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	<title>La Gauche</title>
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		<title>La Gauche</title>
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		<title>L'Etat de Palestine &#224; l'ONU : beaucoup de bruit pour rien ? </title>
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		<dc:date>2011-09-16T14:49:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Salingue</dc:creator>


		<dc:subject>Palestine</dc:subject>
		<dc:subject>Isra&#235;l</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'actualit&#233; internationale du mois de septembre sera marqu&#233;e par le projet de vote sur &#171; l'&#201;tat palestinien &#187; &#224; l'ONU. La direction de l'Autorit&#233; Palestinienne de Ramallah (AP) entend en effet demander aux Nations Unies la reconnaissance, voire m&#234;me l'admission comme &#201;tat membre, de la Palestine. C'est en tout cas ce qu'elle affirme aujourd'hui, et c'est sur cette hypoth&#232;se que je raisonnerai. Chacun a pu constater, &#224; ce titre, une certaine agitation diplomatique, mais aussi des d&#233;bats, de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Moyen-Orient-" rel="directory"&gt;Moyen-Orient&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Palestine-+" rel="tag"&gt;Palestine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Israel-31-+" rel="tag"&gt;Isra&#235;l&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH133/arton3242-06e0e.jpg?1629994107' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='133' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'actualit&#233; internationale du mois de septembre sera marqu&#233;e par le projet de vote sur &#171; l'&#201;tat palestinien &#187; &#224; l'ONU. La direction de l'Autorit&#233; Palestinienne de Ramallah (AP) entend en effet demander aux Nations Unies la reconnaissance, voire m&#234;me l'admission comme &#201;tat membre, de la Palestine. C'est en tout cas ce qu'elle affirme aujourd'hui, et c'est sur cette hypoth&#232;se que je raisonnerai. Chacun a pu constater, &#224; ce titre, une certaine agitation diplomatique, mais aussi des d&#233;bats, de plus en plus explicites, au sein du mouvement national palestinien et du mouvement de solidarit&#233; avec la Palestine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;pisode onusien &#224; venir doit &#234;tre appr&#233;hend&#233; dans son historicit&#233;, et non comme un &#233;v&#233;nement isol&#233; : il s'agit en effet avant tout d'une nouvelle &#233;tape du d&#233;veloppement de la question palestinienne. Pourquoi maintenant ? Par qui ce projet est-il r&#233;ellement soutenu ? Que pourrait-il changer dans les rapports de forces entre Isra&#235;l et les Palestiniens ? Cet article entend r&#233;pondre &#224; ces quelques questions qui me semblent essentielles, sans pour autant pr&#233;tendre fournir une analyse exhaustive de la d&#233;marche de la direction de l'AP et de ses &#233;ventuelles r&#233;percussions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://juliensalingue.over-blog.com/article-l-etat-de-palestine-a-l-onu-beaucoup-de-bruit-pour-rien-82646858.html#_ftnref&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voir la suite du texte sur le blog de l'auteur.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Isra&#235;l : &#171; Le peuple exige la justice sociale &#187;</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Israel-Le-peuple-exige-la-justice-sociale</link>
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		<dc:date>2011-09-16T14:49:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Warscharski</dc:creator>


		<dc:subject>Isra&#235;l</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis plusieurs mois, la contestation sociale gronde en Isra&#235;l. Ce mouvement in&#233;dit, s'il ne remet pas en cause la politique colonialiste vis-&#224;-vis de la Palestine, en montre les contradictions. &lt;br class='autobr' /&gt; Du jamais vu en Isra&#235;l : pr&#232;s d'un demi-million de personnes dans la rue pour exiger &#171; la justice sociale &#187; et la mise &#224; bas du n&#233;olib&#233;ralisme. Il faut dire que la brutalit&#233; des attaques contre les acquis sociaux et l'autisme du gouvernement d'extr&#234;me droite face au malaise social sont aussi sans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH139/arton3241-465b6.jpg?1629994107' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='139' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis plusieurs mois, la contestation sociale gronde en Isra&#235;l. Ce mouvement in&#233;dit, s'il ne remet pas en cause la politique colonialiste vis-&#224;-vis de la Palestine, en montre les contradictions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Du jamais vu en Isra&#235;l : pr&#232;s d'un demi-million de personnes dans la rue pour exiger &#171; la justice sociale &#187; et la mise &#224; bas du n&#233;olib&#233;ralisme. Il faut dire que la brutalit&#233; des attaques contre les acquis sociaux et l'autisme du gouvernement d'extr&#234;me droite face au malaise social sont aussi sans pr&#233;c&#233;dent. En sugg&#233;rant aux manifestants au d&#233;but des mobilisations de trouver une solution &#224; la crise du logement en allant habiter&#8230; dans les colonies, Netanyahou a montr&#233; &#224; quel point il &#233;tait d&#233;connect&#233; du peuple. Plus intelligents que leur Premier ministre, les tycoons (d&#233;nomination locale des oligarches du capital financier) avaient, d&#232;s le d&#233;but du mouvement, sugg&#233;r&#233; des reformes, y compris de payer plus d'imp&#244;ts, conscients que leurs &#233;normes privil&#232;ges alimentaient la r&#233;volte sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, le mouvement insiste sur son caract&#232;re &#171; ni droite ni gauche &#187; et se d&#233;finit comme &#171; mouvement social &#187; et non comme un mouvement politique, mais ses revendications en termes de logement, d'&#233;ducation et de sant&#233;, entrent directement et ouvertement en conflit avec les &#233;normes subventions allou&#233;es aux colonies et un budget militaire si gros (22 % du budget national) que m&#234;me une partie de l'&#233;tat-major se porte volontaire pour le r&#233;duire... pensant ainsi &#233;viter que des civils y mettent leur nez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La commission Trachtenberg, h&#226;tivement nomm&#233;e par le gouvernement pour faire des recommandations sur une r&#233;allocation des ressources, n'a pourtant pas h&#233;sit&#233; a toucher &#224; ce tabou et annonce d&#232;s la premi&#232;re semaine de ses travaux qu'il faudra &#171; repenser les priorit&#233;s nationales &#187;. Elle rejoint ainsi les premi&#232;res recommandations d'une commission alternative constitu&#233;e par le mouvement et qui appelle &#224; un retour au Welfare State des ann&#233;es 1950 &#224; 1970, brutalement d&#233;mantel&#233; par&#8230; Benjamin Netanyahou dans la foul&#233;e de l'offensive n&#233;olib&#233;rale de Thatcher et Reagan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut l&#233;gitimement &#234;tre frustr&#233;s du refus des porte-parole du mouvement de se positionner sur la question de l'occupation, du si&#232;ge criminel de Gaza, des droits nationaux du peuple palestinien, mais on trouvera une certaine consolation dans le fait qu'il s'agit d'un mouvement qui assume son caract&#232;re jud&#233;o-arabe (dans tous les grands rassemblements il y avait un porte-parole de la communaut&#233; palestinienne d'Isra&#235;l), ce qui est loin d'aller de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la manifestation du demi-million, comme on l'appelle d&#233;j&#224;, les manifestants sont rentr&#233;s chez eux et les nombreux campements urbains qui symbolisaient cette mobilisation ont &#233;t&#233; d&#233;mantel&#233;s. Pour laisser place &#224; une seconde vague, diff&#233;rente en termes de classe. En effet, si pendant les deux premiers mois, les classes moyennes ont domin&#233;, le tour est venu pour les classes populaires de s'exprimer, en particulier des milliers de sans-logis qui, contrairement aux manifestants de la premi&#232;re vague, n'h&#233;sitent pas &#224; occuper des immeubles vides et &#224; se confronter aux forces de police. Loin de dispara&#238;tre, le mouvement change de nature, se radicalise. Les autorit&#233;s aussi, qui, &#224; l'image du maire de Tel Aviv, entreprennent une politique de &#171; nettoyage &#187; des campements de sans-logis, en utilisant des m&#233;thodes violentes et une campagne de presse brutale contre les &#171; voyous et les d&#233;linquants &#187;. Le temps du &#171; mouvement de tout le peuple &#187; est bel et bien fini. Place &#224; la guerre des classes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un pouvoir d&#233;connect&#233; de la r&#233;alit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but de cet article, je parlais d'autisme. Ce diagnostic ne concerne pas seulement les revendications des citoyenNEs isra&#233;lienNEes, mais l'ensemble de la politique gouvernementale. La crise politique avec la Turquie, qui a &#233;t&#233; pendant plusieurs d&#233;cennies l'alli&#233; privil&#233;gi&#233; de l'&#201;tat h&#233;breu dans la r&#233;gion, la remise en question par les masses &#233;gyptiennes des accords de capitulation sign&#233;s par Anouar Sadate, et m&#234;me les tensions avec l'administration am&#233;ricaines, r&#233;v&#233;l&#233;es par l'ancien secr&#233;taire &#224; la d&#233;fense Robert Gates, tout cela indique une v&#233;ritable d&#233;connexion de la r&#233;alit&#233; politique de la part de l'&#233;quipe Netanyahou. Comme l'&#233;crit l'&#233;ditorialiste de Haaretz, Yoel Marcus :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il y a une limite aux mensonges que l'administration US est pr&#234;te a avaler, et ce n'est pas par hasard si elle a choisi ce moment pour r&#233;v&#233;ler la description que fait l'ancien secr&#233;taire &#224; la D&#233;fense, Robert Gates, de Netanyahou : &#8216;un menteur&#8230; qui n'est pas seulement ingrat, mais qui met en danger son propre pays en refusant de prendre en compte l'isolement grandissant d'Isra&#235;l'. M&#234;me si l'administration utilise son droit de veto aux Nations unies, le grincement de dents du pr&#233;sident Obama s'entendra du P&#244;le Nord au P&#244;le Sud. [&#8230;] Avec les nuages gros de d&#233;sastres qui nous survolent, tout ce qu'il reste &#224; dire &#224; Netanyahou c'est une vieille phrase, prononc&#233;e pour la derni&#232;re fois contre Neville Chamberlain : &#034; Je vous dis de partir et qu'on en finisse avec vous. Au nom de Dieu, partez ! &#034; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Haaretz, 9 septembre 2011.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Haaretz, 9 septembre 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Isra&#235;l et les r&#233;volutions arabes : Entretien avec Michel Warschawski </title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Israel-et-les-revolutions-arabes-Entretien-avec-Michel-Warschawski</link>
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		<dc:date>2011-04-27T14:01:06Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Warscharski</dc:creator>


		<dc:subject>Isra&#235;l</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Paru dans le journal anticapitaliste suisse &#171; Solidarit&#233;S &#187;, n&#176;185 (31/03/2011) &lt;br class='autobr' /&gt; A la mi-mars, Michel Warschawski, militant antisioniste et fondateur du Centre alternatif d'information de J&#233;rusalem, est intervenu dans plusieurs assembl&#233;es publiques en Suisse romande consacr&#233;es &#224; la lev&#233;e de l'impunit&#233; des crimes de guerre commis &#224; Gaza, aux c&#244;t&#233;s de St&#233;phane Hessel. Son intervention portait plus particuli&#232;rement sur la question de la nouvelle donne que repr&#233;sentent les r&#233;volutions (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Israel-31-+" rel="tag"&gt;Isra&#235;l&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH137/arton3155-37538.png?1629928024' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='137' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Paru dans le journal anticapitaliste suisse &#171; Solidarit&#233;S &#187;, n&#176;185 (31/03/2011)&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;A la mi-mars, Michel Warschawski, militant antisioniste et fondateur du Centre alternatif d'information de J&#233;rusalem, est intervenu dans plusieurs assembl&#233;es publiques en Suisse romande consacr&#233;es &#224; la lev&#233;e de l'impunit&#233; des crimes de guerre commis &#224; Gaza, aux c&#244;t&#233;s de St&#233;phane Hessel. Son intervention portait plus particuli&#232;rement sur la question de la nouvelle donne que repr&#233;sentent les r&#233;volutions arabes pour la politique isra&#233;lienne. A cette occasion, nous lui avons pos&#233; quelques questions.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A la lecture de la presse isra&#233;lienne, on a le sentiment qu'Isra&#235;l d&#233;nie toute l&#233;gitimit&#233; aux mouvements populaires dans les pays arabes. Est-ce exact ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout &#224; fait. Je dirais m&#234;me que cela va au-del&#224; du fait de nier cette l&#233;gitimit&#233;. C'est simplement un facteur qui n'existe pas. Isra&#235;l conna&#238;t des Etats, des gouvernements, des arm&#233;es, peut faire la guerre, n&#233;gocier, faire la paix, mais cela se fait toujours au niveau des Etats. Lorsqu'il s'agit des peuples arabes, cela devient une esp&#232;ce de masse, identifi&#233;e au terrorisme, &#224; un danger pour Isra&#235;l. Par d&#233;finition, les masses arabes sont anti-isra&#233;liennes, voire antis&#233;mites. Et l'irruption soudaine de ces masses comme acteur a repr&#233;sent&#233; un &#233;l&#233;ment qui a compl&#232;tement d&#233;stabilis&#233; les commentateurs et les politiciens isra&#233;liens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Donc, la r&#233;action isra&#233;lienne ne se fonde pas seulement sur la crainte de perdre l'atout que repr&#233;senterait le trait&#233; de paix avec l'Egypte, mais aussi sur ce refus de prendre en compte les masses arabes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, mais plus qu'un refus, c'est un v&#233;ritable sentiment de menace. La paix avec l'Egypte existe maintenant depuis quelques d&#233;cennies et elle n'a jamais fait l'objet d'un sentiment profond, partag&#233;, qu'il s'agissait l&#224; d'un acquis pour Isra&#235;l. Et maintenant, de mani&#232;re presque comique dirais-je, on se pose soudainement des questions, on fait semblant de d&#233;couvrir que &#171; oui, c'est un enjeu &#187;, etc. Mais Isra&#235;l n'a rien fait pour maintenir cette paix. Il n'a rien fait, par exemple, pour renforcer le gouvernement &#233;gyptien qui avait fait la paix ou pour simplement &#233;couter ce qu'il disait. Plusieurs fois, le pr&#233;sident Moubarakh a mis en garde Isra&#235;l pour sa politique au Liban ou a Gaza. La r&#233;ponse &#233;tait plut&#244;t du genre &#171; mais qui c'est, ce Moubarakh ? &#187; et tout d'un coup, maintenant, on d&#233;couvre le processus de paix, et on se demande ce qu'il en adviendra. Il prend en quelque sorte sa signification par d&#233;faut, n&#233;gativement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Parce qu'il est mis en danger ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, il n'est pas mis en danger, mais celui qui semblait en &#234;tre le garant n'est plus l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sentiment de menace expliquerait aussi les d&#233;clarations de Shimon Peres &#224; Angela Merkel, selon lesquelles la d&#233;mocratie &#233;tait d'une certaine mani&#232;re r&#233;serv&#233;e &#224; ceux qui se reconnaissent dans la civilisation occidentale, mais qu'il fallait en user avec parcimonie avec les autres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a, c'est typiquement le regard colonial isra&#233;lien et plus particuli&#232;rement celui de Shimon Peres, qui a une vision binaire du monde, avec d'un c&#244;t&#233; les civilis&#233;s, ceux qui appartiennent &#224; la civilisation jud&#233;o-chr&#233;tienne, et de l'autre, les sauvages. Et ceux-l&#224;, il faut savoir les gouverner. Cela aussi, c'est profond&#233;ment ancr&#233; dans l'opinion isra&#233;lienne et c'est la raison pour laquelle on n'a pas eu une once de la joie que l'on a retrouv&#233;e partout dans le monde, qui se disait &#171; il y a un printemps arabe ! &#187;. L&#224;, c'&#233;tait plut&#244;t l'automne...