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		<title>Attentats &#224; Bruxelles : Solidarit&#233; avec les victimes, vigilance d&#233;mocratique</title>
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		<dc:creator>LCR-SAP</dc:creator>


		<dc:subject>LaUne01</dc:subject>
		<dc:subject>Belgique</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#171; La LCR-SAP d&#233;nonce avec la plus grande &#233;nergie les l&#226;ches attentats terroristes perp&#233;tr&#233;s ce 22 mars &#224; Bruxelles. Aucune motivation politique ou religieuse ne peut servir de pr&#233;texte &#224; ces crimes ignobles. La LCR-SAP exprime son soutien et sa solidarit&#233; &#233;mue avec toutes les victimes innocentes de cette violence aveugle. &lt;br class='autobr' /&gt;
22 mars 2016 &lt;br class='autobr' /&gt; La LCR-SAP appelle aussi &#224; la plus grande vigilance d&#233;mocratique face &#224; la nouvelle pouss&#233;e s&#233;curitaire, guerri&#232;re, raciste et islamophobe que ces (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Belgique-+" rel="tag"&gt;Belgique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH110/arton3316-62857.png?1629928024' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='110' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; La LCR-SAP d&#233;nonce avec la plus grande &#233;nergie les l&#226;ches attentats terroristes perp&#233;tr&#233;s ce 22 mars &#224; Bruxelles. Aucune motivation politique ou religieuse ne peut servir de pr&#233;texte &#224; ces crimes ignobles. La LCR-SAP exprime son soutien et sa solidarit&#233; &#233;mue avec toutes les victimes innocentes de cette violence aveugle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22 mars 2016&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La LCR-SAP appelle aussi &#224; la plus grande vigilance d&#233;mocratique face &#224; la nouvelle pouss&#233;e s&#233;curitaire, guerri&#232;re, raciste et islamophobe que ces terribles &#233;v&#232;nements risquent de susciter en Belgique et au-del&#224; dans la classe politique et les grands m&#233;dias. Quelques jours &#224; peine apr&#232;s les cris de triomphe des autorit&#233;s cons&#233;cutifs &#224; l'arrestation de Salah Abdeslam, apr&#232;s l'accord europ&#233;en de la honte refoulant les r&#233;fugi&#233;s, apr&#232;s un nouvel attentat meurtrier &#224; Istanbul et un bombardement russe sur Raqqa en Syrie, qui a fait des dizaines de morts parmi les civils, nous constatons une fois de plus qu'on ne combat pas la terreur en bombardant le peuple syrien, en soutenant des r&#233;gimes dictatoriaux, en mettant l'arm&#233;e dans les rues, en stigmatisant une communaut&#233; (avec des mesures racistes comme la d&#233;ch&#233;ance de nationalit&#233;), en jetant les r&#233;fugi&#233;s &#224; la mer et en limitant les libert&#233;s d&#233;mocratiques. Que du contraire, ces politiques de terreur ne font qu'alimenter les organisations terroristes et remplissent parfaitement leur objectif qui est de renforcer la haine sectaire et d'asphyxier la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous r&#233;it&#233;rons notre conviction que rien ne nous mettra &#224; l'abri tant que notre soci&#233;t&#233; sera fond&#233;e sur l'injustice, la violence et l'exclusion, &#224; l'int&#233;rieur comme &#224; l'ext&#233;rieur. En ces heures tragiques, la LCR entend honorer les victimes en plaidant pour un changement de cap radical vers une politique sociale g&#233;n&#233;reuse, bas&#233;e sur la solidarit&#233;, les libert&#233;s d&#233;mocratiques et la lutte contre les in&#233;galit&#233;s, chez nous et dans le monde. C'est par la vie que l'on combat une politique de mort. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La dictature des march&#233;s, la monarchie belge et le nationalisme flamand</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/La-dictature-des-marches-la-monarchie-belge-et-le-nationalisme-flamand</link>
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		<dc:date>2011-08-03T15:26:13Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Tanuro</dc:creator>


		<dc:subject>Belgique</dc:subject>
