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	<title>La Gauche</title>
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		<title>La Gauche</title>
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		<title>Italie : Apr&#232;s les &#233;lections d'avril</title>
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		<dc:date>2008-10-11T02:13:10Z</dc:date>
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		<dc:creator>Salvatore Cannavo</dc:creator>



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&lt;p&gt;Salvatore Cannav&#242;, ancien d&#233;put&#233; du PRC et ex-directeur adjoint du quotidien du PRC Liberazione, est membre de la direction du mouvement Sinistra critica (Gauche critique). &lt;br class='autobr' /&gt; Apr&#232;s les &#233;lections d'avril Salvatore Cannav&#242; &lt;br class='autobr' /&gt;
Salvatore Cannav&#242;, ancien d&#233;put&#233; du PRC et ex-directeur adjoint du quotidien du PRC Liberazione, est membre de la direction du mouvement Sinistra critica (Gauche critique). &lt;br class='autobr' /&gt; Selon de nombreux commentateurs, c'est un v&#233;ritable tremblement de terre politique que l'Italie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Salvatore Cannav&#242;, ancien d&#233;put&#233; du PRC et ex-directeur adjoint du quotidien du PRC Liberazione, est membre de la direction du mouvement Sinistra critica (Gauche critique).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s les &#233;lections d'avril&lt;br class='autobr' /&gt;
Salvatore Cannav&#242;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Salvatore Cannav&#242;, ancien d&#233;put&#233; du PRC et ex-directeur adjoint du quotidien du PRC Liberazione, est membre de la direction du mouvement Sinistra critica (Gauche critique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon de nombreux commentateurs, c'est un v&#233;ritable tremblement de terre politique que l'Italie a connu &#224; l'occasion des &#233;lections des 13 et 14 avril 2008. Mais plus que d'un tremblement de terre, il s'agit d'une stabilisation conservatrice. Celle-ci cl&#244;t un cycle politique commenc&#233; en 1991, une p&#233;riode de grands bouleversements politiques marqu&#233;e par la disparition du Parti communiste italien (PCI), par la fin de l'h&#233;g&#233;monie gouvernementale de la D&#233;mocratie chr&#233;tienne (DC) et du Parti socialiste italien (PSI) &#224; la suite d'une vague d'enqu&#234;tes concernant la corruption connue sous le nom de &#171; Mani Pullite &#187; (&#171; Mains propres &#187;), par le repositionnement du capitalisme italien sur la sc&#232;ne mondiale sous l'h&#233;g&#233;monie du n&#233;o-imp&#233;rialisme des &#201;tats-Unis apr&#232;s la fin de l'URSS, et finalement par la naissance du Parti de la refondation communiste (PRC, appel&#233; aussi Rifondazione). Ce cycle se termine alors qu'on assiste au renforcement significatif de la droite conservatrice et raciste, &#224; l'affaiblissement du projet politique issu de la disparition du PCI et de la politique suivie par la majorit&#233; de ses successeurs (les D&#233;mocrates de gauche (DS) et dans un second temps le Parti d&#233;mocrate), ainsi qu'&#224; la division de la gauche de classe et anticapitaliste, sa sortie du parlement et sa profonde confusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Stabilisation conservatrice&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Berlusconi revient au pouvoir apr&#232;s une campagne &#233;lectorale &#224; profil bas, centr&#233;e sur l'infid&#233;lit&#233; et la faillite du gouvernement Prodi et de son alliance. Sa victoire est pour une grande part due &#224; la mis&#232;re politique de l'Union, &#224; la pauvret&#233; du groupe dirigeant &#171; d&#233;mocratique &#187; et aux erreurs de Bertinotti et de la direction de Rifondazione, ainsi qu'aux limites du mouvement de masse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Berlusconi a gagn&#233; aussi du fait de ses propres m&#233;rites, de la conscience de la droite qu'il repr&#233;sente et qui lui permet d'annoncer une longue phase de gouvernements de droite, une stabilisation politique qu'on n'avait plus connue depuis le temps de la vieille d&#233;mocratie chr&#233;tienne. La nouvelle attitude du premier ministre, mod&#233;r&#233; et disponible pour l'opposition &#8212; imm&#233;diatement apr&#232;s le vote de confiance au Parlement, Berlusconi a pris l'initiative de rencontrer Veltroni, le leader du Parti d&#233;mocrate &#8212; est une preuve de la force dont il dispose ce dont t&#233;moigne son renforcement &#233;lectoral : dans son ensemble la droite a obtenu un million de voix de plus qu'en 2006. Une force qui lui permet de r&#233;duire au silence une opposition parlementaire affaiblie et par ailleurs toute dispos&#233;e &#224; collaborer avec lui. Ainsi, le chef du gouvernement peut tenter de se pr&#233;senter non seulement comme le repr&#233;sentant politique de son camp, mais comme un homme d'&#201;tat, capable de laisser une trace dans l'histoire du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La force et le m&#233;rite de Berlusconi se fondent sur la formule politique, nouvelle et dense, du centre-droit &#8212; le Popolo della Libert&#224; (Peuple de la Libert&#233;, PdL), un nouveau parti se situant entre Forza Italia (Force de l'Italie) et l'Alliance nationale (les ex-fascistes), alli&#233; au nord avec la Ligue de Bossi (qui a obtenu 8,3 % des suffrages dans ces &#233;lections) et au sud avec le Mouvement pour l'autonomie, une formation m&#233;ridionale qui gouverne d&#233;j&#224; la Sicile &#8212; qu'il a construit et qu'il veut cimenter avec un bloc social de r&#233;f&#233;rence. Il s'agit d'une alliance d'int&#233;r&#234;ts diffus, en partie populaires et pr&#233;sents dans le monde du travail, qu'il amalgame avec un ornement culturel r&#233;actionnaire et en partie x&#233;nophobe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Contre la mondialisation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La droite italienne a ainsi d&#233;fini un profil pr&#233;cis que nous avons caract&#233;ris&#233; &#8212; avec un jeu de mot qui est en soi inqui&#233;tant &#8212; comme &#171; national-social &#187;. Il s'agit en premier lieu d'un programme &#233;conomique, &#233;labor&#233; par le nouveau ministre des Finances, Giulio Tremonti &#8212; son livre &#171; La paura e la speranza &#187; (La peur et l'espoir) a eu un grand succ&#232;s &#8212;, dont l'axe central est la critique du &#171; mercantilisme &#187;, c'est-&#224;-dire du r&#244;le incontr&#244;l&#233; et intol&#233;rant du march&#233; comme valeur absolue au nom d'une intervention publique