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	<title>La Gauche</title>
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		<title>La Gauche</title>
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		<title>Refonder le mouvement ind&#233;pendantiste sur de nouvelles bases ! </title>
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		<dc:date>2012-01-30T21:05:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Rioux</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Parti qu&#233;b&#233;cois</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec solidaire</dc:subject>
		<dc:subject>Ind&#233;pendance</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pauline Marois est rendue responsable de tous les maux et soubresauts qui traversent le Parti qu&#233;b&#233;cois ces temps-ci. On n'aurait affaire qu'&#224; une simple crise de direction. Pour r&#233;gler les probl&#232;mes, il suffirait de trouver un nouveau chef. On avait m&#234;me trouv&#233; un sauveur qui attendait encore une fois son heure : ses aspirations &#224; la chefferie viennent de s'effondrer sur une question d'utilisation de fonds publics &#224; des fins partisanes. Pauline Marois s'accroche. Elle se permet m&#234;me de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Notes-sur-la-conjoncture-" rel="directory"&gt;Notes sur la conjoncture&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Quebec-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Parti-quebecois-+" rel="tag"&gt;Parti qu&#233;b&#233;cois&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Independance-+" rel="tag"&gt;Ind&#233;pendance&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH134/arton3280-e5953.jpg?1630013219' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='134' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pauline Marois est rendue responsable de tous les maux et soubresauts qui traversent le Parti qu&#233;b&#233;cois ces temps-ci. On n'aurait affaire qu'&#224; une simple crise de direction. Pour r&#233;gler les probl&#232;mes, il suffirait de trouver un nouveau chef. On avait m&#234;me trouv&#233; un sauveur qui attendait encore une fois son heure : ses aspirations &#224; la chefferie viennent de s'effondrer sur une question d'utilisation de fonds publics &#224; des fins partisanes. Pauline Marois s'accroche. Elle se permet m&#234;me de faire une concession toute formelle aux ind&#233;pendantistes en acceptant de mettre sur pied un comit&#233; de pr&#233;paration de la souverainet&#233; dont le copr&#233;sident serait le nouveau chef du Bloc qu&#233;b&#233;cois, Daniel Paill&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour d&#233;passer la dispersion du mouvement souverainiste, des d&#233;put&#233;s p&#233;quistes comme Bernard Drainville ou St&#233;phane Bergeron proposent la mise sur pied d'une coalition du PQ avec Qu&#233;bec solidaire. Pierre Curzi dit, lui aussi, explorer cette perspective. Il ne s'agit pas ici de consid&#233;rer la question des ententes tactiques (voir l'&#233;ditorial de notre pr&#233;sente &#233;dition &#224; ce propos), mais bien plut&#244;t celle des fondements d'une refondation v&#233;ritable du mouvement ind&#233;pendantiste.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conception de l'unit&#233; du Parti qu&#233;b&#233;cois : ratisser large et clarifier minimalement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi le Parti qu&#233;b&#233;cois a-t-il structurellement tendance &#224; rouler et &#224; tanguer jusqu'&#224; chavirer, pr&#233;cipitant ses capitaines &#224; l'eau et une partie de ses passagers sur la rive ? Il faut expliquer cette situation de fait. Et pour cela, il est n&#233;cessaire de jeter un regard r&#233;trospectif sur l'histoire de ce parti. Les explications journalistiques sur les habitudes chicani&#232;res des p&#233;quistes rel&#232;vent d'une incompr&#233;hension des dynamiques qui sont en jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;a) un projet impossible : unir la gauche et la droite &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s l'origine, le PQ est une large coalition d'&#233;l&#233;ments progressistes et d'une droite gestionnaire d'une part, et d'ind&#233;pendantistes et de partisans de la souverainet&#233;-association (avec ou sans trait d'union) d'autre part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'embl&#233;e le PQ a aim&#233; se d&#233;finir comme un parti proche des travailleurs, mais sachant garder ses distances face au mouvement ouvrier organis&#233;. Tr&#232;s rapidement, ce fut l&#224; un axe de tension au sein du parti. Et cette tension s'est rapidement exprim&#233;e sous forme de divergences et de conflits. Avec la prise du pouvoir en 1976, cette tension recouvrait les rapports entre une partie des membres recrut&#233;s dans les mouvements sociaux et les &#233;lites qui allaient former la majorit&#233; au sein du conseil des ministres... Les n&#233;gociations du secteur public en 1982 allaient &#234;tre un moment d'expression de ces tensions. Le gouvernement L&#233;vesque va alors imposer une r&#233;duction de 20% des salaires aux travailleuses et travailleurs du secteur public avec des lois antisyndicales r&#233;pressives en prime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce ne fut qu'un &#233;pisode. Le bloc social form&#233; par des &#233;l&#233;ments gestionnaires de l'appareil d'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois, des grandes entreprises nationalis&#233;es, des couches moyennes et des classes ouvri&#232;res et populaires allaient &#234;tre plus durablement remis