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justement, cette attitude est-elle propre aux sph&#232;res gouvernementales ou est-elle partag&#233;e par la population isra&#233;lienne ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est largement partag&#233;e par la population et les m&#233;dias. Certes, il y a des opinions et des commentaires qui sont plus intelligents et plus ouverts par rapport &#224; cet immense changement dans le monde arabe, mais de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale c'est une opinion partag&#233;e par la grande majorit&#233; des m&#233;dias et donc de l'opinion publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La politique ext&#233;rieure isra&#233;lienne ne va donc pas changer ? Elle va poursuivre sa ligne de &#171; d&#233;fense d'un Etat assi&#233;g&#233; &#187; en attendant le retour des R&#233;publicains &#224; Washington ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effectivement. Bien avant les &#233;v&#233;nements r&#233;gionaux que nous connaissons, le gouvernement Obama a toujours &#233;t&#233; per&#231;u comme une parenth&#232;se, une mauvaise parenth&#232;se. Il faut attendre que cette parenth&#232;se se referme, pour revenir &#224; la normalit&#233;, et la normalit&#233; &#224; un nom : George W. Bush. M&#234;me si ce ne sera plus lui, cette normalit&#233; se d&#233;cline au pass&#233;, dans la guerre globale, permanente et pr&#233;ventive, dans une strat&#233;gie de recolonisation du monde. Benyamin Nethanyaou [actuel chef du gouvernement, r&#233;d.] a &#233;t&#233; l'un des p&#232;res de cette strat&#233;gie il y a trente ans. Pour lui, le r&#232;gne de Bush et de sa strat&#233;gie a permis la r&#233;alisation de tous ses objectifs. Le d&#233;part de Bush, qui faisait suite &#224; l'&#233;chec de cette strat&#233;gie de guerre globale, qui a &#233;t&#233; un fiasco pour les Am&#233;ricains, a &#233;t&#233; surtout per&#231;u en Isra&#235;l comme une parenth&#232;se avant un proche retour &#224; la normalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peut-on esp&#233;rer, en fonction des avanc&#233;es du mouvement d&#233;mocratique et social dans la r&#233;gion, un changement dans l'opinion publique isra&#233;lienne ou est-ce que la situation est compl&#232;tement rigidifi&#233;e ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sera m&#233;diatis&#233; par Washington. Si la politique am&#233;ricaine change en fonction d'une nouvelle lecture de la r&#233;alit&#233; au Moyen-Orient, elle forcera la main &#224; un changement de la politique isra&#233;lienne, de l'opinion publique isra&#233;lienne et vraisemblablement du gouvernement. Avec un probl&#232;me, c'est que nous n'avons pas de gouvernement de r&#233;serve. &#171; Tzipi &#187; Livni et Kadima ? [dirigeante et principal parti d'opposition, r&#233;d.].Peut-&#234;tre. Mais cela ne se fera que par le biais de Washington. Comme par le pass&#233;, o&#249; chaque tournant important de la politique isra&#233;lienne a suivi un tournant de la politique am&#233;ricaine et a &#233;t&#233; pour ainsi dire impos&#233; ou impuls&#233; par celle-ci. Il n'y aura pas de prise de conscience autonome ; elle sera forc&#233;e, d'une certaine mani&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais est-ce que Washington a les moyens de le faire ? La politique isra&#233;lienne de poursuite de la colonisation s'est faite contre les r&#233;ticences et les critiques des Etats-Unis ; n'y a-t-il pas une certaine autonomie du gouvernement isra&#233;lien ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a certainement une grande autonomie du gouvernement isra&#233;lien. Ce n'est pas une marionnette que l'on manipule depuis Washington et si tu m'avais pos&#233; la question il y a deux mois, je t'aurais dit : &#171; il n'y aura pas de changement &#187;. Les Am&#233;ricains sont conscients &#8212; et c'est ce qui explique le recul d'Obama apr&#232;s le discours du Caire, qui laissait entendre plein de choses et qui a rapidement &#233;t&#233; &#171; oubli&#233; &#187; &#8212; qu'ils devront faire de grosses pressions pour faire reculer le gouvernement d'extr&#234;me droite actuel et l'opinion publique isra&#233;lienne, passablement droiti&#232;re. Ce n'est plus une discussion politique amicale sur le mode &#171; &#233;coutez, les gars, il faut se calmer, vous en faites un peu trop et nous &#231;a nous cr&#233;e des probl&#232;mes... &#187;. L&#224;, il va falloir forcer la main. Forcer la main, cela veut dire affaiblir Isra&#235;l, donc affaiblir aussi les Am&#233;ricains. Ce qui explique le recul des Etats-Unis, et pas du tout l'action suppos&#233;e de divers lobbies pro-isra&#233;liens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Washington a &#233;t&#233; plac&#233; devant ce choix : Isra&#235;l devrait changer de politique, mais si on se donne les moyens de la faire changer, on s'affaiblit. Dilemme, donc, puisque dans les deux cas, on est faible. Et de la m&#234;me mani&#232;re qu'en Isra&#235;l on attend la fin de la pr&#233;sidence d'Obama, aux Etats-Unis, on attend la fin du gouvernement de droite actuel et le retour d&#8216;un gouvernement plus mod&#233;r&#233;. Cela, c'est la r&#233;ponse que j'aurais donn&#233;e il y a deux mois. Les bouleversements dans la r&#233;gion arabe pourraient toutefois amener les Am&#233;ricains &#224; consid&#233;rer qu'il y a urgence et qu'Isra&#235;l commence &#224; g&#234;ner ; ils pourraient estimer que les int&#233;r&#234;ts am&#233;ricains commandent &#224; Isra&#235;l de s'adapter et le lui faire comprendre fermement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par Daniel S&#252;ri&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Paru dans le journal anticapitaliste suisse &#171; Solidarit&#233;S &#187;, n&#176;185 (31/03/2011)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.solidarites.ch&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.solidarites.ch&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>L'avenir de l'Isra&#235;l est en jeu !</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/L-avenir-de-l-Israel-est-en-jeu</link>
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		<dc:date>2006-08-06T02:32:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Warscharski</dc:creator>


		<dc:subject>Isra&#235;l</dc:subject>

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&lt;p&gt;30 juillet 2006 &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nous devons r&#233;duire en poussi&#232;re les villages du sud Liban... Je ne comprends pas pourquoi on y trouve toujours de l'&#233;lectricit&#233;. &#187; 1 &lt;br class='autobr' /&gt; C'est par ces mots que le Ministre de la Justice isra&#233;lien et l'ancien leader du Parti travailliste, Haim Ramon, a r&#233;sum&#233; ses vues sur la poursuite de l'offensive militaire au Liban, suite &#224; l'&#233;chec de l'invasion de Bint Jbail. Quant &#224; l'&#201;tat major de l'arm&#233;e isra&#233;lienne soutenu au Conseil des ministres par le Ministre du Travail, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;30 juillet 2006&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous devons r&#233;duire en poussi&#232;re les villages du sud Liban... Je ne comprends pas pourquoi on y trouve toujours de l'&#233;lectricit&#233;. &#187; 1&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est par ces mots que le Ministre de la Justice isra&#233;lien et l'ancien leader du Parti travailliste, Haim Ramon, a r&#233;sum&#233; ses vues sur la poursuite de l'offensive militaire au Liban, suite &#224; l'&#233;chec de l'invasion de Bint Jbail. Quant &#224; l'&#201;tat major de l'arm&#233;e isra&#233;lienne soutenu au Conseil des ministres par le Ministre du Travail, Benjamin Ben Eliezer, la solution est d'occuper une partie du Sud du Liban apr&#232;s avoir d&#233;truit tous les villages. Selon ce plan, Isra&#235;l &#171; demandera &#187; &#224; la population locale de partir avant la destruction des villages par voie de plusieurs douzaines de messages SMS. Ceux qui d&#233;cideront de rester, ou, plus simplement, qui ne recevront pas l'appel &#171; humanitaire &#187; des SMS seront consid&#233;r&#233;s comme des terroristes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Horrible ? En effet, mais ce n'est gu&#232;re surprenant. La guerre isra&#233;lienne au Liban est le paradigme des guerres du 21e si&#232;cle - des guerres de recolonisation du monde et d'assujettissement des peuples de la terre &#224; l'empire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces guerres, la vie des civils est non seulement d'une valeur tr&#232;s limit&#233;e - comme dans toutes les guerres - mais les civils sont consid&#233;r&#233;s comme des cibles l&#233;gitimes, activement ou passivement coupables de soutenir le terrorisme : un terrorisme qui est, en fait, une composante m&#234;me de leur culture. Dans dix ans, nous avons &#233;t&#233; t&#233;moins d'une &#233;volution graduelle du discours dominant : de groupes terroristes, on est pass&#233; &#224; des &#201;tats terroristes puis &#224; des peuples terroristes. La logique supr&#234;me de la guerre globale est la compl&#232;te ethnicisation des conflits, dans lesquels on ne combat pas une politique, un gouvernement ou des cibles sp&#233;cifiques, mais &#171; un p&#233;ril &#187; identifi&#233; avec une communaut&#233;. La peur est le point de d&#233;part de la nouvelle &#232;re, la haine est son aboutissement. C'est la raison pour laquelle les n&#233;oconservateurs de l'administration am&#233;ricaine parlent d'une guerre sans fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En utilisant le pr&#233;texte de la capture de deux soldats isra&#233;liens, le gouvernement isra&#233;lien a d&#233;cid&#233; d'ouvrir un nouveau front de cette guerre sans limite, une guerre pr&#233;ventive de recolonisation. Ils sont pr&#234;ts &#224; envoyer leurs soldats pour qu'ils ouvrent la voie &#224; &#171; la nouvelle d&#233;mocratie au Moyen-Orient &#187; et &#224; sacrifier leur propre population comme des victimes collat&#233;rales de ce nouveau type de guerre ethnique. Cela &#233;t&#233; clairement affirm&#233; dans une publicit&#233; co&#251;teuse publi&#233;e par les n&#233;oconservateurs isra&#233;liens en premi&#232;re page du Ha'aretz : &#171; Isra&#235;l est au premier rang de la guerre contre le Jihad dans le monde. Nous avons deux options : laisser se renforcer les fanatiques, par la retraite unilat&#233;rale, qui fera d'Isra&#235;l la principale sc&#232;ne de la lutte entre l'Islam fanatique et le monde civilis&#233;, ou renforcer les mod&#233;r&#233;s [...] et transformer Isra&#235;l en centre du monde de la justice et de la compr&#233;hension &#339;cum&#233;nique. (sic.) Il n'y a aucun raccourci pour le Moyen-Orient. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de la publicit&#233;, une courte note : &#171; Souvenez-vous : une sensibilit&#233; philosophique tordue [sic] envers la vie humaine vous en fera payer le prix en termes de nombreuses pertes de vies et par le sang de vos fils. &#187; 2&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Tandis que de plus en plus de voix parmi le public isra&#233;lien contestent, si ce n'est la l&#233;gitimit&#233;, au moins la port&#233;e de l'op&#233;ration militaire actuelle, l'administration am&#233;ricaine exige qu'Isra&#235;l ne c&#232;de pas aux pressions de ceux qui travaillent &#224; un cessez-le-feu : la Secr&#233;taire d'&#201;tat am&#233;ricaine, Condoleezza Rice, est la principale repr&#233;sentante de la strat&#233;gie qui vise &#224; changer la situation au Liban et non le Premier ministre Olmert ou le Ministre de la D&#233;fense Nationale, Peretz. Elle est celle qui a r&#233;ussi, jusqu'&#224; pr&#233;sent, &#224; r&#233;sister aux pressions internationales en faveur d'un cessez-le-feu . [...] Pour remporter un franc succ&#232;s, elle a besoin de succ&#232;s militaires, que, malheureusement, Isra&#235;l n'a pas encore &#233;t&#233; capable de livrer. Sauf la punition du Hezbollah et du Liban par les bombardements, les succ&#232;s militaires isra&#233;liens ont &#233;t&#233; limit&#233;s, jusqu'&#224; aujourd'hui, &#224; la conqu&#234;te de deux villages libanais pr&#232;s de la fronti&#232;re. Si Isra&#235;l ne marque pas des points sur le plan militaire dans les combats, nous en ressentirons les effets au niveau de la solution politique. &#187; 3&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est par ces mots que l'analyste politique et militaire Ze'ev Schiff a r&#233;sum&#233; la nature de la visite de la secr&#233;taire d'Etat am&#233;ricaine &#224; J&#233;rusalem ce week-end.