<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.lagauche.ca/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>La Gauche</title>
	<link>https://www.lagauche.ca/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lagauche.ca/spip.php?id_mot=121&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>La Gauche</title>
		<url>https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L144xH75/siteon0-d17a8.jpg?1629928024</url>
		<link>https://www.lagauche.ca/</link>
		<height>75</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;volution ininterrompue dans les pays du monde arabe</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Revolution-ininterrompue-dans-les-pays-du-monde-arabe</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Revolution-ininterrompue-dans-les-pays-du-monde-arabe</guid>
		<dc:date>2011-08-03T15:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Pojolat</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;gypte</dc:subject>
		<dc:subject>Tunisie</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique du Nord</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les r&#233;volutions tunisienne et &#233;gyptienne ont d&#233;montr&#233; qu'une alternative &#224; l'ordre &#233;tabli &#233;tait possible et n&#233;cessaire partout dans le monde. Au Maghreb, au Machrek ou en Europe, de nombreux outils et modes de protestation ont &#233;t&#233; et sont utilis&#233;s pour faire tomber les dictatures et refuser l'aust&#233;rit&#233; impos&#233;e par les dirigeants. &lt;br class='autobr' /&gt; Six mois seulement se sont &#233;coul&#233;s depuis la chute de Ben Ali, l'ind&#233;racinable dictateur de Tunisie, prot&#233;g&#233; par la bourgeoisie internationale &#8211; en premier lieu (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Afrique-" rel="directory"&gt;Afrique&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Egypte-+" rel="tag"&gt;&#201;gypte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Tunisie-+" rel="tag"&gt;Tunisie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Afrique-du-Nord-342-+" rel="tag"&gt;Afrique du Nord&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3228-3d982.jpg?1629994144' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les r&#233;volutions tunisienne et &#233;gyptienne ont d&#233;montr&#233; qu'une alternative &#224; l'ordre &#233;tabli &#233;tait possible et n&#233;cessaire partout dans le monde. Au Maghreb, au Machrek ou en Europe, de nombreux outils et modes de protestation ont &#233;t&#233; et sont utilis&#233;s pour faire tomber les dictatures et refuser l'aust&#233;rit&#233; impos&#233;e par les dirigeants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Six mois seulement se sont &#233;coul&#233;s depuis la chute de Ben Ali, l'ind&#233;racinable dictateur de Tunisie, prot&#233;g&#233; par la bourgeoisie internationale &#8211; en premier lieu fran&#231;aise. Cinq mois &#224; peine que son homologue &#233;gyptien Hosni Moubarak, v&#233;ritable coqueluche du Fonds mon&#233;taire international, devait &#224; son tour quitter pr&#233;cipitamment une pr&#233;sidence dont bien peu pensaient pouvoir le d&#233;loger un jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux &#233;v&#233;nements sont d'une ampleur consid&#233;rable et ont constitu&#233;, constituent, et constitueront un immense espoir pour les peuples du monde arabe, et bien au-del&#224;. Face &#224; un monde capitaliste globalis&#233;, impitoyable pour les plus faibles, ces deux r&#233;volutions ont d&#233;montr&#233; qu'il y avait une autre issue &#224; la crise du syst&#232;me capitaliste, une autre issue que de se laisser aller au d&#233;sespoir et &#224; la r&#233;signation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le sens &#224; donner aux multiples processus en cours actuellement, qui touchent le Maghreb et le Machrek, &#224; des degr&#233;s et des rythmes propres &#224; chaque pays. C'est bien la r&#233;volution tunisienne qui a permis l'entr&#233;e en lutte du peuple &#233;gyptien. C'est &#233;galement la symbolique d&#233;clench&#233;e par la combinaison et la simultan&#233;it&#233; des deux &#233;v&#233;nements qui ont sonn&#233; le d&#233;but des insurrections populaires et des mouvements revendicatifs qui ont touch&#233;, sous des formes et &#224; des degr&#233;s divers, les uns apr&#232;s les autres, tous les pays du monde arabe... et certains pays europ&#233;ens. &#171; Il n'y a plus de doutes. Le vent qui a &#233;lectris&#233; le monde arabe ces derniers mois, l'esprit des protestations r&#233;p&#233;t&#233;es en Gr&#232;ce, des luttes &#233;tudiantes en Grande-Bretagne et en Italie, des mobilisations anti-Sarkozy en France... est arriv&#233; jusqu'ici &#187; notent fort justement nos camarades de l'&#201;tat espagnol.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des Revendications universelles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;veloppant l'informatique et les r&#233;seaux sociaux de communication, le capitalisme a certes d&#233;velopp&#233; de nouveaux besoins ali&#233;nants, mais &#233;galement de nouvelles exigences d&#233;mocratiques. Plus aucun dictateur ne peut aujourd'hui organiser la r&#233;pression de son peuple &#224; huis clos. L'information en temps r&#233;el g&#233;r&#233;e directement par les protagonistes des r&#233;volutions en cours, alimente une r&#233;flexion collective de masse sur l'histoire au pr&#233;sent. Elle donne corps &#224; l'universalit&#233; des revendications port&#233;es aussi bien par les manifestants de la place Tahrir que par les indign&#233;s de la Puerta del Sol... ou par les insurg&#233;s syriens contournant chaque jour par de nouvelles astuces, le black-out que voudrait imposer le pr&#233;sident criminel Bachar al-Assad. D&#232;s lors, c'est la confrontation des situations, leurs similitudes, l'identification aux autres, qui deviennent moteurs de la radicalisation et dessinent une sorte de &#171; cahier revendicatif &#187; universel :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; tous les mouvements en cours convergent dans une critique radicale des dictatures et des r&#233;gimes antid&#233;mocratiques. Le fameux &#171; D&#233;gage ! &#187; accompagn&#233; du gracieux geste &#171; effaceur &#187; de la main est maintenant d&#233;clin&#233; &#224; toute occasion, avec pour cible, au choix, un simple patron, un roi ou un pr&#233;sident ! Au-del&#224; de l'anecdote et son c&#244;t&#233; ludique, il s'agit d'une volont&#233; d'en finir avec toute forme de pouvoir personnel et monolithique.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Ce sont les formes m&#234;mes des repr&#233;sentations politiques, et institutionnelles qui sont actuellement en crise. En Tunisie, comme en &#201;gypte, pour ne prendre que ces deux exemples, les tenants de la dictature, loin d'avoir d&#233;sarm&#233;, comptent reconstituer leur influence &#224; l'occasion des futures &#233;lections.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'immolation de Mohammed Bouazizi, suivie d'autres en Alg&#233;rie et en &#201;gypte, a constitu&#233; un traumatisme majeur pour toute une jeunesse sans avenir, sacrifi&#233;e sur l'autel des profits des entreprises capitalistes. Pr&#233;carit&#233;, absence d'avenir sont devenus insupportables, &#171; l&#224;-bas &#187; comme ici !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, en quelques mois le monde a chang&#233;, et nous assistons &#224; une remont&#233;e des luttes &#8211; y compris en Chine, o&#249; pourtant le taux de croissance n'a cess&#233; de monter ! &#8211; qui nous permet de passer du slogan d&#233;fensif &#171; un autre monde est possible &#187; &#224; celui plus combatif &#171; un autre monde est n&#233;cessaire &#187;. Nous, anticapitalistes, y ajoutons que seules les r&#233;volutions pourront en finir avec ce vieux monde porteur d'injustice sociale et de barbarie. De nouveau, l'histoire va dans le bon sens, celui des bouleversements sociaux profonds et des r&#233;volutions ! Nous pouvons enfin l'affirmer sans passer pour des r&#234;veurs imp&#233;nitents.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Rapport de forces&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cet &#171; optimisme de la volont&#233; &#187; ne doit pas, pour autant nous faire oublier que les ennemis de ces r&#233;volutions en marche sont nombreux, organis&#233;s, influents, riches, corrupteurs et tout autant d&#233;termin&#233;s que nous le sommes, et surtout que le sont les r&#233;volutionnaires arabes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est tout d'abord sur le plan de la bataille id&#233;ologique que se m&#232;ne la contre-r&#233;volution, qu'elle prenne la forme d'articles de presses d&#233;faitistes, ou du maintien co&#251;te que co&#251;te des anciennes cliques dirigeantes dans les sph&#232;res du pouvoir :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; certains articles de propagande publi&#233;s sur internet par des blogueurs, purs produits des &#171; think-tank &#187; am&#233;ricains tentent la d&#233;moralisation, pr&#233;disent &#224; r&#233;p&#233;tition l'&#233;chec des processus. C'est le cas par exemple de Shadi Hamid de la Brooking Institution (tout un programme !) pour qui &#171; le printemps arabe est termin&#233; &#187; et que &#171; tout le monde se fait massacrer &#187;. Comme si nous ne savions pas que les processus r&#233;volutionnaires sont de nature complexe, que leurs parcours peuvent &#234;tre longs, chaotiques, parsem&#233;s de reculs, d'incertitudes, de doutes m&#234;me.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les &#233;lections qui vont se tenir dans les tout prochains mois en &#201;gypte et en Tunisie constituent un enjeu majeur dans l'&#233;valuation du rapport entre forces sociales apr&#232;s seulement quelques mois de remise en cause de l'ordre &#233;tabli. En Tunisie comme en &#201;gypte, l'imp&#233;rialisme veille &#224; ses propres int&#233;r&#234;ts et verrait d'un tr&#232;s mauvais &#339;il l'organisation d'&#233;lections r&#233;ellement d&#233;mocratiques qui donneraient la parole aux sans-voix et jetteraient les bases d'un v&#233;ritable pouvoir populaire issu des mobilisations, remettant en cause les &#233;quilibres g&#233;opolitiques ant&#233;rieurs. Ce d&#233;bat est au c&#339;ur des mobilisations actuelles dans les deux pays et d&#233;bouchera au terme de l'actuel bras de fer soit sur un pouvoir calqu&#233; sur l'ancien r&#233;gime, une d&#233;mocratie formelle align&#233;e sur les &#171; exemples &#187; occidentaux, soit sur l'&#233;dification d'un nouveau syst&#232;me, issu d'une assembl&#233;e constituante, bas&#233; sur les organes de contre-pouvoir que sont les comit&#233;s r&#233;volutionnaires et autres structures populaires de terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les forces politiques issues des r&#233;gimes post-coloniaux ont toutes, plus ou moins, particip&#233; &#224; la survie des r&#233;gimes dictatoriaux et ont permis aux capitalistes occidentaux de maintenir les peuples du Maghreb et du Machrek sous leur domination. C'est la raison essentielle qui fait qu'aujourd'hui leur cr&#233;dibilit&#233; est faible voire inexistante face aux aspirations populaires. Elles n'ont plus le moindre r&#244;le historique &#224; jouer dans la situation actuelle, o&#249; la question du pouvoir est pos&#233;e. Cela ne veut pas dire qu'elles vont quitter ce pouvoir par un claquement de doigt.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la floraison des nouvelles formations politiques postulant aux prochaines &#233;lections, tant en &#201;gypte qu'en Tunisie, survivent des caciques des dictatures affubl&#233;s de nouveaux masques plus pr&#233;sentables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les rassemblements des derniers jours au Caire et &#224; Tunis s'en prennent syst&#233;matiquement &#224; la persistance de ces anciens partisans de Ben Ali et de Moubarak, toujours pr&#233;sents dans l'appareil d'&#201;tat (police, justice, arm&#233;e) ou dans les conseils d'administration des multinationales. Les centaines de milliers de manifestants ont conscience qu'un futur ne sera possible que d&#233;barrass&#233; &#224; jamais des forces contre r&#233;volutionnaires. Ce ne sont pas non plus les partis religieux, entr&#233;s tardivement dans l'action, et pour un temps marginalis&#233;s, qui constitueront autour d'eux une vraie opposition r&#233;volutionnaire &#224; m&#234;me d'accomplir un renversement social de cette importance. Leur projet de soci&#233;t&#233; ne remet en cause ni le capitalisme ni la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien du c&#244;t&#233; des forces r&#233;volutionnaires et progressistes que doivent s'&#233;laborer les actions de masse, qui en dehors de la tenue d'&#233;lections seront les seules &#224; imposer et &#224; garantir les avanc&#233;es sociales voulues par le plus grand nombre. Cette t&#226;che est immense, indispensable et devra s'appuyer sur un soutien international sans faille. L'absence cruelle d'une alternative anticapitaliste, internationaliste implant&#233;es dans chaque pays est assur&#233;ment aujourd'hui un handicap s&#233;rieux &#224; ce programme.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Troupes imp&#233;rialistes... d&#233;gagez !