en vue de d&#233;fendre l'&#233;conomie nationale et de pr&#233;server le niveau de vie des plus faibles. La formule de Tremonti c'est &#171; que vive le march&#233;, mais si le march&#233; ne le fait pas alors l'&#201;tat intervient &#187;. Elle d&#233;limite un nouveau r&#244;le des &#201;tats nationaux &#224; l'&#233;poque de la mondialisation dominante. Il s'agit d'une politique, qualifi&#233;e par certains de n&#233;o-colbertisme (1), qui prend appui sur la peur engendr&#233;e par la concurrence internationale chez les travailleurs des petites entreprises, effray&#233;s par la vague des importations chinoises &#224; bas prix et qui commencent &#224; penser que l'Europe unifi&#233;e est une escroquerie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas par hasard que la mani&#232;re de pr&#233;senter au public cette orientation &#233;conomique a &#233;t&#233; concentr&#233;e, au cours de la campagne &#233;lectorale, sur la crise autour de la vente de la compagnie a&#233;rienne Alitalia. Alors que le gouvernement Prodi, voulant respecter toutes les directives de l'Union europ&#233;enne, s'appr&#234;tait &#224; la vendre &#224; Air France, Berlusconi au contraire, d&#233;sireux de contourner les r&#232;gles europ&#233;ennes, mettait l'accent sur la r&#233;affirmation de l'appartenance &#171; italienne &#187; de la compagnie (2). En somme, il s'agit d'un n&#233;o-nationalisme temp&#233;r&#233;, devant tenir compte du r&#244;le de l'UE &#8212; personne au sein du centre-droite ne veut casser l'Union &#8212; mais ferme sur la pr&#233;servation du r&#244;le national et, de ce fait, per&#231;u par beaucoup de travailleurs comme plus &#171; protecteur &#187;. Les premi&#232;res mesures du gouvernement Berlusconi sont l'abolition de l'imp&#244;t sur le premier logement, la suppression des taxes sur le travail suppl&#233;mentaire &#8212; qui aggravera les conditions des travailleurs, mais qui est per&#231;u aujourd'hui encore comme permettant d'augmenter le pouvoir d'achat &#8212; et en m&#234;me temps l'annonce de l'augmentation de l'imposition des tr&#232;s hauts traitements &#171; dor&#233;s &#187; des grands managers, des banques et des entreprises p&#233;troli&#232;res. Il s'agit l&#224; d'un populisme bien trouv&#233; qui s'accorde parfaitement avec l'autre cheval de bataille, le plus important, que la droite a choisi de monter : la lutte contre l'immigration clandestine et la centralit&#233; s&#233;curitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers jours nous avons vu des images que nous pensions ne pouvoir plus se reproduire : des citoyens italiens prenant d'assaut les camps des Roms, mettant le feu aux baraques et chassant les femmes et les enfants. Cela s'est produit &#224; Naples, largement &#224; l'initiative de la Camorra mais avec le consentement citoyen et, surtout, sans un mot de condamnation v&#233;ritable de la part du gouvernement, ni m&#234;me de l'opposition &#171; d&#233;mocratique &#187; (pas plus d'ailleurs que de l'&#201;glise du pape Ratzinger). Un signe &#233;vident du climat g&#233;n&#233;ral, qui s'enracine sur la peur de la crise &#233;conomique, sur le repli identitaire et sur la faiblesse interne du mouvement ouvrier qui, une fois encore, se laisse envahir par l'instinct de la &#171; guerre entre les pauvres &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La droite parvient ainsi &#224; agr&#233;ger autour d'elle un vaste front qui va du monde du travail aux petits entrepreneurs, des retrait&#233;s aux employ&#233;s effray&#233;s par l'immigration ou la criminalit&#233; (qui est pourtant en constante diminution en Italie, avec un taux de s&#251;ret&#233; des villes, en premier lieu de Rome, tr&#232;s &#233;lev&#233; en comparaison avec les villes europ&#233;ennes), aux importants secteurs de la jeunesse, qui en ont assez de la gauche et de ses diverses articulations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;faite de la gauche&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le second facteur qui explique le r&#233;sultat &#233;lectoral, un facteur aussi important que la capacit&#233; de Berlusconi de comprendre la dynamique sociale italienne. La gauche italienne (par commodit&#233; nous y incluons aussi la partie de l'ex-PCI qui forme aujourd'hui la Parti d&#233;mocrate, bien qu'elle n'ait plus rien de commun avec la gauche) s'est pour l'essentiel suicid&#233;e. Quinze ans apr&#232;s la liquidation du PCI et apr&#232;s avoir &#233;t&#233; par deux fois au gouvernement, elle n'a pas r&#233;ussi &#224; valider sa strat&#233;gie, s'est politiquement isol&#233;e mais surtout, elle s'est coup&#233;e des secteurs significatifs du mouvement ouvrier, constamment attaqu&#233;s et trahis au cours des d&#233;cennies de choix faits pour soutenir l'entreprise italienne et le capitalisme dominant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La strat&#233;gie d'occuper le &#171; centre &#187; de la sc&#232;ne politique, le tournant lib&#233;ral &#8212; que les d&#233;mocrates de gauche ont accompli en sautant par-dessus la social-d&#233;mocratie et en s'inscrivant directement dans la &#171; troisi&#232;me voie &#187; de Blair et Clinton &#8212; ont finalement conduit son parti, le Parti d&#233;mocrate, h&#233;ritier de la majorit&#233; du PCI et de la D&#233;mocratie chr&#233;tienne, &#224; &#171; seulement &#187; 33 % des suffrages. Toutes les &#233;tudes montrent que l'&#233;lectorat du centre s'est d&#233;plac&#233; encore plus &#224; droite, directement vers le PdL de Berlusconi ou vers l'Udc de Casini (issue d'une minorit&#233; droiti&#232;re de la vieille DC), anciennement alli&#233;e &#224; Berlusconi et aujourd'hui seconde force de l'opposition parlementaire avec 5,5 % des suffrages. Seulement 2 % &#224; 3 % des &#233;lecteurs de gauche ont suivi le Parti d&#233;mocrate. Le choix de d&#233;fendre et de repr&#233;senter directement le capitalisme italien en crise &#8212; l'industrie italienne se base surtout sur les petites entreprises qui pour une large partie votent &#224; droite &#8212; a favoris&#233; la droite qui est en fin de compte plus fiable et plus &#224; l'&#233;coute des humeurs de la bourgeoisie italienne. Le PD s'est ainsi retrouv&#233; sans alli&#233;s cr&#233;dibles pour reconqu&#233;rir le gouvernement. Les h&#233;ritiers du PCI sont contraints &#224; une nouvelle &#171; travers&#233;e du d&#233;sert &#187;, malgr&#233; leur franc d&#233;placement sur les positions de la bourgeoisie italienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La strat&#233;gie lib&#233;rale du PD a ainsi favoris&#233; surtout la droite, lui laissant le terrain de la repr&#233;sentation