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	<title>La Gauche</title>
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		<title>La Gauche</title>
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		<title>La v&#233;ritable urgence : b&#226;tir sur le terrain politique une coalition solidaire contre l'offensive de la droite !</title>
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		<dc:date>2011-11-22T14:38:29Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Rioux</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>La droite</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec solidaire</dc:subject>

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&lt;p&gt;Faire preuve d'ouverture, c'est s'atteler &#224; construire une v&#233;ritable coalition solidaire avec les mouvements sociaux, afin d'unifier le plus largement possible autour de perspectives permettant de r&#233;sister &#224; l'offensive de l'oligarchie dominante tant dans les luttes sociales que sur la sc&#232;ne &#233;lectorale. &lt;br class='autobr' /&gt; L'offensive f&#233;d&#233;rale &lt;br class='autobr' /&gt;
Le gouvernement conservateur est &#224; l'offensive. Il est en train de red&#233;finir la politique canadienne sur une orientation politique conservatrice et n&#233;olib&#233;rale. Il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Politique-quebecoise-" rel="directory"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-La-droite-+" rel="tag"&gt;La droite&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Quebec-solidaire-166-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec solidaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Faire preuve d'ouverture, c'est s'atteler &#224; construire une v&#233;ritable coalition solidaire avec les mouvements sociaux, afin d'unifier le plus largement possible autour de perspectives permettant de r&#233;sister &#224; l'offensive de l'oligarchie dominante tant dans les luttes sociales que sur la sc&#232;ne &#233;lectorale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'offensive f&#233;d&#233;rale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement conservateur est &#224; l'offensive. Il est en train de red&#233;finir la politique canadienne sur une orientation politique conservatrice et n&#233;olib&#233;rale. Il soutient sans g&#234;ne une politique anti&#233;cologique en favorisant le d&#233;veloppement de sables bitumineux en Alberta et en soutenant le d&#233;veloppement de l'exploitation p&#233;troli&#232;re dans le St-Laurent abandonnant totalement la lutte contre le r&#233;chauffement climatique. Il m&#232;ne une politique militariste en favorisant une hausse vertigineuse des investissements militaires et en participant &#224; toutes les aventures guerri&#232;res de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain. Il s'attaque au Qu&#233;bec, &#224; ses acquis et &#224; ses valeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement conservateur abolit et d&#233;truit le registre des armes &#224; feu malgr&#233; la demande unanime du Qu&#233;bec de ne pas le faire. Il impose une politique s&#233;curitaire centr&#233;e sur la r&#233;pression au m&#233;pris de toute l'exp&#233;rience de r&#233;habilitation d&#233;velopp&#233;e au Qu&#233;bec. Il diminue le poids de la d&#233;putation en provenance du Qu&#233;bec &#224; la Chambre des communes. Il nomme des juges et des hauts fonctionnaires unilingues. Il red&#233;finit le nationalisme canadien en donnant une nouvelle place &#224; un monarchisme folklorique et r&#233;actionnaire. Toutes ces politiques s'inscrivent dans la d&#233;fense d'une oligarchie capitaliste irresponsable et d&#233;montrent le m&#233;pris du gouvernement Harper envers le Qu&#233;bec et sa volont&#233; de le rapetisser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le gouvernement Charest engraisse ses amis affairistes dans un climat de fin de r&#233;gime&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement Charest est de plus en plus discr&#233;dit&#233; par des affaires de corruption. Son ent&#234;tement &#224; refuser la tenue d'une enqu&#234;te publique sur l'industrie de la construction et sur le financement des partis politiques &#233;tait le simple reflet de sa panique sur l'impact destructeur qu'aurait une telle enqu&#234;te sur l'avenir du Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec. Il esp&#232;re maintenant qu'il a suffisamment retard&#233; sa mise en place pour qu'il puisse faire face &#224; la prochaine &#233;ch&#233;ance &#233;lectorale sans que les retomb&#233;es de la Commission mise en place n'aient pu faire de ravages. Malheureusement pour lui, ses appuis &#233;lectoraux ont &#233;t&#233; suffisamment entam&#233;s, pour que certains secteurs de l'oligarchie r&#233;gnante aient trouv&#233; n&#233;cessaire de lancer un autre parti n&#233;olib&#233;ral, le CAQ de Legault, pour avoir deux fers au feu pour les prochaines &#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre temps, le premier ministre Charest se comporte comme un v&#233;ritable commis voyageur international pr&#234;t &#224; brader les richesses naturelles du Qu&#233;bec sur les diff&#233;rents march&#233;s de la plan&#232;te. Son Plan Nord ne se contente pas de c&#233;der nos richesses naturelles mini&#232;res et foresti&#232;res aux grandes entreprises internationales, mais il se permet de les subventionner et de leur construire les infrastructures n&#233;cessaires pour vider le Qu&#233;bec de ces ressources. Les grands int&#233;r&#234;ts capitalistes derri&#232;re Power Corporation semblent dicter les diff&#233;rents choix de ce gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa volont&#233; d'ouvrir le Qu&#233;bec aux gazi&#232;res est en un bel exemple. Malgr&#233; ses pr&#233;tentions environnementales, ce gouvernement s'est fait le d&#233;fenseur acharn&#233; du d&#233;veloppement du gaz de schiste en d&#233;pit de la volont&#233; populaire clairement exprim&#233;e de s'y opposer. Il organise le d&#233;veloppement des &#233;nergies fossiles (p&#233;trole du golfe St-Laurent au profit des entreprises de ce secteur). Tous ses plans &#233;nerg&#233;tiques ne visent pas d'abord &#224; r&#233;pondre aux besoins de la population, mais ils sont avant tout centr&#233;s sur l'exportation de l'&#233;nergie produite vers les &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il y a beaucoup d'argent pour les entreprises et pour mousser leurs occasions d'affaires, contre le peuple du Qu&#233;bec, il m&#232;ne une politique d'aust&#233;rit&#233; et il fait de sa priorit&#233; la lutte contre le d&#233;ficit malgr&#233; le recul de l'&#233;conomie. Tarification des services publics dont l'introduction d'une contribution dans la sant&#233;, hausse des frais de scolarit&#233;, renforcement du processus de privatisation en sant&#233; et en &#233;ducation, d&#233;veloppement des infrastructures par des Partenariat-Public-Priv&#233;. Ces derniers s'av&#232;rent plus co&#251;teux que les travaux publics. Et ils provoquent des pertes d'expertises par les minist&#232;res et sont l'occasion de corruption de tout genre. Ces politiques d'aust&#233;rit&#233; favorisent la concentration des richesses au sommet de la soci&#233;t&#233; et le maintien de couches enti&#232;res de la population dans la pauvret&#233;. Pour pouvoir mener ses politiques d'aust&#233;rit&#233; et rencontrer le moins de r&#233;sistance possible, le gouvernement Charest s'attaque encore une fois aux droits des organisations syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;sistance citoyenne des mouvements sociaux et d&#233;mocratiques se renforce.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les politiques du gouvernement conservateur r&#233;vulsent de plus en plus la population du Qu&#233;bec. Il s'av&#232;re de plus en plus inacceptable que 50 % de nos imp&#244;ts soient investis dans des projets que le peuple du Qu&#233;bec rejette. L'ind&#233;pendance s'impose pour en finir avec les projets du gouvernement f&#233;d&#233;ral faits contre le Qu&#233;bec et sa population. C'est la d&#233;sorientation strat&#233;gique totale du Parti qu&#233;b&#233;cois qui emp&#234;che que se cristallise et s'organise comme une force irr&#233;pressible pour le rejet des politiques f&#233;d&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les politiques d'aust&#233;rit&#233; du gouvernement Charest sont aussi massivement rejet&#233;es. La contribution sant&#233; qui ne tient pas compte du revenu des personnes est particuli&#232;rement odieuse. La hausse des frais de scolarit&#233; qui diminuera l'accessibilit&#233; aux &#233;tudes sup&#233;rieures est rejet&#233;e par les &#233;tudiant-e-s du Qu&#233;bec et par la majorit&#233; de la population qui se solidarise avec leur lutte. La concentration de la richesse dans les mains d'une minorit&#233; poss&#233;dante a &#233;t&#233; remise en question dans de nombreux pays du monde. C'est &#233;galement le cas au Qu&#233;bec et cela s'est manifest&#233; par le d&#233;veloppement du mouvement des indign&#233;s qui d&#233;noncent le pouvoir du 1% des plus riches. Une r&#233;forme de la fiscalit&#233; qui ferait payer aux riches leur part est maintenant une revendication essentielle de nombreux mouvements sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'indignation devant le bradage de nos richesses naturelles et l'aspiration &#224; en reprendre le contr&#244;le et &#224; devenir v&#233;ritablement ma&#238;tres chez nous s'est concr&#233;tis&#233; dans la mise sur pied de nombreuses coalitions qui ont pos&#233; la n&#233;cessit&#233; dans finir avec les politiques du gouvernement Charest. L'indignation devant l'irresponsabilit&#233; de ce gouvernement en ce qui concerne l'environnement et devant son refus au nom de la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts des pollueurs de passer au d&#233;veloppement des &#233;nergies renouvelables et des transports collectifs trouve son expression dans la multiplication de mouvements citoyens qui cherchent et parviennent &#224; se faire entendre de plus en plus clairement, malgr&#233; le contr&#244;le des m&#233;dias par deux grands monopoles de presse, Power et P&#233;ladeau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelques &#233;l&#233;ments d'une plate-forme politique pour construire une Coalition solidaire pour bloquer les projets des partis des affairistes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons besoin d'une coalition solidaire unissant sur le plan politique ces r&#233;sistances diversifi&#233;es. Une Coalition solidaire inscrirait son action dans la d&#233;fense cons&#233;quente des mouvements sociaux de r&#233;sistance et des initiatives citoyennes. Elle n'appellerait pas &#224; la mise en place d'une gouvernance souverainiste, sorte d'autonomisme gestionnaire qui laisse toute l'initiative &#224; d'&#233;ventuelles responsabilit&#233;s gouvernementales. Elle viserait &#224; remettre la d&#233;marche vers l'ind&#233;pendance entre les mains des citoyen-e-s par l'&#233;lection d'une constituante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contre la politique d'aust&#233;rit&#233;, une Coalition solidaire s'associerait &#224; la lutte contre la privatisation des services publics, contre la hausse des frais de scolarit&#233; et elle inscrirait dans son programme la gratuit&#233; scolaire du primaire &#224; l'universit&#233;. Contre la privatisation de l'&#233;cole, elle soutiendrait la fin des subventions aux &#233;coles priv&#233;es. Elle refuserait &#233;galement la privatisation rampante du secteur de la sant&#233; et le monopole des pharmaceutiques qui font grimper les prix des m&#233;dicaments et des services de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une Coalition solidaire rejetterait la priorit&#233; de la lutte au d&#233;ficit et proposerait une r&#233;forme de la fiscalit&#233; qui favoriserait une nouvelle redistribution de la richesse, la hausse du salaire minimum et la baisse des heures de travail sans baisse des salaires, luttant ainsi contre la pauvret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#234;tre v&#233;ritablement ma&#238;tres chez, une Coalition solidaire favoriserait la nationalisation des richesses mini&#232;res, la prise de contr&#244;le public des grandes entreprises foresti&#232;res, la nationalisation de l'&#233;olien et le passage aux &#233;nergies renouvelables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, une Coalition solidaire poserait la n&#233;cessit&#233; de faire un grand m&#233;nage des moeurs politiques au Qu&#233;bec, de r&#233;former mode de scrutin pour instaurer un scrutin proportionnel et de parvenir &#224; la parit&#233; de genre dans les institutions politiques et les organisations publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voila, les perspectives que le programme de Qu&#233;bec solidaire propose &#224; la population du Qu&#233;bec et aux diff&#233;rents mouvements sociaux pour faire face &#224; la droite et construire un v&#233;ritable front de r&#233;sistance au niveau &#233;lectoral et dans les mobilisations sociales, une v&#233;ritable coalition solidaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une astuce &#233;lectorale qui n'est pas &#224; la hauteur du d&#233;fi pos&#233; par l'offensive men&#233;e par les poss&#233;dants&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans leur contribution, que nous reprenons dans cette &#233;dition de Presse-toi &#224; gauche, les camarades Cyr et Beaudet voient dans la constitution d'une alliance avec les tendances progressistes au sein du PQ les bases d'une possible convergence pour faire &#233;chec &#224; la droite. Il s'agirait d'assurer un d&#233;sistement mutuel dans certains comt&#233;s cibl&#233;s pour parvenir &#224; une astucieuse alliance conjoncturelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De telles tractations nous semblent mettre beaucoup d'espoirs dans la possibilit&#233; d'une quelconque autonomie de ces secteurs au sein du PQ. Dans le contexte actuel o&#249; le PQ est aux abois, &#171; il faudrait un petit miracle, comme ils l'&#233;crivent eux-m&#234;mes, pour que le PQ accepte de ne plus se pr&#233;senter comme le chef de file des forces de changement. &#187; Voil&#224; une bien al&#233;atoire perspective pour &#034;remettre un peu d'espoir dans le coeur des gens&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, ce genre d'astuce porte le message qu'on pense contrer : le vote strat&#233;gique c'est le seul vote utile permettant de s'inscrire dans la logique du moins pire. Elle peut facilement se retourner contre nous. Elle porte &#233;galement le message que le PQ ne serait pas un parti de droite, malgr&#233; les politiques n&#233;olib&#233;rales qui ont marqu&#233; son passage au pouvoir, mais pourrait &#234;tre partie d'un bloc de r&#233;sistance &#224; la droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faire preuve d'ouverture, c'est s'atteler &#224; construire une v&#233;ritable coalition solidaire avec les mouvements sociaux, afin d'unifier le plus largement possible autour de perspectives permettant de r&#233;sister &#224; l'offensive de l'oligarchie dominante tant dans les luttes sociales que sur la sc&#232;ne &#233;lectorale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le chef du PQ r&#233;affirme son cr&#233;do n&#233;olib&#233;ral</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Le-chef-du-PQ-reaffirme-son-credo-neoliberal</link>
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		<dc:date>2005-01-17T03:36:21Z</dc:date>
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		<dc:subject>La droite</dc:subject>