en question par le virage &#224; droite des &#233;lites qu&#233;b&#233;coises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accompagnant le passage de la bourgeoisie aux politiques n&#233;olib&#233;rales au niveau international, les dirigeants nationalistes regroup&#233;s dans le PQ se sont faits les h&#233;rauts du libre-&#233;change, puis des politiques n&#233;olib&#233;rales. Les pr&#233;tentions &#224; se d&#233;finir comme un parti proche des travailleurs ont &#233;t&#233; compl&#232;tement oubli&#233;es. Les gouvernements p&#233;quistes ont &#233;t&#233; amen&#233;s &#224; s'attaquer &#224; la majorit&#233; laborieuse et aux classes populaires. Les sommets &#233;conomiques de 1996 ont &#233;t&#233; un moment fort de l'offensive contre les acquis sociaux en sant&#233;, en &#233;ducation et contre les couches les plus d&#233;munies de la soci&#233;t&#233;. Les directions syndicales se sont faites instrumenter comme relais des intentions du gouvernement Bouchard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette offensive a amen&#233; nombre de militant-e-s dans les mouvements sociaux &#224; se d&#233;tacher du PQ. Un processus de regroupement et de recomposition de ces &#233;l&#233;ments s'est amorc&#233;, et peu &#224; peu, des militantes et militants se sont agglutin&#233;s autour d'une politique alternative pour finalement fonder un v&#233;ritable parti de gauche visant la transformation sociale, f&#233;ministe et &#233;cologique du Qu&#233;bec. Ils ont m&#234;me combin&#233; le projet social &#224; la perspective d'une ind&#233;pendance marqu&#233;e par l'articulation de ces diff&#233;rentes dimensions d'un n&#233;cessaire changement social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;b) Une orientation douteuse : confondre l'ind&#233;pendance avec la souverainet&#233;-association &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PQ s'est construit d'embl&#233;e sur le terrain national comme le parti de la souverainet&#233;-association. C'&#233;tait une rupture avec le mouvement et les partis ind&#233;pendantistes des ann&#233;es 60. Les rapports de force entre les ind&#233;pendantistes et les d&#233;fenseurs de la souverainet&#233;-association ont &#233;volu&#233; tout au cours de l'histoire du PQ au gr&#233; des batailles et des d&#233;faites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que la d&#233;faite r&#233;f&#233;rendaire de 80 devait d&#233;boucher sur la remise en question de la souverainet&#233; elle-m&#234;me. La souverainet&#233; fut mise sur la glace. La nuit des longs couteaux et l'imposition de la constitution de 82 devaient radicaliser le discours p&#233;quiste pour un court moment. En fait, la direction L&#233;vesque n'a pas accept&#233; ce moment de radicalisation et a appel&#233; &#224; un r&#233;f&#233;rendum interne (le r&#233;n&#233;rendum) pour renverser les positions adopt&#233;es par le congr&#232;s. Apr&#232;s la victoire de Mulroney, le PQ s'est m&#234;me permis de donner une nouvelle chance &#224; la r&#233;forme du f&#233;d&#233;ralisme canadien. L'ind&#233;pendantisme &#233;tait loin. Cette orientation de Ren&#233; L&#233;vesque devait conduire &#224; la crise majeure du PQ en 1985 o&#249; un secteur important du conseil des ministres (Parizeau et al) devait quitter le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous la conduite de Pierre-Marc Johnson, l'autonomisme devenait la position officielle du parti sous le nom d'affirmationnisme. L'effondrement des effectifs du parti devait s'en suivre. Le putsch de Parizeau, et la marche vers un nouveau r&#233;f&#233;rendum devait permettre de reconstruire le PQ comme lieu de ralliement, mais sur un programme social libre-&#233;changiste et n&#233;olib&#233;ral sur le terrain social et conf&#233;d&#233;rationniste sur le terrain national, d&#232;s que Lucien Bouchard eut r&#233;ussi &#224; mettre la main sur la direction du processus r&#233;f&#233;rendaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'&#233;chec r&#233;f&#233;rendaire de 95, la perspective de r&#233;f&#233;rendum fut report&#233;e &#224; un avenir ind&#233;fini... Le caract&#232;re conf&#233;d&#233;rationniste du PQ fut consolid&#233; par la direction Bouchard qui fit int&#233;grer au programme du parti l'entente du 12 mai 1995 sign&#233;e avec l'ADQ, qui proposait une s&#233;rie d'institutions &#233;conomiques et politiques communes entre le Canada et le Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La direction p&#233;quiste refuse d'inscrire son action dans une perspective d'expression de la souverainet&#233; populaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans le PQ, la tension s'est faite structurelle entre les candidat-e-s &#224; la gestion de l'&#201;tat provincial, comme objectif essentiel du parti, et les ind&#233;pendantistes qui cherchaient &#224; placer un &#233;ventuel gouvernement p&#233;quiste devant l'obligation de tenir un r&#233;f&#233;rendum dans le premier mandat. Dans les diff&#233;rentes &#233;lections jusqu'&#224; la d&#233;faite de 2003, la tenue d'un r&#233;f&#233;rendum sur la souverainet&#233; ne fut pas l'enjeu des &#233;lections auxquelles a particip&#233; le PQ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le processus de r&#233;flexion, la Saison des id&#233;es, devant d&#233;boucher sur le congr&#232;s de 2005 est apparu &#224; plusieurs comme une victoire des souverainistes du Parti, car le programme stipulait qu'un gouvernement p&#233;quiste devait dans son premier mandat tenir un r&#233;f&#233;rendum sur la souverainet&#233;. La d&#233;mission de Landry &#224; cause d'un manque d'appui devait conduire les directions Boisclair et Marois &#224; ignorer le processus et les d&#233;cisions du congr&#232;s de 2005 qui furent bel et bien enterr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Avec la fin du compromis keyn&#233;sien, l'&#233;rosion du bloc social soutenant le PQ &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La bloc souverainiste sous h&#233;g&#233;monie de gestionnaires nationalistes du palier provincial de l'appareil d'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois avait commenc&#233; &#224; se fissurer d&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 80. Le passage de ces &#233;lites aux pratiques n&#233;olib&#233;rales lorsqu'ils ont repris le pouvoir a continu&#233; de nourrir les contradictions dans le bloc social p&#233;quiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l'axe social, le PQ a rompu durablement avec le bloc social form&#233; des classes ouvri&#232;res et populaires et des couches moyennes qui l'avaient d'abord port&#233; au pouvoir. La fin du compromis keyn&#233;sien a signifi&#233; la fin de l'alliance entre le secteur gestionnaire (cadriste) des classes dominantes et les secteurs organis&#233;s des classes domin&#233;es. Avec la mont&#233;e du n&#233;olib&#233;ralisme, il n'&#233;tait plus question de poursuivre cette alliance, mais de s'allier aux affairistes en tous genres et de d&#233;fendre leurs int&#233;r&#234;ts. La recherche d'alliance du PQ avec l'ADQ (ou du moins de cibler ses bases ) durant toute une p&#233;riode a &#233;t&#233; un sympt&#244;me de cette orientation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l'axe national, les dirigeants ministrables &#233;taient de moins en moins convaincus de la n&#233;cessit&#233; de la souverainet&#233;-association. Les Claude Charron, Pierre-Marc Johnson, Lucien Bouchard, Joseph Facal... prenaient leur distance face &#224; la souverainet&#233;. Souverainisme mou, perte de convictions, arrivisme et carri&#233;risme... fondaient leur recul sur l'importance de la souverainet&#233; comme leur hargne envers ceux et celles qu'ils avaient baptis&#233;s les purs et durs. Le vrai visage de la droite gestionnaire au sein du PQ se r&#233;v&#233;lait toujours davantage. Le manifeste des Lucides fut une claire affirmation de cette volont&#233; de mettre de c&#244;t&#233; la souverainet&#233; pour s'attaquer aux probl&#232;mes plus urgents (!). C'est le m&#234;me cheminement que devait prendre Fran&#231;ois Legault en fondant la CAQ. maintenant suivi par son lieutenant d'alors, Fran&#231;ois Rebello.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; les bases sociales et les fondements de la dispersion du bloc p&#233;quiste. Des ind&#233;pendantistes ont commenc&#233; &#224; vouloir reconstruire un parti o&#249; ils auraient droit de cit&#233;. Mais nombre de ces ind&#233;pendantistes veulent rejouer le m&#234;me sc&#233;nario de coalition de la gauche et la droite unissant tous les ind&#233;pendantistes. De telles tentatives sont un refus de comprendre les bases mat&#233;rielles des abandons et des tournants. Il faut &#233;viter de r&#233;p&#233;ter la m&#234;me impasse strat&#233;gique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pauline Marois, d&#233;fenderesse d'un parti perclus dans une crise strat&#233;gique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La crise du PQ n'est pas d'abord une crise de direction comme veulent bien le pr&#233;tendre les analyses superficielles. C'est une crise strat&#233;gique. Ce parti n'a plus de plan de bataille pour la souverainet&#233;. Pauline Marois a li&#233; son retour &#224; la t&#234;te du PQ au rejet de l'obligation de la tenue d'un r&#233;f&#233;rendum dans un premier mandat. Elle a remplac&#233; la perspective r&#233;f&#233;rendaire par une strat&#233;gie reprenant dans une phras&#233;ologie nouvelle &#224; ce qui ressemble comme deux gouttes d'eau &#224; l'affirmationnisme de Pierre-Marc Johnson. Les candidat-e-s &#224; la gestion provincialiste du Qu&#233;bec dominent au PQ. Ils se sont m&#234;me permis de ne faire aucune concession significative m&#234;me formelle aux souverainistes. La crise strat&#233;gique du mouvement ind&#233;pendantiste fut donc v&#233;cue par de nombreux ind&#233;pendantistes comme une v&#233;ritable expropriation de leur propre parti par les ministrables en puissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience de la CAQ n'est le fait que des &#233;l&#233;ments gestionnaires et capitalistes au sein du PQ qui ont port&#233; jusqu'&#224; leurs ultimes cons&#233;quences les d&#233;placements qui s'&#233;taient produits au sein des secteurs nationalistes des classes dominantes vers un abandon complet de la volont&#233; de s'appuyer sur une redistribution des pouvoirs dans l'espace canadien pour favoriser les possibilit&#233;s de se donner de nouvelles bases d'accumulation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'apparition des bases d'une nouvelle alliance sociale ind&#233;pendantiste en dehors de l'h&#233;g&#233;monie p&#233;quiste&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La gauche sociale et ind&#233;pendantiste qui a rompu avec le bloc p&#233;quiste durant les ann&#233;es 90, a compris que l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec est une rupture radicale avec la domination canadienne et qu'elle n&#233;cessite pour sa r&#233;alisation, de s'articuler &#224; un projet de transformation &#233;conomique sociale d'ampleur pour mobiliser la majorit&#233; populaire dans un rejet de notre statut de