		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Contre la monarchie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La r&#233;cente visite des princes de la monarchie britannique a raviv&#233; la lutte contre la monarchie, partie int&#233;grante de la lutte de lib&#233;ration national du peuple qu&#233;b&#233;cois. En Belgique, la question nationale et la monarchie soul&#232;vent d'autres enjeux. Une chose est claire, ni en Belgique, ni dans l'&#201;tat canadien, la monarchie - institution parasitaire et anachronique - offre une solution au complexe d&#233;bat national. Il ne saurait remplacer les deux principes phares du socialisme : l'autonomie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3229-f2187.jpg?1629928024' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;cente visite des princes de la monarchie britannique a raviv&#233; la lutte contre la monarchie, partie int&#233;grante de la lutte de lib&#233;ration national du peuple qu&#233;b&#233;cois. En Belgique, la question nationale et la monarchie soul&#232;vent d'autres enjeux. Une chose est claire, ni en Belgique, ni dans l'&#201;tat canadien, la monarchie - institution parasitaire et anachronique - offre une solution au complexe d&#233;bat national. Il ne saurait remplacer les deux principes phares du socialisme : l'autonomie des nations et la solidarit&#233; internationaliste. (Introduction : La Gauche)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le discours t&#233;l&#233;vis&#233; que le roi Albert II a prononc&#233; &#224; l'occasion de la f&#234;te nationale n'a pas re&#231;u, &#224; gauche, l'attention qu'il m&#233;ritait. Le monarque est sorti de son r&#244;le constitutionnel pour se camper en &#171; dernier recours &#187; et appeler la population &#224; se mobiliser avec lui pour faire pression sur la classe politique, incapable de r&#233;soudre les probl&#232;mes. Quelques mois auparavant, Albert II, inversant les r&#244;les au sein de l'ex&#233;cutif, avait charg&#233; le gouvernement Leterme, pourtant en affaires courantes, de confectionner un budget 2011 allant plus loin que les injonctions europ&#233;ennes sur la voie de l'assainissement budg&#233;taire. La couronne intervient de plus en plus directement sur le champ politique, en faveur d'une politique d'aust&#233;rit&#233; dure pilot&#233;e et coordonn&#233;e au niveau f&#233;d&#233;ral. Le nationalisme flamand ultra-lib&#233;ral et s&#233;paratiste incarn&#233; par la NVA n'est pas le seul danger qui plane sur les acquis sociaux et sur les droits d&#233;mocratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Albert II a justifi&#233; sa sortie au nom du droit de la monarchie de &#171; mettre en garde &#187;. La constitution ne l'autorise pas &#224; &#171; mettre en garde &#187; publiquement, en s'adressant directement &#224; la population, par-dessus le gouvernement. Tous ses actes doivent &#234;tre couverts par le Premier Ministre. De plus, th&#233;oriquement, le roi ne peut user de ce droit de mise en garde que dans le cadre de ses entretiens avec les responsables politiques, dans le cadre de ce qu'on appelle le &#171; colloque singulier &#187;. Mais, en p&#233;riode de crise politique, comme en p&#233;riode de guerre, le pouvoir de la monarchie est consid&#233;rable. Albert II en use et en abuse dans le cadre de la crise de r&#233;gime ouverte qui dure maintenant depuis plus d'un an. Prononc&#233; le 20 juillet, son discours tr&#232;s militant, appuy&#233; par des gestes imp&#233;ratifs, r&#233;v&#232;le &#224; quel point la monarchie est un instrument aux mains de la classe dominante, ou d'une partie de celle-ci. L'instrument d'un pouvoir fort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le fond, la partie la plus significative du discours est celle dans laquelle Albert II appelle &#224; des &#171; r&#233;formes structurelles &#187;, tant dans le domaine institutionnel que dans le domaine socio-&#233;conomique. Emball&#233;s dans de belles paroles sur le bien-&#234;tre des citoyens et la d&#233;mocratie (un chef d'Etat non &#233;lu qui parle de d&#233;mocratie !), ces appels ne font pourtant pas illusion. Albert les justifie et les cadre explicitement dans la n&#233;cessit&#233; de continuer &#171; l'aventure europ&#233;enne &#187; et de la mener &#224; bien, contre les menaces de repli nationaliste. Or, &#224; l'heure o&#249; l'Union Europ&#233;enne met bas le masque et joue ouvertement son r&#244;le d'instrument du capital, &#224; l'heure o&#249; la tro&#239;ka Commission Europ&#233;enne-Banque Centrale Europ&#233;enne-FMI impose partout une aust&#233;rit&#233; drastique pour garantir les profits d'une poign&#233;e de sp&#233;culateurs, chacun sait ce