des humeurs et des int&#233;r&#234;ts populaires les plus r&#233;gressifs, alors qu'il gouvernait les yeux fix&#233;s sur la politique bancaire (il n'y a pas un seul dirigeant d'une grande banque italienne qui ne se soit li&#233; d'une mani&#232;re ou d'une autre au PD), favorisant la Fiat ou la Confindustria (organisation patronale italienne) et d&#233;mantelant les services publics locaux. Avec une telle politique et une gauche si li&#233;e au pouvoir des grandes entreprises italiennes, il est logique qu'une partie importante du vote populaire se soit d&#233;plac&#233;e &#224; droite, comme en t&#233;moigne le succ&#232;s de la Ligue du nord. Qui plus est, &#233;tant au gouvernement, le centre-gauche a commis toutes les erreurs tactiques possibles. Aucune mesure, aucun d&#233;cret symboliquement innovant ou rompant avec une situation sociale gangren&#233;e ; le soutien apport&#233; par Veltroni &#224; Berlusconi, lorsque ce leader de la droite &#233;tait en difficult&#233;s politiques ; une bataille interne o&#249; tout les coups &#233;taient permis ; aucune prise en compte de ce qui appara&#238;t aujourd'hui comme le th&#232;me privil&#233;gi&#233; de l'opinion publique : les privil&#232;ges des parlementaires, les hauts traitements, les gaspillages de l'administration publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le centre-gauche a pu tenir debout seulement gr&#226;ce &#224; une sorte de &#171; n&#233;ofrontisme &#187;, une union sacr&#233;e contre la droite, sans contenu social qui a fini par favoriser&#8230; la droite elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte le choix de la gauche de classe, et en particulier celui du PRC, s'est av&#233;r&#233; &#234;tre d&#233;sastreux. Les r&#233;sultats de ces &#233;lections obligent de constater la fin de la Refondation communiste. Une fin que nous avons annonc&#233;e en tant que Sinistra critica l'an dernier, en d&#233;clarant notre sortie du PRC et la naissance de notre mouvement politique. Une fin marqu&#233;e par divers facteurs : l'incapacit&#233; de mener &#224; son terme la mission historique du PRC, c'est &#224; dire la refondation d'un Parti communiste de classe et alternatif face au PD ; une caste politique interne incrust&#233;e dans la perspective institutionnelle, avec la prolif&#233;ration du carri&#233;risme et de la lutte pour les places ; l'arrogance et le narcissisme d'un groupe dirigeant, Bertinotti en t&#234;te, croyant pouvoir tout se permettre. Mais, en fin de compte, ce qui a pes&#233; le plus dans ce cas &#233;galement ce fut une erreur strat&#233;gique : l'id&#233;e qu'il &#233;tait possible de construire une force communiste et de classe en alliance avec le capital italien. Bertinotti nomma cette possibilit&#233; &#171; le compromis dynamique &#187;, une variante pittoresque du &#171; compromis historique &#187; qui, &#224; la longue, comme son pr&#233;d&#233;cesseur, s'est consomm&#233; dans la d&#233;sagr&#233;gation du parti qui devait le d&#233;fendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au gouvernement le PRC s'est tromp&#233; sur tout : il a vot&#233; pour la guerre ; il a organis&#233; une grande manifestation contre la pr&#233;carit&#233; pour ensuite voter la mesure du gouvernement contre laquelle il venait de manifester ; il a expuls&#233; Turigliatto (3) d&#233;montrant ainsi qu'il &#233;tait plus royaliste que le roi ; il a pris la pr&#233;sidence de la Chambre des d&#233;put&#233;s &#171; se faisant &#201;tat &#187; et prenant de ce fait la responsabilit&#233; de la politique de la majorit&#233;, ce qu'un &#233;lectorat de gauche et sinc&#232;rement attach&#233; aux valeurs et aux int&#233;r&#234;ts de classe ne pouvait pas lui pardonner. Mais il a surtout commis l'erreur de penser que soutenir le gouvernement &#233;tait une strat&#233;gie possible, que le centre-gauche italien &#233;tait &#171; perm&#233;able &#187; aux mouvements sociaux et que sa nature rendait envisageable un projet de &#171; Grande r&#233;forme &#187; du pays. Toutes ces erreurs ont &#233;t&#233; signal&#233;es en leur temps par ceux qui, comme nous, avaient une lecture correcte des rapports de forces entre les classes, comprenaient la stagnation des luttes dans les grandes usines et sur les lieux de travail &#8212; il suffisait de suivre les renouvellements des principaux contrats collectifs &#8212; et l'expliquaient de mani&#232;re exhaustive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rifondazione a clos son cycle dans l'illusion d'associer les deux oppos&#233;s, le gouvernement et l'opposition sociale, dans l'illusion ou dans la d&#233;magogie de r&#233;aliser un compromis irr&#233;aliste et de faire passer la refondation communiste par les mailles d'une social-d&#233;mocratie imaginaire. Le PRC a clos son cycle en croyant que la rente &#233;lectorale serait suffisante pour remplacer un enracinement social inexistant, que personne au sein du groupe dirigeant n'avait tent&#233; de r&#233;aliser au cours des quinze ann&#233;es pass&#233;es, trop occup&#233;s qu'ils &#233;taient &#224; s'assurer une place d'honneur &#233;lectorale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous trouvons ainsi aujourd'hui face &#224; une situation de grande r&#233;gression, surtout sur le plan militant du fait d'une d&#233;moralisation diffuse. Les r&#233;ponses imm&#233;diates apport&#233;es par les principaux responsables de la catastrophe confirment cette analyse. Le PRC pr&#233;pare son congr&#232;s dans une crispation interne, les uns &#8212; fid&#232;les &#224; Bertinotti &#8212; proposant son d&#233;passement pour fonder une gauche &#171; arc-en-ciel &#187; qui reprendrait &#224; son compte l'alliance organique avec le Parti d&#233;mocrate et d'autres &#8212; l'ex D&#233;mocratie prol&#233;tarienne (4) et les ex-cossutiens (5) &#8212; s'accrochant &#224; la d&#233;fense organisationnelle du PRC sans pour autant avancer un autre projet strat&#233;gique. C'est donc un r&#232;glement de comptes d'appareil, dont l'enjeu sont le logo et&#8230; la caisse du parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, le PdCI &#8212; le parti fond&#233; par Cossutta lorsque Bertinotti avait rompu avec le premier gouvernement Prodi, dirig&#233; aujourd'hui par Diliberto &#8212; propose un projet identitaire, &#171; l'unit&#233; de tous les communistes &#187;, sans strat&#233;gie ni projet politique autre que le d&#233;ploiement des drapeaux rouges et l'agitation des faucilles et des marteaux. Et tous veulent remettre en selle les m&#234;me dirigeants qui ont marqu&#233; la chronique des derni&#232;res quinze ann&#233;es et qui sont responsables de