minorit&#233; politique. La lutte ind&#233;pendantiste est &#224; la fois une lutte contre le pouvoir d'une oligarchie &#233;conomique d&#233;fendant l'&#201;tat f&#233;d&#233;ral canadien et une lutte pour la souverainet&#233; populaire de la nation qu&#233;b&#233;coise pour un autre projet de soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu&#233;bec solidaire a f&#233;d&#233;r&#233; les secteurs de la gauche qui voulaient lier le projet d'une soci&#233;t&#233; &#233;galitaire, &#233;cologiste et f&#233;ministe au projet national. Qu&#233;bec solidaire a f&#233;d&#233;r&#233; les courants qui ont refus&#233; la logique selon laquelle il fallait unifier la gauche et la droite au nom de la d&#233;fense de la souverainet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour gagner une majorit&#233; au soutien &#224; l'ind&#233;pendance, il ne s'agit pas d'unir la gauche et la droite, mais de gagner une majorit&#233; sociale &#224; une strat&#233;gie alternative de lutte pour l 'ind&#233;pendance. L'ind&#233;pendance ne sera pas le fruit d'un parti ou m&#234;me d'une coalition de partis. Elle sera le r&#233;sultat de la volont&#233; pratique et active d'en finir avec la suj&#233;tion nationale et la soumission sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut savoir opposer maintenant &#224; un bloc social en d&#233;composition domin&#233; par les gestionnaires nationalistes, une alliance de classe des travailleurs, des travailleuses, des couches populaires et des couches moyennes qui constituent la vaste majorit&#233; de la nation et qui cherchent &#224; lier leurs aspirations &#224; l'&#233;galit&#233; sociale &#224; une volont&#233; d'ind&#233;pendance politique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qu&#233;bec solidaire porte le message d'un rassemblement sur de nouvelles bases&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Qu&#233;bec solidaire porte un autre projet historique. Il porte le projet d'un pays qui lie l'accession &#224; l'ind&#233;pendance &#224; un projet de pays marqu&#233; par l'&#233;galit&#233; &#233;conomique, la d&#233;fense de l'environnement, l'&#233;galit&#233; de genre et l'extension de la d&#233;mocratie citoyenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne porte pas un projet commun avec le PQ qui pr&#233;tend porter un projet d'une souverainet&#233;-association avec l'&#201;tat canadien dans une soci&#233;t&#233; qui reprend la doxa n&#233;olib&#233;rale. M&#234;me cette pr&#233;tention rh&#233;torique ne d&#233;crit pas sa pratique r&#233;elle qui est celle d'un autonomisme sans moyen et impuissant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PQ appartient &#224; sa direction. Cette direction est le produit d'ann&#233;es d'adaptation au n&#233;olib&#233;ralisme sur le terrain social et au refus de confrontation &#224; l'&#201;tat f&#233;d&#233;ral sur le terrain national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction des gestionnaires et affairistes &#224; la t&#234;te du PQ est incapable de porter la lutte pour l'ind&#233;pendance jusqu'au bout. Toute son histoire, c'est celle du refoulement de la logique ind&#233;pendantiste, c'est celle d'un accord possible avec l'&#201;tat f&#233;d&#233;ral, c'est la volont&#233; de pr&#233;senter l'oppresseur f&#233;d&#233;raliste comme un partenaire d&#233;mocratique. C'est pourquoi il n'y a pas d'alliance strat&#233;gique possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une alliance strat&#233;gique dans le cadre de lutte pour le pouvoir implique une convergence programmatique sur la nature de la soci&#233;t&#233; que nous voulons construire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne signifie pas que nous ne pouvons pas faire des alliances tactiques sur des objectifs partag&#233;s et pr&#233;cis autour de mobilisations pr&#233;cises. La lutte contre l'exploitation des gaz de schiste ou contre l'exploitation de la fili&#232;re nucl&#233;aire ou la lutte pour une enqu&#234;te publique contre la corruption peuvent &#234;tre des occasions de combats communs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les &#233;lections sont le moment de pr&#233;senter des projets de soci&#233;t&#233; &#224; la population et de gagner cette derni&#232;re &#224; nos propositions. Il y va de la d&#233;fense de la d&#233;mocratie de pr&#233;senter des projets alternatifs pr&#233;cis sur lesquels la population pourra faire un choix... Il en va de la d&#233;fense de la d&#233;mocratie citoyenne de refuser la confusion et les faux semblants auxquels les partis politiques dominants veulent r&#233;duire la politique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Crise du souverainisme p&#233;quiste et strat&#233;gie alternative</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Crise-du-souverainisme-pequiste-et-strategie-alternative</link>
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		<dc:date>2011-06-28T20:11:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Rioux</dc:creator>