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'ils ont toujours &#233;t&#233; les plus fid&#232;les alli&#233;s des dictatures, les pays engag&#233;s dans les forces de l'Otan interviennent militairement sur le sol libyen au pr&#233;texte d'en chasser Kadhafi , cr&#233;ant parall&#232;lement de toutes pi&#232;ces une coalition alternative, le CNT compos&#233; &#8211; pour la partie connue de ses membres &#8211; de bon nombre d'anciens responsables de la dictature. Sans revenir ici sur ce d&#233;bat, il nous faut r&#233;affirmer que jamais la lib&#233;ration des peuples, ni au Maghreb ni en Syrie, ne pourra se faire &#224; l'ombre des bombardiers des forces imp&#233;rialistes. Les insurg&#233;s syriens le r&#233;p&#232;tent en permanence, &#171; Nous ne voulons pas d'intervention &#233;trang&#232;re ! Nous chasserons nous-m&#234;mes Bachar &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre devoir de militantEs anticapitalistes r&#233;sidant dans des pays engag&#233;s dans l'Otan est de d&#233;noncer cette ing&#233;rence imp&#233;rialiste qui vise &#224; reprendre le contr&#244;le de toute la r&#233;gion, au profit des multinationales. Il est &#233;galement de renforcer notre soutien &#224; la cause palestinienne qui demeure un &#233;tendard universel de la lutte contre l'imp&#233;rialisme. Il est aussi bien s&#251;r d'agir enfin contre les entreprises europ&#233;ennes et fran&#231;aises qui continuent de surexploiter dans une indiff&#233;rence m&#233;diatique complice les salari&#233;s des centres d'appel... Comme le dit le d&#233;put&#233; espagnol Luis Zamora, &#171; Il y a une r&#233;volution permanente, ininterrompue dans la t&#234;te de millions de personnes ! &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;http://www.npa2009.org/category/tout-est-%C3%A0-nous/journal/hebdo-tout-est-%C3%A0-nous-113-280711&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Hebdo Tout est &#224; nous ! 113 (28/07/11)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Processus r&#233;volutionnaire dans le monde arabe et &#233;mancipation des femmes</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Processus-revolutionnaire-dans-le-monde-arabe-et-emancipation-des-femmes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Processus-revolutionnaire-dans-le-monde-arabe-et-emancipation-des-femmes</guid>
		<dc:date>2011-08-03T14:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Wafa Guiga</dc:creator>


		<dc:subject>Alg&#233;rie</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;gypte</dc:subject>
		<dc:subject>Tunisie</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique du Nord</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La r&#233;ussite des processus r&#233;volutionnaires dans les pays arabes d&#233;pend en partie de la place des femmes dans ces r&#233;volutions, victimes au moins autant que les hommes de la r&#233;pression polici&#232;re, participant activement aux mobilisations et aux gr&#232;ves. &lt;br class='autobr' /&gt; Les espoirs soulev&#233;s par les processus r&#233;volutionnaires en cours dans diff&#233;rents pays arabes sont immenses. Des peuples longtemps soumis &#224; des dictatures polici&#232;res d&#233;cident de prendre leur vie en main et m&#232;nent aujourd'hui des luttes (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Afrique-" rel="directory"&gt;Afrique&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Algerie-+" rel="tag"&gt;Alg&#233;rie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Egypte-+" rel="tag"&gt;&#201;gypte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Tunisie-+" rel="tag"&gt;Tunisie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Afrique-du-Nord-342-+" rel="tag"&gt;Afrique du Nord&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH102/arton3226-def6c.png?1629928024' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='102' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;ussite des processus r&#233;volutionnaires dans les pays arabes d&#233;pend en partie de la place des femmes dans ces r&#233;volutions, victimes au moins autant que les hommes de la r&#233;pression polici&#232;re, participant activement aux mobilisations et aux gr&#232;ves.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les espoirs soulev&#233;s par les processus r&#233;volutionnaires en cours dans diff&#233;rents pays arabes sont immenses. Des peuples longtemps soumis &#224; des dictatures polici&#232;res d&#233;cident de prendre leur vie en main et m&#232;nent aujourd'hui des luttes acharn&#233;es pour s'&#233;manciper. Mais ces processus ne pourront pas aboutir, c'est-&#224;-dire que leur vis&#233;e &#233;mancipatrice ne sera pas atteinte, si les femmes, la moiti&#233; de la soci&#233;t&#233;, demeurent sous l'oppression patriarcale. La place des femmes est donc un indicateur des espoirs que l'on peut avoir dans ces processus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis les germes des r&#233;volutions en cours, soit depuis les diff&#233;rentes vagues de r&#233;voltes qui ont soulev&#233; l'&#201;gypte en 2007-2008, les bassins miniers marocain et tunisien en 2008, les femmes ont apport&#233; leur pierre &#224; ces &#233;difices r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, en &#201;gypte, elles ont &#233;t&#233; les initiatrices des mouvements de gr&#232;ve dans les usines de textile &#224; Mahalla fin 2007 et d&#233;but 2008, s'inscrivant dans un contexte de mobilisations sociales fortes dans plusieurs secteurs : cimenteries, &#233;levages de volailles, secteur minier, transports publics, sant&#233;, et surtout industrie textile. Les gr&#232;ves &#233;taient bien s&#251;r ill&#233;gales. Mais refusant les baisses de salaires et la suppression des primes de fin d'ann&#233;e, les ouvriers commen&#231;aient &#224; se rassembler r&#233;guli&#232;rement sur la place centrale de la ville pour protester.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la production s'arr&#234;ta totalement quand les 3 000 ouvri&#232;res quitt&#232;rent leur poste et all&#232;rent rejoindre leurs coll&#232;gues hommes aux cris de : &#171; O&#249; sont les hommes ? Voici les femmes ! &#187; C'est ainsi qu'elles entra&#238;n&#232;rent les hommes dans la gr&#232;ve, les manifestations, les occupations, jusqu'&#224; avoir gain de cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, en Tunisie en 2008, durant la r&#233;volte du bassin minier, les femmes ont organis&#233; des marches, des sit-in et des rassemblements, pour d&#233;noncer la r&#233;pression polici&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et depuis le d&#233;but des processus r&#233;volutionnaires, des femmes ont occup&#233; leur lieu de travail, men&#233; des gr&#232;ves, des manifestations, des sit-in, pour d&#233;fendre leurs droits en tant que travailleuses. C'&#233;tait encore le cas &#224; Mahalla et dans d'autres villes d'&#201;gypte, c'&#233;tait aussi le cas notamment dans les secteurs du textile et de la grande distribution en Tunisie. &#192; Bahre&#239;n, des femmes ont particip&#233; &#224; l'occupation de la place de la Perle, dans la capitale du royaume, pour r&#233;clamer le changement. Zainab Al-Khawaja, qui a entam&#233; une gr&#232;ve de la faim apr&#232;s les violences subies par son p&#232;re, son mari et son beau-fr&#232;re et leur arrestation, est devenue une des leaders des protestations bahre&#239;nies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et lorsque le pr&#233;sident y&#233;m&#233;nite a os&#233; d&#233;noncer la mixit&#233; ill&#233;gale dans les manifestations, des manifestantes ont port&#233; plainte contre lui pour diffamation et n'ont &#233;videmment pas d&#233;sert&#233; les rues.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;gales... dans la r&#233;pression&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais malgr&#233; leur d&#233;termination, les femmes qui se sont mobilis&#233;es depuis plusieurs mois ont aussi pay&#233; au prix fort leur aspiration &#224; la libert&#233; et &#224; la dignit&#233;. Ainsi, en &#201;gypte, l'arm&#233;e s'est livr&#233;e &#224; des examens de virginit&#233; sur les manifestantes arr&#234;t&#233;es. De nombreux viols ont &#233;t&#233; enregistr&#233;s, dont celui d'une journaliste sud-africaine. &#192; Tripoli, Iman al-Obeidi a r&#233;v&#233;l&#233; avoir &#233;t&#233; viol&#233;e par une quinzaine de militants pro-Kadhafi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Y&#233;men, une femme a &#233;t&#233; d&#233;tenue pendant 48 heures pour avoir os&#233; conduire seule la nuit. Et partout dans les pays de la r&#233;gion, manifestation a rim&#233; avec agressions des manifestantes et atteintes &#224; leur dignit&#233;. En janvier 2011 en Tunisie, plusieurs femmes ont &#233;t&#233; viol&#233;es &#8211; notamment &#224; Kasserine &#8211; par des policiers et des miliciens du RCD. En mars 2011, les blogueuses tunisiennes d&#233;non&#231;aient le d&#233;cha&#238;nement de violence contre des manifestantes pacifiques dans les termes suivants : &#171; On voulait la parit&#233; pour les &#233;lections. Finalement, on ne l'a r&#233;ellement obtenue que dans la violence polici&#232;re &#224; notre &#233;gard ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisations f&#233;ministes se sont rapidement saisies de toutes ces questions, enqu&#234;tant sur les viols et violences de toutes sortes faites aux femmes. Et elles sont seules &#224; assurer ces enqu&#234;tes. En Tunisie, aucune enqu&#234;te officielle n'a &#233;t&#233; ouverte concernant les viols d&#233;nonc&#233;s par les populations de plusieurs villes. L'Association tunisienne des femmes d&#233;mocrates (ATFD) se retrouve seule &#224; sillonner le pays depuis plusieurs mois pour recueillir les t&#233;moignages des femmes victimes de violence et de leurs proches et pour les accompagner dans leurs d&#233;marches juridiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les organisations f&#233;ministes doivent aujourd'hui se battre sur d'autres terrains aussi : en Tunisie encore, o&#249; le statut des femmes est le plus avanc&#233; de tous les pays arabes, il faut lutter pour pr&#233;server les droits garantis par le code du statut personnel. Certains partis de gauche affichent leur attachement &#224; ce code et ont r&#233;ussi, avec les associations f&#233;ministes et des droits de l'homme, &#224; faire voter par la haute instance un article de la loi &#233;lectorale imposant la parit&#233; dans les listes &#233;lectorales. Mais les manques criants dans ce m&#234;me code sont aussi d&#233;nonc&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car si les femmes tunisiennes ont obtenu depuis 1956 l'interdiction de la polygamie, le droit au divorce, le droit de vote, et en 1961, le droit &#224; l'avortement, bien avant plusieurs pays europ&#233;ens, la s&#233;paration entre la religion et la politique n'est toujours pas acquise, l'in&#233;galit&#233; dans l'h&#233;ritage persiste, la transmission de la nationalit&#233; est toujours soumise &#224; l'accord du p&#232;re, et le non-remboursement de la contraception et des actes d'IVG rend ces droits r&#233;serv&#233;s en pratique aux classes privil&#233;gi&#233;es. Sans parler des discriminations &#224; l'embauche, l'in&#233;galit&#233; des salaires, ni du harc&#232;lement croissant qu'elles subissent dans les sph&#232;res publique et priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des manifestations et campagnes pour les droits des femmes, pour l'&#233;galit&#233; femmes-hommes, contre toute remise en question des droits des femmes tunisiennes sont ainsi r&#233;guli&#232;rement organis&#233;es mais ne mobilisent pas au-del&#224; des milieux militants classiques. Car si l'auto-organisation est faible dans le mouvement ouvrier, elle est quasi inexistante dans le mouvement f&#233;ministe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les autres pays arabes, le combat pour l'&#233;mancipation part de beaucoup plus loin. Ainsi en Alg&#233;rie, les femmes sont l&#233;galement des mineures &#224; vie, passant de l'autorit&#233; du p&#232;re &#224; celle du mari. Et les violences qu'elles subissent ne trouvent pas de r&#233;action r&#233;elle de la part des autorit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les viols collectifs et actes de torture ont &#233;t&#233; subis par les femmes de la ville de Hassi Messaoud il y a dix ans, auxquels l'imam de la ville avait appel&#233;, pour l'unique raison que ces femmes &#233;taient ind&#233;pendantes, vivaient de leur travail salari&#233; et n'avaient pas besoin d'hommes pour les entretenir. Ces actes ont &#233;t&#233; ignor&#233;s par le gouvernement et les victimes n'ont toujours pas obtenu de r&#233;parations. La plupart des coupables sont toujours en libert&#233; et l'imam en question a m&#234;me eu une promotion. Ce sont les victimes qui vivent encore dans la honte !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &#201;gypte, c'est la question de l'excision qui semble &#234;tre la plus urgente, puisque la quasi-totalit&#233; des petites filles subit cette mutilation g&#233;nitale, malgr&#233; l'existence d'une loi l'interdisant. Sur le harc&#232;lement sexuel, une enqu&#234;te men&#233;e en 2008 r&#233;v&#232;le que 83 % des &#201;gyptiennes et 98 % des femmes &#233;trang&#232;res en sont victimes. 63 % des hommes reconnaissent en &#234;tre coupables ! Et dans plusieurs pays, comme le Y&#233;men, les petites filles peuvent &#234;tre mari&#233;es d&#232;s l'&#226;ge de 9 ans, malgr&#233; l'existence d'une loi fixant l'&#226;ge minimum de mariage &#224; 17 ans.