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	<title>La Gauche</title>
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		<title>La Gauche</title>
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		<title>Congr&#232;s de la quatri&#232;me Internationale, Mobilisation pour le climat et strat&#233;gie anticapitaliste</title>
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		<dc:date>2010-03-03T07:47:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Congr&#232;s de la quatri&#232;me internationale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Rapport au 16e congr&#232;s de la Quatri&#232;me Internationale sur le projet de r&#233;solution &#171; Le basculement climatique capitaliste et nos t&#226;ches &#187; &lt;br class='autobr' /&gt; __________________________ &lt;br class='autobr' /&gt;
25 f&#233;vrier 2010 __________________________ &lt;br class='autobr' /&gt;
Camarades, &lt;br class='autobr' /&gt;
Trois milliards d'&#234;tres humains manquent de l'essentiel. La satisfaction de leurs besoins n&#233;cessite une production accrue de biens mat&#233;riels. Donc une consommation accrue d'&#233;nergie. Celle-ci, aujourd'hui, est &#224; 80% d'origine fossile, et par cons&#233;quent source de gaz &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Quatrieme-Internationale-44-" rel="directory"&gt;Quatri&#232;me Internationale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Congres-de-la-quatrieme-internationale-+" rel="tag"&gt;Congr&#232;s de la quatri&#232;me internationale&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L106xH150/arton2827-1114c.jpg?1629928024' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Rapport au 16e congr&#232;s de la Quatri&#232;me Internationale sur le projet de r&#233;solution &#171; Le basculement climatique capitaliste et nos t&#226;ches &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;25 f&#233;vrier 2010&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Camarades,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois milliards d'&#234;tres humains manquent de l'essentiel. La satisfaction de leurs besoins n&#233;cessite une production accrue de biens mat&#233;riels. Donc une consommation accrue d'&#233;nergie. Celle-ci, aujourd'hui, est &#224; 80% d'origine fossile, et par cons&#233;quent source de gaz &#224; effet de serre qui d&#233;s&#233;quilibrent le syst&#232;me climatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, nous ne pouvons plus nous permettre de d&#233;s&#233;quilibrer le climat. Nous ne sommes probablement plus tr&#232;s loin d'un &#171; point de basculement &#187; (tipping point) au-del&#224; duquel des ph&#233;nom&#232;nes incontr&#244;lables et irr&#233;versibles &#224; l'&#233;chelle humaine des temps risquent de s'engrener qui pourraient conduire &#224; ce que l'humanit&#233; n'a jamais connu et que la plan&#232;te n'a plus connu depuis 65 millions d'ann&#233;es : un monde sans glace. Un monde dans lequel le niveau des mers monterait de 80 m&#232;tres environ par rapport au pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La disparition totale des glaces n'est certes pas pour demain : le processus pourrait prendre jusqu'&#224; mille ans. Mais l'engrenage pourrait se mettre en route dans vingt, trente ou quarante ans et entra&#238;ner une hausse du niveau des mers de plusieurs m&#232;tres avant la fin du si&#232;cle. Pour l'emp&#234;cher, il s'agit de r&#233;duire radicalement les &#233;missions de gaz &#224; effet de serre, donc de se passer compl&#232;tement de combustibles fossiles en deux ou trois g&#233;n&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se passer de charbon, de p&#233;trole, de gaz naturel ? C'est possible : le potentiel technique des &#233;nergies renouvelables est suffisant pour prendre le relais. Mais en pratique, dans le laps de temps tr&#232;s court dont nous disposons, la transition &#233;nerg&#233;tique n'est envisageable que si elle va de pair avec une importante r&#233;duction de la consommation d'&#233;nergie. Une r&#233;duction tellement importante qu'elle ne peut &#234;tre acquise seulement par la hausse de l'efficience &#233;nerg&#233;tique : une r&#233;duction de la production mat&#233;rielle