		<dc:subject>Question nationale</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Parti qu&#233;b&#233;cois</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec solidaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Aux derni&#232;res &#233;lections f&#233;d&#233;rales, le Bloc qu&#233;b&#233;cois est pass&#233; de 47 &#224; 4 d&#233;put&#233;s. C'est un pilier important du souverainisme p&#233;quiste qui disparaissait. &lt;br class='autobr' /&gt; Quelques semaines plus tard, des d&#233;put&#233;s souverainistes quittaient le Parti qu&#233;b&#233;cois. Un groupe de &#171; jeunes &#187; d&#233;put&#233;s invitaient Jacques Parizeau &#224; ne pas intervenir dans les d&#233;bats du Parti qu&#233;b&#233;cois et &#224; ne pas questionner leur ralliement &#224; la gouvernance souverainiste qui reporte aux calendes grecques la tenue d'un r&#233;f&#233;rendum sur la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aux derni&#232;res &#233;lections f&#233;d&#233;rales, le Bloc qu&#233;b&#233;cois est pass&#233; de 47 &#224; 4 d&#233;put&#233;s. C'est un pilier important du souverainisme p&#233;quiste qui disparaissait.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelques semaines plus tard, des d&#233;put&#233;s souverainistes quittaient le Parti qu&#233;b&#233;cois. Un groupe de &#171; jeunes &#187; d&#233;put&#233;s invitaient Jacques Parizeau &#224; ne pas intervenir dans les d&#233;bats du Parti qu&#233;b&#233;cois et &#224; ne pas questionner leur ralliement &#224; la gouvernance souverainiste qui reporte aux calendes grecques la tenue d'un r&#233;f&#233;rendum sur la souverainet&#233; du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, des souverainistes se questionnent sur l'&#233;ventuelle formation d'un nouveau parti ind&#233;pendantiste. D'autres supputent les possibilit&#233;s de refaire du PQ un v&#233;hicule de la lutte ind&#233;pendantiste si jamais Pauline Marois quittait la direction du Parti qu&#233;b&#233;cois. D'autres envisagent la mise sur pied de coalitions d'organisations pour faire la promotion de la souverainet&#233; aupr&#232;s de la population. En fait, nous assistons &#224; une crise majeure de la domination p&#233;quiste sur le mouvement souverainiste. Mais on ne pourra d&#233;passer la situation actuelle et &#233;viter de retomber dans les m&#234;mes orni&#232;res si nous ne pouvons pas identifier les fondements historiques de cette crise par del&#224; les &#233;v&#233;nements r&#233;cents ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Fondements et usure du souverainisme p&#233;quiste &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le PQ s'est construit comme un bloc social regroupant des secteurs organis&#233;s des masses populaires jusqu'aux classes tenant de l'appareil d'&#201;tat, lesdites couches technocratiques. Cette coalition s'est mise en place &#224; la fin de l'onde longue expansive du capitalisme 45-75 (les trente glorieuses) o&#249; le mod&#232;le d'accumulation fordiste &#233;tait marqu&#233; par un &#233;largissement du pouvoir de consommation des masses et la mise en place d'un &#201;tat providence. Au Qu&#233;bec, ce mod&#232;le de concertation sociale trouvait son aboutissement utopique dans la souverainet&#233;-association qui condensait tant l'esp&#233;rance de la consolidation de cet &#201;tat providence que celui de l'&#233;mancipation nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le retournement de cette onde longue expansive &#224; la faveur de la premi&#232;re r&#233;cession g&#233;n&#233;ralis&#233;e &#224; l'&#233;chelle internationale en 74-75 devait nous faire entrer pour toute une p&#233;riode dans une phase &#233;conomique marqu&#233;e par la stagnation, des reprises plus courtes et plus faibles et le d&#233;veloppement du ch&#244;mage de masse. Les strat&#233;gies de la bourgeoisie pour faire face &#224; cette situation ont &#233;t&#233; modifi&#233;es radicalement. L'objectif du plein emploi a &#233;t&#233; rejet&#233;. On a commenc&#233; &#224; s'attaquer &#224; l'&#201;tat providence et &#224; favoriser la privatisation des services. Ce changement structurel profond marqu&#233; par une offensive syst&#233;matique contre les acquis des classes populaires a commenc&#233; &#224; mettre &#224; mal la coalition p&#233;quiste. D&#233;j&#224; en 1982, le gouvernement p&#233;quiste, adoptant la nouvelle id&#233;ologie refl&#233;tant les nouveaux imp&#233;ratifs de la bourgeoisie, s'attaquait &#224; ses alli&#233;s syndicaux rompant une alliance qui devait conduire &#224; la d&#233;faite de 1985.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, la faillite de la strat&#233;gie r&#233;f&#233;rendaire qui tentait de d&#233;coupler les perspectives nationales des perspectives sociales et qui cherchait &#224; gagner la majorit&#233; par un marketing politique devait amener la direction p&#233;quiste en 1985 &#224; renouer avec la volont&#233; de r&#233;forme du f&#233;d&#233;ralisme et &#224; tenter ce qui fut appel&#233; le beau risque. Ce beau risque devait conduire &#224; l'affirmationnisme de Pierre-Marc Johnson qui voulait harmoniser le programme du Parti qu&#233;b&#233;cois avec les aspirations des secteurs nationalistes de la bourgeoisie qu&#233;b&#233;coise &#224; se cantonner dans une politique autonomiste tout au plus. Cette politique a min&#233; les bases du Parti qu&#233;b&#233;cois qui se vidait litt&#233;ralement de ses membres et qui a alors connu une s&#233;rie de scissions nationalistes qui ont m&#234;me touch&#233; le conseil des ministres du gouvernement p&#233;quiste. C'est pour sauver un parti en perdition que Jacques Parizeau a organis&#233; un putsch contre la direction Johnson et promis la tenue de nouveau r&#233;f&#233;rendum comme axe essentiel de la strat&#233;gie p&#233;quiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la strat&#233;gie r&#233;f&#233;rendaire de 1995 &#233;tait bas&#233;e sur la strat&#233;gie &#233;troitement nationaliste. Le programme du Parti Qu&#233;b&#233;cois faisait nombre de compromis avec le n&#233;olib&#233;ralisme ambiant, ce qui s'exprimait par le fait que des chefs souverainistes se faisaient les principaux chantres du libre-&#233;change. Le r&#233;f&#233;rendum de 95, eut beau brandir le projet p&#233;quiste comme un projet de r&#233;sistance au vent de droite qui balayait l'Am&#233;rique du Nord, ce discours avait une cr&#233;dibilit&#233; somme toute limit&#233;e &#224; la lumi&#232;re des politiques concr&#232;tes men&#233;es par ce parti au gouvernement et la politique d'alliance avec l'ADQ de Mario Dumont.