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	<title>La Gauche</title>
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		<title>Les causes de l'ascension de la droite populiste dans les &#233;lections du maire en 2010</title>
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		<dc:date>2011-01-17T03:45:57Z</dc:date>
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		<dc:creator>Parastou Saberi, Stefan Kipfer</dc:creator>


		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Politique municipale</dc:subject>
		<dc:subject>Politique canadienne</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le 25 octobre, les citoyens de Toronto ont vot&#233; clairement pour un maire populiste de droite : le conseiller Rob Ford. Avec un taux de participation exceptionnellement &#233;lev&#233; (52,6%), Ford a re&#231;u 47,1% des voix, soit environ le m&#234;me que le vote combin&#233; de ses principaux concurrents, l'ancien ministre lib&#233;ral George Smitherman (35,6%) et le maire adjoint Joe Pantalone (11,7%) . Parmi les 44 quartiers de la ville, seulement 13 n'ont pas vot&#233; comme la majorit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Bien que Ford a remport&#233; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 25 octobre, les citoyens de Toronto ont vot&#233; clairement pour un maire populiste de droite : le conseiller Rob Ford. Avec un taux de participation exceptionnellement &#233;lev&#233; (52,6%), Ford a re&#231;u 47,1% des voix, soit environ le m&#234;me que le vote combin&#233; de ses principaux concurrents, l'ancien ministre lib&#233;ral George Smitherman (35,6%) et le maire adjoint Joe Pantalone (11,7%) . Parmi les 44 quartiers de la ville, seulement 13 n'ont pas vot&#233; comme la majorit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bien que Ford a remport&#233; la course haut la main, la composition du conseil municipal de Toronto n'a pas chang&#233; de fa&#231;on importante. Alors qu'une poign&#233;e de quartiers sont all&#233;s &#224; droite, un nombre &#233;quivalent de quartiers ont &#233;lu des conseillers &#224; gauche. Avec une augmentation nette de cinq femmes conseill&#232;res et une personne de couleur comme conseiller, le nouveau conseil est l&#233;g&#232;rement plus repr&#233;sentatif que par le pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec une seule voix au conseil et une minorit&#233; des alli&#233;s de droite au sein du conseil, Ford n'aura donc pas une majorit&#233; automatique au conseil municipal pour mettre en &#339;uvre son programme de privatisation des organismes publics, de r&#233;duction des services, et de restructuration de l'h&#244;tel de ville. Toutefois, sa victoire va certainement amener un changement vers la droite dans la salle du conseil, notamment en raison des nouveaux pouvoirs de la mairie pour d&#233;terminer la composition des comit&#233;s du conseil et des commissions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La &#171; voix du peuple &#187; ? La victoire de Ford mise en contexte.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La victoire de Ford a &#233;t&#233; largement consid&#233;r&#233;e comme une d&#233;faite retentissante du maire Miller et de ses deux mandats. Qu'est-ce qui explique la victoire inattendue de ce petit capitaliste qui moins d'un an auparavant a symbolis&#233; plus que quiconque &#224; quel point la droite n&#233;oconservatrice &#233;tait isol&#233;e dans les politiques de la ville de Toronto ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus g&#233;n&#233;ralement, Rob Ford a profit&#233; d'un mouvement plus large vers la droite. Il y a deux ans, suite &#224; la crise mondiale, le n&#233;olib&#233;ralisme &#233;conomique et le n&#233;oconservatisme ont v&#233;cu une crise de l&#233;gitimit&#233; en Am&#233;rique du Nord et en Europe. Deux ans plus tard, les classes dirigeantes ont r&#233;ussi &#224; utiliser l'intervention de l'&#201;tat &#224; leur avantage, &#224; renforcer le pouvoir politique du capital financier et &#224; faire supporter le co&#251;t de la crise par les travailleurs et les citoyens au moyen de programmes d'aust&#233;rit&#233;. Devant cette r&#233;surgence du n&#233;olib&#233;ralisme, les