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Indispensables &#224; la r&#233;ussite du mouvement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'atmosph&#232;re r&#233;volutionnaire favorise habituellement l'irruption des femmes sur le terrain politique, &#224; la fois parce qu'elles ont beaucoup &#224; gagner &#224; une remise en cause des rapports de domination existants, mais &#233;galement pour une raison tr&#232;s pragmatique : les classes exploit&#233;es ressentent le besoin d'unir toutes les forces disponibles pour bouleverser la soci&#233;t&#233;. Malheureusement, cette situation conna&#238;t souvent une fin assez brutale d&#232;s que les rapports sociaux se stabilisent de nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, les femmes sont souvent parmi les premi&#232;res &#224; subir les effets de la contre-r&#233;volution. L'exemple de la contre-r&#233;volution stalinienne en Russie est &#233;difiant &#224; cet &#233;gard. Pour l'instant, dans les pays arabes en lutte, les rapports de domination demeurent globalement les m&#234;mes. En plus, quelles que soient les lois, dans les institutions et les sph&#232;res de d&#233;cision, les femmes sont extr&#234;mement peu pr&#233;sentes voire totalement absentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, seules trois femmes participent au gouvernement provisoire tunisien, avec des minist&#232;res qui les maintiennent dans leur r&#244;le traditionnel : minist&#232;re de la Famille, de la Sant&#233; et un secr&#233;tariat d'&#201;tat. En &#201;gypte, les femmes ont &#233;t&#233; totalement exclues de la commission de modification de la Constitution, commission pr&#233;sid&#233;e par un membre des Fr&#232;res musulmans. Mais y compris dans la direction du mouvement ouvrier (syndicats, partis politiques, etc.), les femmes sont tr&#232;s peu pr&#233;sentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, on ne voit pas encore &#233;merger &#224; la base un mouvement autonome autour de ces questions sp&#233;cifiques. L'&#233;mancipation des femmes n'est pas un mot d'ordre visible parmi les revendications des r&#233;volutionnaires. Et partout o&#249; les femmes se mobilisent, le discours est le m&#234;me : &#171; nous avons les m&#234;mes revendications que les hommes &#187;. Ce qui est l&#233;gitime dans un moment o&#249; touTEs luttent contre des dictatures ou leurs restes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela laisse finalement peu de place &#224; l'&#233;mergence d'un mouvement autonome de femmes sur des revendications sp&#233;cifiques. Et les mouvements f&#233;ministes ne sont pas encore ancr&#233;s dans les couches populaires. C'est une &#233;lite intellectuelle, souvent petite bourgeoise, qui s'organise et lutte contre l'oppression sp&#233;cifique des femmes. Si ce clivage de classe n'a rien de sp&#233;cifique &#224; la r&#233;gion arabe, le d&#233;fi pour ces organisations est de se joindre aux classes populaires et participer avec elles &#224; la construction de ce mouvement autonome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avenir de chacun des processus r&#233;volutionnaires dans les pays arabes d&#233;pendra sans doute en partie de la place que prendront ces mouvements de femmes. Dans les pays o&#249; celles-ci ne travaillent pas ou peu dans la sph&#232;re marchande et restent confin&#233;es dans la sph&#232;re familiale, la lutte pour l'&#233;mancipation sera beaucoup plus compliqu&#233;e, car les pouvoirs qui &#233;mergeront des processus r&#233;volutionnaires en cours pourraient rapidement les ramener &#224; leur r&#244;le habituel, celui de femmes au foyer. En revanche, dans les pays o&#249; les femmes, par leur travail salari&#233;, ont une certaine ind&#233;pendance et ne participent pas seulement aux luttes en tant que m&#232;res ou &#233;pouses, mais aussi en tant que travailleuses, leur place dans le mouvement ouvrier et donc dans le processus r&#233;volutionnaire est plus importante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et malgr&#233; les tentatives de r&#233;cup&#233;ration de la part d'organisations r&#233;actionnaires, elles ne se feront pas aussi facilement confisquer leur r&#233;volution. C'est donc dans ces pays, &#224; la condition que s'enracine dans les couches populaires un v&#233;ritable mouvement autonome des femmes posant les probl&#232;mes des rapports de domination patriarcale et de revendications propres, que le combat pour l'&#233;mancipation pourra avancer dans les prochains mois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;* Publi&#233; dans : Hebdo Tout est &#224; nous ! 113 (28/07/11).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Campagne Internationale pour la suspension imm&#233;diate du paiement de la dette de la Tunisie</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Campagne-Internationale-pour-la-suspension-immediate-du-paiement-de-la-dette-de</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Campagne-Internationale-pour-la-suspension-immediate-du-paiement-de-la-dette-de</guid>
		<dc:date>2011-04-27T13:56:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Tunisie</dc:subject>
		<dc:subject>Annulation de la dette</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tir&#233; du site RAID ATTAC/CADTM TUNISIE Appel du 22 f&#233;vrier 2011 ________________ &lt;br class='autobr' /&gt;
Tunisie : Campagne pour la suspension du paiement de la dette La Tunisie a besoin de mobiliser, de toute urgence, toutes ses ressources financi&#232;res, afin de faire face aux n&#233;cessit&#233;s de la situation actuelle, notamment : l'extr&#234;me pauvret&#233;, l'indemnisation des ch&#244;meurs, l'am&#233;lioration de la situation mat&#233;rielle des salari&#233;s, etc. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le m&#234;me temps, on annonce des initiatives &#233;trang&#232;res, qui consistent &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Afrique-" rel="directory"&gt;Afrique&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Tunisie-+" rel="tag"&gt;Tunisie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Annulation-de-la-dette-+" rel="tag"&gt;Annulation de la dette&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site RAID ATTAC/CADTM TUNISIE&lt;br class='autobr' /&gt;
Appel du 22 f&#233;vrier 2011&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Tunisie : Campagne pour la suspension du paiement de la dette&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Tunisie a besoin de mobiliser, de toute urgence, toutes ses ressources financi&#232;res, afin de faire face aux n&#233;cessit&#233;s de la situation actuelle, notamment : l'extr&#234;me pauvret&#233;, l'indemnisation des ch&#244;meurs, l'am&#233;lioration de la situation mat&#233;rielle des salari&#233;s, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, on annonce des initiatives &#233;trang&#232;res, qui consistent &#224; mobiliser dans l'imm&#233;diat une &#8216;aide' d'urgence &#224; la Tunisie ; plus particuli&#232;rement celles de la Commission europ&#233;enne (17 millions d'euros) et de l'Etat fran&#231;ais (350.000 euros). Sans compter les centaines de millions d'euros que comptent pr&#234;ter la Banque Europ&#233;enne d'Investissement et la Banque Africaine de D&#233;veloppement &#224; la Tunisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons pas besoin davantage de dettes, puisque la Tunisie dispose actuellement de ressources financi&#232;res n&#233;cessaires pour faire face &#224; l'urgence sociale, comme le prouve la d&#233;claration de Mustapha Nabli. Cet ex-haut fonctionnaire de la Banque mondiale, ex-ministre des finances de Ben Ali et actuel gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, depuis le 15 janvier 2011, a d&#233;clar&#233; son intention d'affecter 577 millions d'euros du budget de l'&#201;tat au remboursement du service de la dette publique ext&#233;rieure pour l'ann&#233;e 2011 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous exigeons du gouvernement Ghannouchi la suspension de ce paiement eut &#233;gard &#224; la situation exceptionnelle que traverse notre pays et au vu des besoins sociaux immenses. Cette demande se fonde notamment sur l'argument juridique de l'&#233;tat de n&#233;cessit&#233; qui permet aux &#201;tats se trouvant dans des difficult&#233;s financi&#232;res de suspendre unilat&#233;ralement le paiement de leur dette pour donner la priorit&#233; aux besoins de la population. Cette suspension s'impose d'autant qu'une part importante de la dette publique ext&#233;rieure de la Tunisie est une dette priv&#233;e du dictateur Ben Ali n'ayant pas b&#233;n&#233;fici&#233; au peuple tunisien. Pendant la dur&#233;e de suspension de paiement, un audit sur l'int&#233;gralit&#233; de la dette publique tunisienne (externe et interne) devrait &#234;tre men&#233; pour d&#233;terminer la part ill&#233;gitime, celle qui n'a pas profit&#233; au peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raid Attac/Cadtm Tunisie adresse un appel urgent &#224; tous les conseils de protection de la r&#233;volution et aux mouvements politiques, sociaux, syndicaux et de la jeunesse pour qu'ils unissent leurs efforts afin d'obtenir, dans un premier temps, la suspension imm&#233;diate du paiement de cette somme. Cela est d'autant plus urgent que le gouvernement Ghannouchi compte payer une grande partie de cette somme (410 millions d'euros) courant avril 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raid Attac/Cadtm Tunisie propose de constituer un collectif qui aura la charge de d&#233;cider des actions collectives pour atteindre cet objectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suspendre le paiement de 577 millions d'euros vaut mieux que de contracter de nouveaux emprunts qui aggraveront l'endettement de la Tunisie !&lt;br class='autobr' /&gt;
Suspendre le paiement de 577 millions d'euros ne nuira en rien aux cr&#233;anciers de la Tunisie, par contre payer cette somme ne fera qu'aggraver la situation du peuple tunisien !&lt;br class='autobr' /&gt;
Tunis, le 22 f&#233;vrier 2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.tunisie.attac.org/drupal-6.20/fr/node/4&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Raid Attac/Cadtm Tunisie &lt;br class='autobr' /&gt;
Fathi Chamkhi &lt;br class='autobr' /&gt;
T&#233;l. +216.98.522.378 / +216.23.787.380 &#8211; Email : fatcham@yahoo.fr- &lt;br class='autobr' /&gt;
http://www.tunisie.attac.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Egypte, nouvelle &#233;tape de la r&#233;volution arabe</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/L-Egypte-nouvelle-etape-de-la-revolution-arabe</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/L-Egypte-nouvelle-etape-de-la-revolution-arabe</guid>
		<dc:date>2011-02-03T01:59:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Damien MILLET , Fathi Chamkhi, J&#233;rome Duval , Sophie Perchellet</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;gypte</dc:subject>
		<dc:subject>Tunisie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s le peuple tunisien, plus d'une centaine de citoyens &#233;gyptiens ont pay&#233; de leur vie pour que leur pays ait une chance d'&#234;tre d&#233;barrass&#233; d'un r&#233;gime dictatorial et corrompu. Le processus r&#233;volutionnaire qui a commenc&#233; le 17 d&#233;cembre 2010 &#224; Sidi Bouzid en Tunisie, et qui a r&#233;ussi &#224; chasser Zine el Abidine Ben Ali du pouvoir un mois plus tard, est le m&#234;me qui enflamme l'Egypte depuis la journ&#233;e historique du 28 janvier. 30 janvier 2011 &lt;br class='autobr' /&gt; Ce mouvement, qui malgr&#233; une r&#233;pression farouche (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Afrique-" rel="directory"&gt;Afrique&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Egypte-+" rel="tag"&gt;&#201;gypte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Tunisie-+" rel="tag"&gt;Tunisie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s le peuple tunisien, plus d'une centaine de citoyens &#233;gyptiens ont pay&#233; de leur vie pour que leur pays ait une chance d'&#234;tre d&#233;barrass&#233; d'un r&#233;gime dictatorial et corrompu. Le processus r&#233;volutionnaire qui a commenc&#233; le 17 d&#233;cembre 2010 &#224; Sidi Bouzid en Tunisie, et qui a r&#233;ussi &#224; chasser Zine el Abidine Ben Ali du pouvoir un mois plus tard, est le m&#234;me qui enflamme l'Egypte depuis la journ&#233;e historique du 28 janvier.&lt;br class='autobr' /&gt;