que &#171; l'aventure europ&#233;enne &#187; signifie : blocage des salaires, privatisations, d&#233;mant&#232;lement de la s&#233;curit&#233; sociale, allongement de la carri&#232;re professionnelle, flexibilit&#233; de la main-d'oeuvre, pertes d'emploi dans la fonction publique&#8230; on en passe, et des meilleures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le discours muscl&#233; du souverain s'inscrit ainsi dans la tendance galopante &#224; l'instauration en Europe d'une f&#233;roce dictature du capital, dont les seuls buts sont de sauver &#224; tout prix les profits des banques et d'aider les entreprises du vieux continent dans leur guerre de concurrence contre leurs rivales am&#233;ricaines et asiatiques. Cette tendance a fait des bonds de g&#233;ant ces derniers mois, avec l'instauration du &#171; semestre europ&#233;en &#187; et de la &#171; gouvernance &#233;conomique europ&#233;enne &#187;, des dispositifs qui reviennent tout simplement &#224; mettre les parlements nationaux sous la tutelle des march&#233;s et des agences de notation. Autrement dit &#224; liquider ce que la d&#233;mocratie parlementaire bourgeoise pouvait encore avoir de &#171; repr&#233;sentatif &#187; des populations, via le suffrage universel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre pays, les voies d'instauration de cette dictature du grand capital divisent la classe dominante. La plus grande partie du patronat flamand, rassembl&#233;e dans le VOKA, consid&#232;re que les rapports de forces politiques au Nord du pays lui permettent d'aller plus vite &#224; l'objectif. La condition pour ce faire est une autonomie accrue de la Flandre, notamment en mati&#232;re fiscale et sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fraction de la classe dominante se reconna&#238;t et s'exprime &#224; travers la NVA de Bart De Wever, dont le nationalisme n'est que l'enveloppe populiste d'un ultra-lib&#233;ralisme de combat, dirig&#233; contre le mouvement ouvrier. Une autre fraction, soutenue par la technocratie europ&#233;enne et les grandes puissances, mise sur l'Etat f&#233;d&#233;ral, et utilise les craintes des cons&#233;quences d'une scission du pays &#8211; notamment de la s&#233;curit&#233; sociale &#8211; pour faire avaler l'aust&#233;rit&#233; au monde du travail, au nom du &#171; moindre mal &#187;. Principal parti au Sud du pays, le PS est l'instrument cl&#233; de cette strat&#233;gie, dont la note Di Rupo constitue l'expression la plus claire. Nul ne sait si les n&#233;gociations politiques qui reprendront apr&#232;s le 15 ao&#251;t d&#233;boucheront ou non sur un gouvernement de plein exercice, avec le CD&amp;V et sans la NVA. Mais une chose est certaine : si ces pourparlers devaient aboutir, ce serait au prix d'attaques encore plus dures que celles qui sont d&#233;j&#224; planifi&#233;es dans le texte du formateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en d&#233;non&#231;ant l'incapacit&#233; du politique et en jouant sa propre carte &#8211; celle de la sin&#233;cure qui permet &#224; sa famille de royaux parasites de vivre aux crochets des contribuables, Albert II vient clairement en appui de cette fraction. Quoique la NVA ne soit pas oppos&#233;e au f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en, on retrouve ici, mutatis mutandis, les tensions entre le grand capital pro-UE et les forces de droite qui, &#224; l'instar du FN fran&#231;ais, exploitent d&#233;magogiquement le m&#233;contentement face &#224; la mondialisation n&#233;olib&#233;rale. Pas &#233;tonnant que le discours du 20 juillet ait &#233;t&#233; interpr&#233;t&#233; comme un coup de pouce aux efforts du Pr&#233;sident du PS &#8211; dont l'ambition personnelle &#224; devenir le Premier Ministre de Sa Majest&#233; ne doit pas &#234;tre sous-estim&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas &#233;tonnant que le PS, par la bouche de Laurette Onkelinx, ait salu&#233; la tirade bonapartiste du Chef de l'Etat. Tout cela montre le degr&#233; de d&#233;g&#233;n&#233;rescence de la social-d&#233;mocratie, d&#233;j&#224; illustr&#233; par les r&#244;les de Papandr&#233;ou en Gr&#232;ce, de Zapatero en Espagne et de Socrates au Portugal &#8211; sans parler de DSK, l'ex-futur Pr&#233;sident des Fran&#231;ais. Quant &#224; la NVA, elle a fustig&#233; l'intervention du roi. Mais il ne faut pas s'y tromper : tout en misant sur le pourrissement des