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	<title>La Gauche</title>
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		<title>La Gauche</title>
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		<title>Les r&#233;formes n&#233;olib&#233;rales en &#233;ducation et en sant&#233; au Qu&#233;bec : abuser des femmes au profit du priv&#233;</title>
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		<dc:date>2011-11-28T19:02:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Bouchard</dc:creator>


		<dc:subject>Situation des femmes</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques n&#233;olib&#233;rales</dc:subject>
		<dc:subject>Mouvement des femmes</dc:subject>

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&lt;p&gt;Parmi les principaux enjeux politiques qui ont anim&#233; l'espace public qu&#233;b&#233;cois depuis la fin des ann&#233;es 1990, les r&#233;formes en &#233;ducation et en sant&#233; ont une place de choix. Indissociables des coupes budg&#233;taires et des privatisations qui les accompagnent, ces r&#233;formes ont boulevers&#233; les fa&#231;ons de faire de centaines de milliers de travailleurs et surtout de travailleuses ainsi que celles de l'ensemble de la population. Ce texte vise &#224; mettre en relief l'effet de ces r&#233;formes sur les femmes en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Mouvement-des-femmes-348-+" rel="tag"&gt;Mouvement des femmes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parmi les principaux enjeux politiques qui ont anim&#233; l'espace public qu&#233;b&#233;cois depuis la fin des ann&#233;es 1990, les r&#233;formes en &#233;ducation et en sant&#233; ont une place de choix. Indissociables des coupes budg&#233;taires et des privatisations qui les accompagnent, ces r&#233;formes ont boulevers&#233; les fa&#231;ons de faire de centaines de milliers de travailleurs et surtout de travailleuses ainsi que celles de l'ensemble de la population. Ce texte vise &#224; mettre en relief l'effet de ces r&#233;formes sur les femmes en s'appuyant sur le corpus th&#233;orique fourni par l'analyse f&#233;ministe-marxiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les femmes socialement responsables des personnes d&#233;pendantes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les f&#233;ministes marxistes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir, entre autres, Elsa Dorlin (dir), Sexe, race, classe, pour une (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; placent au c&#339;ur de leur analyse la division sociale et sexuelle du travail. Cette division fait reposer sur le dos des femmes la responsabilit&#233; de la &#171; reproduction sociale &#187;. Ce concept d&#233;signe l'ensemble du travail aupr&#232;s des personnes permettant la production &#171; de la vie &#187;, &#171; des gens eux-m&#234;mes &#187;, &#171; la reproduction de la force de travail &#187; en opposition &#224; la production &#171; des choses &#187;. Bien qu'elles aient aussi toujours particip&#233; &#224; la production mat&#233;rielle, ce sont principalement les femmes qui ont la responsabilit&#233; de &#171; restaurer &#187; les travailleurs et de s'occuper des personnes dites d&#233;pendantes (malades, enfants, personnes &#226;g&#233;es, etc.). De fa&#231;on b&#233;n&#233;vole ou salari&#233;e, &#224; la maison, au priv&#233; ou au public, les femmes effectuent la majorit&#233; du travail m&#233;nager, des soins dans leur d&#233;finition large, de l'&#233;ducation de base des enfants et du &#171; travail sexuel &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ajoutons que les rapports in&#233;gaux de genre et de classe se combinent &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#192; l'oppos&#233;, les hommes sont les principaux responsables de la production mat&#233;rielle et intellectuelle, g&#233;n&#233;ralement plus valoris&#233;es et reconnues financi&#232;rement. En plus de b&#233;n&#233;ficier de cette iniquit&#233; salariale, les hommes sont aussi les b&#233;n&#233;ficiaires du travail domestique gratuit des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but de l'industrialisation, le travail de reproduction sociale a &#233;t&#233; principalement maintenu sous une forme gratuite dans le cadre de la famille, alors que la production mat&#233;rielle &#233;tait effectu&#233;e de plus en plus &#224; l'ext&#233;rieur de la maison, par un travail salari&#233;. Par la suite, au Qu&#233;bec, l'&#201;glise a socialis&#233; une partie de ces t&#226;ches qui n'&#233;tait pas rentable, toujours en s'appuyant principalement sur le travail b&#233;n&#233;vole charitable des femmes, tandis que l'entreprise priv&#233;e a socialis&#233; la partie rentable de ce travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;calage avec le reste de l'Occident, c'est seulement durant la R&#233;volution tranquille que l'on assiste &#224; la construction d'un r&#233;seau public fort de l'&#233;ducation, de la sant&#233; et des services sociaux. C'est gr&#226;ce aux luttes syndicales et f&#233;ministes que l'&#201;tat keyn&#233;sien qu&#233;b&#233;cois concentre une partie de ce travail aupr&#232;s des enfants et des personnes malades. On assiste alors simultan&#233;ment &#224; la reconnaissance juridique du statut de personne pour les femmes mari&#233;es, &#224; l'all&#232;gement des t&#226;ches domestiques par le d&#233;veloppement des services publics, &#224; l'augmentation des perspectives d'emplois f&#233;minins de qualit&#233; (surtout dans le secteur public) et &#224; la remise en question du mod&#232;le de l'&#233;pouse-m&#232;re-m&#233;nag&#232;re&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Diane Lamoureux, &#171; Un &#201;tat capitaliste certes, mais &#233;galement sexiste (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ces avanc&#233;es, une partie importante des services non-rentables de reproduction de la force de travail reste effectu&#233;e dans le cadre du travail domestique, un travail qui est invisible et gratuit. Ce travail gigantesque, malgr&#233; certaines am&#233;liorations, est toujours effectu&#233; majoritairement par les femmes. En 2005, elles y consacrent quotidiennement 4 heures contre 2,6 heures pour les hommes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Institut de la statistique du Qu&#233;bec, Donn&#233;es sociales du Qu&#233;bec, &#233;dition (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'iniquit&#233; salariale entre les emplois majoritairement f&#233;minins et ceux majoritairement masculins fait des femmes les personnes toute d&#233;sign&#233;es pour limiter leur carri&#232;re afin d'effectuer ce travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette logique patriarcale est soutenue id&#233;ologiquement par des st&#233;r&#233;otypes sexistes suppos&#233;s &lt;i&gt;naturels&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;biologiques&lt;/i&gt;. On prescrit aux femmes l'&#233;thique de la sollicitude et du &#171; &lt;i&gt;care&lt;/i&gt; &#187; associ&#233;e aux soins des enfants et de la famille, le souci pour les souffrances des autres, le maintien du lien &#233;motionnel et la responsabilit&#233; &#224; l'&#233;gard des proches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les politiques n&#233;olib&#233;rales au Qu&#233;bec et les services publiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la crise du mod&#232;le keyn&#233;sien, les d&#233;faites du mouvement syndical et la conversion de la social-d&#233;mocratie en social-lib&#233;ralisme, on assiste &#224; un renversement du rapport de forces en faveur du capital et contre les travailleurs et les travailleuses durant les ann&#233;es 1980 et 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mondialisation capitaliste, acc&#233;l&#233;r&#233;e par les politiques de libre-&#233;change, sera particuli&#232;rement p&#233;nible pour les travailleuses et les travailleurs syndiqu&#233;-es des grandes entreprises. Elle sera tout de m&#234;me favorable aux secteurs d'emploi masculins que sont la finance, les sciences et g&#233;nie et les nouvelles technologies de l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'application des politiques n&#233;olib&#233;rales aux services publics aura des effets particuli&#232;rement n&#233;gatifs sur les femmes. Ces politiques seront justifi&#233;es par un discours alarmiste bas&#233; d'abord sur la lutte contre l'inflation, puis sur une phobie des dettes publiques, une &#171; peur &#187; du vieillissement de la population et une soumission aux puissances financi&#232;res qui dirigent le processus de mondialisation. On proposera comme rem&#232;de aux crises leurs causes : d&#233;r&#233;glementation, coupes budg&#233;taires et privatisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous explorerons plus en d&#233;tail comment ces orientations ont &#233;t&#233; appliqu&#233;es en sant&#233; et en &#233;ducation parall&#232;lement aux r&#233;formes qui ont &#233;t&#233; implant&#233;es &#224; partir des ann&#233;es 1980 et 1990.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La r&#233;forme en sant&#233; au Qu&#233;bec et les femmes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une des grandes transformations de la R&#233;volution tranquille a &#233;t&#233; la constitution d'un syst&#232;me de sant&#233; et de services sociaux public et universel accessible et de qualit&#233;. Ce syst&#232;me, qui atteint une situation enviable &#224; l'&#233;chelle internationale, est remis en question &#224; partir des ann&#233;es 1980.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aliment&#233;s par la commission Rochon, qui d&#233;pose son rapport en 1987, les gouvernements mettront en place successivement les r&#233;formes du syst&#232;me de sant&#233; &#8211; C&#244;t&#233; &#224; partir de 1991 et Rochon &#224; partir de 1995. Visant &#224; rapprocher les services des citoyens, les r&#233;formes seront le prolongement des politiques &#233;conomiques n&#233;olib&#233;rales. Elles accompagneront la baisse de la proportion publique des d&#233;penses en sant&#233;, le transfert progressif des services rentables &#233;conomiquement vers les entreprises priv&#233;es et le transfert des services non-rentables vers la &#171; communaut&#233; &#187; et la famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au c&#339;ur des changements tr&#244;ne le concept de &#171; virage ambulatoire &#187;, c'est-&#224;-dire le d&#233;placement de toute une s&#233;rie de services en dehors des h&#244;pitaux. Ce virage sera appuy&#233; par le d&#233;veloppement technologique des &#171; chirurgies d'un jour &#187;, qui &#233;limine en partie les convalescences de l'h&#244;pital. On parlera aussi de &#171; d&#233;sinstitutionnalisation &#187; en sant&#233; mentale, de &#171; r&#233;insertion sociale &#187; des personnes handicap&#233;es et de &#171; maintien &#224; domicile &#187; des personnes &#226;g&#233;es en perte d'autonomie. L'id&#233;e ma&#238;tresse reste le transfert de la prise en charge des personnes momentan&#233;ment ou durablement d&#233;pendantes des &#233;tablissements vers leur milieu de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;p&#233;rissement du secteur public de sant&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; une croissance importante des besoins, les d&#233;penses publiques en sant&#233; se sont maintenues depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1980 entre 6,4% &#224; 7,4% du PIB. La croissance de la part de la sant&#233; dans le budget de l'&#201;tat n'est attribuable qu'&#224; la diminution des autres d&#233;penses publiques&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les d&#233;penses de sant&#233; au Qu&#233;bec : La bataille des chiffres, M&#233;moire d&#233;pos&#233; &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Un coup de barre est donn&#233; par le gouvernement p&#233;quiste avec sa politique du d&#233;ficit z&#233;ro adopt&#233;e en 1996. La r&#233;forme Rochon est alors accompagn&#233;e de coupes de plus de 1.6 milliards ce qui entra&#238;nent la fermeture de 40 % des &#233;tablissements de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des milliers de postes sont abolis. Les d&#233;parts massifs &#224; la retraite alors encourag&#233;s privent le r&#233;seau d'une pr&#233;cieuse expertise et cr&#233;e une p&#233;nurie durable. On alourdit dangereusement la t&#226;che de travail et on en vient m&#234;me &#224; des situations o&#249; les &#233;tablissements offrent des services en de&#231;&#224; des &#171; services essentiels &#187;. Les employ&#233;s, hommes et femmes, doivent composer avec une forte augmentation de la cadence qui limite le temps disponible pour s'occuper de chaque patient-e et qui affecte la qualit&#233; des soins offerts. Les coupes dans les services d'entretien se combinent avec une croissance des maladies nosocomiales. Les listes d'attente s'allongent pour ne plus diminuer. Les ressources affect&#233;es au service &#224; domicile sont sans commune mesure avec la croissance des besoins caus&#233;s par les r&#233;formes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La privatisation de la sant&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce que l'on observe dans le secteur public, la part des d&#233;penses priv&#233;es en sant&#233; au Qu&#233;bec, en particulier les d&#233;penses en assurances priv&#233;es, sont en croissance depuis 30 ans. Dans un contexte de p&#233;nurie de personnel, la privatisation m&#232;ne n&#233;cessairement &#224; la d&#233;gradation du syst&#232;me public universel en drainant les ressources pour celles et ceux qui peuvent se le permettre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette privatisation, avec ses milliards en jeu, est une priorit&#233; pour la bourgeoisie qu&#233;b&#233;coise et canadienne. Les m&#233;dias, les &#233;conomistes-mercenaires et les vendeurs d'assurances tels Claude Castonguay et Power corp. d&#233;fendent des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s repris lors de la commission Clair de 2001, le rapport Castonguay de 2008 et dans les &#171; fascicules &#187; du Comit&#233; consultatif sur l'&#233;conomie et les finances publiques de 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La privatisation prend plusieurs formes. On sort les soins du public par la d&#233;sassurance de certains services m&#233;dicaux, le d&#233;veloppement de centres priv&#233;s d'h&#233;bergement, les coop&#233;ratives de sant&#233;, l'instauration de centres m&#233;dicaux sp&#233;cialis&#233;s (CMS) de chirurgie priv&#233;s et la croissance de l'assurance priv&#233;e duplicative. On privatise aussi de l'int&#233;rieur par la sous-traitance des services de soutien (buanderie, services alimentaires, etc.), les agences de placement de personnel, les partenariats public-priv&#233; (PPP) pour la construction et la gestion, le r&#244;le croissant des fondations et l'explosion des co&#251;ts des m&#233;dicaments, au profit des multinationales pharmaceutiques. Ajoutons que le co&#251;t des m&#233;dicaments et le mat&#233;riel de soins, couverts dans les h&#244;pitaux, revient &#224; la charge des malades lorsqu'ils et elles retournent &#224; la maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette privatisation est compl&#233;t&#233;e par la sous-traitance communautaire de la sant&#233;, amorc&#233;e dans les ann&#233;es 1980, qui prendra de l'ampleur &#224; partir du Sommet du d&#233;ficit z&#233;ro du Parti Qu&#233;b&#233;cois (PQ) de 1996. On cr&#233;e alors un Chantier de l'&#233;conomie sociale en pervertissant la revendication de la Marche du pain et des roses, qui r&#233;clamait un investissement dans les &#171; infrastructures sociales&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nancy Neantam justifie la d&#233;cision de ne pas tenir compte du rapport Entre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. On r&#233;alloue alors des budgets pour permettre le d&#233;veloppement de services comme les entreprises d'&#233;conomie sociale en aide domestique (EESAD).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quinze ans plus tard, on doit constater que, comme l'indique Yves Vaillancourt, &#171; il y a entre 20 % et 25 % des EESAD qui ont &#233;largi leurs services pour inclure les services d'assistance &#224; la personne &#187; et qui se substituent ainsi &#224; des emplois du secteur public. De plus, les 6 000 emplois cr&#233;&#233;s, essentiellement f&#233;minins et souvent &#224; temps partiel, sont toujours l&#224;, &#171; mais est-ce des emplois de qualit&#233; ? Non, selon nos observations [&#8230;] Les EESAD ont de la difficult&#233; &#224; fid&#233;liser leur main-d'&#339;uvre. Cela a &#233;videmment des impacts sur la qualit&#233; des services&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Les entreprises d'&#233;conomie sociale en aide domestique : un diagnostic. Une (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. &#192; ces emplois sous-pay&#233;s s'ajoute le travail b&#233;n&#233;vole d'un grand nombre de personnes, principalement des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le travail domestique des femmes en sant&#233; et les r&#233;formes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans un contexte de red&#233;finition majeure de l'unit&#233; familiale (divorces, baisse du nombre d'enfants, femmes salari&#233;es) que l'on tente de transf&#233;rer une partie du travail effectu&#233; en institution de sant&#233; vers les &#171; familles &#187; et les &#171; proches aidants &#187;. Ces derniers sont la cible majeure de la Politique de soutien &#224; domicile du Minist&#232;re de la Sant&#233; et des Services sociaux (MSSS), nomm&#233; &lt;i&gt;Chez soi : le premier choix&lt;/i&gt;. On y indique qu'ils et elles &#034;fournissent les trois quarts de l'aide aux personnes ayant une incapacit&#233;. (&#8230;) La grande majorit&#233; des proches-aidants sont des femmes&#034;. En 2006, 64,6 % des heures consacr&#233;es b&#233;n&#233;volement aux soins ou &#224; l'aide aux personnes &#226;g&#233;es, par des personnes y passant plus de 5 heures par semaine, le sont par des femmes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Statistique Canada, Travail non r&#233;mun&#233;r&#233;, groupes d'&#226;ge et sexe pour la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le salaire moyen moins &#233;lev&#233; des femmes, les st&#233;r&#233;otypes f&#233;minins (les aidantes &#171; naturelles &#187; disait-on) et le partage in&#233;quitable des t&#226;ches domestiques expliquent en partie que ce soit les femmes qui sont majoritairement responsables de ce travail b&#233;n&#233;vole et peu reconnu socialement. Parmi les cons&#233;quences de cette t&#226;che plus ou moins impos&#233;e, notons l'accaparement constant, le travail routinier d'entretien du malade, l'isolement, la r&#233;duction des activit&#233;s sociales et la r&#233;duction ou la perte d'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour soutenir ce travail, les moyens sont insuffisants. De l'aide &#224; domicile peut &#234;tre offerte &#224; partir des Centres locaux de services communautaires (CLSC) et des EESAD. Lorsque la perte d'autonomie devient plus importante, les personnes sont dirig&#233;es selon leur probl&#232;me vers les Centre d'h&#233;bergement de soins de longue dur&#233;e (CHSLD) publics, les r&#233;sidences priv&#233;es, dont la qualit&#233; et les co&#251;ts sont variables ou les ressources de type familial (RTF) et les ressources interm&#233;diaires (RI).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une perversion des aspirations progressistes et humanistes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;formes en sant&#233; ont une origine contradictoire. Du c&#244;t&#233; gauche, on a remis en question le contr&#244;le des m&#233;decins, la surm&#233;dicamentation et l'institutionnalisation massive et &#224; long terme des personnes en perte d'autonomie tout en d&#233;fendant l'id&#233;e de r&#233;insertion sociale et d'humanisation des soins. Les groupes de femmes et les groupes de d&#233;fense des personnes handicap&#233;es ont jou&#233; &#224; cet &#233;gard un r&#244;le important. Du c&#244;t&#233; droit, on a cherch&#233; &#224; appliquer les politiques n&#233;olib&#233;rales de r&#233;duction de l'&#201;tat social par la privatisation des services publics, entre autres, en s'appuyant sur le b&#233;n&#233;volat principalement f&#233;minin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sous-financement li&#233; &#224; ces r&#233;formes a men&#233; &#224; une d&#233;gradation de la condition des femmes comme travailleuses du secteur public et communautaire ainsi que comme proches aidantes. En tant que principales responsables de l'utilisation des services de sant&#233; pour les enfants, elles doivent composer avec un allongement des listes d'attente et une croissance des co&#251;ts, qui seront dangereusement augment&#233;s par la tarification pr&#233;vue au budget de 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, les plus riches, qui jouissent des baisses d'imp&#244;t &#8211; ce qui est &#224; la base du probl&#232;me &#8211;, peuvent se b&#226;tir un syst&#232;me de sant&#233; priv&#233; parall&#232;le tout en profitant des nouvelles opportunit&#233;s d'investissement offertes par le march&#233; de la sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La r&#233;forme de l'&#233;ducation, int&#233;gration des &#233;l&#232;ves en difficult&#233;s et les femmes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; la suite du rapport Parent, le Qu&#233;bec s'est dot&#233; d'un syst&#232;me public d'&#233;ducation qui a permis de combler une bonne partie du retard dans lequel l'&#233;ducation priv&#233;e et cl&#233;ricale l'avait enferm&#233;. Ce nouveau mod&#232;le de formation g&#233;n&#233;rale des jeunes sera remis en question durant les ann&#233;es 1980 et 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un c&#244;t&#233;, les groupes de parents remettent en question les classes sp&#233;ciales pour les &#233;l&#232;ves handicap&#233;s ou en difficult&#233; d'adaptation ou d'apprentissage (HDAA). L'int&#233;gration de ces &#233;l&#232;ves en classe r&#233;guli&#232;re augmente au long les ann&#233;es 1980 et 1990. La politique d'adaptation scolaire, adopt&#233;e en 1999, confirme la priorit&#233; donn&#233;e &#224; l'int&#233;gration des &#233;l&#232;ves en difficult&#233; en classe r&#233;guli&#232;re sauf &#171; si cette int&#233;gration constitue une contrainte excessive pour la commission scolaire ou qu'elle porte atteinte de fa&#231;on importante aux droits des autres &#233;l&#232;ves&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jocelyn Berthelot (CSQ), Une &#233;cole pour le monde, une &#233;cole pour tout le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un autre c&#244;t&#233;, le rapport final des &#201;tats g&#233;n&#233;raux de l'&#233;ducation de 1995 synth&#233;tise les critiques de plusieurs acteurs progressistes en r&#233;clamant de &#171; remettre l'&#233;cole sur ses rails en mati&#232;re d'&#233;galit&#233; des chances &#187;. On y d&#233;non&#231;ait que :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;la stratification des lieux scolaires s'est install&#233;e, avec ses pratiques de s&#233;lection, cr&#233;ant sa minorit&#233; d'&#233;lus et son contingent d'exclus [&#8230;] En r&#233;action contre ce qu'il percevait comme la fuite de nombre de ses meilleurs &#233;l&#233;ments, le r&#233;seau public a mis sur pied ses propres fili&#232;res d'&#233;lites [&#8230;] Le r&#233;sultat est alarmant : la classe ordinaire de l'&#233;cole publique croule sous le fardeau p&#233;dagogique que lui imposent nos choix sociaux en mati&#232;re d'&#233;ducation&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Berthelot, op.cit., p. 9.