et du transport de mati&#232;res est n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci suffit &#224; comprendre et &#224; faire comprendre que l'humanit&#233; est confront&#233;e &#224; un d&#233;fi gigantesque. Un d&#233;fi d'une nature totalement nouvelle, et qui dominera le 21e si&#232;cle. Un d&#233;fi qui contribue &#224; d&#233;terminer les conditions d'intervention des marxistes r&#233;volutionnaires et du mouvement ouvrier en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce double d&#233;fi, le capitalisme ne peut pas le relever. Ni sur le plan social, ni sur le plan environnemental. Plus exactement : il ne peut pas le relever d'une mani&#232;re qui soit acceptable pour l'humanit&#233; (je reviendrai plus loin sur ce que cela implique). La raison de cette incapacit&#233; est la m&#234;me sur les deux plans : le capitalisme n'a pas pour but la production de valeurs d'usage pour la satisfaction de besoins humains finis, mais la production potentiellement infinie de valeur par des capitaux nombreux et concurrents, &#233;tablis autour d'Etats rivaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un capitalisme sans croissance est une contradiction dans les termes, disant Schumpeter. La d&#233;mat&#233;rialisation relative de la production est certes une r&#233;alit&#233;, mais elle est plus que compens&#233;e par l'augmentation de la masse de marchandises produites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette dynamique d'accumulation constitue la raison fondamentale pour laquelle le &#171; capitalisme vert &#187; est une illusion, au m&#234;me titre que le &#171; capitalisme social &#187;. Il y a des capitaux verts, sans aucun doute, il y en a m&#234;me de plus en plus, et ils g&#233;n&#232;rent de belles plus values. Mais ils ne remplacent pas les capitaux sales : ils s'ajoutent &#224; ceux-ci, et les seconds, parce qu'ils dominent, d&#233;terminent les rythmes, les choix technologiques et les modalit&#233;s d'introduction des premiers. Le pass&#233; r&#233;cent ne laisse aucun doute &#224; ce sujet. Voyez Barack Obama : lors de la campagne pr&#233;sidentielle, il avait promis de faire payer les pollueurs pour soutenir massivement les &#233;nergies vertes (150 milliards de dollars en 10 ans) et aider les plus d&#233;favoris&#233;s &#224; supporter le rench&#233;rissement de l'&#233;nergie. Cette politique &#233;tait cens&#233;e cr&#233;er cinq millions d'emplois. Mais la crise des subprimes est pass&#233;e par l&#224; et, de toutes ces intentions, il ne reste rien. Aux USA comme dans l'UE, les pollueurs recevront les droits de polluer gratuitement, les vendront avec profit et les factureront aux consommateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique climatique capitaliste renforce les capitalistes qui d&#233;truisent le climat. Ainsi s'exprime la force des lobbies patronaux de l'&#233;nergie fossile et des secteurs qui y sont li&#233;s, tels que l'automobile, la construction navale, l'a&#233;ronautique, la p&#233;trochimie et d'autres. Ceci confirme l'analyse marxiste selon laquelle les monopoles ont la capacit&#233; de freiner la p&#233;r&#233;quation des taux de profit. Dans le cas des combustibles fossiles, cette capacit&#233; est d'autant plus forte qu'elle s'ancre dans la propri&#233;t&#233; des gisements, des mines etc., donc dans la rente fonci&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat s'&#233;tale sous nos yeux : dans tous les pays, les plans climat ne repr&#233;sentent m&#234;me pas la moiti&#233; de ce qui serait n&#233;cessaire en termes de r&#233;duction des &#233;missions de GES. De plus, ces plans creusent les in&#233;galit&#233;s sociales et s'accompagnent d'une fuite en avant dans des technologies dangereuses : l'&#233;nergie nucl&#233;aire, la production massive d'agrocarburants et la capture s&#233;questration g&#233;ologique du CO2 (cens&#233;e rendre le charbon &#171; propre &#187;). C'est dans ce cadre g&#233;n&#233;ral qu'il faut voir la pantalonnade de Copenhague : la conf&#233;rence ultra-m&#233;diatis&#233;e qui devait accoucher d'un nouveau trait&#233; international contraignant et ambitieux pour prendre le relais du Protocole de Kyoto s'est termin&#233;e