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&#244;t ou tard, cependant, l'administration des &#201;tats-Unis devra accepter une solution politique, bas&#233;e plus ou moins sur ce qui a &#233;t&#233; r&#233;cemment esquiss&#233; &#224; Rome. C'est-&#224;-dire jusqu'&#224; prochaine &#233;tape de cette guerre pr&#233;ventive sans-fin, dans laquelle Isra&#235;l continuera &#224; jouer son r&#244;le d'avant-garde arm&#233;e du monde pr&#233;tendument civilis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que le public isra&#233;lien n'arrive pas &#224; comprendre, ce sont les implications dramatiques de la politique de leur gouvernement sur la poursuite de leur existence m&#234;me dans le coeur des mondes arabe et musulman. Par sa brutalit&#233; illimit&#233;e, par sa rh&#233;torique de porteur de la civilisation et par sa strat&#233;gie, l'Etat d'Isra&#235;l d&#233;montre aux peuples de la r&#233;gion qu'il est et veut rester un corps &#233;tranger et hostile dans le Moyen-Orient : rien de plus qu'une extension arm&#233;e des Etats-Unis d'Am&#233;rique et de leur croisade anti-musulmane en ce 21e si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun conna&#238;t le destin des Crois&#233;s il y a dix si&#232;cles. La haine produite par le bombardement de Beyrouth, la destruction des infrastructures du Liban, les centaines de morts civils, les centaines de milliers de r&#233;fugi&#233;s, la politique de la terre br&#251;l&#233;e au sud Liban- est immense dans tout le monde musulman. Elle peut m&#234;me rapidement toucher les communaut&#233;s musulmanes des pays du nord. De plus, &#224; la diff&#233;rence des crises pr&#233;c&#233;dentes, apparemment semblables comme celle de l'invasion du Liban en 1982, cette haine se d&#233;veloppe sur le terrain fertile de la guerre globale, des discours sur le choc des civilisations et sur l'ethnicisation du conflit. Par cons&#233;quent, il sera extr&#234;mement difficile de supprimer cette col&#232;re apr&#232;s que les nuages des batailles se seront dissip&#233;s et que morts auront &#233;t&#233; enterr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olmert, Peretz et Halutz sont les leaders les plus dangereux et les plus irresponsables qu'Isra&#235;l a jamais eu, qui jouent avec un feu qui peut br&#251;ler notre existence nationale au Moyen-Orient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sur les fr&#234;les &#233;paules du petit mouvement anti-guerre isra&#233;lien que repose non seulement le destin de la population isra&#233;lienne et la d&#233;cence morale de notre soci&#233;t&#233;, mais aussi l'avenir de nos enfants dans cette partie du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous refusons d'&#234;tre des ennemis ! &#187; est un des slogans de nos manifestations. Jamais auparavant un tel slogan n'a &#233;t&#233; aussi important, si urgent et si vital.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;1 Ha'aretz, le 28 juillet 2006 &lt;br class='autobr' /&gt;
2 Ha'aretz, le 30 juillet 2006 Warschawski&lt;br class='autobr' /&gt;
3 Ha'aretz, le 30 juillet 2006&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michael Warschawski is un co-fondateur et l'ancien directieur de Alternative Information Center &#224; J&#233;rusalem et un militant anti-sioniste bien connu. . Ces livres : Israel-Palestine : le d&#233;fi binational, Sur la fronti&#232;re, and Toward an Open Tomb : The Crisis of Israeli Society. Cet article a &#233;t&#233; originellement publi&#233; par l' Alternative Information Center, le 30 juillet 2006.&lt;br class='autobr' /&gt;
Traduction automatique Reverso.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La double agression d'Isra&#235;l contre la Palestine et le Liban</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/La-double-agression-d-Israel-contre-la-Palestine-et-le-Liban</link>
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		<dc:date>2006-07-19T19:14:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilbert Achcar</dc:creator>


		<dc:subject>Isra&#235;l</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;15 juillet &lt;br class='autobr' /&gt; Depuis mercredi 12 juillet, l'arm&#233;e isra&#233;lienne a impos&#233; un v&#233;ritable si&#232;ge au Liban et bombard&#233; son territoire en r&#233;ponse &#224; l'enl&#232;vement de deux de ses soldats et &#224; la mort de sept autres, suite &#224; l'action d'un commando du Hezbollah libanais. Nous reproduisons ci-dessous une interview de Gilbert Achcar, militant internationaliste &#233;lev&#233; au Liban et politologue &#224; l'Universit&#233; Paris-VIII. * &lt;br class='autobr' /&gt;
Paola Mirenda - Le Hezbollah a donn&#233; de nombreuses justifications de son action. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;15 juillet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis mercredi 12 juillet, l'arm&#233;e isra&#233;lienne a impos&#233; un v&#233;ritable si&#232;ge au Liban et bombard&#233; son territoire en r&#233;ponse &#224; l'enl&#232;vement de deux de ses soldats et &#224; la mort de sept autres, suite &#224; l'action d'un commando du Hezbollah libanais. Nous reproduisons ci-dessous une interview de Gilbert Achcar, militant internationaliste &#233;lev&#233; au Liban et politologue &#224; l'Universit&#233; Paris-VIII. *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paola Mirenda - Le Hezbollah a donn&#233; de nombreuses justifications de son action. D'abord, essayer d'obtenir la lib&#233;ration de prisonniers - quelques Libanais sont pr&#233;sum&#233;s d&#233;tenus en Isra&#235;l, bien que deux seulement soient officiellement reconnus (en plus de pr&#232;s de 10'000 prisonniers palestiniens). Ensuite, exprimer sa solidarit&#233; avec la lutte du Hamas en Palestine, qui se nourrit d'une inspiration similaire &#224; celle du Hezbollah, et r&#233;pondre &#224; l'agression en cours &#224; Gaza. Bien entendu, il &#233;tait logique de s'attendre &#224; des repr&#233;sailles violentes de la part d'Isra&#235;l, &#224; la lumi&#232;re de ce qu'il a fait en Palestine, en r&#233;action &#224; l'enl&#232;vement d'un autre soldat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gilbert Achcar - Cette crise a de nombreuses dimensions : les observateurs internationaux ont discut&#233; du r&#244;le possible de la Syrie et, plus encore, de l'Iran dans les &#233;v&#233;nements en cours, &#233;voquant des calculs possibles quant aux rapports de forces r&#233;gionaux. T&#233;h&#233;ran, dont les relations avec le Hezbollah sont analogues &#224; celles de Moscou avec les partis communistes, du temps du &#171; mouvement communiste international &#187;, s'est engag&#233; depuis un certain temps dans un jeu d'ench&#232;res anti-isra&#233;lien avec les gouvernements arabes rivaux afin de gagner &#224; elle l'opinion des musulmans sunnites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;clarations provocatrice du Pr&#233;sident iranien Ahmadinejad, depuis son &#233;lection, il y a un an, font partie de ce jeu, qui colle avec la strat&#233;gie iranienne face aux Etats-Unis, &#224; un moment o&#249; la pression US sur la question nucl&#233;aire ne cesse de s'amplifier. Mais quelles qu'en soient les raisons, on peut dire que l'action du Hezbollah a pr&#233;cipit&#233; une &#233;preuve de force qui risque de lui co&#251;ter cher, comme elle co&#251;te d&#233;j&#224; cher au Liban dans son ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;preuve de force contre Isra&#235;l ou au sein du Liban ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;preuve de force est avant tout contre Isra&#235;l, parce qu'Isra&#235;l cherche par ses actions, que ce soit en Palestine ou au Liban, &#224; &#233;craser les mouvements de r&#233;sistance. Les r&#233;cents &#233;v&#233;nements ont &#233;t&#233; saisis comme des pr&#233;textes pour &#233;craser &#224; la fois le Hamas et le Hezbollah, et la violence des agressions militaires isra&#233;liennes doit &#234;tre comprise dans ce contexte. Isra&#235;l prend des populations enti&#232;res en otage ; c'est ce qu'il a fait avec la population palestinienne, et il fait la m&#234;me chose avec la population libanaise. Il a bombard&#233; l'a&#233;roport de Beyrouth et impos&#233; un blocus au Liban : tout ceci pour une action revendiqu&#233;e par un groupe libanais et non par l'Etat libanais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, Isra&#235;l prend en otage une population enti&#232;re dans une r&#233;action disproportionn&#233;e qui vise &#224; tirer le tapis sous les pieds de ses opposants et &#224; mettre sous pression les forces locales pour agir contre eux. Mais si tel est bien le calcul isra&#233;lien, il peut lui revenir dans la figure, parce qu'il est possible qu'une action militaire d'une telle envergure conduise &#224; un r&#233;sultat oppos&#233; et radicalise la population plus encore contre Isra&#235;l que contre le Hezbollah. La brutalit&#233; meurtri&#232;re de la riposte isra&#233;lienne, la fermeture de l'a&#233;roport, le blocus naval, voil&#224; autant d'actes qui peuvent pousser la population &#224; s'unir dans la r&#233;volte contre Isra&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais pas vraiment quels ont &#233;t&#233; les calculs politiques du Hezbollah, mais il misait sans doute sur une r&#233;action massive de la part d'Isra&#235;l, qui avait d&#233;j&#224; envahi le Liban plusieurs fois auparavant. Pour cette raison, il me semble que son action comportait une large part d'&#171; aventurisme &#187;, ceci d'autant plus que le risque qu'il a pris concerne l'ensemble de la population. Il a vraiment pris un tr&#232;s grand risque en lan&#231;ant une attaque contre Isra&#235;l, en connaissant sa force et sa brutalit&#233; militaires, et la population pourrait le tenir responsable d'une nouvelle guerre et d'une nouvelle invasion, dont la population libanaise devra porter le poids.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci dit, il faut souligner la responsabilit&#233; principale d'Isra&#235;l dans la d&#233;t&#233;rioration de la situation d'ensemble. Il a r&#233;cemment atteint de nouveaux sommets dans son comportement profond&#233;ment r&#233;voltant, sp&#233;cialement par rapport &#224; Gaza. Apr&#232;s l'enl&#232;vement d'un soldat par un groupe palestinien, l'arm&#233;e isra&#233;lienne a tu&#233; des dizaines et des dizaines de civils palestiniens. Isra&#235;l peut enlever et d&#233;tenir impun&#233;ment des civils palestiniens, mais lorsque quelques Palestiniens kidnappent l'un de ses soldats pour l'utiliser comme monnaie d'&#233;change, il recourt &#224; une violence sans restriction, prenant toute une population en otage et bombardant la dense population de la bande de Gaza dans l'indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale du monde. Voil&#224; la principale source de d&#233;stabilisation de la r&#233;gion - ce comportement violent et arrogant d'Isra&#235;l, qui est en totale harmonie avec le comportement violent et arrogant des Etats-Unis en Irak.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle est la position du gouvernement libanais par rapport &#224; l'action du Hezbollah ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isra&#235;l a d&#233;cid&#233; de consid&#233;rer cette action comme de la responsabilit&#233; de l'ensemble du gouvernement, en d&#233;pit du d&#233;menti du Premier ministre libanais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique d'Isra&#235;l consiste pr&#233;cis&#233;ment, comme je l'ai dit, &#224; prendre toute une population en otage. Il a fait cela avec les Palestiniens ; dans le cas du Liban, c'est encore plus &#233;vident, parce que, bien qu'il soit vrai que le Hezbollah est membre du gouvernement, sa participation y est minimale et il se tient actuellement dans l'opposition. Le gouvernement libanais est domin&#233; par une majorit&#233; alli&#233;e aux Etats-Unis, qui peut prendre aujourd'hui toute la mesure de l'hypocrisie de l'administration Bush qui se d&#233;clare tr&#232;s concern&#233;e par le sort du peuple libanais seulement lorsqu'il s'agit de s'opposer &#224; la Syrie. Le fait de tenir le gouvernement libanais responsable de l'action du Hezbollah, m&#234;me apr&#232;s qu'il a officiellement pris ses distances d'avec cette action, est une d&#233;monstration de la politique de diktat d'Isra&#235;l. D'autre part, il est une indication de la volont&#233; d'Isra&#235;l de pousser les Libanais &#224; la guerre civile, comme il essaie de le faire avec les Palestiniens. Dans les deux cas, Isra&#235;l veut amener une composante de la soci&#233;t&#233; locale - le Fatah en Palestine et la majorit&#233; gouvernementale au Liban - &#224; &#233;craser les principaux ennemis d'Isra&#235;l, le Hamas et le Hezbollah, pour ne pas &#234;tre &#233;cras&#233;s eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qui lie entre eux le Hezbollah et le Hamas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont des id&#233;ologie similaires et partagent une opposition radicale &#224; Isra&#235;l. Le Hamas est d'ob&#233;dience sunnite, tandis que le Hezbollah est chiite, mais les deux sont alli&#233;s &#224; la Syrie et &#224; l'Iran. C'est une sorte d'alliance r&#233;gionale contre Isra&#235;l. Le Hezbollah est n&#233; apr&#232;s l'invasion du Liban par Isra&#235;l en 1982 et le Hamas, au moment de la premi&#232;re Intifada, en 1987-1988. La raison principale de l'existence des deux c'est leur opposition &#224; Isra&#235;l, la lutte nationale contre l'occupant de leurs territoires, la lutte contre un ennemi commun identifi&#233; comme Isra&#235;l, de m&#234;me que les Etats-Unis derri&#232;re lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La division entre sunnites et chiites en Irak est due &#224; des facteurs propres &#224; ce pays, mais ne joue pas sinon un r&#244;le important dans toute la r&#233;gion. Cette division est aussi apparue au Liban, l'ann&#233;e derni&#232;re, mais d'une fa&#231;on beaucoup moins virulente, lorsque la majorit&#233; de la communaut&#233; sunnite, men&#233;e par Hariri, un alli&#233; des Saoudiens et des Etats-Unis, s'est trouv&#233;e en opposition avec la majorit&#233; des chiites men&#233;e par le Hezbollah, alli&#233; &#224; la Syrie. Mais cette division peut difficilement devenir un facteur important dans les pays o&#249; les deux communaut&#233;s, chiite et sunnite, ne sont pas pr&#233;sentes toutes les deux, comme elles le sont en Irak et au Liban. En Palestine, il n'y a pratiquement aucun chiite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La relation de solidarit&#233; que le Hezbollah entretient avec le Hamas, il ne l'avait pas avec l'OLP ou l'Autorit&#233; palestinienne lorsqu'elles &#233;taient domin&#233;es par Arafat. Le Hezbollah n'a jamais eu aucune sympathie pour Arafat, et encore moins pour Mahmoud Abbas, dans lesquels ils ne reconnaissent pas une m&#234;me opposition radicale &#224; Isra&#235;l que dans le Hamas, quand ils ne les accusent pas de trahir la cause palestinienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment la population libanaise va-t-elle r&#233;agir aux &#233;v&#233;nements en cours ? Le Hezbollah va-t-il b&#233;n&#233;ficier de sa solidarit&#233; ou va-t-il &#234;tre r&#233;put&#233; responsable de ses souffrances ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La base populaire du Hezbollah est chiite, ce qui constitue la principale minorit&#233; de la population libanaise, dont aucune n'est majoritaire. Mais certainement, de nombreux sunnites approuvent aussi son action comme un geste de solidarit&#233; envers le Hamas et les Palestiniens, tandis que la brutalit&#233; de la r&#233;action isra&#233;lienne accro&#238;t cette solidarit&#233;. D'autre part, il est probable que l'inimit&#233; de la plus grande part des autres minorit&#233;s non chiites - chr&#233;tiens maronites, sunnites, druzes - envers le Hezbollah augmente, dans la mesure o&#249; ils se sentent mis en danger par le choix unilat&#233;ral du Hezbollah et consid&#232;rent qu'ils vont devoir payer le prix de ce choix. Le risque, &#233;videmment, c'est que les divisions sectaires s'approfondissent au Liban et que cela conduise &#224; une nouvelle guerre civile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question d&#233;cisive tourne autour de l'attitude de la majorit&#233; du gouvernement libanais : va-t-elle accepter de se soumettre au diktat isra&#233;lien au prix d'une nouvelle guerre civile, ou d&#233;cider que la priorit&#233; est de s'opposer &#224; l'agression isra&#233;lienne et de pr&#233;server l'unit&#233; du pays ? Pour le moment, la seconde option para&#238;t dominer. On ne peut qu'esp&#233;rer que cela dure ainsi. La protestation internationale contre la double agression isra&#233;lienne peut contribuer fortement &#224; renforcer l'option d'une r&#233;sistance commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ACHCAR Gilbert&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;* Entretien r&#233;alis&#233; par Paola MIRENDA Propos recueillis le 15 juillet pour le quotidien Liberazione, organe du Parti de la Refondation Communiste (Italie). Traduit par la r&#233;daction de Solidarit&#233;S (Suisse) d'apr&#232;s la version anglaise, communiqu&#233;e par Gilbert Achcar.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mis en ligne le 19 juillet 2006&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>De Gaza au Liban : une initiative 100% isra&#233;lienne</title>