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la d&#233;faite au r&#233;f&#233;rendum de 1995, le d&#233;part de Parizeau, le PQ montra clairement son ralliement au n&#233;olib&#233;ralisme et toute la politique des Bouchard et Landry continua de miner la base &#233;lectorale et sociale du Parti. La coalition p&#233;quiste qui s'est surv&#233;cu, au-del&#224; de l'&#233;puisement de forces propulsives qui l'avaient mise en place, appara&#238;t de plus en plus comme un rassemblement h&#233;t&#233;roclite de courants qui ont peu en partage et l'&#233;puisement de la l&#233;gitimit&#233; de la strat&#233;gie r&#233;f&#233;rendaire qui liait encore les diff&#233;rents courants va permettre que la crise du PQ prenne un caract&#232;re de plus en plus s&#233;rieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; saison des id&#233;es &#187;, d&#233;bat ouvert au sein du PQ, n'a &#233;t&#233; qu'une tentative de masquer les contradictions qui se d&#233;veloppaient dans le Parti qu&#233;b&#233;cois. L'aile souverainiste a tent&#233; de red&#233;finir le programme du parti autour de la perspective de projet de pays et de d&#233;passer l'approche provincialiste dans lequel s'&#233;tait enfonc&#233; le PQ. L'aile technocratique voulait en finir avec toute obligation d'initiative concr&#232;te concernant un &#233;ventuel r&#233;f&#233;rendum. Les ind&#233;pendantistes au sein du PQ commen&#231;aient &#224; percevoir clairement qu'ils &#233;taient instrumentalis&#233;s par les couches technocratiques comme une force d'appoint pour acc&#233;der au pouvoir. La crise de leadership &#224; r&#233;p&#233;tition (Bouchard, Boisclair, Landry&#8230;) n'est que l'illustration des tensions inh&#233;rentes &#224; une coalition de plus en plus instable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;faite subie par le PQ aux &#233;lections successives, va aggraver la crise qui mine ce parti. Les &#233;quilibres d'antan, sont d&#233;finitivement rompus. Cette crise va d'abord &#234;tre pr&#233;cipit&#233;e par l'offensive de la couche technocratique et clairement n&#233;olib&#233;rale du Parti. Elle rejette la perspective de projet de pays. Il s'agit pour cette couche de red&#233;finir le PQ plus &#224; droite, de reprendre &#224; son compte toute une s&#233;rie de propositions du Manifeste du Qu&#233;bec lucide dont elle avait d'ailleurs &#233;t&#233; &#224; l'initiative (augmentation des frais de l'hydro-&#233;lectricit&#233;, introduction de tarifs mod&#233;rateurs dans la sant&#233;, ouverture &#224; la privatisation de secteurs entiers de l'appareil d'&#201;tat, retour vers un conf&#233;d&#233;rationnisme pour s'adapter aux pressions &#224; l'autonomisme, refus d'&#233;largir le pouvoir et les droits des organisations syndicales, d&#233;fense de plus en plus ouverte d'une fiscalit&#233; favorisant les entreprises, et surtout disparition de toute &#233;ch&#233;ance pr&#233;cise pour la tenue d'un &#233;ventuel r&#233;f&#233;rendum. Ce sont les positions que la direction Marois impose au parti et qu'elle fait ent&#233;riner au congr&#232;s d'avril dernier.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'effondrement du bloc interclassiste &#224; la base du souverainisme p&#233;quiste&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce projet de la souverainet&#233; p&#233;quiste a &#233;t&#233; port&#233; par un bloc interclassiste domin&#233; par la petite bourgeoisie qu&#233;b&#233;coise cherchant &#224; rallier une partie des classes populaires. Aujourd'hui, le n&#233;olib&#233;ralisme domine le discours et la pratique de la bourgeoisie comme de la petite bourgeoisie. Les classes populaires sont attaqu&#233;es dans leurs acquis et dans leurs droits. La bourgeoisie qu&#233;b&#233;coise dans son ensemble, n'a jamais soutenu le programme souverainiste et elle l'affirme de plus en plus ouvertement. Le projet Legault est l'affirmation ouverte de cette orientation. Le projet n&#233;olib&#233;ral qui traverse le PQ rend son alliance avec les classes ouvri&#232;res et populaires de moins en moins possibles. Et cela s'illustre, par la distance entretenue par la direction Marois envers les luttes du mouvement syndical.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ind&#233;pendantistes du PQ ont perdu le contr&#244;le de leur parti aux mains d'une oligarchie qui ne vise essentiellement que l'alternance provincialiste. Mais pour nombre de ces souverainistes, aucun bilan n'est encore tir&#233; de la strat&#233;gie r&#233;f&#233;rendaire et de ses impasses. . La faillite de la strat&#233;gie r&#233;f&#233;rendaire c'est d'une part la faillite d'une strat&#233;gie qui d&#233;fend la possibilit&#233; d'une rupture &#224; froid avec l'&#201;tat f&#233;d&#233;ral. C'est d'autre part, la faillite d'une strat&#233;gie qui se limite &#224; un marketing politique qui donne peu ou pas de place &#224; la souverainet&#233; populaire laissant tout le contr&#244;le de la parole aux &#233;lites nationalistes. C'est enfin la faillite de la croyance que la volont&#233; d'un changement de pays peut se faire en rupture avec la lutte pour un projet de soci&#233;t&#233; plus d&#233;mocratique et plus &#233;galitaire. C'est