institutions de la Belgique, Bart de Wever est preneur de tout ce qui fait avancer l'aust&#233;rit&#233; et reculer les droits d&#233;mocratiques, car cela cadre avec son projet ultra-lib&#233;ral. C'est pourquoi celui qui avoue sans ambages que &#171; le VOKA est (son) patron &#187;, a soutenu l'extension des pouvoirs du gouvernement en affaires courantes, notamment lors de l'&#233;laboration du budget 2011&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement syndical craint De Wever, &#224; juste titre. Mais il ferait une erreur terrible s'il se r&#233;signait &#224; la strat&#233;gie du &#171; moindre mal &#187; de la social-d&#233;mocratie et de ses alli&#233;s. La seule issue pour lui est d'&#233;laborer son propre programme de r&#233;formes anticapitalistes. D'exiger un audit de la dette publique, afin de mettre en lumi&#232;re les dettes ill&#233;gitimes, produit de la mani&#232;re dont les banques se sont enrichies en pr&#234;tant des capitaux fictifs. De r&#233;clamer l'abrogation des &#171; baisses de charges &#187; patronales ainsi qu'une gestion de la S&#233;curit&#233; sociale par les seuls repr&#233;sentant-e-s du monde du travail. De revendiquer une r&#233;duction radicale du temps de travail, sans perte de salaire, avec embauche proportionnelle et baisse des cadences. Etc&#8230; Il va de soi que ce programme, &#224; la fois social, &#233;cologique et d&#233;mocratique, n'a de sens que s'il va de pair avec une mobilisation en profondeur des travailleurs et des travailleuses &#8211; avec ou sans emploi &#8211; ainsi que des pensionn&#233;-e-s, des jeunes et de tou-te-s les laiss&#233;-e-s pour compte de ce syst&#232;me injuste, Belges et immigr&#233;-e-s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette mobilisation ne peut gagner que si elle rassemble les forces, par-del&#224; la fronti&#232;re linguistique&#8230; et celles des appareils. Dans la mesure o&#249; cette mobilisation lib&#232;rera l'&#233;nergie et la cr&#233;ativit&#233; des exploit&#233;-e-s et des opprim&#233;-e-s, elle permettra non seulement de sauvegarder les acquis sociaux mais aussi de r&#233;inventer la d&#233;mocratie par en-bas, comme les Indign&#233;-e-s ont commenc&#233; &#224; le faire en Espagne et en Gr&#232;ce. C'est alors seulement que les probl&#232;mes de la coexistence entre les peuples flamands et wallons pourront trouver une solution f&#233;d&#233;rale conforme aux int&#233;r&#234;ts du monde du travail. Une solution sans monarchie, dans le cadre d'une autre Europe, &#233;cosocialiste. Pour la gauche - la vraie - il n'y a tout simplement pas d'autre voie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Daniel Tanuro, le 27 juillet 2011. Publi&#233; sur le site &lt;a href=&#034;http://www.lcr-lagauche.be&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.lcr-lagauche.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la lutte antimonarchie au Qu&#233;bec : &lt;a href='https://www.lagauche.ca/Quebec-pour-une-republique-libre-sociale-et-democratique' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Qu&#233;bec : pour une r&#233;publique libre, sociale et d&#233;mocratique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Flexibilit&#233; : nous ne sommes pas des marchandises !</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Flexibilite-nous-ne-sommes-pas-des-marchandises</link>
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		<dc:date>2004-12-13T02:24:57Z</dc:date>
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		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>Belgique</dc:subject>

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&lt;p&gt;Dans le cadre de la n&#233;gociation d'un nouvel accord interprofessionnel, la FEB a pr&#233;sent&#233; un &#034;projet d'avenir&#034; dont le titre s&#233;duisant est : &#034; Strat&#233;gie 2010 : pour un nouvel &#233;lan et un avenir pour nos enfants&#034;. &#034;Si nous ne faisons rien, alors les jeunes g&#233;n&#233;rations ne pourront plus porter en 2010 la charge financi&#232;re d'une population vieillissante. La FEB veut aider &#224; &#233;viter cela &#034;. &#034;Une force de travail plus nombreuse, meilleure et moins ch&#232;re&#034; est une des lignes de forces du document. Dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre de la n&#233;gociation d'un nouvel accord interprofessionnel, la FEB a pr&#233;sent&#233; un &#034;projet