&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;En laissant cette tendance &#224; la privatisation et la stratification s'amplifier, la ministre Pauline Marois entreprend une vaste r&#233;forme mise en place dans un contexte de coupes budg&#233;taires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;p&#233;rissement du secteur public et int&#233;gration&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les coupes du d&#233;ficit z&#233;ro ont diminu&#233; les d&#233;penses en &#233;ducation de 12,6 % en faisant passer la d&#233;pense globale en &#233;ducation par rapport au PIB de 8,7 % en 1995 &#224; 7,6 % en 1997. Dans les commissions scolaires, l'action syndicale permet de sauvegarder les 3000 postes enseignants qui devaient &#234;tre abolis en diminuant les conditions salariales et les avantages sociaux. On ne peut par contre &#233;viter une diminution des conditions de travail et une augmentation de la t&#226;che, qui prend entre autres la forme d'une diminution des services aux &#233;l&#232;ves en difficult&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, des commissions scolaires se donneront des cibles quantitatives d'int&#233;gration des &#233;l&#232;ves en difficult&#233;s dans les classe r&#233;guli&#232;res, ind&#233;pendamment des capacit&#233;s et besoins des &#233;l&#232;ves et sans &#233;gard aux conditions d'apprentissage de la classe. On se retrouve alors &#224; int&#233;grer des cas toujours plus lourds d'&#233;l&#232;ves en difficult&#233; qui auraient &#233;t&#233; autrement dans des classes sp&#233;ciales, tout en r&#233;duisant les services professionnels et de soutien auxquels ils ont droit. Cette int&#233;gration continue d'augmenter, en passant de 58% &#224; 64% entre 2001-2002 et 2008-2009 alors que sur la m&#234;me p&#233;riode, le nombre d'&#233;l&#232;ve HDAA a subit une augmentation fulgurante de 59% au secondaire et de 20% au primaire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Daphn&#233;e Dion-Viens, &#171; &#201;l&#232;ves en difficult&#233; : hausse &#034;troublante&#034; du nombre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le taux d'obtention d'un premier dipl&#244;me au secondaire avant l'&#226;ge de 20 ans, qui &#233;tait en hausse spectaculaire depuis la R&#233;forme Parent. Cette tendance se retourne avec les coupes du d&#233;ficit z&#233;ro en passant de 72,3 % en 1998-99 &#224; 65,8 % en 2002-2003, alors que les &#201;tats g&#233;n&#233;raux visaient 85 % en 2010 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enseignants du primaire et du secondaire, qui sont principalement et de plus en plus des enseignantes, subissent ainsi un alourdissement de leur t&#226;che. Elles se retrouvent trop souvent seules &#224; porter le fardeau de l'int&#233;gration, avec les difficult&#233;s de gestion de classe et les batailles &#224; mener afin d'obtenir des services que cette situation implique. Pour se prot&#233;ger, de plus en plus diminue leur t&#226;che, et leur salaire, lorsque ce n'est pas le burn-out ou carr&#233;ment la d&#233;sertion de la profession, comme le font 20% d'entre elles dans les 5 premi&#232;res ann&#233;es dans les &#233;coles. Comme l'indique les recherches sur les emplois f&#233;minins, &#171; c'est seulement lorsqu'elles ont l'impression de ne plus &#234;tre capables de prendre soin ad&#233;quatement de ceux dont elles de sentent responsable qu'elles risquent l'&#233;puisement professionnel &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Karen Messing, La sant&#233; des travailleuses, la science est-elle aveugle ?, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces difficult&#233;s se r&#233;percutent sur les m&#232;res, qui sont dans la famille les premi&#232;res responsables du soutien &#224; l'apprentissage de leur enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Privatisation et stratification sociale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que l'Ontario subventionne seulement 1 % des co&#251;ts des &#233;coles priv&#233;es, le Qu&#233;bec en subventionne 60 %, soit pr&#232;s de 400 millions $. De l'ann&#233;e 1999-2000 &#224; 2007-2008, on note une croissance du nombre d'&#233;l&#232;ve au priv&#233; de 15 % au secondaire, le priv&#233; s'accaparant 18,3% des &#233;l&#232;ves, et une croissance de 100 % au primaire, avec 10.3 % des &#233;l&#232;ves au priv&#233; en 2007-2008. La majorit&#233; de ces &#233;coles s&#233;lectionne par les notes ou le portefeuille leurs &#233;l&#232;ves et expulsent ou refusent celles et ceux qui ont des difficult&#233;s, ce qui leur permet de rester en t&#234;te du &#171; palmar&#232;s &#187; annuel de l'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al. Les parents qui y inscrivent leurs enfants ne b&#233;n&#233;ficierons pas de meilleurs enseignantes, mais &#233;viterons que leurs enfants c&#244;toient des &#233;l&#232;ves provenant des milieux d&#233;favoris&#233;s. Dans certains milieux, le repli sur des &#233;coles religieuses permet un enfermement communautaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;action, les &#233;coles publiques multiplient les projets particuliers s&#233;lectifs. Ces projets en art, sport, langue ou au Programme d'&#233;ducation internationale (PEI) sont rarement offerts &#224; tous. On retire plut&#244;t des classes r&#233;guli&#232;res les &#233;l&#232;ves les plus adapt&#233;s &#224; l'&#233;cole. Cet &#233;cr&#233;mage a un effet n&#233;gatif sur l'ensemble des &#233;l&#232;ves, qui ne b&#233;n&#233;ficie plus des avantage d'une h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; &#233;quilibr&#233;e (classe comportant des forts, des moyens et des faibles)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid, p.148-151.&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette dynamique d&#233;t&#233;riore les classes r&#233;guli&#232;res, o&#249; l'on extrait les &#233;l&#232;ves les plus adapt&#233;es et l'on ajoute des &#233;l&#232;ves en difficult&#233;s, avec tous ce que &#231;a peut impliquer pour les enseignant-e-s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;forme et perversion des aspirations progressistes et humanistes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'int&#233;gration des &#233;l&#232;ves en difficult&#233; en classe r&#233;guli&#232;re est justifi&#233;e par le principe d'&#233;galit&#233; des chances, par l'objectif de favoriser les apprentissages, par l'id&#233;al d'insertion sociale et par l'obligation de respecter les Chartes. Loin de ces objectifs et principes progressistes, les gouvernements n&#233;olib&#233;raux et les administrations scolaires ont favoris&#233; l'int&#233;gration pour faire balancer leur budget.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'application de l'approche par comp&#233;tence (APC) aux commissions scolaires est inspir&#233;e &#224; la fois par le besoin de former de la main-d'&#339;uvre flexible et par la tentative de renouvellement des m&#233;thodes p&#233;dagogiques. L'application concr&#232;te de la r&#233;forme du curriculum, bas&#233;e sur l'APC et le rehaussement des programmes, camouflera par ses principes p&#233;dagogiques les effets n&#233;gatifs de l'int&#233;gration sans ressources. Le principe de &#171; diff&#233;renciation p&#233;dagogique &#187;, appliqu&#233; depuis longtemps par les enseignant-es, est repris par le discours de la R&#233;forme pour indiquer aux enseignantes qu'elles n'ont qu'&#224; adapter leur enseignement pour r&#233;pondre aux besoins particuliers des &#233;l&#232;ves en difficult&#233;, malgr&#233; le manque de temps et de ressources. On leur impute donc enti&#232;rement la responsabilit&#233; d'amener chaque &#233;l&#232;ve au meilleur de ses possibilit&#233;s, peu importe leur contexte d'enseignement et les &#233;carts existant entre les &#233;l&#232;ves du groupe. D'autres mesures associ&#233;es &#224; la R&#233;forme, telles le non-redoublement des &#233;l&#232;ves, permettront de cacher les difficult&#233;s provoqu&#233;es par l'int&#233;gration en masquant leur impact statistique. Les enseignantes se retrouvent alors coinc&#233;es entre une ouverture p&#233;dagogique alternative et une d&#233;gradation de leurs conditions d'enseignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une contre-tendance : la petite enfance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines mesures progressistes serons instaur&#233;es avec la R&#233;forme de l'&#233;ducation, telle la maternelle &#224; temps plein &#224; cinq ans, le d&#233;veloppement des services de garde en milieu scolaire ainsi que le r&#233;seau des Centres de la petite enfance (CPE) &#224; cinq puis sept dollars. Les services de garde en milieu familiale, &#224; sept dollars ou non, compl&#232;tent le tableau en offrant des services de qualit&#233; variable par des &#233;ducatrices sous-pay&#233;es. Fruit de la lutte des femmes, ces avanc&#233;es sont aussi pour le gouvernement une politique nataliste, un moyen d'augment&#233; le taux d'activit&#233; des femmes et de ralentir le vieillissement de la population. La lutte pour la syndicalisation des &#233;ducatrices en CPE, puis celle des responsables d'un service de garde en milieu familial, am&#233;liore grandement leurs conditions de travail difficiles. Par contre le gouvernement lib&#233;ral favorise toujours le d&#233;veloppement des garderies priv&#233;es alors que des ministres profitent de la p&#233;nurie au public pour &#171; vendre des places &#187; afin de financer le parti lib&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre mesure progressiste majeure des derni&#232;res ann&#233;es est l'adoption, en 2006, du r&#233;gime qu&#233;b&#233;cois d'assurance parentale (RAQP) public pour les salari&#233;s et travailleur-se-s autonome. Cette mesure permet de vivre une maternit&#233; dans de bonne condition et de stimuler l'implication des p&#232;res aupr&#232;s des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour un r&#233;investissement public massif dans les services publics&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les politiques n&#233;olib&#233;rales, appliqu&#233;es depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1980, ont provoqu&#233; une polarisation de la richesse et une stagnation des conditions de vie de la majorit&#233; de la population, malgr&#233; la croissance &#233;conomique. Ces politiques ont &#233;t&#233; appliqu&#233;es aux services publics scolaires et de sant&#233; principalement sous la forme de coupure et de privatisation. Ces mesures se sont combin&#233;es &#224; des r&#233;formes qui ont, directement ou indirectement, justifi&#233;es la r&#233;duction des services sp&#233;cialis&#233;s pour les personnes en difficult&#233;. En combinant l'exploitation capitaliste et l'oppression patriarcale, ces d&#233;cisions ont pes&#233;es principalement sur le dos des femmes, travailleuses ou proche aidantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que les coupes des services professionnels aux personnes en difficult&#233; sont en partie pellet&#233;es sur le dos de femmes hors du syst&#232;me public de la sant&#233;, du c&#244;t&#233; de l'&#233;ducation, les cons&#233;quences restent principalement &#224; l'interne, sur les &#233;paules des enseignantes des classes r&#233;guli&#232;res. On note m&#234;me une contre-tendance par l'extension de la prise en charge publique de la petite enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une longue p&#233;riode de sous-financement, il est donc n&#233;cessaire d'augmenter massivement le financement public dans les services publics, en particulier en sant&#233;, en &#233;ducation et dans la petite enfance. Combin&#233;e &#224; la lutte contre la tarification et la privatisation et pour une fiscalit&#233; plus progressive, cette alternative au budget Bachand de 2010-2011 devrait s'inscrire dans le cadre d'une vaste campagne unissant les mouvements syndicaux, f&#233;ministes et populaires, les groupes de d&#233;fense des personnes avec une incapacit&#233; et la gauche politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce r&#233;investissement permettrait d'am&#233;liorer les conditions de travail et de vie des travailleuses du secteur public (et communautaire en compl&#233;mentarit&#233;), l'accessibilit&#233; et la qualit&#233; des services offerts &#224; la population, y compris les services &#224; domicile en sant&#233; et l'int&#233;gration des &#233;l&#232;ves en difficult&#233; dans les classes r&#233;guli&#232;res pour ce qui est des &#233;coles. Ces revendications se doivent d'&#234;tre combin&#233;es avec l'instauration d'une plus forte imposition des entreprises et des particuliers plus riches. Il faudrait y ajouter la diminution de certaines d&#233;penses publiques, en reprenant l'exemple de l'Ontario qui a diminu&#233; les co&#251;ts des m&#233;dicaments et qui n'offre presque pas de financement public aux &#233;coles priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette campagne pourrait ouvrir la porte &#224; relancer certains d&#233;bats, telle l'instauration de m&#233;canismes de d&#233;mocratie participative dans la gestion de l'&#201;tat, la syndicalisation des travailleuses communautaires, le partage des t&#226;ches domestiques et la lutte contre les st&#233;r&#233;otypes sexuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concr&#232;tement, le Front commun syndical du secteur public, la Coalition contre la tarification et la privatisation et la Marche mondiale des femmes doivent converger dans leur lutte contre le gouvernement Charest tout en construisant une alternative politique de gauche, Qu&#233;bec solidaire (QS), qui puisse reprendre ses revendications et mettre fin &#224; l'alternance n&#233;olib&#233;rale du PLQ-PQ-ADQ&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comme l'indique la F&#233;d&#233;rations des infirmi&#232;res du Qu&#233;bec dans son Sp&#233;cial (&#8230;)&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;S&#233;bastien Bouchard, novembre 2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Version actualis&#233;e d'un texte paru dans &lt;a href=&#034;http://www.cahiersdusocialisme.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nouveaux Cahiers du socialisme&lt;/a&gt;, no 4. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir, entre autres, Elsa Dorlin (dir), &lt;i&gt;Sexe, race, classe, pour une &#233;pist&#233;mologie de la domination&lt;/i&gt;, Paris, Coll Actuel Marx, PUF, 2009, 313p. &#192; la source de cette r&#233;flexion se trouve les travaux de Friedrich Engels, Auguste Bebel, Clara Zetkin, Alexandra Kollonta&#239;, et plus r&#233;cemment des f&#233;ministes mat&#233;rialistes telles Christine Delphy.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ajoutons que les rapports in&#233;gaux de genre et de classe se combinent &#224; l'oppression sp&#233;cifique des femmes racialis&#233;e, qui se retrouvent &#224; effectuer le travail de reproduction sociale le plus sale et invisible (femme de chambre, aide-m&#233;nag&#232;re, etc.), contrairement aux travailleuses blanches, qui se retrouve plut&#244;t dans les emplois avec un contact social.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir Diane Lamoureux, &#171; Un &#201;tat capitaliste certes, mais &#233;galement sexiste et raciste &#187;, publi&#233; dans le num&#233;ro 4 des &lt;i&gt;Nouveaux Cahiers du socialisme&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Institut de la statistique du Qu&#233;bec, &lt;i&gt;Donn&#233;es sociales du Qu&#233;bec&lt;/i&gt;, &#233;dition 2009, Chapitre IX. Cit&#233; dans &lt;i&gt;Portrait des femmes en 8 temps&lt;/i&gt;, produit par le Gouvernement du Qu&#233;bec, 3e &#233;dition, f&#233;vrier 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Les d&#233;penses de sant&#233; au Qu&#233;bec : La bataille des chiffres&lt;/i&gt;, M&#233;moire d&#233;pos&#233; &#224; la Commission des affaires sociales par Fran&#231;ois B&#233;land du D&#233;partement d'administration de la sant&#233; Universit&#233; de Montr&#233;al, 2006.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nancy Neantam justifie la d&#233;cision de ne pas tenir compte du rapport &lt;i&gt;Entre l'espoir et le doute&lt;/i&gt;, qui fait suite &#224; la Marche, en affirmant qu'il &#171; a mis de l'avant une s&#233;rie de crit&#232;res et de normes, ce qui &#224; mon avis est &#224; l'oppos&#233; de l'entrepreneurship &#187; Gis&#232;le Dussault, &#8220;L'&#233;conomie sociale en chantier, rencontre avec Nancy Neamtam&#8221; dans &lt;i&gt;&#201;conomie locale et territoire&lt;/i&gt;, Qu&#233;bec, Avril 1997, vol. 1, n&#176; 3, p. 5.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Les entreprises d'&#233;conomie sociale en aide domestique : un diagnostic. Une entrevue avec Yves Vaillancourt &#187;, &lt;i&gt;Bulletin d'information LAREPPS-ESSBE&lt;/i&gt;, , vol. 2, n&#176; 3, janvier-f&#233;vrier 2010, p.1- 4.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Statistique Canada, &lt;i&gt;Travail non r&#233;mun&#233;r&#233;, groupes d'&#226;ge et sexe pour la population de 15 ans et plus, pour le Canada, les provinces, les territoires, les divisions de recensement et les subdivisions de recensement&lt;/i&gt;, Recensement de 2006&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jocelyn Berthelot (CSQ), &lt;i&gt;Une &#233;cole pour le monde, une &#233;cole pour tout le monde&lt;/i&gt;, Montr&#233;al, VLB &#233;diteur, 2006.p.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Berthelot, &lt;i&gt;op.cit.&lt;/i&gt;, p. 9.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Daphn&#233;e Dion-Viens, &#171; &#201;l&#232;ves en difficult&#233; : hausse &#034;troublante&#034; du nombre de cas &#187;, &lt;i&gt;Le Soleil&lt;/i&gt;, 17 mai 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Karen Messing, &lt;i&gt;La sant&#233; des travailleuses, la science est-elle aveugle ?&lt;/i&gt;, Montr&#233;al, &#201;ditions Remue-m&#233;nage, 2000 (1998), p.169.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;, p.148-151.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Comme l'indique la F&#233;d&#233;rations des infirmi&#232;res du Qu&#233;bec dans son &lt;i&gt;Sp&#233;cial &#233;lection Qu&#233;bec 2008&lt;/i&gt; : &#171; QS est le parti ayant exprim&#233; le mieux sa volont&#233; de pr&#233;server et de d&#233;velopper sans &#233;quivoque le syst&#232;me public de sant&#233;. &#192; l'analyse, il semble de plus en plus difficile de d&#233;partager les orientations du PLQ et du PQ. Tout au plus pouvons-nous affirmer que le PQ n'est pas pr&#234;t &#224; aller aussi rapidement que le PLQ, mais tous les deux vont bel et bien dans la m&#234;me direction : la privatisation du syst&#232;me de sant&#233; et de services sociaux du Qu&#233;bec est &#224; leur menu respectif &#187; (p.7).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Echec cuisant pour la logique de l'OMC et du G8</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Echec-cuisant-pour-la-logique-de-l-OMC-et-du-G8</link>
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		<dc:date>2006-07-27T15:03:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Politiques n&#233;olib&#233;rales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les n&#233;gociations du cycle de Doha au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) viennent d'&#233;chouer. Pour l'OMC, qui vise la lib&#233;ralisation &#233;conomique &#224; marche forc&#233;e pour le plus grand profit des grandes puissances et de leurs entreprises, &#171; tous les pays sont perdants &#187;. Nous affirmons notre profond d&#233;saccord avec cette analyse. &lt;br class='autobr' /&gt; Les grandes puissances (Etats-Unis, Union europ&#233;enne, Japon, Inde, Br&#233;sil, Australie - qui repr&#233;sentait les pays agro-exportateurs) n'ont pas r&#233;ussi &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Contre-la-mondialisation-capitaliste-" rel="directory"&gt;Contre la mondialisation capitaliste &lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les n&#233;gociations du cycle de Doha au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) viennent d'&#233;chouer. Pour l'OMC, qui vise la lib&#233;ralisation &#233;conomique &#224; marche forc&#233;e pour le plus grand profit des grandes puissances et de leurs entreprises, &#171; tous les pays sont perdants &#187;. Nous affirmons notre profond d&#233;saccord avec cette analyse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les grandes puissances (Etats-Unis, Union europ&#233;enne, Japon, Inde, Br&#233;sil, Australie - qui repr&#233;sentait les pays agro-exportateurs) n'ont pas r&#233;ussi &#224; trouver un accord sur la fa&#231;on de mettre en coupe r&#233;gl&#233;e l'&#233;conomie mondiale. Cela signifie que dans la plus pure logique n&#233;olib&#233;rale, ces grandes puissances ont &#233;chou&#233;. Notons que les pays pauvres, notamment les pays africains, n'ont pas r&#233;ellement particip&#233; aux n&#233;gociations. Malgr&#233; les proclamations de l'OMC et l'imposture s&#233;mantique concernant ce &#171; cycle du d&#233;veloppement &#187;, un &#233;ventuel accord se serait fait contre eux, incapables de peser dans cette enceinte oppressante. En tout &#233;tat de cause, les peuples, qu'ils soient du Nord ou du Sud, peuvent se r&#233;jouir : ils ont &#233;chapp&#233; &#224; une nouvelle machine &#224; broyer, encore plus puissante que l'actuelle : lib&#233;ralisation accrue de l'&#233;conomie mondiale, ouverture des march&#233;s la plus large possible, d&#233;pouillant les Etats d'un maximum de pr&#233;rogatives au profit des entreprises multinationales. Apr&#232;s les &#233;checs de l'OMC &#224; Seattle en 1999 et Cancun en 2003, c'est un nouveau coup d'arr&#234;t pour une logique moribonde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvenons-nous que le th&#232;me de l'OMC avait occup&#233; une part des r&#233;flexions lors du dernier sommet des huit pays les plus industrialis&#233;s (G8 ), qui s'est tenu mi-juillet &#224; Saint-P&#233;tersbourg (Russie). Le G8, accompagn&#233; par les pr&#233;sidents de quelques pays &#233;mergents (Chine, Br&#233;sil, Inde, Afrique du Sud, Mexique), avait donn&#233; un d&#233;lai d'un mois pour trouver les bases d'un accord. Une semaine plus tard, le directeur g&#233;n&#233;ral de l'OMC, Pascal Lamy, devait se r&#233;soudre &#224; interrompre les n&#233;gociations. Dans le m&#234;me temps, la Russie n'a toujours pas r&#233;ussi &#224; obtenir le feu vert des Etats-Unis pour l'adh&#233;sion &#224; l'OMC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres th&#232;mes mettent en lumi&#232;re l'&#233;chec d'un sommet du G8 qui se r&#233;v&#232;le finalement inutile. &#171; Sans avanc&#233;e notable &#187;, ce &#171; G8 sans ampleur &#187; (dixit la presse) est momentan&#233;ment impuissant et disqualifi&#233;. Sur le Proche-Orient, personne ne croit une seconde que les incantations du G8 sur un Liban en proie aux repr&#233;sailles militaires d'Isra&#235;l seront suivies d'effets. Sur l'&#233;nergie, la mise en garde du G8 &#224; l'Iran sur le nucl&#233;aire n'a servi &#224; rien et la Russie a refus&#233; de ratifier la Charte europ&#233;enne de l'&#233;nergie, prot&#233;geant le monopole de Gazprom. Le G8 s'est inqui&#233;t&#233; du cours &#233;lev&#233; du p&#233;trole, mais le jour de la cl&#244;ture du G8 a vu le p&#233;trole atteindre son cours le plus haut &#224; Londres...