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&lt;p&gt;Dans le document de Bernard Landry intitul&#233; &#034; Regard sur les enjeux &#233;conomiques du Qu&#233;bec&#034;, le chef de l'opposition officielle donne toute la mesure de son ralliement au n&#233;olib&#233;ralisme. Son principal mot d'ordre pour le Qu&#233;bec &#034;accro&#238;tre la comp&#233;titivit&#233;&#034; des entreprises priv&#233;es. Ces derni&#232;res se voient confi&#233;es le r&#244;le essentiel dans la croissance &#233;conomique du Qu&#233;bec. L'&#201;tat est d&#233;fini comme un &#034;partenaire et un accompagnateur de l'entreprise&#034;. Pour accro&#238;tre cette comp&#233;titivit&#233;, Landry (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Debats-politiques-68-" rel="directory"&gt;D&#233;bats politiques&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-La-droite-+" rel="tag"&gt;La droite&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH150/arton1142-efe69.jpg?1629928024' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le document de Bernard Landry intitul&#233; &#034; &lt;strong&gt;Regard sur les enjeux &#233;conomiques du Qu&#233;bec&lt;/strong&gt;&#034;, le chef de l'opposition officielle donne toute la mesure de son ralliement au n&#233;olib&#233;ralisme. Son principal mot d'ordre pour le Qu&#233;bec &#034;accro&#238;tre la comp&#233;titivit&#233;&#034; des entreprises priv&#233;es. Ces derni&#232;res se voient confi&#233;es le r&#244;le essentiel dans la croissance &#233;conomique du Qu&#233;bec. L'&#201;tat est d&#233;fini comme un &#034;partenaire et un accompagnateur de l'entreprise&#034;. Pour accro&#238;tre cette comp&#233;titivit&#233;, Landry propose comme pierre angulaire de sa strat&#233;gie : l'investissement dans le capital humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un diagnostic sous forme d'un bilan satisfait du ralliement au libre-&#233;change...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Landry r&#233;sume &#034;les acquis&#034; sa politique &#233;conomique : la comp&#233;titivit&#233; fiscale des entreprises a &#233;t&#233; am&#233;lior&#233;e (comprenez diminu&#233;e) et les incitatifs fiscaux ont permis d'attirer les investisseurs &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le d&#233;fi d&#233;mographique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le gouvernement Charest, et l'ensemble des politicienNEs bourgeois au Qu&#233;bec, Bernard Landry fait du vieillissement de la population sa premi&#232;re pr&#233;occupation ? Pourquoi ? C'est que le nombre des travailleuses et des travailleurs prenant leur retraite au cours des prochaines ann&#233;es ne pourra pleinement &#234;tre compens&#233; par l'embauche des jeunes. La diminution du bassin de main-d'&#339;uvre aura des effets sur le march&#233; du travail. Il ne faut pas &#234;tre grand clerc pour voir que la diminution de l'offre de travail va exercer des pressions &#224; la hausse sur les salaires. Il n'y aura plus cette abondance de main-d'&#339;uvre qui est le gage de bas salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mondialisation et int&#233;gration &#233;conomique...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa principale pr&#233;occupation est d'augmenter la comp&#233;titivit&#233; de l'&#233;conomie pour faire face &#224; la lutte de tous contre tous au niveau mondial. Depuis deux ans, nous rappelle-t-il, 33 000 emplois ont &#233;t&#233; perdus dans l'industrie manufacturi&#232;re au Qu&#233;bec. Cela serait d&#251; &#224; la comp&#233;tition asiatique et au ralentissement de l'&#233;conomie am&#233;ricaine, au resserrement des contr&#244;les aux fronti&#232;res (le protectionnisme am&#233;ricain en fait) qui auraient provoqu&#233; une chute de 12,3% des exportations qu&#233;b&#233;coises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que faire selon lui ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa solution est particuli&#232;rement simple. Il faut travailler plus et travailler plus longtemps. Landry n'h&#233;site pas &#224; reprendre &#224; son compte les cibles de l'offensive bourgeoise contre les travailleurs et les travailleuses du Qu&#233;bec. Il ne s'agit pas pour lui de travailler moins pour vivre mieux ; il ne s'agit plus de baisser le temps travail sans baisser les salaires, de r&#233;duire l'&#226;ge de la retraite pour cr&#233;er des emplois. Il s'agira de travailler plus et de hausser l'&#226;ge de la retraite. Il n'h&#233;site pas &#224; prendre le contre-pied des revendications mises de l'avant par les organisations syndicales depuis des ann&#233;es maintenant. L'important, malgr&#233; ses pr&#233;tentions par ailleurs, ce n'est pas la qualit&#233; de la vie, c'est la quantit&#233;, la qualit&#233; et le faible prix de la main-d'&#339;uvre &#224; fournir aux entreprises dans les ann&#233;es qui viennent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour contrer la p&#233;nurie de main-d'&#339;uvre appr&#233;hend&#233;e... il faudrait que les couple qu&#233;b&#233;cois croient assez en l'avenir pour avoir envie d'&#233;lever des enfants, &#233;crit-il. Accro&#238;tre le nombre de travailleurs &#226;g&#233;es qui restent en poste, retarder l'&#226;ge moyen auquel les travailleurs et les travailleuses quittent la vie active, d&#233;velopper une politique nataliste... tout cela vise l'extension de ce que Marx appelait &#034;l'arm&#233;e industrielle de r&#233;serve &#034;, condition d'une intensification accrue du travail, de l'aggravation de l'exploitation, de la stagnation des salaires. Tant pis, semble nous dire Bernard Landry, car c'est par-l&#224; que passe le renforcement de la comp&#233;titivit&#233; des entreprises qu&#233;b&#233;coises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il se plaint que les Am&#233;ricains (sic, le patronat am&#233;ricain en fait) allongent le nombre de leurs heures de travail alors que ce ne serait pas encore le cas au Qu&#233;bec. Et de se plaindre encore que l'absence compl&#232;te du travail (vacances, maladies, obligations diverses) soit plus fr&#233;quente au Qu&#233;bec qu'au Canada et aux &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cr&#233;er un march&#233; du travail plus flexible&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard Landry propose aussi de renforcer la flexibilit&#233; du march&#233; du travail. Les travailleurs et les travailleuses du Qu&#233;bec savent ce que cela veut dire : travail &#224; temps partiel, contrat &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e, licenciements temporaires et engagements pour des p&#233;riode limit&#233;es.... Et cons&#233;quemment diminution des revenus ... Et Landry nous promet m&#234;me de r&#233;p&#233;ter une grande man&#339;uvre, similaire &#224; celle de Lucien Bouchard qui avait r&#233;ussi &#224; faire adh&#233;rer les organisations syndicales &#224; la baisse du d&#233;ficit. Il veut, lui, impliquer le travailleurs &#034;dans l'identification de solutions b&#233;n&#233;fiques pour tous qui pourraient &#234;tre incluses dans un accord national sur la flexibilit&#233; du march&#233; du travail&#034;. Il sait bien que cela provoquerait le d&#233;veloppement de l'ins&#233;curit&#233; et de la pr&#233;carit&#233; ; et il &#233;voque m&#234;me que cela soit un danger possible. Ce n'est pas un danger, c'est une certitude. La flexibilit&#233; c'est la g&#233;n&#233;ralisation de la pr&#233;carit&#233; et de l'ins&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&lt;strong&gt;ourner l'&#233;ducation vers le d&#233;veloppement du capital humain&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Landry fait du centre de sa strat&#233;gie &#233;conomique l'investissement dans le capital humain pour offrir au capital une main-d'&#339;uvre comp&#233;tente, adaptable, capable d'adh&#233;rer au changement... Tous les niveaux du syst&#232;me d'&#233;ducation devraient &#234;tre mobilis&#233;s pour ces objectifs. Le r&#233;seau coll&#233;gial devrait contribuer &#224; la formation d'une main-d'&#339;uvre qualifi&#233; et offrir une formation continue centr&#233;e sur les besoins des entreprises locales ; les universit&#233;s devraient assurer une formation d'une main-d'&#339;uvre hautement qualifi&#233;e pour attirer des investisseurs dans des cr&#233;neaux sp&#233;cialis&#233;s utilisant les qualit&#233;s de ce capital humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et sous le mot d'ordre mystificateur de &#034;favoriser l'apprentissage tout au long de la vie&#034;, les travailleurs et travailleuses se voient confier la responsabilit&#233; de d&#233;velopper leur capital humain et d'y contribuer financi&#232;rement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement des r&#233;gions serait, sous sa gestion, confi&#233; &#224; l'entreprenariat ou aux initiatives nouvelles des entreprises. Que le d&#233;veloppement spontan&#233;e des entreprises am&#232;nent ces derni&#232;res &#224; se localiser autour de p&#244;les de croissance et &#224; vider nombre de r&#233;gions au Qu&#233;bec ne semble pas le pr&#233;occuper. Il semble ignorer ces faits les plus av&#233;r&#233;s. Il se contente d'appeler l'&#201;tat &#224; fournir des ressources techniques et scientifiques aux entreprises dans la logique de la socialisation de la diminution des co&#251;ts de production (recherche, d&#233;veloppement, aide &#224; l'exportation, financement de l'engagement du personnel technique ou de la modernisation des &#233;quipements) tout en taxant le moins possible et de moins en moins les richesses ainsi produites au nom de la comp&#233;titivit&#233;. Un gouvernement Landry annonce-t-il ne prendrait jamais des participations majoritaires dans les entreprises... Ce n'est pas tout au priv&#233;, mais tout pour le priv&#233;... et pour les int&#233;r&#234;ts des capitalistes qu&#233;b&#233;cois et &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi apr&#232;s tout le travail d'accompagnement, de soutien financier et autre promesses aux entreprises, Landry propose d'abolir la taxe sur le capital. Il s'agirait aussi d'attirer encore plus les investissements &#233;trangers qui repr&#233;sentent pr&#232;s du tiers (28%) des investissements priv&#233;s au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intervention de l'&#201;tat devrait &#234;tre adapt&#233;e non aux besoins de la population mais aux besoins des entreprises. Comme si les besoins des entreprises correspondaient aux besoins de la population. On voit bien o&#249; cela nous a men&#233;s dans le secteur de la construction o&#249; la recherche de rente locative conduit le capital immobilier &#224; investir dans les logements co&#251;teux alors que les logements &#224; prix modique manquent cruellement. La logique du march&#233; capitaliste s'oriente vers la demande solvable, non vers les besoins essentiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le soutien au libre-&#233;change et &#224; la ZL&#201;A&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Landry est clair, il faut d&#233;fendre la mise sur pied de la ZL&#201;A. Et il ose pr&#233;tendre que dire oui &#224; la l'&#233;conomie de march&#233; et au libre-&#233;change, ce n'est pas dire oui &#224; la soci&#233;t&#233; de march&#233;... Pr&#233;senter la ZL&#201;A comme la seule ouverture des fronti&#232;res au commerce international, c'est faire l'impasse sur qui a &#233;t&#233; &#224; l'initiative du libre-&#233;change continental et qu'elles ont &#233;t&#233; les effets de ce libre-&#233;change sur la population. Et, les balises qu'il propose : retour du politique, respect de la diversit&#233; culturelle et linguistique, d&#233;fense des droits sociaux et du contr&#244;le d&#233;mocratique, ce sont des feuilles de vigne qui cachent mal la r&#233;alit&#233; de la ZL&#201;A, de son projet... et qui ne permettent pas de comprendre la large mobilisation populaire qui s'est d&#233;velopp&#233;e dans les Am&#233;riques contre ce projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bernard Landry est oblig&#233; de dire quelques mots sur le d&#233;veloppement durable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait faux, pr&#233;tend-il, d'opposer la croissance capitaliste &#224; l'environnement. Il n'est naturellement pas d'accord avec les critiques faites sur l'exploration foresti&#232;re capitaliste, sur l'agro-business pollueur, sur les politiques &#233;nerg&#233;tiques polluantes... Que son gouvernement ait laiss&#233; faire tout cela au nom m&#234;me de cette comp&#233;titivit&#233; &#224; d&#233;velopper &#224; tout prix, il ne peut le d&#233;nier, il se contente de passer tout cela sous silence et il se refuse de soulever un quelconque bilan de son gouvernement &#224; ce niveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Landry r&#233;affirme son cr&#233;do n&#233;olib&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Landry n'a pas boug&#233; d'un pouce depuis qu'il s'est fait le d&#233;fenseur du libre-&#233;change et de la gestion n&#233;olib&#233;rale du capitalisme. L'avenir du Qu&#233;bec passe par le renforcement du patronat, la d&#233;t&#233;rioration des conditions de travail des classes ouvri&#232;res et populaires, par le maintien de l'in&#233;quit&#233; fiscale aux d&#233;pends des classes populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; l'avenir que le chef du PQ esquisse pour le Qu&#233;bec de demain. Rien de bien enthousiasmant. Pas &#233;tonnant qu'il trouve peu d'arguments significatifs pour s'opposer au n&#233;olib&#233;ralisme de Charest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que certains secteurs qui se disent de gauche esp&#232;rent encore dans ce parti politique pour d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts populaires ou pensent qu'il soit m&#234;me possible d'envisager une quelconque alliance laissent pantois. Qu'une telle strat&#233;gie n&#233;olib&#233;rale et anti-populaire ose se dire ouvertement devrait &#234;tre l'occasion d'assumer une rupture totale avec le Parti Qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicalistes du SPQ-libre se doivent de d&#233;noncer Landry et les politiques qu'il proprose. Cela leur ouvrirait peut-&#234;tre la porte &#224; une sortie n&#233;cessaire de ce parti et &#224; leur ralliement &#224; la construction d'une alternative de gauche v&#233;ritable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le conservatisme et l'&#201;tat sous Reagan </title>
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&lt;p&gt;Le retour aux sources d'une Am&#233;rique vraie et pure constitue le fondement de l'approche conservatrice actuelle aux &#201;tats-Unis. Une distinction doit cependant &#234;tre faite au sein du courant conservateur entre les r&#233;seaux intellectuels qui m&#232;nent la bataille des id&#233;es et les groupes de pression qui, eux, m&#232;nent la bataille politique. L'anti-intellectualisme reste l'un des cr&#233;dos fondamentaux du conservatisme aux &#201;tats-Unis. Ce sont toutefois les d&#233;bats th&#233;oriques au sein des r&#233;seaux d'id&#233;e qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le retour aux sources d'une Am&#233;rique vraie et pure constitue le fondement de l'approche conservatrice actuelle aux &#201;tats-Unis. Une distinction doit cependant &#234;tre faite au sein du courant conservateur entre les r&#233;seaux intellectuels qui m&#232;nent la bataille des id&#233;es et les groupes de pression qui, eux, m&#232;nent la bataille politique. L'anti-intellectualisme reste l'un des cr&#233;dos fondamentaux du conservatisme aux &#201;tats-Unis. Ce sont toutefois les d&#233;bats th&#233;oriques au sein des r&#233;seaux d'id&#233;e qui auront permis, ces derni&#232;res ann&#233;es, le renouvellement de la pens&#233;e conservatrice par rapport au lib&#233;ralisme classique tout en apportant au conservatisme militant, la l&#233;gitimit&#233; intellectuelle. La jonction entre les deux groupes se fait autour de la r&#233;affirmation des valeurs fondamentales que sont Dieu, la famille et la r&#233;ussite individuelle. Le &#034; reaganisme &#034;, c'est le symbole de &#034; l'am&#233;ricanit&#233; &#034; et de la puissance am&#233;ricaine retrouv&#233;es. Le &#034; reaganisme &#034; marque pour les conservateurs am&#233;ricains, la fin des pr&#233;tentions de cet &#201;tat-providence qui, de Kennedy &#224; Carter, avait voulu substituer &#224; la responsabilit&#233; individuelle, au march&#233; et &#224; Dieu la vision d'un monde dirig&#233;, socialis&#233; et la&#239;c. Les ravages du &#034; reaganisme &#034; sur le plan social sont d&#233;j&#224; &#233;normes, mais le plus inqui&#233;tant conclut Dorval Brunelle, c'est que l'individualisme n'a fait que commencer ses ravages et qu'il pourrait &#234;tre l&#224; pour longtemps encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I. E.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Introduction&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas inutile, avant de nous engager dans une br&#232;ve &#233;tude consacr&#233;e au conservatisme aux USA, d'effectuer une courte mise au point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but de son ouvrage classique consacr&#233; au conservatisme1, Clinton Rossiter rel&#232;ve &#224; quel point le vocabulaire politique est entach&#233; d'ambigu&#239;t&#233;s. Tel qui s'affiche conservateur est plus progressiste que bien des lib&#233;raux tandis que, &#224; l'inverse - et c'est nous qui apportons cette nuance - des lib&#233;raux peuvent s'av&#233;rer plus &#233;galitaristes que certains socio-d&#233;mocrates. C'est pourquoi Rossiter pr&#233;f&#233;r&#233; &#233;viter les d&#233;finitions de termes pour leur substituer des ensembles d'&#233;nonc&#233;s de base. Gr&#226;ce au recours &#224; cette technique, il est en mesure de relever les principaux cr&#233;dos qui devraient permettre de distinguer le conservateur du lib&#233;ral. Alors, au lieu de poser qu'une notion puisse &#234;tre circonscrite dans une d&#233;finition, il parlera Plut&#244;t d'un &#034; r&#233;seau de significations &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette mise au point est int&#233;ressante pour notre propos car les significations des termes politiques ont tendance &#224; fluctuer selon les contextes et, en particulier, selon que leur manipulation th&#233;orique ou empirique s'inscrit dans une vision am&#233;ricaine du monde par opposition, par exemple, &#224; une vision europ&#233;enne. En effet, si lib&#233;raux et conservateurs am&#233;ricains ont pu, &#224; l'&#233;poque, nouer une alliance particuli&#232;re qui a trouv&#233; ses prolongements dans cette &#034; r&#233;volution conservatrice &#034; qui, en 1776, a permis de s&#233;parer les &#201;tats-Unis de l'Angleterre, il s'en faut de beaucoup que les conservateurs anglais aient pu souscrire &#224; l'anti-royalisme et &#224; l'anti-mercantilisme qui animaient les &#034; f&#233;d&#233;ralistes &#034; d'outre-atlantique. Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;es, l'anti-&#233;tatisme qui pr&#233;occupe certains des r&#233;dacteurs de la Constitution am&#233;ricaine de 1787 et, surtout, l'anti-&#233;tatisme auquel souscrivent les d&#233;fenseurs de la Charte des droits n'a que peu de parent&#233; avec les th&#232;ses soutenues par le &#034; p&#232;re &#034; du conservatisme anglais qu'est Edmund Burke.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette pr&#233;cision s'impose d'autant plus quand l'&#233;tude politique est men&#233;e depuis le Canada dans la mesure o&#249; la double influence, am&#233;ricaine et anglaise, contribue &#224; accro&#238;tre les flottements s&#233;mantiques au lieu de les r&#233;duire. En effet, la notion de &#034; conservateur &#034; au Canada s'apparente, jusqu'au milieu des ann&#233;es 60 en tout cas, &#224; celle qui a cours en Angleterre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est afin de circonscrire notre traitement de la question de l'&#201;tat et de faire ressortir toute l'importance de l'influence am&#233;ricaine sur l'&#233;volution pr&#233;sente du contentieux autour de la croissance de l'&#201;tat que nous nous en tiendrons dans ces pages &#224; un examen succinct de quelques th&#232;ses am&#233;ricaines consacr&#233;es &#224; cet enjeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Lib&#233;ralisme&lt;br class='autobr' /&gt;