30 janvier 2011&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce mouvement, qui malgr&#233; une r&#233;pression farouche s'&#233;tend &#224; toute l'Egypte, est port&#233; par un seul mot d'ordre : &#8216;le peuple veut la chute du r&#233;gime'. Au quatri&#232;me jour de protestation, le pays s'enflamme : les manifestations s'&#233;tendent dans tout le pays pour exiger le d&#233;part du dictateur Moubarak au pouvoir depuis 30 ans. Empruntant la voie r&#233;volutionnaire ouverte par les masses populaires et la jeunesse en Tunisie, rien ne semble pouvoir arr&#234;ter le processus insurrectionnel en marche. La rue &#233;gyptienne s'embrase.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#194;g&#233; de 82 ans, Hosni Moubarak, le plus proche alli&#233; arabe des &#201;tats-Unis, r&#233;p&#232;te la funeste erreur de Ben Ali en ordonnant &#224; sa police de r&#233;primer durement les manifestations, esp&#233;rant ainsi tuer dans l'&#339;uf la r&#233;volution qui s'annonce. Dans le m&#234;me temps, Internet est totalement censur&#233; et le g&#233;ant britannique des t&#233;l&#233;communications Vodafone confirme que les compagnies de t&#233;l&#233;phonie mobile se sont soumises &#224; l'ordre de couper toutes les communications. Il est frappant de voir comment, d&#232;s qu'elles agissent au service de la r&#233;volution, les nouvelles technologies de communication peuvent &#234;tre totalement et imm&#233;diatement coup&#233;es &#224; l'&#233;chelle d'une nation enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la capitale, le m&#233;tro est ferm&#233;, deux commissariats et le si&#232;ge du Parti national d&#233;mocrate (PND) au pouvoir sont incendi&#233;s. Selon l'Associated Press, le minist&#232;re des Affaires &#233;trang&#232;res aurait &#233;t&#233; pris &#224; partie par les manifestants. A Alexandrie, c'est le si&#232;ge du gouvernorat, un symbole du r&#233;gime, qui est br&#251;l&#233;. La r&#233;pression s'abat aussi sur plusieurs membres de la presse &#233;trang&#232;re. Alors que l'arm&#233;e est appel&#233;e &#224; pr&#234;ter assistance aux forces de police, un couvre-feu est d&#233;cr&#233;t&#233;, mais n'est pas respect&#233; et le peuple tient la rue. Dans la confusion la plus totale, la foule se d&#233;place au milieu de colonnes de chars, certains policiers et des conducteurs de blind&#233;s pactisant avec les manifestants qui dansent sur les chars !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Internet n'est qu'un outil et ne doit pas d&#233;tourner notre attention de la vraie raison de cette insurrection : l'envie d'en finir avec un r&#233;gime despotique sous domination imp&#233;rialiste pour enfin satisfaire les aspirations de la population. Ce pays est riche. Il brade ses ressources afin de payer une dette qui n'a en rien b&#233;n&#233;fici&#233; aux populations. Au contraire, elle a notamment servi &#224; financer la r&#233;pression durant ces trois d&#233;cennies de dictature et &#224; enrichir les proches du pouvoir ainsi que les cr&#233;anciers. Les pr&#234;ts sont en grande partie d&#233;tourn&#233;s par l'&#233;lite corrompue du pays, en toute connaissance de cause des pr&#234;teurs qui en partagent donc la responsabilit&#233;. Les avoirs de Moubarak, au m&#234;me titre que ceux de Ben Ali en fuite, constituent des biens mal acquis qui doivent &#234;tre restitu&#233;s au peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis que Moubarak est devenue pr&#233;sident en 1981, apr&#232;s l'assassinat de son pr&#233;d&#233;cesseur Anouar el-Sadate, le peuple &#233;gyptien a rembours&#233; l'&#233;quivalent de 68,5 milliards de dollars au titre de la dette externe. Pourtant, dans le m&#234;me temps, elle n'a cess&#233; d'augmenter, passant de 22 &#224; 33 milliards de dollars. La dette contract&#233;e par le r&#233;gime Moubarak est largement odieuse : en droit international, elle est nulle et non avenue. Elle doit &#234;tre purement et simplement r&#233;pudi&#233;e. Pour cela, un audit de la dette, accompagn&#233; d'un gel des remboursements sans p&#233;nalit&#233;s de retard, doit &#234;tre conduit sous contr&#244;le citoyen par les pouvoirs publics, afin de d&#233;terminer pr&#233;cis&#233;ment ce &#224; quoi ont servi les diff&#233;rents contrats de pr&#234;ts et d'annuler la part ill&#233;gitime de cette dette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s des d&#233;cennies de silence, de coop&#233;ration militaire et commerciale, les dirigeants des grandes puissances ont appel&#233; au respect des droits humains fondamentaux. La secr&#233;taire d'Etat Hillary Clinton, apr&#232;s avoir pr&#244;n&#233; la stabilit&#233; du r&#233;gime, s'inqui&#232;te de la tournure des &#233;v&#232;nements : &#171; Nous sommes tr&#232;s inquiets au sujet des &#233;v&#232;nements en Egypte. Les droits fondamentaux doivent &#234;tre respect&#233;s, la violence endigu&#233;e, et la libert&#233; de communication r&#233;tablie. &#187; Mais pourquoi ces voix ne se sont-elles pas faites entendre plus t&#244;t, alors que le peuple &#233;tait musel&#233;, les m&#233;dias aux ordres ou b&#226;illonn&#233;s, et l'opposition incarc&#233;r&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus d'&#234;tre un fid&#232;le alli&#233; &#233;conomique des Etats-Unis, l'Egypte est un pilier g&#233;ostrat&#233;gique important, garant de l'ordre arabe &#233;tabli et de la stabilit&#233; r&#233;gionale vis-&#224;-vis d'Isra&#235;l. Pour le vice-pr&#233;sident Joseph Biden, &#171; Moubarak a &#233;t&#233; notre alli&#233; pour normaliser les relations avec Isra&#235;l, je ne le qualifierais pas de dictateur &#187;. Ces d&#233;clarations cachent mal la volont&#233; de prot&#233;ger les int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques et strat&#233;giques dans la r&#233;gion. Un chiffre ne trompe pas : l'arm&#233;e &#233;gyptienne est financ&#233;e par des subventions &#233;tats-uniennes (1,3 milliard de dollars en 2010) pour maintenir l'oligarchie au pouvoir par la r&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le renversement de Moubarak, comme celui de Ben Ali, n'est pas une fin en soi. Il doit &#234;tre la premi&#232;re &#233;tape vers un changement profond : d&#233;sormais, le peuple a entam&#233; la lutte et montr&#233; qu'il veut prendre son destin en main. Tr&#232;s vite, de nombreuses d&#233;cisions devront &#234;tre prises : arr&#234;t des remboursements et audit de la dette en vue de sa r&#233;pudiation, r&#233;formes &#233;conomiques en profondeur pour une juste r&#233;partition de la richesse, d&#233;veloppement des secteurs vitaux (sant&#233;, &#233;ducation, transports publics, logement&#8230;), garantie absolue des droits fondamentaux. La route est longue, mais la chute de Moubarak la rendra enfin possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fathi Chamkhi, Raid Attac/CADTM Tunisie &lt;br class='autobr' /&gt;
J&#233;r&#244;me Duval, Patas Arriba/CADTM Espagne &lt;br class='autobr' /&gt;
Damien Millet, CADTM France &lt;br class='autobr' /&gt;
Sophie Perchellet, CADTM France&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;CHAMKHI Fathi, DUVAL J&#233;r&#244;me, MILLET Damien, PERCHELLET Sophie&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Tunisie et les dictats du FMI : Comment la politique macro-&#233;conomique entra&#238;ne la pauvret&#233; et le ch&#244;mage dans le monde</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/La-Tunisie-et-les-dictats-du-FMI-Comment-la-politique-macro-economique-entraine</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/La-Tunisie-et-les-dictats-du-FMI-Comment-la-politique-macro-economique-entraine</guid>
		<dc:date>2011-01-29T13:42:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Chossudovsky</dc:creator>


		<dc:subject>Mondialisation</dc:subject>
		<dc:subject>Tunisie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les m&#233;dias occidentaux proclament, en ch&#339;ur, que le g&#233;n&#233;ral Zine el-Abidine Ben Ali, ancien pr&#233;sident d&#233;chu de la Tunisie, est un dictateur. Le mouvement de protestation tunisien est simplement d&#233;crit comme la cons&#233;quence d'un r&#233;gime antid&#233;mocratique et autoritaire d&#233;fiant les normes de la &#171; communaut&#233; internationale &#187;. Toutefois, Ben Ali n'&#233;tait pas un &#171; dictateur &#187;. Les dictateurs d&#233;cident et dictent. Ben Ali &#233;tait un serviteur des int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques occidentaux, un pantin fid&#232;le qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-International-" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Mondialisation-+" rel="tag"&gt;Mondialisation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Tunisie-+" rel="tag"&gt;Tunisie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les m&#233;dias occidentaux proclament, en ch&#339;ur, que le g&#233;n&#233;ral Zine el-Abidine Ben Ali, ancien pr&#233;sident d&#233;chu de la Tunisie, est un dictateur. Le mouvement de protestation tunisien est simplement d&#233;crit comme la cons&#233;quence d'un r&#233;gime antid&#233;mocratique et autoritaire d&#233;fiant les normes de la &#171; communaut&#233; internationale &#187;. Toutefois, Ben Ali n'&#233;tait pas un &#171; dictateur &#187;. Les dictateurs d&#233;cident et dictent. Ben Ali &#233;tait un serviteur des int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques occidentaux, un pantin fid&#232;le qui ob&#233;issait aux ordres, avec l'appui soutenu de la communaut&#233; internationale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'interf&#233;rence &#233;trang&#232;re dans les affaires int&#233;rieures de la Tunisie n'est pas mentionn&#233;e dans les reportages m&#233;diatiques. Les hausses de prix de la nourriture n'ont pas &#233;t&#233; &#171; dict&#233;es &#187; par le gouvernement Ben Ali, mais impos&#233;es par Wall Street et le Fonds mon&#233;taire international (FMI).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le du gouvernement Ben Ali a &#233;t&#233; d'appliquer la m&#233;decine &#233;conomique mortelle du FMI, laquelle, sur une p&#233;riode de plus de 20 ans, a servi &#224; d&#233;stabiliser l'&#233;conomie nationale et &#224; appauvrir la population tunisienne.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
En tant que chef d'&#201;tat, Ben Ali n'a pas pris de d&#233;cision importante. La souverainet&#233; nationale &#233;tait un souvenir. En 1987, au plus fort de la crise de la dette, le gouvernement nationaliste de gauche d'Habib Bourguiba a &#233;t&#233; remplac&#233; par un nouveau r&#233;gime, fermement engag&#233; &#224; adopter des r&#233;formes du &#171; march&#233; libre &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
La gestion macro-&#233;conomique sous le commandement du FMI &#233;tait aux mains des cr&#233;anciers ext&#233;rieurs de la Tunisie. Au cours des 23 derni&#232;res ann&#233;es, la politique sociale et &#233;conomique du pays a &#233;t&#233; dict&#233;e par le consensus de Washington.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ben Ali est demeur&#233; au pouvoir, car son gouvernement a ob&#233;i et appliqu&#233; efficacement les dictats du FMI, tout en servant &#224; la fois les int&#233;r&#234;ts des &#201;tats-Unis et ceux de l'Union europ&#233;enne.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce syst&#232;me a &#233;t&#233; implant&#233; dans de nombreux pays. La continuit&#233; des r&#233;formes fatales du FMI requiert un &#171; changement de r&#233;gime &#187;. La mise en place d'une marionnette politique assure l'application du programme n&#233;olib&#233;ral, tout en cr&#233;ant des conditions propices &#224; l'effondrement &#233;ventuel d'un gouvernement corrompu et impopulaire ayant servi &#224; appauvrir une population enti&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le mouvement de protestation &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce ne sont pas Wall Street et les institutions financi&#232;res internationales situ&#233;es &#224; Washington qui sont la cible directe du mouvement de protestation. L'implosion sociale a &#233;t&#233; dirig&#233;e contre un gouvernement plut&#244;t que contre l'interf&#233;rence des puissances &#233;trang&#232;res dans l'orientation de la politique gouvernementale.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Au d&#233;but, les protestations n'&#233;taient pas le r&#233;sultat d'un mouvement politique organis&#233; et dirig&#233; contre l'imposition des r&#233;formes n&#233;olib&#233;rales.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, des indications laissent croire que le mouvement de protestation a &#233;t&#233; manipul&#233; dans le but de cr&#233;er un chaos social, ainsi que d'assurer une continuit&#233; politique. Des reportages non corrobor&#233;s r&#233;v&#232;lent des actes de r&#233;pression et d'intimidation par des milices arm&#233;es dans de grandes zones urbaines.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
La question qui importe est comment la crise &#233;voluera-t-elle ? Comment la question plus large de l'interf&#233;rence &#233;trang&#232;re sera-t-elle abord&#233;e par le peuple tunisien ?&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Du point de vue de Washington et de Bruxelles, on pr&#233;voit le remplacement d'un r&#233;gime impopulaire et autoritaire par un nouveau gouvernement fantoche. Des &#233;lections sont envisag&#233;es sous la supervision de la soi-disant communaut&#233; internationale, auquel cas des candidats seraient pr&#233;s&#233;lectionn&#233;s et approuv&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Si ce processus de changement de r&#233;gime devait &#234;tre mis en &#339;uvre pour le compte d'int&#233;r&#234;ts &#233;trangers, le nouveau gouvernement mandataire assurerait sans doute la continuit&#233; du programme politique n&#233;olib&#233;ral ayant servi &#224; appauvrir la population tunisienne.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le gouvernement transitoire men&#233; par le pr&#233;sident int&#233;rimaire Fouad Mebazza se trouve actuellement dans une impasse, avec une opposition f&#233;roce &#233;manant du mouvement syndical (UGTT). Mebazza a promis de &#171; rompre avec le pass&#233; &#187; sans toutefois sp&#233;cifier si cela signifie l'annulation des r&#233;formes &#233;conomiques n&#233;olib&#233;rales.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Aper&#231;u historique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
