opinion publique est au rendez-vous, est le transport public comme l'a montr&#233; l'exemple de la France au printemps 2003. Ce secteur, au Qu&#233;bec, est &#224; la fois tr&#232;s menac&#233; par les partenariats publics-priv&#233;s et tr&#232;s combatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de la solidarit&#233; avec le priv&#233; se pose d&#232;s maintenant avec environ un millier de gr&#233;vistes dans ce secteur, particuli&#232;rement &#224; Montr&#233;al avec le conflit chez Urgel Bourgie qui se prolonge et celui du Ch&#226;teau Champlain. &#192; cause des caract&#233;ristiques de ces milieux de travail, ces conflits concernent sp&#233;cialement femmes, communaut&#233;s culturelles et groupes anti-pauvret&#233;. On voit tout le potentiel de jonction avec ces milieux. Organiser en priorit&#233; la solidarit&#233; pro-active pour obtenir une victoire ferait peut-&#234;tre davantage pour cheminer vers une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale que d'organiser de petites manifs de desperados contre les t&#233;nors du PLQ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, on se demande pourquoi la direction de la FTQ a favoris&#233; un r&#232;glement rapide dans l'industrie de la construction et semble s'acheminer vers un r&#232;glement sans gr&#232;ve dans l'importante industrie des p&#226;tes et papiers ? Apr&#232;s la liquidation de l'occupation de l'ALCAN, on a l'impression d'une strat&#233;gie de concessions qui aura pour effet d'isoler le secteur public. Ce secteur, au contraire, s'enrichit du vote de gr&#232;ve &#224; 70% de L'Alliance de la fonction publique du Canada, un pourcentage &#233;lev&#233; pour ce syndicat. Peut-on esp&#233;rer au moins une coordination des mobilisations dans les secteurs publics qu&#233;b&#233;cois et f&#233;d&#233;ral (et ontarien ?) pour contrer l'effet n&#233;gatif Terre-Neuve et sans doute Colombie britannique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi pas ne pas combiner les points forts des mobilisations ontarienne, fran&#231;aise et terre-neuvienne, et les d&#233;passer, pour en faire une gr&#232;ve gagnante ? Par gagnant, entendons-le, il va de soi, au sens revendicatif. Osons avancer des revendications qui d&#233;bouchent sur une alternative comme par exemple un r&#233;investissement imm&#233;diat de 90 milliards $, dont 20 pour le Qu&#233;bec, dans les services publics et les programmes sociaux, soit le d&#233;ficit social annuel sacrifi&#233; au d&#233;ficit z&#233;ro et aux rabais d'imp&#244;t depuis 1993. Mais surtout comprenons le terme gagnant en termes strat&#233;giques, comme le renforcement du parti du prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc Bonhomme, 29 avril 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Est-ce &#224; dire qu'on est l&#224; pour combattre le PQ ? Oui</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Est-ce-a-dire-qu-on-est-la-pour-combattre-le-PQ-Oui</link>
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		<dc:date>2004-04-25T18:34:51Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc Bonhomme</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>La gauche</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Notre camarade Amir Khadir dont la notori&#233;t&#233; fait tant pour faire conna&#238;tre l'UFP a publi&#233; dans Le Devoir du 13 avril une contribution invitant &#224; faire de la politique &#224; gauche. Il rappelle &#224; juste titre que le mode de scrutin est injuste, particuli&#232;rement pour les petits partis comme l'UFP. On est agr&#233;ablement surpris &#224; sa mani&#232;re rafra&#238;chissante, &#224; partir des couleurs des Patriotes, de pr&#233;senter l'UFP comme un parti &#034; ...social, &#233;cologiste et f&#233;ministe... &#034; qui &#034; ...revendique (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Notre camarade Amir Khadir dont la notori&#233;t&#233; fait tant pour faire conna&#238;tre l'UFP a publi&#233; dans Le Devoir du 13 avril une contribution invitant &#224; faire de la politique &#224; gauche. Il rappelle &#224; juste titre que le mode de scrutin est injuste, particuli&#232;rement pour les petits partis comme l'UFP. On est agr&#233;ablement surpris &#224; sa mani&#232;re rafra&#238;chissante, &#224; partir des couleurs des Patriotes, de pr&#233;senter l'UFP comme un parti &#034; ...social, &#233;cologiste et f&#233;ministe... &#034; qui &#034; ...revendique [l']ind&#233;pendance nationale. &#034; mais dans un cadre internationaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre camarade souligne bien que l'&#034; UFP rejette [l]e dogme... &#034; n&#233;olib&#233;ral. &#192; son avis, cependant, les contre-r&#233;formes n&#233;olib&#233;rales vont tellement vites que la gauche ne serait pas en mesure de remplir &#224; court terme le vide laiss&#233; par un PQ qui s'effondrerait. Il n'y aurait donc &#034; ...rien de plus urgent &#224; faire que de b&#226;tir une alternative politique de gauche... &#034;. Avec qui ? L'auteur mentionne qu'il y a &#034; ...au moins quatre foyers de r&#233;flexion et d'action &#224; gauche... &#034; soit l'UFP, SPQ-libre, D'abord solidaires et Option citoyenne. Plus loin, il inclut aussi les Verts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce texte, il n'est pas clair que l'UFP doive &#234;tre antin&#233;olib&#233;rale bien qu'elle doive combattre le dogme n&#233;olib&#233;ral et les politiques &#224; l'avenant. Il n'est pas clair non plus que le PQ soit n&#233;olib&#233;ral bien que la direction - &#034; ...le PQ de Bouchard et Landry. &#034; - l'ait &#233;t&#233; et semble l'&#234;tre toujours. Cette approximation - est-ce de la confusion ? - permet d'envisager un passage en douceur du PQ &#224; l'UFP selon un processus &#233;volutif dont les passerelles seraient SPQ libre, D'abord solidaires et Option citoyenne. Plus pr&#233;cis&#233;ment, le texte sugg&#232;re une division du travail entre le trio UFP-Option citoyenne-Verts dont la t&#226;che serait de former &#034; ...un parti de gauche unifi&#233; &#034;, SPQ-libre qui garderait le PQ en vie en attendant que naisse ce nouveau parti et D'abord solidaires qui ferait le pont avec la gauche sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'objectif est incontournable, la tactique de construction de ce parti de gauche unifi&#233; fait fi de la courte histoire de l'UFP dont l'acte de naissance est une rupture avec les trois partis n&#233;olib&#233;raux que sont le PLQ, le PQ et l'ADQ. Revenir par la porte d'en arri&#232;re sur cette rupture aurait les m&#234;mes cons&#233;quences que si le PQ remettait en cause l'article 1 de son programme. On se souvient que dans les ann&#233;es 80, le PQ a failli sombrer avant que la renaissance du mouvement national ne lui redonne vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie politique qu&#233;b&#233;coise