d'avenir&#034; dont le titre s&#233;duisant est : &#034; Strat&#233;gie 2010 : pour un nouvel &#233;lan et un avenir pour nos enfants&#034;. &#034;Si nous ne faisons rien, alors les jeunes g&#233;n&#233;rations ne pourront plus porter en 2010 la charge financi&#232;re d'une population vieillissante. La FEB veut aider &#224; &#233;viter cela &#034;. &#034;Une force de travail plus nombreuse, meilleure et moins ch&#232;re&#034; est une des lignes de forces du document. Dans ce but, la r&#233;glementation du march&#233; du travail doit notamment &#234;tre assouplie. Les lib&#233;raux appellent cela la &#034;flexibilit&#233;&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'OCDE parle volontier de &#034;Belgoscl&#233;rose&#034; : selon elle, l'exc&#232;s de r&#233;glementations protectrices sur le march&#233; du travail freinerait la mobilit&#233; et la cr&#233;ation d'emplois et augmenterait les co&#251;ts salariaux. L'association qui est faite entre la protection sociale et une telle image de maladie morbide est frappante. La protection sociale serait, selon elle, une des causes du ch&#244;mage ! Cette th&#232;se ne tient pourtant pas la route : la protection des ouvriers en Belgique face au licenciement est une des plus faibles d'Europe, tandis que celle des employ&#233;s est tr&#232;s forte. Or, ces deux cat&#233;gories sont toutes deux confront&#233;es &#224; un haut niveau de ch&#244;mage de longue dur&#233;e...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Les entreprises h&#233;sitent encore trop souvent &#224; embaucher du nouveau personnel parce que, quand les affaires vont moins bien, elles seront confront&#233;es aux hauts co&#251;ts de licenciement et &#224; des proc&#233;dures lourdes &#034;, nous dit la FEB. Dans ses &#034;10 recommandations au politique&#034; en vue de l'accord interprofessionnel, l'organisation patronale opte donc pour un nouveau d&#233;mant&#232;lement de la protection face aux licenciements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais que veulent les patrons, &#224; la fin ? Ils veulent &#234;tre en mesure d'adapter avec souplesse la capacit&#233; de leurs entreprises &#224; la conjoncture. Cela implique qu'ils puissent acheter la force de travail, l'employer et s'en d&#233;barrasser comme on ach&#232;te, emploie et se d&#233;barrasse d'une voiture. Or, la protection sociale pour laquelle le mouvement ouvrier s'est battu (allocations de ch&#244;mage, salaire minimum, protection contre le licenciement, r&#233;glementation du temps de travail...) fait que la force de travail ne peut pas &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme une marchandise comme les autres, dont le prix serait seulement d&#233;termin&#233; par la loi de l'offre et de la demande. Les patrons veulent donc inverser cette tendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce faire, ils jouent sur plusieurs tableaux &#224; la fois car Il y a plusieurs mani&#232;res d'obtenir cette flexibilit&#233; tant d&#233;sir&#233;e. Quand la conjoncture est porteuse, les patrons veulent que l'on produise plus, ce qui peut se faire de deux fa&#231;ons. D'une part, ils peuvent imposer des horaires plus flexibles &#224; leurs travailleurs. De l&#224; le plaidoyer de Unizo, notamment, pour un assouplissement de la l&#233;gislation concernant les heures suppl&#233;mentaires. De l&#224; le drapeau que la FEB agite en faveur de l'annualisation des heures de travail, qui permettrait de faire travailler les gens 25 heures ou 55 heures, souvent sans qu'ils sachent &#224; l'avance &#224; quoi s'en tenir. Confront&#233;s &#224; cette variante de la revendication patronale de flexibilit&#233;, les syndicats c&#232;dent volontiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, de nouvelles forces de travail peuvent &#234;tre embauch&#233;es. Mais les patrons y sont r&#233;ticents parce que ces embauches impliquent des frais de licenciement &#224; payer au cas o&#249; ces forces fra&#238;ches ne seraient plus n&#233;cessaires. Ils peuvent malgr&#233; tout contourner l'obstacle en faisant appel aux contrats temporaires ou &#224; la sous-traitance en cas de haute conjoncture. En Belgique, le fait que les ouvriers peuvent &#234;tre mis &#224; la porte assez facilement explique qu'il soit relativement peu fait appel &#224; cette &#034; flexibilit&#233; contractuelle &#034;, contrairement aux Pays-Bas. Dans ce pays, la protection