En ch&#339;ur, les m&#233;dias ont pr&#233;sent&#233; la crise en Tunisie comme une question de politique int&#233;rieure, sans offrir de perspective historique. La pr&#233;somption veut qu'avec la d&#233;position du &#171; dictateur &#187; et l'installation d'un gouvernement d&#251;ment &#233;lu, la crise sociale se r&#233;soudra t&#244;t ou tard.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Les premi&#232;res &#171; &#233;meutes du pain &#187; en Tunisie remontent &#224; 1984. Le mouvement de protestation de janvier 1984 a &#233;t&#233; caus&#233; par une hausse de 100 pour cent des prix du pain. Cette augmentation a &#233;t&#233; exig&#233;e par le FMI dans le cadre du programme d'ajustement structurel tunisien (PAS). L'&#233;limination de subventions alimentaires &#233;tait une condition &lt;i&gt;de facto&lt;/i&gt; de l'accord de pr&#234;t avec le FMI.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le pr&#233;sident Habib Bourguiba, qui a jou&#233; un r&#244;le historique dans la lib&#233;ration de la Tunisie du colonialisme fran&#231;ais, a d&#233;clar&#233; un &#233;tat d'urgence en r&#233;action aux &#233;meutes :&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Alors que les tirs retentissaient, la police et les troupes d'arm&#233;e en jeeps et en v&#233;hicules blind&#233;s de transport de troupes se sont d&#233;ploy&#233;es &#224; travers la ville pour r&#233;primer l'&#171; &#233;meute du pain &#187;. La d&#233;monstration de force a finalement amen&#233; un calme inqui&#233;tant, mais seulement apr&#232;s que plus de 50 manifestants et passants furent tu&#233;s. Ensuite, dans une &#233;mission dramatique de cinq minutes diffus&#233;e &#224; la radio et &#224; la t&#233;l&#233;vision, Bourguiba a annonc&#233; qu'il annulait la hausse de prix. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;a href=&#034;http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,921495,00.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tunisia : Bourguiba Lets Them Eat Bread - TIME&lt;/a&gt;, janvier 1984)&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s le d&#233;saveu du pr&#233;sident Bourguiba, la hausse de prix du pain a &#233;t&#233; annul&#233;e. Bourguiba a cong&#233;di&#233; son ministre de l'Int&#233;rieur et a refus&#233; de se conformer aux demandes du consensus de Washington.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le programme n&#233;olib&#233;ral avait tout de m&#234;me &#233;t&#233; &#233;tabli et avait men&#233; &#224; une inflation galopante et au ch&#244;mage de masse. Trois ans plus tard, Bourguiba et son gouvernement ont &#233;t&#233; chass&#233;s dans un coup d'&#201;tat sans effusion de sang, &#171; en raison d'incomp&#233;tence &#187;. Cela a conduit &#224; l'installation du g&#233;n&#233;ral Zine el-Abidine Ben Ali comme pr&#233;sident en novembre 1987. Ce coup ne visait pas Bourguiba : il &#233;tait largement destin&#233; &#224; d&#233;manteler de fa&#231;on permanente la structure politique nationaliste &#233;tablie initialement au milieu des ann&#233;es 1950, tout en privatisant les avoirs de l'&#201;tat.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le coup militaire a non seulement marqu&#233; la fin du nationalisme postcolonial men&#233; par Bourguiba, il a &#233;galement contribu&#233; &#224; affaiblir le r&#244;le de la France. Le gouvernement Ben Ali s'est fermement align&#233; sur Washington plut&#244;t que Paris.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; peine quelques mois apr&#232;s l'installation de Ben Ali comme pr&#233;sident en novembre 1987, un accord majeur a &#233;t&#233; sign&#233; avec le FMI. Un accord avait &#233;galement &#233;t&#233; conclu avec Bruxelles concernant l'&#233;tablissement d'un r&#233;gime de libre-&#233;change avec l'Union europ&#233;enne. Un programme de privatisation massive sous la supervision du FMI et de la Banque mondiale a aussi &#233;t&#233; lanc&#233;. Avec des salaires horaires de l'ordre de 0,75 euro, la Tunisie &#233;tait par ailleurs devenue un paradis de main d'&#339;uvre bon march&#233; pour l'Union europ&#233;enne.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qui est le dictateur ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Un examen des documents du FMI sugg&#232;re que depuis l'inauguration de Ben Ali en 1987 jusqu'&#224; aujourd'hui, son gouvernement s'&#233;tait fid&#232;lement conform&#233; aux conditionnalit&#233;s du FMI et de la Banque mondiale, incluant le cong&#233;diement de travailleurs du secteur public, l'&#233;limination du contr&#244;le des prix de biens essentiels &#224; la consommation et l'implantation d'un programme de privatisation radical. L'abolition des barri&#232;res commerciales ordonn&#233;e par la Banque mondiale a favoris&#233; le d&#233;clenchement d'une vague de faillites.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la suite de ces bouleversements de l'&#233;conomie nationale, les remises en esp&#232;ces provenant des travailleurs tunisiens dans l'Union europ&#233;enne sont devenues une source de plus en plus importante de recettes en devises.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Environ 65 000 Tunisiens vivent &#224; l'&#233;tranger. &lt;a href=&#034;http://siteresources.worldbank.org/INTPROSPECTS/Resources/334934-1199807908806/Tunisia.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;En 2010, le montant total des remises en esp&#232;ces &#233;taient de l'ordre de 1,960 milliards de dollars&lt;/a&gt;, une hausse de 57 % par rapport &#224; 2003. Une grande part de ces remises en devises sera affect&#233;e au service de la dette ext&#233;rieure.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'augmentation sp&#233;culative des prix de la nourriture dans le monde&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
En septembre 2010, un accord a &#233;t&#233; conclu entre Tunis et le FMI, lequel recommandait l'annulation des subventions restantes comme moyen d'atteindre un &#233;quilibre fiscal.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
La prudence fiscale demeure une priorit&#233; tr&#232;s importante pour les autorit&#233;s [tunisiennes], qui, dans l'environnement international actuel, voient &#233;galement la n&#233;cessit&#233; de maintenir en 2010 une politique budg&#233;taire d'un grand secours. Au cours de la derni&#232;re d&#233;cennie, les efforts visant &#224; r&#233;duire significativement le ratio d'endettement public ne devraient pas &#234;tre compromis par un politique budg&#233;taire trop laxiste. Les autorit&#233;s sont engag&#233;es &#224; contr&#244;ler fermement les d&#233;penses actuelles, incluant les subventions [&#8230;] (IMF Tunisia : 2010 Article IV Consultation - Staff Report ; Public Information Notice on the Executive Board Discussion ; and Statement by the Executive Director for Tunisia, &lt;a href=&#034;http://www.imf.org/external/pubs/ft/scr/2010/cr10282.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.imf.org/external/pubs/ft/scr/2010/cr10282.pdf&lt;/a&gt;)&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Il convient de noter que l'insistance du FMI relativement &#224; l'aust&#233;rit&#233; budg&#233;taire et &#224; l'abolition des subventions co&#239;ncide chronologiquement avec une nouvelle augmentation des prix des aliments de base aux bourses de marchandise de London, New York et Chicago. Ces hausses de prix sont en grande partie le r&#233;sultat des sp&#233;culations pratiqu&#233;es par d'importants int&#233;r&#234;ts financiers et commerciaux de l'industrie agricole.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces augmentations des prix des aliments, r&#233;sultant d'une manipulation pure et simple (plut&#244;t que de la raret&#233;), ont servi &#224; appauvrir des populations partout dans le monde. Ces hausses constituent une nouvelle &#233;tape dans le processus d'appauvrissement mondial.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
[...]&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La Tunisie et le monde&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui arrive en Tunisie rel&#232;ve d'un processus &#233;conomique mondial qui d&#233;truit la vie des gens par la manipulation d&#233;lib&#233;r&#233;e des forces du march&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
De mani&#232;re plu g&#233;n&#233;rale, &#171; les dures r&#233;alit&#233;s &#233;conomiques et sociales sous-jacentes aux interventions du FMI sont la forte hausse du prix des denr&#233;es alimentaires, des famines au niveau local, des mises &#224; pieds massives de travailleurs urbains et de fonctionnaires, ainsi que la destruction des programmes sociaux. Le pouvoir d'achat &#224; l'&#233;chelle nationale s'est effondr&#233;, des cliniques m&#233;dicales et des &#233;coles ont &#233;t&#233; ferm&#233;es, et des centaines de millions d'enfants sont priv&#233;s de leur droit &#224; un enseignement primaire &#187;. (Michel Chossudovsky, &lt;a href=&#034;http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&amp;aid=8877&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Global Famine&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est n&#233;cessaire de diriger le mouvement de protestation non seulement contre le gouvernement mais aussi contre l'ambassade &#233;tasunienne, la d&#233;l&#233;gation de l'Union europ&#233;enne et les missions du FMI et de la Banque mondiale en Tunisie.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;En 2008, le pr&#233;sident du FMI a visit&#233; la Tunisie et a f&#233;licit&#233; la conduite &#233;conomique du pays. Voir la vid&#233;o &lt;a href=&#034;http://www.youtube.com/watch?v=xEA9X6j7b_U&amp;feature=player_embedded&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tunisie un mod&#232;le pour les pays &#233;mergents&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;iframe title=&#034;YouTube video player&#034; class=&#034;youtube-player&#034; type=&#034;text/html&#034; width=&#034;480&#034; height=&#034;390&#034; src=&#034;http://www.youtube.com/embed/xEA9X6j7b_U&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowFullScreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Article original en anglais : Tunisia and the IMF's Diktats : How Macro-Economic Policy Triggers Worldwide Poverty and Unemployment, publi&#233; le 20 janvier 2011.&lt;br class='manualbr' /&gt;Traduit par Julie L&#233;vesque. &lt;br class='manualbr' /&gt;Article complet sur &lt;a href=&#034;http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=22939&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mondialisation.ca&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;claration internationale de soutien &#224; la R&#233;volution tunisienne</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Declaration-internationale-de-soutien-a-la-Revolution-tunisienne</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Declaration-internationale-de-soutien-a-la-Revolution-tunisienne</guid>
		<dc:date>2011-01-28T16:42:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Tunisie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La R&#233;volution tunisienne est belle. Spontan&#233;ment, sans directives, sans organisation, le peuple tunisien s'est soulev&#233; pour renverser Ben Ali, un dictateur, disposant d'une machine polici&#232;re puissante et tentaculaire et qui &#233;tait soutenu par toutes les grandes puissances au pr&#233;texte fallacieux qu'il constituait un &#171; rempart contre l'islamisme &#187;. jeudi 27 janvier 2011 &lt;br class='autobr' /&gt; Presque unanime, avec pour slogan principal le d&#233;part de Ben Ali, le peuple tunisien a triomph&#233; du despote pr&#233;dateur qui le (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-International-" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Tunisie-+" rel="tag"&gt;Tunisie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH106/arton3105-def2b.png?1629928024' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='106' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La R&#233;volution tunisienne est belle. Spontan&#233;ment, sans directives, sans organisation, le peuple tunisien s'est soulev&#233; pour renverser Ben Ali, un dictateur, disposant d'une machine polici&#232;re puissante et tentaculaire et qui &#233;tait soutenu par toutes les grandes puissances au pr&#233;texte fallacieux qu'il constituait un &#171; rempart contre l'islamisme &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