seules forces politiques ont &#233;t&#233; populistes, racistes et ont fait campagne contre les travailleurs sans papiers, les migrants et les &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise de l&#233;gitimit&#233; du n&#233;o-conservatisme et du n&#233;olib&#233;ralisme n'a jamais &#233;t&#233; tr&#232;s profonde au Canada. Apr&#232;s avoir conc&#233;d&#233; une strat&#233;gie de relance et fait &#233;chouer la tentative de former un gouvernement de coalition, le gouvernement minoritaire de Stephen Harper a continu&#233; tranquillement d'&#233;tablir ses priorit&#233;s &#224; Ottawa, face aux faibles interventions de &#171; l'opposition &#187;. En Ontario, les politiques d'aust&#233;rit&#233; occupent &#224; nouveau le centre de la politique provinciale avec le budget provincial 2010. En outre, l'offensive visant &#224; criminaliser l'opposition au sommet du G20 &#224; Toronto a l&#233;gitim&#233; le d&#233;ploiement de la violence par l'&#201;tat &#224; une &#233;chelle nouvelle et inqui&#233;tante. Dans ce contexte, les organisateurs des campagnes &#224; la mairie de Rob Ford, Rocco Rossi, George Smitherman, et Sarah Thomson n'avaient pas besoin de beaucoup d'imagination pour invoquer la &#171; col&#232;re &#187; des &#233;lecteurs dans le but de discr&#233;diter le &#171; doux &#187; r&#233;gime n&#233;olib&#233;ral du maire Miller.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas la premi&#232;re fois, que la Chambre de commerce de Toronto, la force principale d'organisation de la classe dirigeante dans la politique locale, a jou&#233; un r&#244;le actif dans l'organisation d'un consensus anti-Miller. Miller avait &#233;tabli une relation cordiale avec la Chambre de commerce, en continuant de transf&#233;rer les imp&#244;ts fonciers commerciaux et industriels sur les r&#233;sidents, en supportant avec enthousiasme le d&#233;veloppement immobilier, en augmentant le budget de la police, en commen&#231;ant &#224; privatiser les propri&#233;t&#233;s de la ville (par le biais de &#171; Construire Toronto &#187;), et en renfor&#231;ant les pouvoirs de d&#233;cision du maire. Mais pour la Chambre de commerce, Miller, dans sa vision des choses, n'&#233;tait pas suffisamment convaincue du bien-fond&#233; de cette troisi&#232;me voie du n&#233;olib&#233;ralisme et la crise a &#233;t&#233; l'occasion de d&#233;peindre Miller comme inutile et d&#233;pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Chambre de commerce et ses organisations &#171; civiques &#187; alli&#233;es (United Way, Toronto City Summit Alliance, Toronto Community Foundation) ont encadr&#233; avec succ&#232;s d&#232;s le d&#233;but la teneur du d&#233;bat &#224; la mairie. Dans le cadre de la campagne de Vote Toronto 2010, une s&#233;rie de documents politiques, de sondages d'opinion, de r&#233;unions publiques bien structur&#233;es ont &#233;t&#233; organis&#233;s, et des recommandations &#171; obligatoires &#187; ont &#233;t&#233; distribu&#233;s aux candidats et au public. Dans son &#034;urgent&#034; appel &#224; limiter les d&#233;penses pour faire face &#224; une suppos&#233;e crise fiscale, la Chambre de commerce a re&#231;u l'aide importante de la &#034;respectable&#034; presse bourgeoise - le Globe and Mail et le Toronto Star. Par cons&#233;quent, le seul candidat qui s'est identifi&#233; clairement avec l'administration Miller, Joe Pantalone, s'est retrouv&#233; isol&#233; &#224; la &#171; gauche &#187; du spectre. Qui plus est, aucun des cinq principaux candidats (m&#234;me pas Pantalone) ont remis en question les hypoth&#232;ses n&#233;o-lib&#233;rales devenues h&#233;g&#233;moniques &#224; Toronto depuis les ann&#233;es 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le populisme de Ford&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s &#224; l'aise dans le climat de dogmatisme n&#233;olib&#233;ral favoris&#233; par les m&#233;dias et les cercles dirigeants de Toronto, le populisme du candidat Ford a orient&#233; la campagne &#224; la mairie vers la droite extr&#233;miste, le terrain n&#233;o-conservateur. Il a renforc&#233; la mensong&#232;re impression des m&#233;dias que le conservatisme fiscal de cette campagne &#224; la mairie repr&#233;sente une rupture nette du r&#233;gime progressiste, voire de gauche, de Miller. Plus &#233;troitement li&#233; aux mani&#232;res de Harris que les traditionnels pouvoirs de Toronto le populisme de Ford a forc&#233; les cercles dirigeants &#224; repenser leurs options : rendre Ford plus pr&#233;visible ou promouvoir Smitherman comme une alternative &#171; progressiste &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re tr&#232;s similaire &#224; Mike Harris en 1995, le populisme de Ford s'est revendiqu&#233; &#171; du peuple &#187; de deux fa&#231;ons. D'abord, il s'est adress&#233; aux &#233;lecteurs en tant que &#171; contribuables &#187; et &#171; familles qui travaillent dur&#034; et qui ont besoin d'&#234;tre prot&#233;g&#233;s contre les crocs des avides politiciens de la ville, des bureaucrates inutiles, des syndicats inefficace du secteur public. Deuxi&#232;mement, Ford dans son appel &#224; un insaisissable &#171; contribuable &#187; s'est peint lui-m&#234;me comme &#171; p&#232;re de famille &#187; repr&#233;sentant tous ceux qui sont diff&#233;rents (1) des nouveaux immigrants (pensez aux r&#233;fugi&#233;s nouvellement arriv&#233;s tamoul), (2) des lesbiennes et des gays (comme Smitherman) , (3) des sans-abri, (4) des cyclistes et les &#233;cologistes, et (5) des &#034;&#233;lites&#034; du centre-ville (incluant ceux attir&#233;s ou engag&#233;s dans des projets pour revitaliser le bord de l'eau, par des &#233;v&#233;nements culturels et festivals comme La Fiert&#233; et La Nuit Blanche). La campagne Ford a ainsi li&#233;e explicitement sa rh&#233;torique anti-establishment enracin&#233;e dans la mentalit&#233; des petits propri&#233;taires et entrepreneurs &#224; des arguments racistes, homophobes, et anti-syndicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant des mois, les progressistes ont sous-estim&#233; le ph&#233;nom&#232;ne Ford en se concentrant sur sa personnalit&#233; plut&#244;t que sur les forces de droite rassembl&#233;es pour sa campagne. Bien que plein d'absurdit&#233;s et de demi-v&#233;rit&#233;s, le populisme de Ford a exploit&#233; avec succ&#232;s quelques contradictions du r&#233;gime Miller. Les politiques d'appui &#224; la Chambre de commerce des les maires Lastman et Miller par le transfert de la charge fiscale sur les imp&#244;ts fonciers r&#233;sidentiels et les frais individuels d'utilisation ont fourni &#224; Ford (qui n'est pas oppos&#233; &#224; ces changements, bien s&#251;r) l'occasion propice pour orienter les pr&#233;occupations des citoyens et de travailleurs au sujet des niveaux d'imposition dans ces p&#233;riodes difficiles, vers une r&#233;volte fiscale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le discours populiste de Ford concernant les &#233;lites de l'h&#244;tel de ville ont trouv&#233; &#233;cho dans ceux (centre-ville et des banlieues) qui ont exp&#233;riment&#233; comment les urbanistes ont aid&#233; &#224; promouvoir de grands projets de d&#233;veloppement immobiliers sans trop de modifications. Peu importe si Ford lui-m&#234;me ne s'opposait pas &#224; de tels projets de d&#233;veloppement, comme l'indique sa tentative de demande de cr&#233;dit pour le projet de Woodbine Racetrack dans le Nord de Etobicoke.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La suggestion de Ford de sous-traiter le service des poubelles et de faire de la TTC (Toronto Transit Commission) un service essentiel a capitalis&#233; sur l'incapacit&#233; de Miller de trouver un accord &#233;quitable avec les travailleurs des transports et ceux de la ville. Cette incapacit&#233;, et les pressions impos&#233;es aux employ&#233;s de la ville par des incessantes mesures pour favoriser le march&#233;, a conduit &#224; deux gr&#232;ves au cours des ann&#233;es Miller. Il fut facile pour Ford d'utiliser les pr&#233;occupations des citoyens concernant les services publics pour les mobiliser contre les ouvriers de la ville, et du secteur public dans son ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, les acc&#232;s de col&#232;re de Ford contre les r&#233;fugi&#233;s, les immigrants &#233;ventuels et les gais et lesbiennes visaient les limites du