l'effondrement actuel. M&#234;me la nouvelle opposition interne au PRC est conduite par l'unique ministre de Rifondazione au sein du dernier gouvernement Prodi, qui s'&#233;rige aujourd'hui en adversaire de&#8230; Bertinotti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation de recul est aliment&#233;e par un marasme des luttes sociales (&#224; l'exception des foyers de r&#233;volte sur le terrain environnemental et de la bataille contre la d&#233;vastation &#233;cologique) et un r&#233;alignement rapide des grands syndicats &#8212; CGIL, CISL et UIL (7) &#8212; sur la ligne collaborationniste du Parti d&#233;mocrate. Les syndicats conf&#233;d&#233;r&#233;s ont int&#233;gr&#233; la &#171; concertation sociale &#187;, qu'ils ont imm&#233;diatement repropos&#233;e au nouveau gouvernement de droite, &#233;cartant toute variante conflictuelle d'embl&#233;e. C'est donc un nouvel accord Gouvernement-Syndicat-Confindustria qui se profile. Il doit limiter les pr&#233;rogatives des conventions collectives nationales &#8212; c'est-&#224;-dire la n&#233;gociation centralis&#233;e au niveau des branches &#8212; au profit des conventions d'entreprises. Il doit &#233;galement lier toutes les augmentations de salaires aux augmentations de la productivit&#233;. Le gouvernement Berlusconi a besoin de cette concertation pour asseoir d&#233;finitivement sa l&#233;gitimit&#233;, car jusque-l&#224; les syndicats ne pratiquaient la &#171; concertation sociale &#187; qu'avec les gouvernements de centre-gauche et le pr&#233;c&#233;dent gouvernement Berlusconi avait &#233;t&#233; confront&#233; &#224; des grandes luttes ouvri&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant la cat&#233;gorie salariale la plus importante, celle des m&#233;tallurgistes, continue &#224; s'opposer &#224; ce sch&#233;ma. La FIOM-CGIL pourrait de ce fait passer dans l'opposition, alors que, par ailleurs, pour la premi&#232;re fois dans son histoire le syndicalisme de base (7) &#224; mis &#224; son ordre du jour une plate-forme unitaire et un plan d'action commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gauches alternatives&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit l&#224; de signaux d'une contre-tendance qui constituent un point d'appui pour une gauche r&#233;ellement de classe proposant une strat&#233;gie clairement anticapitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'elle ne comptait que trois mois d'existence autonome, la Sinistra critica a &#233;t&#233; pr&#233;sente lors de ces &#233;lections. La sortie du PRC avait concentr&#233; son &#233;nergie durant pr&#232;s d'un an, ce qui &#233;tait n&#233;cessaire pour permettre &#224; tous de prendre part &#224; une discussion de fond fort riche. La d&#233;cision de se pr&#233;senter aux &#233;lections n'a &#233;t&#233; prise que le 17 f&#233;vrier, seulement 50 jours avant le scrutin. Le symbole de la campagne a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; le 19 f&#233;vrier : il s'est donc agi d'une op&#233;ration tr&#232;s rapide que seule la grande unit&#233; du groupe dirigeant et la d&#233;termination de toutes les militantes et de tous les militants de cette organisation nouvelle rendaient possible. L'objectif d&#233;clar&#233; et explicite n'&#233;tait pas de repr&#233;senter imm&#233;diatement une alternative &#224; la crise de Rifondazione &#8212; qui pour nous &#233;tait d&#233;j&#224; apparente avant les &#233;lections &#8212; ni &#224; la Gauche &#171; arc-en-ciel &#187;, mais seulement d'affirmer l'existence et la vitalit&#233; d'un projet alternatif, d'un p&#244;le d'id&#233;es fondamentales, d'un groupe dirigeant large et d'un collectif militant pr&#233;sent dans diff&#233;rentes villes et dans les principaux lieux de conflits. De faire conna&#238;tre, en d'autres termes, la plus jeune des organisations de l'extr&#234;me gauche italienne. Cet objectif a &#233;t&#233; atteint. C'est pour cette raison que nous pouvons nous d&#233;clarer satisfaits d'avoir obtenu 0,5 %, soit quelque 170 000 voix, qui ne suffisent bien &#233;videmment pas pour repr&#233;senter une alternative &#224; la crise du PRC, mais qui permettent &#224; la Sinistra critica d'exister, de se renforcer et de contribuer &#224; la construction d'une nouvelle gauche de classe et anticapitaliste (9). Au cours de la campagne &#233;lectorale Sinistra critica a pratiquement doubl&#233; le nombre de villes o&#249; elle intervient. Les analyses des r&#233;sultats &#233;lectoraux indiquent que partout o&#249; le collectif militant de Sinistra critica avait une pr&#233;sence et une activit&#233; organis&#233;es nos r&#233;sultats d&#233;passent 1 %, avec des pointes de 2 % et m&#234;me 3 % des suffrages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat global de la gauche anticapitaliste et de classe est de plus renforc&#233; par celui obtenu par le Parti communiste des travailleurs (PCL), dirig&#233; par Marco Ferrando. Ce parti, issu &#233;galement de l'opposition interne du PRC, s'est constitu&#233; un an avant la Sinistra critica et s'est efforc&#233; depuis &#224; peaufiner sa propagande politique, surtout t&#233;l&#233;vis&#233;e, ce qui a eu un impact sur son r&#233;sultat &#233;lectoral (0,6 %, soit environ 200 000 suffrages). Le PCL avait mis en avant un langage et une attitude politique tr&#232;s marqu&#233;s par la tradition &#171; communiste &#187;. Cela a repr&#233;sent&#233; &#224; la fois sa force et ses limites, du fait d'une position tr&#232;s &#171; ferm&#233;e &#187;, autoproclamatoire et, de ce fait, s&#233;par&#233;e des lieux des conflits sociaux. Ce n'est pas par hasard que le PCL a refus&#233; la proposition d'un accord &#233;lectoral de Sinistra critica, car il pr&#233;f&#233;rait utiliser ces &#233;lections pour sa propre construction ind&#233;pendante en visant un &#233;lectorat &#171; m&#234;me, ouvrier et adulte &#187;, d&#233;&#231;u des partis historiques de la gauche et d&#233;sirant manifester, m&#234;me seulement dans la solitude de l'isoloir en tant que geste symbolique, une forme de protestation. Le type de voix que le PCL a recueillies dans les anciens bastions ouvriers du PCI, ceux-l&#224; m&#234;mes o&#249; le PRC et le PdCI obtenaient des r&#233;sultats importants dans le pass&#233;, t&#233;moigne de la r&#233;ussite de cette tentative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une analyse publi&#233;e par le quotidien Repubblica aide &#224; comprendre les diff&#233;rences &#171; qualitatives &#187; des votes recueillis par Sinistra critica et par le PCL. Les votes de ce dernier proviennent en effet en grande partie du PdCI (le parti fond&#233; par Cossutta) et