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux th&#232;mes du d&#233;veloppement et de la r&#233;duction de la dette, qui avaient fait la une du sommet 2005 du G8, ils ont disparu de l'ordre du jour alors que rien n'est r&#233;gl&#233;. Seuls 19 pays sont concern&#233;s par les mesures annonc&#233;es en 2005 et la r&#233;duction de leurs remboursements sera inf&#233;rieure &#224; 50 milliards de dollars sur les 40 prochaines ann&#233;es. C'est peu face aux d&#233;penses militaires mondiales annuelles (1100 milliards de dollars), d'autant que cet all&#233;gement est obtenu apr&#232;s un processus de plusieurs ann&#233;es qui permet au FMI et &#224; la Banque mondiale d'imposer des r&#233;formes drastiques : lib&#233;ralisation &#233;conomique, privatisations, r&#233;duction des budgets sociaux, suppression des subventions aux produits de base... Pour les 19 pays concern&#233;s, la situation a continu&#233; de se d&#233;grader : les all&#233;gements consentis n'ont m&#234;me pas r&#233;ussi &#224; contrecarrer la hausse du prix du p&#233;trole, durement ressentie par les populations du Sud, m&#234;me dans certains pays producteurs de p&#233;trole comme le Congo-Brazzaville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La logique d&#233;fendue par le G8 et l'OMC vient d'essuyer deux &#233;checs cuisants en une semaine. Pourquoi ? Parce que les rapports de force se sont modifi&#233;s. Gr&#226;ce aux exportations de mati&#232;res premi&#232;res dont les cours ont connu une hausse importante ces deux derni&#232;res ann&#233;es, les r&#233;serves en monnaies fortes (dollars, euros notamment) des pays en d&#233;veloppement atteignent des sommets : plus de 2100 milliards de dollars, dont 925 milliards de dollars pour la seule Chine. C'est tr&#232;s sup&#233;rieur aux r&#233;serves de change des Etats-Unis et de l'Union europ&#233;enne r&#233;unies. Constitu&#233;s pour partie de bons du Tr&#233;sor des Etats-Unis ou de pays europ&#233;ens, ces r&#233;serves peuvent changer durablement la donne. Aujourd'hui, le Sud est pr&#234;teur net pour les pays d&#233;velopp&#233;s et aurait tout &#224; fait la possibilit&#233; de rompre avec les diktats du G8. Encore faut-il que les dirigeants du Sud aient la volont&#233; de s'opposer &#224; ces exigences, ce qui est loin d'&#234;tre le cas. Seule l'action des citoyens du Sud peut mener leurs gouvernants dans la bonne direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Posons les bases d'une logique tr&#232;s diff&#233;rente. Les pays en d&#233;veloppement devraient quitter le FMI, la Banque mondiale et l'OMC, les rendant d&#232;s lors caduques. Ces pays pourraient mettre en commun la moiti&#233; de leurs r&#233;serves de change pour construire de nouvelles institutions centr&#233;es sur la satisfaction des besoins humains fondamentaux, ce qui n'est pas le cas des institutions actuelles. La dette ext&#233;rieure des pays en d&#233;veloppement est plus &#233;lev&#233;e que jamais : 2800 milliards de dollars. Elle organise la poursuite d'une domination qui rend impossible toute forme de d&#233;veloppement juste et durable. Les citoyens du Sud ont &#233;t&#233; forc&#233;s de rembourser plusieurs fois une dette largement odieuse, contract&#233;e par des gouvernements qui ne les ont jamais consult&#233;s. Les pays en d&#233;veloppement devraient constituer un front pour le non paiement de la dette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut vite s'engager sur cette autre voie, sinon le G8 finira par reprendre la main. Comment ? Une nouvelle crise de la dette, avec des taux d'int&#233;r&#234;t en hausse et des cours des mati&#232;res premi&#232;res qui peuvent se retourner brutalement, comme &#224; la fin des ann&#233;es 1970 ? Une d&#233;pendance par rapport aux c&#233;r&#233;ales export&#233;es par les pays du Nord ? Les grandes soci&#233;t&#233;s agro-alimentaires sp&#233;culent sur les stocks de c&#233;r&#233;ales pour faire monter les prix. Or, sur recommandation de la Banque mondiale et du FMI, les pays du Sud ont remplac&#233; progressivement leur production c&#233;r&#233;ali&#232;re par des productions d'exportation (caf&#233;, cacao, coton, bananes...). Verra-t-on dans l'avenir des famines programm&#233;es &#224; partir du Nord, alors que les remises de dette conc&#233;d&#233;es d'une main par les organismes multilat&#233;raux sont reprises de l'autre par les soci&#233;t&#233;s agro-exportatrices du Nord ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mod&#232;le &#233;conomique actuel est structurellement g&#233;n&#233;rateur de dette, de pauvret&#233;, d'in&#233;galit&#233;s, de corruption, y compris au Nord. C'est maintenant qu'il faut adresser un carton rouge d&#233;finitif au G8 et &#224; l'OMC, sans oublier le FMI et la Banque mondiale, momentan&#233;ment hors du jeu international. Non pour y placer d'autres acteurs oeuvrant dans le m&#234;me sens, mais pour modifier radicalement la logique qu'ils d&#233;fendent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Apr&#232;s la mini-carotte de l'annulation de la dette en 2005,le G8 va sortir le gros b&#226;ton en 2006</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Apres-la-mini-carotte-de-l-annulation-de-la-dette-en-2005-le-G8-va-sortir-le</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Apres-la-mini-carotte-de-l-annulation-de-la-dette-en-2005-le-G8-va-sortir-le</guid>
		<dc:date>2006-07-14T16:35:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Politiques n&#233;olib&#233;rales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 2005, le sommet du G8 de Gleneagles annon&#231;ait une initiative &#171; historique &#187; d'annulation de la dette de certains pays pauvres envers la Banque mondiale, le FMI et la Banque africaine de d&#233;veloppement (BAD). &lt;br class='autobr' /&gt;
Un an plus tard, on est loin du compte. La liste des pays ayant docilement appliqu&#233; toutes les mesures d'ajustement structurel n&#233;cessaires pour en b&#233;n&#233;ficier comporte aujourd'hui seulement 19 noms (sur 165 dits &#171; en d&#233;veloppement &#187;). De plus, le cr&#233;ancier le plus important, la Banque (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2005, le sommet du G8 de Gleneagles annon&#231;ait une initiative &#171; historique &#187; d'annulation de la dette de certains pays pauvres envers la Banque mondiale, le FMI et la Banque africaine de d&#233;veloppement (BAD).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un an plus tard, on est loin du compte. La liste des pays ayant docilement appliqu&#233; toutes les mesures d'ajustement structurel n&#233;cessaires pour en b&#233;n&#233;ficier comporte aujourd'hui seulement 19 noms (sur 165 dits &#171; en d&#233;veloppement &#187;). De plus, le cr&#233;ancier le plus important, la Banque mondiale, a attendu le 1er juillet 2006 pour la mettre en pratique et, contrairement au FMI et &#224; la BAD, a exclu les dettes de l'ann&#233;e 2004 de la&lt;br class='autobr' /&gt;
mesure, r&#233;duisant de 5 milliards de dollars sa port&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, force est de constater que cette initiative ne r&#233;sout rien. Elle va d&#233;boucher sur une r&#233;duction des remboursements de dette inf&#233;rieure &#224; 50 milliards de dollars sur les 40 prochaines ann&#233;es pour ces 19 pays. Les sommes lib&#233;r&#233;es chaque ann&#233;e pour les 19 pays, l&#233;g&#232;rement sup&#233;rieures &#224; 1 milliard de dollars, sont incroyablement faibles face aux d&#233;penses militaires mondiales (1100 milliards de dollars par an). Le gain actuel est m&#234;me inf&#233;rieur au surco&#251;t occasionn&#233; par la hausse des prix du p&#233;trole. En fait, la situation pour ces pays s'est encore d&#233;t&#233;rior&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de demain &#224; St Petersbourg (Russie), le sommet du G8 va notamment chercher &#224; avancer vers un accord sur le cycle de Doha en discussion &#224; l'Organisation mondiale du commerce (OMC), cycle imposant une lib&#233;ralisation accrue de l'&#233;conomie mondiale et p&#233;nalisant durement les&lt;br class='autobr' /&gt;
pays les plus pauvres contraints de se soumettre davantage aux int&#233;r&#234;ts des plus puissants. Le pr&#233;sident de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, a m&#234;me &#233;crit aux dirigeants du G8 et de 5 pays en d&#233;veloppement pour leur&lt;br class='autobr' /&gt;
demander avec fermet&#233; de conclure sur ce point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays du G8 pr&#233;f&#232;rent actuellement centrer leurs r&#233;flexions sur les enjeux g&#233;ostrat&#233;giques (Iran, Liban, Cor&#233;e du Nord...), &#233;nerg&#233;tiques (p&#233;trole, gaz naturel...) et commerciaux (cycle de Doha, adh&#233;sion prochaine de la Russie &#224; l'OMC). La reprise en main par le G8 est en cours. Le reste ne sera sans doute que de l'agitation m&#233;diatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, les derniers chiffres publi&#233;s par la Banque mondiale montrent une dette ext&#233;rieure des pays en d&#233;veloppement plus &#233;lev&#233;e que jamais : 2800 milliards de dollars. Elle organise la poursuite de la mainmise du&lt;br class='autobr' /&gt;
FMI et de la Banque mondiale sur l'&#233;conomie des pays du Sud, rendant impossible toute forme de d&#233;veloppement juste et durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CADTM r&#233;clame l'annulation totale et inconditionnelle de la dette ext&#233;rieure publique de tous les pays en d&#233;veloppement et l'abandon des politiques d'ajustement structurel, premiers pas vers la mise en place d'une autre logique &#233;conomique, enfin respectueuse del'humain et de l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Contacts :&lt;br class='autobr' /&gt;
Damien Millet, pr&#233;sident du CADTM France, france@cadtm.org, 06 60 54 27 13&lt;br class='autobr' /&gt;
Eric Toussaint, pr&#233;sident du CADTM Belgique, international@cadtm.org, 04&lt;br class='autobr' /&gt;
86 74 47 52&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Dessine-moi un mod&#232;le</title>
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		<dc:date>2006-04-12T01:48:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Politiques n&#233;olib&#233;rales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#8211; &#171; Bonjour, dit le petit prince. &#187; Bonjour, dit le ministre le plus important. Que fais-tu ? demanda le petit prince. Je construis un mod&#232;le social. Je brade les entreprises publiques ou les noie dans un conglom&#233;rat priv&#233;, je supprime les contrats &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e, j'invente les contrats nouvelle embauche et premi&#232;re embauche et je r&#233;duis les imp&#244;ts des riches pour qu'ils emploient les pauvres comme domestiques. Parce qu'il y a beaucoup de ch&#244;mage. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et, sur l'&#233;cran de l'ordinateur du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Societe-" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Politiques-neoliberales-+" rel="tag"&gt;Politiques n&#233;olib&#233;rales&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; Bonjour, dit le petit prince. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Bonjour, dit le ministre le plus important.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Que fais-tu ? demanda le petit prince.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Je construis un mod&#232;le social. Je brade les entreprises publiques ou les noie dans un conglom&#233;rat priv&#233;, je supprime les contrats &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e, j'invente les contrats nouvelle embauche et premi&#232;re embauche et je r&#233;duis les imp&#244;ts des riches pour qu'ils emploient les pauvres comme domestiques. Parce qu'il y a beaucoup de ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, sur l'&#233;cran de l'ordinateur du ministre, se dessina une courbe de croissance des dividendes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; C'est la courbe du ch&#244;mage ? demanda le petit prince.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Non. Enfin, oui, c'est pareil. Le ch&#244;mage et les profits, &#231;a va ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pourquoi ? s'obstina le petit prince qui &#171; ne renon&#231;ait jamais &#224; une question &#187;. Les ch&#244;meurs per&#231;oivent des dividendes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Ah non, les dividendes sont pour les actionnaires qui peuvent acheter d'autres actions qui leur servent &#224; recevoir d'autres dividendes, et ainsi de suite. &#199;a s'appelle l'accumulation. Tu ne connais donc pas &#231;a sur ta plan&#232;te ? demanda le ministre, soudain l'air int&#233;ress&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Sur l'&#233;toile o&#249; j'habite, rien ne se vend, rien ne s'ach&#232;te. Chacun rend des services gratuitement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ministre demanda un instant. Il t&#233;l&#233;phona et, peu apr&#232;s, un monsieur bien mis et une dame avec de la prestance les rejoignirent. S'adressant &#224; eux, le ministre leur dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Il existe une &#233;toile non marchande. Pouvez-vous y apporter le progr&#232;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Oui, r&#233;pondit le monsieur bien mis. Mais, auparavant, il faut &#233;crire une directive lib&#233;ralisant le commerce des services entre les plan&#232;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les habitants de mon &#233;toile refuseront de renoncer &#224; leurs services et de voir leur travail m&#233;pris&#233;, objecta le petit prince.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La vie, la sant&#233;, l'amour sont pr&#233;caires, pourquoi le travail &#233;chapperait-il &#224; cette loi ? interrogea la dame, faussement ing&#233;nue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sentant les choses mal tourner, le ministre, patelin, dit au petit prince :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Donnez-nous l'adresse de votre &#233;toile. Le capital ne fera qu'une visite de reconnaissance, car lui seul a la libert&#233; totale de circuler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Sur mon &#233;toile, l'eau du puits est gratuite et elle coule sans l'aide du capital, s'ent&#234;ta le petit prince.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, d&#232;j&#224;, les autres &#233;taient partis, emportant avec eux la position de l'astre encore inviol&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le petit prince, &#233;tonn&#233; que l'on p&#251;t r&#234;ver d'une &#233;toile pour autre chose que la lueur de son r&#233;verb&#232;re et la douceur de ses fleurs, reprit sa marche et rencontra le renard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Tous les hommes sont-ils comme le ministre important, le monsieur bien mis et la dame fi&#232;re ? lui demanda le petit prince.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 . Les passages entre guillemets sont de A. de Saint-Exup&#233;ry, Le Petit Prince. Le journal L'Humanit&#233; n'a pas publi&#233; cette note et a malencontreusement enlev&#233; les guillemets terminaux de la premi&#232;re phrase du dialogue et&lt;br class='autobr' /&gt;
les guillemets initiaux des deux derni&#232;res r&#233;pliques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Non, r&#233;pondit le renard. Mais plus les marchands marchandisent, plus le lien social se distend et la solidarit&#233; se dissout dans l'app&#226;t du gain. Un mod&#232;le chasse l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Je ne comprends rien &#224; votre histoire de mod&#232;les, r&#233;torqua le petit prince, tr&#232;s en col&#232;re. Pour avoir autant de ch&#244;meurs et de pr&#233;caires, souffrez-vous de trop ou de pas assez de solidarit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Mod&#232;le est un mot magique. Tu crois qu'il d&#233;signe ce qui est bon pour tous, ce qui est un bien commun &#224; pr&#233;server et m&#234;me &#224; &#233;tendre. En fait, il d&#233;signe aussi n'importe quelle organisation existante, m&#234;me catastrophique pour les plus humbles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Votre mod&#232;le est encore plus compliqu&#233; que la fleur de mon &#233;toile qui a des &#233;pines, murmura le petit prince.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Tu n'as pas vu le pire. Car il y a des experts du d&#233;clin qui expliquent que le mod&#232;le catastrophique est venu &#224; cause d'un trop bon mod&#232;le ant&#233;rieur et qu'il y a du ch&#244;mage parce que nous ne travaillons pas assez longtemps. Nous n'avons plus de r&#233;verb&#232;res mais nous avons de puissants projecteurs m&#233;diatiques aveuglants qui sont tourn&#233;s vers les miettes laiss&#233;es aux pauvres, laissant dans l'ombre l'opulence, le luxe et le gaspillage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Comment s'appelle votre mod&#232;le ? demanda le petit prince, au comble de la perplexit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Capitalisme. &#199;a veut dire : mod&#232;le qui marchandise tout au nom de la mise en valeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Valeur, c'est comme mod&#232;le, vous m'embrouillez avec vos mots &#224; double sens. N'y at-il donc personne pour s'insurger contre cette marchandisation des choses et des relations et contre cette perversion des mots ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Oh, si. Mais combattre le mod&#232;le capitaliste suppose de r&#233;unir plusieurs conditions : mettre fin &#224; la propri&#233;t&#233; qui autorise tous les accaparements dont celle des biens communs, placer ceux-ci hors march&#233;, r&#233;concilier progr&#232;s social et &#233;cologie et garantir que ces d&#233;cisions soient prises d&#233;mocratiquement. On essaie d'apprivoiser toutes ces&lt;br class='autobr' /&gt;
choses ensemble pour en faire un r&#233;el anticapitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; Qu'est-ce que signifie apprivoiser ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#199;a signifie cr&#233;er des liens (...) On ne conna&#238;t que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien conna&#238;tre. Ils ach&#232;tent des choses &lt;br class='autobr' /&gt;
toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le n&#233;olib&#233;ralisme dans toute sa splendeur</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Le-neoliberalisme-dans-toute-sa-splendeur</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Le-neoliberalisme-dans-toute-sa-splendeur</guid>
		<dc:date>2006-04-12T01:45:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Rioux</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques n&#233;olib&#233;rales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans un tribunal populaire organis&#233; par Qu&#233;bec solidaire r&#233;gion de Qu&#233;bec, le 9 avril dernier, l'acte d'accusation &#233;tait net : d&#233;r&#233;glementation, privatisation, restrictions des droits d&#233;mocratiques et sociaux et particuli&#232;rement des libert&#233;s syndicales, r&#233;partition de plus en plus in&#233;galitaire de la richesse, d&#233;t&#233;rioration des salaires et des conditions de travail des employ&#233;s et employ&#233;es du secteur public, laxisme sur la protection de l'environnement, m&#233;pris des droits des autochtones... (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Bloquons-les-politiques-neoliberales-" rel="directory"&gt;Bloquons les politiques n&#233;olib&#233;rales&lt;/a&gt;

/ 
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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Politiques-neoliberales-+" rel="tag"&gt;Politiques n&#233;olib&#233;rales&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans un tribunal populaire organis&#233; par Qu&#233;bec solidaire r&#233;gion de Qu&#233;bec, le 9 avril dernier, l'acte d'accusation &#233;tait net : d&#233;r&#233;glementation, privatisation, restrictions des droits d&#233;mocratiques et sociaux et particuli&#232;rement des libert&#233;s syndicales, r&#233;partition de plus en plus in&#233;galitaire de la richesse, d&#233;t&#233;rioration des salaires et des conditions de travail des employ&#233;s et employ&#233;es du secteur public, laxisme sur la protection de l'environnement, m&#233;pris des droits des autochtones...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont ces politiques n&#233;olib&#233;rales que le gouvernement Charest applique de fa&#231;on syst&#233;matique, empruntant le sillon d&#233;j&#224; trac&#233; par le gouvernement p&#233;quiste, dont le tribunal populaire, tenu par Qu&#233;bec solidaire, a permis de d&#233;noncer la logique. C'est clair, le gouvernement Charest est &#224; l'offensive contre les acquis ouvriers et populaires, contre les acquis des femmes et des jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement Charest a d&#233;cid&#233; d'affaiblir durablement le mouvement syndical qu&#233;b&#233;cois. Apr&#232;s la s&#233;rie de lois contre les droits syndicaux (et particuli&#232;rement le droit &#224; la libre syndicalisation de d&#233;cembre 2003), le gouvernement lib&#233;ral a refus&#233; de n&#233;gocier avec ses 500 000 employ&#233;s et employ&#233;es et il a d&#233;cr&#233;t&#233; la baisse de leurs salaires et la restriction de leurs droits syndicaux tout en niant le droit fondamental &#224; la libre n&#233;gociation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le mouvement syndical constitue encore, malgr&#233; les durs coups qu'il a re&#231;us, la seule force capable de s'opposer aux projets n&#233;olib&#233;raux. Le gouvernement Charest rejetait ainsi le mode de gestion politique bas&#233; sur l'institutionnalisation des rapports de concertation entre le mouvement syndical et les mouvements sociaux. Les dirigeants et dirigeantes de la soci&#233;t&#233; d'en bas ne sont pas, d&#233;sormais, reconnus davantage comme des partenaires cr&#233;dibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement Charest fait le pari, en rupture avec la construction de l'&#201;tat national qu&#233;b&#233;cois depuis la r&#233;volution tranquille, que les directions syndicales (et sociales) b&#233;n&#233;ficient d'un pouvoir dans la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise qui n'est pas &#224; la mesure des rapports de force qu'elles peuvent construire sur le terrain des luttes. Ce pari a permis au gouvernement Charest de marquer des points, de remporter des victoires que voudra bien engranger le patronat dans son ensemble. C'est un retour &#224; des normes purement lib&#233;rales, une marche &#224; pas forc&#233; vers des formes de d&#233;mocratie restreinte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est fort de l'affaiblissement du mouvement syndical que le gouvernement lib&#233;ral cherche &#224; imposer son projet de d&#233;mant&#232;lement des acquis sociaux, son projet de privatisation des biens publics (sous le masque des PPP), tant dans l'&#233;ducation que dans la sant&#233;. Il instaure une politique de privatisation rampante &#224; laquelle aucun secteur n'&#233;chappe. Ainsi, dans le domaine de l'&#233;nergie, il confie au secteur priv&#233; le d&#233;veloppement du secteur &#233;olien au lieu de donner ce mandat &#224; Hydro-Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour couvrir ses politiques de tout au priv&#233;, il met de l'avant un discours de la dette qui sert &#224; justifier les nouvelles attaques pour le d&#233;mant&#232;lement de l'&#201;tat social. En m&#234;me temps, l'in&#233;quit&#233; fiscale et les notions de fiscalit&#233; comp&#233;titive servent &#224; couvrir le fait que les enteprises paient de moins en moins d'imp&#244;t et que la fiscalit&#233; est moins redistributrice de la richesse et devient de plus en plus r&#233;gressive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, les mouvements syndical, populaire, f&#233;ministe et des jeunes sont d&#233;sar&#231;onn&#233;s. Les attaques ont d&#233;j&#224; cr&#233;&#233; des fissures et ont r&#233;ussi &#224; approfondir les divisions. Il n'y a pas de solution purement sectorielle pour faire face &#224; l'ampleur de ces attaques qui ont r&#233;duit les espaces d&#233;mocratiques et nos capacit&#233;s de r&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La reconstruction de notre unit&#233;, au-del&#224; de tout patriotisme organisationnel, est une n&#233;cessit&#233; incontournable. Plusieurs organisations et militants et militantes ont sugg&#233;r&#233; la tenue d'&#201;tats g&#233;n&#233;raux du mouvement syndical et des mouvements sociaux pour d&#233;finir un programme d'urgence et une strat&#233;gie de riposte commune. C'est l&#224; une proposition qu'on ne peut ignorer plus longtemps. Car, s'il est une illusion qu'il faut d&#233;passer, c'est que l'&#233;lection d'un autre parti n&#233;olib&#233;ral, le PQ en l'occurrence, pourrait permettre de casser cette offensive r&#233;pondant au besoin du patronat d'ici et d'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut &#233;viter la politique de l'autruche et voir qu'il n'y a pas de solution facile et que ce n'est pas en changeant de cerb&#232;re n&#233;olib&#233;ral que les classes ouvri&#232;re et populaires pourront d&#233;fendre leurs int&#233;r&#234;ts.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La n&#233;go...Je l'aurais dans la m&#233;moire longtemps !</title>
