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	<title>La Gauche</title>
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		<title>La Gauche</title>
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		<title>ITALIE : la naissance de Sinistra Critica</title>
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		<dc:date>2008-04-14T02:14:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Cinzia Arruzza</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;&#034;NOUS REPRESENTONS UNE PARTIE DE LA SOCIETE QUI NE RENONCE PAS&#034; ou la fin peu honorable de Rifundazione Comunista et la naissance de Sinistra Critica.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Strategie-" rel="directory"&gt;Strat&#233;gie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Apr&#232;s la transformation, d&#233;but des ann&#233;es 90, du vieux parti communiste italien en parti social-d&#233;mocrate, les gens dans le parti communiste qui n'&#233;taient pas d'accord avec cette transformation sociale d&#233;mocrate ont cr&#233;&#233; Rifundazione Comunista en 1991. D'autres gens de la nouvelle gauche des ann&#233;es 70, dont la section de la 4e Internationale, se sont joints &#224; ce nouveau parti Rifundazione Comunista, qui voulait &#234;tre un parti perp&#233;tuant la tradition anti n&#233;olib&#233;rale et communiste en Italie. Mais r&#233;cemment, Rifundazione Comunista a particip&#233; au gouvernement social lib&#233;ral de Romano Prodi, ce qui a provoqu&#233; des vives tensions en son sein. Cinzia Arruzza est membre de la direction de Sinistra Critica (la Gauche Critique) et du centre d'&#233;tudes Livio Maitan.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Interview de Cinzia Arruzza, Sinistra Critica (la Gauche Critique) par Chris Den Hond.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinzia Arruzza : Sinistra Critica est une nouvelle organisation qui vient de na&#238;tre en d&#233;cembre 2007. C'est une nouvelle organisation anticapitaliste. Nous sommes sortis de Rifundazione Comunista en d&#233;cembre 2007. Il y a eu une rupture &#224; cause de la participation de Rifundazione dans le gouvernement social-lib&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Oscillations entre gouvernement ou mouvement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rifundazione a &#233;t&#233; un parti tr&#232;s important en Italie. Je crois que nous &#233;tions le parti de la gauche radicale le plus important d'Europe avec 100.000 membres &#224; un certain moment. Rifundazione Comunista a aussi jou&#233; un r&#244;le tr&#232;s important pendant le mouvement de G&#234;nes en s'impliquant profond&#233;ment dans le mouvement altermondialiste. Mais le probl&#232;me c'est que c'est un parti qui a toujours eu des oscillations entre une vocation gouvernementale et une vocation mouvementiste, donc une implication dans les mouvements sociaux. Enfin de compte, c'est la vocation gouvernementale qui l'a emport&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rifundazione vote pour la guerre en Afghanistan&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a deux ans, Rifundazione Comunista a d&#233;cid&#233; de participer au gouvernement de centre gauche dans la coalition du gouvernement Prodi. Cela a produit un changement radical du parti et m&#234;me de sa nature. Ces deux derni&#232;res ann&#233;es, Rifundazione Comunista a vot&#233; toutes les lois, tous les mesures sociales lib&#233;rales du gouvernement Prodi. Il a vot&#233; notamment pour le financement de la mission en Afghanistan, en trahissant donc toutes les promesses et sa vocation contre la guerre. Il a vot&#233; les r&#233;formes antisociales comme la r&#233;forme des retraites, les mesures sur le travail pr&#233;caire, etc. C'est pourquoi nous avons d&#233;cid&#233; une rupture, mais aussi parce que notre camarade Franco Turigliatto &#233;tait exclu en f&#233;vrier 2007 avoir refus&#233; de voter pour le financement de la mission en Afghanistan. Son exclusion pour cette raison a &#233;t&#233; un fait extr&#234;mement grave. En plus, Rifundazione Comunista est maintenant impliqu&#233; dans la construction d'une nouvelle coalition de nouveaux partis, qui s'appelle La Gauche, qui est en fait un parti r&#233;formiste, qui a quand m&#234;me pour vocation fondamentale de gouverner ou de faire des alliances avec le social lib&#233;ralisme. Il sera donc complice de mesures contre les travailleurs, les &#233;tudiants, les femmes etc. C'est pour cela que nous avons d&#233;cid&#233; de cr&#233;er cette nouvelle organisation Sinistra Critica.