seulement un pourcentage infime vient du PRC ou des Verdi (Verts). Les votes de Sinistra critica par contre viennent surtout du PRC, mais aussi de mani&#232;re significative du PdCI et des Verdi, mais ce sont surtout des votes f&#233;minins et jeunes. Il s'agit &#233;galement dans une large mesure de votes &#171; militants &#187;, provenant d'une partie de l'avant-garde engag&#233;e dans les syndicats et les mouvements sociaux, les votes de ceux qui ont voulu ainsi lancer le signal d'un engagement &#224; gauche, de leur volont&#233; de ne pas se r&#233;signer et de protester ainsi contre la d&#233;rive des deux partis communistes du gouvernement Prodi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&lt;strong&gt;e forum de l'opposition sociale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment pourrait-on relancer une gauche de classe ? Par o&#249; recommencer ? Dans l'imm&#233;diat il n'y a pas de formules organisationnelles ni de regroupements qui permettent de m&#233;taboliser la d&#233;faite. Une nouvelle gauche de classe ne peut se construire par en haut, en se d&#233;barrassant simplement des anciens groupes dirigeants qui ont failli, bien que cela soit n&#233;cessaire. Il faut surtout une pratique collective et r&#233;elle d'opposition sociale, qui ne peut &#234;tre seulement de fa&#231;ade ni seulement propagandiste, mais qui doit avoir le souffle long et la capacit&#233; de travailler en profondeur. Les manifestations de protestation en r&#233;action &#224; l'esprit obscurantiste et x&#233;nophobe qui se r&#233;pand en Italie en sont certainement un &#233;l&#233;ment. Mais nous avons surtout besoin d'un projet d'enracinement social et d'un programme politique &#224; la hauteur de la crise globale des soci&#233;t&#233;s capitalistes occidentales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne peut &#234;tre r&#233;solu par une formule ou un sch&#233;ma politique, pas plus que par des alliances improvis&#233;es. En tant que Sinistra critica nous proposons de travailler sur deux axes, sur deux coordonn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;rement, nous allons continuer la construction de notre projet politique et donc de notre organisation, sans pour autant autoproclamer un parti et en poursuivant encore le projet constituant. Nous voulons nous doter d'un local national, construire un bureau central constitu&#233; de fonctionnaires qui ne seront pas des professionnels, mais qui travailleront selon le principe de la rotation et &#224; temps partiel, et pour commencer nous organiserons d&#233;but juillet notre premi&#232;re f&#234;te nationale &#224; Rome. En m&#234;me temps nous voulons ouvrir une phase d'&#233;laboration pour r&#233;aliser notre v&#233;ritable premier congr&#232;s national d&#233;but 2009, qui servira &#233;galement pour le lancement formel de la campagne &#233;lectorale des europ&#233;ennes. Dans ce sens l'engagement de la Sinistra critica au sein du projet de la Gauche anticapitaliste europ&#233;enne est d&#233;cisif et vise son renforcement organisationnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la seconde coordonn&#233;e est aussi importante que la premi&#232;re, sinon plus importante. Il s'agit de construire un &#171; front unitaire &#187; capable de r&#233;sister &#224; la multitude des attaques de la droite, autour d'un programme d'opposition sociale et d'un projet d'enracinement social, avant tout sur les lieux de travail, pour reconstruire les &#171; bastions &#187; de la r&#233;sistance sociale. Pour cela l'importance d'un nouveau syndicat de classe sera d&#233;terminante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pensons que cela n&#233;cessite de relancer la coop&#233;ration entre les forces qui n'ont pas abandonn&#233; l'opposition m&#234;me lorsque le gouvernement &#233;tait de centre-gauche &#8212; le cartel du 9 juin 2007 qui a permis la grande mobilisation contre la venue de Bush &#8212; et qui ont maintenu un ancrage rigoureux dans les aspirations du prol&#233;tariat moderne. Les th&#232;mes sont ceux impos&#233;s par l'offensive capitaliste en Europe : la r&#233;sistance ouvri&#232;re, la d&#233;fense des services publics, la lutte contre la x&#233;nophobie, la d&#233;fense &#233;cologique de l'environnement. Sur tous ces terrains il faut une dimension europ&#233;enne et alors que la situation italienne semble si obscure et dangereuse il faut esp&#233;rer que beaucoup d'eurosceptiques vont comprendre combien un mouvement ouvrier capable de transcender les fronti&#232;res nationales est vital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce but nous proposons la constitution d'un Forum d'opposition sociale au sein du- quel on puisse reconstruire un d&#233;bat strat&#233;gique sur l'identit&#233; d'une gauche anticapitaliste en commen&#231;ant par son principal caract&#232;re : l'indisponibilit&#233; pour gouverner le capitalisme et la disponibilit&#233; pour le renverser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, nous avons devant nous un long travail, qui doit &#234;tre constant et d&#233;termin&#233;. La Sinistra critica est n&#233;e au milieu d'une d&#233;faite historique et elle a le m&#233;rite d'avoir &#233;t&#233; capable de sauvegarder les &#233;nergies de quelques milliers de militant(e)s. Ces &#233;nergies seront pr&#233;cieuses dans la nouvelle phase. Nous n'avions pas escompt&#233; de nous trouver dans un tel contexte. Nous y sommes et nous allons y jouer avec conviction la partie qui ne fait que commencer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. De Jean-Baptiste Colbert (1619-1683), entr&#233; au service de Louis XIV &#224; la mort de son protecteur Mazarin. En d&#233;non&#231;ant ses pratiques aux finances, il contribue &#224; la disgr&#226;ce de Fouquet et prend sa place, puis d&#233;veloppe le commerce et l'industrie par d'importantes interventions de l'&#201;tat. Son nom reste attach&#233; &#224; une telle politique : le colbertisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Au moment d'&#233;crire cet article nous ne savons pas encore comment cela va se terminer, mais ce n'est pas par hasard que le nouveau commissaire europ&#233;en nomm&#233; par Berlusconi, Antonio Tajani, a &#233;t&#233; d&#233;plac&#233; de la Justice aux Transports.