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		<dc:date>2006-04-12T01:29:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques n&#233;olib&#233;rales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;PARCE QUE... &lt;br class='autobr' /&gt;
1. L'imposition de la loi 142 est... &lt;br class='autobr' /&gt;
cr&#233;tariat intersyndical des services publics &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; ill&#233;gitime et antid&#233;mocratique ; &#8226; une contravention flagrante du Code du travail qui oblige le gouvernement &#224; n&#233;gocier de bonne foi ; &#8226; une grave atteinte &#224; nos droits fondamentaux et syndicaux ; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; un recul inacceptable des droits d'un demi-million de travailleuses et de travailleurs des services publics &#8226; une d&#233;t&#233;rioration des conditions de vie et un appauvrissement des personnes qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;PARCE QUE...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. L'imposition de la loi 142 est...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;cr&#233;tariat intersyndical des services publics&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; ill&#233;gitime et antid&#233;mocratique ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; une contravention flagrante du Code du travail qui oblige le gouvernement &#224; n&#233;gocier de bonne foi ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; une grave atteinte &#224; nos droits fondamentaux et syndicaux ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; un recul inacceptable des droits d'un demi-million de travailleuses et de travailleurs des services publics&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; une d&#233;t&#233;rioration des conditions de vie et un appauvrissement des personnes qui assurent quotidiennement des services de qualit&#233; &#224; la population qu&#233;b&#233;coise ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; un des gestes les plus r&#233;pressifs jamais pos&#233;s contre les syndiqu&#233;es et les syndiqu&#233;s du secteur public du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;UN COUP DE FORCE SANS PR&#201;C&#201;DENT D'INTRANSIGEANCE, DE M&#201;PRIS ET DE R&#201;PRESSION.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Le gouvernement lib&#233;ral de Jean Charest n'a jamais n&#233;goci&#233; de bonne foi au cours des deux ann&#233;es qui ont pr&#233;c&#233;d&#233; le matraquage de la loi 142&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Les mesures de la loi 142 sont d'une ampleur in&#233;gal&#233;e et injustifi&#233;e...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; retrait du droit &#224; la libre n&#233;gociation de tous les salari&#233;s et salari&#233;es des services publics du Qu&#233;bec jusqu'en 2010 ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; interdiction de tout ralentissement, diminution ou alt&#233;ration quantitative ou qualitative d'activit&#233;s...peu importe les raisons l&#233;gitimes ou non ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; sanctions tr&#232;s lourdes pour les individus et les associations de personnes qui voudraient exprimer, par des actions concert&#233;es, leur d&#233;saccord avec une position patronale ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; amendes d&#233;mesur&#233;es en cas d'infraction : de 100 &#224; 500 $ par jour pour les salari&#233;s et salari&#233;es ; de 25 000 &#224; 125 000 $ par jour pour une association de personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MESURES QUI VIOLENT L'EXERCICE DE LA D&#201;MOCRATIE, DE LA LIBERT&#201; DE N&#201;GOCIATION, DE LA LIBERT&#201; D'EXPRESSION ET DE LA LIBERT&#201; D'ASSOCIATION.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour toutes ces raisons, nous r&#233;agissons &#224; la loi 142 avec une r&#233;sistance robuste par...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Des d&#233;marches judiciaires solides pour r&#233;cup&#233;rer notre droit de n&#233;gocier. &lt;br class='autobr' /&gt;
2. Des moyens &#233;nergiques jusqu'aux prochaines &#233;lections qu&#233;b&#233;coises pour : D&#233;fendre les droits syndicaux, les conditions de travail et de vie des membres :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; en interpellant les politiciens ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; en d&#233;non&#231;ant la complicit&#233; des administrations locales ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; en sensibilisant la population aux impacts de la loi sur la qualit&#233; des services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;fendre et valoriser les services publics &#8226; en collaboration avec d'autres groupes de pression ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; en d&#233;montrant le lien entre les conditions de travail et la situation des services publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenir la pression sur le gouvernement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; en d&#233;montrant publiquement l'importance de retirer la loi &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; en d&#233;montrant la n&#233;cessit&#233; de bonifier les conditions de travail dans le secteur public pour am&#233;liorer la qualit&#233; des services ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; en rappelant le musellement d&#233;mocratique pratiqu&#233; par le gouvernement Charest.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Non &#224; l'offensive mondiale de pr&#233;carisation du travail</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Non-a-l-offensive-mondiale-de-precarisation-du-travail</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Non-a-l-offensive-mondiale-de-precarisation-du-travail</guid>
		<dc:date>2006-04-12T01:26:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Politiques n&#233;olib&#233;rales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#034; On dit d'un fleuve emportant tout qu'il est violent, mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l'enserrent. &#034; Cette phrase de Brecht est le fil invisible qui, ici et l&#224;, hier et aujourd'hui, relie tant de r&#233;voltes, formant le canevas d'une r&#233;sistance salutaire. La mobilisation contre le Contrat premi&#232;re embauche (CPE) n'est pas un accident de parcours d'un Premier ministre maladroit. La violence du fleuve attire les regards, mais pour la comprendre, celle des rives doit &#234;tre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#034; On dit d'un fleuve emportant tout qu'il est violent, mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l'enserrent. &#034; Cette phrase de Brecht est le fil invisible qui, ici et l&#224;, hier et aujourd'hui, relie tant de r&#233;voltes, formant le canevas d'une r&#233;sistance salutaire. La mobilisation contre le Contrat premi&#232;re embauche (CPE) n'est pas un accident de parcours d'un Premier ministre maladroit. La violence du fleuve attire les regards, mais pour la comprendre, celle des rives doit &#234;tre diss&#233;qu&#233;e depuis la source.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au cours des ann&#233;es 1960, dans les pays occidentaux, les luttes d&#233;termin&#233;es des classes populaires ont permis des avanc&#233;es sociales notoires. En Am&#233;rique latine, plusieurs dirigeants port&#233;s par des mobilisations populaires ont appliqu&#233; avec plus ou moins de succ&#232;s des politiques progressistes (Salvador Allende au Chili, Fidel Castro &#224; Cuba, Michael Manley en Jama&#239;que). En Asie et en Afrique, apr&#232;s les ind&#233;pendances, certains pays ont connu un r&#233;el d&#233;but d'&#233;mancipation. Au d&#233;but des ann&#233;es 1970, le syst&#232;me capitaliste a travers&#233; une p&#233;riode de crise li&#233;e &#224; une baisse des opportunit&#233;s de profit et d&#233;bouchant sur une chute de la croissance. Les d&#233;tenteurs de capitaux et les gouvernements des pays les plus industrialis&#233;s ont alors lanc&#233; une vaste offensive pour imposer leur agenda au Nord comme au Sud. Dans ce but, l'option militaire et r&#233;pressive a fait partie de l'arsenal utilis&#233; par les Etats-Unis (Chili, Argentine, Uruguay, Philippines, Cor&#233;e du Sud) car leur leadership &#233;tait tr&#232;s contest&#233; (Vietnam, Iran, Nicaragua). Par la suite, la plupart des dictatures ont &#233;t&#233; remplac&#233;es par des r&#233;gimes d&#233;mocratiques, mieux &#224; m&#234;me de poursuivre docilement l'application des politiques n&#233;olib&#233;rales. Le bloc sovi&#233;tique a disparu et la Chine est devenue le grand atelier capitaliste de la plan&#232;te. L'offensive aux multiples facettes (politique, &#233;conomique, financi&#232;re, militaire, culturelle) s'est poursuivie avec une violence accrue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Nord, la lutte contre les acquis sociaux, qualifi&#233;s souvent d' &#034; archa&#239;ques &#034;, s'est intensifi&#233;e. Sous couvert de &#034; modernit&#233; &#034;, on a assist&#233; &#224; un recul d'une violence inou&#239;e pour les populations pauvres. Les m&#233;dias se sont faits l'&#233;cho de l' &#034; aust&#233;rit&#233; &#034; &#233;conomique et de la &#034; rigueur &#034; budg&#233;taire. Le trait&#233; de Maastricht fut un pas de plus dans ce sens. Les mouvements sociaux de d&#233;cembre 1995 en France contre la r&#233;forme de la S&#233;curit&#233; sociale par le gouvernement Jupp&#233; a surpris par son ampleur. Le projet de Trait&#233; constitutionnel europ&#233;en (TCE) &#233;tait une autre tentative, avec en fer de lance cette &#034; concurrence libre et non fauss&#233;e &#034; qui sert les plus puissants. Un nouveau coup d'arr&#234;t a &#233;t&#233; donn&#233; par le &#034; non &#034; aux r&#233;f&#233;rendums du 29 mai 2005 en France et du 1er juin 2005 aux Pays-Bas. Ni repli ni incompr&#233;hension, ce non signifiait largement un refus de continuer dans cette voie. Que croyez-vous qu'il se passa ? En France, un nouveau gouvernement fut nomm&#233;, dont aucun membre n'avait soutenu le non. La fa&#231;on dont le CPE a &#233;t&#233; impos&#233; a renforc&#233; le sentiment d'indignation et la certitude que des principes &#233;l&#233;mentaires de d&#233;mocratie sont bafou&#233;s. Pendant ce temps, pour la premi&#232;re fois, le PDG de Gaz de France s'est vu attribuer un bonus pouvant atteindre 40% de sa r&#233;mun&#233;ration annuelle et li&#233; aux r&#233;sultats financiers de cette entreprise encore publique... D'un c&#244;t&#233; ceux qui profitent de ce syst&#232;me, de l'autre tous ceux qui le subissent, si violemment au quotidien...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Sud, les ann&#233;es 1970 ont d&#233;bouch&#233; sur la crise de la dette. Suite &#224; la chute des cours des mati&#232;res premi&#232;res et &#224; la hausse des taux d'int&#233;r&#234;t, de nombreux pays en d&#233;veloppement se sont retrouv&#233;s dans l'incapacit&#233; de rembourser. De la sorte, le Fonds mon&#233;taire international (FMI) et la Banque mondiale ont pu op&#233;rer une forme de recolonisation de ces pays et leur imposer des &#034; plans d'ajustement structurel &#034; : r&#233;duction des budgets sociaux, suppression des subventions aux produits de base, TVA g&#233;n&#233;ralis&#233;e, privatisations massives, lib&#233;ralisation de l'&#233;conomie profitant aux entreprises multinationales face aux producteurs locaux... Il y a l&#224; une violence bien plus grande que celle malheureusement observ&#233;e en marge des cort&#232;ges de manifestants contre le CPE ou lors des &#233;meutes dites &#034; anti-FMI &#034; au Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la coupe d&#233;borde : de nombreux pays doivent consacrer plus de 40% de leur budget au service de la dette. Les remboursements annuels li&#233;s &#224; la dette d&#233;passent 370 milliards de dollars alors que l'aide publique au d&#233;veloppement, d'ailleurs artificiellement gonfl&#233;e, atteint seulement 106 milliards de dollars. Les peuples ne profitent pas des richesses qui pourtant leur appartiennent, aspir&#233;es par de riches cr&#233;anciers au Nord et les &#233;lites locales complices de ce stratag&#232;me, alimentant les dividendes des actionnaires d'une poign&#233;e de multinationales et quelques comptes num&#233;rot&#233;s dans des paradis fiscaux. Alors que 2,8 milliards de personnes survivent avec moins de deux dollars par jour, 793 milliardaires se partagent une fortune estim&#233;e &#224; 2 600 milliards de dollars : c'est exactement le montant de la dette ext&#233;rieure de tous les pays en d&#233;veloppement ; c'est aussi le revenu de ces 2,8 milliards de personnes pendant plus de deux ans...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs pays d'Am&#233;rique latine tentent d'explorer des voies nouvelles pour briser la violence qu'implique cette r&#233;alit&#233;-l&#224;. Les peuples d'Argentine en 2001, de Bolivie en 2003, d'Equateur en 2004 se sont soulev&#233;s contre des pr&#233;sidents n&#233;olib&#233;raux qui ont d&#251; quitter le pouvoir. Les citoyens v&#233;n&#233;zu&#233;liens, br&#233;siliens, uruguayens, boliviens et chiliens ont vot&#233; contre les options n&#233;olib&#233;rales et la violence qu'elles impliquent. Cuba est moins isol&#233; qu'auparavant gr&#226;ce notamment &#224; Hugo Chavez qui d&#233;montre que l'on peut utiliser les revenus du p&#233;trole au profit de la majorit&#233; de la population. Ailleurs aussi des initiatives se d&#233;veloppent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'instauration du CPE s'inscrit dans une offensive mondiale de pr&#233;carisation du travail (strat&#233;gie dite &#034; de Lisbonne &#034; pour l'Union europ&#233;enne). Nombre de ceux qui refusent le CPE prennent conscience que, de ce fait, leur lutte s'inscrit dans le cadre d'une r&#233;sistance globale. L'abrogation du CPE est un passage oblig&#233;, mais il ne s'agit pas seulement de paralyser momentan&#233;ment le bulldozer n&#233;olib&#233;ral : il faut le mettre hors d'&#233;tat de nuire, pour placer enfin l'&#233;conomie au service de l'humain. Dans ce but, l'annulation totale et inconditionnelle de la dette ext&#233;rieure publique du tiers-monde est un levier d'action privil&#233;gi&#233;. Il faut &#233;galement s'attaquer radicalement au fardeau de la dette publique au Nord au nom duquel les politiques antisociales sont men&#233;es. Il est urgent d'enclencher une autre logique. Une logique o&#249;, au Nord comme au Sud, les populations ne seront plus contraintes de se saigner aux quatre veines pour enrichir une minorit&#233; repue et violemment dominante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Damien Millet est pr&#233;sident du CADTM France (Comit&#233; pour l'annulation de la dette du tiers-monde, &lt;a href=&#034;http://www.cadtm.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.cadtm.org&lt;/a&gt;), auteur de L'Afrique sans dette, CADTM/Syllepse, 2005 Eric Toussaint est pr&#233;sident du CADTM Belgique, auteur de La Finance contre les peuples, CADTM/Syllepse, 2004.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Pour le CADTM France, Damien Millet Comit&#233; pour l'Annulation de la Dette du Tiers-Monde france@cadtm.org &lt;a href=&#034;http://www.cadtm.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.cadtm.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le rouleau compresseur anti-social... Encore une fois !</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Le-rouleau-compresseur-anti-social-Encore-une-fois</link>
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		<dc:date>2006-04-12T01:22:58Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques n&#233;olib&#233;rales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cela devient une bien vilaine habitude du gouvernement Charest que de faire adopter ses lois controvers&#233;es en suspendant les r&#232;gles de proc&#233;dure de l'Assembl&#233;e nationale, en court-circuitant le d&#233;bat d&#233;mocratique et en imposant ce qu'on appelle le &#171; ba&#238;llon &#187;. La derni&#232;re session parlementaire n'a pas fait exception... &lt;br class='autobr' /&gt;
Il a encore utilis&#233; cette m&#233;thode pour imposer ses vues quant aux Centres de la petite enfance, &#224; la privatisation et &#224; la tarification de l'eau, de m&#234;me qu'au pont &#224; p&#233;age (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cela devient une bien vilaine habitude du gouvernement Charest que de faire adopter ses lois controvers&#233;es en suspendant les r&#232;gles de proc&#233;dure de l'Assembl&#233;e nationale, en court-circuitant le d&#233;bat d&#233;mocratique et en imposant ce qu'on appelle le &#171; ba&#238;llon &#187;. La derni&#232;re session parlementaire n'a pas fait exception...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a encore utilis&#233; cette m&#233;thode pour imposer ses vues quant aux Centres de la petite enfance, &#224; la privatisation et &#224; la tarification de l'eau, de m&#234;me qu'au pont &#224; p&#233;age de l'autoroute 25. Il a aussi us&#233; de cette m&#233;thode odieuse pour mettre fin aux n&#233;gociations avec les travailleuses et les travailleurs du secteur public et d&#233;cr&#233;ter des conditions salariales et de travail. On le constate, le gouvernement y est all&#233; d'attaques de toutes sortes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les luttes men&#233;es avec vigueur et courage ont permis d'att&#233;nuer certaines cons&#233;quences des attaques subies, mais le portrait global en demeure un de reculs marquants pour les Qu&#233;b&#233;coises et Qu&#233;b&#233;cois. Voici donc un bref tour d'horizon des plus r&#233;cents mauvais coups du gouverne&#173;ment Charest...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conditions de travail dans le secteur public : m&#233;pris et appauvrissement !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; le fait que certaines organisations syndicales ont revu leurs revendications salariales &#224; la baisse, Monique J&#233;r&#244;me-Forget est demeur&#233;e inflexible. Il est &#233;vident qu'elle n'avait aucune intention de bouger sur l'offre salariale qu'elle avait initialement pr&#233;sent&#233;e. La pr&#233;sidente du Conseil du tr&#233;sor a d&#233;cid&#233;ment peu de talent pour les n&#233;gociations, elle a donc d&#233;cid&#233; de l&#233;gif&#233;rer et de faire adopter la loi 142 qui d&#233;termine les conditions de tra&#173;vail dans le secteur public...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cons&#233;quence, les employ&#233;Es du secteur public devront se contenter de 8 % d'augmentation salariale sur toute la dur&#233;e de leur contrat de travail de pr&#232;s de 7 ans, soit &#224; peine plus de 1 % par ann&#233;e... &#192; un tel rythme et avec l'augmentation du co&#251;t de la vie, il est clair que ces salari&#233;Es, qui touchent d&#233;j&#224; des salaires inf&#233;rieurs &#224; ceux des syndiqu&#233;Es du secteur priv&#233;, seront encore plus pauvres &#224; la fin de leur contrat de travail en 2010 qu'actuellement. C'est tout simplement inacceptable ! Mais ce n'est pas tout...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement Charest a aussi impos&#233; une diminution du nombre de lib&#233;rations syndicales et des modifications importantes &#224; la proc&#233;dure de grief. Mais plus fondamentalement, en adoptant la loi 142, le gouvernement Charest a bafou&#233; le droit &#224; des n&#233;gociations de bonne foi entre employeur et employ&#233;Es et il a forc&#233; le retour au travail des syndiqu&#233;Es du secteur public qui &#233;taient pourtant en gr&#232;ve l&#233;gale, qui respectaient &#224; la lettre les services essentiels et qui ne mettaient aucunement en danger la sant&#233; ou la s&#233;curit&#233; des citoyennes et des citoyens du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La reprise des activit&#233;s normales de travail s'est d'ailleurs faite sous la menace de sanctions s&#233;v&#232;res. Pertes de salaire, amendes &#233;lev&#233;es, arr&#234;t de la perception des cotisations syndicales constituent quelques-unes des armes pr&#233;vues &#224; la loi pour emp&#234;cher toute protestation. On peut dire que le gouvernement Charest a une vision bien particuli&#232;re de la d&#233;mocratie, du droit d'association, de la libert&#233; d'action syndicale et de la libert&#233; d'expression&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LA SAGA DES CPE &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#233;cid&#233;ment, les Centres de la petite enfance (CPE) sont dans la mire de ce gouvernement. La premi&#232;re chose qu'il a fait, malgr&#233; ses promesses &#233;lectorales, a &#233;t&#233; d'augmenter les tarifs de 5 $ &#224; 7 $ par jour. Ensuite, il a retir&#233; aux &#233;ducatrices en milieu familial le droit de se syndiquer et il a &#171; d&#233;-syndiqu&#233; &#187; celles qui l'&#233;taient. Cet automne, comme si ce n'&#233;tait pas assez, le bal est reparti de plus belle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement a pr&#233;sent&#233; un projet de loi qui venait chambouler de fond en comble l'organisation des CPE. Le projet de loi 124 a &#233;t&#233; vivement critiqu&#233; par les parents et par les CPE. Les pressions ont finalement amen&#233; la ministre &#224; s'asseoir et &#224; discuter avec les gens du milieu. Ces rencontres avaient permis de jeter les bases de certaines modifications au projet, des processus &#233;taient convenus. Et puis bang ! Tout cela est oubli&#233; et le projet de loi adopt&#233;. Certains gains ont toutefois &#233;t&#233; arrach&#233;s. Ainsi, le projet de loi proposait de r&#233;duire consid&#233;rablement les pouvoirs des parents. La lutte men&#233;e a permis d'en r&#233;tablir la plus grande partie. Le projet de loi ouvrait grande la porte &#224; l'&#233;tablissement de cha&#238;nes priv&#233;es de garderies. L&#224; aussi, le gouvernement a d&#251; reculer. Malgr&#233; ces gains, des enjeux importants demeurent... Une consultation r&#233;gionale a eu lieu sur le nombre de bureaux coordonnateurs qui s'occuperont de g&#233;rer les services de garde en milieu familial. L'ensemble des travaux a permis de dresser le portrait d'un r&#233;am&#233;nagement de la gestion du r&#233;seau qui pr&#233;serverait les bases essentielles &#224; son bon fonctionnement et une proximit&#233; acceptable entre les services de garde en milieu familial et les ressources p&#233;dagogiques et administratives d&#233;di&#233;es &#224; les soutenir. Cette base minimale fixe entre 230 et 253 le nombre de bureaux coordonnateurs n&#233;cessaires au maintien d'un r&#233;seau de qualit&#233;. La ministre vient d'annoncer qu'elle en mettra 163 sur pied. La lutte n'est donc pas finie !