en d&#233;route : sans objectifs chiffr&#233;s, sans &#233;ch&#233;ances, sans m&#234;me une ann&#233;e de r&#233;f&#233;rence pour mesurer les r&#233;ductions d'&#233;missions. D'ailleurs, Copenhague pourrait bien marquer un tournant vers une politique encore plus dangereuse que celle du Protocole. Par l'accord qu'ils ont conclu, en effet, les 25 grands pollueurs se sont largement soustraits &#224; la pression scientifique du GIEC et au principe des responsabilit&#233;s communes mais diff&#233;renci&#233;es. C'est un accord de maquignons entre l'imp&#233;rialisme et les nouvelles puissances capitalistes montantes, qui se sont partag&#233; l'atmosph&#232;re sur le dos des peuples, des travailleurs et des pauvres du monde entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est fort &#224; craindre que la Conf&#233;rence de Cancun en d&#233;cembre confirme ce tournant. Dans ce cas, sur base des actuels plans climat nationaux, on peut projeter un hausse de la temp&#233;rature moyenne de surface comprise entre 3,2 et 4,9&#176;C en 2100 (par rapport au 18e si&#232;cle).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut se m&#233;fier d'un catastrophisme aux accents eschatologiques. Certains discours apocalyptiques, en effet , n'invoquent l'urgence que pour plaider les sacrifices et escamoter la responsabilit&#233; capitaliste. Mais il ne fait aucun doute qu'une hausse de temp&#233;rature de 4&#176;C entra&#238;nerait de v&#233;ritables catastrophes sociales et &#233;cologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit ici de prendre l'exacte mesure de la menace. Ce n'est pas l'avenir de la plan&#232;te qui est en jeu, ni la vie sur Terre, ni m&#234;me la survie de l'esp&#232;ce humaine. A part la chute d'un ast&#233;ro&#239;de, un accident nucl&#233;aire de grande ampleur est probablement la seule chose qui puisse menacer la survie de notre esp&#232;ce. Le changement climatique, en tout cas, ne la menace pas. Mais il menace d'aggraver s&#233;rieusement les conditions d'existence des 3 milliards d'hommes et de femmes qui manquent d&#233;j&#224; de l'essentiel. Et il menace la survie physique de quelques centaines de millions d'entre eux, celles et ceux qui sont le moins responsables du r&#233;chauffement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mike Davis, dans &#171; G&#233;nocides tropicaux &#187;, a d&#233;crit en d&#233;tail les horribles famines qui firent des dizaines de millions de victimes &#224; la fin du 19e si&#232;cle. Ces famines &#233;taient le r&#233;sultat combin&#233; d'un &#233;pisode El Nino exceptionnel et de la formation du march&#233; mondial des produits agricoles. C'est &#224; la r&#233;p&#233;tition de trag&#233;dies de ce genre que nous devons nous attendre. A ceci pr&#232;s que le drame, cette fois, sera d&#251; enti&#232;rement &#224; la soif de profit du grand capital, en particulier des secteurs monopolistes bas&#233;s sur les combustibles fossiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci nous permet de pr&#233;ciser en quoi consiste l'incapacit&#233; du capitalisme de faire face au d&#233;fi. &#171; Il n'y a pas de situation sans issue pour le capitalisme &#187;, disait L&#233;nine. En effet. Mais l'issue, cette fois, risque d'&#234;tre particuli&#232;rement barbare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Camarades,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#233;vident que la crise &#233;cologique et la crise sociale sont une seule et m&#234;me crise : la crise du syst&#232;me capitaliste. L'expression &#171; crise &#233;cologique &#187; est trompeuse : ce n'est pas la nature qui est en crise, mais le rapport entre la soci&#233;t&#233; et la nature. Ce n'est pas le climat qui est en crise, et sa perturbation n'est pas due &#224; &#171; l'activit&#233; humaine &#187; en g&#233;n&#233;ral : elle est due &#224; un certain mode de cette activit&#233;, historiquement d&#233;termin&#233;, bas&#233; sur les combustibles fossiles. La crise &#233;cologique, en d'autres termes, n'est rien d 'autre qu'une manifestation de la profonde crise syst&#233;mique du capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est absolument &#233;vident que satisfaire le