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. S&#233;nateur, membre de la tendance Sinistra critica du PRC et militant de la IVe Internationale, Franco Turigliatto a &#233;t&#233; expuls&#233; du parti pour avoir refus&#233; de voter le financement de l'arm&#233;e d'occupation italienne en Afghanistan. Cf. Inprecor n&#176; 526/527 d'avril-mai 2007, n&#176; 528/529 de juin-juillet 2007 et n&#176; 534/535 de janvier-f&#233;vrier 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. D&#233;mocratie prol&#233;tarienne (DP) est apparue en 1975 en tant que cartel &#233;lectoral constitu&#233; par le Parti d'unit&#233; prol&#233;tarienne pour le communisme (PdUP), l'Avanguardia operaria (AO), le Mouvement des travailleurs pour le socialisme (MLS) et d'autres groupes plus petits, dont la section italienne de la IVe Internationale. En 1976 l'autre grande organisation de l'extr&#234;me gauche, Lotta continua (LC) a rejoint la coalition, qui s'est transform&#233;e en parti en 1978 (sans la participation de la section italienne de la IVe Internationale, qui ne la rejoindra qu'en 1989). En 1991 la DP a contribu&#233; &#224; fonder le Mouvement pour la refondation communiste, qui deviendra le Parti de la refondation communiste (PRC). Au sein de ce dernier les dirigeants historiques de la DP ont rejoint durablement la direction majoritaire, dont ils restent membres tout en continuant &#224; &#234;tre per&#231;us comme repr&#233;sentant &#171; la tradition de la DP &#187;, alors que ceux qui &#233;taient issus de la tradition trotskiste ont form&#233; pour les uns &#8212; Marco Ferrando, Franco Grisolia et d'autres &#8212; une minorit&#233; programmatique (d'abord &#8220;Proposta&#8221;, puis &#8220;Progetto comunista&#8221;) et pour les autres &#8212; membres de la IVe Internationale &#8212; des regroupements en fonction des d&#233;bats qui traversaient le parti (entrant au sein de la majorit&#233; de la direction lors du tournant &#224; gauche du PRC en 1998) puis ils prirent part &#224; la fondation du courant Sinistra critica lorsque la direction conduite par Fausto Bertinotti a fait le choix d'int&#233;grer le PRC dans le projet gouvernemental de centre-gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. Du nom d'Armando Cossutta, dirigeant historique du PCI, un des dirigeants fondateurs du PRC. En 1998, lorsque le PRC d&#233;cida de ne plus soutenir le premier gouvernement de centre-gauche dirig&#233; par Prodi, Cossutta fonda avec la majorit&#233; des d&#233;put&#233;s du PRC de l'&#233;poque le Parti des communistes italiens (PdCI), qui fit son entr&#233;e dans le gouvernement de centre-gauche. Mis en minorit&#233; par Diliberto, il a d&#233;missionn&#233; du PdCI en 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. La CGIL (Conf&#233;d&#233;ration g&#233;n&#233;rale italienne du travail, historiquement li&#233;e au PCI, 2,5 millions de membres actifs), la CISL (Conf&#233;d&#233;ration italienne des syndicats des travailleurs, historiquement li&#233;e &#224; la d&#233;mocratie chr&#233;tienne, 1,9 million de membres actifs) et l'UIL (Union italienne du travail, historiquement li&#233;e au parti socialiste, 1,1 million de membres actifs) sont les trois principales centrales syndicales italiennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. Sous la d&#233;nomination des CoBas (Comit&#233; de base), on trouve de nombreuses organisations syndicales issues des luttes sectorielles de la fin des ann&#233;es 1980 ainsi que des ruptures au sein de la CGIL lorsque cette conf&#233;d&#233;ration a accept&#233; la remise en cause de l'&#233;chelle mobile des salaires. Plusieurs regroupements font partie de ce &#171; syndicalisme de base &#187; combatif, dont le Syndicat intercat&#233;goriel des travailleurs (SDL, issu de la fusion en janvier 2007 du Syndicat intercat&#233;goriel des comit&#233;s de base &#8212; SinCobas, du Syndicat autonome des travailleurs des soins &#8212; SALC et du Syndicat unitaire des travailleurs des transports &#8212; SULT), la Conf&#233;d&#233;ration CoBas, l'UniCobas, la Conf&#233;d&#233;ration unitaire de base (CUB)&#8230; Tr&#232;s divis&#233;, ce syndicalisme de base repr&#233;sente pourtant au moins plusieurs dizaines de milliers de militants combatifs et parvient dans certains secteurs et dans certaines r&#233;gions &#224; arriver en t&#234;te aux &#233;lections syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9. On lira sur ce site la traduction des 11 Th&#232;ses soumises par Sinistra critica &#224; la discussion de la gauche de classe italienne dans le but de contribuer &#224; sa construction.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La gauche &#224; un tournant</title>
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		<dc:creator>Salvatore Cannavo</dc:creator>


		<dc:subject>Italie</dc:subject>

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&lt;p&gt;La bataille politique fait rage en Italie, les &#233;lections l&#233;gislatives se tenant les 9 et 10 avril prochains. Face &#224; Berlusconi, la gauche se pr&#233;sente en coalition emmen&#233;e par le social-lib&#233;ral Romano Prodi. &lt;br class='autobr' /&gt; L'une apr&#232;s l'autre, les composantes de la Maison des libert&#233;s1 nous rappellent l'imp&#233;rieuse n&#233;cessit&#233; de battre la droite et d'effectuer un tournant rapide dans la politique italienne, lors des l&#233;gislatives des 9 et 10 avril prochains. Car, bien que t&#233;nu, il y a un fil qui lie le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La bataille politique fait rage en Italie, les &#233;lections l&#233;gislatives se tenant les 9 et 10 avril prochains. Face &#224; Berlusconi, la gauche se pr&#233;sente en coalition emmen&#233;e par le social-lib&#233;ral Romano Prodi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'une apr&#232;s l'autre, les composantes de la Maison des libert&#233;s1 nous rappellent l'imp&#233;rieuse n&#233;cessit&#233; de battre la droite et d'effectuer un tournant rapide dans la politique italienne, lors des l&#233;gislatives des 9 et 10 avril prochains. Car, bien que t&#233;nu, il y a un fil qui lie le t-shirt de Calderoli2, le &#171; Manifeste de la race &#187; de Pera3 et les n&#233;onazis : c'est celui d'une droite obs&#233;d&#233;e par l'anticommunisme, qui souffle sur le feu de l'affrontement social, qui titille les plus bas instincts d'une soci&#233;t&#233; occidentale pr&#233;caris&#233;e et en crise d'identit&#233;, qui est amplement dispos&#233;e &#224; sacrifier sur l'autel du choc des civilisations les r&#232;gles et les principes de l'entente sociale qu'elle dit pourtant vouloir d&#233;fendre. Si le programme de Berlusconi - qui se r&#233;sume &#224; celui sign&#233; lors de l'assembl&#233;e de Parme de l'organisation patronale italienne, la Confindustria, en 2001, et &#224; celui souscrit aupr&#232;s de la Maison Blanche - ne suffisait pas, ce qui est arriv&#233; au cours des derni&#232;res semaines motive une ba&#172;taille r&#233;solue pour chasser les forces