jeudi 27 janvier 2011&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Presque unanime, avec pour slogan principal le d&#233;part de Ben Ali, le peuple tunisien a triomph&#233; du despote pr&#233;dateur qui le gouvernait. En quelques semaines d'intenses mobilisations entam&#233;es par le sacrifice tragique d'un jeune vendeur ambulant d'une des r&#233;gions les plus d&#233;sh&#233;rit&#233;es du pays, l'histoire de la Tunisie, et peut-&#234;tre celle de tout le monde arabe, a bascul&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de ce premier succ&#232;s, la mobilisation se poursuit, car chacun sait que les principales institutions mises en place par le pr&#233;sident d&#233;chu restent en place. Contre les forces de la normalisation, les forces du changement exigent en premier lieu la dissolution du Rassemblement constitutionnel d&#233;mocratique (RCD) qui n'est pas tant un parti qu'un organe de r&#233;pression, de surveillance et de client&#233;lisation. Chacun sait &#233;galement que sans rupture v&#233;ritable avec les institutions mises en place par le dictateur, les couches populaires qui ont port&#233; le mouvement r&#233;volutionnaire et en particulier la jeunesse risquent d'&#234;tre d&#233;poss&#233;d&#233;es de leur victoire au nom d'une transition sans heurts qui n'accorderait aux revendications du peuple que quelques concessions minimes, semblables &#224; celles que Ben Ali offraient &#171; g&#233;n&#233;reusement &#187; une poign&#233;e d'heures avant d'&#234;tre chass&#233; par les puissantes manifestations de rue. Chacun sait qu'une d&#233;mocratie de fa&#231;ade n'est en rien ce qu'attendent les Tunisiens et qu'ils ne veulent pas non plus d'une politique &#233;conomique dict&#233;e par l'Union europ&#233;enne et les institutions financi&#232;res internationales, dont le credo lib&#233;ral conduit &#224; toujours plus de mis&#232;re et de ch&#244;mage. Ils ne veulent plus d'une politique &#233;trang&#232;re soumise aux int&#233;r&#234;ts des puissances imp&#233;riales et press&#233;e d'en finir avec la r&#233;sistance palestinienne. Chacun sait, en Tunisie, que l'onde de choc de cette R&#233;volution dans l'ensemble du monde arabe est un formidable acquis, qu'elle suscite beaucoup d'espoir qu'il serait d&#233;sastreux de d&#233;cevoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience historique a montr&#233; que, face &#224; des dynamiques de cette ampleur, les puissants du monde entier, ceux qui perp&#233;tuent l'oppression et l'exploitation, n'ont de cesse de r&#233;duire leur port&#233;e, de les &#233;touffer dans l'&#339;uf et, si la menace persiste, de les briser par la violence. En Tunisie, comme cela a pu se passer ailleurs, nous ne doutons pas que certains, d&#233;j&#224;, notamment au sein des services des &#201;tats imp&#233;rialistes, pr&#233;parent la contre-r&#233;volution pour mater une fois pour toutes la mobilisation populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, nous, militants, intellectuels, citoyens, tous engag&#233;s pour la d&#233;mocratie et la justice sociale, saluons le peuple tunisien et sa R&#233;volution de la dignit&#233;. Nous lui assurons notre solidarit&#233; ind&#233;fectible dans ses efforts pour l'approfondissement du processus d&#233;mocratique comme nous nous engageons &#224; &#234;tre &#224; ses c&#244;t&#233;s pour pr&#233;server ses acquis et s'opposer &#224; toute tentative contre-r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous approuvez le contenu de cette d&#233;claration et que vous souhaitez faire partie des signataires, veuillez envoyer un mail &#224; l'adresse solidaritytunisia@gmail.com en indiquant vos noms, pr&#233;noms, fonction et pays de r&#233;sidence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci &#233;galement de diffuser dans vos r&#233;seaux avant le lancement officiel pr&#233;vu entre mardi et mercredi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premiers signataires :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sadri Khiari, militant tunisien et membre du Parti des indig&#232;nes de la r&#233;publique (France), Brahima Moctar Ba, Consultant (Mauritanie), Tariq Ali, romancier, historien (Grande Bretagne), Ramon Grosfoguel, chercheur (USA), Fran&#231;ois G&#232;ze, &#233;diteur (France), &#193;ngel Quintero, Universitaire (Puerto Rico), Houria Bouteldja, porte-parole du PIR (France), Ilham Moussa&#239;d (France), Odile Tobner, pr&#233;sidente de l'association Survie(France), Youssef Boussoumah, membre du PIR (France), Leonard Makombe, journaliste (Zimbabwe), Maya Valecha, Social Activist (Inde), Ghazi Hidouci, &#233;conomiste (France), Chouicha Kaddour, enseignant (Alg&#233;rie), Omar Benderra, &#233;conomiste (France), Yoshie Furuhashi, Editor of MRZine (USA), Michael Lowy, chercheur et membre du NPA (France), Said Bouamama, charg&#233; de recherche (France), Philippe Corcuff, sociologue (France), Jacques Gaillot, Ev&#234;que (France), Nadine Rosa-Rosso, Liste pour l'Egalit&#233; (Belgique), Nordine Sa&#239;di, Liste pour l'Egalit&#233; (Belgique), Muthu Senthamizhan, m&#233;decin (Inde), Hassan Benghabrit, &#233;crivain po&#232;te (France), St&#233;phane Lavignotte, pasteur, militant &#233;cologiste (France), Sabine Broeck, enseignante (Allemagne), Christine Delphy, sociologue (France), Mimoun Rahmani, membre d'ATTAC-Maroc et CADTM-Afrique, Roberto D.Hernandez, Lecturer-UC Santa Barbara (USA), Yasser Munif, militant (Syrie), Jean Nanga (Suisse), Mohamed Habib Chourabi, enseignant (Tunisie), Daniel Vanhove, Observateur civil - Membre du Mouvement Citoyen Palestine - Auteur (Belgique), Alex Schlenker, &#233;crivain et cin&#233;aste (Allemagne-Equateur), Wolfgang Zeller, researcher in African Studies University of Edinburgh (Grande Bretagne), Karen Wirsig, permanente syndicale (Canada), Fathi Chamkhi, syndicaliste (Tunisie), Nigel Gibson, Adri Mandado, Henri Saint Jean, Ancien Pr&#233;sident de l'Association des Fran&#231;ais de l'&#233;tranger en Tunisie (France), B&#233;n&#233;dicte Veilhan (France), Fran&#231;oise Harf (France), Zineb Azouz, Enseignante (Alg&#233;rie), Razmig Keucheyan, NPA (France), Carlos Martinez Garc&#237;a, politologue, pr&#233;sident de Attac-Espagne, Mathieu Colloghan, Henri Braun, avocat (France), Les Alternatifs (France), Claude Calame, chercheur (France), Cristina Serna, &#233;tudiante (USA), Jonathan Barne, &#233;tudiant (USA), Francisco Moreno Colmenero, parado (Andalousie/Espagne), Eaine Mulet Hocking, psychologue et journaliste (Puerto Rico), Marla Pagan-Mattos, &#233;tudiante (Puerto Rico), Teresa P&#233;rez del R&#237;o, universitaire (Espagne), Gallois Martine, Attac, Afps, Cgt, Associations-Culturelles (France), Henri Merme, Les Alternatifs (France), Zarifian Philippe, professeur des universit&#233;s, (France), Christina Marquez Calzada, Colette Lesoin, Dew Baboeram, &#233;diteur (Pays Bas), Jabier Ruiz Mirazo, Alejandro Sancho-Royo, Pierangela Contini, Ramon Cid Lopez, Rezgui Nicole, m&#233;decin (Tunisie), Todd Gordon, Toronto Workers' Assembly and York University (Canada), David Bouvier militant gay feminist (France), Bruno Drweski, Maitre de conf&#233;rences (France), Bouguerra Monia, enseignante (France), Andri Cahyadi, &#233;tudiant (Indon&#233;sie), Mehdi Meftah, membre du PIR (France), Na&#239;ma Zibat, Comptable (France), Docteur Jacques Lacaze, Militant pour le communisme, responsable syndicaliste (France), Atman Zerkaoui (France), Cordeiro Albano, &#233;conomiste-sociologu (France), Francisca Bagulho (Portugal), Isabelle Garo, enseignante (France), Jean Vogel, Institut Marcel Liebman (Belgique), Jean-Claude Meyer International Jewish Antizionist Network et UJFP (France), Marianne Modak, Sociologue (Suisse), Antonio Vergara de Campos (Espagne), Dubosc Patrice, cin&#233;aste (France), Walid Ben Youssef, Producteur audiovisuel (France), G&#233;rard Delteil, &#233;crivain (France), Daniele Petillon-Wilmart (France), Martine Gallois, Francisco Altemir Ruiz-Oca&#241;a, Dr. Ingeniero de Caminos (Espagne), El&#237;as Py Rodr&#237;guez, Jaime Pastor, Prof. universitaire de Science Politique (Espagne), Anna Mar&#237;a Garriga, fonctionnaire de la AMB (Area Metropolitana de Barcelona) (Espagne), Patricia Laranco, Ecrivain (France), Abdellah Hammoudi, anthropologue (USA), Miloud Kerzazi, fondateur du site &lt;a href=&#034;http://www.sous-France.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.sous-France.fr&lt;/a&gt; (France), Mamane Sani Adamou, Secr&#233;taire G&#233;n&#233;ral ORDN (Niger), Cl&#233;ment Lechartier (France), Nicolas Sersiron, Cadtm (France), Pierre-Alexandre Voye, Informaticien (France), Jean-Louis Sounes (France), Hamadi Edoula, Etoile nord-africaine anticapitaliste (France), Lebkiri Moussa, Com&#233;dien, &#233;crivain (France), Hadj-arab Amar, enseignant universitaire (Alg&#233;rie), George Ciccariello-Maher, Assistant Professor of Political Science, Drexel University (U.S.A), Michel Arbaret, ing&#233;nieur (France), Sid-Ahmed Khiat, enseignant (Grande Bretagne), Linda Gillich, traductrice (Malte), Celso Vargas, enseignant (Costa Rica), Salim Belhadi, Laboratoire LMS Universit&#233; de Guelma (Alg&#233;rie), Yassir Kazar, Dominin Doreide, Psychologue-Psychoth&#233;rapeute (Suisse), Sami Hamdi, citoyen franco-tunisien (France), Mirjam Brunner, &#233;tudiante (Suisse), CADTM international (Comit&#233; pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde), Olivier Noel, sociologue (France), Steven Katz, horse breeder (USA), Nicholas Malavis, professeur d'histoire (USA), Monique Abiad, Assistante de gestion (France), Virgile Bousoummah, Graphiste/ Webmaster (France), Serge Pralat, prof de philosophie (France), Yvon Journet, professeur, agr&#233;g&#233; de l 'universit&#233; (France), V&#233;ronique Chaize, Archives de Lyon (France), Anissa Bellahsene, Ren&#233; Giraud, professeur de lyc&#233;e &#224; la retraite (France), Georgina Mart&#237;nez Ant&#250;nez, organizaci&#243;n Movimiento de Unidad Socialista (Mexique), Dr. Sahel Sidi Mohamed, Ma&#238;tre de conf&#233;rences (Alg&#233;rie), Greg Albo, York University (Canada), Boukriss Imen, &#233;tudiante (France), Warren Davis, Jobs with Justice (USA), Trancart Zita, retrait&#233;e (France), Rouadjia Ahmed Chercheur, Historien et politologue, Ma&#238;tres de conf&#233;rence (Alg&#233;rie), Charles Post, PSC-CUNY/American Federation of Teachers (USA), Djamel Baali Cherif, Enseignant Universitaire (Alg&#233;rie), Marie Clotilde Ferret, Assistante Sociale (France), Meksem Zahir, enseignant (Alg&#233;rie), Toufik Laroussi, Ph.D Signals and Communication Systems Lab, 'SISCOM (Alg&#233;rie), Dr. Dario Azzellini, Department of Sociology, Politics and Development Research Johannes Kepler Universit&#228;t (JKU) Linz, Michel Connagle, Retrait&#233; banque, syndicaliste (France), Saddik Lahrach, Militant associatif, Marie Cousein, psychanalyste (France), Bertrand Vrain, Conseiller Municipal (France), Louigi Addario-Berry, Assistant Professor McGill University, Richard Roman, Sociology Professor (Canada), Profr. Jos&#233; Luis Alonso Vargas, Coordinateur du Mouvement du 23 septembre (Mexique), Colin Mooers, Ph.D. Professor and Director Graduate Program in Communication and Culture (Canada), David Roediger (USA), Bego&#241;a de la Fuente Miranda Desempleada (Espagne), Bennis Rachid, ing&#233;nieur informaticien (France), Daniel Lebordais, Danactu-resistance (France), Jean-Claude Ravet, r&#233;dacteur en chef revue Relations (Canada), Olivier Fouchier, ancien travailleur social et com&#233;dien (France), Seri Sidibe Mariam, Travailleuse Sociale (France), Jeffery R. Webber, Queen Mary, University of London, Lecturer in School of Politics and International Relations (Grande Bretagne), Naima Silarbi, Ethel Brizard, Artiste lyrique (France), Samia Berri, assistante de vie (France), Farida Aitou, artiste (France), Gabriela Zanbria Corona M&#233;xico D.f, Partido Revolucionario de los Trabajadores. y Coordinadora metropolitana contra la militarizaci&#243;n y la violencia en M&#233;xico (Mexique), Pierre Plougonven, retrait&#233; de l'enseignement (France), Pierre Tevanian, professeur de philosophie (France), Hadj-Arab Amar, enseignant universitaire (Alg&#233;rie), George Ciccariello-Maher, Assistant Professor of Political Science, Drexel University, (U.S.A), Aldenir Dias dos Santos, professora universitaria (Br&#233;sil), Alain Chancogne CGT, militant du communisme (France), Oughlis Laziz, enseignant universitaire (Alg&#233;rie), Nait Bouda Fa&#239;&#231;al, Maitre de Conf&#233;rence, Universit&#233; de B&#233;ja&#239;a (Alg&#233;rie), Marianne Plus, Youcef Boussaa, psychiatre ( France ), Myriam Malmi, &#233;tudiante (France), Jacques Baud, retrait&#233; (Suisse), Francine Guillot ( France), Hassane Mezine, photographe (France), Yahiaoui Meriem, ma&#238;tre-assistante en chimie (Alg&#233;rie), Vincent Gay, Documentaliste (France), Jo&#235;lle Marelli, traductrice (France), Aur&#233;lie Savy, &#233;tudiante (France), Annie Coulibaly, Membre de benso, association des Maliens d'Angers (France), Yvon Fotia, sociologue (France), Bentridi Salah-Eddine, Enseignant Chercheur (Alg&#233;rie), Meux Fr&#233;d&#233;ric, Enseignant (France), Arim Merouane, Etudiant (France), Javier Sethness, Educateur (USA), Franck Gaudichaud, Universit&#233; Grenoble 3 (France), Samir Bouakouir, Opposant alg&#233;rien Association forum m&#233;diterran&#233;en, Bouchra Tounzi, pr&#233;sidente du Forum marocain des femmes (Maroc), Jos&#233; Mar&#237;a P&#233;rez, sociologue (Espagne), MebarkiA&#239;cha, Formatrice (Guadeloupe), Hashas Mohammed, Informaticien (France), Marguerite Rollinde, chercheure (France), Jean-Bernard Gervais, journaliste, Yann Fi&#233;vet, Professeur de Sciences Economiques et Sociales (France), Eduardo Mosches, po&#232;te et &#233;diteur (Mexique), Ana Mar&#237;a L&#243;pez Rodr&#237;guez, universitaire (Mexique), Carlos Ferra Mart&#237;nez, universitaire (Mexique), Eunice Ferra L&#243;pez, universitaire (Mexique), Jon&#225;s Torres Monetalb&#225;n, universitaire (Mexique), Julio Munoz Rubio (Mexique), Jos&#233; Luis Hern&#225;ndez Ayala, membre du syndicat mexicain de l'&#233;lectricit&#233; (Mexique), T&#225;rzia Medeiros, Leader de Socialism and Liberty Party, militante de la Marche mondiale des femmes (Br&#233;sil), Bruno Deusdar&#225;, universitaire (Br&#233;sil), V&#233;ronique Vilmont, Fechet Vincent, &#201;ric Vincelot, enseignant ( &#206;le de la R&#233;union), Jean Fran&#231;ois Verhaeghe, membre du PIR (France), Mustapha Boukari, Catherine Blondin, retrait&#233;e (France), Adel Abderrezak, Universitaire (Alg&#233;rie), Bechier Marie-Magdeleine, Graphiste-vid&#233;aste (France), Assri Saltana, lyc&#233;enne (France). Durand Solange (Meriem), assistante production (France), Enrique Barrilero Abeng&#243;zar (Espagne), Dr. phil. Sabine Schiffer, Institut pour ameliorer la Responsabilite des Medias (Allemagne), Mohamed Kebieche, Peter Rachleff, College Professor (USA), Nadia Laporte, consultante en veille artistique (France), Claude de la Potterie, Florence Lozet (France), Fabienne Loup-Brunswick, Consultante &#233;ditoriale scientifique (France), Beppu Arimitsu, occupation peasan (Japon), Robert Jasmin et Claude Vaillancourt, copr&#233;sidents d'ATTAC-Qu&#233;bec (Canada), Catherine Caron, ATTAC-Qu&#233;bec (Canada), Ghali-Sghairi Ghania, enseignante (France), Ana L&#250;cia S&#225;, Chercheur (Portugal), Nadia Fadil, Sociologue, Chercheur Postdoctorale FNRS, KULeuven (Belgique), Martine Tessard, retrait&#233;e (France), Claude Branciard (France), G&#233;rard Gueniffey, militant syndical CGTR (La R&#233;union), Julia Su&#225;rez Krabbe, PhD candidate, Intercultural Studies (Danemark), Catherine Cauwet (France), Antonella Selva, association Sopra i ponti (Italie), Djeddi Mohamed, Universitaire (Alg&#233;rie), Annamaria Rivera, militante antiraciste et anthropologue, Universit&#233; de Bari (Italie), Violaine Dean (France), Sandew Hira, director International Institute for Scientific Research (Pays-Bas), Dr. Mathias Delori, Universitaire (Italie), Alberto Burgio, Universitaire (Italie), Vincenza Perilli - Marginalia &lt;a href=&#034;http://marginaliavincenzaperilli.blogspot.