et conservatismeLa plupart des observateurs de la sc&#232;ne politique am&#233;ricaine s'entendent au moins sur un point : la gauche am&#233;ricaine - ou ce qui en tient lieu - s'est effrit&#233;e et elle conna&#238;t &#224; l'heure actuelle un effacement majeur. Mis &#224; part les mouvements f&#233;ministes et pacifistes, qu'il s'agisse du mouvement noir, du mouvement &#233;tudiant, des mouvements anti-nucl&#233;aire et anti-militaire, les grands enjeux des ann&#233;es soixante et soixante-dix ont &#233;t&#233; marginalis&#233;s et contraints au repli2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on resitue ces initiatives dans une perspective plus large toutefois, c'est bien leur &#233;mergence qui demeure probl&#233;matique puisque, historiquement et depuis la Deuxi&#232;me Guerre surtout, les &#201;tats-Unis ont v&#233;cu &#224; l'heure du conservatisme. Les mouvements sociaux et les mouvements de masse &#233;taient aussi rares et isol&#233;s sous Truman et Eisenhower qu'ils le sont sous Reagan. &#192; cet &#233;gard, ce sont les d&#233;cennies entre 1960 et 1980 qui font figure d'exceptions, de sorte que l'apparent retour en arri&#232;re participe vraisemblablement d'une volont&#233; de r&#233;-instaurer une continuit&#233; historique au-del&#224; des ruptures enclench&#233;es &#224; l'occasion de cette vaste d&#233;rive du c&#244;t&#233; d'un lib&#233;ralisme d&#233;brid&#233; caract&#233;ris&#233; par ce constant souci d'accommoder tous les &#034; minoritaires &#034; sous l'&#233;gide de l'&#201;tat. Et c'est vraisemblablement l&#224;, dans cette intense pr&#233;occupation de retrouver le filon d'une Am&#233;rique vraie et pure, in&#233;dulcor&#233;e et p&#233;renne, que r&#233;side le fondement de l'approche conservatrice. Le n&#233;o-conservatisme est radical sous cet angle pr&#233;cis&#233;ment, c'est-&#224;-dire quand il s'en prend aux plate-formes contestataires ou quand il vise &#224; r&#233;affirmer les param&#232;tres de la soci&#233;t&#233; d'avant Carter, Johnson et Kennedy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lection [de Reagan &#224; la Pr&#233;sidence] n'&#233;tait pas un caprice de l'histoire, ni un miracle. C'&#233;tait et ce fut d&#251;ment per&#231;u &#224; l'&#233;poque comme la r&#233;sultante de quelques trois d&#233;cennies d'un graduel et constant d&#233;veloppement d'un conservatisme bona fide aux &#201;tats-Unis, d'un conservatisme qui &#233;tait essentiellement politique auquel s'adjoignait un nombre impressionnant d'&#233;l&#233;ments qui lui ont donn&#233; toute sa consistance. L'&#233;lection de Reagan &#233;tait le couronnement d'une structuration &#233;difi&#233;e au cours des ann&#233;es qui englobait des intellectuels en vue, des universitaires, des auteurs, de nouveaux journaux, des instituts et des centres de recherche, des fondations et des &#034; dotations &#034;, qui s'identifiaient tous avec l'id&#233;ologie conservatrice dans l'opinion publique 3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on peut se permettre une simplification ici, ce sont les lib&#233;raux qui m&#232;nent la bataille des id&#233;es, tandis que les conservateurs avancent les programmes sociaux et politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La distinction est dict&#233;e par la r&#233;pulsion qu'ont les universitaires et intellectuels am&#233;ricains &#224; se d&#233;finir comme &#034; conservateurs &#034; m&#234;me s'ils en sont. Non pas que le qualificatif ne soit pas en progression constante, mais il subsiste quand m&#234;me une distance incommensurable entre l'apparente souplesse th&#233;orique du penseur et la rigidit&#233; du d&#233;magogue qui refuse toute forme de dialogue et qui s'enferme dans ses propres sch&#232;mes de r&#233;f&#233;rence. Ailleurs qu'aux &#201;tats-Unis, la distinction n'aurait pas sa place, ici elle est indispensable dans la mesure o&#249; - comme au Canada ou au Qu&#233;bec d'ailleurs - l'anti-intellectualisme est un des credos fondamentaux du conservatisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;marcation nous permet de distinguer des r&#233;seaux d'intellectuels et divers courants d'id&#233;es d'une part, des associations, groupements de base et groupes de pression d'autre part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la limite, certaines fondations ou centres de recherche servent &#224; la fois de forums d'&#233;change d'id&#233;es et de groupes de pression, comme c'est le cas pour le Frazer Institute, par exemple, tandis que d'autres, comme la Soci&#233;t&#233; du Mont-P&#232;lerin, demeurent r&#233;serv&#233;es &#224; une &#233;lite intellectuelle 4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;conomistes conservateurs ne forment pas &#224; proprement parler un bloc homog&#232;ne si l'on entend rassembler sous cette &#233;tiquette un r&#233;seau d'intellectuels et de chercheurs qui d&#233;borde celui qui loge &#224; l'&#201;cole de Chicago.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la filiation intellectuelle du conservatisme en &#233;conomie passe par le renouvellement du lib&#233;ralisme classique effectu&#233; sous l'&#233;gide de l'&#201;cole de Vienne dans les ann&#233;es trente : ici, ce sont les noms de Ludwig von Mises et de F.A. Hayek qui peuvent servir de point de rep&#232;re. Pour simplifier, on peut dire de ces deux auteurs que leur d&#233;marche vise &#224; r&#233;instituer la pr&#233;&#233;minence de la sanction par l'op&#233;ration d'un march&#233; libre contre toute forme d'entrave politique ou bureaucratique. En fait, cette approche entend renouer avec les canons d'un lib&#233;ralisme classique d'o&#249; l'appellation de &#034; n&#233;o-lib&#233;ralisme &#034; qui lui est accol&#233;e g&#233;n&#233;ralement 5.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomiste conservateur adh&#232;re &#224; tout le moins aux th&#232;ses de base de ce lib&#233;ralisme quitte &#224; en universaliser les implications sociales et programmatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; ce point que la d&#233;marche philosophique, politique ou juridique prend la rel&#232;ve, puisque cette g&#233;n&#233;ralisation de l'univers marchand conduira &#224; &#233;tendre l'&#233;conomisme jusqu'au niveau des relations &#224; l'int&#233;rieur de la famille ou &#224; celui des relations entre l'individu et l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prendre conjoint, c'est poser un geste &#233;conomique en ce sens qu'il s'agirait d'une d&#233;cision qui pourrait &#234;tre en grande partie saisie comme l'application d'une rationalit&#233; o&#249; le contrat de mariage sert &#224; maximiser les satisfactions des &#233;poux &#224; un co&#251;t moindre pour chacun des partenaires pris individuellement. Par contre, d&#233;pendre des paiements de transfert de l'&#201;tat rompt le lien contractuel qui devrait &#224; tout moment lier les individus entre eux, au profit d'une d&#233;pendance unilat&#233;rale en vertu de laquelle l'&#201;tat doit verser une prime &#224; l'inactivit&#233;. D'o&#249; l'id&#233;e -qui a fait son chemin jusqu'&#224; &#234;tre reprise derni&#232;rement dans une l&#233;gislation de la Californie - de remplacer le &#034; welfare &#034; par le &#034; work-for-welfare &#034;, ce qui devient le &#034; workfare &#034; en jargon am&#233;ricain, c'est-&#224;-dire de substituer une prestation qui impose des obligations de travailler &#224; la prestation gratuite telle qu'elle pr&#233;vaut actuellement en mati&#232;re de paiements de transfert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce genre d'approche ne conduit pas seulement &#224; bouleverser les cadres socio-politiques existants, elle sert &#233;galement &#224; briser les acquis du &#034; Welfare State &#034; &#224; qui on reproche de s&#234;tre content&#233; de &#034; jeter de l'argent devant la mont&#233;e des contestations sociales &#034; - &#034; to hurl money in the face of social problems &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est alors qu'interviennent des id&#233;es encore plus radicales. Il ne s'agit plus seulement de stigmatiser le passager clandestin - &#034; the free rider &#034; -, c'est-&#224;-dire celui qui b&#233;n&#233;ficie des &#034; largesses &#034; du syst&#232;me de bien-&#234;tre, mais surtout de prendre &#224; partie ce qu'un auteur a appel&#233; le &#034; march&#233; des droits &#034; qui, soumis &#224; la sanction des tribunaux, &#233;chappe &#224; celle du march&#233;. Ainsi sont pris &#224; partie les programmes d'&#233;galit&#233;, d'action positive ou d'actions collectives qui, parce qu'ils sont sanctionn&#233;s par le pouvoir judiciaire, contournent les lois du march&#233; 6.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; un niveau plus th&#233;orique si on veut, ces th&#232;ses avaient &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;es, explor&#233;es et raffin&#233;es par des philosophes juristes comme John Rawls ou Robert Nozick. La main invisible est alors investie d'une port&#233;e principale ou fondamentale, de sorte que le principe de justice que les philosophes classiques situaient au-del&#224; des contingences devrait au contraire trouver &#224; s'actualiser dans l'universalisation des relations &#233;conomiques rationnelles entre tous les individus, pour autant qu'ils soient en mesure de rep&#233;rer et de d&#233;fendre leur propre int&#233;r&#234;t dans les n&#233;gociations qu'ils nouent entre eux 7.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a loin de ces d&#233;marches parfois &#233;sot&#233;riques au cheminement du conservatisme dans les mailles de la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine actuelle, m&#234;me si ce sont les m&#234;mes id&#233;es de base qui se d&#233;ploient aux deux niveaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re variable lourde &#224; prendre en compte pour &#233;tablir la jonction, c'est la perte du sens de la responsabilit&#233; individuelle que l'on impute, &#224; son tour, &#224; la perte du sens de la communaut&#233; ; d'o&#249; la valorisation des valeurs de base au premier rang desquelles il convient de placer Dieu, la famille et l'argent. En ce sens, l'&#201;tat est l'institution responsable de l'effritement des communaut&#233;s parce qu'il a eu la pr&#233;tention de substituer &#224; la responsabilit&#233; individuelle, au march&#233; et &#224; Dieu, ses grandioses visions d'un monde socialis&#233; et la&#239;c.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, il est essentiel de faire intervenir une institution qui a, plus que toute autre, contribu&#233; &#224; faire cheminer ces critiques et qui a favoris&#233; le rassemblement d'immenses cohortes d'individus autour de ces th&#232;ses, c'est la t&#233;l&#233;vision 8. L'influence des &#233;glises &#233;lectroniques est centrale pour comprendre d'abord le processus de la diffusion des th&#232;ses du conservatisme, et pour saisir ensuite la source de l'immense pouvoir financier dont ces organismes disposent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1982, A. James Reichiey distinguait trois courants au moins dans la coalition qui avait port&#233; Reagan au pouvoir : (a) les &#034; fondamentalistes &#034;, (b) la vieille garde r&#233;publicaine et (c) les mod&#233;r&#233;s ainsi que les &#034; progressistes conservateurs &#034; 9.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, parmi ces courants, les fondamentalistes &#034; apparaissaient comme l'aile militante et dominante, Reichley regroupait alors sous ce terme aussi bien les conservateurs anim&#233;s entre autres par William Buckley et sa revue, National Review, les n&#233;o-conservateurs regroupant d'anciens lib&#233;raux, voire des socialistes ou des trotkystes alarm&#233;s par la mont&#233;e de l'&#034; imp&#233;rialisme sovi&#233;tique &#034; et qui diffusent leurs th&#232;ses dans Commentary ou dans Public Interest et la nouvelle droite religieuse - &#034; The Christian Right &#034; - qui est pass&#233;e &#224; la politique dans sa foul&#233;e de la mont&#233;e des revendications f&#233;ministes, &#034; gaies &#034; ou raciales. Cette tendance religieuse est compos&#233;e de la &#034; majorit&#233; morale &#034; - &#034; The Moral Majority &#034; de &#034; Christian Voice &#034; et de &#034; Religious Roundtable &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cette droite chr&#233;tienne qui serait en passe de devenir h&#233;g&#233;monique &#224; l'heure actuelle, d'o&#249; l'importance et l'influence qu'exerce l'&#034; American Coalition for Traditional Values &#034; de Jerry Falwell sur la coalition qui caract&#233;rise le second mandat de Reagan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Le &#034; reaganisme &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Pr&#233;sident Ronald Reagan repr&#233;sente, &#224; lui seul, un pr&#233;cipit&#233; int&#233;ressant. C'est sur lui et autour de lui que doit se d&#233;placer l'analyse dor&#233;navant si l'on entend saisir la forme dominante du conservatisme aux &#201;tats-Unis 10.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles sont les principales caract&#233;ristiques du &#034; reaganisme &#034; ? Il y en a trois ou quatre. La premi&#232;re, et la plus fondamentale, c'est l'insertion - ou la r&#233;insertion - de la vision am&#233;ricaine du monde &#224; l'int&#233;rieur du param&#232;tre de la &#034; destin&#233;e manifeste &#034; - &#034; The manifest destiny &#034;. La seconde c'est la famille, la troisi&#232;me l'anti-&#233;tatisme et la quatri&#232;me, l'anti-communisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons tendance &#224; mettre de c&#244;t&#233; la premi&#232;re dimension de l'am&#233;ricanit&#233; parce qu'elle nous appara&#238;t tellement &#233;trange ou &#233;trang&#232;re par rapport &#224; notre propre vision du monde. Cette conviction anime tout un secteur ou tout un pan de la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine repr&#233;sent&#233;, par exemple, au sein de la &#034; majorit&#233; morale &#034; - the &#034; moral majority &#034; - qui se sent anim&#233;e d'une mission aux dimensions proprement mythiques face au monde actuel, celle qui consiste &#224; propager &#034; The American way of life &#034; et sa v&#233;n&#233;ration &#224; l'endroit de Dieu et de l'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233; r&#233;cemment &#224; quel point les liens entre la Maison Blanche, la &#034; Nouvelle Droite &#034; et la &#034; Droite chr&#233;tienne &#034; sont intimes. Cette dimension religieuse du &#034; reaganisme &#034; alimente un anticommunisme tellement profond que ces courants conservateurs nouent maintenant des alliances avec les &#034; Moonies &#034; afin de se procurer les fonds n&#233;cessaires pour soutenir la candidature d'un des leurs, Jerry Falwell, rattach&#233; &#224; la &#034; American Coalition for traditional Values &#034; pour l'investiture r&#233;publicaine en pr&#233;vision des &#233;lections pr&#233;sidentielles de 1988 11. On ne comprend rien &#224; la &#034; guerre des &#233;toiles &#034; si l'on ne situe pas cette pr&#233;occupation au centre et &#224; la base des tourments de l'Am&#233;rique actuelle qui entend par l&#224; non seulement se prot&#233;ger devant les &#233;ventuelles agressions des Sovi&#233;tiques mais qui entend surtout sauvegarder la civilisation la plus grandiose que l'humanit&#233; ait connue. Il y a en m&#234;me temps et dans le m&#234;me temps un chauvinisme et une immense conscience de sa propre valeur historique dans cette approche ; &#233;go&#239;sme et altruisme se conjuguent de mani&#232;re inextricable dans la strat&#233;gie dite d'&#034; Initiative de D&#233;fense strat&#233;gique &#034;, puisqu'en sauvant l'Am&#233;rique, c'est ce qu'il y a de plus remarquable au monde que les Am&#233;ricains d&#233;fendent 12.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la sauvegarde de cette destin&#233;e n'a de sens que si l'on revient aux valeurs s&#251;res qui ont fait la grandeur de l'Am&#233;rique, &#224; quoi l'on peut imputer la valorisation presque obsessive de la famille : dans son discours &#224; la nation du 4 f&#233;vrier 1986, le Pr&#233;sident Reagan a fait r&#233;f&#233;rence dix-huit fois &#224; la famille en quarante-deux paragraphes de texte. L'autre volet de cette vision du monde consiste &#224; pousser de l'avant la critique de l'&#201;tat de mani&#232;re &#224; r&#233;instituer au march&#233; sa puret&#233; et de le lib&#233;rer de toutes les entraves bureaucratiques. Il suffit de rappeler &#224; cet &#233;gard l'extrait suivant du premier discours d'inauguration du Pr&#233;sident Reagan en janvier 1981 : &#034; government is not the solution to our problem... government is the problem &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anim&#233; de cet esprit, le Pr&#233;sident a mis sur pied la Commission Grace qui avait pour mandat de mener une enqu&#234;te sur les pratiques d'achat de la bureaucratie f&#233;d&#233;rale. Le Rapport Grace, rendu public en 1985, a pu alimenter les plus sombres pr&#233;dictions en relevant un certain nombre de cas particuli&#232;rement aberrants de facturation, dont la fameuse vis &#224; 91 $ qui a fait couler tellement d'encre. Peu importe que la m&#233;thodologie de Grace ait &#233;t&#233; prise &#224; partie et ses recherches d&#233;nonc&#233;es comme une tactique partisane 13, le tort est l&#224; et la critique de l'&#233;tatisme en a b&#233;n&#233;fici&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la foul&#233;e de l'application de cette critique du &#034; big government &#034;, le &#034; reaganisme &#034; s'appuie sur la d&#233;finition d'un &#034; nouveau f&#233;d&#233;ralisme &#034; en vertu duquel le pouvoir central se d&#233;gage de ses responsabilit&#233;s sociales pour les retourner aux niveaux &#233;tatique ou local.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette tactique s'inscrit tout &#224; fait dans la volont&#233; de retrouver le filon perdu du &#034; communautarisme &#034;, cette vision du monde qui consiste &#224; investir les unit&#233;s sociales de base de la responsabilit&#233; sociale finale face &#224; l'in&#233;galit&#233; sociale, la discrimination raciale, les relations entre hommes et femmes, ou celles entre les g&#233;n&#233;rations 14.