droit au d&#233;veloppement et les besoins sociaux en g&#233;n&#233;ral tout en r&#233;alisant les gigantesques r&#233;ductions d'&#233;mission qui sont n&#233;cessaires dans les quarante ans n'est envisageable que si l'on adopte une perspective anticapitaliste radicale. Esther Vivas reviendra sur nos t&#226;ches politiques dans la seconde partie de ce rapport. Je me contenterai ici de citer les principales mesures qui s'imposent : supprimer les productions inutiles ou nuisibles ; planifier la transition vers un autre syst&#232;me &#233;nerg&#233;tique ; implanter les sources renouvelables et d&#233;velopper l'efficience &#233;nerg&#233;tique ind&#233;pendamment des co&#251;ts (en fonction de la rationalit&#233; thermodynamique, pas du profit) ; transf&#233;rer massivement et gratuitement les technologies propres aux peuples du Sud, via le secteur public des pays concern&#233;s ; mettre sur pied un fonds mondial pour l'adaptation aux effets du r&#233;chauffement dans les pays pauvres ; soutenir l'agriculture paysanne contre l'agrobusiness ; relocaliser une partie substantielle de la production, notamment agricole ; redistribuer les richesses en ponctionnant les revenus du capital ; r&#233;duire radicalement le temps de travail et les cadences, sans perte de salaire, avec embauche compensatoire ; exproprier les secteurs de l'&#233;nergie et du cr&#233;dit&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On nous dit &#171; c'est plus facile &#224; dire qu'&#224; faire. &#187; Sans aucun doute, mais la premi&#232;re chose &#224; faire&#8230; c'est de le dire. Et c'est ce que nous devons faire en premier lieu, en tant qu'Internationale : le dire. Cela ne nous isolera pas, au contraire. La lutte contre le changement climatique donne une cr&#233;dibilit&#233; tout &#224; fait consid&#233;rable &#224; l'alternative anticapitaliste. L'ampleur m&#234;me du probl&#232;me, sa globalit&#233;, son urgence, l'injustice monstrueuse des cons&#233;quences pr&#233;visibles : tout cela permet d'introduire par en-haut et en termes tr&#232;s simples la n&#233;cessit&#233; d'une rupture radicale avec la production g&#233;n&#233;ralis&#233;e de marchandises. Vu l'&#233;normit&#233; des enjeux, c'est beaucoup plus qu'un choix politique qui est pos&#233; : un choix de civilisation. A travers le danger climatique, le capitalisme nous offre une possibilit&#233; de r&#233;habiliter le communisme pour ce qu'il est vraiment : un projet de civilisation digne de ce nom. Le projet d'une communaut&#233; humaine autog&#233;rant les ressources naturelles communes de fa&#231;on rationnelle et prudente, pour permettre &#224; toutes et tous de vivre bien - &#171; bien vivir &#187;. Face aux projets vaguement antilib&#233;raux, la lutte contre les changements climatiques conforte notre choix d'une ligne clairement anticapitaliste, ainsi que notre refus de toute participation &#224; des gouvernements de gestion du capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Strat&#233;giquement, la lutte pour le climat ne se distingue pas pour nous de la lutte g&#233;n&#233;rale des exploit&#233;s et des opprim&#233;s. Elle ne peut &#234;tre men&#233;e &#224; bien que par ceux-ci : la classe ouvri&#232;re, les jeunes, les femmes, les pauvres, les petits paysans, les peuples indig&#232;nes. La classe ouvri&#232;re est appel&#233;e &#224; y jouer un r&#244;le majeur, car elle seule peut jeter les bases d'un autre mode de production dans lequel elle d&#233;cidera ce qui est produit, comment, pourquoi, pour qui et en quelle quantit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, c'est peu dire que le combat environnemental en g&#233;n&#233;ral, climatique en particulier, est difficile &#224; introduire dans le mouvement ouvrier. Cette difficult&#233; r&#233;sulte de la situation des travailleurs en tant que classe la plus exploit&#233;e, coup&#233;e de ses moyens de production, coup&#233;e en particulier de la nature comme moyen de production, et qui voit ces moyens de production appropri&#233;s par le capital se dresser face &#224; elle comme des forces hostiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conclusion qui en d&#233;coule est que la possibilit&#233; d'&#233;cologiser