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;UN PONT UN PONT DE PLUS POUR RESPECTER KYOTO ! &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'opposition des Montr&#233;alaisEs, le gouvernement a annonc&#233; son intention d'aller de l'avant avec un pont sur l'autoroute 25. Les cons&#233;quences sont pourtant nombreuses et connues : baisse de la qualit&#233; de l'air de la m&#233;tropole et r&#233;chauffement climatique par gaz &#224; effet de serre, perte de terres agricoles, atteinte &#224; la sant&#233; des r&#233;sidants de l'Est, congestion automobile et &#233;talement urbain. Le nombre d'automobilistes augmentera alors que celui des usagers du transport en commun diminuera selon les chiffres du minist&#232;re. &#192; noter qu'il n'y a aucun nouvel investissement dans le transport en commun alors que le prolongement du m&#233;tro et des trains de banlieue est une priorit&#233; claire pour la population concern&#233;e. Faisant fi de l'opposition de la Ville de Montr&#233;al comme de la volont&#233; de la population, l'actuel gouvernement s'ent&#234;te &#224; aller de l'avant avec ce pont &#224; p&#233;age en partenariat public-priv&#233;, (encore !) permettant ainsi &#224; un promoteur de s'emplir les poches &#224; chaque passage. Il fait bon &#234;tre parmi les amis du r&#233;gime de Charest !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'eau priv&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pass&#233; inaper&#231;u entre le d&#233;cret sur les conditions de travail dans le secteur public et la saga des CPE, un projet de loi tr&#232;s important a &#233;galement &#233;t&#233; adopt&#233; tout juste avant No&#235;l. La loi 134 a un titre qui ne dit pas grand chose : &#171; Loi modifiant de nouveau diverses dispositions l&#233;gis&#173;latives concernant le domaine municipal &#187;. Elle n'est pas anodine pour autant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cette loi, les municipalit&#233;s et agglom&#233;rations peuvent confier &#224; une personne l'exploitation de divers services et &#233;quipements. Le contrat peut pr&#233;voir que la personne assume le financement des travaux. La Loi sur les travaux publics et la Loi sur les travaux municipaux ne s'appliquent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, c'est purement et simplement des partenariats public-priv&#233; qui pourront &#234;tre mis en place, pour la gestion de l'eau comme pour la presque totalit&#233; des services municipaux, de la collecte des ordures aux loisirs et &#224; la culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et ce n'est pas tout !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la demande des villes &#171; d&#233;fusionn&#233;es &#187;, un d&#233;cret a aussi &#233;t&#233; adopt&#233; &#224; toute vitesse pour modifier les r&#232;gles &#224; la base de la tarification de l'eau. Jusqu'&#224; maintenant, ce paiement a toujours &#233;t&#233; calcul&#233; sur la base de la valeur fonci&#232;re. L'eau sera dor&#233;navant factur&#233;e selon la consommation. On pourrait ne pas s'en soucier mais ce serait une grave erreur ! Il est aussi pr&#233;vu que toutes les municipalit&#233;s de l'&#238;le devront bient&#244;t avoir des modalit&#233;s de paiement harmonis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a fort &#224; parier que Montr&#233;al se retrouvera bien seule avec son refus de recourir aux compteurs d'eau. Ces compteurs d'eau menacent donc d'appara&#238;tre sous peu. On sait qu'ils ont pour cons&#233;quence d'appauvrir les plus pauvres alors qu'ils ne sont aucunement une mesure efficace d'&#233;conomie d'eau. L'eau n'est pas une marchandise. L'acc&#232;s &#224; l'eau doit &#234;tre un droit pour toutes et tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce que le gouvernement Charest n'a pas fait mais qu'il aurait d&#251; faire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que de continuer son oeuvre de destruction massive, il aurait &#233;t&#233; plus utile que le gouvernement Charest indexe les prestations d'aide sociale et qu'il respecte son engagement d'instaurer la gratuit&#233; des m&#233;dicaments pour les personnes &#224; faible revenu. Il aurait &#233;t&#233; plus utile qu'il investisse davantage dans le logement social et dans l'entretien des habitations &#224; loyer modique qui existent d&#233;j&#224;. Il aurait &#233;t&#233; plus utile qu'il annonce une hausse appr&#233;ciable du salaire minimum et qu'il bouge dans le sens de garantir des protections convenables aux travailleuses et travailleurs &#224; statut pr&#233;caire ou atypique. Il aurait &#233;t&#233; plus utile qu'il adopte des mesures pour contrer les fermetures d'usines et venir en aide aux travailleurs et travailleuses qui en sont les premi&#232;res victimes (textile, fo&#173;r&#234;t, etc.). Ces mesures ne font malheureusement pas partie des projets du gouvernement Charest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;termin&#233; &#224; mener &#224; bien son entreprise de privatisation et de d&#233;mant&#232;lement de l'&#201;tat, le gouvernement Charest n'est malheureusement pas encore &#224; court d'id&#233;es...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les PPP&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La formule des PPP a &#233;t&#233; essay&#233;e dans de nombreux pays par des gouvernements qui voulaient sauver vite de l'argent en s'appuyant sur le secteur priv&#233;. Qu'il s'agisse de construire des routes, des h&#244;pitaux ou des &#233;coles, qu'il s'agisse de l'eau ou des services de transport en commun, on voit partout le m&#234;me d&#233;sastre. &#199;a co&#251;te plus cher, &#231;a ne fonctionne pas, &#231;a appauvrit la population, &#231;a met la s&#233;curit&#233; et la vie des gens en danger. Mais pour le gouvernement Charest, c'est un dogme : tout doit aller au priv&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La sant&#233; au Qu&#233;bec : la solution doit &#234;tre publique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le ministre de la Sant&#233; et des Services sociaux a lanc&#233; un vaste d&#233;bat sur la place du priv&#233; dans les soins de sant&#233;. Il dit vouloir &#171; pr&#233;server notre syst&#232;me public et universel de sant&#233; et de services sociaux &#187;. Ce qu'il propose pour y arriver appara&#238;t pourtant en contradiction avec cet objectif. En effet, son orientation repose essentiellement sur le priv&#233;. Voici la proposition du gouvernement... Vous voyez un m&#233;decin g&#233;n&#233;raliste participant au r&#233;gime public de sant&#233; qui vous r&#233;f&#232;re &#224; un m&#233;decin sp&#233;cialiste lui aussi participant. Si ce m&#233;decin sp&#233;cialiste vous prescrit une chirurgie et que vous l'acceptez, on vous inscrit sur la liste d'attente d'un &#233;tablissement public. Si apr&#232;s 6 mois, vous n'avez pas subi votre op&#233;ration, vous pourriez &#234;tre trait&#233; dans un autre &#233;tablissement public de votre r&#233;gion ou d'une autre r&#233;gion ou encore dans une clinique sp&#233;cialis&#233;e affili&#233;e priv&#233;e. Cette nouvelle clinique serait de propri&#233;t&#233; priv&#233;e, mais le m&#233;decin pratiquant votre chirurgie serait pay&#233; par le r&#233;gime d'assurance maladie du Qu&#233;bec. Toutefois, le gouvernement ach&#232;terait les services de cette clinique priv&#233;e &#224; un prix permettant de couvrir le co&#251;t des installations utilis&#233;es pendant la chirurgie. Si apr&#232;s 9 mois, vous n'avez toujours pas obtenu votre chirurgie, vous pourriez l'obtenir hors Qu&#233;bec ou dans une clinique priv&#233;e o&#249; elle serait r&#233;alis&#233;e par un m&#233;decin non participant au r&#233;gime d'assurance maladie. Cette nouvelle fa&#231;on de faire serait valable uniquement pour les chirurgies dites &#233;lectives d&#233;termin&#233;es par le ministre. &#192; ce moment-ci, seules les chirurgies de la hanche, du genou et de la cataracte seraient couvertes mais il est pr&#233;vu que la liste s'allongera. Finalement, une fois qu'une chirurgie se trouverait sur la liste du ministre, il pourrait &#234;tre possible de recourir aux assurances priv&#233;es pour l'obtenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'on peut en penser... La proposition du ministre peut sembler attrayante mais quand on y regarde de plus pr&#232;s, on constate que les moyens mis de l'avant sont bien plus une menace au syst&#232;me public de sant&#233; qu'une fa&#231;on de le pr&#233;server. Voici pourquoi... L'assurance priv&#233;e n'est pas accessible aux personnes qui se trouvent d&#233;j&#224; sur les listes d'attente puisque les compagnies d'assurance refusent d'assurer les personnes d&#233;j&#224; malades. Elle ne l'est pas plus aux personnes &#224; faible revenu qui n'ont pas les moyens de se la payer. Aussi, plus le march&#233; de l'assurance priv&#233;e en sant&#233; est vaste, plus les m&#233;decins sont nombreuses et nombreux &#224; se d&#233;sengager du syst&#232;me public et &#224; ouvrir des cliniques priv&#233;es. Cela provoque une plus grande p&#233;nurie de m&#233;decins dans le public et en cons&#233;quence les d&#233;lais allongent plut&#244;t que de raccourcir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'assurance priv&#233;e n'est pas une solution ! &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cliniques sp&#233;cialis&#233;es affili&#233;es ont exist&#233; ailleurs dans le secteur public. Les &#233;valuations d&#233;montrent que leur efficacit&#233; r&#233;side dans leur sp&#233;cialisation. Si ces cliniques peuvent &#234;tre utiles, il n'y a aucune raison pour qu'elles soient priv&#233;es et que l'&#201;tat y ach&#232;te des soins. On le sait, les cliniques priv&#233;es veulent d&#233;gager des b&#233;n&#233;fices, ce qui augmente les co&#251;ts des soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les cliniques sp&#233;cialis&#233;es affili&#233;es priv&#233;es ne sont pas une solution ! &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le gouvernement Sharett veut v&#233;ritablement pr&#233;server le syst&#232;me public de sant&#233;, il doit se tourner vers des solutions publiques et &#233;viter d'ouvrir un march&#233; de la sant&#233; qui g&#233;n&#233;rera des profits priv&#233;s au d&#233;triment des soins offerts &#224; la population. Le priv&#233; n'a jamais &#233;t&#233; au service du public. Il est au service du profit...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le priv&#233; n'est pas une solution !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Continuons nos luttes ! &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Plus que jamais nous devons continuer de nous opposer aux vis&#233;es du gouvernement Sharett...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que jamais nous devons puiser notre &#233;nergie dans la solidarit&#233;... Plus que jamais notre mobilisation est essentielle...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que jamais il faut dire haut et fort : Non vraiment...J'ai jamais vot&#233; pour &#231;a !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La CSN ne l'acceptera jamais !(16 d&#233;cembre) </title>
		<link>https://www.lagauche.ca/La-CSN-ne-l-acceptera-jamais-16-decembre</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/La-CSN-ne-l-acceptera-jamais-16-decembre</guid>
		<dc:date>2005-12-19T01:33:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques n&#233;olib&#233;rales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le recours &#224; une loi sp&#233;ciale par le gouvernement est douloureux. Cela laissera des traces. Il nous impose des reculs et il nous appauvrit. Cependant, une nouvelle bataille s'engage : celle de la reconqu&#234;te de notre droit de n&#233;gocier. &#192; partir de maintenant, les travailleuses et les travailleurs du secteur public vont concentrer leur &#233;nergie vers l'atteinte de cet objectif. &lt;br class='autobr' /&gt;
La nuit du 16 d&#233;cembre passera malheureusement &#224; l'histoire. Le gouvernement Charest a mis sa menace &#224; ex&#233;cution et a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Politiques-neoliberales-+" rel="tag"&gt;Politiques n&#233;olib&#233;rales&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le recours &#224; une loi sp&#233;ciale par le gouvernement est douloureux. Cela laissera des traces. Il nous impose des reculs et il nous appauvrit. Cependant, une nouvelle bataille s'engage : celle de la reconqu&#234;te de notre droit de n&#233;gocier. &#192; partir de maintenant, les travailleuses et les travailleurs du secteur public vont concentrer leur &#233;nergie vers l'atteinte de cet objectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nuit du 16 d&#233;cembre passera malheureusement &#224; l'histoire. Le gouvernement Charest a mis sa menace &#224; ex&#233;cution et a choisi de d&#233;cr&#233;ter les conventions collectives de ses 500 000 employ&#233;-es. C'est un geste inadmissible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de cette n&#233;gociation, le gouvernement a fait preuve d'une mauvaise foi &#233;vidente. Il n'a jamais eu l'intention de n&#233;gocier s&#233;rieusement. Les Lib&#233;raux franchissent ainsi une nouvelle &#233;tape dans leur entreprise de d&#233;molition des acquis sociaux. Ils n'ont pas h&#233;sit&#233; &#224; bafouer nos droits syndicaux et &#224; d&#233;tourner le sens de la d&#233;mocratie parlementaire afin de parvenir &#224; leurs fins et d'imposer leur volont&#233;. Ils ont us&#233; de mensonges et de tromperies. Ils n'ont recul&#233; devant aucun moyen pour tenter de nous casser ce qu'il ne r&#233;ussiront jamais !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La CSN au coeur du progr&#232;s social &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sidente de la CSN, Claudette Carbonneau, a d&#233;clar&#233;, hier, que la centrale d&#233;finira son action &#224; la suite de ce coup de force du gouvernement au Conseil conf&#233;d&#233;ral de janvier. C'est toute la CSN qui m&#232;nera cette bataille. En agissant comme il vient de le faire, Jean Charest ne s'en est pas pris qu'au secteur public ; tout le mouvement syndical et progressiste est interpell&#233; par ce d&#233;ni injustifiable du droit &#224; la libre n&#233;gociation. Ce n'est pas par hasard qu'il vise aussi ouvertement une organisation combative comme la CSN. Nous ne sommes pas dupes. En s'attaquant &#224; nous, le gouvernement Charest cherche &#224; affaiblir une organisation d&#233;termin&#233;e &#224; s'opposer v&#233;ritablement au d&#233;mant&#232;lement de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La suite des choses &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'indignation, passons &#224; la r&#233;sistance ! Au d&#233;but de la semaine prochaine, les d&#233;l&#233;gu&#233;-es des syndicats des quatre f&#233;d&#233;rations CSN du secteur public se r&#233;uniront &#224; Qu&#233;bec. Ils vont faire le point sur les r&#233;sultats des n&#233;gociations et sur les cons&#233;quences qu'entra&#238;ne le d&#233;cret Charest. Ils vont d&#233;finir &#233;galement la strat&#233;gie syndicale qui sera propos&#233;e aux syndicats, &#224; la suite de ce coup de force. Il est n&#233;cessaire de r&#233;fl&#233;chir collectivement pour retrouver et faire respecter nos droits que le gouvernement Charest vient de bafouer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La &#034; r&#233;ing&#233;nierie &#034; de l'&#201;tat, ou comment le Public Profite au Priv&#233;</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/La-reingenierie-de-l-Etat-ou-comment-le-Public-Profite-au-Prive</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/La-reingenierie-de-l-Etat-ou-comment-le-Public-Profite-au-Prive</guid>
		<dc:date>2004-07-07T14:56:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques n&#233;olib&#233;rales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Avant-propos &lt;br class='autobr' /&gt;
La pr&#233;sidente du Conseil du tr&#233;sor a d&#233;voil&#233;, le 5 mai, le plan de modernisation 2004-2007 que veut d&#233;ployer le gouvernement Charest. Moderniser l'&#201;tat pour des services de qualit&#233; aux citoyens 1 , un document de 101 pages, pr&#233;sente les grandes lignes de la premi&#232;re vague de l'action de modernisation de l'&#201;tat et ce qui sera dans le futur, la deuxi&#232;me vague. Il s'articule autour de quatre grands axes : &lt;br class='autobr' /&gt;
L'am&#233;lioration des fa&#231;ons de faire ; L'all&#233;gement des structures ; La (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Quebec-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Parti-liberal-du-Quebec-+" rel="tag"&gt;Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Politiques-neoliberales-+" rel="tag"&gt;Politiques n&#233;olib&#233;rales&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avant-propos&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sidente du Conseil du tr&#233;sor a d&#233;voil&#233;, le 5 mai, le plan de modernisation 2004-2007 que veut d&#233;ployer le gouvernement Charest. Moderniser l'&#201;tat pour des services de qualit&#233; aux citoyens 1 &lt;br class='autobr' /&gt;
, un document de 101 pages, pr&#233;sente les grandes lignes de la premi&#232;re vague de l'action de modernisation de l'&#201;tat et ce qui sera dans le futur, la deuxi&#232;me vague. Il s'articule autour de quatre grands axes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'am&#233;lioration des fa&#231;ons de faire ; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'all&#233;gement des structures ; &lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;&#233;valuation des programmes ; &lt;br class='autobr' /&gt;
La planification des ressources humaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte qui suit pr&#233;sente la critique de la CSQ.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Analyse de la CSQ&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le pire &#233;tait anticip&#233;, le premier ministre persistant &#224; dire qu'il &#034; garde &#034; le cap. Au lendemain de la pr&#233;sentation de la pr&#233;sidente du Conseil du tr&#233;sor, certains analystes ont pouss&#233; un soupir de soulagement, soulignant le ton mod&#233;r&#233;, la d&#233;marche &#034; &#233;tapiste &#034;, la &#034; prudence toute politique &#034;. Pour sa part Michel David, du journal Le Devoir, constatait que &#034; la montagne avait accouch&#233; d'une souris &#034;, alors que pour J.-Jacques Samson (Le Soleil), &#034; La dame au casque blanc &#034; avait agi avec &#034; une grande prudence et sans brusquerie &#034;. Le Conseil du patronat, heureux des &#034; belles annonces &#034;, soulignait &#034; la rigueur et le s&#233;rieux &#034; de la d&#233;marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le gouvernement n'a pas mis en &#339;uvre une r&#233;forme plus radicale c'est uniquement &#224; cause de la grogne qui l'oblige &#224; composer avec une insatisfaction populaire in&#233;gal&#233;e pour un gouvernement apr&#232;s une ann&#233;e de mandat. Ce ton d'apparence plus conciliant au vocabulaire &#233;pur&#233; de certaines expressions irritantes comme &#034; r&#233;ing&#233;ni&#233;rie &#034;, cette pseudo-admission &#034; que la t&#226;che est plus complexe que pr&#233;vue &#034;, t&#233;moignent d'un changement de plan de communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il ne faut pas se leurrer, il y a bel et bien une r&#233;forme en cours, celle de l'&#201;tat. Elle n'a pas fait l'objet d'un d&#233;bat public. Elle ne sera pas d&#233;battue &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Elle a &#233;t&#233; concoct&#233;e au-dessus de la t&#234;te des d&#233;put&#233;s. Pourtant, le premier ministre Charest avait promis, en septembre 2002, de confier &#224; une commission parlementaire l'examen en profondeur de la mission des minist&#232;res et des organismes d'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois, mod&#232;le PLQ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En toute concordance avec que qui est dit par ce gouvernement depuis son &#233;lection, le message de la pr&#233;sidente reprend les grandes lignes de leur conception de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le statu quo n'est pas un choix responsable. On ne peut placer le Qu&#233;bec &#224; l'abri de la mondialisation ou des cons&#233;quences des changements d&#233;mographiques. On ne peut exiger plus d'effort de contribuables qui sont les plus tax&#233;s du continent. On ne peut imaginer alourdir ind&#233;finiment notre dette collective, et reporter ainsi sur nos enfants notre incapacit&#233; &#224; ajuster nos d&#233;penses &#224; notre richesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;ussir notre entr&#233;e dans le si&#232;cle nouveau, pour accro&#238;tre notre prosp&#233;rit&#233;, pour rester fid&#232;les &#224; nos id&#233;aux de justice et de compassion et conserver les services publics auxquels nous tenons, nous devons repenser nos fa&#231;ons de faire. Il faut recentrer l'action de l'&#201;tat sur ses missions essentielles, faire confiance aux r&#233;gions et &#224; ceux qui agissent en premi&#232;re ligne, s'ouvrir aux partenariats et aux pratiques innovatrices, privil&#233;gier les services aux d&#233;pens des structures. En un mot, il faut moderniser l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le citoyen a pour sa part de nouvelles exigences. Il ne veut plus &#234;tre renvoy&#233; d'un comptoir &#224; l'autre &#224; la recherche de r&#233;ponses. Il veut un acc&#232;s rapide, simple et convivial &#224; son gouvernement, de pr&#233;f&#233;rence en une seule d&#233;marche et au moment qui lui convient. L'&#201;tat moderne est un appareil complexe, mais son contact avec le citoyen ne doit pas &#234;tre compliqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet &#201;tat moderne ne doit pas emp&#234;cher les citoyens de prendre en charge leurs affaires. Il est fini, le temps o&#249; l'&#201;tat intervenait dans chaque recoin de l'&#233;conomie, au risque d'&#233;touffer le go&#251;t du risque et la passion d'entreprendre - qui sont les clefs de la prosp&#233;rit&#233;. Il faut reconna&#238;tre de fa&#231;on lucide que l'&#201;tat ne peut plus se permettre le luxe de se passer du savoir-faire de nouveaux partenaires, de l'apport des nouvelles technologies ou de l'initiative