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est donc pas par hasard si la &#034; Nouvelle Droite &#034; - ou l'un ou l'autre de ses prolongements - attaque et fait battre les lois &#233;tatiques sur l'&#233;galit&#233; - &#034; equality rights bills &#034; - ; &#224; cet &#233;gard, ses strat&#232;ges s'en prennent &#233;galement au f&#233;minisme ou &#224; la pornographie qu'ils allient d'ailleurs de mani&#232;re &#224; confondre la gauche et ses radicaux 15.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'anti-communisme enfin, il alimente cet incroyable exercice de d&#233;flection &#233;conomique, politique et strat&#233;gique qu'est l'&#034; initiative de D&#233;fense strat&#233;gique &#034;, un projet aux dimensions incommensurables qui est cens&#233; prot&#233;ger l'Am&#233;rique contre les Sovi&#233;tiques &#224; un co&#251;t social inimaginable et en accroissant les risques d'une destruction int&#233;grale de la plan&#232;te &#224; un point intol&#233;rable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un dans l'autre cependant, - et cette contrainte est moins relev&#233;e - les fondements de cette approche &#034; reaganienne &#034; &#224; la gestion politique et sociale renforcent consid&#233;rablement le poids de l'ex&#233;cutif par rapport &#224; ceux du Congr&#232;s et de la Cour Supr&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Am&#233;ricains subissent &#224; l'heure actuelle une concentration de pouvoir &#224; la Maison Blanche qui s'accompagne d'un recours presque syst&#233;matique &#224; une forme ou une autre de &#034; d&#233;sinformation &#034; qui refl&#232;te la &#034; nouvelle autocratie &#034; mise en place par Reagan 16.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Les effets sociaux du &#034; reaganisme &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e de d&#233;part, c'&#233;tait de tracer un sch&#233;ma de l'&#233;tat actuel de la soci&#233;t&#233; et de la politique aux &#201;tats-Unis. Si, au niveau des id&#233;es, rien n'est encore acquis dans la mesure justement o&#249; l'affrontement entre th&#232;ses adverses permet &#224; certaines approches critiques de s'affermir, il para&#238;trait qu'au niveau de l'organisation, la droite b&#233;n&#233;ficie d'une longueur d'avance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres termes, il est loin d'&#234;tre acquis que les d&#233;mocrates et leurs alli&#233;s soient en mesure de faire face aux puissances conjugu&#233;es des &#233;glises, des entreprises et des associations de la &#034; majorit&#233; morale &#034;. &#192; cet &#233;gard, le militantisme de la &#034; Nouvelle Droite &#034; est, sans nul doute, le ph&#233;nom&#232;ne le plus inqui&#233;tant &#224; avoir &#233;merg&#233; du &#034; reaganisme &#034; : la bonne conscience, la suffisance et l'intransigeance n'ont jamais eu une telle vogue et une telle emprise sur la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine qu'elles n'en ont &#224; l'heure pr&#233;sente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, il faudrait quand m&#234;me pr&#233;ciser que, au-del&#224; de l'apparente sinc&#233;rit&#233; qui anime cette droite, ce d&#233;sengagement brutal de l'&#201;tat accro&#238;t l'in&#233;galit&#233; et l'ins&#233;curit&#233; sociales au lieu de les r&#233;duire. Si l'&#201;tat n'a pas su ou n'a pas pu &#233;tablir l'&#233;galit&#233;, son retrait pur et simple d&#233;multiplie l'arbitraire, au lieu d'y pallier, avec les r&#233;sultats suivants : l'&#233;cart entre riches et pauvres s'est sensiblement accru de sorte que, entre 1969 et 1982, la part du revenu per&#231;u par la moiti&#233; la moins avantag&#233;e des familles am&#233;ricaines tombe de 23 &#224; 20 % du revenu total. Au cours de la m&#234;me p&#233;riode, le revenu r&#233;colt&#233; par les 10 % des mieux nantis passe de 29 &#224; 33 % du total.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De surcro&#238;t, la strat&#233;gie politique du pr&#233;sident Reagan a contribu&#233; &#224; aggraver ce processus. Selon l'&#233;conomiste Lester C. Thurow, la &#034; r&#233;aganomique &#034; a ajout&#233; 557 000 personnes &#224; la cohorte des pauvres en cinq ans. Le retrait des programmes sociaux amorc&#233; par Reagan a eu pour r&#233;sultat d'enlever 281 $ au revenu moyen des plus pauvres, tout en accroissant de 598 $ celui des plus riches 17.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on tient compte maintenant de la richesse accumul&#233;e, l'in&#233;galit&#233; cro&#238;t encore plus rapidement : tandis que les 10 % des mieux nantis per&#231;oivent 33 % du revenu total, ils poss&#232;dent en fait 57 % de toute la richesse &#233;conomique. &#192; l'autre bout de l'&#233;chelle sociale, 20 % de toutes les familles am&#233;ricaines ne poss&#232;dent rien, ou m&#234;me subissent ce qu'on appelle pudiquement une &#034; croissance n&#233;gative &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; c&#244;t&#233; des enfants, - ces nouveaux pauvres -, ce sont essentiellement les femmes qui subissent les contrecoups des coupures budg&#233;taires dans la mesure o&#249; ces groupes d&#233;pendent essentiellement des paiements de transfert des gouvernements pour assurer leur survie ; de surcro&#238;t, les coupures accroissent la somme de travail que les femmes assument au chapitre du travail domestique 18.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres termes, la vision &#034; reaganienne &#034; du monde se double d'effets pervers particuli&#232;rement marquants, et l'on pourrait d'ailleurs allonger la liste des effets n&#233;gatifs de cette approche. Il suffirait alors de computer &#233;galement l'accroissement du nombre d'infractions criminelles ou celui des condamn&#233;s &#224; mort 19. D&#233;cid&#233;ment, en politique, l'individualisme n'a fait que commencer ses ravages, mais le plus inqui&#233;tant, c'est qu'il pourrait &#234;tre l&#224; pour encore longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la lumi&#232;re des indications fournies, les principales lignes de force &#224; retenir pour comprendre dans quelle direction le &#034; reaganisme &#034; se d&#233;ploiera dans les deux ann&#233;es &#224; venir sont au nombre de trois : la premi&#232;re, c'est la r&#233;duction de la fonction sociale du pouvoir central, r&#233;duction qui passe par la poursuite du retrait des programmes sociaux et, sur le plan plus proprement &#233;conomique, par la privatisation des actifs du gouvernement comme les compagnies d'&#233;lectricit&#233;, les a&#233;roports et les chemins de fer 20. La deuxi&#232;me, c'est la restructuration de l'&#233;quilibre entre les trois pouvoirs, entre le judiciaire, le l&#233;gislatif et l'ex&#233;cutif, &#224; la faveur de ce dernier. La troisi&#232;me, enfin, c'est la poursuite de l'&#034; Initiative de D&#233;fense strat&#233;gique &#034; ou la &#034; Guerre des &#233;toiles &#034;. L'une dans l'autre ces strat&#233;gies n'all&#232;gent pas du tout le poids total des gouvernements, au contraire, elles l'accroissent, aussi bien au niveau des &#201;tats qui s'investissent de plus en plus dans les politiques sociales, qu'au niveau f&#233;d&#233;ral ! &#034; Les politiques &#233;conomiques de Reagan impliquent bel et bien l'intervention la plus massive de l'&#201;tat dans l'&#233;conomie depuis 1945. Les d&#233;penses publiques ont atteint 25 % du PNB, 38 % si on y ajoute celles des &#201;tats et collectivit&#233;s locales... &#034; 21.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en d&#233;finitive toute l'approche de l'&#201;tat de bien-&#234;tre qui est battue en br&#232;che &#224; cette occasion et il n'est pas acquis que les opposants du r&#233;gime soient en mesure de proposer une alternative cr&#233;dible &#224; cette variante conservatrice de l'anti-&#233;tatisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut voir ici que cette triple approche s'appuie sur un recours tr&#232;s efficace &#224; la manipulation de l'opinion aliment&#233; par le brandissement des valeurs traditionnelles. Le d&#233;magogisme est la tactique pr&#233;f&#233;r&#233;e du r&#233;gime et c'est sur l'efficacit&#233; de ses appuis para-politiques que repose toute la cr&#233;dibilit&#233; de ce syst&#232;me de gestion sociale et politique. En d&#233;finitive, la distinction apport&#233;e plus t&#244;t entre les courants d'id&#233;es, l'influence des fondations ou celle des groupes de pression appara&#238;t de plus en plus brouill&#233;e de sorte que l'h&#233;g&#233;monie du &#034; reaganisme &#034; en tant que pr&#233;cipit&#233; politique s'en trouve accrue au-del&#224; de toute mesure, ce que confirme la plupart des sondages d'opinion sur la popularit&#233; du Pr&#233;sident.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;1 Cf. Conservatisrn in America, 2e &#233;dition, Cambridge, Harvard University Press, 1982.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 Ce que pr&#233;voyait d&#233;j&#224; E.J. Bacciocco jr., The New Left in America. Reform to Revolution 1956-1970, Hoover Institution Press, 1974, pp. 244 et ss.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 Cf. Robert Nisbet, &#034; The Conservative renaissance in perspective &#034;, The Public Interest, 81, Automne 1985, page 128.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4 Sur la Soci&#233;t&#233; du Mont-P&#232;lerin, on pourra consulter l'Analyste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 Cette question a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;e plus avant in : Dorval Brunelle, &#034; Lib&#233;ralisme, n&#233;o-lib&#233;ralisme et l'&#201;tat de droit chez Hayek, Nozick et Rawls : une vue d'ensemble critique &#034;. Lizette Jalbert, et al. (&#224; para&#238;tre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6 Cf. A. Hacker, &#034; Inside the Rights Industry &#034;, Fortune, 15 avril 1985, pp. 177-178.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7 Les deux ouvrages classiques de ces deux auteurs sont : J. Rawls, A Theory of Justice, The Belknap Press, 1971 et R. Nozick, Anarchy, State and Utopia, Basic Books, 1974. La litt&#233;rature autour de ces th&#232;ses est d&#233;sormais in&#233;puisable. Une r&#233;cente et int&#233;ressante mise au point a &#233;t&#233; publi&#233;e par John Rawls dans Philosophy and Public Affairs, 14, 3, &#233;t&#233; 1985, sous le titre : &#034; Justice as Fairness : Political not Metaphysical &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8 Voir, par exemple, sur les d&#233;clarations des pr&#233;dicateurs Jerry Falwell et Pat Boone : &#034; La fin du monde est proche... &#034;, par Konrad Ege, Le Monde diplomatique, d&#233;cembre 1985, pp. 20-21.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9 Cf. A. James Reichley, &#034; The Reagan Coalition &#034;, The Brookings Review, hiver 1982, pp. 6-9.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 La litt&#233;rature sur l'accession au, pouvoir de Reagan est d&#233;j&#224; consid&#233;rable. Parmi les br&#232;ves analyses les plus r&#233;centes, on peut citer : Murray Kempton, &#034; The Wind that blew in Reagan &#034;, The New York Review of Books. 28 f&#233;vrier 1985, pp. 3-6 ; Stanley Hoffmann, &#034; Semidetached Politics &#034;, The New York Review of Books, 8 novembre 1984, pp. 34-36.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11 Carolyn Weaver &#034; Unholy Alliance &#034;, Mother Jones, janvier 1986, pp. 14 et ss.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12 On peut trouver une illustration de ceci dans le fait que le projet d'une d&#233;fense strat&#233;gique contre des missiles est issu d'une &#233;tude commandit&#233;e par &#034; The Heritage Foundation &#034; en 1981. &#192; l'heure pr&#233;sente, le projet est pilot&#233; par une fondation, High Frontier, qui est n&#233;e dans la foul&#233;e de la recherche en question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#034; Initiative &#034; a &#233;t&#233; lanc&#233;e par Reagan lors de son discours &#224; la nation du 23 mars 1983. Pour une analyse des circonstances entourant le projet ainsi que pour une &#233;valuation critique de sa validit&#233;, voir : Georges W. Ball, &#034; The War for Star Wars &#034;, The New York Review of Books, 11 avril 1985, pp. 38-44.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 Cf. Steven Kelman, &#034; The Grace Commission : How Much Waste in Government ? &#034; The Public Interest, no 78, hiver 1985, pp. 62-82 ; J. Peter Grace / S. Kelman, &#034; The Grace Commission Controversy &#034;, The Public Interest, no 79, printemps 1985, pp. 111- 133.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 Cf. R.P. Nathan et F.C. Doolittle, &#034; The Untold Story of Reagan's &#034; New Federalism &#034;, The Public Interest, no 77, automne 1984, pp. 96-105.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 Voir sur ce sujet : Louise Vandelac &#034; &#192; droite toutes. Ou l'impact des droites sur le f&#233;minisme et les rapports de sexes &#034;, Colloque de l'Association d'&#233;conomie politique, Montr&#233;al, novembre 1985.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16 Pour un tour d'horizon des principales mesures adopt&#233;es par le biais des &#034; Ordres de l'ex&#233;cutif &#034; - &#034; Executive Orders &#034; -voir Walter Karp, &#034; Liberty Under Siege. The Reagan Administration's Taste for Autocracy &#034;, Harper's, novembre 1985, pp. 53-67.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17 Cf. Lester C. Thurow, &#034; The 'Big Trade-off' Debunked : The efficiency of a fair economy &#034;, The Washington Monthly, novembre 1985, pp. 47 et ss. Voir &#233;galement Bruce Steinberg, &#034; Le reaganisme et l'&#233;conomie am&#233;ricaine dans les ann&#233;es quatre-vingt &#034;, Critiques de l'&#233;conomie politique, no 31, avril-juin 1985, pp. 5-24.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18 Cf. Louise Vandelac et al., Du travail et de l'amour, &#201;ditions Saint-Martin, 1985, p. 340.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19 Pour une analyse succincte, mais combien &#233;clairante, des cons&#233;quences sociales n&#233;gatives du reaganisme, on pourra consulter : Claude Julien, &#034; La guillotine, l'enfant et la licorne &#034;, Le Monde diplomatique, d&#233;cembre 1985, pp. 1 et 18-19.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20 Cf. Lee Smith, &#034; Reagan's Budget : Selling off the Government &#034;, Fortune, 3 mars 1986, pp. 70-74.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21 Cf. Bruce Steinberg, op. cit., pp. 5.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Communiqu&#233; de presse - Coalition Solidarit&#233; Sant&#233;</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Communique-de-presse-Coalition-Solidarite-Sante</link>
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		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>La droite</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al, un lobby de droite pseudo-charitable qui a infiltr&#233; le Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec &lt;br class='autobr' /&gt;
Montr&#233;al, le 6 octobre 2003 - La Coalition Solidarit&#233; Sant&#233; est convaincue que l'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al est un organisme qui a ses entr&#233;es directes aupr&#232;s du gouvernement du Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec et qui influence le d&#233;veloppement de ses politiques. La Coalition trouve tout aussi inacceptable que l'institut se soit donn&#233; une couverture d'oeuvre charitable et ne soit (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al, un lobby de droite pseudo-charitable qui a infiltr&#233; le Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Montr&#233;al, le 6 octobre 2003 - La Coalition Solidarit&#233; Sant&#233; est convaincue que l'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al est un organisme qui a ses entr&#233;es directes aupr&#232;s du gouvernement du Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec et qui influence le d&#233;veloppement de ses politiques. La Coalition trouve tout aussi inacceptable que l'institut se soit donn&#233; une couverture d'oeuvre charitable et ne soit pas officiellement enregistr&#233; au Qu&#233;bec comme un organisme de lobby.