contre les licenciements est beaucoup plus stricte, ce qui pousse les patrons &#224; y faire davantage appel aux contrats temporaires et &#224; la sous-traitance. En 2002, 7,6% des travailleurs en Belgique &#233;taient temporaires, contre une moyenne europ&#233;enne de 13%. Malgr&#233; tout, cette cat&#233;gorie du travail temporaire est en augmentation, m&#234;me si les syndicats, par la concertation sociale, pr&#233;f&#232;rent avancer la carte de la &#034;flexibilit&#233; horaire&#034; et que la Belgique conna&#238;t le syst&#232;me du ch&#244;mage temporaire, dit &#034;technique&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lutter sur plusieurs fronts&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etant donn&#233; que diff&#233;rentes voies s'ouvrent au patronat pour organiser la flexibilit&#233; et pour renforcer le caract&#232;re marchand de la force de travail, il en d&#233;coule que la lutte pour une meilleure protection sociale doit &#233;galement &#234;tre men&#233;e sur diff&#233;rents fronts &#224; la fois. La revendication d'une meilleure protection face au licenciement des ouvriers et des employ&#233;s doit donc aller de pair avec une offensive contre la sous-traitance et les autres formes de contrats atypiques et contre toutes les formes de &#034; flexibilit&#233; des horaires&#034; (heures suppl&#233;mentaires souples, syst&#232;mes en &#233;quipes, etc.). La FGTB et la CSC font de l'allongement du pr&#233;avis pour les ouvriers une priorit&#233; dans le cadre de la concertation sociale, mais elles ne passent pas vraiment &#224; l'offensive sur la question l'int&#233;rim. (1)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cr&#233;ation d'instruments de march&#233; qui permettent aux patrons de modifier constamment leur capacit&#233; en fonction de la conjoncture est pourtant l'un des objectifs centraux de l'offensive en faveur de la flexibilit&#233;. C'est un des &#233;l&#233;ments du syst&#232;me de r&#233;gulation n&#233;olib&#233;rale du capitalisme. Pour r&#233;aliser cet objectif, une force de travail sp&#233;cifique est cr&#233;&#233;e comme une v&#233;ritable marchandise humaine pouvant &#234;tre achet&#233;e au plus bas prix et dont on peut se s&#233;parer comme un vulgaire pneu crev&#233;. Un deuxi&#232;me objectif, qui est li&#233;, est la modification des rapports de forces entre le patron et les travailleurs au sein m&#234;me de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La &#034;fin de la classe ouvri&#232;re&#034; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; un slogan dont raffolent les n&#233;olib&#233;raux ! A l'&#233;idence, ce n'est rien d'autre qu'un slogan : la grande majorit&#233; des personnes qui composent notre soci&#233;t&#233; est toujours oblig&#233;e de vendre sa force de travail sur le &#034;march&#233;&#034; du travail. Sans l'existence de cette classe sociale, qui produit la plus-value, le capital (et les capitalistes) ne pourrait tout simplement pas exister !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#034; fin de la classe ouvri&#232;re&#034; n'est donc pas un fait objectif, mais r&#233;sume plut&#244;t le programme des n&#233;olib&#233;raux : en finir avec le contre-pouvoir que repr&#233;sente la classe ouvri&#232;re organis&#233;e. Pour ce faire, les contrats flexibles permettent de miner la coh&#233;sion de cette classe et sa base syndicale. Les travailleurs int&#233;rimaires sont ballot&#233;s d'un secteur &#224; l'autre, alors que les syndicats sont organis&#233;s sur une base sectorielle. La multiplication des statuts au sein d'une m&#234;me entreprise est un frein &#224; la solidarit&#233; et &#224; l'action unitaire des travailleurs. Les enqu&#234;tes montrent pourtant que les travailleurs temporaires ont une conscience syndicale plus &#233;lev&#233;e ; ils sont convaincus de l'utilit&#233; de la d&#233;fense de leurs int&#233;r&#234;ts par le syndicat. Mais en m&#234;me temps, les sous-traitants ne prennent pratiquement pas part aux actions syndicales car ils font le plus souvent partie d'une PME o&#249; la repr&#233;sentation syndicale n'est pas obligatoire. (2)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi une diff&#233;rence de plus en plus marqu&#233;e est cr&#233;&#233;e entre les travailleurs p&#233;riph&#233;riques, &#224; statut pr&#233;caire, et le noyau dur des travailleurs qui b&#233;n&#233;ficient d'une