multiculturalisme canadien et les c&#233;l&#233;brations officielles de la diversit&#233; ethnique et sexuelle de Toronto qui faisaient partie de la politique municipale dans les ann&#233;es 2000. Ces c&#233;l&#233;brations ne se traduisirent pas par des efforts s&#233;rieux pour diversifier la repr&#233;sentation &#224; l'h&#244;tel de ville. Exprim&#233; en termes de tol&#233;rance lib&#233;rale ou r&#233;duit &#224; un simple stimulus pour le tourisme, la c&#233;l&#233;bration de la diversit&#233; n'a pas fait valoir les r&#233;alit&#233;s de race et de sexe li&#233;es &#224; la polarisation des classes, &#224; la pr&#233;carit&#233; &#233;conomique et la s&#233;gr&#233;gation spatiale dans la ville. Cette &#171; Diversit&#233; &#187; fut donc vuln&#233;rable aux attaques de Ford.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Centre-Ville ou banlieues ? Au-del&#224; des aveuglements territoriaux.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; avant le vote, des journalistes et certains hommes politiques (y compris Ford) travaillaient &#224; tourner la campagne municipale en une concurrence territoriale entre les &#171; banlieues &#187; et &#171; centre-ville &#187;. Alors que Ford identifiait &#171; &#233;lites &#187; et &#171; centre-ville &#187; (incluant l'h&#244;tel de ville), divers experts identifiaient Ford comme la personnalisation de la &#034;banlieue&#034; conservatrice. Imm&#233;diatement apr&#232;s l'&#233;lection, l'image dominante de la victoire de Ford renfor&#231;ait cette logique. Les journaux continu&#232;rent la publication de cartes montrant Toronto comme une ville divis&#233;e en deux camps : un centre-ville Smitherman (vieille ville de Toronto) entour&#233; d'un vaste secteur de territoires ayant vot&#233; pour Ford ( secteurs Etobicoke, Scarborough et nord de York).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La g&#233;ographie &#233;lectorale de Toronto est plus complexe que l'image en noir et blanc peintes par les m&#233;dias ne le laisse croire. En termes de moyennes statistiques, il est clair que les &#233;lecteurs vivant dans les banlieues d'apr&#232;s-guerre de Toronto &#233;taient beaucoup plus susceptibles de voter pour Ford que pour Smitherman ou Pantalone. En g&#233;n&#233;ral, le taux de participation fut inf&#233;rieur &#224; la moyenne dans les banlieues. Toutefois, un examen plus approfondi des r&#233;sultats par bureau de vote r&#233;v&#232;le que, parmi ceux qui ont vot&#233;, Ford fut appuy&#233; par les r&#233;sidents de diff&#233;rents types de secteurs. Ceci est vrai, non seulement pour les secteurs r&#233;sidentiels des classes sup&#233;rieures, interm&#233;diaires et ouvri&#232;re (qui tendent &#224; d&#233;terminer le vote municipal) mais aussi pour les maisons en rang&#233;e et appartements (qui habituellement ont des taux significativement plus faibles de participation et sont souvent ignor&#233;s dans les campagnes &#233;lectorales).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le succ&#232;s de Ford indique que la ligne politique de partage entre les &#171; 416 &#187; de la ville de Toronto et les banlieues environnantes les plus r&#233;cents dans le &#034;905&#034; est plus nuanc&#233; que ce qui est souvent suppos&#233;, et qu'il y avait aussi beaucoup de variation dans les tendances du vote &#224; l'int&#233;rieur m&#234;me des divers quartiers de Toronto. Sans un autre cr&#233;dible candidat &#171; populaire &#187;, quelques bureaux de vote &#224; Etobicoke, Scarborough et les c&#244;t&#233;s est et ouest de North York ont vot&#233; majoritairement pour les candidats autres que Ford. Les quartiers dans le centre de North York et les anciennes villes de York et d'East York ont fourni une image plus nuanc&#233;e, m&#234;me si ces secteurs ont vot&#233; surtout pour Ford. Et le soutien pour Ford a &#233;t&#233; fort dans les quartiers qui ont vot&#233; majoritairement pour Smitherman et Pantalone. Divers bureaux de vote ont vot&#233; en faveur de Ford, une partie de l'&#233;lite Forest Hill, quelques-unes des tours de condos sur le bord de mer ainsi que les quartiers de logements sociaux comme Moss Park.