r&#233;ellement existante est faite de maturation qui m&#232;ne soit &#224; &#034; tout changer pour que rien ne change &#034; soit &#224; des ruptures vers la lib&#233;ration sociale et nationale. On &#233;volue en douceur du n&#233;olib&#233;ralisme vers le &#034; n&#233;olib&#233;ralisme &#224; visage humain &#034; ; on rompt avec le n&#233;olib&#233;ralisme en faveur de l'antin&#233;olib&#233;ralisme. Quelque part sur le chemin, il y a une fourche. L'UFP a pris celle de gauche, SPQ-libre celle de droite, Option citoyenne est toujours &#224; la crois&#233;e des chemins, D'abord solidaires a pris le champ, les Verts sont dans le bois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publi&#233; &#224; la veille de l'importante mobilisation sociale du 14 avril et &#224; l'avant-veille de celle du premier mai, notre camarade n'en dit mot. Pourtant la pleine participation dans le mouvement contre la r&#233;ing&#233;nierie du PLQ, tout comme dans le mouvement anti-guerre, est la voie que l'UFP - parti des &#034; urnes et de la rue &#034; - a choisi pour construire le parti de la gauche unifi&#233;e. Ce parti sera alors antin&#233;olib&#233;ral tout autant qu'ind&#233;pendantiste, f&#233;ministe, &#233;cologiste et internationaliste. Autrement, si toutefois il accouche, il deviendra le quatri&#232;me parti &#034; social lib&#233;ral &#034; du quatuor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le peuple de gauche, l'UFP va vers la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale tous et toutes ensemble. Au bout de ce chemin, il y a la justice sociale et la d&#233;mocratie... et &#034; un parti de gauche unifi&#233;. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;vendredi 23 avril 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>SPQ-libre, l'institutionnalisation du partenariat-concertation </title>
		<link>https://www.lagauche.ca/SPQ-libre-l-institutionnalisation-du-partenariat-concertation</link>
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		<dc:date>2004-04-14T02:21:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc Bonhomme</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>La gauche</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La naissance de SPQ-libre a l'avantage de clarifier les choses. Enfin, la gauche sociale p&#233;quiste est visible sur les radars du d&#233;bat politique. Il faut appr&#233;cier cette br&#232;che de la culture consensuelle, purement de fa&#231;ade, du &#171; progressivisme &#187; qu&#233;b&#233;cois, culture d'oppression nationale s'il en est. Si la direction du PQ accepte cette tendance organis&#233;e de la gauche nationaliste - a-t-elle &#233;lectoralement le choix ? - le pluralisme partidaire ayant pignon sur rue aura d&#233;finitivement droit (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La naissance de SPQ-libre a l'avantage de clarifier les choses. Enfin, la gauche sociale p&#233;quiste est visible sur les radars du d&#233;bat politique. Il faut appr&#233;cier cette br&#232;che de la culture consensuelle, purement de fa&#231;ade, du &#171; progressivisme &#187; qu&#233;b&#233;cois, culture d'oppression nationale s'il en est. Si la direction du PQ accepte cette tendance organis&#233;e de la gauche nationaliste - a-t-elle &#233;lectoralement le choix ? - le pluralisme partidaire ayant pignon sur rue aura d&#233;finitivement droit de cit&#233; au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'UFP a sem&#233;, le PQ aura r&#233;colt&#233;. Ainsi en va de la logique des rapports de forces. Pour ce qui est de l'influence r&#233;elle de SPQ-libre, surtout une fois le pouvoir conquis, c'est &#224; voir. Au mieux, elle conna&#238;tra les d&#233;boires de l'Action lib&#233;rale nationale une fois que l'Union nationale de 1936 - le PQ de l'&#233;poque, toute chose &#233;tant &#233;gale par ailleurs - eut conquis le pouvoir. Le PQ est issu du giron lib&#233;ral, comme l'ADQ, tout comme l'Union nationale &#233;tait issu du vieux Parti conservateur. La matrice est donc bourgeoise, grande ou petite. Elle ne muera pas en son contraire. Ou bien SPQ-libre sera le pot de terre de la fable, ou bien elle franchira irr&#233;m&#233;diablement la fronti&#232;re de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette clarification politique n'est pas le seul m&#233;rite de SPQ-libre. Selon leur manifeste, &#171; [l]a riposte du mouvement syndical - si &#233;nergique soit-elle - est handicap&#233;e par l'absence de repr&#233;sentation au plan politique. &#187; Un autre acquis r&#233;cup&#233;r&#233; &#224; l'UFP et &#224; ses pr&#233;d&#233;cesseurs, le PDS et le RAP. Cependant, il aurait fallu pr&#233;ciser qui, au juste, le PQ repr&#233;sente. N'est-ce pas Qu&#233;bec Inc. ? Avec SPQ-libre &#224; bord, ce sera le grand partenariat, cette fois bien imbriqu&#233; dans les structures du PQ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le noyau rationnel de SPQ-libre est, cependant, ailleurs. Consciemment ou instinctivement, elle exploite une faille strat&#233;gique de l'UFP, soit son ind&#233;pendantisme honteux. Quasi dernier point de la plate-forme de l'UFP, le libell&#233; de ce point est presqu'une excuse tout en r&#233;duisant l'ind&#233;pendance &#224; un simple moyen pour autre chose. Il ne faut pas alors se surprendre, par exemple, que l'ind&#233;pendantisme soit &#171; oubli&#233; &#187; dans la br&#232;ve pr&#233;sentation de l'UFP au d&#233;but du m&#233;moire &#224; la commission sur la r&#233;forme universitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est tr&#232;s loin de l'exigence de la lib&#233;ration du peuple qu&#233;b&#233;cois port&#233;e par le grand mouvement soixante-huitard. Cette lib&#233;ration, si elle est authentique, doit cependant &#234;tre aussi celle des peuples autochtones et inuit, jusqu'au droit &#224; l'ind&#233;pendance. Autrement, &#171; le droit au respect et &#224; l'autod&#233;termination &#187; reconnu par SPQ-libre n'est pas signifiant. Sur ce point, l'UFP est claire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Persister dans la voie de l'ind&#233;pendantisme honteux pourrait faire de l'UFP, quarante ans plus tard, le Parti socialiste du Qu&#233;bec (PSQ) des ann&#233;es 2000. Faute de s'emparer &#224; bras-le-corps de l'ind&#233;pendance, le PSQ des ann&#233;es 60 avait rapidement laiss&#233; la place au RIN qui lui avait auparavant vol&#233; son programme social-d&#233;mocrate, simple manteau pour plaire &#224; la jeunesse soixante-huitarde. Le PSQ d&#233;finitivement hors jeu, le RIN a c&#233;d&#233; la place au PQ qui a r&#233;duit l'ind&#233;pendance social-d&#233;mocrate du RIN &#224; la souverainet&#233;-association ayant &#171; un pr&#233;jug&#233; favorable au travailleurs &#187;, tactique &#233;lectoraliste qui a rapidement d&#233;g&#233;n&#233;r&#233; en n&#233;olib&#233;ralisme &#224; discours social-d&#233;mocrate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; s'arr&#234;te l'ambigu apport positif de SPQ-libre. Le reste rel&#232;ve du nationalisme social-d&#233;mocrate &#171; purz&#233;dur &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SPQ-libre attribue &#224; l'absence de scrutin proportionnel les &#233;checs des PDS, RAP et UFP. Astucieusement - p&#233;quistement aurait-on envie de dire - il revendique la proportionnelle pour lui-m&#234;me &#224; l'int&#233;rieur du PQ comme mesure interm&#233;diaire. Quelque soit l'importance du mode de scrutin, il ne faut pas cependant en faire une panac&#233;e. L'analyse est pour le moins r&#233;ductrice et le rem&#232;de conduit in&#233;vitablement &#224; un renouvellement de la strat&#233;gie du bon vieil appui critique au national-populisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; un legs du vote critique au PLQ pour emp&#234;cher la victoire de l'ADQ, ce qui avec la subs&#233;quente pratique du pouvoir lib&#233;ral a redonn&#233; au PQ un vernis social-d&#233;mocrate bien malgr&#233; lui. &#192; force d'appui critique et de vote tactique, on r&#233;colte le pire, des coupures de salaires de 20% en 1982 du PQ-L&#233;vesque/Parizeau au partenariat public-priv&#233; du PLQ en passant par le d&#233;ficit z&#233;ro du PQ-Bouchard/Landry. Quarante ans plus tard, la gauche sociale tourne toujours politiquement en rond, refusant de saisir l'avanc&#233;e de l'UFP comme elle ne l'avait pas fait alors pour le PSQ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le singe social-d&#233;mocrate montre sa queue quand il dit que &#171; [&#224;] moins de craindre pour leur r&#233;&#233;lection, les gouvernements n&#233;olib&#233;raux ne c&#232;dent pas devant la pression de la rue. &#187; Adieu socialisme, adieu r&#233;volution &#224; moins de penser que les urnes soient le fer de lance de la lib&#233;ration du capitalisme n&#233;olib&#233;ral et du f&#233;d&#233;ralisme oppresseur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gauche partidaire chilienne de 1973 pensait aussi cela. On conna&#238;t la dramatique suite des choses. Sans doute, la majorit&#233; du PT br&#233;silien pense-t-elle ainsi. La gauche commence &#224; r&#233;aliser le drame politique qu'est le gouvernement Lula. Sans la rue, les urnes ne sont rien et pire encore, une dramatique illusion. Les urnes existent comme point d'amarrage d'une direction politique, comme occasion d'&#233;ducation politique grandeur nature et comme opportunit&#233; de gagner des positions institutionnelles, dans cet ordre-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SPQ-libre &#233;voque avec raison l'&#233;chec de la mobilisation contre la pr&#233;tendue &#171; r&#233;volution du bon sens &#187; du gouvernement Harris. Mais le diagnostic est erron&#233;. La raison fondamentale de l'&#233;chec n'est pas l'inexistence d'un parti syndical, ce qu'est le NPD ontarien. C'est plut&#244;t le refus d&#233;lib&#233;r&#233; et conscient de la direction de l'unique f&#233;d&#233;ration syndicale ontarienne - pas de probl&#232;me de division et de maraudage comme au Qu&#233;bec - d'enclencher un processus de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e publique-priv&#233;e apr&#232;s le succ&#232;s du Day of Action de Toronto. Ce qui a manqu&#233; pour contrer ce sabotage en r&#232;gle, ce n'&#233;tait pas un parti politique &#171; progressiste &#187; - au contraire, attendre les &#233;lections pour voter NPD a servi d'excuse aux hautes directions syndicales - c'&#233;tait et c'est toujours un parti anticapitaliste cr&#233;dible, c'est-&#224;-dire que la rue eut &#233;cout&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, il est difficile &#224; d'anciens dirigeants et dirigeantes syndicaux et populaires de remettre en question la &#171; concertation &#187; avec le PQ, concertation qui a men&#233; &#224; l'acceptation du &#171; d&#233;ficit z&#233;ro &#187;. SPQ-libre, c'est en fait l'institutionnalisation de la concertation. Pour que cela soit possible, elle s'est dot&#233;e non pas d'une plate-forme - la pr&#233;cision et la clart&#233; sont allergiques &#224; la concertation tout comme au verbiage antin&#233;olib&#233;ral - mais d'un manifeste ronflant avec lequel la direction populiste du PQ peut parfaitement vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PQ sera aussi d'accord &#224; dire que le but principal de l'offensive n&#233;olib&#233;rale du PLQ est &#171; la d&#233;molition des organisations syndicales... &#187; alors que le haut taux de syndicalisation du Qu&#233;bec - le plus &#233;lev&#233; en Am&#233;rique du Nord imp&#233;rialiste - est plut&#244;t le principal obstacle &#224; vaincre afin d'&#233;largir l'espace de l'accumulation du capital en r&#233;duisant le secteur public en faveur du march&#233;. La strat&#233;gie p&#233;quiste cherche plut&#244;t l'alliance syndicale - le bloc nationaliste - pour arriver aux m&#234;mes fins que le PLQ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce &#224; dire que SPQ-libre pourrait se r&#233;concilier avec les privatisations en autant qu'on laisse le droit aux appareils syndicaux de syndiquer le prol&#233;tariat privatis&#233; ? Il y a, apr&#232;s tout, un courant de pens&#233;e dans les appareils pr&#233;tendant que l'&#233;conomie sociale est acceptable en autant qu'elle ouvre un nouveau champ &#224; la syndicalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc Bonhomme, 10 avril 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> L'alibi des enfants pour justifier le tout-march&#233; </title>
		<link>https://www.lagauche.ca/L-alibi-des-enfants-pour-justifier-le-tout-marche</link>
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		<dc:date>2004-04-02T01:27:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc Bonhomme</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Politiquement parlant, le PLQ a r&#233;ussi son pari : s'attirer un m&#233;lange de louanges et de reproches tout autant du c&#244;t&#233; patronal que du c&#244;t&#233; syndical-populaire. Pour r&#233;tablir sa cr&#233;dibilit&#233; politique, il fallait &#224; tout prix que le PLQ &#233;vite le braquage patronat archi-pour face &#224; un mouvement syndical-populaire archi-contre. C'est mission accomplie pour le Ministre des finances dont les consultations pr&#233;-budg&#233;taires avaient commenc&#233; &#224; d&#233;samorcer la col&#232;re du d&#233;cembre 2003. &lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Politiquement parlant, le PLQ a r&#233;ussi son pari : s'attirer un m&#233;lange de louanges et de reproches tout autant du c&#244;t&#233; patronal que du c&#244;t&#233; syndical-populaire. Pour r&#233;tablir sa cr&#233;dibilit&#233; politique, il fallait &#224; tout prix que le PLQ &#233;vite le braquage patronat archi-pour face &#224; un mouvement syndical-populaire archi-contre. C'est mission accomplie pour le Ministre des finances dont les consultations pr&#233;-budg&#233;taires avaient commenc&#233; &#224; d&#233;samorcer la col&#232;re du d&#233;cembre 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me les d&#233;saccords durs sont &#233;quilibr&#233;s. D'un c&#244;t&#233;, le patronat montr&#233;alais, les municipalit&#233;s et les recteurs sont en col&#232;re pour abandon du d&#233;veloppement &#233;conomique de la m&#233;tropole, du financement des infrastructures et du rattrapage universitaire. De l'autre, la F&#233;d&#233;ration &#233;tudiante universitaire l'est aussi pour le coup fourr&#233; au syst&#232;me de pr&#234;ts-bourses et la CSN pour le manque &#233;vident de provisions afin de satisfaire tant l'&#233;quit&#233; salariale que les augmentations de salaires du secteur sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quation n'&#233;tait pas facile &#224; r&#233;soudre pour le PLQ puisque lest&#233; par un programme &#233;lectoral populiste, une croissance modeste et le l&#226;chage du grand fr&#232;re f&#233;d&#233;ral, il ne pouvait que d&#233;cevoir par rapport &#224; ces deux grandes promesses : la sant&#233; et la baisse des imp&#244;ts. Pas &#224; pas, le PLQ reprend cependant le contr&#244;le de la situation m&#234;me s'il est encore au bas de la pente des sondages. En refusant de mobiliser en masse quand c'&#233;tait le temps, les hautes directions syndicales auront donner au PLQ du temps pour man&#339;uvrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, rien n'est perdu tant que les conventions collectives du secteur public n'auront pas &#233;t&#233; sign&#233;es... ou impos&#233;es. Car c'est l&#224; la bataille d&#233;cisive. Elle ne pourra, cependant, &#234;tre gagn&#233;e que si d&#232;s maintenant on pr&#233;pare une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e publique-priv&#233;e tous et toutes ensemble. Tant mieux si les mobilisations du 14 avril et du premier mai y contribuent. Tant mieux si la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de 24 heures a effectivement lieu et qu'elle soit comprise non comme une limite &#224; ne pas franchir mais le tremplin d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e. Mais cela n'a rien d'automatique comme l'ont plus que d&#233;montr&#233; par la n&#233;gative les Days of Action de l'Ontario et le Printemps fran&#231;ais de 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apparence trompeuse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PLQ, en apparence, fait &#171; payer les riches &#187;... et les classes moyennes pour venir au secours des pauvres et des enfants. D'aucuns y verront un recul du PLQ. C'est oubli&#233; que le gros des suppressions de cr&#233;dits d'imp&#244;t aux entreprises date du premier budget lib&#233;ral de l'an dernier. Le tout-march&#233; signifie aussi le non-interventionnisme favorisant un secteur ou une entreprise aux d&#233;pens des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la m&#234;me chose pour les d&#233;ductions fiscales que seulement les couches riches peuvent utiliser, telles ces options d'achat d'actions que m&#234;me les gouvernements de droite admettent devoir contr&#244;ler tellement elles ont &#233;t&#233; sources de fraudes pour faire monter artificiellement le cours des actions. Par contre, baisser l'imp&#244;t sur le capital de toutes les entreprises, c'est &#171; neutre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est quand m&#234;me &#171; choquant &#187; pour le patronat de ne pas pouvoir, pour l'instant, baisser les imp&#244;ts aussi vite qu'on coupe les distorsions. Pour se faire pardonner, le PLQ subventionne les entreprises par le biais de l'aide aux personnes &#224; bas salaire. En effet, qui b&#233;n&#233;ficiera au bout du compte de la &#171; prime au travail &#187; sinon les Wal-Mart, McDonald et autres PME (!!) qui font crever leur personnel ? Cette prime deviendra l'excuse parfaite pour geler le salaire minimum et pour servir d'excuse aux entreprises pour ne pas hausser leurs salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus, les tergiversations des directions syndicales-populaires permet au PLQ de garder le cap sur les privatisations, c'est-&#224;-dire l'&#233;largissement du march&#233;, et m&#234;me d'en annoncer le d&#233;but &#224; un rythme relatif (en % du PIB) deux fois plus rapide qu'Ottawa. Il n'y aura pas, cependant, que des actifs de propri&#233;t&#233; publique qui seront liquid&#233;s pour respecter la religion, d'origine p&#233;quiste/concertationniste, du &#171; d&#233;ficit z&#233;ro &#187;. La politique fiscale peut elle aussi alimenter le march&#233; directement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &#233;cho au d&#233;magogique ch&#232;que citoyen, le PLQ remplit les poches des familles avec enfants quatre fois l'an. Le gouvernement Harris avait montr&#233; la voie en ce qui concerne les rabais d'imp&#244;t quitte m&#234;me &#224; faire grogner Bay Street qui pr&#233;f&#233;rait d'abord rapatrier ses fonds prisonniers de l'&#201;tat. Les gouvernements provinciaux, car c'est bien ainsi que se voit le PLQ, sont en effet plus sensibles au capital r&#233;gional, davantage manufacturier et commercial, qui veut que les gens ach&#232;tent, qu'au capital pancanadien, davantage financier, qui veut d'abord investir &#224; l'ext&#233;rieur et financer les prises de contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a, cependant, une diff&#233;rence notable entre l'approche Harris et celle du PLQ. Les rabais d'imp&#244;t du premier visait les couches riches et moyennes sup&#233;rieures tandis que les ch&#232;ques du dernier visent les couches pauvres et moyennes inf&#233;rieures. C'est qu'au Qu&#233;bec 40% des contribuables ne paient pas d'imp&#244;t contre moins de 30% en Ontario. Cela vaut aux groupes anti-pauvret&#233; qu&#233;b&#233;cois, largement d&#233;finis, une assise, dont tiennent compte les centrales syndicales, assises que n'ont pas les groupes ontariens qui compensent leur isolement relatif par le radicalisme de leurs discours et tactiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le PLQ n'est pas encore venu &#224; bout du noyau dur du secteur public, particuli&#232;rement de la sant&#233; (et aussi du transport public), qu'il veut ouvrir au partenariat public-priv&#233; - quatri&#232;me et cruciale m&#233;thode d'&#233;largissement du march&#233; apr&#232;s le lissage de l'aide aux entreprises, les liquidations d'actifs et les ch&#232;ques citoyens - il se doit, pour l'instant, de neutraliser ce secteur qui, heureusement pour lui, n'aspire qu'&#224; un soulagement. &#192; ce niveau intervient la lutte de classe, tant le legs du Front commun tendant &#224; unifier les syndicats du secteur public que celui