s&#233;curit&#233; d'emploi plus forte du fait de leur contrat stable. Le travail int&#233;rimaire a aussi pour effet que la relation entre les travailleurs et le patron devient peu claire. Au lieu d'une relation duale &#034; employeur-travailleur &#034; une troisi&#232;me partie s'ins&#232;re dans le jeu, &#224; savoir le bureau d'int&#233;rim, avec lequel le patron signe un contrat. C'est donc cette tierce partie qui signe un contrat avec le patron : le bureau d'int&#233;rim envoie le travailleur pour un certain temps chez le patron, exactement comme on louerait une machine... La relation imm&#233;diate entre le travailleur et le patron est donc remplac&#233;e par une relation commerciale entre deux entreprises orient&#233;es vers le profit : le bureau d'int&#233;rim et l'entreprise qui y a recours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Compromis n&#233;olib&#233;raux : les d&#233;s sont pip&#233;s !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion de flexibilit&#233; a un petit air d'humanisme, qui renvoie &#224; l'id&#233;al d'authenticit&#233; &#034; postmoderne &#034; : tout le monde ne veut-il pas &#234;tre flexible, plut&#244;t que rigide ? Le discours sur la flexibilit&#233; semble de plus avoir une certaine neutralit&#233; par rapport aux classes sociales. Il semble qu'un consensus grandisse autour de l'id&#233;e que les travailleurs tout autant que les patrons devraient &#234;tre &#034; flexibles &#034; et qu'un compromis serait possible entre la flexibilit&#233; des uns et des autres. Ce genre d'id&#233;es appelle plusieurs r&#233;flexions. Premi&#232;rement il y a &#224; tout le moins un grand d&#233;s&#233;quilibre : les mesures limit&#233;es obtenues autour du cr&#233;dit-temps ou du cong&#233; parental ne p&#232;sent pas lourd face aux acquis patronaux sur le plan de la flexibilit&#233;. Deuxi&#232;mement, il est difficile de parler d'un v&#233;ritable compromis : le pur et simple d&#233;mant&#232;lement de la protection contre le licenciement en &#233;change d'un peu de cr&#233;dit-temps, est-ce l&#224; un compromis dont les deux parties profiteraient &#224; part &#233;gale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;mement, il y a quelques anguilles sous roche. C'est ainsi que l'on veut transformer le droit au cr&#233;dit-temps ou &#224; la formation en &#034;&#233;pargne-temps&#034;, un syst&#232;me permettant par exemple d'&#233;pargner des points pour une formation. Cette modification a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; dans l'accord de gouvernement Verhofstadt II comme &#034;une id&#233;e radicale, voire r&#233;volutionnaire (sic), dans la recherche d'une meilleure combinaison entre travail et famille&#034;. Toujours selon ce texte, &#034;Chaque travailleur se verrait attribuer un compte d'&#233;pargne temps, sur lequel des jours de travail pourraient &#234;tre &#233;pargn&#233;s. Chaque travailleur peut par exemple mettre sur ce compte ses jours de cong&#233;s inutilis&#233;s ou ses heures suppl&#233;mentaires prest&#233;es. Il peut r&#233;cup&#233;rer ces jours au moment le plus favorable pour lui &#034;. Les syndicats ont r&#233;pliqu&#233;, &#224; juste titre, que cette id&#233;e &#034;r&#233;volutionnaire&#034; m&#232;ne de facto &#224; plus de flexibilit&#233; en poussant les travailler &#224; accepter plus d'heures suppl&#233;mentaires. De plus, toute une s&#233;rie de syst&#232;mes existants (tels que le cong&#233; &#233;ducatif, le cr&#233;dit-temps...) risquent de dispara&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux Pays Bas, on est &#224; la recherche d'une nouvelle sorte de r&#233;formisme sur cette question. La loi &#034;Flexibilit&#233; et s&#233;curit&#233;&#034; (&#034;Flexicurity&#034;) propose par exemple que les bureaux d'int&#233;rims doivent &#233;galement payer les int&#233;rimaires entre deux contrats, afin de leur donner plus de s&#233;curit&#233; et de rendre le travail int&#233;rimaire plus acceptable. Mais en m&#234;me temps, la loi raccourcit le d&#233;lai de pr&#233;avis des travailleurs r&#233;guliers... Il ne s'agit donc que d'un mauvais compromis, si on le compare avec celui du &#034;fordisme&#034; d'apr&#232;s-guerre sur le partage des gains de productivit&#233;, compromis qui apporta &#224; une grande partie de la classe ouvri&#232;re une am&#233;lioration r&#233;elle de ses conditions d'existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parler