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Coalition Solidarit&#233; Sant&#233; a d&#233;couvert que malgr&#233; ses publications pal&#233;onto-conservatrices en faveur de l'affaiblissement de l'ensemble des mesures de protection sociales - publications qui n'ont rien de &#171; charitables &#187; - et son activit&#233; politique intense, l'IEDM s'est vu octroyer par Revenu Canada un num&#233;ro d'oeuvre de charit&#233;, qui permet &#224; des donateurs &#171; inconnus &#187; d'obtenir des d&#233;gr&#232;vements d'imp&#244;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Marie Pelchat, porte-parole de la Coalition, &#171; cette situation est particuli&#232;rement odieuse. Comme citoyens, on nous demande d'accepter que des fortun&#233;s obtiennent des r&#233;ductions d'imp&#244;ts pour faire la promotion de leurs int&#233;r&#234;ts particuliers au d&#233;triment du bien commun et de l'int&#233;r&#234;t collectif. Il y a de nombreux exemples de groupes sans but lucratif qui font de la d&#233;fense de droits et de la promotion de l'action solidaire qui n'arrivent pas &#224; &#234;tre reconnus comme &#171; organisme de bienfaisance &#187; par le gouvernement canadien. En clair, la Coalition affirme que l'IDEM est un lobby puissant, dont il est outrageux de pr&#233;tendre qu'il est un organisme de charit&#233;. Il est plus que temps de d&#233;noncer publiquement cette mascarade &#187;, ajoute-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une influence directe sur le Parti lib&#233;ral Plusieurs informations contenues dans un dossier constitu&#233; par la Coalition montrent l'influence et la p&#233;n&#233;tration de l'institut dans les hautes sph&#232;res du gouvernement Charest : - des membres du comit&#233; de direction de l'IEDM contribuent &#224; la caisse &#233;lectorale du Parti lib&#233;ral, - l'&#233;conomiste de l'IEDM a particip&#233; au Conseil g&#233;n&#233;ral du PLQ en 2002, - l'Institut est un des quatre groupes soi-disant &#171; ind&#233;pendants &#187; qui ont valid&#233; le Cadre financier du PLQ, - M. Charest y a d&#233;j&#224; donn&#233; une conf&#233;rence de m&#234;me que l'actuel ministre actuel des Finances du Qu&#233;bec, - la page d'accueil du site de l'IEDM s'ouvre avec les &#233;loges du Premier ministre du Qu&#233;bec, - le directeur de l'Institut faisait pour sa part, l'apologie du programme lib&#233;ral lors de la derni&#232;re campagne &#233;lectorale, -&gt; M. Kelly-Gagnon, directeur ex&#233;cutif de l'IEDM, a reconnu publiquement avoir des rencontres r&#233;guli&#232;res avec les dirigeants du PLQ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Cette liste n'est certes pas exhaustive, mais il nous faut y ajouter que M. Yves S&#233;guin, le ministre des Finances du gouvernement Charest, a &#233;t&#233; membre du comit&#233; de direction de l'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al. La Coalition note que cet &#233;pisode de la carri&#232;re de M. S&#233;guin est escamot&#233; dans sa biographie officielle, disponible sur le site de son minist&#232;re &#187;, mentionne la porte-parole de la coalition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al est-il la v&#233;ritable influence occulte derri&#232;re du plan de r&#233;ing&#233;nerie du gouvernement du Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec ? La similitude entre les &#233;crits de l'institut et le tournant politique annonc&#233; sous le th&#232;me de la &#171; r&#233;invention du Qu&#233;bec &#187; saute aux yeux &#187;, de dire Marie Pelchat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al et le syst&#232;me qu&#233;b&#233;cois de sant&#233; et des services sociaux. La Coalition s'est pr&#233;occup&#233;e de l'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al parce que la sant&#233; est un des th&#232;mes de pr&#233;dilection de ce think tank de droite, souligne Marie Pelchat. Les vis&#233;es mercantiles en sant&#233; de l'IEDM sont publiques depuis novembre 2000. En effet, dans un texte publi&#233; alors, l'IEDM se demandait : &#171; Comment ouvrir en douceur, un syst&#232;me de sant&#233;, monopole d'&#201;tat, &#224; la concurrence du march&#233; &#187;. En avril 2002, la solution est toute trouv&#233;e : les partenariats public-priv&#233;... &#171; m&#234;me si le bonheur est dans la privatisation &#187;. Depuis 2000, l'IEDM a multipli&#233; les publications et les interventions publiques r&#233;trogrades sur le sujet. L'enjeu financier est de taille et on ne peut le sous-estimer puisque l'enveloppe des services sociaux et de sant&#233; est actuellement de 19 milliards $, une somme qui, actuellement, ne leur profite que tr&#232;s peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Curieusement, le Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec, qui penche plus dans la tradition conservatrice que lib&#233;rale depuis l'arriv&#233;e de M. Charest, ne cache plus ses intentions de d&#233;r&#233;glementer ; de privatiser certains services sociaux et de sant&#233; ; d'opter pour les partenariats priv&#233;-public ; de se d&#233;partir des services dits non professionnels ; de se servir des entreprises priv&#233;es, des municipalit&#233;s et des organismes communautaires pour r&#233;ussir sa r&#233;ing&#233;nerie en sant&#233;. La co&#239;ncidence, s'il y a bel et bien co&#239;ncidence, est troublante, conclut la porte-parole de la Coalition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 30 -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : Marie Pelchat, Coalition Solidarit&#233; Sant&#233;, 514-480-7550&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al, un lobby de droite pseudo-charitable qui a infiltr&#233; le Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/L-Institut-economique-de-Montreal-un-lobby-de-droite-pseudo-charitable-qui-a</link>
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		<dc:date>2003-10-12T23:27:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>La droite</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La guerre, c'est la paix
&lt;br class='autobr' /&gt;
La libert&#233;, c'est l'esclavage
&lt;br class='autobr' /&gt;
L'ignorance, c'est la force &lt;br class='autobr' /&gt;
Georges Orwell, 1984 &lt;br class='autobr' /&gt;
Document d'information &lt;br class='autobr' /&gt; Octobre 2003 &lt;br class='autobr' /&gt; Introduction &lt;br class='autobr' /&gt; Depuis des ann&#233;es, l'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al prend des positions publiques et publie des documents en faveur de l'ouverture du march&#233; de la sant&#233;. Leur attaque au syst&#232;me qu&#233;b&#233;cois public, universel, accessible et gratuit est sans nuance . Ainsi d&#232;s novembre 2000, l'Institut n'h&#233;sitait pas &#224; agiter le spectre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Quebec-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-La-droite-+" rel="tag"&gt;La droite&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La guerre, c'est la paix&lt;br class='autobr' /&gt;
La libert&#233;, c'est l'esclavage&lt;br class='autobr' /&gt;
L'ignorance, c'est la force&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Georges Orwell, 1984&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Document d'information&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
Octobre 2003&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Introduction&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
Depuis des ann&#233;es, l'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al prend des positions publiques et publie des documents en faveur de l'ouverture du march&#233; de la sant&#233;. Leur attaque au syst&#232;me qu&#233;b&#233;cois public, universel, accessible et gratuit est sans nuance . Ainsi d&#232;s novembre 2000, l'Institut n'h&#233;sitait pas &#224; agiter le spectre communiste en comparant le Canada &#224; Cuba ou &#224; la Cor&#233;e du Nord parce que le Canada, qui refuse la mise en place d'un syst&#232;me parall&#232;le priv&#233; de sant&#233;, &#171; partage avec ces pays, la distinction suspecte de fermer la porte &#224; toute autre forme de choix &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Institut &#233;conomique de Montr&#233;al, Michel Dongeois, Le Patient doit avoir le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Dans ce texte, la question centrale de l'Institut est : &#171; Alors Canada, Cuba &#8230; m&#234;me combat ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours apr&#232;s la tenue du Conseil g&#233;n&#233;ral du Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec sur la r&#233;ing&#233;nerie de l'&#201;tat, v&#233;ritable &#233;loge des partenariats priv&#233;/public, l'Institut publiait son document &#171; Des services publics plus efficaces gr&#226;ce au partenariat public-priv&#233; &#187;. Le gouvernement Charest ne pouvait r&#234;ver d'une meilleure co&#239;ncidence. Mais est-ce une co&#239;ncidence ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean Charest fait l'&#233;loge de l'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 23 septembre 2003, sur la page d'accueil du site de l'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al (&lt;a href=&#034;http://www.http://www.iedm.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.http://www.iedm.org/&lt;/a&gt;) , on peut lire une rubrique &#171; R&#233;actions &#224; l'IEDM et &#224; ses travaux &#187; dans laquelle on cite Jean Charest et Mike Harris (maintenant du Fraser Institute)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Preston Manning a &#233;galement &#233;t&#233; recrut&#233; par le Fraser Institute apr&#232;s son (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui d&#233;clarent :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.iedm.org/eloges_fr.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;R&#201;ACTIONS &#192; L'IEDM ET &#192; SES TRAVAUX&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;&#171; [L'IEDM] est vraiment une force intellectuelle montante au Qu&#233;bec et au Canada. Son importance tient au fait qu'il apporte une nouvelle perspective sur les questions auxquelles la province doit faire face - une nouvelle fa&#231;on de penser l'avenir du Qu&#233;bec. Comme premier ministre de l'Ontario, j'ai eu l'occasion de d&#233;couvrir l'excellent travail de l'Institut et sa r&#233;putation de remise en question du &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;statu quo&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;. &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;&#171; Je veux vous dire de vive voix mon appui pour l'Institut. [...] la pr&#233;sence et la cr&#233;ation de l'Institut est absolument essentielle pour avoir un vrai d&#233;bat politique au Qu&#233;bec et pouvoir s'inspirer de nouvelles id&#233;es. D'id&#233;es qui vont nous permettre, &#224; nous qui sommes &#224; un autre niveau, de s'inspirer et de s'alimenter des choix, des vrais choix que nous avons dans la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise. &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;- Mike Harris, premier ministre de l'Ontario (1995 &#224; 2002)&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;- Jean Charest, premier ministre du Qu&#233;bec&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau premier ministre du Qu&#233;bec ne se contente pas de lire la documentation &#171; &#233;difiante &#187; de l'Institut et d'en faire l'&#233;loge, plusieurs rencontres auraient eu lieu avant les &#233;lections g&#233;n&#233;rales du Qu&#233;bec - et apr&#232;s - entre M. Charest accompagn&#233; des dirigeants du PLQ et les membres de la direction de l'IEDM. Dans un article publi&#233; dans The Gazette en 2002, Michel Kelly-Gagnon, directeur ex&#233;cutif de l'IEDM confirmait effectivement cette information. Il se disait fier des consultations croissantes et quasi hebdomadaires de l'IEDM avec des repr&#233;sentants officiels du parti de Mario Dumont et avec l'&#233;ventuel chef de cabinet de Jean Charest, Ronald Poupart, lui-m&#234;me membre de l'IEDM&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;The Gazette, Policy group stirs the pot : Conservative think-thank gains (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, le rapport annuel de 2000 de l'IEDM nous apprend que l'actuel ministre des Finances, M. Yves S&#233;guin si&#233;geait au comit&#233; de direction de l'Institut. Pourtant, il n'en fait aucune mention dans son curriculum vitae disponible sur le site de l'Assembl&#233;e nationale. A cette &#233;poque, M. S&#233;guin a &#233;t&#233; vice-pr&#233;sident de Banque priv&#233;e, Banque de Montr&#233;al, adjoint du pr&#233;sident au Groupe des soci&#233;t&#233;s Banque de Montr&#233;al&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Assembl&#233;e nationale du Qu&#233;bec, curriculum de Yves S&#233;guin, 26 septembre 2003.&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. S&#233;guin a &#233;galement si&#233;g&#233; au conseil d'administration de la G&#233;n&#233;rale des eaux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Laberge Yvon, Noel, Andr&#233;, La g&#233;n&#233;rale des eaux propose une soci&#233;t&#233; mixte &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce groupe pr&#233;conisait en 1996, avec Power Corporation comme partenaire, la cr&#233;ation d'une soci&#233;t&#233; mixte de l'eau &#224; Montr&#233;al. Ce projet de partenariat public-priv&#233; est pourtant remis sur la table aujourd'hui par le Parti lib&#233;ral&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L&#233;vesque, Kathleen, Le Devoir, Un partenariat public-priv&#233; serait bien re&#231;u (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; six mois apr&#232;s son &#233;lection avec la tarification de l'eau qu'implique cette approche. Dans ce contexte, il n'y a rien d'&#233;tonnant &#224; ce que l'IEDM salue le projet lib&#233;ral de &#171; r&#233;inventer le Qu&#233;bec &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;CNW, Institut &#233;conomique de Montr&#233;al, Programme du PLQ &#171; R&#233;inventer le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; se r&#233;jouisse publiquement du premier budget S&#233;guin&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;CNW ,Nouvelles g&#233;n&#233;rales, Premier budget S&#233;guin - L'Institut &#233;conomique se (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et de l'ouverture aux partenariats priv&#233;-public contenus dans le plan de r&#233;ing&#233;nerie du PLQ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juin 2002, lors du Conseil g&#233;n&#233;ral du PLQ, M. Pierre Desrochers de l'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al &#233;tait pan&#233;liste invit&#233; dans l'atelier : Productivit&#233; et innovation&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;CNW. Parti lib&#233;ral, Horaire final du Conseil g&#233;n&#233;ral du Parti lib&#233;ral du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'IEDM est &#233;galement dans la liste des &#171; experts &#187; dits ind&#233;pendants qui ont valid&#233; le cadre financier du PLQ&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;CNW, Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec - Le Parti Qu&#233;b&#233;cois doit &#234;tre transparent et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il est impossible de savoir quel est le montant qui a &#233;t&#233; vers&#233; par le Parti lib&#233;ral pour cette validation ; les donn&#233;es financi&#232;res de l'IEDM &#233;tant particuli&#232;rement opaques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, en avril 2003, l'Institut &#233;conomique d&#233;nonce &#171; le carcan l&#233;gislatif de la Loi canadienne de la sant&#233; qui maintient le caract&#232;re public du syst&#232;me de sant&#233; &#187;. Quatre mois plus tard, le Parti lib&#233;ral donne &#233;cho &#224; cette dol&#233;ance de l'IEDM. Dans le document du Conseil du Tr&#233;sor - produit par le minist&#232;re de Monique J&#233;r&#244;me-Forget -&lt;i&gt;, La r&#233;ing&#233;nerie de l'&#201;tat : obstacles pressentis&lt;/i&gt;, on retrouve au chapitre de la r&#233;organisation des services de sant&#233;, une note indiquant comme obstacle : la Loi canadienne de la sant&#233; et les normes nationales&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gouvernement du Qu&#233;bec, Conseil du Tr&#233;sor, Sous-secr&#233;tariat &#224; la r&#233;ing&#233;nerie (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui en d&#233;coulent - voir note avril 2003 ci-dessous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'IEDM se pr&#233;occupe de sant&#233; &#8230; nous devons nous pr&#233;occuper de l'IEDM !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques publications nous r&#233;v&#232;lent l'ampleur des pr&#233;occupations de l'IEDM en mati&#232;re de sant&#233; et de protections sociales. Comme le dit si bien son directeur ex&#233;cutif, Michel Kelly-Gagnon, &#171; Il y a deux sortes d'argent. Il y a ce que j'appelle l'argent d'influence et il y a l'argent id&#233;ologique &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dutrisac, Robert, Le Devoir, Des gens d'affaires se rangent derri&#232;re l'ADQ, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En mati&#232;re de sant&#233;, les deux sont ind&#233;niablement &#224; l'&#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous retiendrons, pour les besoins de ce texte quelques titres et extraits publi&#233;s par l'IEDM particuli&#232;rement pertinents en regard du droit &#224; la sant&#233; et de la condition d'exercice de ce droit : un syst&#232;me public, universel, accessible et gratuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;12 octobre 2000&lt;/strong&gt; : L'Institut publie un article intitul&#233; : &#171; R&#233;volution des soins de sant&#233; en Su&#232;de : Le bonheur est dans la privatisation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;15 novembre 2000&lt;/strong&gt; : Publication de l'article &#171; Le patient doit avoir le droit de payer de sa poche pour sauver sa peau &#187; L'article s'ouvre avec une question qui ne peut laisser aucune &#233;quivoque sur les intentions de l'IEDM &#171; Comment ouvrir en douceur un syst&#232;me de sant&#233;, monopole d'&#201;tat, &#224; la concurrence du march&#233; ? &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Septembre 2001&lt;/strong&gt; : Universal private choice : Medicare Plus A concept of health care with quality,access and choice for all Canadians.