de la Marche des femmes priorisant la lutte contre la pauvret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste qu'en prolongeant la tactique de l'asphyxie des services publics, legs du &#171; d&#233;ficit z&#233;ro &#187;, le PLQ continue &#224; pr&#233;parer le terrain de l'opinion publique. Ne restera plus qu'&#224; s&#233;parer les couches riches et moyennes sup&#233;rieures des autres couches par la &#171; caisse-sant&#233; &#187; financ&#233;e par des REER sant&#233; pour y arriver. Quant au transport en commun, cette s&#233;paration est d&#233;j&#224; faite de par le profil m&#234;me des usagers et usag&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'imm&#233;diat, cependant, en d&#233;coule le l&#226;chage des classes moyennes comme le soulignent la une tant de La Presse que du Journal de Montr&#233;al. C'est le tendon d'Achille du budget. Toutefois, l'&#233;lection est encore loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une logique semblable a jou&#233; en ce qui concerne les r&#233;gions que le PLQ avait passablement malmen&#233; dans son budget de l'an dernier. Eni&#232;me astuce du Ministre des finances qui parvient &#224; tout t&#233;lescoper - rabais fiscaux, lutte contre la pauvret&#233;, aide aux familles - celui-ci met &#224; contribution les fonds de capital-risque des centrales syndicales pour soutenir les investissements en r&#233;gion. Il faut dire que l'&#201;tat a les centrales syndicale par les couilles car sans son soutien ces fonds s'effondreraient tellement ils sont &#224; risque. En retour donc d'une hausse du plafond de contributions, FTQ et CSN se sont ex&#233;cut&#233;es. C'est ce qu'on pourrait appeler de la concertation organique. Ce faisant, le PLQ ne viole pas &#224; ce point le principe de la distorsion fiscale car toutes les entreprises sont trait&#233;es &#224; &#233;galit&#233;... et quel pied de nez au PQ qui, comme l'Union nationale en son temps, se targue d'&#234;tre le parti des r&#233;gions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les difficult&#233;s budg&#233;taires lib&#233;rales proviennent de ses promesses &#233;lectoralistes que ce budget voudrait liquider, d'une croissance an&#233;mique qu'il esp&#232;re que l'&#233;conomie &#233;tasunienne r&#233;soudra, et d'Ottawa qu'il compte amadouer par le f&#233;d&#233;ralisme coop&#233;ratif. &#192; cette course &#224; obstacles il faut ajouter la n&#233;cessit&#233; politique d'isoler les syndicats du secteur public, particuli&#232;rement de la sant&#233;. Pour y arriver, il faut amadouer les groupes anti-pauvret&#233; et jouer &#224; fond sur l'int&#233;gration de la FTQ (et quelque peu de la CSN) dans l'ordre n&#233;olib&#233;rale tant par le poids de cette centrale comme repr&#233;sentant des syndicats li&#233;s aux secteurs d'exportation favoris&#233;s par l'AL&#201;NA que par sa d&#233;pendance envers le Fonds dit de solidarit&#233; qui lient cette centrale au capital financier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc Bonhomme, 31 mars 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le budget de la continuit&#233; n&#233;olib&#233;rale... &#224; outrance </title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Le-budget-de-la-continuite-neoliberale-a-outrance</link>
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		<dc:date>2004-03-29T01:12:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc Bonhomme</dc:creator>


		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si l'on analyse le budget en fonction des int&#233;r&#234;ts de la bourgeoisie canadienne, il faut bien pr&#233;ciser ces int&#233;r&#234;ts puis passer au peigne fin les d&#233;penses, directes et fiscales, et la politique du surplus &#224; cette aulne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mon essai &#171; D&#233;gager du capital et un champ d'expansion pour l'imp&#233;rialisme &#187; a montr&#233; que, dans le cadre du libre-&#233;change et donc de &#171; l'ordre mondial &#187;, la bourgeoisie canadienne a &#233;norm&#233;ment augment&#233;, absolument et relativement, ses placements et investissements &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si l'on analyse le budget en fonction des int&#233;r&#234;ts de la bourgeoisie canadienne, il faut bien pr&#233;ciser ces int&#233;r&#234;ts puis passer au peigne fin les d&#233;penses, directes et fiscales, et la politique du surplus &#224; cette aulne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon essai &#171; D&#233;gager du capital et un champ d'expansion pour l'imp&#233;rialisme &#187; a montr&#233; que, dans le cadre du libre-&#233;change et donc de &#171; l'ordre mondial &#187;, la bourgeoisie canadienne a &#233;norm&#233;ment augment&#233;, absolument et relativement, ses placements et investissements &#224; l'ext&#233;rieur. En retour du racket de protection &#233;tasunien dont elle ne peut se d&#233;gager faute de puissance arm&#233;e et/ou &#233;conomique en proportion de ses actifs externes de plus en plus dispers&#233;s hors &#201;U, ou de capacit&#233; de faire alliance avec d'autres bourgeoisies imp&#233;rialistes pour faire contrepoids, elle doit conc&#233;der &#224; l'imp&#233;rialisme &#233;tasunien un &#171; droit de p&#233;n&#233;tration &#187; accr&#251; sur son territoire. Cette &#171; part du lion &#187; ne signifie pas seulement lui laisser le champ libre mais aussi lui ouvrir le champ du secteur public, tout en lui disputant, et m&#234;me le financer. Rien de surprenant donc que l'on constate une hausse relative des investissements directs &#233;tasuniens dans la derni&#232;re d&#233;cennie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette strat&#233;gie a l'inconv&#233;nient d'affaiblir le contr&#244;le de la bourgeoisie canadienne sur sa base territoriale malgr&#233; la profondeur de celle-ci surtout de par la surabondance de ressources naturelles, en particulier &#233;nerg&#233;tiques, et sa valeur g&#233;ostrat&#233;gique. Cette perte de contr&#244;le se manifeste d'abord par une d&#233;ficience de productivit&#233; faute de capitaux priv&#233;s suffisants dans ce domaine parce que la priorit&#233; est &#224; l'externe et au financement de prises de contr&#244;le de l'imp&#233;rialisme &#233;tasunien - qui, rappelons-le, est cass&#233; comme un clou au point d'utiliser la force du dollar US, cependant de plus en plus vacillant, et la force brutale de ses arm&#233;es pour &#233;ponger au rythme de 500 milliards $US l'an les trois quarts de l'&#233;pargne mondiale . Elle se manifeste aussi par l'int&#233;gration canadienne &#224; la &#171; guerre contre le terrorisme &#187; malgr&#233; les acrobaties de la diplomatie canadienne qui fait de son mieux pour divorcer prise de position et r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement f&#233;d&#233;ral se dote d'un budget qui refl&#232;te la