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup plus de recherches sont n&#233;cessaires sur comment les diff&#233;rentes fractions de classe, les groupes ethniques et les sexes se sont positionn&#233;s par rapport au populisme de Ford &#224; travers la ville. Ce qui est clair est que le jeu de la division ville-banlieue est un jeu dangereux, en particulier pour la gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; pendant les ann&#233;es de Miller, c'&#233;tait devenu monnaie courante de traiter les &#171; banlieues &#187; comme un potentiel &#171; probl&#232;me de Paris&#034; pour Toronto : dangereuses zones des minorit&#233;s avec gangs et armes &#224; feu. Afin de contenir et de micro-g&#233;rer les menaces per&#231;ues &#233;manant des quartiers les plus stigmatis&#233;s de la ville, Miller a d&#233;velopp&#233; des politiques sociales telles que la &#034;vigilance des voisins &#034; et le r&#233;am&#233;nagement des logements pour la banlieue Lawrence Heights (ainsi que du centre-ville Regent Park et Don Mount). La crainte sous-tendant ces politiques ont refait surface dans certains commentaires post-&#233;lectoral de journaux, expliquant le vote comme l'expression d'un &#171; soul&#232;vement de la classe ouvri&#232;re d'immigrants &#187; (Globe and Mail) ou &#171; la col&#232;re des &#233;lecteurs non-blancs de Toronto &#187;(National Post).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que les r&#233;sultats des &#233;lections indiquent sans aucun doute, c'est que les strat&#233;gies de Miller d'&#233;tendre son urbanisme &#171; troisi&#232;me voie &#187; vers les banlieues d'apr&#232;s-guerre (pas seulement avec les politiques sociales ax&#233;es sur le milieu, mais aussi avec de v&#233;ritables initiatives progressistes comme Transit City) ne convenaient pas &#224; Ford. Mais l'anti-urbanisme de Ford ne peut &#234;tre contr&#233;e efficacement en r&#233;affirmant simplement des politiques progressistes pour le centre-ville. Pr&#233;venir la consolidation de Ford dans les banlieues d'apr&#232;s-guerre (et, en d&#233;finitive, de Toronto dans son ensemble) est impossible &#224; moins de trouver les moyens de saper le foss&#233; symbolique entre &#171; ville &#187;et &#171; banlieue &#187;, foss&#233; qui, loin d'&#234;tre le reflet de r&#233;alit&#233;s sur la terrain, aide &#224; produire et reproduire des clich&#233;s sur les limites territoriales dans la politique municipale de Toronto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion : de l'espoir au-del&#224; de la r&#233;forme urbaine ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne fait aucun doute que beaucoup sont inquiets de l'avenir de Toronto et se feront un devoir de s'organiser contre la gestion de la ville par Ford. Les militants et les organisations du milieu du travail, de lutte contre la pauvret&#233;, pour les droits des migrants, les environnementalistes et les milieux politiques divergents de Ford, ont d&#233;j&#224; annonc&#233; d'importantes campagnes pour s'organiser contre Ford et se mobiliser pour la d&#233;fense du transport en commun, de la politique des salaires &#233;quitables, des subventions aux organismes artistiques et sans but lucratif, du financement public pour la Fiert&#233; et de diverses mesures environnementales mises en &#339;uvre au cours des ann&#233;es Miller. &#201;tant donn&#233; qu'il est peu probable que le bureau de la mairie de Ford obtienne une majorit&#233; stable au sein du Conseil, une mobilisation efficace a une r&#233;elle possibilit&#233; de produire des r&#233;sultats concrets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, si les efforts de r&#233;sistance contre le pr&#233;d&#233;cesseur populiste provincial de Ford, Mike Harris, fournissent des bonnes indications, il y a au moins deux &#233;cueils &#224; &#233;viter dans cette contre-mobilisation. Le premier est de r&#233;duire le populisme de droite &#224; la r&#233;trograde personnalit&#233; de son leader. La seconde consiste &#224; construire une campagne contre-populiste strictement d&#233;fensive sur la base d'une illusoire unit&#233; du &#171; bon peuple &#187;. &#171; One Toronto &#187;, le r&#233;seau des diff&#233;rentes factions de la coalition Miller qui se sont rassembl&#233;s &#224; la fin de la campagne &#233;lectorale, illustre ces deux pi&#232;ges. Au lieu de d&#233;noncer les contradictions de l'administration Miller et d'aborder les r&#233;alit&#233;s quotidiennes in&#233;gales des diff&#233;rents secteurs de la classe ouvri&#232;re de Toronto selon le sexe et la race, des banlieues et ailleurs, &#171; One Toronto &#187; a essay&#233; de projeter une abstraite et harmonieuse image de Toronto progressiste et avant-gardiste pour contrer la &#171; n&#233;gativit&#233; &#187; de Ford.