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La naissance de Sinistra Critica (la Gauche Critique)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sinistra Critica n'est pas exactement une organisation trotskyste. Elle est n&#233;e en 2005, pendant le dernier congr&#232;s de Rifundazione, comme tendance &#224; l'int&#233;rieur du parti. Cette tendance s'est constitu&#233;e autour de l'id&#233;e d'opposition au choix gouvernemental de Rifundazione et sur l'id&#233;e de continuer la tradition de luttes sociales dans laquelle Rifundazione avait particip&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a eu une discussion &#224; l'int&#233;rieur de Sinistra Critica, une discussion tr&#232;s d&#233;mocratique, parce qu'on a vraiment pris le temps de discuter la situation et les choix qu'il fallait faire. On &#233;tait tous d'accord d&#232;s le d&#233;but, qu'en fait, avec l'implication de Rifundazione Comunista dans le gouvernement Prodi, c'&#233;tait un cycle qui se terminait. C'est &#224; dire que Rifundazione n'&#233;tait plus un outil pour la construction d'une gauche anticapitaliste, au contraire, elle &#233;tait totalement impliqu&#233;e dans des mesures qui allaient contre la construction d'une gauche anticapitaliste. Elle allait aussi contribuer &#224; la pacification des masses, des travailleurs et des gens qui avaient particip&#233; au mouvement altermondialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sortir renforc&#233; au bon moment&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but, nous avions compris que c'&#233;tait la fin d'un cycle, que Rifundazione ne pouvait plus jouer son r&#244;le utile, donc on a eu une discussion sur le meilleur moment pour sortir d'une fa&#231;on renforc&#233;e, c'est-&#224;-dire sortir sans rupture &#224; l'int&#233;rieur et de fa&#231;on compr&#233;hensible au niveau plus ou moins des masses. On a m&#234;me attendu que le gouvernement Prodi perde toute sa l&#233;gitimit&#233;, ce qui s'est produit rapidement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On avait d&#233;j&#224; une rupture symbolique et mat&#233;rielle assez forte avec l'exclusion de notre s&#233;nateur Franco, alors nous avons attendu un peu pour convaincre d'autres camarades de rentrer dans le nouveau parti. Quand on est sorti de Rifundazione de fa&#231;on d&#233;finitive en d&#233;cembre 2007, c'&#233;tait le moment o&#249; Rifundazione avait d&#233;j&#224; annonc&#233; qu'elle voulait construire un nouveau parti avec d'autres organisations plus &#224; droite, donc un nouveau parti r&#233;formiste. Notre d&#233;part n'a donc pas &#233;t&#233; une simple scission. En fait c'est Rifundazione qui a cess&#233; d'exister en tant que telle. On a pris acte que le cadre dans lequel nous avions travaill&#233; jusque l&#224; n'existait plus. Nous sommes sortis renforc&#233;s. Nous avons perdu tr&#232;s peu de camarades. S'il faut se d&#233;finir, alors on fait r&#233;f&#233;rence &#224; toute une tradition du marxisme r&#233;volutionnaire qui passe par Trotsky bien s&#251;r, mais aussi par L&#233;nine, par Rosa Luxembourg, par Benjamin ou d'autres courants de pens&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sinistra Critica est une organisation vraiment pleine de jeunes et de femmes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une caract&#233;ristique dont on est tr&#232;s fi&#232;re. Il y a bien s&#251;r des trotskystes &#224; l'int&#233;rieur, mais pas seulement. En fait, pendant les ann&#233;es du mouvement altermondialiste on a r&#233;ussi &#224; construire une tendance anticapitaliste coh&#233;rente qui a attir&#233; beaucoup de gens qui se sont politis&#233;s pendant le mouvement altermondialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il y a un retour de Berlusconi au gouvernement, c'est la faute du gouvernement Prodi, c'est la faute des forces mod&#233;r&#233;es, de la gauche mod&#233;r&#233;e, qui ont trahi toutes les promesses qu'elles avaient faites, qui ont trahi m&#234;me les mouvements sociaux, qui les avaient &#233;lu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Construire une gauche anticapitaliste europ&#233;enne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons des interlocuteurs avec qui nous faisons beaucoup de choses concernant la r&#233;solution des conflits sociaux. Nous sommes intens&#233;ment impliqu&#233;s dans la construction de r&#233;seaux plus larges avec lesquels nous continuons le mouvement contre la guerre. Nous participons au mouvement f&#233;ministe qui est en train de rena&#238;tre en Italie. Donc, nous ne nous sentons pas isol&#233;s de la soci&#233;t&#233;. Nous pensons plut&#244;t que nous repr&#233;sentons une partie de la soci&#233;t&#233; qui ne renonce pas. Et puis, au niveau europ&#233;en, nous regardons avec beaucoup d'attention le processus lanc&#233; par la LCR en France, la construction d'un nouveau parti anticapitaliste. Nous, en Italie, sommes en train de prendre la m&#234;me direction. On regarde aussi avec beaucoup d'attention d'autres exp&#233;riences comme Espacio Alternativo en Espagne et le Bloc de Gauche au Portugal. Dans notre discussion interne, nous avons toujours pens&#233; qu'il est tr&#232;s important de parvenir avec ces forces &#224; construire ensemble une gauche anticapitaliste europ&#233;enne. C'est &#231;a notre but au niveau international, au niveau europ&#233;en. Il faut vraiment essayer de construire une gauche anticapitaliste europ&#233;enne forte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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