de droite aux prochaines &#233;lections. Mais battre la droite n'est pas suffisant, si l'on ne va pas au-del&#224; de sa politique et de son horizon, le berlusconisme. Cet horizon ne concerne pas uniquement la politique &#233;conomique. Il s'agit &#233;galement de la politique &#233;trang&#232;re et de l'opposition &#171; culturelle &#187; entre &#171; l'Occident &#187; et le &#171; monde islamique &#187;. Faire reculer la th&#232;se politique du choc des civilisations est une priorit&#233; incontournable. Pour un &#233;ventuel gouvernement de centre gauche, cela signifie proposer des options et des choix profond&#233;ment diff&#233;rents de ceux qui dominent la sc&#232;ne mondiale, depuis 2001, mais aussi depuis la premi&#232;re guerre du Golfe, en 1991. Si le retrait des troupes d'Irak est un passage oblig&#233;, il est &#233;vident que cet acte ne r&#233;glera pas tout. Il faudra savoir, en m&#234;me temps, affronter la crise iranienne et r&#233;soudre la question palestinienne. Cela ne sera pas facile, comme en t&#233;moigne l'interview de l'ambassadeur isra&#233;lien &#224; Rome &#224; propos de Ali Rashid4. Sans oublier &#233;galement l'engagement italien en Afghanistan. En somme, l'alternative &#224; Berlusconi passe par une nouvelle politique internationale, en faisant en sorte que l'Italie r&#233;cup&#232;re un r&#244;le de m&#233;diateur pour la paix, en mesure de valoriser sa fonction de &#171; charni&#232;re de la M&#233;diterran&#233;e &#187; et de pont vers le monde arabo-musulman. Le probl&#232;me est le suivant : la coalition du centre gauche, l'Union, emmen&#233;e par l'ex-pr&#233;sident de la Commission europ&#233;enne, Romano Prodi, et dont Refondation communiste (PRC) est partie prenante, pourra-t-elle changer de politique, ouvrir une nouvelle phase et une nouvelle perspective pour les travailleurs italiens ? La r&#233;ponse, malheureusement, est n&#233;gative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Caution&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PRC a soutenu un accord politique gouvernemental avec le centre gauche, en donnant vie &#224; la coalition de l'Union. C'est un choix que le courant Gauche critique de PRC a contest&#233;, en proposant simplement un accord &#233;lectoral technique pour battre la droite et Berlusconi. La ligne choisie par la majorit&#233; du parti a d&#233;bouch&#233; sur un accord programmatique - un texte de 280 pages - qui sert de base &#224; l'accord gouvernemental. L'orientation lib&#233;rale de l'Union a &#233;t&#233; temp&#233;r&#233;e par l'apport du PRC, mais cela n'a pas produit un changement visible dans les objectifs de gestion de l'&#201;tat capitaliste. Avec la nature de la coalition et avec le r&#244;le de Prodi, il ne pouvait en &#234;tre autrement. Le programme de l'Union soutient le Pacte de stabilit&#233; et le consensus de Lisbonne. Il d&#233;fend une vision eurolib&#233;rale de l'Union europ&#233;enne, en continuit&#233; avec la gestion de la Commission europ&#233;enne sous Prodi. En mati&#232;re de politique &#233;trang&#232;re, le texte propose le retrait d'Irak des troupes d'occupation, mais il soutient la politique d'Alliance atlantique avec les &#201;tats-Unis et la perspective d'une arm&#233;e europ&#233;enne pour contrebalancer la force de Washington. Le texte parle express&#233;ment des privatisations et des lib&#233;ralisations de l'&#233;conomie - sauf pour l'eau, qui doit rester publique - et, contrairement aux attentes des mouvements sociaux, il n'y a pas d'engagement &#224; effacer les pires lois du gouvernement Berlusconi (la loi sur la pr&#233;carit&#233; du travail, la loi sur l'&#233;cole, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appartenance &#224; la coalition est pr&#233;sent&#233;e, par la direction du PRC, comme un acquis et une victoire dans la confrontation avec les tendances sociales-lib&#233;rales de l'Union (D&#233;mocrates de gauche et La Marguerite). En fait, elle ne fait que donner une caution de gauche aux lib&#233;raux. Le programme de l'Union, la coalition de centre gauche emmen&#233;e par l'ex-pr&#233;sident de la Commission europ&#233;enne, Romano Prodi, se place dans une perspective lib&#233;rale dans plus d'un domaine. Tout d'abord, sur le plan strictement budg&#233;taire. En 2005, le d&#233;ficit public italien a atteint 4,3 %, bien au-del&#224; des 3 % voulus par l'Union europ&#233;enne en 2007. Si le gouvernement le pr&#233;voit &#224; 3,5 % pour 2006, il y a de fortes pr&#233;somptions que l'objectif ne sera pas atteint. L'h&#233;ritage risque d'&#234;tre lourd, mais Prodi a la solution : &#171; Si nous gagnons les &#233;lections, a-t-il dit au quotidien Les &#201;chos, notre engagement fondamental est justement de donner un signal d'assainissement des finances publiques. Notre objectif est de revenir progressivement &#224; un d&#233;ficit satisfaisant et de faire beaucoup mieux que les crit&#232;res de Maastricht d'ici &#224; cinq ans. &#187;5&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me volet du projet de Prodi vise &#224; restructurer le syst&#232;me industriel italien de fa&#231;on &#224; faire face &#224; la concurrence internationale. L'organisation patronale italienne, la Confindustria, ne veut pas d&#233;roger aux r&#232;gles introduisant la pr&#233;carit&#233;, et elle continue &#224; exiger des subventions et diverses aides. Elle a besoin d'un syst&#232;me de n&#233;gociations qui permette &#224; l'Italie de faire ce que l'Allemagne a pu r&#233;aliser. En fait, la majorit&#233; des groupes bancaires, du moins les plus importants, comme Intesa et Unicredit, s'est rang&#233;e du c&#244;t&#233; de l'Union. Pour ne pas &#234;tre ambigu&#235;, Prodi a r&#233;pondu positivement &#224; l'appel lanc&#233; par le pr&#233;sident du patronat italien, Luca Cordero di Montezemolo, qui demandait plus d'aides aux entreprises, plus de r&#233;ductions du co&#251;t de travail, plus de libert&#233; d'action dans les usines, et plus de flexibilit&#233; du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, Prodi s'est pr&#233;sent&#233; au congr&#232;s de la CGIL, le principal syndicat italien, pour gagner son soutien et pr&#233;senter la m&#234;me potion sociale. Le but est &#233;vident : la strat&#233;gie de Prodi et de l'Union consiste &#224; renouveler une ligne de concertation entre les syndicats et le patronat. Le troisi&#232;me niveau de l'offensive est politique et d&#233;mocratique. Il touche aux mouvements, &#224; la citoyennet&#233; active et au conflit social. Il est insupportable de constater comment des porte-parole influents de l'Union, et les principaux quotidiens italiens favorables &#224; celle-ci, traitent les habitants du Val de Susa6 Cette attitude - face &#224; toute une population en lutte - est un indice du rapport &#233;tabli entre les formes de contestation sociale et les dirigeants de l'Union - de la Marguerite ou des D&#233;mocrates de gauche7 Ce n'est pas un hasard si Refondation communiste (PRC), bien que rattach&#233;e &#224; l'Union, soit prise pour cible, au vu de ses liens avec le mouvement No Tav (contre le train &#224; grande vitesse Lyon-Turin), et de son engagement au sein du mouvement pacifiste et altermondialiste. Enfin, il existe un quatri&#232;me niveau, celui de la culture d&#233;mocratique et des droits civiques. L'Union a r&#233;ussi &#224; se mettre &#224; dos presque toutes les associations homosexuelles et une partie du mouvement f&#233;ministe. Le refus d'Arcilesbica4 de voter pour l'Union est symptomatique. Fin de cycle Tout cela r&#233;v&#232;le les dangers d'un accord gouvernemental avec la gauche lib&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PRC ferme ainsi un cycle de son histoire : le parti a choisi d'entrer dans une coalition politique qui soutient les int&#233;r&#234;ts du patronat italien. Cette d&#233;cision s'accompagne de deux autres &#233;l&#233;ments. D'abord, la formation d'un nouveau parti politique, la section italienne de la Gauche europ&#233;enne, repr&#233;sente une dissolution de facto du PRC. Ensuite, le choix de la non-violence comme leitmotiv de ce nouveau projet politique. &#192; cela, s'ajoute le rejet de la candidature de Marco Ferrando - repr&#233;sentant l'une des composantes trotskystes du PRC - &#224; cause de ses d&#233;clarations publiques sur la r&#233;sistance irakienne. L'&#233;pisode est r&#233;v&#233;lateur d'un parti cherchant plus &#224; r&#233;pondre aux alli&#233;s de l'Union - qui ont demand&#233; l'&#233;limination de Ferrando - qu'&#224; l'int&#233;grit&#233; du parti. Donc, la situation de la gauche italienne va changer rapidement. Cela aura des cons&#233;quences sur notre attitude et notre projet politique. En tant que courant du PRC, Gauche critique est en train de discuter un manifeste programmatique pour &#233;laborer les conditions d'une gauche anticapitaliste renouvel&#233;e. Ces d&#233;bats se sont d&#233;roul&#233;s dans le parti et ils ont pour but de s'&#233;tendre &#224; tous les militants. Mais, en m&#234;me temps, ils doivent servir &#224; se pr&#233;parer &#224; un sc&#233;nario incertain et en constante &#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette initiative se d&#233;roule pendant la campagne &#233;lectorale. Apr&#232;s l'&#233;lection, elle se portera, avec des propositions, au niveau parlementaire. Il s'agira d'une bataille tr&#232;s difficile et importante, parce que le PRC est pr&#234;t &#224; soutenir un gouvernement bourgeois. Dans cette perspective, tr&#232;s incertaine, nous discutons de l'&#233;volution de la Gauche critique, de son autonomie et de son r&#244;le pour maintenir une perspective anticapitaliste et r&#233;volutionnaire dans la politique italienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Rome, Salvatore Cannavo, traduit par Maria Gatti Rouge n&#176; 2152-2153.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;FONT size=2&gt;1. Maison des libert&#233;s (&#171; Casa delle liberta &#187;) est la coalition &#233;lectorale autour de Silvio Berlusconi, qui regroupe notamment Forza Italia (le parti cr&#233;&#233; par Berlusconi), l'Alliance nationale (parti d'extr&#234;me droite post-fasciste), la Ligue du Nord (parti x&#233;nophobe qui avait r&#233;clam&#233; l'ind&#233;pendance de l'Italie du Nord), l'Union d&#233;mocrate-chr&#233;tienne (les fragments les plus conservateurs de l'historique D&#233;mocratie chr&#233;tienne, qui a &#233;clat&#233; &#224; la suite des proc&#232;s de 1992 contre la corruption ), le Nouveau Parti socialiste italien (tradition conservatrice du PSI qui a sombr&#233; dans la corruption) et le Parti r&#233;publicain italien. Le 17 f&#233;vrier 2006, Silvio Berlusconi a sign&#233; un accord &#233;lectoral avec Alessandra Mussolini, petite-fille du dictateur, int&#233;grant ainsi son organisation n&#233;ofasciste, Alternative sociale, &#224; la Maison des libert&#233;s. &lt;/FONT&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;FONT size=2&gt;2. Roberto Calderoli, ministre des R&#233;formes du gouvernement Berlusconi, membre de la x&#233;nophobe Ligue du Nord, a suscit&#233; un scandale en arborant, le 14 f&#233;vrier, un t-shirt avec les caricatures danoises de Mahomet. Il a d&#251; d&#233;missionner le 18 f&#233;vrier &#224; la demande de Berlusconi. La Ligue du Nord aspire &#224; un &#171; choc des civilisations &#187; et r&#233;clame au pape qu'il prenne la t&#234;te d'une &#171; croisade &#187; contre l'islam. &lt;/FONT&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;FONT size=2&gt;3. Le Manifeste pour l'Occident, du pr&#233;sident du S&#233;nat, Marcello Pera (pour l'Occident, mais contre les valeurs la&#239;ques). &lt;/FONT&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;FONT size=2&gt;4. Ali Rashid, un intellectuel et repr&#233;sentant politique palestinien, qui a pris r&#233;cemment la nationalit&#233; italienne, est candidat de Refondation communiste (PRC) aux &#233;lections l&#233;gislatives. Dans une interview au journal Il Giornale (propri&#233;t&#233; de la famille Berlusconi), le 28 f&#233;vrier, l'ambassadeur isra&#233;lien &#224; Rome, Ehud Gol, l'a outrageusement insult&#233;. &lt;/FONT&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;FONT size=2&gt;5 Les &#201;chos du 22 f&#233;vrier 2006. &lt;/FONT&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;FONT size=2&gt;6 Une liaison ferroviaire &#224; grande vitesse entre Lyon et Turin est en projet. Elle devrait conduire &#224; la construction d'un tunnel de 53 kilom&#232;tres d&#233;bouchant dans la vall&#233;e de Susa (Val-de-Susa), dont la population est massivement mobilis&#233;e contre ce projet... En novembre dernier, une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale a paralys&#233; la vall&#233;e. &lt;/FONT&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;FONT size=2&gt;7 Les D&#233;mocrates de gauche (DS) rassemblent la majorit&#233; de l'ex-Parti communiste italien qui s'est &#171; social-d&#233;mocratis&#233; &#187; en 1990. 4. Plusieurs associations culturelles italiennes (Arci), autrefois li&#233;es au Parti communiste italien, sont des associations progressistes importantes. Arcilesbica concerne les lesbiennes italiennes. &lt;/FONT&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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