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cons&#233;quences de la victoire de Ford vont bien au-del&#224; de l'h&#244;tel de ville. Car, finalement, le Ford-isme n'est pas seulement le r&#233;sultat de notre conjoncture politique actuelle. Son n&#233;oconservatisme non seulement exploite les contradictions du r&#233;gime de Miller, il r&#233;actualise aussi les tradition historiques beaucoup plus longue de la ville des colons blancs de Toronto : premi&#232;rement, la tradition d'une forme de politique municipale &#233;troite, &#171; apolitique &#187; et strictement ax&#233;e sur la propri&#233;t&#233; et qui fut consolid&#233;e il y a un si&#232;cle et, deuxi&#232;mement le mod&#232;le de d&#233;veloppement urbain centr&#233;e sur la famille servie par la production de masse, r&#233;sident, subdivisions priv&#233;s de bungalows unifamiliaux, mod&#232;le de repli sur soi qui a d&#233;fini l'id&#233;al de la vie urbaine depuis les ann&#233;es 1950.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la situation historique actuelle d'aust&#233;rit&#233; mondiale et de r&#233;surgence de l'autoritarisme, le populisme de Ford ram&#232;ne &#224; la logique et conclusion de ces conceptions de la vie urbaine qui ont &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;es en partie pour conjurer toute menace du socialisme du 20e si&#232;cle. Alors et maintenant, ces pacifiques fa&#231;ons de vivre rel&#232;gue une authentique vie publique collective et d&#233;sordonn&#233;e &#224; la marge d'une vie quotidienne individualis&#233;e d&#233;finie par la domesticit&#233; patriarcale et la recherche d&#233;sesp&#233;r&#233;e de s&#233;curit&#233; sociale par l'accession &#224; la propri&#233;t&#233;. Dans de tels contextes, c'est toujours une lutte acharn&#233;e pour faire pression en faveur de politiques de redistribution socialement et &#233;cologiquement progressistes. En effet, quelles que soit leur r&#233;alisations, aucune r&#233;forme urbaine depuis les ann&#233;es 1970 n'ont fait beaucoup plus que rediriger, red&#233;finir et circonscrire les conceptions de propri&#233;t&#233; priv&#233;e de la vie urbaine. Sans un horizon qui va au-del&#224; des blocs de construction urbaine de la vie bourgeoise, pass&#233;e et pr&#233;sente, il y aura toujours une autre Ford (ou Hudak) en attente au prochain coin de rue ou prochain cul-de-sac.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Traduction : Fran&#231;oise Breault&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;http://www.newsocialist.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=314:rob-ford-in-toronto-why-the-ascendancy-of-hard-right-populism-in-the-2010-mayoral-election&amp;catid=51:analysis&amp;Itemid=98&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.newsocialist.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=314:rob-ford-in-toronto-why-the-ascendancy-of-hard-right-populism-in-the-2010-mayoral-election&amp;catid=51:analysis&amp;Itemid=98&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quelques constats sur le d&#233;membrement gatinois </title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Quelques-constats-sur-le-demembrement-gatinois</link>
