<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.lagauche.ca/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>La Gauche</title>
	<link>https://www.lagauche.ca/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lagauche.ca/spip.php?id_mot=105&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>La Gauche</title>
		<url>https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L144xH75/siteon0-d17a8.jpg?1629928024</url>
		<link>https://www.lagauche.ca/</link>
		<height>75</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>&#202;tre de gauche (et de droite)</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Etre-de-gauche-et-de-droite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Etre-de-gauche-et-de-droite</guid>
		<dc:date>2003-09-28T20:11:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>D&#233;finitions</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'article que nous publions ici doit &#234;tre mis en rapport avec la d&#233;claration du pr&#233;sident du Br&#233;sil, Lula. Ce dernier lors de son r&#233;cent d&#233;placement au Venezuela a d&#233;clar&#233; qu'il &#171; n'&#233;tait pas de gauche &#187;. Cette d&#233;claration, qui aurait pu &#234;tre interpr&#233;t&#233;e comme une pointe d'ironie il y a encore deux ans, a suscit&#233; un d&#233;bat au Br&#233;sil. En effet, elle entrait en &#233;cho avec le type d'orientation &#233;conomique n&#233;o-lib&#233;rale suivie, depuis janvier 2003, par le gouvernement Lula. Emir Sader a saisi la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Debats-politiques-" rel="directory"&gt;D&#233;bats politiques&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Definitions-+" rel="tag"&gt;D&#233;finitions&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'article que nous publions ici doit &#234;tre mis en rapport avec la d&#233;claration du pr&#233;sident du Br&#233;sil, Lula. Ce dernier lors de son r&#233;cent d&#233;placement au Venezuela a d&#233;clar&#233; qu'il &#171; n'&#233;tait pas de gauche &#187;. Cette d&#233;claration, qui aurait pu &#234;tre interpr&#233;t&#233;e comme une pointe d'ironie il y a encore deux ans, a suscit&#233; un d&#233;bat au Br&#233;sil. En effet, elle entrait en &#233;cho avec le type d'orientation &#233;conomique n&#233;o-lib&#233;rale suivie, depuis janvier 2003, par le gouvernement Lula. Emir Sader a saisi la balle au bond pour tracer quelques limites &#233;l&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On peut consid&#233;rer comme &#233;tant de droite les forces qui se mettent au service des int&#233;r&#234;ts des personnes combl&#233;es. Les autres, ceux qui sentent et agissent du point de vue des pauvres, des condamn&#233;s de la terre, sont et seront toujours de gauche &#187;. &#171; De notre temps, tous ceux qui d&#233;fendaient les peuples opprim&#233;s, les mouvements de lib&#233;ration, les populations affam&#233;es du Tiers-monde, &#233;taient de gauche. Ceux qui, parlant dans leur propre int&#233;r&#234;t, disent qu'ils ne voient pas pourquoi ils distribueraient cet argent qu'ils gagnent &#224; la sueur de leur front, sont et seront, de droite &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Celui qui croit que les in&#233;galit&#233;s sont une fatalit&#233; et qu'il faut les accepter, qui pense que le monde a toujours &#233;t&#233; ainsi et qu'on ne peut rien y changer, a toujours &#233;t&#233; - et est toujours - de droite. De m&#234;me, la gauche ne cessera jamais d'&#234;tre identifi&#233;e avec ceux qui affirment que les &#234;tres humains sont &#233;gaux, qu'il faut relever celui qui est par terre, tout en bas. Je crois que cette distinction existe, qu'elle continue &#224; &#234;tre fondamentale, et que m&#234;me aujourd'hui elle sert encore &#224; distinguer les deux c&#244;t&#233;s de la politique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mots, prononc&#233;s par le philosophe italien Norberto Bobbio au cours d'un entretien avec Araujo Neto publi&#233; dans le quotidien Jornal do Brasil, constituent une d&#233;finition synth&#233;tique, mais suffisante, pour caract&#233;riser la gauche et la droite, et pour en rappeler l'actualit&#233;. Identification avec ceux d'en bas ou avec ceux d'en haut. Avec les pays de la p&#233;riph&#233;rie ou avec ceux du centre capitaliste. Avec les insatisfaits ou avec les conformistes. Acceptation de la fatalit&#233; de l'in&#233;galit&#233; ou r&#233;bellion contre celle-ci. Naturalisation de la pauvret&#233; ou lutte incessante pour la justice. Privil&#233;gier l'aspect financier ou l'aspect social. Universaliser les droits ou se contenter de conc&#233;der des chances (possibilit&#233;s). Promouvoir les int&#233;r&#234;ts publics ou les int&#233;r&#234;ts du march&#233;. Manifester sa solidarit&#233; ou sa complicit&#233; avec le march&#233;. Promouvoir l'humanisme ou accepter un monde dans lequel tout s'ach&#232;te et tout se vend. Choisir le multilat&#233;ralisme ou unilat&#233;ralisme. Utiliser la force ou privil&#233;gier des n&#233;gociations politiques. Davos ou Porto Alegre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme c'est m&#233;prisable d'&#234;tre de droite - d'&#234;tre du c&#244;t&#233; de Bush, par exemple - il arrive que ceux de droite pr&#233;tendent qu'il n'y a plus de droite ou de gauche, ou alors qu'ils sont du centre. Mais ils ne cessent pas pour autant d'&#234;tre de droite. Celui qui est de gauche s'assume comme &#233;tant de gauche, il s'inscrit dans une longue tradition de lutte pour l'&#233;galit&#233;, pour la justice, pour la reconnaissance de diff&#233;rence, dans le combat pour une soci&#233;t&#233; plus juste et plus humaine, et il en est fier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui au Br&#233;sil, par exemple, &#234;tre de gauche signifie affronter sans rel&#226;che au moins deux des pires h&#233;ritages du gouvernement (de droite) de Fernando Henrique Cardoso : l'h&#233;g&#233;monie du capital sp&#233;culatif, d'une part, et la pr&#233;carisation du monde du travail, d'autre part. C'est la gauche qui s'oppose au capital sp&#233;culatif, qui se bat pour les droits du monde du travail, pour la redistribution de la rente, pour l'universalisation des droits. Est de droite celui qui d&#233;fend les int&#233;r&#234;ts du capital financier, qui privil&#233;gie les principes du march&#233; au d&#233;triment des droits de la grande masse de la population qui vit de son travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gauche et la droite existent bel et bien, maintenant encore plus que jamais, dans un monde qui est polaris&#233; entre richesse et mis&#232;re, entre va-t-en-guerre et pacifistes, entre ceux pour qui les &#234;tres humains ne sont que des consommateurs et les humanistes. Choisissez votre c&#244;t&#233; et battez-vous pour lui, sans cacher ses valeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Emir Sader est un sociologue tr&#232;s connu au Br&#233;sil. Il est un des animateurs du Forum social mondial de Porto Alegre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(tir&#233; du site &#192; l'encontre)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