la lutte de classe est fonction de la lutte de classe elle-m&#234;me. Plus les travailleurs seront battus, atomis&#233;s, d&#233;moralis&#233;s, plus ils verront la d&#233;fense du climat comme une menace, et plus la classe capitaliste sera en mesure d'utiliser effectivement la protection du climat comme un pr&#233;texte pour les attaquer davantage. Dans un tel contexte, la conscience &#233;cologique ne peut progresser que sous la forme ali&#233;n&#233;e du d&#233;chirement intime entre le consommateur convaincu de sa n&#233;cessaire sobri&#233;t&#233; et le producteur angoiss&#233; par la perte de son emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'inverse, plus les travailleurs auront de succ&#232;s dans leurs combats, plus ils gagneront de confiance en leur force, plus ils seront capables de prendre en charge la question &#233;cologique en y apportant collectivement, en tant que producteurs et que consommateurs de leur propre production, les solutions anticapitalistes indispensables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un meilleur rapport de forces des exploit&#233;s et des opprim&#233;s est la condition n&#233;cessaire d'une solution anticapitaliste &#224; la crise climatique, donc d'une solution tout court. Mais cette condition n&#233;cessaire n'est nullement suffisante, et ne permet pas de renvoyer &#224; plus tard le combat pour l'environnement. En effet, outre son urgence, la question &#233;cologique poss&#232;de un certain nombre de sp&#233;cificit&#233;s telles que la formation d'une conscience de classe anticapitaliste se heurte ici &#224; des obstacles encore plus grands que dans d'autres domaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en d&#233;coule trois conclusions :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Premi&#232;rement, l'importance de la construction d'un outil politique, un parti politique anticapitaliste capable de proposer des analyses de la double crise sociale et &#233;cologique. Rarement la n&#233;cessit&#233; d'un parti et d'une Internationale r&#233;volutionnaire comme intellectuel collectif aura &#233;t&#233; aussi flagrante ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Deuxi&#232;mement, l'importance d'un programme de revendications permettant de lier concr&#232;tement les dimensions sociales et &#233;cologiques de la crise capitaliste. Le point cl&#233; ici est que la crise climatique, en donnant une actualit&#233; nouvelle &#224; l'id&#233;e d'une alternative globale de soci&#233;t&#233;, r&#233;habilite du m&#234;me coup la notion du programme de transition capable de jeter un pont entre la situation actuelle et cette alternative globale ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Troisi&#232;mement, l'importance des dialectiques sociales pour aider l'avant-garde ouvri&#232;re &#224; jouer son r&#244;le. Ce n'est pas par hasard que les paysans, les peuples indig&#232;nes et la jeunesse sont aux premi&#232;res lignes dans la mobilisation sociale pour le climat. Les jeunes luttent pour leur avenir, contre une soci&#233;t&#233; monstrueuse dont les responsables savent ce qui est en cours mais laissent faire. Quant aux paysans et aux peuples indig&#232;nes, &#224; la diff&#233;rence des travailleurs, ils ne sont pas coup&#233;s de leurs moyens de production, en particulier de la terre. Face &#224; un syst&#232;me capitaliste qui les a condamn&#233;s &#224; mort, ils ont compris que la lutte climatique fait partie de leur lutte d'ensemble et conf&#232;re &#224; celle-ci un formidable surcro&#238;t de l&#233;gitimit&#233;. &#171; Les paysans et les paysans peuvent refroidir la plan&#232;te que l'agrobusiness r&#233;chauffe &#187; disait un communiqu&#233; de Via Campesina un peu avant Copenhague. Les travailleurs aussi peuvent refroidir la plan&#232;te. En produisant pour les besoins, pas pour le profit, en r&#233;duisant radicalement le temps de travail, etc. La convergence des mouvements sociaux peut les aider &#224; prendre conscience de la force &#233;norme qu'ils repr&#233;sentent. De l&#224; notamment l'importance de la conf&#233;rence de Cochabamba convoqu&#233;e par Evo Morales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Camarades,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En