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://marginaliavincenzaperilli.blogspot.com/&lt;/a&gt; (Italie), Javier Guerrero-Rivera, enseignant (Colombie), Fran&#231;ois Brun, ing&#233;nieur de recherche (France).Nathalie Fessol, journaliste, militante RESF (Belgique), Michel Tibon-Cornillot, anthropologue (France), Kassia Aleksic, anthropologue (France), Saha Ouafi, enseignant universitaire (Alg&#233;rie), Sarah Schilliger, Sociologue, Universit&#233; de B&#226;le (Suisse), Lucile Daumas, Documentaliste, Militante d'Attac Maroc (Maroc), Prof. Myl&#232;ne Botbol-Baum, HELESI (Health, Ethics, Law, Economics, &amp; Social Issues) IRSS (Institut de Recherche Sant&#233; et Soci&#233;t&#233;) (Belgique), Benabdelmoum&#232;ne Aichata, recherche d'emploi (France), Pierre Cottet, Cadre communal &#224; la ville de Venissieux, syndicaliste (France), Mikou Noufissa, Universitaire (France), Annie Pourre, pr&#233;sidente de NOX VOX INTERNATIONAL (France), Thomas Schaffroth, journaliste (France), Alejandro de la Rica, &#233;tudiant (Espagne), Moussa Lebkiri, Fournier Cindy, recherche d'emploi (France), Alexandre Piettre, sociologue (France), Mohamed Amami (France), Hamrouni Ali, Cadre moyen (Tunisie), Farid Brikci, retrait&#233;, Anouar Nourdine Errida, militant des Droits humains, pour la d&#233;mocratie et la justice sociale (Maroc), Manai Jane, Retrait&#233;e (France), Pierre-Alexandre Voye, Informaticien (France), Mlayeh Rhouma, Professeur universitaire (Tunisie), Carole Cond&#233; et Karl Beveridge, Visual artists (Canada), Leila Hamza, Jocelyne Ducrocq, Kamel Barkaoui, Professeur des Universit&#233;s, Paris (France), Ann Phelan, Artiste (USA)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'UGTT et l'arm&#233;e au centre et la radicalisation</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/L-UGTT-et-l-armee-au-centre-et-la-radicalisation</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/L-UGTT-et-l-armee-au-centre-et-la-radicalisation</guid>
		<dc:date>2011-01-20T19:55:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre Puchot</dc:creator>


		<dc:subject>Tunisie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Aujourd'hui, on reste calme, bien en place, on ne frappe personne, c'est compris ? &#187; Sangl&#233; dans un uniforme bien repass&#233;, le capitaine de police passe ses troupes en revue, et transmet la consigne. Mardi 18 janvier 2011 &#224; Tunis, la police dispersait les manifestants avec des tirs tendus de grenades lacrymog&#232;nes et un usage intensif des matraques. Mercredi 19 janvier, c'est donc &#171; le calme &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors, peu &#224; peu, des centaines de manifestants se pressent sur le terre-plein central de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Afrique-" rel="directory"&gt;Afrique&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Tunisie-+" rel="tag"&gt;Tunisie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3104-81355.jpg?1629994286' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Aujourd'hui, on reste calme, bien en place, on ne frappe personne, c'est compris ? &#187; Sangl&#233; dans un uniforme bien repass&#233;, le capitaine de police passe ses troupes en revue, et transmet la consigne. Mardi 18 janvier 2011 &#224; Tunis, la police dispersait les manifestants avec des tirs tendus de grenades lacrymog&#232;nes et un usage intensif des matraques. Mercredi 19 janvier, c'est donc &#171; le calme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, peu &#224; peu, des centaines de manifestants se pressent sur le terre-plein central de l'avenue Bourguiba, dans le centre-ville. Leur nombre grandit d'heure en heure, tous scandent des slogans hostiles au Rassemblement constitutionnel d&#233;mocratique (RCD), le parti de l'ancien pr&#233;sident Ben Ali. Le RCD a conserv&#233; les quatre minist&#232;res cl&#233;s du gouvernement provisoire form&#233; lundi. Certains manifestants brandissent des photos des ministres RCD affubl&#233;s de croix gamm&#233;es : &#171; Fascistes, terroristes ! D&#233;gage ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein de la foule, plusieurs jeunes se relaient avec un m&#233;gaphone fourni par l'UGTT, l'Union g&#233;n&#233;rale tunisienne du travail, la centrale syndicale fond&#233;e en 1924. C'est, de fait, la seule organisation politique repr&#233;sent&#233;e en tant que telle et tol&#233;r&#233;e parmi les manifestants, qui s'agr&#232;gent de mani&#232;re spontan&#233;e jusqu'&#224; la nuit tomb&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon une annonce faite mercredi matin (le 19 janvier) par le ministre du d&#233;veloppement rural, le premier conseil des ministres doit se tenir jeudi. Mais le gouvernement para&#238;t d&#233;j&#224; condamn&#233; par la d&#233;mission, mardi, de plusieurs ministres de l'opposition, dont trois affili&#233;s &#224; l'UGTT, qui r&#233;clame, comme les manifestants, le retrait du RCD. Le parti de Ben Ali semble en bout de course. L'UGTT, elle, appara&#238;t plus que jamais comme la seule force politique incontournable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'opposition est tr&#232;s faible ; aujourd'hui, ce qui compte, c'est l'UGTT, et l'arm&#233;e &#187;, juge Hassan, un manifestant pourtant sympathisant du parti d&#233;mocrate progressiste (PDP, opposition l&#233;gale). Lundi, avant la d&#233;mission des trois ministres affili&#233;s &#224; l'UGTT, pas moins de six membres du gouvernement faisaient ou avaient fait partie de la direction de la centrale syndicale, qui est aussi repr&#233;sent&#233;e &#224; l'Assembl&#233;e et au S&#233;nat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Implant&#233;e dans chaque r&#233;gion, la centrale revendique 5000'00 adh&#233;rents, principalement dans le secteur public. C'est une force politique sans &#233;quivalent aujourd'hui en Tunisie, sur laquelle l'opposition politique l&#233;gale tente de se greffer. Toute la journ&#233;e de mercredi, le Forum d&#233;mocratique pour le travail et les libert&#233;s et Ettajdid, les deux organisations d'opposition &#233;galement en dehors du gouvernement, ont discut&#233; avec la direction de l'UGTT pour unifier leur position.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup de Tunisiens souhaitent d&#233;sormais voir l'UGTT jouer un r&#244;le politique plus important, &#224; la mesure de sa participation au mouvement r&#233;volutionnaire. D&#233;l&#233;gu&#233;e syndicale de la branche des m&#233;decins hospitaliers, Ahlem Belhal a commenc&#233; &#224; militer dans l'UGTT en 1987. &#201;galement militante et ancienne pr&#233;sidente de l'association tunisienne des femmes d&#233;mocrates, elle se souvient du tournant de 2009, quand son syndicat a peu &#224; peu pris la mesure du mouvement de Gafsa, dans le sud du pays, pour faire &#233;voluer la ligne de l'organisation apr&#232;s la r&#233;&#233;lection de Ben Ali fin 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les mouvements sociaux &#233;taient tr&#232;s forts, explique-t-elle. L'ex&#233;cutif de l'UGTT a &#233;t&#233; oblig&#233; de suivre ses militants, qui &#233;taient massivement investis dans ces mouvements. Aujourd'hui, l'UGTT doit &#234;tre le garant du changement, politique, &#233;conomique et social. Il n'en existe pas d'autres, l'organisation doit donc assumer un r&#244;le politique important. L'UGTT, c'est notre garde-fou social. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trois ministres affili&#233;s &#224; l'UGTT qui ont d&#233;missionn&#233; mardi du gouvernement, sont issus de la gauche tunisienne. &#201;conomiste reconnu en Tunisie, inlassable critique du r&#233;gime, Abdeljedid B&#233;doui, promu lundi pour occuper un obscur portefeuille de &#171; ministre aupr&#232;s du premier ministre &#187; selon le communiqu&#233; officiel, est par exemple une figure de la gauche altermondialiste locale, tr&#232;s loin de la politique de privatisation engag&#233;e depuis 2000.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Tournant d&#233;cisif, d&#233;but janvier&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Longtemps pourtant, le syndicat a d&#251; affronter une bureaucratie fid&#232;le au r&#233;gime de Ben Ali. Elu au congr&#232;s de 2002, r&#233;&#233;lu en 2007, le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral Abdessalem Jrad n'a pas toujours soutenu des positions progressistes hostiles au pr&#233;sident tunisien, loin s'en faut. En 2009, il s'&#233;tait prononc&#233;, comme l'ensemble du bureau ex&#233;cutif, pour la r&#233;&#233;lection de Ben Ali. C'&#233;tait alors la position majoritaire au sein de la commission administrative de l'UGTT, qui regroupe 84 d&#233;l&#233;gu&#233;s par branche, en plus des 13 membres du bureau ex&#233;cutif &#233;lu au congr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'ai eu l'honneur de rencontrer le chef de l'Etat et ce fut l'occasion d'un tr&#232;s important entretien, au cours duquel nous avons abord&#233; la situation douloureuse dans certaines r&#233;gions du pays, ainsi que des id&#233;es et des propositions de l'UGTT, affirmait-il encore, le... 12 janvier 2011, deux jours avant la fuite de l'ancien pr&#233;sident tunisien (!), avant de conclure : J'ai trouv&#233; aupr&#232;s du Pr&#233;sident de la R&#233;publique une vision profonde des principaux probl&#232;mes et de leurs causes et une volont&#233; de les r&#233;soudre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son intelligence tactique, reconnue par nombre de militants, lui a toutefois permis de sentir l'importance du mouvement et de plier, quand le r&#233;gime lui-m&#234;me demeurait aveugle. D&#233;but janvier, lors d'une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale extraordinaire, le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral avait ent&#233;rin&#233; la d&#233;cision d'entamer des gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales tournantes par r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce fut un tournant, estime Sami Souhli, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral des m&#233;decins et des pharmaciens, historiquement &#224; gauche, et qui si&#232;ge &#224; la commission administrative. Nous avons vot&#233; pour une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale tournante afin de s'accorder avec ce qu'&#233;tait la r&#233;alit&#233; du terrain. Nos militants &#233;taient d&#233;j&#224; tr&#232;s impliqu&#233;s, mais le r&#233;gime &#233;tait f&#233;roce, tirait &#224; vue, il fallait encadrer un minimum le mouvement. Car d&#232;s ce moment, beaucoup de camarades avaient le sentiment que le r&#233;gime &#233;tait fragile, et &#233;tait pr&#234;t &#224; tout. L'UGTT a alors jou&#233; son r&#244;le, d'o&#249; sa popularit&#233; aujourd'hui. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinq jours apr&#232;s la chute de Ben Ali, le tournant progressiste de l'UGTT a donc &#233;t&#233; ent&#233;rin&#233; &#224; tous les &#233;tages, validant ainsi l'investissement syndical que ses militants ont parfois pay&#233; cher depuis la prise de pouvoir de l'ancien dictateur tunisien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les positions progressistes de certaines branches de la centrale syndicale, comme celle des PTT ou de l'enseignement sup&#233;rieur, ont &#233;t&#233; construites pas &#224; pas par les militants de base durant les ann&#233;es 1990, quand le r&#233;gime se d&#233;cha&#238;nait contre tout ce qui pouvait de pr&#232;s ou de loin lui faire un peu d'ombre. &#171; La gauche &#233;tait tellement faible alors, se rappelle Lamjed Jemli, professeur de philosophie et militant de l'UGTT. Nous &#233;tions tellement fractionn&#233;s &#224; l'&#233;poque, si divis&#233;s par une r&#233;pression tr&#232;s dure. On ne pouvait m&#234;me pas faire de gr&#232;ve de la faim en prison pour attirer l'attention : ou bien ils nous for&#231;aient &#224; manger, ou bien on h&#233;ritait d'une balle dans la t&#234;te. &#187; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son apprentissage politique, Lamjed Jemli l'a effectu&#233; au sein de l'Union g&#233;n&#233;rale des &#233;tudiants tunisiens, ce qui lui a valu de f&#234;ter ses 20 ans en prison. 