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'IEDM &#171; propose une nouvelle approche du financement, de l'assurance et de la prestation des services m&#233;dicaux et hospitaliers. Tout en maintenant le droit universel &#224; l'assurance-maladie, en tant que service de base financ&#233; &#224; m&#234;me les fonds publics, nous proposons un nouveau concept de choix priv&#233; universel &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NDLR : Le choix priv&#233; c'est le &#171; droit &#187; de choisir pour les plus riches de se payer des services priv&#233;s et pour les assureurs, de couvrir ces risques par une assurance individuelle. Cette pratique est actuellement interdite au Canada en vertu de la Loi canadienne de la sant&#233;. Le choix priv&#233; universel introduirait un v&#233;ritable syst&#232;me &#224; deux vitesses qui pr&#233;sente plusieurs similitudes avec le syst&#232;me am&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en septembre 2000, quelques mois avant les audiences de la Commission Clair au Qu&#233;bec, que l'on voit appara&#238;tre ce concept pour la premi&#232;re fois. Dans son document, &#171; Le choix priv&#233; universel : une vision de la sant&#233; offrant la qualit&#233;, l'acc&#232;s et le choix &#224; tous les canadiens &#187;. L'IEDM d&#233;non&#231;ait &#171; un syst&#232;me de sant&#233; monopolis&#233; par l'&#201;tat &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avril 2002 :&lt;/strong&gt; Les h&#244;pitaux publics : des avenues de r&#233;forme par un partenariat avec l'entreprise priv&#233;. Note &#233;conomique sur les divers types possibles de partenariat entre les secteurs public et priv&#233; dans la gestion des h&#244;pitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'IEDM, la voie royale pour le syst&#232;me de sant&#233; est l'ouverture au priv&#233;. &#171; L'exp&#233;rience d&#233;montre que de tels partenariats dans la construction et la gestion des h&#244;pitaux peuvent procurer des avantages importants &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NDLR : Pourtant des &#233;tudes d&#233;montrent que dans les h&#244;pitaux g&#233;r&#233;s priv&#233;ment, nos chances de mourir sont plus grandes que dans les h&#244;pitaux g&#233;r&#233;s publiquement. En d'autres mots, les exp&#233;riences illustrent que le priv&#233; sacrifie la qualit&#233; des services pour optimiser les profits mettant ainsi en p&#233;ril la sant&#233; des patients. Ce n'est pas l&#224; une grande preuve de leur performance ! En effet, &#171; le syst&#232;me canadien des soins de sant&#233; a mieux fait r&#233;cemment que celui des &#201;tats-Unis pour pr&#233;venir les d&#233;c&#232;s &#233;vitables &#187; indique une &#233;tude publi&#233;e par l'American Journal of Public Health (&#8230;)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Presse canadienne, Le Droit, Plus de chances de survivre &#224; la maladie au (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Septembre 2002&lt;/strong&gt; : Le d&#233;mant&#232;lement de l'&#201;tat providence au Qu&#233;bec : mythe ou r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce texte, l'IEDM d&#233;nonce le fait que &#171; contrairement &#224; ce que certains pr&#233;tendent, l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois n'a pas subi une cure d'amaigrissement draconienne au cours des derni&#232;res ann&#233;es. Les d&#233;penses du gouvernement ont repris leur croissance depuis 1997 &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NDLR : Pour l'IEDM, seules, les r&#233;ductions d'imp&#244;ts sont acceptables. En effet, ces derni&#232;res donneraient un caract&#232;re permanent au d&#233;faut de ressources des &#233;tablissements publics. Or, le d&#233;faut de ressources est la pierre angulaire de la d&#233;construction des services publics&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A ce sujet, voir Banque Mondiale, L'&#201;tat dans un monde en mutation, 2000.&#034; id=&#034;nh2-14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mars 2003&lt;/strong&gt; : Pour en finir avec l'&#233;pouvantail du syst&#232;me de sant&#233; &#224; deux vitesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'IEDM d&#233;clare : &#171; Nous croyons toutefois que l'existence et la viabilit&#233; du syst&#232;me public ne sont pas menac&#233;s par l'introduction d'un syst&#232;me de sant&#233; priv&#233; fonctionnant en parall&#232;le. Nous croyons &#233;galement que l'interdiction de facto de ce syst&#232;me priv&#233; viole les droits fondamentaux des qu&#233;b&#233;cois et des canadiens &#224; la vie, &#224; la s&#233;curit&#233; de leurs personnes en les emp&#234;chant d'assumer la responsabilit&#233; de leur sant&#233; et celle de leurs proches &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NDLR : Ce n'est pas sans rappeler que la Commission d'&#233;tude sur les services de sant&#233; et les services sociaux reconnaissait, dans son rapport, un seul droit fondamental, celui de &#171; se procurer ici ou ailleurs des services non couverts &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gouvernement du Qu&#233;bec, Minist&#232;re de la sant&#233; et des services sociaux, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avril 2003&lt;/strong&gt; : R&#233;formes de la sant&#233;, Note &#233;conomique sur les aspects juridiques des r&#233;formes de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'IEDM d&#233;nonce &#171; le carcan l&#233;gislatif qui maintient depuis une vingtaine d'ann&#233;es le caract&#232;re public du syst&#232;me de sant&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NDLR : Le carcan l&#233;gislatif dont parle l'IEDM est la Loi canadienne de la sant&#233;, adopt&#233;e en 1984, qui poursuit l'objectif de l'acc&#232;s aux soins de sant&#233; &#224; tous sans &#233;gard au statut ou au revenu. Dans cette loi, on y retrouve les principes d'universalit&#233;, d'accessibilit&#233;, de gestion publique, d'int&#233;gralit&#233; et de transf&#233;rabilit&#233;. Cette loi interdit &#233;galement les tickets mod&#233;rateurs et la surfacturation des services de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mai 2003&lt;/strong&gt; : Plaidoyer pour la mondialisation capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'IEDM : &#171; l'ouverture au commerce et aux flux financiers internationaux est un facteur de progr&#232;s, surtout pour les plus pauvres de la plan&#232;te &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NDLR : L'IEDM affirme donc que nous pouvons laisser le march&#233; r&#233;guler les grands programmes sociaux, que cela serait m&#234;me facteur de progr&#232;s. Pourtant, l'OMS contredit ce postulat n&#233;olib&#233;ral en d&#233;clarant dans son rapport annuel en 2000 que : &#171; Le march&#233; de la sant&#233; est inefficace &#187;.&lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
&lt;strong&gt;Septembre 2003 :&lt;/strong&gt; Des services publics plus efficaces gr&#226;ce au partenariat public-priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce texte, l'IEDM d&#233;plore que &#171; le Qu&#233;bec n'a pas jusqu'&#224; pr&#233;sent fait appel au PPP autant que plusieurs pays de l'OCDE ni m&#234;me autant que plusieurs provinces canadiennes &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ces propos ont &#233;t&#233; repris textuellement par l'Institut sur les partenariats (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NDLR : Rappelons-nous que le budget de la sant&#233; au Qu&#233;bec est de 19 milliard et au Canada, il se chiffre &#224; pr&#232;s de 120 milliards. Les PPP sont-ils un moyen, &#224; court terme, pour que les entreprises priv&#233;es fassent main basse sur ces budgets sans, pour autant, avoir l'air de mettre de l'avant un syst&#232;me de sant&#233; &#224; l'am&#233;ricaine (Voir note novembre 2000).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'IEDM : une organisation aux id&#233;es pal&#233;onto-conservatrices&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'IEDM est surtout connue pour la publication du palmar&#232;s des &#233;coles mais elle publie des textes d&#233;finitivement &lt;i&gt;pal&#233;onto-conservateurs&lt;/i&gt; sur tous les sujets d'int&#233;r&#234;t public : la sant&#233;, l'&#233;ducation, l'eau, le logement, les d&#233;penses sociales, la lutte &#224; la pauvret&#233;, l'environnement, etc. M&#234;me si les sujets varient, l'orientation est invariablement la m&#234;me : l'ouverture des march&#233;s, la remise en question des &#171; monopoles &#187; d'&#201;tat et la promotion de la privatisation de tous les outils collectifs dont le Qu&#233;bec s'est dot&#233;. Pour l'Institut, les droits fondamentaux sont un concept tout &#224; fait abstrait et absent. Le bien individuel se substitue au bien commun, les droits individuels, aux droits collectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Force est de reconna&#238;tre qu'il y a l&#224; une certaine communaut&#233; de pens&#233;e avec le plan de r&#233;ing&#233;nerie de l'&#201;tat propos&#233; par le gouvernement Charest et largement diffus&#233; par la Coalition Solidarit&#233; Sant&#233; qui en avait obtenu copie. En sant&#233;, tout comme le gouvernement dans son processus de r&#233;vision des structures de l'&#201;tat et des programmes gouvernementaux, l'Institut se pr&#233;occupe essentiellement des soins en faisant totalement abstraction des services de sant&#233; et des services sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son rapport annuel 2002, l'IEDM se d&#233;finit comme : &#171; un institut de recherche et d'&#233;ducation ind&#233;pendant, non partisan et sans but lucratif. Il &#339;uvre &#224; l'&#233;ducation &#233;conomique des Canadiens en g&#233;n&#233;ral et des Qu&#233;b&#233;cois francophones en particulier par le biais de publications et de conf&#233;rences mais aussi &#224; travers les m&#233;dias &#233;crits et &#233;lectroniques &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Institut &#233;conomique de Montr&#233;al, Rapport annuel 2002.&#034; id=&#034;nh2-17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cet organisme est-il aussi ang&#233;lique qu'il le pr&#233;tend ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mieux d&#233;masquer cet organisme, examinons d'abord son nom :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Institut&lt;/strong&gt; : Dans le Petit Robert, ce terme est d&#233;fini ainsi : &#171; nom donn&#233; &#224; des &#233;tablissements de recherche scientifique ou d'enseignement &#187;. Or, une lecture des principales parutions de l'IEDM nous fait vite comprendre qu'il s'agit d'un organisme de propagande de droite dont l'approche n'a rien de scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;conomique &lt;/strong&gt; : Peu ou pas de texte publi&#233; par l'Institut pr&#233;sente des analyses &#233;conomiques rigoureuses voire m&#234;me des &#233;tudes &#233;conomiques tout court. La seule &#233;conomie dont se pr&#233;occupe l'IEDM est la promotion de l'&#233;conomie de march&#233; dans toutes les sph&#232;res de la vie quotidienne et la fin de ce qu'il d&#233;crie comme des &#171; monopoles d'&#201;tat &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De Montr&#233;al :&lt;/strong&gt; Nous savons depuis longtemps que l'IEDM a un lien structurel avec l'Institut Fraser bas&#233; en Colombie-Britannique. C'est ni plus ni moins que la filiale qu&#233;b&#233;coise de l'Institut Fraser qui sonne trop anglais pour &#234;tre populaire au Qu&#233;bec. D'ailleurs, l'IEDM pr&#233;sente sur son site l'Institut Fraser. Ce dernier a profit&#233; de l'existence de l'Universit&#233; Fraser pour se nommer ainsi et laisser croire que ces analyses sont rigoureusement exactes. Ce n'est d'ailleurs pas une co&#239;ncidence si les deux organismes publient annuellement un palmar&#232;s des &#233;coles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En 2001, l'Institut Fraser &#233;tait soutenu financi&#232;rement par plus d'une quarantaine de compagnies. La multinationale pharmaceutique Pfizer &#233;tait du nombre. De fait, les compagnies qui soutiennent l'Institut Fraser viennent de New York, de l'Ontario, de l'Alberta, de la Saskatchewan et &#8230; du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notons &#233;galement que l'IEDM collabore, pour certaines de ses publications, avec des instituts comparables au sien bas&#233;s ailleurs dans le monde ( 6 au Canada, 18 aux Etats-Unis et 13 outre-mer. Voir annexe 1 : liste des instituts comparables dans le monde fournie sur le site de l'IEDM). Parmi ceux-ci, on note le Cato Institute de Washington dont les orientations et les recommandations inspirent largement les d&#233;cisions du gouvernement r&#233;publicain de Georges W. Bush.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'IEDM, un organisme pseudo-charitable&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est techniquement impossible de savoir qui garnit les coffres de l'Institut et lui assure l'acc&#232;s &#224; un budget annuel de trois quarts de millions. L'IEDM refuse r&#233;solument de rendre cette information publique. Comme l'Institut a un lien organique avec l'Institut Fraser bas&#233; en C.B., il est l&#233;gitime de pr&#233;sumer que tout comme ce dernier, l'IEDM est financ&#233; par de grandes compagnies qui ont tout &#224; gagner &#224; la privatisation et &#224; la d&#233;r&#233;glementation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son enregistrement comme organisme charitable lui permet n&#233;anmoins de recevoir des dons qui permettront, par la suite, des d&#233;gr&#232;vements d'imp&#244;ts pour les donateurs tout en leur ouvrant les portes du conseil de direction de l'IEDM. La Banque de Montr&#233;al a d&#251; &#234;tre un groupe donateur important pour que Yves S&#233;guin puisse la repr&#233;senter et si&#233;ger comme administrateur au comit&#233; de direction de l'IEDM en 2000. Notons qu'au moment o&#249; Yves S&#233;guin si&#233;geait &#224; ce comit&#233; de direction, le budget de l'IEDM de 278 838 $ en 1999 &#224; 603 500 $ en 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, le conseil de direction de l'IEDM est compos&#233; de :&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
Yves Gu&#233;rard : firme Ernst &amp; Young,&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
Adrien Pouliot : Compagnie Entourage,&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
Richard Carter : ex-vice-pr&#233;sident de la Banque Nationale,&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
Denis Cousineau,&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
H&#233;l&#232;ne Desmarais : g&#233;n&#233;reuse donatrice avec son mari Paul Jr Desmarais -membre de la riche famille Desmarais propri&#233;taire de Power Corporation- &#224; caisse &#233;lectorale PLC - 5 000$ - donatrice &#224; la caisse du Parti lib&#233;ral en 2000 et en 2001&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Directeur g&#233;n&#233;ral des &#233;lections, site Internet, Financement des partis (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ex-pr&#233;sidente du Comit&#233; de l'industrie de la sant&#233; qui a propos&#233; de faire de Montr&#233;al un p&#244;le international de la sant&#233; pour d&#233;velopper les industries de la sant&#233;, nomm&#233;e au Conseil de recherches m&#233;dicales du Canada et enfin, pr&#233;sidente du Centre d'entreprises et d'innovation de Montr&#233;al,&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
Daniel Dorey, pr&#233;sident d'Oxford Qu&#233;bec - un important propri&#233;taire d'immeubles -, pr&#233;sident du conseil d'administration de l'Institut de d&#233;veloppement urbain du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
Spiridon Kantardjieff, m&#233;decin&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
Michel Kelly-Gagnon : avocat, directeur ex&#233;cutif de l'IEDM, donateur &#224; la caisse &#233;lectorale du PLQ en 2001&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Idem&#034; id=&#034;nh2-19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;,&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
Normand Lebeau, directeur g&#233;n&#233;ral et partenaire de Mandrake Groupe Conseil&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-20&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Fond&#233; en 1970, Mandrake est reconnu en tant que partenaire principal de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-20&#034;&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, bureau de Montr&#233;al,&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
Ronald Monet : directeur des communications &#224; la Banque de Montr&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si le directeur de l'Institut a d&#233;j&#224; affirm&#233; &#171; que l'organisme ne sera pas le porte-parole de ces principaux donateurs &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-21&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Normand, Fran&#231;ois, Le Devoir, L'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al aura les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-21&#034;&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, il faudrait &#234;tre dupes pour le croire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos recherches nous ont permis d'apprendre que ce pseudo-institut est un &#171; organisme charitable &#187; et est reconnu comme tel par Revenu Canada (num&#233;ro d'enregistrement 876185877RR0001). Ce qui est plut&#244;t &#233;tonnant quand on sait que GreenPeace s'est vu retirer son num&#233;ro d'&#339;uvre de charit&#233; &#224; cause de ses actions publiques et que les regroupements d'organismes communautaires au Qu&#233;bec n'ont pas acc&#232;s &#224; un tel num&#233;ro parce que Revenu Canada juge leurs actions trop politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ses d&#233;clarations de renseignements annuelle 2000 et 2001 &#224; Revenu Canada&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-22&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Site Internet de l'Agence des douanes et du revenu du Canada, septembre 2003.&#034; id=&#034;nh2-22&#034;&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, l'IEDM nie avoir au cours de l'exercice avoir &#171; tent&#233; d'influencer l'opinion publique ou d'obtenir la modification d'une loi ou d'une politique en recourant &#224; l'un des moyens suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
annonces dans les m&#233;dias ;&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
congr&#232;s, ateliers, allocutions ou conf&#233;rences ;&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
publications ou d&#233;clarations dans la presse parl&#233;e ou &#233;crite ;&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
rencontre avec des repr&#233;sentants &#233;lus ou des membres de leur personnel ;&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