des acteurs locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers un &#201;tat de plus en plus minimaliste&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Plan de modernisation d&#233;pos&#233;e par la pr&#233;sidente du Conseil du tr&#233;sor repose sur l'affirmation jamais d&#233;montr&#233;e que nous sommes arriv&#233;s au bout d'un mod&#232;le de fonctionnement, que l'&#201;tat n'est plus adapt&#233; &#224; la r&#233;alit&#233; des ann&#233;es 2000 et qu'il faut le recentrer sur ses missions essentielles. Ce jugement sur l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois est fortement id&#233;ologique. &#034; Il se trouve au contraire, beaucoup de monde ici et ailleurs au Canada pour penser que l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois est le plus avanc&#233; &#224; bien des chapitres, notamment pour ses programmes sociaux. Et il se trouve aussi bien du monde pour penser que l'abolition de 20 % de la fonction publique, le recours au priv&#233; dans les services publics et la privatisation des biens communs ne sont pas tout &#224; fait synonymes de modernit&#233;2&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un gouvernement a le droit de repenser les &#034; fa&#231;ons de faire &#034; de l'administration publique, la mani&#232;re dont s'effectue la prestation des services. Il a la responsabilit&#233; de s'assurer que les revenus de l'&#201;tat soient d&#233;pens&#233;s &#224; bon escient. D'ailleurs, cette r&#233;vision des modes de fonctionnement de l'appareil gouvernemental a lieu depuis des ann&#233;es, les multiples r&#233;formes &#233;tant l&#224; pour en t&#233;moigner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui nous est propos&#233;, depuis l'&#233;lection du gouvernement Charest, c'est d'acc&#233;l&#233;rer la soumission de l'action gouvernementale aux imp&#233;ratifs du march&#233; et, au premier chef, &#224; ceux de la concurrence et de la comp&#233;titivit&#233;. &#192; preuve, ses premiers gestes furent d'abolir les &#034; contraintes l&#233;gislatives &#034; qui font obstacle &#224; la modernisation de l'&#201;tat. Aujourd'hui, il ajoute son plan de &#034; r&#233;ing&#233;ni&#233;rie &#034; qui s'appuie sur le sc&#233;nario catastrophique d&#233;velopp&#233; dans &#034; Briller parmi les meilleurs &#034; et se d&#233;cline ainsi : au Qu&#233;bec, les d&#233;penses publiques sont plus &#233;lev&#233;es qu'ailleurs et augmentent plus rapidement que les revenus. En cons&#233;quence, nous sommes collectivement les plus endett&#233;s et les plus tax&#233;s en Am&#233;rique du Nord. Pire, le d&#233;clin d&#233;mographique du Qu&#233;bec menace notre croissance &#233;conomique. Aussi, faut-il sortir du pi&#232;ge budg&#233;taire et restaurer la marge financi&#232;re du Qu&#233;bec&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les objectifs de ce gouvernement sont clairs :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; limiter le plus possible l'exercice des droits syndicaux et, cons&#233;quemment, affaiblir le mouvement syndical ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; accro&#238;tre la privatisation des services publics par les partenariats priv&#233;-public, la sous-traitance et les cessions de services ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; imposer une vision de la d&#233;centralisation de l'action gouvernementale en s'appuyant sur la &#034; gouvernance r&#233;gionale &#034; ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; r&#233;duire les investissements publics dans les services publics afin de diminuer les imp&#244;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement Charest s'est fait &#233;lire en promettant des baisses d'imp&#244;t &#224; hauteur de 1 milliard de dollars par ann&#233;e. Il devient de plus en plus difficile de respecter cette promesse, tenant compte de l'ampleur du d&#233;s&#233;quilibre fiscal. Pour r&#233;soudre son dilemme, il pr&#233;voit vendre une partie du parc immobilier du Qu&#233;bec. La pr&#233;sidente du Conseil du tr&#233;sor pr&#233;sente le travail comme une op&#233;ration d'&#034; architecte &#034;, mais admet son incapacit&#233; &#224; &#233;valuer les sommes que le gouvernement pourra &#233;pargner en proc&#233;dant ainsi ; &#034; la modernisation n'est pas une op&#233;ration comptable &#034; se pla&#238;t-elle &#224; r&#233;p&#233;ter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout processus d'am&#233;lioration devrait contenir des garanties concernant le bien public (sant&#233;, &#233;ducation), les droits publics (eau), les conditions de travail des gens, le respect des grands principes de politiques publiques et le maintien du niveau de financement des programmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En quoi le &#034; plan de modernisation &#034; du gouvernement va-t-il permettre de r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s sociales et d'accro&#238;tre l'&#233;galit&#233; des chances dans notre soci&#233;t&#233; ? En quoi ce plan d'action va-t-il am&#233;liorer le &#034; vivre ensemble &#034; au Qu&#233;bec ? Comment ce plan va-t-il assurer une plus grande r&#233;ussite &#233;ducative des jeunes ? Comment va-t-il contribuer &#224; am&#233;liorer la sant&#233; de l'ensemble de la population ? En d'autres mots quelles sont les finalit&#233;s de ce programme de &#034; d&#233;membrement de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois &#034; ? La diminution de la taille de l'&#201;tat doit permettre &#034; d'&#233;tendre la notion de service &#224; toutes les fonctions publiques qu'il s'agisse de sant&#233;, d'&#233;ducation, d'incarc&#233;ration, d'infrastructure routi&#232;re, d'environnement &#034;. Ce qui se pr&#233;pare c'est la transformation des biens publics en biens priv&#233;s. La trajectoire suivie par ce gouvernement aura des cons&#233;quences majeures sur la population. D&#233;j&#224; l'effet des hausses de tarification se fait sentir sur le budget des familles. L'environnement est dans la ligne de mire de tous les grands &#034; contracteurs &#034; de ce monde qui plaident pour une d&#233;r&#233;glementation, mettant ainsi en danger les &#233;cosyst&#232;mes, la sant&#233; de la population et l'avenir de la biodiversit&#233; du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simplifier les relations contractuelles entre l'&#201;tat et les entreprises ou la privatisation de l'&#201;tat &#034; Nous vivons dans un monde d'interd&#233;pendance et de concurrence internationale. Pour grandir, il nous faut vendre aux autres. Nous devons &#234;tre pleinement concurrentiels. Ce n'est pas une question de choix. C'est une question de survie. Il faut nous adapter &#034;, se pla&#238;t &#224; r&#233;p&#233;ter le premier ministre Charest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous adapter &#224; quoi ? Aux conditions et aux r&#232;gles contenues dans un ensemble d'accords commerciaux sign&#233;s par les &#201;tats depuis les ann&#233;es quatre-vingt et qui reposent sur le postulat suivant : l'&#201;tat monopolise une partie importante de la richesse nationale et ce faisant limite les possibilit&#233;s d'investissement pour l'entreprise priv&#233;e. &#034; Partant de l'id&#233;e g&#233;n&#233;rale que la lib&#233;ralisation du commerce promeut la croissance &#233;conomique et que la taille de l'&#201;tat ralentit cette m&#234;me croissance, les tenants de la lib&#233;ralisation tirent la conclusion imm&#233;diate qu'une diminution des d&#233;penses de l'&#201;tat entra&#238;nerait une hausse du taux de croissance3&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. &#034; D&#232;s son discours inaugural Jean Charest ne disait rien d'autre :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'&#233;tat actuel des choses. l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois, par le poids qu'il exerce sur notre &#233;conomie, nuit &#224; la position concurrentielle du Qu&#233;bec. L'interventionnisme &#224; tous cris est non seulement une strat&#233;gie de d&#233;veloppement &#233;conomique ruineuse et inefficace, mais c'est une strat&#233;gie qui est de plus en plus contraire aux r&#232;gles du jeu. L'avenir &#233;conomique du Qu&#233;bec, ce n'est pas l'interventionnisme, c'est l'entrepreneurship. la d&#233;t&#233;rioration de la capacit&#233; de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois &#224; bien servir les citoyens et la pr&#233;servation de la position &#233;conomique concurrentielle du Qu&#233;bec nous imposent donc une r&#233;vision du fonctionnement de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les r&#232;gles du jeu qu'il nous faut respecter ce sont celles prescrites notamment par l'Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS) qui se traduisent dans l'Accord sur les March&#233;s publics (AMP) et l'Accord sur le commerce int&#233;rieur (ACI).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AMP exige du gouvernement canadien &#034; d'ouvrir &#224; la concurrence internationale une partie aussi large que possible des &#034; march&#233;s publics &#034;, c'est &#224; dire des achats en biens, services et services de construction des administrations publiques. Il vise &#224; ce que les lois et r&#232;glements d'un pays n'aient pas pour effet de prot&#233;ger les produits ou fournisseurs nationaux4&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; .&#034; L'ACI applique les normes et les principes de l'AMP entre les provinces canadiennes5. &#192; cela se greffe un ensemble d'accords sur la lib&#233;ralisation des march&#233;s publics sign&#233;s entre le gouvernement du Qu&#233;bec, certains &#201;tats am&#233;ricains et certaines provinces canadiennes depuis le milieu des ann&#233;es 90. Le 1er d&#233;cembre 1999 le gouvernement du Qu&#233;bec se dotait d'une nouvelle politique sur les march&#233;s publics. L'adoption de la Loi sur l'administration publique, en 2000, rendait le Conseil du tr&#233;sor responsable de la coordination de la mise en &#339;uvre des accords de lib&#233;ralisation des march&#233;s publics sign&#233;s par le Qu&#233;bec. En vertu des clauses de traitement national et de non discrimination, le gouvernement ne peut prot&#233;ger les entreprises nationales ou favoriser l'octroi d'un contrat &#224; une entreprise locale. De plus, l&#224; o&#249; l'accord existe, le gouvernement ne pourra &#034; maintenir ou adopter de limitations sur le nombre de fournisseurs dudit service, sur la valeur totale des transactions ou sur le nombre total des op&#233;rations exerc&#233;es par les fournisseurs &#233;trangers6&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;. En d'autres mots, un gouvernement doit &#233;tablir les seuils &#224; partir desquels l'acquisition ou l'achat public doit &#234;tre livr&#233; &#224; la concurrence et conform&#233;ment au chapitre 5 de l'Accord sur le commerce int&#233;rieur7. C'est donc en conformit&#233; avec ces accords que le gouvernement qu&#233;b&#233;cois pr&#233;voit &#034; simplifier les relations contractuelles entre l'&#201;tat et les entreprises et assurer une meilleure coordination des march&#233;s publics &#034;. Prenant appui sur les regroupements d'achats effectu&#233;s dans les r&#233;seaux de la sant&#233; et de l'&#233;ducation, il va d&#233;poser un projet de loi &#233;tablissant les r&#232;gles minimales communes applicables aux march&#233;s publics conclues par la fonction publique et les r&#233;seaux de la sant&#233; et de l'&#233;ducation. En d'autres mots, il va &#233;tablir &#034; des passerelles entre les regroupements d'achats de l'administration gouvernementale et ceux des deux r&#233;seaux, pour certains biens ou services pr&#233;cis - tout en conservant sa pr&#233;occupation &#224; maintenir des relations d'affaires avec les entreprises de toutes les r&#233;gions du Qu&#233;bec &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En soi, les regroupements d'achats sont une mani&#232;re d'appliquer la &#034; gestion responsable &#034; en ce qu'ils permettent, notamment dans le cas d'achat des m&#233;dicaments dans les centres hospitaliers, de r&#233;duire le co&#251;ts. Dans certains cas, ces regroupements ont contribu&#233; au d&#233;veloppement de l'&#233;conomie locale permettant &#224; des fournisseurs d'une r&#233;gion donn&#233;e d'obtenir des contrats (ex. papeterie, &#233;quipement de bureau, mat&#233;riel divers).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui se dessine aujourd'hui ce sont des regroupements d'achats issus des &#034; passerelles entre la fonction publique et les r&#233;seaux &#034; dont les volumes seront tels qu'il sera dor&#233;navant impossible de prot&#233;ger &#034; les services, les fournisseurs et le produits locaux &#034;, et ce, conform&#233;ment &#224; l'article 3 de l'Accord . Le processus est enclench&#233;. Les fusions d'&#233;tablissements du r&#233;seau de la sant&#233; et des services sociaux vont augmenter le volume d'achats des biens mais aussi des services n&#233;cessaire au fonctionnement des &#233;tablissements et permettre &#224; des entreprises canadiennes de soumissionner pour l'octroi de contrats all&#233;chants. Quant aux entreprises locales, les PME si ch&#232;res &#224; ce gouvernement, elles en seront quittes pour affronter une concurrence de plus en plus f&#233;roce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Partenariats public priv&#233; (PPP) : le Public Profite au Priv&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le partenariats public-priv&#233; (PPP) est le canal privil&#233;gi&#233; pour r&#233;pondre aux exigences de l'Accord sur les march&#233;s publics et &#034; transformer les r&#232;gles de gouverne, pour &#233;tablir de nouvelles relations avec le secteur priv&#233; &#034;, c'est-&#224;-dire des contrats &#224; long terme pour assurer la conception, la r&#233;alisation et l'exploitation de projets de l'administration publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voulant rassurer la population le document gouvernemental pr&#233;cise qu'il ne s'agit pas de privatisations et que le gouvernement conservera la ma&#238;trise d'&#339;uvre de l'op&#233;ration. Il prend soin de pr&#233;ciser les caract&#233;ristiques des ententes &#224; conclure, notamment au chapitre du partage de risque, des &#233;ch&#233;anciers, de l'expertise et du financement. Il souligne que ces PPP pourront s'appliquer &#224; des projets d'infrastructures mais aussi &#224; la livraison de services aux citoyens et que toute cette op&#233;ration sera inscrite dans une Politique cadre de partenariats public-priv&#233; et qu'une agence sera cr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De grands pans de l'actuel plan de modernisation sont issus d'une r&#233;flexion confi&#233;e, l'automne dernier, &#224; des firmes d'ing&#233;nieurs ou de gestion par le Conseil du tr&#233;sor. Ces firmes d'ing&#233;nieurs, qui doivent d&#233;poser des soumissions sur la mani&#232;re d'effectuer la r&#233;ing&#233;ni&#233;rie, ont demand&#233; au gouvernement de subventionner leurs travaux &#224; cause de leurs risques financiers, des co&#251;ts importants li&#233;s, notamment &#224; l'expertise technique professionnelle d'ing&#233;nieurs, d'architectes, d'experts-comptables, d'avocats, etc. ! C'est l'Association des ing&#233;nieurs conseils du Qu&#233;bec, qui regroupe notamment SNC Lavalin, Tecsult, Roche, Despau-Soprin, qui a lanc&#233; le bal de ces demandes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon la pr&#233;sidente de cette association, Johanne Desrochers :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les firmes d'ing&#233;ni&#233;rie-conseil du Qu&#233;bec ne pouvaient pas &#234;tre des leaders potentiels dans cette forme de r&#233;alisation et de financement de projets. Elles vont &#234;tre l&#224; &#224; certaines conditions. (...) Quand le partenaire public demande &#224; des partenaires priv&#233;s de lui fournir des propositions, c'est normal qu'il partage le risque... (surtout) si la pr&#233;paration d'un PPP repr&#233;sente g&#233;n&#233;ralement de 1 &#224; 2 % des co&#251;ts du projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, c'est le mode de r&#233;mun&#233;ration qui est en cause. Le secteur priv&#233; veut bien obtenir les retomb&#233;es des PPP, mais ne veut pas assumer les co&#251;ts de leur conception. Il veut les transf&#233;rer au gouvernement. En cons&#233;quence, doit-on comprendre que les contribuables devront subventionner les entreprises associ&#233;es aux projets PPP comme le prolongement de l'autoroute 30, la construction du complexe culturel et administratif de Montr&#233;al (salles pour l'Orchestre symphonique de Montr&#233;al et le Conservatoire de musique et d'art dramatique) ? Alors, pourquoi ne pas utiliser l'expertise des professionnels du gouvernement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La future Politique-cadre concernant les PPP doit d&#233;finir les balises pour recourir &#224; cette pratique, notamment en ce qui concerne la transparence dans la s&#233;lection des entreprises retenues et la garantie de la protection des acquis du personnel des secteurs public et parapublic. Pourtant, sans attendre l'adoption de cette politique, onze projets potentiels de partenariats public-priv&#233; sont &#224; l'&#233;tude dans le secteur des transports et de la sant&#233; ainsi qu'au niveau des &#233;quipements culturels et d'un centre de d&#233;tention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la mise en place d'une agence des partenariats public-priv&#233;, elle aura comme effet d'institutionnaliser le concept de PPP. Elle aura comme mandat d'&#233;tudier les projets de PPP afin de comparer ces projets avec le mode public traditionnel pour &#034; s'assurer que le mode retenu soit celui offrant la plus grande valeur pour l'argent investi &#034;. Va pour l'avenir, mais actuellement, aucun des onze projets de partenariats public-priv&#233; n'a fait l'objet de ces comparaisons et le gouvernement en g&#233;n&#233;ral reste muet quant aux &#233;ventuelles &#233;conomies r&#233;sultant de ces projets de partenariats public-priv&#233;, parce qu'il est incapable de les chiffrer. Une exception : le remplacement des centres de d&#233;tention &#224; Valleyfield et Sorel par une &#034; prison cl&#233;s en main &#034; construit par un partenaire priv&#233; qui pourrait en assurer la gestion, charger un certain montant par cellule et pourquoi pas fournir les gardiens qui proviendraient d'une compagnie priv&#233;e. Le co&#251;t pr&#233;vu est de 70 millions de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore une fois, tout comme dans le cas de la r&#233;vision des relations contractuelles avec le secteur priv&#233;, l'introduction de partenariats public-priv&#233; ne constitue pas une r&#233;forme administrative mineure, mais bien une remise en question profonde des fa&#231;ons de faire de l'&#201;tat, un affaiblissement de l'identit&#233; nationale qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034; Vouloir d&#233;manteler les institutions qui ont contribu&#233; &#224; fa&#231;onner la diff&#233;rence qu&#233;b&#233;coise revient &#224; minimiser l'originalit&#233; qu&#233;b&#233;coise. Les PPP, &#224; cause de la faiblesse de leur imputabilit&#233; d&#233;mocratique et le peu de participation d&#233;mocratique &#224; leur gouverne, participent &#224; cet &#233;lan d'aplanissement de la particularit&#233; qu&#233;b&#233;coise. Peut-&#234;tre plus que partout ailleurs en Am&#233;rique du Nord, les services publics d&#233;finissent qui nous sommes et participent &#224; une plus grande diversit&#233; culturelle. Par cons&#233;quent, la n&#233;cessit&#233; de participer d&#233;mocratiquement au d&#233;veloppement et &#224; la livraison de ces services publics est essentielle &#224; l'essor identitaire qu&#233;b&#233;cois et &#224; la pr&#233;servation d'une diversit&#233; culturelle. La structure inh&#233;rente de fonctionnement des PPP nous &#233;loigne de cet id&#233;al.8&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &#034; Privatisation Plus Pouss&#233;e en sant&#233; et services sociaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;seau de la sant&#233; et des services sociaux n'&#233;chappe pas aux accords de lib&#233;ralisation des march&#233;s publics. Depuis 1997, il est soumis &#224; l'Accord de lib&#233;ralisation des march&#233;s publics du Qu&#233;bec et de l'Ontario et &#224; l'Accord sur le commerce int&#233;rieur depuis 1999. Les appels d'offre sont d&#233;j&#224; sous la juridiction de corporations form&#233;es en vertu de la Loi sur les services de sant&#233; et de services sociaux, qui stipule que &#034; la r&#233;gie r&#233;gionale s'assure que les &#233;tablissements de sa r&#233;gion se regroupent pour l'approvisionnement en commun de biens et de services qu'elle d&#233;termine. Elle peut, si n&#233;cessaire, obliger un &#233;tablissement &#224; participer aux groupes d'achat r&#233;gionaux &#034;. Comme nous l'avons expliqu&#233;, ce que la Loi 25, cr&#233;ant les agences de d&#233;veloppement de r&#233;seaux locaux de services de sant&#233; et de services sociaux, et la Loi 30, for&#231;ant les fusions d'&#233;tablissement de sant&#233;, permettent dor&#233;navant, c'est l'ouverture de march&#233;s publics en sant&#233; &#224; la concurrence pancanadienne et &#224; court terme &#224; la concurrence internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ouvrir le secteur de la sant&#233; et des services sociaux aux partenariats public-priv&#233; (PPP), ce n'est pas moderniser l'&#201;tat. C'est le faire reculer &#224; l'&#232;re o&#249; les services et les soins de sant&#233; &#233;taient un privil&#232;ge priv&#233; plut&#244;t qu'un droit public. La pr&#233;sidente du Conseil du Tr&#233;sor propose, notamment, de confier au secteur priv&#233; les chirurgies mineures et les chirurgies d'un jour, en soutenant que les patients ne paieront pas plus dans ces cliniques priv&#233;es agr&#233;&#233;es qu'ils ne le font actuellement en centres hospitaliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet est en tout point conforme &#224; l'exp&#233;rience albertaine o&#249;, comme le projet qu&#233;b&#233;cois, l'initiative avait &#233;t&#233; justifi&#233;e par une volont&#233; de r&#233;duire les listes d'attente. Or, en Alberta, les r&#233;sultats ont non seulement &#233;t&#233; peu concluants mais, au contraire, il s'est av&#233;r&#233; que les localit&#233;s o&#249; le secteur priv&#233; &#233;tait pr&#233;sent ont vu surgir un allongement des listes d'attente pour d'autres types de chirurgie dans les &#233;tablissements publics. Et pour cause, ces cliniques priv&#233;es sp&#233;cialis&#233;es vampirisent tout simplement les rares ressources m&#233;dicales et infirmi&#232;res du r&#233;seau public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, ce sont les chirurgies &#224; haut volume et peu co&#251;teuses, donc tr&#232;s rentables, qui seraient confi&#233;es au secteur priv&#233; (comme les op&#233;rations pour la cataracte, par exemple). &#192; l'inverse, les chirurgies lourdes et tr&#232;s co&#251;teuses continueraient &#224; &#234;tre &#224; charge publique avec moins de ressources professionnelles disponibles pour les r&#233;aliser dans des temps raisonnables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;galement, dans un tel syst&#232;me, les patients finissent par payer pour des m&#233;dicaments qu'ils auraient re&#231;us gratuitement &#224; l'&#233;tablissement public et pour toutes sortes de frais aff&#233;rents dits &#034; non-m&#233;dicaux &#034; propres aux pratiques