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		<dc:date>2006-07-19T18:13:29Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Warscharski</dc:creator>


		<dc:subject>Isra&#235;l</dc:subject>

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&lt;p&gt;17 juillet 2006 &lt;br class='autobr' /&gt;
Les bombardements quotidiens isra&#233;liens &#224; Gaza sont la cause de la guerre. C'est une guerre globale de recolonisation. &lt;br class='autobr' /&gt; J&#233;rusalem, &lt;br class='autobr' /&gt;
Suite &#224; une op&#233;ration militaire men&#233;e de main de ma&#238;tre par l'organisation libanaise de r&#233;sistance nationale Hezbollah, et la capture de deux prisonniers de guerre, l'arm&#233;e isra&#233;lienne a bombard&#233; la capitale libanaise et de nombreux autres sites au sud du Liban. A l'heure o&#249; sont &#233;crites ces lignes, le gouvernement isra&#233;lien est en train de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;17 juillet 2006&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bombardements quotidiens isra&#233;liens &#224; Gaza sont la cause de la guerre. C'est une guerre globale de recolonisation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J&#233;rusalem,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; une op&#233;ration militaire men&#233;e de main de ma&#238;tre par l'organisation libanaise de r&#233;sistance nationale Hezbollah, et la capture de deux prisonniers de guerre, l'arm&#233;e isra&#233;lienne a bombard&#233; la capitale libanaise et de nombreux autres sites au sud du Liban. A l'heure o&#249; sont &#233;crites ces lignes, le gouvernement isra&#233;lien est en train de discuter de l'opportunit&#233; d'envahir le territoire libanais pour une op&#233;ration de longue dur&#233;e. Certes, les souvenirs du fiasco sanglant qu'avait signifi&#233;e l'invasion du Liban en 1982-1985 sont encore vivants dans la m&#233;moire des g&#233;n&#233;raux isra&#233;liens qui, &#224; l'&#233;poque, n'&#233;taient encore que des officiers subalternes, mais l'humiliation ressentie &#224; la suite de l'op&#233;ration du Hezbollah est si forte et la volont&#233; de vengeance &#224; ce point ancr&#233;e dans leurs t&#234;tes obtuses, que l'&#233;ventualit&#233; d'une telle invasion n'est pas &#224; exclure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'indiquait le Cheikh Nasrallah, dirigeant du Hezbollah, la date de l'attaque de la patrouille isra&#233;lienne n'avait pas &#233;t&#233; programm&#233;e a l'avance, et c'est un concours de circonstances favorables mais impr&#233;vues qui l'a provoqu&#233;. Pourtant, il ne faisait pas de doute que le Hezbollah ne pouvait rester longtemps les mains crois&#233;es, alors que depuis des mois, l'arm&#233;e isra&#233;lienne massacre la population de Gaza. Le centre de gravit&#233; du conflit isra&#233;lo-arabe va vraisemblablement bouger dans les semaines a venir, de Gaza vers le Liban. Mais ne nous trompons pas : il s'agit d'une seule et m&#234;me campagne, dont l'initiative est 100% isra&#233;lienne, dans le cadre de ce qu'ils appellent eux-m&#234;mes, &#224; la suite de leur ma&#238;tre et seigneur de la Maison Blanche, &#171; une guerre permanente et pr&#233;ventive contre le terrorisme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est donc important de remettre les choses &#224; leur place, et les &#233;v&#233;nements dans leur ordre chronologique : ce n'est pas l'op&#233;ration militaire men&#233;e il y a trois semaines par un commando palestinien et l'enl&#232;vement du caporal Gilad Shalit qui ont pouss&#233; le gouvernement isra&#233;lien &#224; lancer son offensive sanguinaire contre les habitants de la Bande de Gaza ; ce sont les bombardements quotidiens de l'artillerie isra&#233;lienne et les dizaines de morts palestiniens, dont une majorit&#233; de civils et de nombreux enfants, qui ont pousse ces militants palestiniens &#224; rompre la tr&#234;ve d&#233;clar&#233;e par les principales organisations palestiniennes et scrupuleusement respect&#233;e par ces derni&#232;res depuis plus d'un an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lib&#233;ration du soldat Gilad Shalit est le dernier des soucis de ces m&#234;mes autorit&#233;s isra&#233;liennes, et m&#234;me le plus stupide des ministres sait parfaitement que les attaques militaires mettent sa vie en danger et risquent sans doute de provoquer son assassinat par ses ravisseurs. La seule chose qui importe aux g&#233;n&#233;raux isra&#233;liens et aux marionnettes qui les repr&#233;sentent au gouvernement, c'est de &#171; leur apprendre &#187; ce que cela co&#251;te de s'attaquer &#224; Isra&#235;l. &#171; Leur apprendre &#187; est le concept le plus utilis&#233; dans les d&#233;clarations officielles des dirigeants civils et militaires, dans le plus banal des langages coloniaux. Pour ce faire, tous les moyens sont bons, et aucune retenue, convention internationale ou lois de la guerre ne sont de mise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Suisse vient de le rappeler - l'op&#233;ration en cours &#224; Gaza est faite de crimes de guerre et de violations syst&#233;matiques et g&#233;n&#233;ralis&#233;es de toutes les r&#232;gles du droit international. D'abord, parce qu'il s'agit d'une punition collective : c'est la population de Gaza toute enti&#232;re qui doit &#171; apprendre &#187; &#224; bien se conduire, m&#234;me si celle-ci, n'a &#233;videmment rien &#224; voir avec la capture d'un prisonnier de guerre isra&#233;lien. Ensuite parce qu'il s'agit d'un v&#233;ritable massacre, le nombre de victimes civiles &#171; collat&#233;rales &#187; &#233;tant disproportionn&#233; avec le nombre de victimes &#171; cibl&#233;es &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux c&#244;t&#233;s de la prise de position helv&#233;tique, le silence de l'Union europ&#233;enne est &#233;loquent, et sert de contrepoint au soutien d&#233;clar&#233; de l'administration am&#233;ricaine &#224; l'agression isra&#233;lienne. Ce soutien participe de la strat&#233;gie du Clash des Civilisations pr&#244;n&#233;e par une partie de l'entourage de Georges W Bush : ce n'est pas le soldat otage qui doit &#234;tre sauv&#233;, ce n'est pas non plus le commando responsable de son enl&#232;vement qui doit &#234;tre puni ; ce n'est m&#234;me pas le parti Hamas ou le gouvernement qu'il dirige qui doivent &#234;tre sanctionne, mais le peuple palestinien lui-m&#234;me, peuple voyou appartenant &#224; une civilisation dont le terrorisme est une des caract&#233;ristiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce matin, un ancien des renseignements isra&#233;liens expliquait longuement &#224; la radio que le probl&#232;me isra&#233;lo-arabe est avant tout un probl&#232;me culturel : alors que &#171; pour eux &#187; la vie humaine n'avait pas de valeur intrins&#232;que, pour nous, chaque individu compte. En cons&#233;quence, aucun terrain d'entente ne pourra jamais &#234;tre trouve entre membres de deux civilisations aux valeurs antagoniques, et la guerre est donc permanente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A entendre ce personnage, qui refl&#232;te une opinion largement partag&#233;e par la classe politico-militaire isra&#233;lienne, on ne comprend pas &#224; quoi sert de vouloir &#171; leur apprendre &#187; quoi que ce soit : culturellement, les Arabes, et plus g&#233;n&#233;ralement la civilisations musulmane est herm&#233;tiquement ferm&#233;e au respect de la vie humaine, et les innombrables victimes des bombardements &#224; Gaza ou au Liban ne changeront pas leur orientation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant que les parrains am&#233;ricains d'Isra&#235;l seront dans la strat&#233;gie du choc des civilisations et de la guerre globale et permanente, il ne faut pas s'attendre &#224; un tournant de la politique isra&#233;lienne, et la guerre &#187; - qu'il vaudrait mieux appeler pacification permanente - contre les Palestiniens, et plus g&#233;n&#233;ralement contre les Arabes - va suivre son cours. Avec son lot croissant de victimes, y compris isra&#233;liennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci est &#224; prendre en consid&#233;ration par le mouvement social international et plus particuli&#232;rement par le mouvement de solidarit&#233; : nous sommes tous confrontes non pas &#224; un &#233;v&#233;nement, aussi tragique et sanglant soit-il, mais &#224; une guerre de longue dur&#233;e. Cette r&#233;alit&#233; exige des strat&#233;gies &#224; long terme et du souffle. Elle exige aussi d'agir dans une perspective globale. Face &#224; la guerre globale de recolonisation du monde, la reconstruction d'un fort mouvement anti-guerre qui englobe la Palestine comme un de ses objectifs les plus embl&#233;matiques n'est plus un luxe qu'on peut repousser &#224; plus tard, mais une urgence pour tous les habitants de notre plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VERS UN NOUVEAU CONSENSUS PALESTINIEN ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la mesure o&#249; on peut cerner des objectifs politiques dans le d&#233;cha&#238;nement de violence mise en &#339;uvre dans la Bande de Gaza, la mise en &#233;chec de l'accord Hamas-Fatah est l'un d'entre eux. Pendant plusieurs mois, le Premier Ministre palestinien Ismail Haniyeh du Hamas et Mahmud Abas, Pr&#233;sident de l'Autorit&#233; Palestinienne et dirigeant du Fatah ont &#339;uvr&#233; &#224; la r&#233;daction d'un document programmatique commun, bas&#233; sur ce que l'on appelle &#171; le document des prisonniers &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce document, r&#233;dig&#233; par les dirigeants des deux grandes formations politiques palestiniennes d&#233;tenus dans les prisons isra&#233;liennes, d&#233;finit le cadre d'un nouveau consensus politique palestinien bas&#233; sur la lutte pour un &#233;tat palestinien, libre et ind&#233;pendant, dans les territoires occupes en juin 1967, ce qui implicitement signifie la reconnaissance de l'Etat d'Isra&#235;l dans ses fronti&#232;res du 4 juin 1967. Pour les autorit&#233;s de Tel Aviv, un tel document ne devait en aucun cas voir le jour, car il enlevait le pr&#233;texte de la non-reconnaissance du gouvernement palestinien et de la guerre permanente contre ceux qui ont os&#233; &#233;lire une majorit&#233; Hamas au parlement palestinien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attaque spectaculaire contre Gaza a mis fin aux n&#233;gociations entre Abas et Haniyeh, alors que les journaux annon&#231;aient un accord... pour le lendemain. Cette m&#234;me attaque pourrait cependant permettre un autre consensus inter palestinien : celui d'une r&#233;sistance unie contre la guerre isra&#233;lienne, sans illusion sur une &#233;ventuelle volont&#233; de n&#233;gocier de la part de Tel Aviv, soi-disant en &#233;change de nouveaux compromis palestiniens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en tout cas vers un tel nouveau consensus inter palestinien qu'&#339;uvrent les organisations de la gauche palestinienne qui, depuis un certain temps d&#233;j&#224;, servent d'interm&#233;diaire entre le gouvernement et la pr&#233;sidence, et surtout entre les partis dont ils sont issus.&lt;br class='autobr' /&gt;