expos&#233;s ou m&#233;moires &#224; des repr&#233;sentants &#233;lus ou nomm&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organismes qui ne se conforment pas &#224; ces exigences s'exposent &#224; perdre leur num&#233;ro de charit&#233;. Or, toutes les affirmations contenues dans les rapports annuels 2000 et 2001 de l'IEDM &#224; Revenu Canada sont fausses puisque contredites par l'IEDM elle-m&#234;me sur son site Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'IEDM d&#233;clare &#224; Revenu Canada &#171; avoir organis&#233; plusieurs conf&#233;rences publiques et rencontre &#233;ducatives, avoir r&#233;alis&#233; quelques publications et contribuer &#224; mettre en &#339;uvre des travaux de recherches. Dans son propre rapport annuel, il d&#233;clare : &#171; L'IEDM a pour mission de proposer des solutions originales et innovatrices afin de susciter l'&#233;laboration de politiques publiques optimales&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-23&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;IEDM, rapport annuel 2000, mot du pr&#233;sident.&#034; id=&#034;nh2-23&#034;&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. Ces vis&#233;es sont exactement les m&#234;mes que celles &#171; de l'Institut C.D. Howe, de l'Institut Fraser, et du Confence Board du Canada &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-24&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Normand, Fran&#231;ois, Le Devoir, L'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al aura les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-24&#034;&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les th&#232;mes qui ont retenu l'attention de l'IEDM en 2000 sont : la sant&#233;, la taille de l'&#201;tat, les barri&#232;res commerciales, la taxe de vente et le commerce &#233;lectronique. En 2001, c'&#233;tait la mondialisation, les fusions municipales, la r&#233;forme de la sant&#233; et la lib&#233;ralisation du march&#233; de l'&#233;lectricit&#233;. Enfin, en 2002, les bulletins de sant&#233;, les cit&#233;s du multim&#233;dias, la gestion de la for&#234;t, d&#233;r&#233;glementation du logement locatif, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ce qu'en a dit l'IEDM &#224; l'Agence des douanes et du Revenu, ces interventions publiques et ces dossiers avaient tous comme objectif de tent&#233; d'influencer l'opinion publique ou d'obtenir la modification d'une loi ou d'une politique. Pourtant, l'IEDM y pr&#233;sente son travail &#171; comme une contribution &#224; l'&#233;ducation &#233;conomique des Qu&#233;b&#233;cois &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est facile de prouver la tenue des rencontres entre le PLQ et l'IEDM et l'ADQ et l'IEDM , le directeur l'ayant lui-m&#234;me reconnu publiquement &#224; un journaliste de The Gazette et avoir admis que cela se faisait sur une base tr&#232;s r&#233;guli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est tout aussi facile de recenser sur le site Internet de l'IEDM bon nombre d'interventions publiques appelant des changements l&#233;gislatifs dont l'ouverture du march&#233; de la sant&#233;, d'autres en faveur des bons d'&#233;tude, du palmar&#232;s des &#233;coles pour faire la promotion de l'&#233;cole priv&#233;e, du taux d'imposition unique (deux &#233;l&#233;ments du programme de l'ADQ), en faveur de l'abolition du contr&#244;le des hausses de loyer, contre le soutien de l'&#201;tat pour combattre la pauvret&#233;, pour l'exemption de taxes sur le commerce &#233;lectronique pour faire baisser le niveau de d&#233;penses publiques, pour la r&#233;duction des imp&#244;ts. etc. Plusieurs des a priori de l'IEDM sont &#233;galement les a priori du plan de r&#233;ing&#233;nerie du PLQ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En publiant toutes les deux semaines dans le Journal Les Affaires, Michel Kelly-Gagnon a le canal tout indiqu&#233; pour diffuser la &#171; bonne nouvelle &#187; de l'Institut&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-25&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Institut &#233;conomique de Montr&#233;al, site Internet, &#224; la rubrique &#201;ditoriaux. 2003&#034; id=&#034;nh2-25&#034;&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce qui contrevient &#233;galement &#224; la d&#233;claration de renseignements annuels, o&#249; l'IEDM nie avoir fait des d&#233;clarations ou des publications dans la presse &#233;crite ou parl&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 20 octobre 2000, l'IEDM &#233;mettait &#233;galement un communiqu&#233; de presse annon&#231;ant qu'elle compara&#238;trait le 23 octobre de cette m&#234;me ann&#233;e, devant la Commission Clair sur l'avenir des soins de sant&#233; alors qu'elle affirmait &#224; Revenu Canada ne pas avoir pr&#233;sent&#233; de m&#233;moires &#224; des personnes &#233;lues ou nomm&#233;es. Le directeur, Michel Kelly-Gagnon a &#233;galement pr&#233;sent&#233; des m&#233;moires, au nom de l'IEDM, lors de la Commission parlementaire sur le logement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant la derni&#232;re campagne &#233;lectorale, l'IEDM a organis&#233; une rencontre-d&#233;bat&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-26&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;CNW Nouvelles g&#233;n&#233;rales, L'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al invite Mme (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-26&#034;&gt;26&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; sur les finances publiques, rencontre &#224; laquelle &#233;taient convi&#233;s Pauline Marois et Yves S&#233;guin (ex-membre du comit&#233; de direction de l'IEDM). Il importe ici de souligner que Pauline Marois avait d&#233;clin&#233; cette offre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'IEDM confessait elle-m&#234;me dans un article du Journal Les Affaires du 1 mars qu'elle avait re&#231;u le 19 f&#233;vrier 2003, le chef lib&#233;ral lors d'un premier forum pr&#233;&#233;lectoral&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-27&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Kelly-Gagnon, Michel, Journal Les Affaires, Parti lib&#233;ral : un programme (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-27&#034;&gt;27&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pour valider le fameux cadre financier du PLQ, il est impossible qu'il n'y ait eu aucune rencontre le PLQ et l'IEDM. Les liens &#233;taient d&#233;j&#224; suffisamment &#233;troits pour que l'Institut se voit accorder un droit de parole dans un atelier du Conseil g&#233;n&#233;ral du PLQ des 31 mai, 1 et 2 juin 2002, soit quelques mois &#224; peine avant la publication du cadre financier du PLQ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il est quasi impossible que Jean Charest et Mike Harris aient envoy&#233; une lettre d'&#233;loges, publi&#233;e en partie sur la page d'accueil du site Internet de l'IEDM sans que ces hommes n'aient eu des liens plus &#233;troits avec l'Institut et ses repr&#233;sentants. Le Rapport annuel 2002 confirme, en effet, que Mike Harris a &#233;t&#233; l'invit&#233; de l'IEDM pour pr&#233;senter sa vision d'un Canada &#233;conomiquement dynamique et prosp&#232;re. M. Charest a &#233;t&#233; le conf&#233;rencier invit&#233; de l'IEDM, le 19 f&#233;vrier 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ces faits d&#233;montrent que l'IEDM a sciemment fait une fausse d&#233;claration &#224; Revenu Canada dans sa d&#233;claration de renseignements annuelle d'organisme de bienfaisance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une question s'impose : Pourquoi Revenu Canada ne s'est jamais donn&#233; la peine de consulter le site Internet de l'Institut ou les journaux pour contre-v&#233;rifier les affirmations contenues dans la &#171; D&#233;claration de renseignements annuelle &#187; de l'IEDM alors que pour d'autres organisations, le suivi a &#233;t&#233; fait avec z&#232;le ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'IEDM : un organisme de lobby qui n'est pas enregistr&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En vertu de la Loi sur la transparence et l'&#233;thique en mati&#232;re de lobbyisme, est consid&#233;r&#233; &#171; lobbyiste d'organisation&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-28&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Soulignons que les centrales syndicales ont d&#251; s'enregistrer comme organisme (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-28&#034;&gt;28&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;, toute personne dont l'emploi ou la fonction consiste, pour une partie importante, &#224; exercer des activit&#233;s de lobbyisme pour le compte d'une association ou d'un autre groupement &#224; but non lucratif. La loi 80 d&#233;finit le lobbyisme de la fa&#231;on suivante : En vertu de la Loi sur la transparence et l'&#233;thique en mati&#232;re de lobbyisme, est consid&#233;r&#233; &#171; lobbyiste d'organisation &#187;, toute personne dont l'emploi ou la fonction consiste, pour une partie importante, &#224; exercer des activit&#233;s de lobbyisme pour le compte d'une association ou d'un autre groupement &#224; but non lucratif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi 80 d&#233;finit le lobbyisme de la fa&#231;on suivante : &#171; Constituent des activit&#233;s de lobbyisme au sens de la pr&#233;sente loi toutes les communications orales ou &#233;crites avec un titulaire d'une charge publique en vue d'influencer ou pouvant raisonnablement &#234;tre consid&#233;r&#233;es, par la personne qui les initie, comme &#233;tant susceptibles d'influencer la prise de d&#233;cisions relativement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1&#176; &#224; l'&#233;laboration, &#224; la pr&#233;sentation, &#224; la modification ou au rejet d'une&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
proposition l&#233;gislative ou r&#233;glementaire, d'une r&#233;solution, d'une orientation,&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
d'un programme ou d'un plan d'action &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-29&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gouvernement du Qu&#233;bec, &#201;diteur officiel, Loi sur la transparence et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-29&#034;&gt;29&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la r&#233;alit&#233;, l'IEDM fait plus que de d&#233;poser occasionnellement des m&#233;moires en Commission parlementaire. C'est un lobby puissant, financ&#233; par des compagnies en secret, travaillant pour celles-ci, et qui a une influence tr&#232;s importante mais opaque sur les d&#233;cideurs politiques. Il se d&#233;finit lui-m&#234;me comme un &#171; think-tank &#187; au Qu&#233;bec. Bien que le lobby soit une des activit&#233;s centrales de l'IEDM et de son directeur, il s'av&#232;re que l'IEDM n'est pas enregistr&#233; officiellement comme un groupe de lobby dans le registre des lobbyistes du Qu&#233;bec&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-30&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nous avons en main le document le prouvant apr&#232;s consultation du site du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-30&#034;&gt;30&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En guise de conclusion&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans verser dans la th&#233;orie du complot, il nous faut prendre conscience que pendant que nous acharnons &#224; d&#233;fendre le droit &#224; la sant&#233; et les conditions d'exercice de ce droit, d'autres font un travail dont les objectifs sont diam&#233;tralement oppos&#233; au n&#244;tre. L'ironie c'est que m&#234;me si la Coalition le souhaitait, il lui serait impossible d'obtenir un enregistrement comme organisme de bienfaisance au f&#233;d&#233;ral alors que l'IEDM a le sien, viole r&#233;guli&#232;rement les conditions d'acc&#232;s &#224; un tel num&#233;ro de charit&#233; et n'est jamais remis en question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons pas eu tendance par le pass&#233; &#224; les lire, &#224; les nommer et &#224; les d&#233;masquer mais l'annonce du plan de r&#233;ing&#233;nerie du PLQ, avec son a priori sur la n&#233;cessit&#233; de r&#233;duire comme peau de chagrin les missions fondamentales de l'&#201;tat, nous impose de comprendre les sources d'inspiration et l'influence de certains groupes d'int&#233;r&#234;ts sur le PLQ .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chose certaine, ils seront les seuls v&#233;ritables gagnants de la d&#233;construction de nos outils collectifs en sant&#233; et de tous les reculs du droit &#224; la sant&#233;. Il n'y a aucun d&#233;sinst&#233;r&#234;t, pourtant &#224; la base m&#234;me de la notion de charit&#233;, dans le travail de ce pseudo-institut au service de ses g&#233;n&#233;reux donateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
Comme le disait des organisations syndicales et populaires de Belgique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-31&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Collectif, &#171; Le commerce au service du d&#233;veloppement durable&#8230; et pas (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-31&#034;&gt;31&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne construira pas un paradis &#233;conomique sur un cimeti&#232;re social, environnemental, culturel et politique.&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
Annexe 1&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
Liste fournie par l'IEDM sur son site Internet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Instituts semblables dans le monde&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='id9103_c0'&gt;Canada &lt;/th&gt;&lt;th id='id9103_c1'&gt; &lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id9103_c0'&gt;Atlantic Institute for Market Studies (Halifax) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.aims.ca/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.aims.ca&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id9103_c1'&gt;St. Lawrence Institute (Montr&#233;al) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.stlawrenceinstitute.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.stlawrenceinstitute.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id9103_c0'&gt;Frontier Center for Public Policy (Winnipeg) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.fcpp.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.fcpp.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id9103_c1'&gt;The Fraser Institute (Vancouver) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.fraserinstitute.ca/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.fraserinstitute.ca&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id9103_c0'&gt;Institut C.D. Howe (Toronto) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.cdhowe.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.cdhowe.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id9103_c1'&gt;Institute for Competitiveness and prosperity (Toronto) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.competeprosper.ca/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.competeprosper.ca&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='id5ea3_c0'&gt;&#201;tats-Unis &lt;/th&gt;&lt;th id='id5ea3_c1'&gt; &lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id5ea3_c0'&gt;Atlas Economic Research Foundation (Virginie) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.atlasusa.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.atlasusa.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id5ea3_c1'&gt;The Independent Institute (Californie) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.independent.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.independent.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id5ea3_c0'&gt;The Cato Institute (Wash., D.C.) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.cato.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.cato.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id5ea3_c1'&gt;The Institute for Humane Studies (Virginie) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.theihs.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.theIHS.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id5ea3_c0'&gt;Competitive Entreprise Institute (Wash., D.C.) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.cei.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.cei.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id5ea3_c1'&gt;The John Locke Foundation (Caroline du Nord) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.johnlocke.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.johnlocke.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id5ea3_c0'&gt;Cascade Policy Institute (Oregon) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.cascadepolicy.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.CascadePolicy.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id5ea3_c1'&gt;Ludwig von Mises Institute (Alabama) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.mises.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.mises.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id5ea3_c0'&gt;Ethan Allen Institute (Vermont) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.ethanallen.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.ethanallen.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id5ea3_c1'&gt;The Manhattan Institute (New York) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.manhattan-institute.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.manhattan-institute.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id5ea3_c0'&gt;The Heartland Institute (Chicago) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.heartland.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.heartland.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id5ea3_c1'&gt;The National Center for Policy Analysis (Dallas) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.ncpa.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.ncpa.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id5ea3_c0'&gt;The Independence Institute (Colorado) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.i2i.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.i2i.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id5ea3_c1'&gt;Pacific Research Institute for Public Policy (Californie) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.pacificresearch.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.pacificresearch.