adoptant ce projet de r&#233;solution, la Quatri&#232;me Internationale se dira &#233;cosocialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains refusent cette &#233;tiquette en disant : &#171; &#224; quoi bon, le socialisme suffit &#187;. Parmi les adversaires de l'&#233;cosocialisme, il y a ceux pour qui rien n'a chang&#233;, qui refusent que le pur sch&#233;ma de la R&#233;volution d'Octobre soit pollu&#233; par la question &#233;cologique. Ils ne sont pas, que je sache, pr&#233;sents dans nos rangs. Par ailleurs, il y a des camarades qui, tout en admettant la nouveaut&#233; radicale de la combinaison du social et de l'&#233;cologique, consid&#232;rent l'&#233;cosocialisme comme une concession inutile &#224; l'&#233;cologie politique. Ce n'est pas de cela qu'il s'agit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut discuter longuement l'existence ou non d'une &#233;cologie de Marx. Personnellement, je crois Marx beaucoup plus &#233;colo que nous ne l'avons dit. Mais l'essentiel n'est pas l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'essentiel est que tous les courants marxistes ont rat&#233; la question &#233;cologique, que certains continuent &#224; la rater et que tous gardent des difficult&#233;s &#224; y r&#233;pondre de fa&#231;on convaincante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se dire &#233;cosocialistes, c'est d'abord une mani&#232;re de dire &#171; nous avons compris &#187; ou, &#224; tout le moins, &#171; nous savons que nous devons comprendre quelque chose que nous n'avons pas compris &#187;. C'est une nouvelle &#233;tiquette sur la bouteille, un peu comme la nouvelle chemise que L&#233;nine recommandait d'enfiler. Une nouvelle &#233;tiquette peut &#234;tre utile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'&#233;cosocialisme est plus beaucoup qu'une &#233;tiquette. Quoique le concept soit encore en chantier, on peut indiquer une s&#233;rie de points sur lesquels il se diff&#233;rencie substantiellement du socialisme tel que des g&#233;n&#233;rations de militants l'ont con&#231;u, et tel que notre courant l'a con&#231;u.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le point de d&#233;part est que stabiliser le climat implique un autre syst&#232;me &#233;nerg&#233;tique. Pas seulement d'autres technologies pour produire du courant, de la chaleur ou du mouvement, mais aussi une autre agriculture, une autre rationalit&#233; et une autre organisation spatiale. La construction de ce syst&#232;me nouveau sera forc&#233;ment une t&#226;che de longue haleine, n&#233;cessitant la destruction de l'appareil productif capitaliste. La prise du pouvoir politique n'est que le point de d&#233;part de ce bouleversement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau syst&#232;me &#233;nerg&#233;tique &#224; construire implique n&#233;cessairement la d&#233;centralisation de la production de courant - condition n&#233;cessaire notamment &#224; l'utilisation rationnelle de la chaleur - et la relocalisation d'une part la production. D&#233;centralisation et relocalisation sont parfaitement compatibles avec le projet d'un socialisme mondial, et indispensables &#224; son autogestion d&#233;mocratique. Cependant, il est peu contestable que ces deux pr&#233;occupations ne surgissent pas spontan&#233;ment de notre tradition programmatique, qui insiste plut&#244;t sur la planification mondiale de la production et des &#233;changes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre probl&#233;matique nouvelle concerne l'importance du travail vivant. Notre programme fait une large place &#224; la n&#233;cessit&#233; d'investir du travail vivant dans les services tels que les soins aux personnes, l'enseignement, la sant&#233;, etc. Cette probl&#233;matique ne nous est donc pas &#233;trang&#232;re. Mais, pour tous les autres secteurs, nous nous en remettons &#224; l'id&#233;e que les machines et les robots permettront de lib&#233;rer au maximum les producteurs de la charge du travail physique. Cette id&#233;e doit &#234;tre remise en cause, car les soins aux &#233;cosyst&#232;mes n&#233;cessitent une intelligence et une