strat&#233;gie de la bourgeoisie dans la mesure o&#249; la riposte sociale et les demi bourgeoisies r&#233;gionales du Qu&#233;bec et de l'Ouest lui en laisseront le loisir. Or de ce c&#244;t&#233;, le gouvernement f&#233;d&#233;ral a passablement les mains libres puisque le mouvement syndical pancanadien n'est pas visible sur les radars et que les gouvernements des quatre grandes provinces sont r&#233;solument droitistes et f&#233;d&#233;ralistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela vaut aussi pour le nouveau gouvernement lib&#233;ral de l'Ontario, le seul d'ailleurs &#224; ne pas critiquer fortement le nouveau budget f&#233;d&#233;ral, dont les priorit&#233;s sont devenues la r&#233;duction de son d&#233;ficit de pr&#232;s de 6 milliards $ et la r&#233;solution d'une grave crise &#233;nerg&#233;tique due &#224; la v&#233;tust&#233; de son syst&#232;me nucl&#233;aire. En effet, l'int&#233;r&#234;t du gouvernement ontarien est d'emp&#234;cher une perc&#233;e conservatrice lors des prochaines &#233;lections f&#233;d&#233;rales car un &#233;ventuel gouvernement conservateur &#224; Ottawa affaiblirait l'Ontario face &#224; l'Ouest et probablement le Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'orientation g&#233;n&#233;rale du budget f&#233;d&#233;ral sera d'abord et avant tout de d&#233;gager du capital-argent pour financer : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#61692; la croissance des actifs ext&#233;rieurs, &lt;br class='autobr' /&gt;
&#61692; les prises de contr&#244;le de l'imp&#233;rialisme &#233;tasunien,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#61692; la participation du Canada &#224; la &#171; guerre contre le terrorisme &#187;,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#61692; la hausse de la productivit&#233; en augmentant la recherche-d&#233;veloppement publique, en r&#233;novant les infrastructures et en am&#233;liorant la formation de la main-d'&#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La marge de man&#339;uvre pr&#233;vue du budget est de 12 milliards $ (12 G$), soit le surplus du statu quo de 2003-04 (5.5 G$), celui anticip&#233; de 2004-05 (4.2 G$), la vente des actions restantes de P&#233;tro-Canada (2.0 G$) et l'injection de 0.25 G$ en capital de risque . Sauf les deux milliards $ pour la sant&#233; arrach&#233;s par les provinces - et encore l&#224; une partie pourra financer la recherche-d&#233;veloppement rentable et exportable tout comme les &#171; partenariats publics-priv&#233;s &#187; - les autres 10 G$ se moulent presque en entier aux buts de l'orientation du budget.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce 10 G$ se r&#233;partit comme suit :&lt;br class='autobr' /&gt;
Remboursement de la dette : 5.9 G$&lt;br class='autobr' /&gt;
o 2003-04 : 1.9 G$&lt;br class='autobr' /&gt;
o 2004-05 : 4.0 G$&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hausse de la productivit&#233; : 1.3 G$&lt;br class='autobr' /&gt;
o Post-secondaire : 0.1 G$&lt;br class='autobr' /&gt;
o Technologie : 0.5 G$&lt;br class='autobr' /&gt;
o Infrastructure : 0.7 G$&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Guerre contre le terrorisme : 1.0 G$&lt;br class='autobr' /&gt;
o Arm&#233;e : 0.3 G$&lt;br class='autobr' /&gt;
o S&#233;curit&#233; : 0.1 G$&lt;br class='autobr' /&gt;
o Urgence sant&#233; : 0.6 G$&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soutien des exportations : 1.0 G$&lt;br class='autobr' /&gt;
o Agro-industrie : 1.0 G$&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourra objecter qu'une grande partie de ces argents iront &#224; des gens et institutions qui en ont besoin. On pense &#224; l'aide aux familles modestes pour l'&#233;ducation post-secondaire, aux universit&#233;s, aux municipalit&#233;s et aux agriculteurs. Le capital a beau &#234;tre un rapport social (d'exploitation), il ne peut pas &#234;tre virtuel pour autant. Il doit s'incarner dans le concret. Il y a aussi une n&#233;cessit&#233; politique d'emballage, en particulier d'emballage &#233;lectoral. &#192; l'analyse, cependant, il s'agit bien d'aider les gens &#224; s'ins&#233;rer dans l'ordre n&#233;olib&#233;ral canadien, &#224; &#234;tre du meilleur &#171; capital humain &#187;. Les transnationales n'investiront pas dans des cit&#233;s congestionn&#233;es et ins&#233;cures &#224; la main d'&#339;uvre inculte. M&#234;me les handicap&#233;s peuvent &#234;tre rendus &#171; employables &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement Martin aura m&#234;me pouss&#233; le cynisme &#224; invoquer le scandale des commandites pour justifier cette aust&#233;rit&#233; pr&#233;&#233;lectorale. Comme si fraude et d&#233;penses sociales s'&#233;quivalent. Idem de l'argument du mena&#231;ant vieillissement pour justifier le remboursement de la dette alors que l'on invite les travaillants &#224; sur-accumuler maintenant pour leurs vieux jours. En r&#233;alit&#233; cette &#233;pargne forc&#233;e et risqu&#233;e finance tant l'imp&#233;rialisme canadien qu'&#233;tasunien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens d'affaires ont parfaitement compris la substantifique moelle du budget : vendre le restant de P&#233;tro-Canada pour 2 G$ afin de diminuer imm&#233;diatement la dette d'autant. Il sera d'ailleurs int&#233;ressant de voir qui ach&#232;tera ces actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc Bonhomme, 24/03/04&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rompre ou ne pas rompre avec le social-lib&#233;ralisme et le nationalisme</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Rompre-ou-ne-pas-rompre-avec-le-social-liberalisme-et-le-nationalisme</link>
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		<dc:date>2004-03-22T02:18:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc Bonhomme</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques n&#233;olib&#233;rales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les d&#233;convenues du Parti lib&#233;ral du Canada r&#233;v&#232;lent les vraies couleurs des autres partis f&#233;d&#233;raux qui ambitionnent tous de d&#233;tenir la balance du pouvoir... sauf la droite extr&#234;me. Les d&#233;boires du Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec soulignent l'immobilisme de son opposition qui croit suffisant de se positionner en vue de la lointaine prochaine &#233;ch&#233;ance &#233;lectorale. Ainsi les Lib&#233;raux d'Ottawa et de Qu&#233;bec conservent, malgr&#233; tout, l'initiative et maintiennent le cap. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ottawa : une opposition ultra et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Politique-quebecoise-" rel="directory"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Quebec-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Politique-quebecoise-35-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Politiques-neoliberales-+" rel="tag"&gt;Politiques n&#233;olib&#233;rales&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les d&#233;convenues du Parti lib&#233;ral du Canada r&#233;v&#232;lent les vraies couleurs des autres partis f&#233;d&#233;raux qui ambitionnent tous de d&#233;tenir la balance du pouvoir... sauf la droite extr&#234;me. Les d&#233;boires du Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec soulignent l'immobilisme de son opposition qui croit suffisant de se positionner en vue de la lointaine prochaine &#233;ch&#233;ance &#233;lectorale. Ainsi les Lib&#233;raux d'Ottawa et de Qu&#233;bec conservent, malgr&#233; tout, l'initiative et maintiennent le cap.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ottawa : une opposition ultra et une gauche centriste-f&#233;d&#233;raliste&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seul le Parti Conservateur r&#234;ve de prendre le pouvoir en mettant en selle le plus cr&#233;dible et exp&#233;riment&#233; des candidats et candidate &#224; la chefferie. Cette victoire de l'ex-chef du &#171; Reform Party &#187; consacrera la mainmise de l'aile ultra-lib&#233;rale et la plus m&#233;prisante envers les groupes opprim&#233;s et m&#234;me les r&#233;gions pauvres. Ne doutons pas, cependant, que le nouveau chef se couvrira des oripeaux &#171; progressiste-conservateur &#187; pour faire des incursions au centre-droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps-l&#224;, le NPD et le Bloc salivent &#224; la possibilit&#233; d'alliances, permanente ou ponctuelle, avec le PLC, pour le premier, et le PCC pour le second.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce faire, le nouveau chef du NPD a fait un virage vers le centre pour &#234;tre pr&#233;sentable aux faiseurs d'opinions des monopoles m&#233;diatiques. Au plan budg&#233;taire, il propose de maintenir le &#171; d&#233;ficit z&#233;ro &#187; sans r&#233;forme fiscale. Tout au plus exige-t-il l'enti&#232;re affectation des surplus aux d&#233;penses sociales et l'annulation de la r&#233;cente baisse d'imp&#244;t aux entreprises qui rapporterait un minable milliard annuel. (Ses amis du &#171; budget alternatif &#187; proposent en plus de s'endetter pour la constitution d'un fonds de cinq milliards $ pour les infrastructures au lieu de r&#233;tablir la justice fiscale et de &#171; r&#233;tablir le r&#244;le directeur du gouvernement f&#233;d&#233;ral &#187; dans le domaine de la sant&#233;.) Le NPD accepte donc sans broncher la presque totalit&#233; des immenses coupures des ann&#233;es 90 et les baisses faramineuses d'imp&#244;t des ann&#233;es 2000. Quant aux rapports avec les &#201;U, il d&#233;nonce d'autant plus fortement le bouclier anti-missile qu'il reste silencieux ou ambigu&#235; sur l'occupation de l'Iraq, de l'Afghanistan et de la Palestine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ajouter l'injure &#224; l'insulte, le chef qui-parle-fran&#231;ais renonce d'avance &#224; proposer des changements constitutionnels &#171; parce que les Canadiens ne veulent pas en discuter maintenant &#187;. Merci pour ne pas lever le petit doigt afin de combattre le chauvinisme, surtout pas dans l'Ouest d'o&#249; vient l'essentiel de la d&#233;putation du NPD. Le chef du NPD se prononce personnellement contre la loi de la &#171; clart&#233; &#187; mais ne fera pas de son rappel une condition d'un &#233;ventuel appui au PLC. On revient avec la vieille promesse du &#171; f&#233;d&#233;ralisme asym&#233;trique &#187; sans transfert de points d'imp&#244;t mais avec des transferts annuels sur la base, non pas des &#171; normes &#187; du PLQ mais d'&#171; objectifs &#187;. Cherchez la diff&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, le Bloc, dans le coin &#171; gauche &#187; et le PCC, dans le coin &#171; droit &#187;, se font de l'&#339;il tout en clamant le contraire. Entre populistes r&#233;gionalistes, on se reconna&#238;t. Les uns comme les autres souhaitent plus de pouvoirs pour &#171; Qu&#233;bec Inc. &#187; et &#171; Klein Inc. &#187; m&#234;me si le premier doit d'abord se pr&#233;senter comme &#171; qu&#233;b&#233;cois &#187; et le second comme &#171; canadien &#187;. Les uns et les autres souhaitent un rapprochement avec les &#201;U m&#234;me s'il faut au Qu&#233;bec un discours &#171; progressiste &#187; et nationaliste pour le dire et un discours conservateur dans l'Ouest. Certes, cela cause des difficult&#233;s d'arrimage. Finie l'alliance formelle &#224; la Mulroney. Qui d'ailleurs voudrait y revenir apr&#232;s la d&#233;b&#226;cle de 1993 ? Mais on peut se donne des tapes dans le dos tout en se criant par la t&#234;te. N'est-ce pas l&#224; l'art du parfait politicien bourgeois ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant que les uns et les autres se positionnent, le PLC g&#232;re tant bien que mal le scandale des commandites, plut&#244;t de mieux en mieux vis-&#224;-vis le Canada anglais et plut&#244;t de mal en pis vis-&#224;-vis le Qu&#233;bec qui ne lui pardonnera pas de sit&#244;t pareille humiliation. Cependant, pas question, m&#234;me en cette veille d'&#233;lection, de se laisser aller &#224; concocter un budget... &#233;lectoral. Malgr&#233; les surplus, il n'y aura pas beaucoup de cadeaux et ils seront modestes. Bay Street a ses exigences de &#171; d&#233;ficit z&#233;ro &#187;, de baisses d'imp&#244;t &#224; consolider et de dettes &#224; rembourser pour financer l'imp&#233;rialisme canadien qui investit de plus en plus dans le tiers monde tout en finan&#231;ant les acquisitions &#233;tasuniennes au Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'a &#224; craindre le PLC sur sa gauche ? Un NPD social-lib&#233;ral et f&#233;d&#233;raliste ? Un CTC dont on entend plus parler depuis des ann&#233;es, sauf &#224; d&#233;fendre les actionnaires minoritaires de Qu&#233;b&#233;cor, ou ses filiales provinciales qui ont tu&#233; les importantes mobilisations anti-Harris et anti-Campbell en sabotant la mont&#233;e vers une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e, seul moyen de renverser la vapeur de la contre-offensive n&#233;olib&#233;rale ? Par contre, la droite ultra a su se r&#233;unifier tant bien que mal et capitalise sur la haine vis-&#224;-vis Ottawa. Le PLC comprend donc que l&#224; est le terrain qu'il faut occuper, pour la plus grande joie et le confort de la bourgeoisie canadienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu&#233;bec : Capitulation et atermoiements de la gauche &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, le PQ peut, heureusement pour lui, compter sur la gauche syndicale, rest&#233;e nationaliste, concertationniste et nostalgique des grandes messes p&#233;quistes, pour revivifier sa moribonde &#171; saison des id&#233;es &#187;. Que d'aveuglement sur ce que fut la politique