des cliniques &#224; but lucratif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sa part, l'h&#233;bergement des personnes &#226;g&#233;es en perte d'autonomie, autre cible des partenariats publics-priv&#233;s de Qu&#233;bec, en plus de priver de services de proximit&#233; les personnes &#226;g&#233;es lourdement affect&#233;es (les seules client&#232;les pressenties pour recevoir des services dans le r&#233;seau public) et leur famille, comme c'est le cas au Foyer le Pionnier au Lac-St-Jean, rel&#232;gue les autres personnes vers un r&#233;seau parall&#232;le dont la prestation des soins et leur contr&#244;le de la qualit&#233; ne sont plus sous la ma&#238;trise d'&#339;uvre publique contrairement &#224; ce qu'affirme la pr&#233;sidente du Conseil du Tr&#233;sor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, est-il n&#233;cessaire de rappeler que d&#233;j&#224;, le secteur priv&#233; non conventionn&#233; n'est soumis &#224; aucune r&#232;gle quant &#224; la qualit&#233; et &#224; la quantit&#233; des services offerts aux personnes h&#233;berg&#233;es et que les personnes h&#233;berg&#233;es n'ont acc&#232;s &#224; aucun m&#233;canisme de plainte ? Est-il n&#233;cessaire de rappeler &#233;galement au ministre de la Sant&#233; et des Services sociaux et &#224; la pr&#233;sidente du Conseil du Tr&#233;sor, qu'il y a deux ans &#224; peine, la Commission des droits de la personne s'indignait du sort r&#233;serv&#233; aux personnes &#226;g&#233;es en perte d'autonomie h&#233;berg&#233;es dans des r&#233;sidences priv&#233;es o&#249; les cas d'abus rapport&#233;s &#233;taient nombreux et plus qu'inqui&#233;tants ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le gouvernement veut remplacer le r&#244;le conseil des organismes consultatifs, dont la diversit&#233; de la repr&#233;sentation est plus d&#233;mocratique et dont le caract&#232;re permanent assure une vigie continue des orientations gouvernementales, par des consultations ad hoc aupr&#232;s d'experts s&#233;lectionn&#233;s pour lesquels il serait na&#239;f de ne pas pr&#233;sumer de leur all&#233;geance id&#233;ologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas de l'&#233;laboration d'une politique du m&#233;dicament, mentionn&#233; d'ailleurs dans le document gouvernemental, est patent. Alors qu'une telle politique, incluant des mesures d'achat au plus bas prix et des mesures pour l'utilisation optimale des m&#233;dicaments, est r&#233;clam&#233;e depuis pr&#232;s d'une d&#233;cennie par les groupes syndicaux et communautaires, le minist&#232;re a d&#233;j&#224; form&#233; un comit&#233; compos&#233; uniquement d'experts proches du milieu pharmaceutique et a annonc&#233; la tenue d'un symposium de consultation, les 20 et 21 mai 2004, qui exclut volontairement les organisations syndicales et communautaires. C'est ainsi que la participation d&#233;mocratique pour les prises de d&#233;cision dans le secteur de la sant&#233; et des services sociaux, consid&#233;r&#233;e comme une pratique de gestion n&#233;cessaire et efficace dans les soci&#233;t&#233;s avanc&#233;es, s'av&#232;re, ici, r&#233;duite &#224; la participation entrepreneuriale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, pour les lobbies pr&#244;nant cet esprit d'entrepreneurship, c'est justement &#034; cette perception que le champ de la sant&#233; et des services sociaux rel&#232;ve exclusivement du champ des politiques sociales qui freinent le d&#233;veloppement des partenariats public-priv&#233; au Qu&#233;bec &#034;. Celui qui tient de tels propos n'est nul autre que Claude Castonguay9&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;qui, malgr&#233; des all&#233;geances plus r&#233;centes avec le secteur priv&#233;, continue d'asseoir sa l&#233;gitimit&#233; sur son titre de &#034; p&#232;re de l'assurance maladie &#034;. La vision gouvernementale est aux antipodes de celle pr&#244;n&#233;e par la CSQ dans sa plateforme syndicale en sant&#233; et services sociaux10&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. Pour la Centrale, le r&#244;le majeur d'un &#201;tat responsable est celui d'assurer une justice sociale pour sa population, particuli&#232;rement dans les domaines o&#249; il en va de ses besoins fondamentaux, de sa qualit&#233; de vie et de son d&#233;veloppement comme celui de la sant&#233;. Dans le contexte d'une organisation qu&#233;b&#233;coise, canadienne et mondiale qui s'oriente de plus en plus vers la performance, la productivit&#233;, la comp&#233;titivit&#233; et qui creuse de plus en plus les &#233;carts &#233;conomiques entre les personnes favoris&#233;es et d&#233;favoris&#233;es, ce principe fondamental de justice social, loin d'&#234;tre caduc, prend tout son sens. Surtout que le document de la pr&#233;sidente du Conseil du Tr&#233;sor annonce une analyse approfondie, &#224; venir, concernant le financement de la sant&#233;, les diff&#233;rentes options qui s'offrent au gouvernement qu&#233;b&#233;cois (parmi lesquelles il a d&#233;j&#224; avanc&#233; l'hypoth&#232;se de remettre sur la table la question d'une caisse sant&#233; d&#233;di&#233;e, laquelle sera discut&#233;e lors des forums r&#233;gionaux) et la d&#233;termination des r&#233;ponses &#224; y apporter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les agences, un mod&#232;le de gestion en d&#233;veloppement depuis 1995&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement propose de r&#233;organiser ou de regrouper en cinq nouvelles agences, diff&#233;rentes unit&#233;s administratives dont le service &#224; la client&#232;le constitue la principale fonction. Cette approche n'est absolument pas nouvelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une agence, une unit&#233; administrative appel&#233; ant&#233;rieurement unit&#233; autonome de services, &#034; peut &#234;tre constitu&#233;e de n'importe quelle unit&#233; administrative op&#233;rationnelle, quelle que soit son envergure, allant d'un service au sein d'un minist&#232;re &#224; un organisme entier &#224; condition que les crit&#232;res n&#233;cessaires &#224; l'implantation de la gestion par r&#233;sultats soient rencontr&#233;s11&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#034;. Au Qu&#233;bec, &#034; entre juin 1995 et mai 1999, moment o&#249; fut d&#233;pos&#233; l'&#201;nonc&#233; de politique sur un nouveau cadre de gestion gouvernementale, 14 unit&#233;s administratives se sont constitu&#233;es en Unit&#233;s autonomes de service. Cette exp&#233;rience fut d'ailleurs jug&#233;e suffisamment encourageante pour que l'&#201;nonc&#233; de politique propose d'en faire un &#233;l&#233;ment cl&#233; de la modernisation de la fonction publique avec la nouvelle convention de performance et d'imputabilit&#233;12 . [...] En juin 2003, il y avait 22 unit&#233;s administratives, regroupant presque 15 000 employ&#233;s, soit approximativement 20 % du personnel de la fonction publique, engag&#233;es dans la gestion par r&#233;sultats13 &#034;. Ainsi donc la &#034; modernisation &#034; de la gestion publique &#233;tait d&#233;j&#224; entam&#233;e avant l'arriv&#233;e des lib&#233;raux. Son essor toutefois &#233;tait ralenti, plusieurs ministres r&#233;sistant &#224; l'extension des marges de man&#339;uvre et &#224; la latitude d'action accord&#233;e &#224; ces agences par le minist&#232;re ou l'organisme d'appartenance et, selon le cas, par l'entente de gestion avec le Conseil du tr&#233;sor. Pour leur part, les gestionnaires desagences consid&#233;raient ne pas b&#233;n&#233;ficier de toute la latitude n&#233;cessaire &#233;tant oblig&#233; de rendre des comptes en double, c'est-&#224;-dire en fonction des r&#232;gles qui r&#233;gissent l'agence (la convention de performance et d'imputabilit&#233;, CPI) et les exigences du minist&#232;re ou de l'organisme d'appartenance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour qu'elles soient vraiment performantes, les agences devaient franchir un pas de plus. Dans un cas, c'est un minist&#232;re entier qui sera transform&#233; en agence selon les dispositions de la Loi sur l'administration publique, soit le minist&#232;re du Revenu. Dans un autre, c'est la convergence &#034; administrative &#034; des r&#233;seaux d'Emploi-Qu&#233;bec et de la S&#233;curit&#233; du revenu qui est propos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, la pr&#233;sidente du Conseil du tr&#233;sor introduit &#034; une approche pour la n&#233;gociation des ententes de gestion centr&#233;e non pas sur les marges de man&#339;uvre demand&#233;es mais sur l'ensemble du projet de performance de l'agence dans le contexte de l'am&#233;lioration du service au citoyen &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; leur mani&#232;re, les agences s'inscrivent dans le courant de &#034; d&#233;s&#233;tatisation &#034; des services publics : une plus grande autonomie de gestion, une diversification des ressources financi&#232;res, humaines et mat&#233;rielles, des partenariats &#224; d&#233;velopper avec d'autres gouvernements mais aussi avec les partenaires priv&#233;s pour atteindre les citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience de la mise sur pied des agences au Canada, employeur distinct aux termes de la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique f&#233;d&#233;rale, nous d&#233;montre que le gouvernement canadien a d&#251; adopter des lois qui assurent des droits et obligations &#224; ce nouvel employeur notamment &#224; cause de la pr&#233;servation des droits de n&#233;gociation collective apr&#232;s le changement de propri&#233;taire d'une entreprise lorsque celle-ci poursuit ses activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, le gouvernement assure les syndicats de la fonction publique qu'il respectera ses engagements contractuels &#224; l'&#233;gard du personnel, qu'il n'y aura pas de privatisation. Mais la menace demeure. Les modifications apport&#233;es &#224; l'article 45 du Code du travail avaient pour objectif de faciliter le recours &#224; la sous-traitance. Elles sont l&#224; pour rester et se d&#233;ployer, &#224; court ou moyen terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le gouvernement en ligne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Conseil du Tr&#233;sor semble miser &#233;norm&#233;ment sur le guichet unique cr&#233;&#233; par la nouvelle Agence Services Qu&#233;bec et le gouvernement en ligne pour diminuer les co&#251;ts des services aux citoyens et d&#233;gager les marges de man&#339;uvre n&#233;cessaires pour remplir une promesse qui ressemble de plus en plus &#224; une b&#233;quille, la r&#233;duction des imp&#244;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de ce &#034; beau discours &#034;, c'est encore une fois du c&#244;t&#233; des accords commerciaux qu'il faut se tourner pour comprendre l'engouement et l'urgence d'acc&#233;l&#233;rer la cr&#233;ation d'un gouvernement en ligne. En effet, tous les fournisseurs qualifi&#233;s doivent &#234;tre inform&#233;s des appels d'offres du gouvernement. En cons&#233;quence les gouvernements doivent mettre en place un syst&#232;me d'appel d'offres &#233;lectroniques. Celui du Qu&#233;bec doit voir le jour le 1er juin 2004. Selon Henri-Fran&#231;ois Gautrin, d&#233;put&#233; lib&#233;ral, &#034; le moyen incontournable pour r&#233;aliser le gouvernement en ligne au Qu&#233;bec est d'utiliser l'expertise d&#233;j&#224; d&#233;velopp&#233;e par les entreprises, partager les risques afin de diminuer la contribution des contribuables n&#233;cessaire &#224; son d&#233;veloppement &#034;. Selon le SFPQ, &#034; au MRCI, un projet pilote Extranet permet aux organismes priv&#233;s partenaires d'avoir un acc&#232;s direct aux banques de donn&#233;es du minist&#232;re pour faciliter leur travail aupr&#232;s des immigrants. &#192; Revenu Qu&#233;bec, d&#232;s l'an prochain, la r&#233;ception des d&#233;clarations de revenus des contribuables sous forme de code &#224; barres au moyen d'une technologie complexe suppose le recours &#224; un fournisseur priv&#233;14&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;. En r&#233;ponse &#224; cela la pr&#233;sidente du Conseil du tr&#233;sor et la ministre de la Culture souhaitent s'appuyer sur T&#233;l&#233;-Qu&#233;bec pour rejoindre la population. D'entr&#233;e de jeu, le gouvernement laisse entendre que le budget de T&#233;l&#233;-Qu&#233;bec repr&#233;sente une trop grande proportion du budget du minist&#232;re de la Culture et des Communications (10 %) alors que le financement de la t&#233;l&#233;vision publique a &#233;t&#233; r&#233;duit comme peau de chagrin au fil des ans. Aussi, afin de permettre &#224; T&#233;l&#233;-Qu&#233;bec &#034;de jouer pleinement son r&#244;le &#233;ducatif et culturel &#034;, le gouvernement va mieux circonscrire son r&#244;le dans la &#034; promotion de l'identit&#233; du Qu&#233;bec et dans le d&#233;veloppement des r&#233;gions, tout en augmentant sa capacit&#233; &#224; d&#233;velopper des partenariats public-priv&#233; &#034;. Il veut aussi s'appuyer sur le programme Villes branch&#233;es du Qu&#233;bec et les investissements possibles, en partenariat par les compagnies priv&#233;es de t&#233;l&#233;communications, pour fournir l'acc&#232;s &#224; Internet aux r&#233;gions rurales et &#233;loign&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un meilleur acc&#232;s par Internet aux services gouvernementaux semble, de prime abord, une initiative positive. Mais tous les citoyens n'ont pas un acc&#232;s &#233;gal au Web. En effet, toutes les &#233;tudes nous confirment que l'acc&#232;s &#224; Internet est extr&#234;mement variable en fonction de l'&#226;ge, du sexe, de l'appartenance socio-&#233;conomique, du handicap et de la localisation g&#233;ographique. Par ailleurs, si une proportion importante (77 %) d'internautes utilisent le Web pour s'informer, une proportion beaucoup moindre (36 %) l'utilise pour transmettre des donn&#233;es personnelles ou &#233;mettre une opinion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens sont m&#233;fiants quand il s'agit de transmettre des donn&#233;es personnelles. Intuitivement, ils craignent une mauvaise utilisation de ces renseignements. Or, c'est justement par la transmission de donn&#233;es personnelles que le gouvernement esp&#232;re r&#233;aliser des &#233;conomies. Le respect de la confidentialit&#233; des renseignements personnels demeure donc un enjeu majeur de d&#233;bat dont le gouvernement ne peut faire l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement veut rendre accessible le &#034; Portail jeunesse &#034; &#224; l'&#233;t&#233; 2004. Celui-ci s'adressera aux jeunes de 15 &#224; 30 ans, de m&#234;me qu'aux intervenants et aux organismes consacr&#233;s &#224; la jeunesse. Ils auront un &#034; acc&#232;s facile &#034; &#224; l'ensemble des programmes et services qui leur sont destin&#233;s. Peut-on supposer qu'au fil du temps ce portail remplace certains services offerts dans les &#233;coles secondaires et les c&#233;geps comme, par exemple, des services d'orientation scolaire et professionnelle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'accroissement des moyens technologiques et la diminution du personnel affect&#233; &#224; la prestation des services publics &#224; la population, il y a lieu de craindre une d&#233;shumanisation des services aux citoyens. En cons&#233;quence, la vigilance s'impose pour nous assurer qu'Internet ne devienne pas le canal exclusif de diffusion des contenus et de transaction avec le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;duire le nombre de travailleurs de l'&#201;tat et les conditions de travail&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sidente du Conseil du Tr&#233;sor le r&#233;p&#232;te &#224; qui veut l'entendre, elle est profond&#233;ment attach&#233;e &#224; la fonction publique. Pourtant, s'il est un endroit o&#249; le gouvernement escompte des &#233;conomies d'&#233;chelle, c'est au niveau des ressources humaines de la fonction publique &#224; l'exception des r&#233;seaux de l'&#233;ducation et de la sant&#233; et des services sociaux. En tout, c'est 16 000 emplois qui seront abolis d'ici 10 ans pour une &#233;conomie de 700 millions de dollars. Cette r&#233;duction de 20 % risque d'affecter n&#233;gativement la qualit&#233; des services &#224; la population, et, par le fait m&#234;me, les conditions de travail des personnes qui les dispensent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Gilbert Leduc, du journal Le Soleil, &#034; l'abolition, la r&#233;organisation ou la fusion d'organisme va entra&#238;ner un red&#233;ploiement de la main-d'&#339;uvre. Des fonctionnaires, prot&#233;g&#233;s par leur s&#233;curit&#233; d'emploi, risquent de se retrouver sans travail au sein de leur organisation15&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#034;, et le sous-secr&#233;tariat au personnel de la fonction publique &#034; n'est pas en mesure de pr&#233;ciser le nombre d'employ&#233;s qui pourraient faire l'objet d'une mise en disponibilit&#233;16 &#034;. Certes, le secr&#233;tariat du Conseil du tr&#233;sor a en main une strat&#233;gie pour replacer le personnel exc&#233;dentaire ; il pr&#233;voit m&#234;me cr&#233;er un Centre qu&#233;b&#233;cois du leadership, en collaboration avec l'&#201;cole nationale de l'administration publique, mais l'ambiance qui r&#232;gnera dans les minist&#232;res risque de se d&#233;t&#233;riorer, le &#034; syndrome du survivant &#034; revenant hanter plusieurs fonctionnaires. Dans un tel contexte le discours gouvernemental concernant l'accroissement de l'embauche de jeunes, de membres des communaut&#233;s culturelles, d'autochtones, d'anglophones et de personnes handicap&#233;es et le transfert de connaissance semble contradictoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est aussi tr&#232;s inqui&#233;tant dans la strat&#233;gie gouvernementale, c'est la g&#233;n&#233;ralisation des contrats de performance qui pr&#233;voit des primes au rendement et des sanctions aux gestionnaires en fonction de leur efficacit&#233;. Cette &#034; mani&#232;re de faire &#034; va accro&#238;tre le fardeau de la t&#226;che de l'ensemble du personnel, intensifier les pressions et augmenter le stress dans les milieux de travail. Croit-on vraiment qu'un gestionnaire menac&#233; de sanctions va assumer seul le bl&#226;me ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les deux grands r&#233;seaux, le plan de modernisation s'appuiera sur une gestion d&#233;centralis&#233;e et sur le &#034; red&#233;ploiement du personnel l&#224; o&#249; sont les besoins &#034;. Le Conseil du tr&#233;sor affirme que ce red&#233;ploiement se fera dans le respect des conventions collectives. Cela semble tr&#232;s bien, sauf qu'il y a justement une n&#233;gociation qui commence. Dans le r&#233;seau de la sant&#233; et des services sociaux la loi 30, adopt&#233;e &#224; l'hiver 2003, pr&#233;voit la n&#233;gociation locale de 26 sujets dont l'ensemble des modalit&#233;s r&#233;gissent les mouvements du personnel, notamment les affectations temporaires, les mutations volontaires les supplantations etc. Les d&#233;p&#244;ts patronaux des r&#233;seaux scolaire et coll&#233;gial confirment une intention tr&#232;s claire de r&#233;cup&#233;rations importantes sur des &#233;l&#233;ments majeurs des conventions collectives, entre autres, l'acc&#232;s &#224; la s&#233;curit&#233; d'emploi et la mobilit&#233; du personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faut-il comprendre que le respect des conventions collectives sera celui de conventions tr&#232;s diff&#233;rentes de celles actuellement en vigueur, des conventions qui &#233;largissent consid&#233;rablement les droits de g&#233;rance des administrations locales et r&#233;gionales ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas vain de rappeler que l'id&#233;e centrale de l'ultralib&#233;ralisme, qui pr&#233;vaut en terme de discours &#233;conomique, prend racine au niveau du pouvoir politique avec l'arriv&#233;e au pouvoir du Parti progressiste conservateur de Brian Mulroney en 1984 et au Qu&#233;bec, en 1985, avec le parti lib&#233;ral de Robert Bourassa. Depuis, cette id&#233;e a progress&#233; conduisant &#224; une remise en cause des missions de l'&#201;tat et l'&#233;lection d'un parti politique, le PLQ, avec &#224; sa t&#234;te un ancien ministre conservateur f&#233;d&#233;ral, qui en pr&#244;ne son d&#233;mant&#232;lement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En poussant encore plus loin la logique de comp&#233;titivit&#233;, en privatisant encore plus des services autrefois universels, en s'appuyant sur les technologies de l'information qui franchissent les fronti&#232;res en un temps record, en internationalisant l'offre des march&#233;s publics, bref, en appliquant les dispositions des accords, les gouvernements &#034; passent de la gouverne politique au sens le plus classique du terme &#224; une gouvernance qui institue une nouvelle interface entre pouvoirs politiques et pouvoirs &#233;conomiques &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce &#224; quoi nous assistons pr&#233;sentement est l'action d'un gouvernement qui se comporte en propri&#233;taire des biens collectifs nationaux, alors qu'il n'en est que le gestionnaire. &#034; Ce sont des peuples ou ce sont des nations qui d&#233;tiennent la propri&#233;t&#233; des richesses naturelles, des lacs et des rivi&#232;res, des biens collectifs et des patrimoines, les gouvernements n'en sont que les gestionnaires. Il n'ont pas le droit de les ali&#233;ner17&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#034;. La bataille contre la privatisation de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois n'est pas perdue. Nous l'avons constat&#233;, devant la grogne populaire, le gouvernement a d&#251; reculer sur certains projets. Pour qu'il recule encore plus, il faudra poursuivre la d&#233;construction de son discours, faire ressortir les intentions qui se cachent derri&#232;re tous ces projets et maintenir une mobilisation soutenue.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Annexe 1&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.	L'am&#233;lioration des fa&#231;ons de faire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.1 Am&#233;liorer la prestation de services&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Mise en place de Services Qu&#233;bec&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement va cr&#233;er une agence, Services Qu&#233;bec, qui agira comme guichet unique aupr&#232;s de la population et des entreprises. Sa mise en place va s'&#233;chelonner sur une p&#233;riode de douze mois, &#224; la suite de l'adoption d'une loi constitutive. Tous les bureaux de Communication-Qu&#233;bec en r&#233;gion deviendront des comptoirs de Services Qu&#233;bec. &#192; terme, d'autres services gouvernementaux seront int&#233;gr&#233;s &#224; cette agence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; D&#233;veloppement du gouvernement en ligne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif poursuivi par le gouvernement consiste &#224; rendre plus efficace les relations entre l'administration et les citoyens (sic18&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;) en utilisant les technologies de l'information. Le gouvernement doit rendre public un document pr&#233;sentant la vision qu&#233;b&#233;coise sur le gouvernement &#233;lectronique et d&#233;finissant la structure charg&#233;e d'encadrer l'implantation du gouvernement en ligne. Le gouvernement veut s'appuyer sur le programme Villes branch&#233;es du Qu&#233;bec et des investissements possibles, en partenariat par les compagnies priv&#233;es de t&#233;l&#233;communications, pour fournir l'acc&#232;s &#224; Internet aux r&#233;gions rurales et &#233;loign&#233;es. &#034; &#192; la fin du programme, la presque totalit&#233; des &#233;coles publiques et priv&#233;es, les biblioth&#232;ques publiques, 67 municipalit&#233;s r&#233;gionales de comt&#233; (MRC) et plus de 850 municipalit&#233;s seront ainsi reli&#233;es &#224; des r&#233;seaux &#224; large bande, ce qui leur permettra de b&#233;n&#233;ficier du gouvernement en ligne. &#034; Le poste de &#034; dirigeant principal de l'information &#034; sera cr&#233;&#233; afin de coordonner l'ensemble de l'op&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement plusieurs portails sont en cours d'&#233;laboration ou sont d&#233;j&#224; offerts : -	Changement d'adresse (juin 2004) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Portail jeunesse (&#233;t&#233; 2004) ; -	Portail gouvernemental (d&#233;cembre 2004) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Portail d'acc&#232;s &#224; l'information g&#233;ographique gouvernementale (d&#233;cembre 2004) ; -	Portail agro-alimentaire (novembre 2004).