sensibilit&#233; qui ne peuvent &#234;tre apport&#233;s que par le travail humain. C'est particuli&#232;rement &#233;vident dans le cas de l'agriculture : pour &#171; refroidir la Terre &#187;, comme dit Via Campesina, il faut remplacer l'agrobusiness par une agriculture organique paysanne ou coop&#233;rative. Cela passe forc&#233;ment par un plus grand investissement en travail humain (ce qui ne signifie ni le retour &#224; la houe ni la fin du progr&#232;s, mais une autre forme de progr&#232;s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la conception m&#234;me de la nature m&#233;rit&#233; d'&#234;tre r&#233;examin&#233;e. Dans le contexte de la crise &#233;cologique capitaliste, en effet, le marxisme ne peut plus se contenter de voir la nature du seul point de vue de la production, c'est-&#224;-dire comme un stock de ressources, une plateforme de travail et une d&#233;charge pour les d&#233;chets. Nous devons apprendre &#224; voir la nature aussi du point de vue de la nature elle-m&#234;me, du point de vue des grands &#233;changes de mati&#232;re et des conditions de fonctionnement des &#233;cosyst&#232;mes, qui d&#233;terminent en derni&#232;re instance les conditions de vie de l'humanit&#233;. Il y a de pr&#233;cieuses indications &#224; ce sujet chez Marx, il s'agit de s'en saisir et de les d&#233;velopper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur tous ces points, la r&#233;solution ne fait qu'ouvrir un chantier th&#233;orique sur lequel l'Internationale devra revenir. Mais il est important de faire signe d&#232;s maintenant, de montrer que nous sommes en mouvement. A Copenhague, en d&#233;cembre, une br&#232;che s'est ouverte. Pour la premi&#232;re fois, une mobilisation de masse sur les questions environnementales globales a pris le caract&#232;re d'une lutte sociale contre le syst&#232;me en place : &#171; Change the system, not the climate &#187;, &#171; Planet not profit &#187;. Ce mouvement internationaliste va s'amplifier. Il nous offre des potentialit&#233;s consid&#233;rables. Une tendance anticapitaliste ne nous a pas attendus pour s'y d&#233;velopper. Nous devons la renforcer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Daniel Tanuro, le 25/2/2010&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le 16&#232;me congr&#232;s de la 4&#232;me Internationale....</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Le-16eme-congres-de-la-4eme-Internationale</link>
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		<dc:date>2010-02-24T03:13:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Sabado</dc:creator>


		<dc:subject>Congr&#232;s de la quatri&#232;me internationale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les textes pr&#233;paratoires au congr&#232;s sont disponibles sur : www.inprecor.fr &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le m&#234;me site vous trouverez un article sur la CRISE ALIMENTAIRE, Les contradictions du syst&#232;me alimentaire mondial r&#233;dig&#233; par esther Vivas (membre de la direction de Izquierda Anticapitalista (Gauche anticapitaliste, &#201;tat espagnol). Le lien : http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=860 &lt;br class='autobr' /&gt; _________________________ &lt;br class='autobr' /&gt;
Tir&#233; du site d'Europe Solidaire Sans Fronti&#232;res vendredi 12 f&#233;vrier 2010 &lt;br class='autobr' /&gt; Le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Quatrieme-Internationale-44-" rel="directory"&gt;Quatri&#232;me Internationale&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Congres-de-la-quatrieme-internationale-+" rel="tag"&gt;Congr&#232;s de la quatri&#232;me internationale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L106xH150/arton2785-86a5d.jpg?1630575205' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.inprecor.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les textes pr&#233;paratoires au congr&#232;s sont disponibles sur : www.inprecor.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le m&#234;me site vous trouverez un article sur la CRISE ALIMENTAIRE, Les contradictions du syst&#232;me alimentaire mondial r&#233;dig&#233; par esther Vivas (membre de la direction de Izquierda Anticapitalista (Gauche anticapitaliste, &#201;tat espagnol).&lt;br class='manualbr' /&gt;Le lien : &lt;a href=&#034;http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=860&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=860&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site d'Europe Solidaire Sans Fronti&#232;res&lt;br class='autobr' /&gt;