n&#233;olib&#233;rale p&#233;quiste, non seulement sous les Bouchard-Landry avec leur politique du &#171; d&#233;ficit z&#233;ro &#187; accept&#233;e par les hautes directions syndicales ; mais aussi sous Parizeau avec le budget Campeau de 1995 qui, le premier, d&#233;cr&#233;tait le gel des d&#233;penses, c'est-&#224;-dire leur baisse r&#233;elle, copie conforme de budget Chr&#233;tien-Martin du &#171; retour aux ann&#233;es 50 &#187; ; et m&#234;me sous le tandem L&#233;vesque-Parizeau avec ses coupures, en 1982, de 20% des salaires de tous les employ&#233;Es de l'&#201;tat. Bizarre, cette recherche du pur PQ des origines, aile nationaliste du PLQ, fond&#233; pour contr&#244;ler et diriger dans un cul-de-sac l'imp&#233;tueux mouvement national des soixante-huitards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle hypocrisie de s'associer au PQ pour contester judiciairement le non-respect de la loi sur la pauvret&#233; alors que le PQ, encore au pouvoir, fut le premier &#224; ne pas se mouiller pour ne pas se compromettre lors des &#233;lections. On reste sid&#233;r&#233; par les compromissions de plusieurs ex-pr&#233;sidentEs de centrales qui, de l'un, participe au conseil des sages de La Presse proposant des tarifs d'&#233;lectricit&#233; au prix du march&#233; et autres trouvailles n&#233;olib&#233;rales du genre, qui de d'autres g&#232;rent paisiblement les fonds syndicaux de capital de risque, grassement subventionn&#233;s par l'&#201;tat, et qui de deux autres, dont l'un &#224; r&#233;putation de gauche, qui maintenant volent au secours du PQ pour &#233;pauler le pr&#233;sident du Conseil de la souverainet&#233;, lui aussi un ex.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est vrai que la grande majorit&#233; des syndiqu&#233;Es vivent durement pr&#233;carit&#233;, flexibilit&#233;, cadences infernales et salaires modestes, il faut se rendre compte que les hautes directions syndicales s'appuient sur une bureaucratie et une aristocratie ouvri&#232;re dont l'objectif est le maintien sinon le renforcement du statu-quo pour ne pas dire devenir les gestionnaires et rentiers d'un n&#233;olib&#233;ralisme qui fonctionne bien. Apr&#232;s avoir sabot&#233; la mobilisation du 11 d&#233;cembre en ne la prolongeant pas en gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, apr&#232;s avoir arr&#234;t&#233; l'occupation de l'ALCAN au lieu de b&#226;tir un soutien nationale, il ne faut pas se surprendre que ces hautes directions laissent tomber toute mobilisation au moment de la pr&#233;sentation des budgets et ne pr&#233;voient rien lors des &#233;lections f&#233;d&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une grosse manif et une gr&#232;ve de 24 heures avant l'&#233;t&#233;, si elle a lieu, ne seront pas plus efficaces que les &#171; Days of Action &#187; ontariens &#224; moins de faire partie d'un plan d'action en escalade, plan qui n'existe pas. Par contre, accepter toutes les tr&#234;ves, toutes les commissions parlementaires, tous les forums, permet au PLQ de mener le jeu malgr&#233; les sondages tout en gardant le cap sur l'essentiel : casser les syndicats de la sant&#233; et de l'&#233;ducation pour ouvrir la porte &#224; la privatisation des services publics. Pire, sans une alternative chez ceux et celles d'en face, il finira par imposer sa &#171; r&#233;-ing&#233;nierie &#187; bonifi&#233;e par les firmes de consultants, par les tink-tank et par le comit&#233; des sages de La Presse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tout ce branle-bas r&#233;trograde qui sent la capitulation &#224; plein nez, l'Option citoyenne anim&#233;e par l'ex-pr&#233;sidente de la FFQ et ex-dirigeante des Marches des femmes est bien penaude. Le PQ a trop humili&#233; les marcheuses de l'an 2000 avec son 10&#162; de plus l'heure. Il s'est trop moqu&#233; des pauvres en les frappant et en les pourchassant pour ensuite, &#224; la derni&#232;re minute, adopter des programmes de logements &#171; abordables &#187; qui tardaient &#224; se r&#233;aliser et puis une loi bidon anti-pauvret&#233;. Un ralliement au PQ enl&#232;verait toute cr&#233;dibilit&#233; &#224; ses dirigeantEs qui se sont fait conna&#238;tre comme meneurs et meneuses de lutte contre un PQ intransigeant et baveux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Option citoyenne semble &#234;tre &#224; la recherche d'un parti introuvable, ou plus exactement d'une UFP faite sur mesure &#224; son &#171; n&#233;olib&#233;ralisme &#224; visage humain &#187; et &#224; sa ti&#233;deur nationale qui craint la demande de &#171; r&#233;investissement massif &#187;, pourtant clam&#233;e &#224; heu et &#224; dia par maints groupes, et ne dit mot &#224; propos de l'ind&#233;pendance. La pire erreur, une &#171; faute &#187; m&#234;me pour paraphraser le Ministre fran&#231;ais des affaires &#233;trang&#232;res, serait d'y acquiescer au nom de cette unit&#233;-processus qui hante l'UFP m&#234;me si sa naissance comme parti unifi&#233;, radicalement d&#233;mocratique et pluraliste fut le r&#233;sultat non d'un processus, si ce n'est tautologiquement parlant, mais bien d'une rupture antin&#233;olib&#233;rale, ind&#233;pendantiste, f&#233;ministe, &#233;cologiste et internationaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ne pas refaire le lit de l'ADQ-Mario en devenant une impossible gauche n&#233;olib&#233;rale qui rejettera les forces du changement, une fois &#233;coeur&#233;es du PLQ et rest&#233;es am&#232;res du PQ, vers le produit d'origine ; pour rester fid&#232;le &#224; ses racines anti-ZL&#201;A qui ont fait de lui le parti de la jeunesse - de corps et de c&#339;ur - altermondialiste &#224; l'&#233;lan g&#233;n&#233;reux mais &#224; la pens&#233;e strat&#233;gique confuse, l'UFP, &#224; son congr&#232;s, se doit de r&#233;affirmer fortement et de pr&#233;ciser son caract&#232;re antin&#233;olib&#233;rale et ind&#233;pendantiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'UFP aurait plus &#224; gagner &#224; &#234;tre reconnu comme le parti qui met de l'avant la pr&#233;paration d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e publique-priv&#233;e tous et toutes ensemble que de flirter avec tout ce qui sent le nationalisme ou le social-lib&#233;ralisme. La clart&#233; strat&#233;gique acquise, le reste viendra par un travail de terrain patient, inlassable et imaginatif. Ce qu'attend la base pr&#234;te au combat, c'est une direction qui dirige et non qui accompagne, c'est-&#224;-dire qui propose une orientation, une plate-forme, un plan d'action et une m&#233;thode d'organisation. Pour le reste, faisons confiance aux bases pour en disposer et contr&#244;ler le sommet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc Bonhomme, 19/03/04&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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