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services aux citoyens d&#233;j&#224; offerts en ligne ou sur le point de l'&#234;tre :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#201;changes &#233;lectroniques d'information avec des partenaires externes d'Emploi-Qu&#233;bec (avril 2004) ; -	Paiement en ligne des amendes dues au gouvernement (avril 2004) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Placement en ligne d'Emploi-Qu&#233;bec (depuis novembre 2003) ; -	Vente de permis de chasse et de p&#234;che (octobre 2004).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services en ligne destin&#233;s aux entreprises : -	Portail de services aux entreprises (juin 2004) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Guichet unique des transporteurs (mai 2004) ; -	Syst&#232;me &#233;lectronique d'appels d'offres (1er juin 2004).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mise en place du Centre des services administratifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit encore l&#224; d'une agence qui regroupera des fonctions de soutien administratif dans les domaines de ressources humaines, mat&#233;rielles, financi&#232;res et informationnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.2 Moderniser le cadre de relations avec le secteur priv&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le partenariat public-priv&#233; est l'outil privil&#233;gi&#233; par ce gouvernement pour &#034; transformer les r&#232;gles de gouverne, pour &#233;tablir de nouvelles relations avec le secteur priv&#233; &#034;, c'est-&#224;-dire des contrats &#224; long terme pour assurer la conception, la r&#233;alisation et l'exploitation de projets de l'administration publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le document gouvernemental prend soin de pr&#233;ciser les caract&#233;ristiques des ententes &#224; conclure :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Elles comprennent des clauses de partage des risques entre les deux partenaires ; -	Elles pr&#233;cisent les co&#251;ts, les &#233;ch&#233;anciers ainsi que tout autre r&#233;sultat (standard de qualit&#233;) &#224; atteindre relativement &#224; la r&#233;alisation des op&#233;rations concern&#233;es. Des sanctions sont sp&#233;cifi&#233;es au cas o&#249; ces r&#233;sultats ne seraient pas respect&#233;s ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Elles peuvent impliquer une participation du secteur priv&#233; dans le financement d'op&#233;rations jusque-l&#224; enti&#232;rement assum&#233; par le secteur public ; -	Elles s'appliquent &#224; des projets d'infrastructures - qu'il s'agisse de construire des infrastructures ou de les am&#233;liorer ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Elles peuvent &#233;galement s'appliquer &#224; la livraison de services aux citoyens ; -	Elles ne constituent pas des privatisations : en tout temps, le gouvernement conserve la ma&#238;trise d'&#339;uvre de l'op&#233;ration concern&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour implanter ces partenariats public-priv&#233; le gouvernement compte proc&#233;der en deux &#233;tapes. Premi&#232;rement, doter le gouvernement d'une Politique-cadre de partenariats public-priv&#233; et, deuxi&#232;mement, mettre en place une Agence des partenariats public-priv&#233; du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Projets examin&#233;s sous l'angle de partenariats public-priv&#233; -	autoroute 30 ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; autoroute 25 ; -	nouveau r&#233;seau de parcs routiers ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; r&#233;novation ou remplacement de 3000 &#224; 5000 places dans des Centres d'h&#233;bergement et de soins de longue dur&#233;e ; -	centres m&#233;dicaux et chirurgicaux agr&#233;&#233;s ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; centre de d&#233;tention en Mont&#233;r&#233;gie, une &#034; prison cl&#233;s en main &#034; ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; nouveau complexe culturel majeur &#224; Montr&#233;al ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#233;quipements culturels ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; gestion d&#233;l&#233;gu&#233;e de l'entretien et de l'exploitation de certains axes routiers ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; centre de gestion de l'&#233;quipement roulant ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; centre de signalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.3 Simplifier les relations contractuelles entre l'&#201;tat et les entreprises&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au nom de l'efficacit&#233; de gestion et de la diminution des co&#251;ts, le gouvernement veut harmoniser les r&#232;gles d'octroi de contrats dans le cadre des march&#233;s publics et d&#233;cloisonner les regroupements d'achats sur les march&#233;s publics. Pour ce faire, le gouvernement d&#233;posera d'ici 2005 un projet de loi &#233;tablissant les r&#232;gles minimales communes applicables aux march&#233;s publics conclues par la fonction publique et les r&#233;seaux de la sant&#233; et de l'&#233;ducation. Finalement, le gouvernement veut rationaliser la gestion immobili&#232;re, soit par la vente du parc immobilier de la province ou soit par la cr&#233;ation d'une fiducie de revenu, un &#034; partenariat avec le secteur priv&#233; &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. L'all&#233;gement des structures&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#234;tre effective et durable, la modernisation de l'&#201;tat doit toucher les structures, c'est-&#224;-dire les modes d'organisation graduellement mis en place par le pass&#233; pour assurer les services publics. Ces modes d'organisation sont devenus, au fil du temps, source de lourdeur, de duplications et de gaspillage. Le gouvernement a la ferme volont&#233; de les rendre plus efficaces, pour le meilleur int&#233;r&#234;t de l'ensemble de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux axes guident l'action gouvernementale en ce qui concerne l'all&#233;gement des structures :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Modifier le cadre l&#233;gislatif ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Introduire une culture de r&#233;&#233;valuation continue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.1 Modifier le cadre l&#233;gislatif&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans surprise aucune il s'agit des modifications apport&#233;es dans le champ des relations de travail en sant&#233; et la fusion des &#233;tablissements de sant&#233; et la cr&#233;ation des Conf&#233;rences r&#233;gionales des &#233;lus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.2 Introduire une culture de r&#233;&#233;valuation continue&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux fins de la modernisation, la r&#233;&#233;valuation visera quatre objectifs pr&#233;cis :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; R&#233;vision de la pertinence du mandat des organismes, compte tenu de leur mandat et de l'&#233;volution des besoins pour lesquels ils avaient &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Simplification de l'organisation gouvernementale, lorsqu'il est possible de transf&#233;rer, d'int&#233;grer ou de fusionner des organismes dont les services sont jug&#233;s essentiels ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Accroissement de la performance des organismes maintenus, en introduisant de nouveaux modes d'organisation ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Am&#233;lioration de la qualit&#233; et de l'accessibilit&#233; des services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement a cibl&#233; 188 organismes &#224; examiner d'ici la fin de son mandat, ce qui correspond en moyenne &#224; une soixantaine d'organismes par ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'imm&#233;diat, le gouvernement engage deux s&#233;ries d'initiatives :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La simplification des modes d'organisation, en annon&#231;ant les premiers regroupements ou suppressions de structures :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Abolition de la Commission municipale du Qu&#233;bec ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Fusion de la Biblioth&#232;que nationale du Qu&#233;bec et des Archives nationales du Qu&#233;bec ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Cr&#233;ation du Bureau des mus&#233;es nationaux ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Convergence des r&#233;seaux d'Emploi-Qu&#233;bec et de la S&#233;curit&#233; du revenu ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Remplacement de diff&#233;rents conseils et comit&#233;s sectoriels et consultatifs relevant du minist&#232;re de la Sant&#233; et des Services sociaux par une banque d'experts ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Regroupement d'activit&#233;s du Registraire des entreprises avec celles du minist&#232;re du Revenu ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Consolidation des activit&#233;s des organismes de concertation interminist&#233;riels ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Transformation des soci&#233;t&#233;s Innovatech,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;transformation des soci&#233;t&#233;s Innovatech R&#233;gions ressources, Qu&#233;bec et Chaudi&#232;re- Appalaches et du sud du Qu&#233;bec ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;privatisation de la Soci&#233;t&#233; Innovatech du Grand Montr&#233;al ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Int&#233;gration des diff&#233;rents bureaux r&#233;gionaux du minist&#232;re du D&#233;veloppement &#233;conomique et r&#233;gional et de la Recherche. -	La r&#233;organisation de services existants en cinq agences :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Services Qu&#233;bec ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Agence des partenariats public-priv&#233; ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Centre des services administratifs ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Centre de contr&#244;le environnemental ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Agence du Revenu (regroupement du Registraire des entreprises et minist&#232;re du Revenu).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. La r&#233;&#233;valuation des programmes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le document gouvernemental est tr&#232;s explicite. &#034; Toute l'action de l'&#233;tat se d&#233;ploie par l'interm&#233;diaire de programmes, et la modernisation de son fonctionnement implique obligatoirement que ces programmes soient r&#233;&#233;valu&#233;s &#034;. Il faut contrer la &#034; s&#233;dimentation &#034;, c'est-&#224;-dire l'ajout de programmes les uns aux autres, en introduisant un nouveau cadre de gestion des programmes de subventions. Plus encore, la croissance des d&#233;penses de sant&#233; &#034; remet en cause &#224; terme, la capacit&#233; de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois d'assumer ses autres missions &#034;. En cons&#233;quence, le gouvernement veut moderniser le cadre de financement de la sant&#233; et des services sociaux. &#034; Ces sc&#233;narios seront discut&#233;s &#224; l'occasion des forums en r&#233;gion Place aux citoyens et un projet de modernisation pourrait en r&#233;sulter. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement applique cinq crit&#232;res pour analyser les programmes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; R&#244;le de l'&#201;tat (correspondance aux missions de l'&#201;tat) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Efficacit&#233; (atteinte des objectifs) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Efficience (offre &#224; moindre co&#251;t) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Subsidiarit&#233; (organisme le mieux plac&#233; pour offrir le programme) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Capacit&#233; financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3.1 Les initiatives entreprises ou &#224; venir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Remise en cause des programmes d'aide aux entreprises ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Regroupement et simplification de programmes de soutien financier en mati&#232;re culturelle ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Acc&#233;l&#233;ration des syst&#232;mes d'autorisation pr&#233;alable d&#233;livr&#233;e en vertu de la Loi sur la qualit&#233; de l'environnement ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Optimisation de la proc&#233;dure d'&#233;valuation et d'examen des impacts sur l'environnement ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Regroupement des programmes et mesures du minist&#232;re du D&#233;veloppement &#233;conomique et r&#233;gional et de la Recherche ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Mise en place d'un nouveau cadre de gestion des programmes de subventions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4. La planification des ressources humaines&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois repose avant tout sur ses ressources humaines, sur un personnel qualifi&#233; qui offre &#224; l'ensemble de la population toute une gamme de services, au sein de la fonction publique comme dans les r&#233;seaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; En 2002-2003, l'effectif total des secteurs public et parapublic s'&#233;tablissait &#224; 406 900 personnes, en &#233;quivalent temps complet (ETC) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Sur ce total, les r&#233;seaux de la sant&#233; et de l'&#233;ducation repr&#233;sentaient ensemble un peu plus des quatre cinqui&#232;mes de la main-d'&#339;uvre, soit respectivement 42 % et 40 % des effectifs totaux ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le secteur de la fonction publique, qui regroupe les activit&#233;s plac&#233;es directement sous l'autorit&#233; du gouvernement, constituait 18 % des effectifs des secteurs public et parapublic, soit 74 000 personnes en &#233;quivalent temps complet. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des dix prochaines ann&#233;es, on pr&#233;voit le d&#233;part &#224; la retraite de quelque 145 000 employ&#233;s de l'&#201;tat - fonction publique, r&#233;seaux de la sant&#233; et de l'&#233;ducation confondus. Pour la seule fonction publique, c'est plus de 40 % du personnel - et 60 % des cadres - qui quitteront leur emploi d'ici 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; d'une strat&#233;gie de d&#233;veloppement de la main-d'&#339;uvre qui s'appliquera dans l'ensemble des secteurs publics et parapublic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la fonction publique la strat&#233;gie prendra la forme suivante :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Miser sur l'attrition : objectif global de remplacement de un sur deux ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Mise en place d'un service de soutien au red&#233;ploiement ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; R&#233;vision du processus de tenue de concours ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Assurer la rel&#232;ve : recrutement &#233;tudiant, embauche de groupes-cibles et constituer une r&#233;serve de candidats pour le remplacement des gestionnaires ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Plan de carri&#232;re et de d&#233;veloppement des gestionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les r&#233;seaux le plan de modernisation s'appuiera sur une gestion d&#233;centralis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gestion d&#233;centralis&#233;e a l'immense avantage de permettre une grande flexibilit&#233; par rapport &#224; des contextes fort diversifi&#233;s, tout en favorisant l'imputabilit&#233; des d&#233;cisions prises. Les r&#233;formes engag&#233;es depuis l'automne dans l'organisation du secteur de la sant&#233; sont l'illustration directe de l'approche privil&#233;gi&#233;e par le gouvernement &#224; cet &#233;gard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut cependant s'assurer que la d&#233;centralisation de la gestion et des d&#233;cisions ne nuit pas &#224; la coh&#233;rence de l'ensemble de l'action gouvernementale. &#192; cette fin, le gouvernement s'assurera que les orientations globales de la politique de main-d'&#339;uvre correspondent aux m&#234;mes objectifs et &#224; la m&#234;me philosophie d'action dans la fonction publique et dans les r&#233;seaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5.	La deuxi&#232;me vague des projets &#224; venir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des prochains mois et des prochaines ann&#233;es, le plan de modernisation du gouvernement va entreprendre sa deuxi&#232;me vague de projets &#224; revoir. Il s'agit essentiellement des &#233;l&#233;ments suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'all&#233;gement des structures :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Examen de 60 organismes publics par ann&#233;e ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#201;valuation de la cr&#233;ation d'un poste de Directeur des poursuites publiques (distinguer les fonctions de ministre de la Justice et de procureur g&#233;n&#233;ral) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Analyse de l'organisation de la justice dans le monde municipal (regrouper le traitement d'infractions devant un seul minist&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;&#233;valuation des programmes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Utilisation et gestion de l'eau (compteurs d'eau et PPP) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; D&#233;finition d'une politique du m&#233;dicament ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; R&#233;vision des programmes li&#233;s &#224; l'habitation (une politique &#224; venir &#224; l'automne 2004) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Examen de la modernisation de T&#233;l&#233;-Qu&#233;bec ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Revoir le partage des responsabilit&#233;s dans la gestion de barrages &#224; des fins faunique ou de vill&#233;giature ainsi qu'aux fins d'utilisation municipale et r&#233;sidentielle ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#201;valuer l'opportunit&#233; d'accro&#238;tre la participation du secteur priv&#233; aux activit&#233;s du Service a&#233;rien gouvernemental ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; R&#233;organiser sur une base territoriale les services judiciaires ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Regrouper les activit&#233;s de recouvrement des cr&#233;ances de l'&#201;tat ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Appui aux efforts de d&#233;veloppement de l'industrie de la transformation alimentaire.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;1 Vous trouverez en annexe 1 un r&#233;sum&#233; de la proposition gouvernementale2 Vincent Marissal, La r&#233;volution PPP, La Presse, 6 mai 2004, p. A5.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 FIIQ, Des march&#233;s publics dans la sant&#233;, f&#233;vrier 2004, p. 3, A04-CF-l-D12.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4 Idem, p. 9.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 L'article 517 de l'ACI prescrivait que &#034; les provinces entament des n&#233;gociations qui doivent prendre fin au plus tard le 30 juin 1995, en vue de l'adoption des dispositions sp&#233;ciales n&#233;cessaires pour &#233;tendre le champ d'application du pr&#233;sent chapitre aux municipalit&#233;s, aux organismes municipaux, aux conseil et commissions scolaires ainsi qu'aux entit&#233;s d'enseignement sup&#233;rieur, de sant&#233; ou de services sociaux financ&#233;s par l'&#201;tat. &#034; Les n&#233;gociations se sont conclues par l'inclusion de l'annexe 502.4, le 1er juillet 1999.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6 V&#233;ronique Brouillette, L'AGCS et les services publics, Pr&#233;sentation au RQIC, le 13 septembre 2003, p. 3. texte non publi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7 Voir annexe 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8 CSQ, Les partenariats public-priv&#233; (PPP) : Mythes, r&#233;alit&#233;s et enjeux, mai 2004, p.36, A0304-CG-079. Ce texte est une note de recherche effectu&#233;e par Gabriel Danis, conseiller &#224; la CSQ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9 Allocution prononc&#233;e &#224; Montr&#233;al le 27 avril 2004 dans le cadre d'un forum organis&#233; par l'Institut pour le partenariat public priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 Centrale des syndicats du Qu&#233;bec (2001). Un bon &#233;tat de sant&#233;, une affaire publique. Septembre. D11055.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11 Pierre Poir&#233;, Les agences qu&#233;b&#233;coises, SPGQ, octobre 2003. p.1.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12 Paul-Ren&#233; Roy et Pierre Giard, Des unit&#233;s autonomes de service aux agences : un mod&#232;le administratif qu&#233;b&#233;cois en &#233;mergence, Coup d'oeil, vol. 9, no 3, juin 2003, p. 19.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 Idem, p. 20.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 SFPQ, La R&#233;ing&#233;ni&#233;rie ou comment c&#233;der l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois, janvier 2004, p. 7. disponible sur le site [&lt;a href=&#034;http://www.sfpq.qc.ca&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.sfpq.qc.ca&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 Gilbert Leduc, Vague de mises en disponibilit&#233; &#224; l'horizon, Le Soleil, 6 mai 2004, p. A3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16 Idem.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17 Dorval Brunelle, D&#233;rive globale, Bor&#233;al, 2003, p.197.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18 Fid&#232;le &#224; lui-m&#234;me ce gouvernement n'utilise que le masculin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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