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		<dc:date>2004-06-07T15:12:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc Bonhomme</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Politique municipale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1. D&#233;mocratie &lt;br class='autobr' /&gt; a. La d&#233;mocratie gatinoise ne s'est pas du tout am&#233;lior&#233;e avec la grande ville. L'actuelle direction municipale s'est plut&#244;t signal&#233;e par son opacit&#233; et son arrogance. &lt;br class='autobr' /&gt; b. Cependant, le fonctionnement davantage en clans des anciennes villes n'&#233;tait gu&#232;re plus favorable &#224; la d&#233;mocratie que le fonctionnement plus bureaucratique de la nouvelle ville. &lt;br class='autobr' /&gt; c. Par contre, l'espace politique d'une grande ville r&#233;unit les conditions pour cr&#233;er des partis politiques municipaux (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Politique-quebecoise-" rel="directory"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Quebec-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Politique-municipale-+" rel="tag"&gt;Politique municipale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1. D&#233;mocratie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; a. La d&#233;mocratie gatinoise ne s'est pas du tout am&#233;lior&#233;e avec la grande ville. L'actuelle direction municipale s'est plut&#244;t signal&#233;e par son opacit&#233; et son arrogance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; b. Cependant, le fonctionnement davantage en clans des anciennes villes n'&#233;tait gu&#232;re plus favorable &#224; la d&#233;mocratie que le fonctionnement plus bureaucratique de la nouvelle ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; c. Par contre, l'espace politique d'une grande ville r&#233;unit les conditions pour cr&#233;er des partis politiques municipaux comme c'&#233;tait le cas pour les anciennes villes de Montr&#233;al et de Qu&#233;bec (et comme ce l'est toujours pour les nouvelles). Or l'existence de partis politiques est l'abc de la d&#233;mocratie car il permet habituellement la confrontation de programmes au moins partiellement diff&#233;rents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; d. L'existence de relativement grands quartiers pourrait permettre l'existence de &#171; comit&#233;s de quartier &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;i. Leur seraient d&#233;volus des responsabilit&#233;s de proximit&#233; avec budget &#224; l'avenant en proportion de la d&#233;mographie mais aussi d'un rattrapage cons&#233;quence d'une relative pauvret&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
ii. Ces comit&#233;s, par l'interm&#233;diaire d'assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales ou de comit&#233;s sp&#233;cialis&#233;s, pourraient participer &#224; la confection du budget de la grande ville. &lt;br class='autobr' /&gt;
iii. Ces comit&#233;s pourraient aussi se doter d'une certaine dose de d&#233;mocratie participative par l'interm&#233;diaire de fr&#233;quentes assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales d&#233;cisionnelles, de coordinations r&#233;vocables et de comt&#233;s de travail ouverts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. &#201;quit&#233; fiscale et budg&#233;taire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; a. La grande ville fournit un cadre plus appropri&#233; pour harmoniser la taxation et la prestation des services m&#234;me s'il est possible de retarder ou m&#234;me de bloquer cette &#233;quit&#233; fiscale et budg&#233;taire par des d&#233;cisions politiques et pratiques administratives dans la mesure o&#249; la d&#233;mocratie est d&#233;ficiente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; b. La loi 9 ne r&#233;sout que partiellement le probl&#232;me de l'&#233;quit&#233; en rendant le conseil d'agglom&#233;ration responsable de certains &#233;quipements et services collectifs. La qualit&#233; des &#233;quipements et services de proximit&#233; d&#233;pendra toujours de la richesse relative des villes d&#233;membr&#233;es (ex. Aylmer) et de la relative v&#233;tust&#233; de leur infrastructure (ex. Masson-Angers).