RESISTANCE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on compare les &#233;v&#233;nements de ces derni&#232;res semaines -les attaques sauvages contre Gaza, d'abord, puis contre le Liban, &#224; des &#233;v&#233;nements similaires des d&#233;cennies pr&#233;c&#233;dentes - la r&#233;pression brutale de la premi&#232;re Intifada (1988-1990) et l'invasion du Liban (1982), on remarque imm&#233;diatement trois diff&#233;rences majeures : l'absence totale de retenue de la part des forces arm&#233;es isra&#233;liennes compar&#233;e ; l'absence de pressions internationales, voire de l'&#233;ventualit&#233; d'une telle pression, et l'absence d'un mouvement de masse en Isra&#235;l qui remette en question la brutalit&#233; des op&#233;rations militaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces trois &#233;l&#233;ments sont en fait li&#233;s les uns aux autres : la &#171; retenue &#187; (certes, toute relative) des forces arm&#233;es isra&#233;liennes r&#233;sultait de l'existence de r&#232;gles internationales avec lesquelles Isra&#235;l se devait de ne pas trop se d&#233;marquer, &#224; cause du double risque de pressions internationales et d'opposition internes. Quant au mouvement anti-guerre de masse il &#233;tait, entre autre, le r&#233;sultat d'une pression internationale ou, du moins, du sentiment d'&#234;tre en rupture avec les r&#232;gles de la guerre et les int&#233;r&#234;ts de la diplomatie internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la disparition de l'Union Sovi&#233;tique et l'&#233;mergence des Etats Unis comme puissance internationale unique, nous sommes entr&#233;s dans une phase de d&#233;r&#233;gulation du droit international et des modes de comportement des Etats, telles que d&#233;finis &#224; la suite de la victoire sur le fascisme (Conventions de Gen&#232;ve, Chartre des Nations Unies, r&#233;solutions diverses de l'ONU). A la place se sont impos&#233;s la loi de la jungle et le droit du plus fort, l'unilat&#233;ralisme, et, sous pr&#233;texte de guerre permanente et pr&#233;ventive contre le terrorisme, le terrorisme d'&#233;tat sans entrave.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces nouvelles valeurs ont &#233;t&#233; tr&#232;s rapidement int&#233;rioris&#233;es par l'immense majorit&#233; de la soci&#233;t&#233; isra&#233;lienne qui se sent aux premi&#232;res lignes de la guerre de civilisation contre le terrorisme, lui-m&#234;me identifi&#233;e au monde musulman. C'est ce qui explique pourquoi le mouvement pacifiste de masse a disparu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Paix Maintenant, qui avait su mobiliser des centaines de milliers d'Isra&#233;liennes et d'Isra&#233;liens contre la r&#233;pression dans les territoires occup&#233;s et contre la guerre au Liban, n'existe plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2000, pas une seule manifestation de masse, si ce n'est pour soutenir les &#171; initiatives de paix &#187;... d'Ariel Sharon, et aujourd'hui, alors que Gaza est massacr&#233;e et le Liban martyrise, pas une voix ne s'&#233;l&#232;ve dans la gauche sioniste, pour d&#233;noncer ces crimes et exiger d'y mettre fin imm&#233;diatement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seules les diverses organisations du mouvement anti-colonialiste protestent, avec d&#233;termination et courage, et font entendre, &#224; contre-courant la voix du droit et du respect de la vie. La Coalition des Femmes pour une Paix Juste, les diverses organisations de r&#233;servistes et d'appel&#233;s qui refusent de servir l'occupation, les Anarchistes contre le Mur, le mouvement Ta'ayush, le Centre d'Information Alternative, les Rabbins pour les Droits de l'Homme ont, ces derni&#232;res semaines, redoubl&#233; leurs efforts et leur mobilisation : rassemblements, manifestations, fermeture de rues centrales &#224; Tel Aviv, campagne de graffitis etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi honorable soit-elle, cette mobilisation des forces dites radicales n'est en rien comparable &#224; celles de 1982 ou de 1988, non pas par leur nombre (elles sont en fait plus grandes que celles des d&#233;cennies pr&#233;c&#233;dentes) mais parce que leur efficacit&#233; provenait pr&#233;cis&#233;ment de la capacit&#233; d'&#234;tre un catalyseur pour les forces plus mod&#233;r&#233;es et beaucoup plus massives du mouvement pacifiste isra&#233;lien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, malheureusement, pour utiliser une image du journaliste militant Uri Avneri, la grande roue que repr&#233;sentait la Paix Maintenant n'existe pas et notre petite roue, qui avait pour fonction de faire bouger la plus grande, tourne &#224; vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il faut saluer le courage et la d&#233;termination des quelques milliers de militantes et de militants qui d&#233;noncent aujourd'hui l'agression isra&#233;lienne, on ne peut pas ne pas reconna&#238;tre que, du point de vue du front interne, le gouvernement Olmert-Peretz-Peres a les mains libres pour poursuivre ses m&#233;faits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;WARSCHAWSKI Michel&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(tir&#233; du site &lt;a href=&#034;http://www.europe-solidaire.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.europe-solidaire.org&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La politique isra&#233;lienne envers le peuple palestinien : un sociocide</title>
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		<dc:date>2006-07-18T00:47:50Z</dc:date>
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		<dc:subject>Isra&#235;l</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le sociocide est un concept qui signifie la destruction totale des Palestiniens, non seulement en tant qu'entit&#233; politique ou groupe politique national mais en tant que soci&#233;t&#233;. Son but final est l'expulsion des Palestiniens de leur patrie (c'est-&#224;-dire une purification ethnique totale ou &#224; grande &#233;chelle). Ce concept est utilis&#233; ici dans deux acceptions diff&#233;rentes. La premi&#232;re, en tant que cons&#233;quence, pour d&#233;finir les cons&#233;quences de la &#171; guerre &#187; de 1948 qui a &#233;t&#233; en r&#233;alit&#233; un programme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Moyen-Orient-" rel="directory"&gt;Moyen-Orient&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le sociocide est un concept qui signifie la destruction totale des Palestiniens, non seulement en tant qu'entit&#233; politique ou groupe politique national mais en tant que soci&#233;t&#233;. Son but final est l'expulsion des Palestiniens de leur patrie (c'est-&#224;-dire une purification ethnique totale ou &#224; grande &#233;chelle). Ce concept est utilis&#233; ici dans deux acceptions diff&#233;rentes. La premi&#232;re, en tant que cons&#233;quence, pour d&#233;finir les cons&#233;quences de la &#171; guerre &#187; de 1948 qui a &#233;t&#233; en r&#233;alit&#233; un programme unilat&#233;ral de purification ethnique ; la seconde, en tant que processus &#224; long terme, pour d&#233;finir la politique isra&#233;lienne envers le peuple palestinien dans les territoires occup&#233;s depuis 1967 : dans ce cas le sociocide a pris la forme d'une guerre totale par d'autres moyens, &#224; savoir des moyens politiques, &#233;conomiques, sociaux, culturels et psychologiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le sociocide comme le g&#233;nocide ont en commun le m&#234;me objectif, la diff&#233;rence portant sur les moyens d'atteindre ces objectifs. J'affirme cependant que le sociocide (comme l'ethnocide et les autres termes en cide) est une forme de g&#233;nocide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisateurs de g&#233;nocides comme dans le cas de l'Holocauste ou du Ruanda ont utilis&#233; principalement et essentiellement une violence directe et massive. Leur objectif &#233;tait d'annihiler et d'exterminer physiquement &#171; l'ennemi &#187;, c'est-&#224;-dire pour l'essentiel des populations civiles. Le sociocide, lui, peut &#234;tre r&#233;alis&#233; de deux mani&#232;res : dans le premier cas (au cours de la &#171; guerre &#187; de 1948) par la guerre totale accompagn&#233;e d'une guerre psychologique tr&#232;s &#233;labor&#233;e pour aboutir &#224; la destruction de la soci&#233;t&#233; ennemie. La purification ethnique est r&#233;alis&#233;e sans extermination physique de l'ennemi. Au cours de cette &#171; guerre &#187; les forces isra&#233;liennes avaient la possibilit&#233;, &#233;tant donn&#233;s les rapports de forces militaires, de tuer la majeure partie de la population palestinienne. Cependant, et malgr&#233; une &#233;tude r&#233;cente qui montre que des dizaines de &#171; petits &#187; massacres ont &#233;t&#233; commis au cours de la guerre par l'arm&#233;e sioniste puis isra&#233;lienne, l'intention n'a jamais &#233;t&#233; d'exterminer physiquement les Palestiniens, les massacres n'&#233;taient pratiqu&#233;s que quand ils &#233;taient &#171; n&#233;cessaires &#187;, et m&#234;me dans ce cas sous la forme de tueries savamment dos&#233;es et normalis&#233;es pour cr&#233;er un climat de panique et de terreur les amenant &#224; partir. Les termes du probl&#232;me et le message &#233;taient tr&#232;s simples : partir ou mourir. Ces crimes de guerre ont r&#233;ussi &#224; aboutir &#224; une quasi destruction de la soci&#233;t&#233; palestinienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le second cas (sous l'occupation isra&#233;lienne des territoires &#224; partir de 1967) l'objectif de purification ethnique est poursuivi &#224; l'aide d'un processus &#224; long terme utilisant tout un arsenal de mesures &#171; silencieuses &#187; d'ordre administratif et touchant &#224; l'infrastructure &#233;conomique. Les droits civils et politiques sont tout simplement ni&#233;s de mani&#232;re syst&#233;matique. Tous les aspects de la vie, y compris les d&#233;placements et m&#234;me les loisirs, sont l'occasion d'obstacles et d'humiliations. La majeure partie de cette politique vise &#224; enrayer et/ou paralyser le d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233;, le but ultime &#233;tant d'aboutir &#224; sa d&#233;composition. Un Palestinien du camp de r&#233;fugi&#233;s de J&#233;nine exprime ainsi ce qu'est le sociocide : &#171; J'ai maintenant quarante trois ans et de toute ma vie je n'ai pas v&#233;cu un seul jour heureux &#187; (1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci ne signifie pas que le sociocide dans le cas de 1967 exclut la violence. Au contraire, la violence est utilis&#233;e en permanence dans la vie quotidienne mais sous forme de mesures &#171; calcul&#233;es &#187; : par exemple lors de confiscations de terres pour dissuader les Palestiniens de r&#233;sister &#224; cette d&#233;possession, lors de manifestations, sur les points de contr&#244;le pour entraver les d&#233;placements quotidiens des gens ordinaires, etc. Cependant en g&#233;n&#233;ral le nombre de tu&#233;s et de bless&#233;s est pr&#233;vu &#224; l'avance dans le cadre d'une politique globale, pour tenir compte des r&#233;percussions sur l'opinion publique internationale et les m&#233;dias, et de leur r&#233;action. La violence est utilis&#233;e essentiellement dans le cadre d'une guerre psychologique pour intimider et affaiblir la volont&#233; de r&#233;sistance (par un sentiment d'impuissance).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est important de r&#233;futer l'argument isra&#233;lien selon lequel cette politique de mesures destructrices serait n&#233;cessaire &#224; leur s&#233;curit&#233;. On pourrait r&#233;pondre, comme nous le verrons plus loin, que le sociocide n'implique pas pour &#234;tre mis en oeuvre ou pour maintenir la s&#233;curit&#233; une p&#233;riode de guerre ou de conflit aigu (comme l'actuelle intifada palestinienne) ; au contraire une p&#233;riode de s&#233;curit&#233; et de paix peut aussi permettre son acc&#233;l&#233;ration. Les lendemains des accords d'Oslo ont montr&#233; que les politiques de sociocide s'acc&#233;l&#233;raient ind&#233;pendamment du processus de paix. Selon Sara Roy, par exemple, &#171; le processus d'Oslo n'a pas repr&#233;sent&#233; la fin de l'occupation isra&#233;lienne mais sa poursuite, sous une forme moins directe. La relation structurelle entre occupants et occup&#233;s, et le d&#233;s&#233;quilibre flagrant en terme de pouvoir que cela comporte, n'ont pas &#233;t&#233; d&#233;mantel&#233;s par les accords mais au contraire renforc&#233;s. Les accords d'Oslo ont formalis&#233; et institutionnalis&#233; l'occupation d'une mani&#232;re totalement nouvelle &#187; (2).&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi le sociocide ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but, la plupart des dirigeants sionistes ont clairement indiqu&#233; que leur &#201;tat serait totalement et exclusivement pour les Juifs. M&#234;me si des documents internes montrent qu'ils &#233;taient conscients de l'existence des Palestiniens (3), d&#233;crits parfois m&#234;me comme un groupe ayant des aspirations nationales ambigu&#235;s, existence qui les g&#234;nait, ils ont adopt&#233; le c&#233;l&#232;bre slogan de Lord Shaftsbury : &#171; une terre sans peuple pour un peuple sans terre &#187; (4).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e d'une terre &#171; vide &#187; est un concept colonial occidental qui vise &#224; l&#233;gitimer l'occupation et la pr&#233;sence des colons (5). Quand les sionistes ont repris l'id&#233;e &#224; la fin du XIXe si&#232;cle, des guides touristiques sur la Palestine et sa population r&#233;elle &#233;taient publi&#233;s tous les ans et se trouvaient en rayon dans toutes les librairies occidentales (6). Les sionistes dans leur majorit&#233; &#233;pousent une entreprise coloniale similaire au mod&#232;le nord-am&#233;ricain. Ceci impliquait une soci&#233;t&#233; et une &#233;conomie juives, qui ne laissait aucune place aux autochtones. Ceci contribuerait &#224; reconstruire un sentiment d'homog&#233;n&#233;it&#233; culturelle, religieuse et ethnique semblable &#224; celui du nationalisme en Europe (7). En vertu de ce mod&#232;le les habitants originels ont &#233;t&#233; expuls&#233;s non seulement au-del&#224; des limites des colonies prot&#233;g&#233;es, mais aussi carr&#233;ment en dehors de l'entit&#233; colonialiste (8).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais contrairement au mod&#232;le d'exclusion qui parach&#232;ve son projet par le g&#233;nocide des populations indig&#232;nes, dans le cas de la Palestine le contexte et les r&#233;alit&#233;s locales et internationales ont emp&#234;ch&#233; la r&#233;alisation de ce but final. Apr&#232;s la Seconde guerre mondiale, le monde &#233;tait devenu plus inform&#233;, plus conscient et plus r&#233;actif, gr&#226;ce au d&#233;veloppement des m&#233;dias, &#224; des atrocit&#233;s sur une grande &#233;chelle comme l'Holocauste par exemple, en plus de l'&#233;volution des principes et du discours sur les droits de l'Homme. En d&#233;pit du soutien dont b&#233;n&#233;ficiaient les sionistes &#224; l'Ouest, commettre un g&#233;nocide &#233;tait quelque chose qu'il &#233;tait difficile d'approuver. Il faut dire aussi que les Palestiniens faisaient partie d'un ensemble plus vaste, le monde arabe, compris comme constituant une nation, et qui ne permettrait pas leur extermination. C'est pour ces raisons, entre autres, que l'extermination est devenue une mani&#232;re inacceptable pour &#233;vacuer la terre de sa population originelle. Donc les dirigeants sionistes ont &#233;t&#233; oblig&#233;s d'emprunter de nouvelles voies, une nouvelle m&#233;thode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle m&#233;thode va utiliser la violence et les tueries, mais sans prendre la forme d'un g&#233;nocide &#171; classique &#187;. Les massacres et la terreur sont devenus une pratique bien planifi&#233;e et soigneusement orchestr&#233;e (9). S'int&#233;grant &#224; une guerre physique et psychologique totale, ils se sont r&#233;pandus en 1948 &#224; l'ensemble de la Palestine, d&#233;moralisant les Palestiniens, et ont abouti &#224; l'effondrement de leur soci&#233;t&#233;. La violence et les massacres organis&#233;s n'ont pas pris une forme chaotique et sont rest&#233;s sous le contr&#244;le de ceux qui les organisaient. La violence chaotique et impulsive telle qu'elle s'est produite ailleurs n'a pas sa place dans les projets sionistes. Cet ordre et cette discipline, entre autres, indiquent qu'il y a une intelligence sup&#233;rieure derri&#232;re le projet d'expulsion. Mais cette nouvelle m&#233;thode a r&#233;ussi &#224; susciter une purification ethnique semblable &#224; celle que seul un g&#233;nocide peut r&#233;aliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut noter, cependant, que le sionisme a une histoire longue et complexe. Il a toujours eu des partisans qui avaient une attitude plus conciliatrice &#224; l'&#233;gard des Palestiniens. Par exemple, il y a eu des intellectuels humanistes comme Ahad Ha'am (Arthur Ginsberg) qui, d&#232;s la fin du XIXe si&#232;cle, ont critiqu&#233; le traitement inflig&#233; par le Yishuv (la communaut&#233; juive) aux Palestiniens. Le professeur Yehuda Magneee, directeur de l'Universit&#233; H&#233;bra&#239;que &#224; sa cr&#233;ation en 1925 et pendant la p&#233;riode du Mandat, &#233;tait partisan d'un &#201;tat bi-national faisant place aux Palestiniens, de m&#234;me que Martin Buber, c&#233;l&#232;bre &#233;crivain et philosophe. Le Parti Communiste Palestinien, compos&#233; de membres arabes et juifs, &#233;tait lui aussi partisan d'un &#201;tat binational. De plus, &#171; il y a toujours eu un courant de la culture du Yishuv qui avait tendance &#224; se r&#233;volter contre le caract&#232;re malsain des Juifs d'Europe en se revendiquant du retour &#224; une culture s&#233;mitique, proche de la culture arabe &#187; (10). Malheureusement, ces voix humanistes sont demeur&#233;es minoritaires et n'ont pas fa&#231;onn&#233; en fin de compte la politique sioniste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, peut-&#234;tre parce que cette voix humaniste a toujours fait partie du sionisme, les justifications religieuses pour justifier l'expulsion des Palestiniens n'&#233;taient pas enti&#232;rement convaincantes &#224; elles toutes seules. C'est pourquoi, parall&#232;lement aux arguments religieux, les dirigeants sionistes ont choisi de d&#233;shumaniser les Palestiniens et de souligner les diff&#233;rences culturelles entre Juifs et Arabes, tout cela servant &#224; l&#233;gitimer un plan d'expulsion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;shumanisation des Palestiniens a commenc&#233; tr&#232;s t&#244;t et se poursuit aujourd'hui. Par exemple, Abraham Yair, connu sous son pseudonyme &#171; Stern &#187;, qui dirigeait le groupe terroriste juif Lehi, d&#233;finissait les Arabes comme &#171; des b&#234;tes sauvages du d&#233;sert et non un v&#233;ritable peuple &#187; (11). Dans un autre article il d&#233;clare que &#171; les Arabes ne sont pas une nation mais une taupe vivant dans les zones recul&#233;es du d&#233;sert &#233;ternel. Ce ne sont que des assassins &#187; (12). Au fil du temps, les Palestiniens ont &#233;t&#233; compar&#233;s &#224; de nombreux animaux nuisibles de l'arche de No&#233; : les scorpions, les serpents, les cafards, les taupes, etc. Ce genre d'&#233;pith&#232;tes et les croyances qu'elles r&#233;v&#232;lent nous permettent de comprendre pourquoi des individus du groupe IZL ou du groupe Lehi se d&#233;guisaient en Arabes, se rendaient sur des march&#233;s populaires et faisaient exploser des bombes parmi les chalands venus en famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;shumanisation ne se limite pas &#224; la premi&#232;re p&#233;riode. Schmail Agnoon, prix Nobel de litt&#233;rature en 1966, dit dans son roman &#171; Avant Hier &#187;, &#233;crit en 1945, que les Arabes sont des gens &#171; sans dignit&#233;, acceptant l'humiliation, exploitant les colons, responsables de la destruction de la terre, ennuyeux, sales, d&#233;troussant les Juifs, d&#233;testant la civilisation, semblables &#224; des chiens &#187; (13). Parall&#232;lement &#224; la d&#233;shumanisation des Palestiniens, l'accent a aussi &#233;t&#233; mis sur les diff&#233;rences culturelles. Ceci a pris deux formes. D'abord l'unit&#233; d'une population juive tr&#232;s diverse a &#233;t&#233; grandement exag&#233;r&#233;e, faisant comme si n'avait pas exist&#233; la diaspora de 2000 ans au cours de laquelle les Juifs ont v&#233;cu dans toute une s&#233;rie de pays, ont parl&#233; de nombreuses langues diff&#233;rentes et ont &#233;volu&#233; dans des directions tr&#232;s diverses. En fait, ce n'est qu'aux yeux du sionisme du XIXe si&#232;cle que les Juifs ont &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;s comme un peuple unique. En deuxi&#232;me lieu, les diff&#233;rences entre les Juifs et leurs voisins Arabes ont &#233;t&#233; grossi&#232;rement exag&#233;r&#233;es, surtout en refusant de voir les exp&#233;riences historiques des Juifs arabophones (14).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en vigueur de la distance entre les deux communaut&#233;s ne s'est pas limit&#233;e au niveau rh&#233;torique. La s&#233;paration a &#233;t&#233; appliqu&#233;e dans toutes les institutions, y compris tout le syst&#232;me d'&#233;ducation juif sous le mandat britannique. En 1937, le rapport de la commission Peel, document de tonalit&#233; pro-sioniste, notait avec consternation dans son chapitre sur l'&#233;ducation que l'&#233;ducation juive &#233;tait consacr&#233;e &#224; &#171; la glorification de la patrie en tant qu'oeuvre accomplie par les seuls Juifs &#187;. Il poursuivait en indiquant que &#171; l'id&#233;e de partager leur vie avec les Arabes n'est jamais pr&#233;sente sous quelque forme que ce soit . Former des citoyens, des compagnons, et des amis des Arabes dans un &#201;tat palestinien commun, c'est quelque chose qui n'existe pas [dans le programme scolaire juif] Le syst&#232;me &#233;ducatif juif n'essaie de cr&#233;er aucune compr&#233;hension entre les deux peuples &#187; (15). La distance culturelle, la d&#233;shumanisation et l'accent mis sur la soi-disant cruaut&#233; de l'ennemi ont &#233;t&#233; utilis&#233;s non seulement pour cr&#233;er une muraille s&#233;parant Juifs et Arabes, mais aussi pour faciliter l'expulsion des Palestiniens. En m&#234;me temps, paradoxalement, la propagande sioniste a r&#233;ussi, pour toute une s&#233;rie de raisons, &#224; pr&#233;senter le comportement isra&#233;lien du pass&#233; comme du pr&#233;sent comme un acte d'autod&#233;fense. Des mythes tels que le soi-disant souhait arabe de &#171; rejeter les Juifs &#224; la mer &#187; ont &#233;t&#233; monnaie courante (16).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mani&#232;re dont la terreur a &#233;t&#233; pratiqu&#233;e au cours de la guerre de 1948 n'aurait pas pu se produire sans la croyance que les Arabes n'avaient aucun droit &#224; vivre en Palestine et qu'ils &#233;taient des sous-hommes ou du moins incommensurablement diff&#233;rents du colon juif. Ces id&#233;es ont nourri la machine &#224; tuer sioniste. Une fois que cette utilisation de la violence a sembl&#233; remporter des succ&#232;s, les sionistes se sont trouv&#233;s pris au pi&#232;ge d'une addiction sans fin, car la terreur mise en oeuvre par l'&#201;tat est devenu leur principal instrument dans leur qu&#234;te de pouvoir et d'h&#233;g&#233;monie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Y-a-t-il eu v&#233;ritablement une purification ethnique en 1948 ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laissons les simples faits parler d'eux-m&#234;mes : 80 % des villages palestiniens qui sont tomb&#233;s sous la coupe du nouvel &#201;tat d'Isra&#235;l ont &#233;t&#233; compl&#232;tement d&#233;truits et leurs habitants ont &#233;t&#233; oblig&#233;s de se r&#233;fugier de l'autre c&#244;t&#233; de la fronti&#232;re ou dans d'autres parties de la Palestine historique (17). Ces villages repr&#233;sentaient 50 % de l'ensemble des villages de Palestine quand on se r&#233;f&#232;re aux fronti&#232;res historiques au cours du mandat britannique. Tous ces villages ont &#233;t&#233; d&#233;truits, bien qu'ils n'aient subi aucune destruction notable au cours de la guerre. Dans de nombreux cas ils n'ont jamais particip&#233; &#224; des activit&#233;s militaires (18).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces villages ont &#233;t&#233; d&#233;truits en d&#233;pit du besoin d&#233;sesp&#233;r&#233; de trouver des foyers et des toits pour le million d'immigrants juifs qui ont afflu&#233; en Isra&#235;l dans les trois premi&#232;res ann&#233;es qui ont suivi la guerre. La logique derri&#232;re cette d&#233;cision de d&#233;truire les villages &#233;tait d'oblit&#233;rer la pr&#233;sence et le paysage palestinien arabe, et jusqu'&#224; son existence, et de revendiquer la propri&#233;t&#233; de la terre (19) mais aussi, et c'&#233;tait plus important encore, d'emp&#234;cher les r&#233;fugi&#233;s de rentrer dans leurs foyers (20). Qui croirait que la zone au sud de la route qui relie J&#233;rusalem et Jaffa jusqu'&#224; Eilat n'h&#233;berge plus un seul village arabe ? Et sur la route elle-m&#234;me il ne reste que trois villages (Abou Ghoush, 'Ein Rafa et Beit Naquba). Sur la longue route entre Jaffa et Ha&#239;fa sur les plaines c&#244;ti&#232;res (environ 100 km), qui traverse la r&#233;gion la plus fertile de Palestine, il n'est rest&#233; que deux villages (Jisr al-Zarqa, Freideiss). Les paysans la majorit&#233; de la population ont &#233;t&#233; victimes de ce que le sociologue juif am&#233;ricain Don Peretz d&#233;finit comme un processus de &#171; d&#233;paysanification &#187; (21) dans lequel ils ont perdu leur travail, leur revenu et leur identit&#233; paysanne sans acqu&#233;rir de nouvelle comp&#233;tence non agricole. Pendant de nombreuses ann&#233;es la plupart d'entre eux sont demeur&#233;s des r&#233;fugi&#233;s sans emploi vivant dans la mis&#232;re et la pauvret&#233;, dans un environnement qui est compl&#232;tement diff&#233;rent du leur (22).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une composante importante du sociocide est le fait d'avoir en ligne de mire les centres urbains &#224; population m&#233;lang&#233;e. Il y a un &#233;l&#233;ment anti-urbain qui est une caract&#233;ristique commune des politiques isra&#233;liennes du pass&#233; comme du pr&#233;sent. Les villes palestiniennes sont consid&#233;r&#233;es comme une cible principale des politiques de sociocide. En 1948 les communaut&#233;s pluralistes des tr&#232;s grandes villes comme Jaffa, Ha&#239;fa et J&#233;rusalem ont &#233;t&#233; les cibles principales des autorit&#233;s militaires isra&#233;liennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas &#233;tonnant que les Palestiniens vivant dans les zones urbaines aient eu un sort pire que celui des villageois. Sur onze villes palestiniennes tomb&#233;es entre les mains d'Isra&#235;l cinq ont &#233;t&#233; compl&#232;tement vid&#233;es de leur population, leurs habitants &#233;tant r&#233;duits &#224; l'&#233;tat de r&#233;fugi&#233;s d&#233;racin&#233;s, sans domicile et sans le sous. Ces cinq villes sont : Safad, Majdal, Tib&#233;riade, Beisan, Beer-Saba'. De plus la partie arabe de J&#233;rusalem-ouest, le centre de l'intelligentsia palestinienne de J&#233;rusalem, a eu le m&#234;me sort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinq autres villes ont &#233;t&#233; presque totalement vid&#233;es de leur population palestinienne en dehors de quelques centaines ou milliers d'habitants, y compris des familles &#233;parses de villages voisins &#224; la p&#233;riph&#233;rie de ces villes, &#224; qui il a &#233;t&#233; interdit de rester dans leurs maisons. Tous ont &#233;t&#233; regroup&#233;s et entass&#233;s dans de petites zones &#224; forte densit&#233; de population (des r&#233;serves), tandis que leurs maisons ainsi que celles de ceux qui &#233;taient &#171; partis &#187; &#233;taient occup&#233;es par des Juifs. Pendant des jours et des semaines, actes de vandalisme et pogroms ont &#233;t&#233; la r&#232;gle (23). Les Palestiniens restants &#233;taient devenus des citoyens de troisi&#232;me classe dans l'&#201;tat d'Isra&#235;l la seconde classe &#233;tant compos&#233;e des immigrants juifs venus du monde arabe (24). Ces cinq villes sont : Jaffa, Ha&#239;fa, Iod, Ramallah, Acre. Une seule ville est demeur&#233;e intacte : Nazareth, parce que les dirigeants sionistes ne voulaient pas d&#233;plaire au Vatican et au monde chr&#233;tien (25).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces villes qui repr&#233;sentaient le noyau intellectuel de la soci&#233;t&#233; palestinienne les Isra&#233;liens ont d&#233;truit, pill&#233; ou confisqu&#233; la majeure partie de l'h&#233;ritage culturel &#233;crit, y compris les biblioth&#232;ques publiques, les archives, la presse, les imprimeries et les maisons d'&#233;dition, le cadastre, les centres culturels, les cin&#233;mas et les th&#233;&#226;tres. A cela il faut ajouter les archives des conseils municipaux, des h&#244;pitaux, des &#233;coles, les biblioth&#232;ques priv&#233;es, les papiers de famille et les journaux intimes des intellectuels comme Georges Antonius, 'Aouni Abdel Hadi, Henri Cattan, Moustapha Mourad Eddbagh, entre autres (26).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus de la destruction politique et sociale de plus de 60 % de la soci&#233;t&#233; palestinienne, la &#171; guerre &#187; a abouti &#224; son d&#233;membrement en fragments minuscules vivant dans des milieux et des r&#233;alit&#233;s diff&#233;rents : dans des pays diff&#233;rents, avec des syst&#232;mes politiques diff&#233;rents, des programmes scolaires diff&#233;rents et un environnement &#233;conomique et social diff&#233;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pire est que cette purification ethnique et culturelle unique en son genre, avec toute sa cruaut&#233;, demeure en grande partie inconnue, sauf de quelques petits groupes de sp&#233;cialistes. Bizarrement ni le gouvernement d'Isra&#235;l ni son peuple (&#224; l'exception d'une petite minorit&#233;) n'ont exprim&#233; le moindre regret ou le moindre sentiment de culpabilit&#233;. Au contraire, de mani&#232;re &#224; couvrir ou nier ce qui s'&#233;tait pass&#233;, une gigantesque machine acad&#233;mique et politique a &#233;t&#233; mise en route, cr&#233;ant de nouveaux mythes en fonction desquels l'histoire a &#233;t&#233; r&#233;&#233;crite pour pr&#233;senter et promouvoir le r&#233;cit des vainqueurs et pr&#233;parer un nouvel &#233;pisode du sociocide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mythes isra&#233;liens, ceux du pass&#233; comme ceux du pr&#233;sent, servent &#224; essayer d'&#233;viter aux Isra&#233;liens d'avoir &#224; regarder en face les injustices faites aux Palestiniens. Certains d&#233;fenseurs inconditionnels disent que les Palestiniens ont refus&#233; de soutenir le plan de partage de l'ONU en novembre 1947 et ont d&#233;clench&#233; la guerre. De plus, selon cet argument, &#233;tant donn&#233; que les Palestiniens sont les initiateurs de la guerre, ils sont responsables de tous ses maux, y compris les massacres qui se sont produits au cours de cette guerre. Le m&#234;me type d'argument a &#233;t&#233; utilis&#233; au lendemain de l'&#233;chec des n&#233;gociations de Camp David en juillet 2000. Les Isra&#233;liens ont r&#233;p&#233;t&#233; le mythe selon lequel ils ont &#171; retourn&#233; toutes les pierres pour atteindre la paix avec les Palestiniens qui n'en voulaient pas &#187;. L'&#233;chec des n&#233;gociations a d&#233;clench&#233; une offensive &#224; grande &#233;chelle contre tous les aspects de la vie palestinienne. Pour dire les choses cr&#251;ment, c'est l'argument : &#171; ils l'ont bien cherch&#233; &#187; (27). D'autres apologistes essaient d'expliquer et de justifier implicitement chaque massacre comme une mesure de repr&#233;sailles contre un m&#233;fait palestinien. Par exemple Morris d&#233;crit les tueries d'Eilaboun et Wara al Sauda comme des ripostes apr&#232;s la d&#233;capitation de deux soldats isra&#233;liens. Il consid&#232;re en outre que le massacre de Madj al Krum a &#233;t&#233; la cons&#233;quence du mensonge des villageois, qui n'avaient pas livr&#233; toutes leurs armes, et que ceux de Jish et de Safsaf r&#233;sultaient de leur r&#233;sistance militaire. Pour dire les choses cr&#251;ment, c'est la justification par &#171; ils l'ont bien m&#233;rit&#233; &#187;. Selon une troisi&#232;me all&#233;gation, les Palestiniens sont eux aussi des tueurs. Isra&#235;l a eu 6 000 victimes au cours de la guerre, ce qui repr&#233;sente 1 % de sa population totale. Dit cr&#251;ment, c'est l'argument &#171; eux aussi, ils l'ont fait &#187; (28). En dernier lieu, certains apologistes ont recours &#224; l'argument selon lequel les Juifs, apr&#232;s l'Holocauste, ont le droit d'utiliser tous les moyens possibles pour d&#233;fendre leurs int&#233;r&#234;ts. Cette position est presque toujours coupl&#233;e &#224; cette affirmation : compar&#233;e &#224; l'Holocauste, l'expulsion des Palestiniens serait une affaire minuscule et insignifiante. C'est l&#224; l'argument de la &#171; n&#233;cessit&#233; &#187; et du &#171; et apr&#232;s ? &#187; (29)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne souhaite pas aborder la pol&#233;mique au sujet de la guerre de 1948, mais j'ai publi&#233; r&#233;cemment une &#233;tude dans laquelle je conteste l'id&#233;e que ce sont les Palestiniens qui ont commenc&#233; la guerre (30). En outre, m&#234;me si les Palestiniens avaient d&#233;clench&#233; la guerre, un tel acte ne justifierait pas vraiment les crimes de guerre contre des civils qui s'&#233;taient rendus. Je voudrais insister sur cette id&#233;e en indiquant que la plupart des massacres isra&#233;liens se sont produits alors que les forces arabes ne repr&#233;sentaient plus une menace. Invoquer le mythe isra&#233;lien d'une &#171; lutte pour la survie &#187; est inconvenant dans de tels cas. Il est ridicule de pr&#233;tendre que la force militaire la plus puissante, la mieux &#233;quip&#233;e et la plus disciplin&#233;e du Moyen-Orient a &#233;t&#233; pouss&#233;e &#224; bout par le d&#233;sir des paysans palestiniens de se cramponner &#224; leurs villages et &#224; leurs vergers. Est-il possible de comparer la culpabilit&#233; &#233;ventuelle de pauvres paysans palestiniens &#224; la culpabilit&#233; des nazis ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le troisi&#232;me argument, &#171; ils l'ont fait eux aussi &#187;, a quelque fondement. Les Palestiniens eux aussi ont commis des atrocit&#233;s. Ils ont pill&#233; chaque fois que c'&#233;tait possible. Ils ont aussi mutil&#233; des combattants Juifs, mais il est &#224; remarquer que les tueries commises par les Palestiniens &#233;taient tr&#232;s diff&#233;rentes des massacres isra&#233;liens, pour toute une s&#233;rie de raisons. Ces tueries ne s'int&#233;graient pas &#224; une strat&#233;gie agressive d'annexion ou d'expulsion ; elles n'&#233;taient pas perp&#233;tr&#233;es par des forces militaires organis&#233;es, mais &#233;taient des actions spontan&#233;es de foule ; et enfin, par rapport au nombre de massacres isra&#233;liens, elles &#233;taient des &#233;v&#233;nements rares. Ces explications ne les justifient pas, mais elles remettent en cause la tentative de mettre les tueries isra&#233;liennes et palestiniennes sur un pied d'&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette question est toujours d'actualit&#233; aujourd'hui. Prenez le probl&#232;me des attentats-suicides, que j'ai publiquement et vigoureusement condamn&#233;s. Sugg&#233;rer que ces actions d'une minorit&#233; au sein d'une population sans &#201;tat vivant sous occupation militaire peuvent &#234;tre jug&#233;es sur le m&#234;me plan que la mise en oeuvre d'une politique d&#233;clar&#233;e d'oppression par les forces arm&#233;es hautement militaris&#233;es de la puissance occupante, cela confine &#224; l'absurde. En outre, &#224; la diff&#233;rence des attentats-suicides de la seconde Intifada, comme je l'explique par ailleurs, les massacres isra&#233;liens de 1948 ne sont pas n&#233;s du d&#233;sespoir, de l'exil et de la spoliation, mais au contraire ont &#233;t&#233; les instruments de la construction d'une nation. Certains de ces massacres ont &#233;t&#233; pratiqu&#233;s par des gens que, d'apr&#232;s les crit&#232;res d'aujourd'hui, on peut d&#233;finir comme des z&#233;lotes de droite. Mais d'autres massacres ont &#233;t&#233; pratiqu&#233;s par des gens que, sur certaines questions d&#233;battues, on peut identifier comme &#233;tant des lib&#233;raux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Saleh Abdel Jawad est professeur associ&#233; au d&#233;partement d'histoire et de science politique de l'universit&#233; Birzeit. Cet article a &#233;t&#233; traduit de l'anglais par Pierre P.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;1. Ce Palestinien figurait dans le film documentaire &#171; Jenine, Jenine &#187; de Mohamed Bakri. Il a plus tard &#233;t&#233; tu&#233; par l'arm&#233;e isra&#233;lienne plusieurs mois apr&#232;s avoir &#233;t&#233; interview&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Sara Roy (2002) &#171; Why peace failed an Oslo autopsy &#187;, in Maurin and Robin Tobin &#171; How long O Lord &#187;, Cowley publication, Cambridge (Mass.). Roy, am&#233;ricaine et juive, est professeur &#224; Harvard. Elle est la fille de deux parents ayant surv&#233;cu &#224; l'Holocauste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Anita Shapira, &#171; Land and power, the Zionist resort to force, 1881-1948 &#187;, Stanford university Press, 1992, pp. 42, 45 ; voir aussi Nur Masalha &#171; Expulsion of the Palestinians : the concept of transfer in Zionist political thought 1882-1948 &#187;, Washington DC, Institute for Palestine Studies, 1992.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Lord Shaftsbury (1801-1885, n&#233; Anthony Ashley Cooper avant de devenir le 7e comte de Shaftsbury en 1851). Sioniste chr&#233;tien britannique, il formula son slogan en 1853. Pour une histoire du terme, voir A. M. Garfinkle, &#171; On the origin, meaning, use and abuse of a phrase &#187;, Middle Eastern Studies (octobre 1991).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Maxime Rodinson, &#171; Isra&#235;l, fait colonial &#187; in Les Temps Modernes n&#176; 253 bis, 1967, p. 51.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. L'insistance sur la &#171; vacuit&#233; &#187; de la Palestine ne se limite pas aux sionistes du XIXe si&#232;cle. Par exemple Benjamin Netanyahu, ancien premier ministre isra&#233;lien, reprend dans son livre &#171; Une place au soleil &#187; (1993, p. 40) l'image d'un vide physique. Il cite Arthur Stanley, le cartographe britannique qui a &#233;crit en 1881 : &#171; En Jud&#233;e il n'est pas exag&#233;r&#233; de dire que sur des km et des km il n'y avait pas d'apparence de vie &#187;. Mais dans un t&#233;moignage contradictoire fort opportun&#233;ment ignor&#233; par Netanyahu le pr&#233;dicateur sioniste Isra&#235;l Zangwill parlait d'une population palestinienne dense. Isra&#235;l Zangwill (&#171; Speeches, articles and letters, 1937, p. 210) d&#233;plore le fait que &#171; la Palestine a d&#233;j&#224; une densit&#233; de population double de celle des &#201;tats-Unis &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. Gershon Shafir, &#171; Land, labor and the origins of the israeli-palestinian conflict 1882-1914 &#187;, &#233;dition mise &#224; jour, Berkeley, University of California Press, 1996, pp. 7-20.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9. L'ouvrage le plus d&#233;taill&#233; et le plus document&#233; &#224; ce jour sur l'utilisation des massacres et de la violence se trouve dans Saleh Abdel Jawad, &#171; Massacres and the creation of the Palestinian refugee problem in the 1948 war &#187;, Actes de la conf&#233;rence internationale : Israel and the Palestinian refugees, Max Planck Institute for comparative public and international law, Heidelberg, Juillet 2003, 103 p. On peut obtenir de l'auteur un document pdf : &lt;Saleh_jawad@yahoo.com&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10. Communication priv&#233;e &#224; l'auteur du professeur Joel Perlmann, de Bard College.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11. A. Perlmutter, &#171; The life and times of Menachem Begin &#187;, 1987, p. 212&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12. Masalha, voir note 48, p. 30&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13. Cit&#233; dans A. Shalhat, &#171; An introduction to the study of the Arab personality in Zionist literature &#187;, el-Karmel, vol. 7, 1983, p. 259.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14. Par exemple Maxime Rodinson, dans &#171; Isra&#235;l et les Arabes &#187; note que les Juifs yemenites, qui parlaient une forme d'h&#233;breu tr&#232;s proche de l'arabe ont &#233;t&#233; humili&#233;s et qu'on les a &#171; recycl&#233;s &#187; pour leur faire parler un h&#233;breu plus proche de celui parl&#233; par les immigrants d'Europe n'ayant aucune connaissance de l'arabe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15. Royal Committe for Palestine 1937, #5479 rapport complet, version officielle en arabe. Livre Blanc, 1937, p. 440.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16. Pour une &#233;tude de ces mythes, voir Flapan Simha, &#171; The state of Israel : myths and realities &#187;, London &amp; New York, Croom Helm, 1987.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17. Pour une &#233;tude compl&#232;te sur les villages d&#233;truits, voir Walid Khalidi, &#171; All that remains : the Palestinian villages occupied and depopulated by Israel in 1948 &#187;, Washington DC. The institute for Palestine studies,1992.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18. Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19. Falah Ghazi, &#171; The 1948 Israeli-Palestinian war and its aftermath : the transformation and designification of Palestine's cultural landscape &#187;, annales de l'Association of American Geographers, 1986-2, p. 256. Voir aussi Meron Benvenisti, &#171; Sacred landscape, the buried history of the Holy Land since 1948 &#187;, University of California Press, Berkeley, 2000, pp. 11 &#224; 54.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20. Benny Morris, &#171; The birth of the Palestinian refugee problem revisited &#187;, Cambridge University Press, 2004, pp. 309-334.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21. Don Peretz (1977), &#171; Palestinian socialstratification : the political implications &#187;, Journal of Palestine studies, vol.7, n&#176; 1, 1977, pp. 48-74.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22. Voir : Rosemary Sayegh, &#171; Palestinians, from peasants to revolutionaries &#187;, London, Zed Press, 1979.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23. Tom Seguev (I986) , &#171; I949, the first Israelis &#187;, The Free Pess, New York, 68-91.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;24. Selon Robinson (2003) &#171; d'Ao&#251;t 1948 &#224; D&#233;cembre 1966, une administration militaire stricte a r&#233;gi la vie quotidienne de la population arabe palestinienne restant dans le pays, restreignant ses mouvements, son expression et ses emplois, et l'isolant fortement de la soci&#233;t&#233; juive isra&#233;lienne. Les pratiques &#233;volutives de surveillance et de maintien de l'ordre auxquelles les Palestiniens se sont heurt&#233;s sous ce r&#233;gime n'ont servi qu'&#224; renforcer leurs pertes de guerre et &#224; leur rappeler que leur pr&#233;sence n'&#233;tait pas souhait&#233;e dans le nouvel &#201;tat &#187;. Shiron Robinson (2003) : &#171; Local struggle, national struggle : Palestinian responses to the Kafr Qasim massacre and its aftermath, 1956 -66 &#187;, International Journal of Middle East Studies, pp. 393-416.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;25. David Ben Gourion, &#171; Yumann Hamilhamah, 1947-1949 &#187; (en h&#233;breu), &#171; Diaries of war I947 49 &#187;, 1984 ; ed. Gershon Rivlin et Elhanan Orren, voir les entr&#233;es pour le 15 juillet 1948, p. 591.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;26. Abdel Jawad Saleh : &#171; 1948, Entre archives et sources orales &#187;, la revue d'&#201;tudes Palestiniennes, &#233;t&#233; 2005, pp. 59-77.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;27. Il s'agit l&#224; d'un discours tr&#232;s courant, illustr&#233; par ce commentaire d'Ygal Allon : rejetant le r&#233;cit d'Ytzak Rabin sur l'expulsion des Arabes de Lod, il termine en affirmant que &#171; si on ne nous avait pas impos&#233; une guerre, toutes ces souffrances auraient &#233;t&#233; &#233;vit&#233;es &#187;. [cit&#233; par D.K. Shipler, &#171; Arab and Jew : wounded spirits in a promised land &#187;, 1986, p. 35].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;28. Il s'agit l&#224; aussi d'une attitude courante, qui se faufile dans le discours le plus r&#233;cent du &#171; nouvel historien &#187; isra&#233;lien Benny Morris : &#171; The survival of the fittest &#187; (La lutte pour la survie), interview par A. Shavit dans Ha'aretz du 9 janvier 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;29. Cf Z. Sternhell qui dit que &#171; les p&#232;res fondateurs et ceux qui leur ont succ&#233;d&#233; imm&#233;diatement savaient que si les Juifs voulaient h&#233;riter de la terre, il leur faudrait la prendre de force. Jusqu'&#224; la guerre d'ind&#233;pendance ils n'avaient pas d'autre choix &#187;. Z. Sternhell, &#171; the logic of body counts &#187; (compter les cadavres, une logique), Ha'aretz, 2 avril 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;30. Saleh Abdel Jawad, &#171; The Arab and Palestinian narratives of the 1948 war &#187;, in : Robert Rotberg (ed) : &#171; The intertwined narratives of Israel-Palestine : history's double helix &#187;, Indiana University Press, pp. 93-142.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Tir&#233; du 517 de la revue Inprecor)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Stoppez imm&#233;diatement l'attaque isra&#233;lienne contre la Bande de Gaza</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Stoppez-immediatement-l-attaque-israelienne-contre-la-Bande-de-Gaza</link>
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		<dc:date>2006-07-08T17:12:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Palestine</dc:subject>
		<dc:subject>Isra&#235;l</dc:subject>