27 mois d'emprisonnement, de 1994 &#224; 1996. Admis au concours du Capes de philosophie une fois ses &#233;tudes achev&#233;es, envoy&#233; dans un lyc&#233;e &#224; Monastir, il est licenci&#233; au bout d'un mois par l'administration en raison de son parcours politique. Contraint de chercher un emploi dans le priv&#233;, il profite finalement de l'ouverture d'un call center &#224; Ben Arous, au sud de Tunis, pour s'y faire embaucher et fonder le premier syndicat tunisien de ce secteur d'activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui coordinateur des sections UGTT du secteur priv&#233;, Lamjed Jemli n'a plus de doute : pour lui, c'est s&#251;r, le RCD va se dissoudre : &#171; Ils n'ont pas le choix, ils ne peuvent faire le chantage de la s&#233;curit&#233; contre le coup d'Etat militaire : notre arm&#233;e, c'est 45'000 personnes, appel&#233;s compris. Une dictature militaire, ce n'est pas possible. Et la population le sait. Elle n'acceptera pas de se faire voler sa r&#233;volution sous ce pr&#233;texte. Le meilleur choix pour le RCD maintenant est de s'autodissoudre, de rendre les locaux de l'Etat qu'il occupe et les voitures de fonction. Ils pourront ainsi, s'ils en ont la capacit&#233; politique, retenter ensuite leur chance en formant de nouveaux partis. Le peuple tunisien ne demande pas de lynchage, comme pour le parti Baas en Irak, mais il veut pouvoir d&#233;cider de son sort en toute transparence. &#187; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas plus que la menace de l'arm&#233;e, le retour dans le jeu politique des partis islamistes ne saurait justifier le maintien du RCD, selon Ahlem Belhal, militante de l'UGTT, ancienne pr&#233;sidente de l'Association tunisienne des femmes d&#233;mocrates. &#171; La soi-disant lutte contre l'islamisme nous a valu 23 ann&#233;es de dictature, tonne-t-elle. C'&#233;tait un argument efficace pour faire plaisir &#224; la France et aux pays occidentaux, mais ici, c'est une mani&#232;re de nous opprimer encore davantage, de nous mettre en prison, y compris des membres de notre association. La concertation doit d&#233;sormais se faire avec tous ceux qui le souhaitent, sans restriction, pour &#233;tablir un cadre qui puisse garantir les valeurs de cette r&#233;volution, la d&#233;mocratie, l'&#233;galit&#233;, la justice sociale, la libert&#233; de culte et la s&#233;paration de l'Eglise et de l'Etat. C'est l'oppression et la n&#233;gation de l'espace public qui nourrissent l'islam radical, pas la d&#233;mocratie. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Le hold-up n'a pas tenu &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si le retrait du gouvernement et la dissolution du RCD paraissent aujourd'hui le sc&#233;nario le plus probable, si Nahda, le parti islamiste, a annonc&#233; qu'il ne pr&#233;senterait pas de candidat &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle (dont la date demeure ind&#233;termin&#233;e) et n'appara&#238;t pas encore comme une force d'opposition solide, quel sera le r&#244;le de l'UGTT dans les mois &#224; venir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1990, certains dirigeants de la centrale, tel Ali Ramdhane, songeaient &#224; fonder un Parti des travailleurs, li&#233; &#224; l'UGTT. Une option abandonn&#233;e depuis. Pourtant, certains militants syndicaux redoutent que la direction du syndicat nourrisse l'ambition de court-circuiter le processus r&#233;volutionnaire en marche. Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral des m&#233;decins et des pharmaciens, &#233;lu &#224; la commission administrative de l'UGTT, Sami Souhli raconte comment sa direction n'a pas perdu ses mauvaises habitudes en acceptant, sans consulter la base, de participer au gouvernement annonc&#233; ce lundi. Un vote sur cette question devait intervenir lors d'une assembl&#233;e pl&#233;ni&#232;re de la commission administrative du syndicat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mais on l'a bien vu, ce hold-up n'a pas tenu &#187;, dit-il. Pour lui, cette participation temporaire au gouvernement n'a qu'un but : gagner du temps. &#171; On ne le rappelle pas assez souvent, mais les liens sont forts entre la direction de l'UGTT et le RCD. En acceptant cette participation au gouvernement, le bureau ex&#233;cutif occupe le terrain et retarde le processus qui doit mener &#224; un gouvernement de salut populaire, pour que les membres du RCD qui ont &#233;t&#233; le plus mouill&#233;s dans la r&#233;pression et les affaires puissent fuir. Il ne faut donc pas se rel&#226;cher, et continuer de demander des comptes &#224; la direction du syndicat, ce que nous ferons au cours de l'assembl&#233;e pl&#233;ni&#232;re pr&#233;vue pour vendredi. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs branches du syndicat souhaitent aussi que le programme &#233;labor&#233; au sein de l'UGTT (r&#233;gime parlementaire, gouvernement de salut public incluant l'ensemble des forces d&#233;mocrates) soit &#233;crit noir sur blanc, dans une r&#233;solution sign&#233;e par le bureau ex&#233;cutif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, Sami Souhli insiste pour que les comit&#233;s de d&#233;fense des quartiers, qui ont &#233;merg&#233; ces derniers jours dans toute la Tunisie, et les comit&#233;s d'entreprise soient enfin reconnus par l'Etat, et puissent se f&#233;d&#233;rer pour &#234;tre repr&#233;sent&#233;s au Parlement tunisien. &#171; C'est un fait, souffle-t-il, le mouvement populaire tunisien n'est aujourd'hui pas repr&#233;sent&#233; politiquement. Il est pourtant indispensable qu'il le soit. Sans quoi, la r&#233;volution initi&#233;e par le peuple tunisien lui sera bien vite confisqu&#233;e. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;* Journaliste de Mediapart&lt;br&gt;
(20 janvier 2011)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;http://www.alencontre.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.alencontre.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Discours de S&#233;bastien Bouchard</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Discours-de-Sebastien-Bouchard</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Discours-de-Sebastien-Bouchard</guid>
		<dc:date>2011-01-20T19:23:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Tunisie</dc:subject>

		<description>

-
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Videos-" rel="directory"&gt;Vid&#233;os&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Tunisie-+" rel="tag"&gt;Tunisie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;iframe title=&#034;YouTube video player&#034; class=&#034;youtube-player&#034; type=&#034;text/html&#034; width=&#034;192&#034; height=&#034;156&#034; src=&#034;http://www.youtube.com/embed/nm3SvB3dBWw&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowFullScreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Discours de Ta&#239;eb Moalla</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Discours-de-Taieb-Moalla</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Discours-de-Taieb-Moalla</guid>
		<dc:date>2011-01-20T19:20:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Tunisie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Solidarit&#233; avec le peuple tuni&#173;sien &lt;br class='autobr' /&gt;
Discours pro&#173;non&#173;c&#233;s &#224; Qu&#233;bec 15 jan&#173;vier 2011 lors de la mani&#173;fes&#173;ta&#173;tion de soli&#173;da&#173;rit&#233; avec le peuple tuni&#173;sien&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Videos-" rel="directory"&gt;Vid&#233;os&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Tunisie-+" rel="tag"&gt;Tunisie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Solidarit&#233; avec le peuple tuni&#173;sien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Discours pro&#173;non&#173;c&#233;s &#224; Qu&#233;bec 15 jan&#173;vier 2011 lors de la mani&#173;fes&#173;ta&#173;tion de soli&#173;da&#173;rit&#233; avec le peuple tuni&#173;sien&lt;/p&gt;
&lt;iframe title=&#034;YouTube video player&#034; class=&#034;youtube-player&#034; type=&#034;text/html&#034; width=&#034;192&#034; height=&#034;156&#034; src=&#034;http://www.youtube.com/embed/97FW7i2AVr4&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowFullScreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tunisie : la r&#233;volution sociale et d&#233;mocratique est en marche !</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Tunisie-la-revolution-sociale-et-democratique-est-en-marche</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Tunisie-la-revolution-sociale-et-democratique-est-en-marche</guid>
		<dc:date>2011-01-17T03:44:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fathi Chamkhi</dc:creator>


		<dc:subject>Tunisie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les masses populaires tunisiennes viennent de faire une irruption spectaculaire sur la sc&#232;ne politique ! Elles ont r&#233;ussi, au bout de 29 jours, d'une r&#233;volution sociale et d&#233;mocratique, de chasser le dictateur Ben Ali ! C'est une grande victoire ! C'est un grand jour pour nous toutes et nous tous, que nous partageons avec toutes celles et tous ceux qui luttent contre l'ordre capitaliste mondial ! Avant tout, nous avons reconquis notre dignit&#233; et notre fiert&#233;, longtemps bafou&#233;es et train&#233;es (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-International-" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Tunisie-+" rel="tag"&gt;Tunisie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH150/arton3098-d4081.jpg?1629928024' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les masses populaires tunisiennes viennent de faire une irruption spectaculaire sur la sc&#232;ne politique ! Elles ont r&#233;ussi, au bout de 29 jours, d'une r&#233;volution sociale et d&#233;mocratique, de chasser le dictateur Ben Ali ! C'est une grande victoire ! C'est un grand jour pour nous toutes et nous tous, que nous partageons avec toutes celles et tous ceux qui luttent contre l'ordre capitaliste mondial ! Avant tout, nous avons reconquis notre dignit&#233; et notre fiert&#233;, longtemps bafou&#233;es et train&#233;es dans la boue par la dictature. Maintenant, nous avons une nouvelle Tunisie &#224; construire : libre, d&#233;mocratique et sociale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mais, d'ores et d&#233;j&#224; la contre r&#233;volution est en marche ! Le pouvoir de Ben Ali est tomb&#233; mais son r&#233;gime, certes d&#233;stabilis&#233; et affaibli, tente de se maintenir en place. Le Parti/Etat Destourien est toujours l&#224;, sa politique &#233;conomique et sociale capitaliste lib&#233;rale aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce r&#233;gime qui est donn&#233; en exemple du &#8216;bon &#233;l&#232;ve' par les institutions financi&#232;res internationales, qui a saign&#233; les masses populaires tunisiennes pendant 23 ans, pour le compte d'un capital mondial avide de profits, tout en engraissant une minorit&#233; de familles autour du pouvoir et organis&#233;es en clans mafieux, doit d&#233;gager. C'est ce que nous voulons !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous refusons la tentative en cours, qui vise &#224; confisquer notre r&#233;volution. Cette man&#339;uvre se pr&#233;sente sous la formule de &#8216;gouvernement d'unit&#233; nationale' autour de laquelle ce r&#233;gime ill&#233;gitime, tente de se maintenir en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me, le pouvoir abattu a l&#226;ch&#233; ses milices surarm&#233;es, dont la garde personnelle de Ben Ali, qui sont en train de semer la terreur dans les grandes villes du pays, notamment dans Tunis et ses banlieues. Des groupes, issus des masses d&#233;sh&#233;rit&#233;es et affam&#233;es, profitent elles-aussi du chaos actuel pour se servir dans les grandes surfaces : Carrefour et G&#233;ant notamment. Des bandes de pillards se mettent en place le long des axes routiers du pays, rendant toute circulation dangereuse ! Des produits de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; commencent &#224; manquer ou bien sont inexistants : pain, lait, m&#233;dicaments&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;gime, qui a d&#233;mobilis&#233; et la police (villes) et la garde nationale (campagnes) laisse faire, profite du chaos et de la peur qu'il nourrit au sein de la soci&#233;t&#233; afin d'imposer ses propres solutions. L'instauration du couvre-feu et le d&#233;ploiement de l'arm&#233;e, assez faible en effectifs et qui n'a jamais eu &#224; affronter ce genre de situation auparavant, ne fait qu'aggraver la peur ; puisque c'est au cours de la nuit que les milices arm&#233;es agissent !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partout, des citoyennes et des citoyens tentent d'organiser leur propre d&#233;fense, souvent en coordination avec l'arm&#233;e, des milliers de &#8216;comit&#233;s populaires de d&#233;fense des citoyens' se constituent pour d&#233;fendre la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seule la constitution d'un gouvernement provisoire, sans aucun repr&#233;sentant du r&#233;gime destourien, qui aura la charge de pr&#233;parer des &#233;lections libres et d&#233;mocratiques, r&#233;gies par un nouveau Code &#233;lectoral, pour une Assembl&#233;e constituante pourra permettre aux tunisiennes et aux tunisiens de reprendre leur destin&#233;e en main, et de faire r&#233;gner, dans leur pays, un ordre juste et profitable aux plus grand nombre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si le peuple aspire un jour &#224; la vie, le destin ne peut que se plier &#224; sa volont&#233; !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Tunis, le 15 janvier 2011 &lt;br&gt;
Fathi Chamkhi&lt;br&gt;
RAID-ATTAC / CADTM TUNISIE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;http://www.cadtm.org/Tunisie-la-revolution-sociale-et&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.cadtm.org/Tunisie-la-revolution-sociale-et&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