de compromis entre la flexibilit&#233; des travailleurs et celle des employeurs sugg&#232;re enfin qu'il s'agit de part et d'autre de choses comparables et &#233;changeables, mesurables entre elles. Ce qui est faux &#233;videmment. Le concept de flexibilit&#233; dissimule en fait la nature r&#233;elle de la chose. Comme on l'a d&#233;j&#224; dit, les patrons veulent que la force de travail redevienne une marchandise pure et simple, une chose, un objet que l'on ach&#232;te et dont on se d&#233;fait selon le souhait de l'acheteur. Pour cela, ils doivent en finir avec la protection sociale qui fait justement que la force de travail n'est pas une marchandise comme les autres. Le n&#233;olib&#233;ralisme est en d&#233;finitive une tentative de casser la dynamique historique de la socialisation des rapports de production dans le capitalisme, au profit de solutions de march&#233;, donc individuelles. Le patronat veut se d&#233;gager de la situation ant&#233;rieure au cours de laquelle les conditions de travail &#233;taient socialis&#233;es, c'est-&#224;-dire qu'elles &#233;taient socialement et collectivement d&#233;termin&#233;es gr&#226;ce &#224; la m&#233;diation syndicale, et pas laiss&#233;es simplement &#224; la relation individuelle entre le travailleur et le patron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Notre vie n'est pas une marchandise !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#034; flexibilit&#233; &#034; que les travailleurs exigent des patrons consiste &#224; ce que leur travail ali&#233;n&#233; ne d&#233;termine pas tout leur sch&#233;ma de vie. La vie a ses propres rythmes (&#234;tre &#224; la maison le mercredi apr&#232;s-midi avec ses enfants, par exemple), et ceux-ci ne peuvent &#234;tre tout simplement sacrifi&#233;s aux besoins et fluctuations du capitalisme. Nous ne sommes pas des marchandises, des choses, qui peuvent &#234;tre ainsi investies et manipul&#233;es selon le souhait de l'acheteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion de flexibilit&#233; dissimule donc la v&#233;ritable contradiction ou, pour le traduire en jargon marxiste : la contradiction entre la marchandisation et la &#034;d&#233;marchandisation&#034;, entre la r&#233;duction de la force de travail &#224; une marchandise et la logique des vrais besoins de la vie. Le compromis entre ces deux logiques est impossible. La question n'est donc pas : sommes-nous rigides et voulons-nous &#234;tre flexibles ? La question fondamentale est que nous ne sommes pas de vulgaires marchandises, que nous ne voulons pas &#234;tre utilis&#233;s comme une marge de manoeuvre afin d'amortir les chocs de la conjoncture d'une crise capitaliste dont nous ne sommes pas responsables. C'est pourquoi il est n&#233;cessaire de mener une offensive r&#233;solue en faveur de l'harmonisation vers le haut des statuts des ouvriers et des employ&#233;s, pour la r&#233;duction du temps de travail au lieu de l'assouplissement des heures suppl&#233;mentaires, pour une meilleure protection contre le licenciement, pour une lutte contre le cancer de l'int&#233;rim, pour une r&#233;duction drastique du travail en &#233;quipe et de nuit.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Notes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.Ils se limitent &#224; la constatation g&#233;n&#233;rale suivante, qu'ils n'approfondissent pas : &#034;Nous voulons plus de contrats &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e et moins d'emplois temporaires et atypiques &#034; (Les syndicats veulent donner toutes ses chances &#224; la concertation de l'automne, 5 octobre 2004) / 2. Selon la m&#234;me enqu&#234;te, 13,4% seulement des travailleurs temporaires ont choisi eux-m&#234;mes et librement ce statut . L'id&#233;e du jeune travailleur flexible qui opte librement pour le changement constant est loin de la r&#233;alit&#233;. La grande majorit&#233; travaille comme temporaire &#034;faute de mieux&#034; / 3.Luc Sels e.a., Flexibel zeker ? Bevindingen van twee jaar flexibiliteitsonderzoek, WAV dossier, 2002, p. 33. / 3. Idem, page 28. / 4.Luc Sels and Geert Van Hootegem. Seeking the Balance Between Flexibility and Security : A rising Issue in the Low Countries. In Work, Employment &amp; Society, Vol. 15, N&#176;2, p. 330.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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