		<dc:subject>Contre la r&#233;pression</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'AIC condamne vigoureusement l'invasion de la Bande de Gaza par l'arm&#233;e isra&#233;lienne. Cette invasion est une punition de la population de Palestine pour les r&#233;sultats des &#233;lections palestiniennes tenues en janvier et ne concerne en aucune fa&#231;on la s&#233;curit&#233; d'Isra&#235;l et de ses citoyenNe-s. Cependant, durant cette invasion, des civils ont &#233;t&#233; et continueront d'&#234;tre tu&#233;s par des soldats isra&#233;liens, l'infrastructure palestinienne a &#233;t&#233; d&#233;truite et des maisons ont &#233;t&#233; d&#233;molies. Ces gestes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'AIC condamne vigoureusement l'invasion de la Bande de Gaza par l'arm&#233;e isra&#233;lienne. Cette invasion est une punition de la population de Palestine pour les r&#233;sultats des &#233;lections palestiniennes tenues en janvier et ne concerne en aucune fa&#231;on la s&#233;curit&#233; d'Isra&#235;l et de ses citoyenNe-s. Cependant, durant cette invasion, des civils ont &#233;t&#233; et continueront d'&#234;tre tu&#233;s par des soldats isra&#233;liens, l'infrastructure palestinienne a &#233;t&#233; d&#233;truite et des maisons ont &#233;t&#233; d&#233;molies. Ces gestes constituent une violation de la Convention de Gen&#232;ve et devraient &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme des crimes de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis les &#233;lections palestiniennes, Isra&#235;l a renforc&#233; continuellement la tension militaire en assassinant, en blessant et en kidnappant des Palestiniens. Depuis janvier, Isra&#235;l a assassin&#233; 172 Palestiniens, la plupart des civils d&#233;sarm&#233;s ; 50 d'entre eux ont &#233;t&#233; tu&#233;s durant le seul mois de juin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les attaques isra&#233;liennes contre les Palestiniens ont frapp&#233; particuli&#232;rement Gaza, qui a souffert de bombardements massifs de l'artillerie et un si&#232;ge soutenu des forces isra&#233;liennes. Seule une douzaine de camions ont pu passer au point de contr&#244;le de Karni &#224; chaque jour pour nourrir une population de plus de 1,3 millions de personnes (ce qui normalement n&#233;cessite des centaines de camions par jour pour les besoins en nourriture). Ainsi, les menaces de famine ont &#233;chou&#233; &#224; convaincre le peuple palestinien &#224; renverser un gouvernement d&#233;mocratiquement &#233;lu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les attaques isra&#233;liennes contre la population palestinienne n'ont rien &#224; voir avec la s&#233;curit&#233; des citoyens isra&#233;liens, mais sont partie prenante de la guerre du Premier ministre Olmert contre un gouvernement d&#233;mocratiquement &#233;lu et vise &#224; le renverser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La capture de 8 ministres palestiniens et de 21 membres du parlement et les tentatives d'assassiner le Premier ministre palestinien Ismail Hanie, montrent bien que le plan du Premier ministre Olmert et de son ministre de la d&#233;fense Amir Peretz est de renverser par la force le gouvernement palestinien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'actuelle invasion de la Bande de Gaza ne concerne pas la s&#233;curit&#233; du soldat isra&#233;lien Gilad Shalit. L'incursion met en danger la vie et la s&#233;curit&#233; de Shalit. L'utilisation de la force avant toute consid&#233;ration concernant un &#233;change de prisonniers d&#233;montre que les objectifs politiques d'Isra&#235;l sont plus importants que la vie de Shalit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AIC maintient que la seule voie vers la paix dans la r&#233;gion est le retrait complet de l'Arm&#233;e isra&#233;lienne et des colons isra&#233;liens des Territoires palestiniens occup&#233;s, y compris J&#233;rusalem occup&#233; ; la lib&#233;ration de tous les prisonniers politiques palestiniens ; la reconnaissance du Droit de retour des r&#233;fugi&#233;s palestiniens en accord avec les r&#233;solutions 194 et 242 de l'ONU et le respect des droits nationaux et individuels du peuple palestinien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;29 juin 2006&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le gouvernement bolivarien condamne l'agression isra&#233;lienne contre le peuple palestinien</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Le-gouvernement-bolivarien-condamne-l-agression-israelienne-contre-le-peuple</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Le-gouvernement-bolivarien-condamne-l-agression-israelienne-contre-le-peuple</guid>
		<dc:date>2006-07-03T15:33:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Palestine</dc:subject>
		<dc:subject>Isra&#235;l</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident de la R&#233;publique bolivarienne du Venezuela, Hugo Chavez Frias, a condamn&#233; au nom du peuple v&#233;n&#233;zu&#233;lien, la plus r&#233;cente agression des troupes isra&#233;liennes contre la Palestine ainsi que la violation de l'espace a&#233;rien syrien. &lt;br class='autobr' /&gt; Il a fait cette d&#233;claration jeudi durant une f&#234;te c&#233;l&#233;brant la promotion d'officiers et de sous-officiers du r&#233;gime de la Garde pr&#233;sidentielle. Il a affirm&#233; qu'Isra&#235;l devait respecter le peuple palestinien, &#171; un peuple qui lutte depuis des ann&#233;es pour la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le pr&#233;sident de la R&#233;publique bolivarienne du Venezuela, Hugo Chavez Frias, a condamn&#233; au nom du peuple v&#233;n&#233;zu&#233;lien, la plus r&#233;cente agression des troupes isra&#233;liennes contre la Palestine ainsi que la violation de l'espace a&#233;rien syrien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il a fait cette d&#233;claration jeudi durant une f&#234;te c&#233;l&#233;brant la promotion d'officiers et de sous-officiers du r&#233;gime de la Garde pr&#233;sidentielle. Il a affirm&#233; qu'Isra&#235;l devait respecter le peuple palestinien, &#171; un peuple qui lutte depuis des ann&#233;es pour la paix et l'ind&#233;pendance. Nous assurons le pr&#233;sident et le peuple palestiniens de notre solidarit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arm&#233;e isra&#233;lienne a occup&#233; le sud de la Bande de Gaza et t&#244;t en matin&#233;e des dizaines de chars d'assaut ont avanc&#233; depuis le nord. L'attaque isra&#233;lienne a conduit &#224; l'arrestation de dizaines de ministres, de 20 parlementaires et de membres de la r&#233;sistance palestinienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ils ont utilis&#233; tout le pouvoir militaire de l'&#201;tat d'Isra&#235;l avec le soutien de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain, pour bombarder, p&#233;n&#233;trer et envahir le territoire palestinien au m&#233;pris des r&#233;solutions des Nations Unies et de la paix mondiale. Contre la politique des Nations Unies, ils ont viol&#233; l'espace a&#233;rien de la R&#233;publique arabe de Syrie et ont survol&#233; la r&#233;sidence du pr&#233;sident syrien sous l'excuse que la Syrie prot&#232;ge des terroristes. Rien, absolument rien. ne peut justifier quiconque de transgresser la souverainet&#233; des &#201;tats et la libert&#233; des peuples &#187; a affirm&#233; le pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est cela qui fonde l'importance de la bataille que nous menons, notre bataille qui est connue et qui se d&#233;veloppe sur la sc&#232;ne mondiale, une bataille pour la paix, pour l'&#233;quilibre mondial, comme disait Bolivar. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le V&#233;n&#233;zuela est d&#233;termin&#233; &#224; entrer au Conseil de s&#233;curit&#233; des Nations Unies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela explique, selon le pr&#233;sident Chavez, la d&#233;termination du gouvernement des Etats-Unis &#224; emp&#234;cher que le Venezuela soit choisi en octobre prochain comme membre du Conseil de s&#233;curit&#233; des Nations Unies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il est certain, que les &#201;tats-Unis n'aiment pas qu'un pays ou une personne &#233;l&#232;ve la voix contre les man&#339;uvres imp&#233;rialistes. Nous avons &#233;lev&#233; la voix contre les man&#339;uvres imp&#233;rialistes des &#201;tats-Unis et nous continuerons de le faire, parce que nous en avons assez de ces man&#339;uvres que nous voulons la paix et le respect. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s Prensa Latina du 30 juin le ministre bolivien des affaires &#233;trang&#232;res, David Choquehuanca, a aussi fait une d&#233;claration condamnant l'agression isra&#233;lienne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Crises politiques</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Crises-politiques</link>
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		<dc:date>2005-11-28T02:15:49Z</dc:date>
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		<dc:subject>Isra&#235;l</dc:subject>

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&lt;p&gt;La situation du peuple palestinien s'&#233;clipse momentan&#233;ment derri&#232;re le bouleversement que conna&#238;t actuellement la sc&#232;ne politique isra&#233;lienne. D'un c&#244;t&#233;, Ariel Sharon fonde son propre parti. De l'autre, Amir Peretz prend la t&#234;te du Parti travailliste. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Premier ministre isra&#233;lien, Ariel Sharon, a quitt&#233; le Likoud, parti qui l'a men&#233; au pouvoir. Il construit sa propre formation, Responsabilit&#233; nationale. &#171; Un parti r&#233;solument au centre &#187;, a-t-il annonc&#233;... Ariel Sharon au centre ? La (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La situation du peuple palestinien s'&#233;clipse momentan&#233;ment derri&#232;re le bouleversement que conna&#238;t actuellement la sc&#232;ne politique isra&#233;lienne. D'un c&#244;t&#233;, Ariel Sharon fonde son propre parti. De l'autre, Amir Peretz prend la t&#234;te du Parti travailliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Premier ministre isra&#233;lien, Ariel Sharon, a quitt&#233; le Likoud, parti qui l'a men&#233; au pouvoir. Il construit sa propre formation, Responsabilit&#233; nationale. &#171; Un parti r&#233;solument au centre &#187;, a-t-il annonc&#233;... Ariel Sharon au centre ? La droite doit alors &#234;tre tr&#232;s &#224; droite. L'ex-Premier ministre, Benyamin N&#233;tanyahou, brigue d&#233;sormais la t&#234;te du Likoud. Non pas qu'il soit de gauche, mais sa surench&#232;re de droite, depuis un an, n'est qu'un moyen dans sa lutte pour le pouvoir. Une esp&#232;ce de Sarkozy &#224; l'isra&#233;lienne, en somme. Le seul objectif que d&#233;fend N&#233;tanyahou est... N&#233;tanyahou lui-m&#234;me. Il a d&#233;montr&#233; une obstination rare &#224; saboter toutes les initiatives politiques d'Ariel Sharon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Ariel Sharon a un projet politique beaucoup plus strat&#233;gique. Il a compris que la gu&#233;rilla permanente que lui impose l'opposition au sein du Likoud l'emp&#234;che de prendre les mesures politiques qu'il consid&#232;re n&#233;cessaires pour l'avenir du sionisme et de la colonisation. Pour se donner le temps n&#233;cessaire &#224; la poursuite de la colonisation de la Cisjordanie, Isra&#235;l doit prendre des mesures politiques susceptibles de calmer la communaut&#233; internationale. Le retrait unilat&#233;ral de Gaza en est une, le d&#233;mant&#232;lement de certaines colonies isol&#233;es au c&#339;ur des villes et des villages palestiniens pourrait en &#234;tre une autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mener &#224; bien son projet, Sharon a cru indispensable de se d&#233;barrasser des saboteurs au sein de son propre camp. D'autant que des &#233;lections anticip&#233;es sont in&#233;vitables. Elles ont &#233;t&#233; impos&#233;es &#224; Ariel Sharon par le nouveau pr&#233;sident du Parti travailliste, Amir Peretz, qui a exig&#233; des ministres travaillistes qu'ils quittent imm&#233;diatement le gouvernement de droite, o&#249; son pr&#233;d&#233;cesseur, Shimon P&#233;r&#232;s, les avait fourvoy&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car les militants travaillistes ont d&#233;cid&#233;, &#224; une petite majorit&#233; - il faut le reconna&#238;tre -, de choisir, contre la vieille garde emp&#234;tr&#233;e dans le gouvernement de droite, la seule personne susceptible de redonner une chance au Parti travailliste. Amir Peretz est un repr&#233;sentant de ce qu'on appelle la p&#233;riph&#233;rie : Marocain d'origine, il a &#233;t&#233; longtemps le maire d'une de ces &#171; villes d'immigrants &#187; - &#233;quivalent isra&#233;lien de ce que l'on appelle en France les quartiers sensibles -, avant de devenir le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la Conf&#233;d&#233;ration g&#233;n&#233;rale des travailleurs, la Histadrout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la t&#234;te du syndicat, Amir Peretz a men&#233; un combat relativement coh&#233;rent contre la politique ultralib&#233;rale des divers ministres des Finances, y compris travaillistes. S'il ne s'oppose pas au lib&#233;ralisme et aux privatisations, il exige une &#171; politique sociale plus &#233;quilibr&#233;e &#187;. Social-d&#233;mocrate dans le meilleur des cas, mais plut&#244;t social-lib&#233;ral. Et pourtant, son &#233;lection &#224; la t&#234;te de la formation travailliste a imm&#233;diatement provoqu&#233; une offensive haineuse du quotidien Haaretz, porte-parole traditionnel du grand capital, qui annonce &#171; le retour au bolchevisme des ann&#233;es 1950 &#187;. Car Peretz est un tribun populaire, qui n'a pas h&#233;sit&#233;, d&#232;s son &#233;lection, de faire de la br&#251;lante question de la pauvret&#233; son cheval de bataille (&#171; pr&#232;s d'un tiers des enfants isra&#233;liens vivent sous le seuil de pauvret&#233; &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce n'est pas seulement sur la question sociale que le jeune leader travailliste secoue le consensus de la classe politique : il a clairement d&#233;nonc&#233; la politique de colonisation et assur&#233; qu'il voulait &#171; achever le travail commenc&#233; par Yitzhak Rabin &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est &#233;vident qu'Amir Peretz ne se d&#233;marque pas des grandes lignes du consensus sioniste - il a r&#233;p&#233;t&#233; son opposition au droit au retour des r&#233;fugi&#233;s et &#224; la restitution de J&#233;rusalem-Est -, il marque n&#233;anmoins une rupture avec l'unilat&#233;ralisme guerrier de la classe politique au pouvoir, comprenant les P&#233;r&#232;s, Barak et autres Ben &#201;liezer, tous complices actifs de l'offensive sanglante de ces derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De J&#233;rusalem, Michel Warschawski&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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