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id5ea3_c0'&gt;Institute for International Economics (Wash., D.C.) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.iie.com/homepage.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.iie.com&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id5ea3_c1'&gt;Pionneer Institute (Massachussets) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.pioneerinstitute.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.pioneerinstitute.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id5ea3_c0'&gt;The Reason Foundation (Californie) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.reason.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.reason.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id5ea3_c1'&gt;Hudson Institute (Indiana) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.hudson.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.hudson.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='id1401_c0'&gt;Outre-mer &lt;/th&gt;&lt;th id='id1401_c1'&gt; &lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id1401_c0'&gt;L'Institut IES Europe &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.ieseurope.asso.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.ieseurope.asso.fr&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id1401_c1'&gt;Korean Center for Free Enterprise (Seoul) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.cfe.org/english/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.cfe.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id1401_c0'&gt;The Center for Independent Studies (Australie) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.cis.org.au/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.cis.org.au&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id1401_c1'&gt;The Open Republic Institute (Irlande) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.openrepublic.org/index.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.openrepublic.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id1401_c0'&gt;Euro 92 (France) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.euro92.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.euro92.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id1401_c1'&gt;The Institute of Public Policy Analysis (Nig&#233;ria) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.ippanigeria.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.ippanigeria.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id1401_c0'&gt;Institute of Economic Affairs (Angleterre) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.iea.org.uk/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.iea.org.uk&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id1401_c1'&gt;Universidad Francisco Marroqu&#237;n (Guatemala) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.ufm.edu.gt/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.ufm.edu.gt&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id1401_c0'&gt;Institute of Public Affairs (Australie) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.ipa.org.au/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.ipa.org.au&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id1401_c1'&gt;New Zealand Business Roundtable (Nouvelle-Z&#233;lande) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.nzbr.org.nz/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.nzbr.org.nz&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id1401_c0'&gt;Timbro (Su&#232;de) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.timbro.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.timbro.com&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id1401_c1'&gt;Centre for the New Europe (Belgique) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.cne.org/fr_index2.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.cne.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id1401_c0'&gt;Institut Molinari (Belgique) &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.institutmolinari.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.institutmolinari.org&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id1401_c1'&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Annexe 2&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
L'Institut &#233;conomique et la fonction publique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Affaires&lt;/p&gt;
&lt;p /&gt;
&#201;ditorial, samedi 1 f&#233;vrier 2003, p. 14&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point de vue&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fonctionnaires sont-ils utiles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kelly-Gagnon, Michel&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon une opinion r&#233;pandue, Les fonctionnaires seraient paresseux, inefficaces et incomp&#233;tents. Cette croyance repose peut-&#234;tre sur quelques cas r&#233;els, mais la plupart des fonctionnaires auxquels j'ai eu affaire m'ont sembl&#233; aimables, d&#233;vou&#233;s et consciencieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est cependant pas parce qu'une personne trime dur qu'elle fait oeuvre utile. Le fait de travailler dans le secteur public ou dans l'entreprise priv&#233;e a des cons&#233;quences importantes &#224; ce chapitre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le secteur priv&#233;, le travail d'un individu est &#233;valu&#233; par sa capacit&#233; &#224; r&#233;pondre de fa&#231;on satisfaisante aux besoins d'autres individus. Parce que les transactions y sont volontaires, elles ne peuvent s'y concr&#233;tiser qu'&#224; la satisfaction de TOUTES les parties en cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, le fait que je d&#233;bourse un dollar pour me procurer un journal implique que je m'estime plus heureux de poss&#233;der un journal que d'avoir un dollar suppl&#233;mentaire dans mes poches. De son c&#244;t&#233;, la personne qui me l'a vendu pr&#233;f&#232;re avoir un dollar suppl&#233;mentaire dans ses poches plut&#244;t que d'avoir un autre journal sur ses tablettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, le travail acharn&#233; des employ&#233;s d'un constructeur d'automobiles dont les voitures ne se vendent pas est contre-productif. Dans une &#233;conomie de march&#233;, ce constructeur ferait mieux de g&#233;rer autrement son entreprise ou de fermer ses portes afin de lib&#233;rer les ressources qu'il consomme au profit d'autres entreprises qui en feront un meilleur usage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail des fonctionnaires n'ob&#233;it pas &#224; la m&#234;me logique car il n'est pas &#233;valu&#233; sur la base de transactions volontaires. En effet, peu importe la pertinence ou l'efficacit&#233; du travail des employ&#233;s de l'&#201;tat, leur r&#233;mun&#233;ration repose sur le pouvoir de ce dernier de percevoir des imp&#244;ts. Si plusieurs employ&#233;s de l'&#201;tat ont des t&#226;ches qui contribuent directement au bon fonctionnement de la soci&#233;t&#233;, on ne peut nier que d'autres font sans doute plus de tort que de bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, le travail d'un employ&#233; de l'&#201;tat dont le mandat revient &#224; interdire une entente volontaire entre un propri&#233;taire de logements et un travailleur de la construction d&#233;bouche sur des co&#251;ts de r&#233;novation et des loyers plus &#233;lev&#233;s, de m&#234;me qu'un taux de ch&#244;mage plus important chez les travailleurs de la construction. Un fonctionnaire dont l'action entra&#238;ne un co&#251;t du lait plus &#233;lev&#233; qu'il ne le serait dans un march&#233; libre nuit &#224; l'expansion d'une fromagerie artisanale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un crit&#232;re pertinent pour d&#233;terminer le caract&#232;re souhaitable de l'intervention d'un fonctionnaire est celui de la pr&#233;sence d'une victime dans une transaction priv&#233;e. Par exemple, le travail d'un fonctionnaire d'une commission des valeurs mobili&#232;res qui vient en aide &#224; une victime de fraude me semble aller de soi. Par contre, le labeur d'un employ&#233; de l'&#201;tat qui restreint les transactions volontaires b&#233;n&#233;ficiant &#224; toutes les parties en cause me semble susceptible d'&#234;tre contre-productif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour terminer, voici quelques statistiques. Le secteur public, toutes cat&#233;gories confondues, compte pour 20 % de l'emploi total au Qu&#233;bec, contre 16 % en Ontario et en Alberta. Parmi les pays du G-7, le Qu&#233;bec n'est d&#233;pass&#233; &#224; ce chapitre que par la France o&#249; ce ratio est de 24 %, tandis qu'il n'est que de 13 % aux &#201;tats-Unis, 14 % au Royaume-Uni et 6 % au Japon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Directeur ex&#233;cutif de l' Institut &#233;conomique de Montr&#233;al&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:mkellygagnon@iedm.org&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;mkellygagnon@iedm.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Institut &#233;conomique de Montr&#233;al, Michel Dongeois, Le Patient doit avoir le droit de payer de sa poche pour sauver sa peau ! Texte publi&#233; dans l'Actualit&#233; m&#233;dicale vol.21,no 40, 15 novembre 2000.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Preston Manning a &#233;galement &#233;t&#233; recrut&#233; par le Fraser Institute apr&#232;s son d&#233;part de la politique active.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;The Gazette, Policy group stirs the pot : Conservative think-thank gains donnors - and a few ennemies. 28 septembre 2002,&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Assembl&#233;e nationale du Qu&#233;bec, curriculum de Yves S&#233;guin, 26 septembre 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Laberge Yvon, Noel, Andr&#233;, La g&#233;n&#233;rale des eaux propose une soci&#233;t&#233; mixte &#224; Montr&#233;al, 25 f&#233;vrier 1996.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L&#233;vesque, Kathleen, Le Devoir, Un partenariat public-priv&#233; serait bien re&#231;u &#224; Qu&#233;bec, Fournier rouvre-t-il le robinet ? Montr&#233;al, envisage des modifications importantes &#224; son service d'eau. 27 septembre 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;CNW, Institut &#233;conomique de Montr&#233;al, Programme du PLQ &#171; R&#233;inventer le Qu&#233;bec &#187; L'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al salue la d&#233;marche lib&#233;rale, 13 septembre 2002.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;CNW ,Nouvelles g&#233;n&#233;rales, Premier budget S&#233;guin - L'Institut &#233;conomique se r&#233;jouit des mesures annonc&#233;es, jeudi 12 juin 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;CNW. Parti lib&#233;ral, Horaire final du Conseil g&#233;n&#233;ral du Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec en fin de semaine, 30 mai 2002.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;CNW, Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec - Le Parti Qu&#233;b&#233;cois doit &#234;tre transparent et produire un cadre financier. Nouvelles g&#233;n&#233;rales, samedi 29 mars 2003&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gouvernement du Qu&#233;bec, Conseil du Tr&#233;sor, Sous-secr&#233;tariat &#224; la r&#233;ing&#233;nerie de l'&#201;tat, La R&#233;ing&#233;nerie de l'&#201;tat : obstacles pressentis, 19 ao&#251;t 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dutrisac, Robert, Le Devoir, Des gens d'affaires se rangent derri&#232;re l'ADQ, 13 juillet 2002.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Presse canadienne, Le Droit, Plus de chances de survivre &#224; la maladie au Canada qu'aux &#201;tats-Unis. 28 ao&#251;t 2002.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A ce sujet, voir Banque Mondiale, L'&#201;tat dans un monde en mutation, 2000.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gouvernement du Qu&#233;bec, Minist&#232;re de la sant&#233; et des services sociaux, Commission d'&#233;tude sur les services de sant&#233; et les services sociaux, Rapport et recommandations, 2001, p. 166.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ces propos ont &#233;t&#233; repris textuellement par l'Institut sur les partenariats public-priv&#233; dans l'article de Paul Daniel Muller, La Presse, A l'heure des PPP. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, le Qu&#233;bec n'a presque pas fait appel aux partenariats public-priv&#233;, 16 septembre 2003, Cet Institut r&#233;unit les entreprises int&#233;ress&#233;es par ce mode de prestation des services.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Institut &#233;conomique de Montr&#233;al, Rapport annuel 2002.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Directeur g&#233;n&#233;ral des &#233;lections, site Internet, Financement des partis politiques provinciaux, 2001.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Idem&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-20&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-20&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-20&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Fond&#233; en 1970, Mandrake est reconnu en tant que partenaire principal de l'industrie. Avec des bureaux &#224; Toronto, Montr&#233;al et Calgary, ses secteurs d'activit&#233; couvrent la gestion g&#233;n&#233;rale, le marketing et les ventes, la publicit&#233;, les relations publiques, les ressources humaines, les finances, les op&#233;rations d'exploitation, la technologie de l'information et les technologies interactives et naissantes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-21&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-21&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-21&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Normand, Fran&#231;ois, Le Devoir, L'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al aura les politiques gouvernementales &#224; l'&#339;il, 31 mars 1999.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-22&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-22&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-22&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Site Internet de l'Agence des douanes et du revenu du Canada, septembre 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-23&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-23&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-23&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;IEDM, rapport annuel 2000, mot du pr&#233;sident.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-24&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-24&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-24&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Normand, Fran&#231;ois, Le Devoir, L'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al aura les politiques gouvernementales &#224; l'&#339;il, 31 mars 1999.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-25&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-25&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-25&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;25&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Institut &#233;conomique de Montr&#233;al, site Internet, &#224; la rubrique &#201;ditoriaux. 2003&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-26&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-26&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-26&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;26&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;CNW Nouvelles g&#233;n&#233;rales, L'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al invite Mme Pauline Marois &#224; un d&#233;bat sur les finances publiques &#224; la date qui lui convient, vendredi 21 mars 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-27&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-27&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-27&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;27&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Kelly-Gagnon, Michel, Journal Les Affaires, Parti lib&#233;ral : un programme r&#233;aliste, 1 mars 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-28&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-28&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-28&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;28&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Soulignons que les centrales syndicales ont d&#251; s'enregistrer comme organisme de lobby en vertu de cette loi.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-29&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-29&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-29&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;29&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gouvernement du Qu&#233;bec, &#201;diteur officiel, Loi sur la transparence et l'&#233;thique en mati&#232;re de lobbyisme, Loi sanctionn&#233;e le 13 juin 2002.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-30&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-30&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-30&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;30&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nous avons en main le document le prouvant apr&#232;s consultation du site du Registre des lobbys. Septembre 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-31&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-31&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-31&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;31&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Collectif, &#171; Le commerce au service du d&#233;veloppement durable&#8230; et pas l'inverse &#187; Grain de sable, Courrier d'information d'ATTAC, no 432, 1 juillet 2003&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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