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; c. L'anti-d&#233;mocratisme criant de la loi 9 vis-&#224;-vis la Charte des droits (les villes d&#233;membr&#233;es ne participeront pas &#224; l'&#233;lection du maire du conseil d'agglom&#233;ration) ne tiendra pas la route et ce sera tant mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. La question linguistique et nationale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; a. M&#234;me si cet enjeu pour Gatineau n'a pas la m&#234;me acuit&#233; que pour Montr&#233;al, il en est un pour le secteur Aylmer &#224; cause de la pr&#233;sence d'une ancienne communaut&#233; anglophone, jadis majoritaire, &#224; laquelle s'ajoutent de nouveaux venus ontariens attir&#233;s par le bon march&#233; relatif de l'immobilier malgr&#233; une disparit&#233; fiscale qui, cependant, se r&#233;tr&#233;cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; b. L'existence de ghettos linguistiques, en particulier de ghettos linguistiques relativement riches, ne cr&#233;e pas des conditions favorables &#224; la d&#233;mocratie et &#224; l'&#233;quit&#233;. Elle cr&#233;e plut&#244;t un espace g&#233;ographique et sociologique clos - de petits Westmount - qui cherche &#224; maintenir leurs privil&#232;ges souvent en utilisant des pr&#233;textes environnementaux, r&#233;els ou imaginaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; c. En cas de crise nationale aigue, l'existence de telles enclaves, qui auraient un statut juridique &#224; part, peut cr&#233;er une dynamique scissionniste menant &#224; des affrontements graves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; d. Face &#224; la Commission de la capitale nationale (CCN) et au grand Ottawa, le grand Gatineau s'impose comme grande ville francophone, en autant que l'on ne la rendre pas bilingue, pour r&#233;sister au fort courant assimilateur dans le cadre de la pr&#233;tendue &#171; R&#233;gion de la capitale nationale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Les int&#233;r&#234;ts de classe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; a. La grande ville est d&#233;fendue, plut&#244;t mollement cependant, par un spectre large allant des gens d'affaires aux directions syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; b. C&#244;t&#233; affaire, les entreprises moindrement importantes pr&#233;f&#232;rent avoir affaire &#224; des services municipaux dot&#233;s des n&#233;cessaires comp&#233;tences que seules peuvent s'offrir les grandes villes. Du point de vue des grandes entreprises, seules aussi les grandes villes seront en mesure de s'inscrire dans l'internationalisation des march&#233;s publics que veut imposer l'OMC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; c. La fusion ne met cependant pas fin &#224; la comp&#233;tition des villes entre elles qui permet aux entreprises d'obtenir les meilleurs avantages au d&#233;triment des contribuables. Cette comp&#233;tition se fera non pas entre les municipalit&#233;s d'une m&#234;me agglom&#233;ration urbaine mais plut&#244;t entre les villes-r&#233;gions, les provinces et les pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; d. La prise de position des directions syndicales ne se fait pas ind&#233;pendamment de celle des &#233;lites r&#233;gionales et des gens d'affaires. Cela est une erreur strat&#233;gique relevant de l'habitude de la concertation mais faite, du moins en partie, pour les bonnes raisons de d&#233;mocratie, d'&#233;quit&#233; et d'&#233;galit&#233; nationale. Mieux aurait valu, cependant, une coalition progressiste - le R&#233;seau Vigilance par exemple - faisant campagne &#224; part dans l'esprit &#171; marcher s&#233;par&#233;ment, frapper ensemble &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; e. Le d&#233;membrement est d&#233;fendu, souvent farouchement, par une coalition tout aussi h&#233;t&#233;roclite d'&#233;lites r&#233;gionales perdantes, d'anciennes &#233;lites locales marginalis&#233;es, de petits commer&#231;ants, de minorit&#233;s privil&#233;gi&#233;es et aussi par un grand nombre de gens des classes populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; f. Cette base populaire est r&#233;volt&#233;e &#224; juste titre par le fonctionnement non-d&#233;mocratique de la nouvelle ville (et le souvenir des fusions forc&#233;es) mais aussi par l'ensemble des politiques n&#233;olib&#233;rales des gouvernements sup&#233;rieurs. Il s'agit surtout pour elle d'enregistrer un vote de protestation sans &#233;gard aux cons&#233;quences.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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