vendredi 12 f&#233;vrier 2010&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt; Le congr&#232;s de la IVe Internationale se tiendra ce mois-ci. Il fera le point sur la crise et la construction de partis anticapitalistes dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les congr&#232;s mondiaux sont des moments importants dans l'histoire de la IVe Internationale. Les d&#233;l&#233;gu&#233;s de toutes les organisations, courants, et militants se retrouvent pour faire le point sur la situation internationale, des questions cl&#233;s du programme marxiste r&#233;volutionnaire, des exp&#233;riences significatives et diverses de construction de partis anticapitalistes, socialistes et r&#233;volutionnaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des d&#233;l&#233;gations d'une soixantaine de pays de tous les continents seront pr&#233;sents. T&#233;moin des capacit&#233;s de la IVe Internationale &#224; participer &#224; des processus unitaireset au d&#233;bat politique pluraliste dans la gauche radicale, ce congr&#232;s r&#233;unira aussi un nombre important d'organisations invit&#233;es, non membres de la IVe Internationale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il se situe &#224; un moment o&#249; la situation mondiale est marqu&#233;e par une crise globale, une &#171; crise de civilisation &#187; du monde capitaliste. Le fiasco du sommet de Copenhague en donne une illustration frappante. Contrairement &#224; tous les chantres du &#171; capitalisme vert &#187; ou de la &#171; refondation &#233;cologiste du capitalisme &#187;, la logique essentielle du syst&#232;me, &#224; savoir la recherche du profit, s'oppose aux int&#233;r&#234;ts fondamentaux des peuples et des travailleurs du monde. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette impasse historique du syst&#232;me appelle des r&#233;ponses anticapitalistes et &#233;cosocialistes qui sont discut&#233;es dans le cadre de r&#233;solutions sur la situation internationale et sur la crise &#233;cologique soumis &#224; la discussion du congr&#232;s1. Cette volont&#233; d'actualisation ou d'innovation programmatique, dans le cadre des r&#233;f&#233;rences g&#233;n&#233;rales au marxisme r&#233;volutionnaire, est l'une des qualit&#233;s du courant marxiste r&#233;volutionnaire repr&#233;sent&#233; par la IVe Internationale. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le prochain congr&#232;s sera aussi un moment important dans la construction de la IVe Internationale et pour la discussion sur de nouveaux rassemblements anticapitalistes internationaux. Ce d&#233;bat s'appuiera sur de nouvelles exp&#233;riences de construction de mouvements, courants r&#233;volutionnaires ou partis anticapitalistes au sens large.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bloco de esquerda du Portugal, le PP polonais, le NPA, le LP pakistanais ou le Psol au Br&#233;sil seront repr&#233;sent&#233;s. Comment construire des formations politiques anticapitalistes larges constitue une des questions cl&#233;s du congr&#232;s. Les nouvelles perspectives exigent aussi de prendre en compte l'&#233;mergence d'animateurs de mobilisations et mouvements contre l'exploitation capitaliste, ainsi que le nouveau syndicalisme de lutte, les r&#233;organisations politiques en cours &#224; gauche, le rebond du mouvement altermondialiste au travers de la lutte &#171; changer le syst&#232;me, pas le climat &#187;, pour faire &#233;merger une nouvelle gauche anticapitaliste ind&#233;pendante de la social-d&#233;mocratie et du centre gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.inprecor.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les textes pr&#233;paratoires au congr&#232;s sont disponibles sur : www.inprecor.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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