la croyance que l'unit&#233; de la gauche et de la droite est un facteur de force alors qu'elle mine et affaiblit structurellement une alliance qui a une telle vis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Construire une alliance sociale pour l'ind&#233;pendance&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La reconstruction du mouvement pour l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec passera par le d&#233;veloppement d'une alliance sociale ind&#233;pendantiste d&#233;fendant un programme de d&#233;mocratie radicale et de transformation sociale. Une telle alliance refusera de s&#233;parer le projet de soci&#233;t&#233; &#233;galitaire, f&#233;ministe et &#233;cologique du projet de pays que le peuple du Qu&#233;bec aspire &#224; construire. La majorit&#233; de la population du Qu&#233;bec est form&#233;e de travailleurs et de travailleuses. C'est cette majorit&#233; qui a int&#233;r&#234;t &#224; l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec. Cela veut dire que c'est &#224; partir des int&#233;r&#234;ts sociaux, nationaux et d&#233;mocratiques de la population qu'il sera possible de d&#233;passer la fragmentation politique actuelle. Aujourd'hui, la lutte pour l'ind&#233;pendance ne peut se distinguer du projet de reprendre en mains nos richesses naturelles, d'en contr&#244;ler d&#233;mocratiquement l'usage dans une perspective &#233;cologiste. elle ne peut se distinguer de la perspective de refonder notre soci&#233;t&#233; dans une logique qui refuse la concentration de la richesse aux mains d'une minorit&#233; ; elle ne peut se distinguer de la perspective de fonder une soci&#233;t&#233; refusant la domination patriarcale et sexiste. La perspective d'ind&#233;pendance ne peut se distinguer surtout de la n&#233;cessit&#233; de refonder la d&#233;mocratie que nous voulons dans une perspective de v&#233;ritable d&#233;mocratie citoyenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le peuple qu&#233;b&#233;cois doit pouvoir reprendre la parole sur la d&#233;finition de l'ind&#233;pendance et de la soci&#233;t&#233; qu'il veut construire au Qu&#233;bec. La constituante pose cette n&#233;cessit&#233; de d&#233;mocratie radicale, car elle permettra l'expression de la souverainet&#233; populaire permettant de d&#233;finir d&#233;mocratiquement le Qu&#233;bec que nous voulons, un pays de projets qui saura rallier la majorit&#233; sociale autour d'un grand projet national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La perspective de l'&#233;lection d'une constituante &#233;lue au suffrage universel est une alternative pour sortir du cul-de-sac actuel. Dans ce sens, cette nouvelle alliance ind&#233;pendantiste pourra trouver un premier moment de concr&#233;tisation par la mise en place d'un mouvement pour la constituante... qui saura rallier tous les secteurs de la population autour d'une prise de parole lib&#233;ratrice d&#233;finissant le pays que nous voulons nous donner.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;missions au PQ : un sursaut souverainiste et son au-del&#224;</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Demissions-au-PQ-un-sursaut-souverainiste-et-son-au-dela</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Demissions-au-PQ-un-sursaut-souverainiste-et-son-au-dela</guid>
		<dc:date>2011-06-13T14:19:12Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Rioux</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Parti qu&#233;b&#233;cois</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lizette Lapointe, Pierre Curzi et Louise Beaudoin ont d&#233;missionn&#233; du Parti qu&#233;b&#233;cois pour si&#233;ger dor&#233;navant comme des souverainistes ind&#233;pendants. Le soutien du PQ au projet de loi 204 visant &#224; s&#233;curiser l'entente Labeaume-Qu&#233;becor a &#233;t&#233; le d&#233;clencheur et le r&#233;v&#233;lateur d'un malaise croissant au PQ qui &#233;clate maintenant au grand jour. &lt;br class='autobr' /&gt; Le d&#233;clencheur &lt;br class='autobr' /&gt;
En soutenant le projet de loi 204, la direction Marois se pr&#234;te &#224; un jeu politique &#224; courte vue capable de jouer ses principes d&#233;mocratiques (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH106/arton3187-55714.png?1629928024' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='106' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lizette Lapointe, Pierre Curzi et Louise Beaudoin ont d&#233;missionn&#233; du Parti qu&#233;b&#233;cois pour si&#233;ger dor&#233;navant comme des souverainistes ind&#233;pendants. Le soutien du PQ au projet de loi 204 visant &#224; s&#233;curiser l'entente Labeaume-Qu&#233;becor a &#233;t&#233; le d&#233;clencheur et le r&#233;v&#233;lateur d'un malaise croissant au PQ qui &#233;clate maintenant au grand jour.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le d&#233;clencheur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En soutenant le projet de loi 204, la direction Marois se pr&#234;te &#224; un jeu politique &#224; courte vue capable de jouer ses principes d&#233;mocratiques sur l'autel de l'&#233;lectoralisme. Mais cette man&#339;uvre a &#233;t&#233; impos&#233;e par le cercle rapproch&#233; de Pauline Marois qui a cherch&#233; &#224; mettre au pas les d&#233;put&#233;s du caucus qui refusent de s'inscrire dans une vision sans avenir. Pour les d&#233;put&#233;s d&#233;missionnaires et certains autres, si le proc&#233;d&#233; de la direction p&#233;quiste &#233;tait autoritaire, le fait d'enlever le droit de recours aux citoyens et citoyennes sur une entente &#224; la l&#233;galit&#233; plus que douteuse apparaissait tout &#224; fait inacceptable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le refus de se reconna&#238;tre dans la vieille politique &#233;lectoraliste. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les motifs invoqu&#233;s par les d&#233;missionnaires sont limpides &#224; cet &#233;gard. Lizette Lapointe a affirm&#233; : &#034;Le parti que je quitte est celui de l'autorit&#233; outranci&#232;re d'une direction obs&#233;d&#233;e par le pouvoir.&#034; Pierre Curzi s'est interrog&#233; sur la politique d'un parti en rupture avec les besoins de la population. Il a rappel&#233; l'importance de la mobilisation citoyenne contre l'exploitation des gaz de schiste qui a d&#233;bouch&#233; sur une enqu&#234;te bidon &#224; laquelle personne ne croit. Pour lui, cela est une illustration de la rupture de la classe politique avec la population. Louise Beaudoin a &#233;galement soulign&#233; la n&#233;cessit&#233; de faire de la politique autrement. Les trois ont affirm&#233; leur aspiration &#224; retrouver la libert&#233; de parole et que seule leur d&#233;mission semblait leur permettre de retrouver leur libert&#233; d'expression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La gouvernance souverainiste est une impasse &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au dernier congr&#232;s, la direction Marois a r&#233;ussi &#224; imposer comme principal objectif du PQ, la gouvernance souverainiste. En fait, le PQ a comme seul horizon : la gouvernance provincialiste, la prise du pouvoir, une politique de l'alternance qui n'offre aucun projet de changement mobilisateur &#224; la population, aucune alternative v&#233;ritable. En laissant dans l'ind&#233;finition toute la strat&#233;gie souverainiste, en remettant au calendes grecques le r&#233;f&#233;rendum, la direction Marois a laiss&#233; sa base souverainiste sans perspective v&#233;ritable. Pour beaucoup, on s'&#233;loignait encore plus de la souverainet&#233;. D'ailleurs, les trois d&#233;missionnaires ont remis en cause cette gouvernance souverainiste et la voie propos&#233;e par Madame Marois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une volont&#233; de rapailler la droite qui laisse songeur. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;p&#233;tant ses invitations &#224; Fran&#231;ois Legault &#224; rejoindre le Parti qu&#233;b&#233;cois o&#249; il serait le bienvenu alors qu'il a rejet&#233; la souverainet&#233; du Qu&#233;bec et qu'il d&#233;bite ses politiques n&#233;olib&#233;rales, Pauline Marois semble pr&#234;te &#224; tout pour continuer son racolage avec la droite. Dans cette red&#233;finition du PQ tant au niveau programmatique qu'au niveau de sa pratique, la base du parti y perd ses rep&#232;res. La volont&#233; de s'inscrire dans le simple jeu de l'alternance laisse le parti sans alternative &#224; offrir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;ponse de Pauline Marois ne laisse aucune place &#224; la discussion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa r&#233;ponse, Pauline Marois a tent&#233; de d&#233;montrer l'intransigeance et la fermeture des d&#233;missionnaires qui n'ont pas r&#233;pondu &#224; ses appels et qui ont refus&#233; l'ouverture qu'elle leur faisait en leur permettant d'&#234;tre absent lors du vote du projet de loi. Elle a bien affirm&#233; qu'elle reconnaissait que ces d&#233;missions constituaient une remise en question de son leadership, mais elle s'est dite &#233;tonn&#233;e qu'on puisse voir un quelconque autoritarisme dans sa fa&#231;on de diriger le parti. Et elle a rappel&#233; son credo : ce qu'il faut maintenant, c'est prendre le pouvoir et pour cela il faut prendre les moyens qui seront n&#233;cessaires pour le faire. On devait comprendre que le soutien au projet de loi 204 &#233;tait de l'ordre de ces moyens. Pour elle, cette triste parenth&#232;se &#233;tait, d&#232;s lors, referm&#233;e. Elle n'a pas eu un seul mot de r&#233;flexion sur les pr&#233;occupations et les convictions exprim&#233;es par les d&#233;missionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce n'est pas un parti, c'est le peuple qu&#233;b&#233;cois qui fera l'ind&#233;pendance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces d&#233;missions refl&#232;tent pourtant un sursaut de souverainistes qui voient le Parti qu&#233;b&#233;cois r&#233;duit &#224; s'enfoncer dans la logique d'un parti de l'alternance au niveau provincial pour de nombreuses ann&#233;es sans strat&#233;gie s&#233;rieuse de lutte pour l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec. Elles refl&#232;tent &#233;galement la prise de conscience de beaucoup de membres du PQ de la rupture entre la classe politique, y compris nationaliste, et l'ensemble de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour d&#233;passer cette situation, il faut que la strat&#233;gie politique pour la souverainet&#233; du Qu&#233;bec donne la parole au peuple. Il faut concevoir la lutte pour l'ind&#233;pendance, non pas comme une simple retomb&#233;e du passage des &#233;lites nationalistes au gouvernement de la province, mais comme la mise en mouvement d'un peuple qui cherche &#224; d&#233;finir d&#233;mocratiquement le pays qu'il veut construire. En mettant de l'avant la perspective d'une constituante, Qu&#233;bec solidaire cherche justement &#224; avancer une perspective qui redonne la parole au peuple dans un exercice de souverainet&#233; populaire qui permettra de red&#233;finir un nouveau rapport &#224; la politique. En posant cette n&#233;cessit&#233; d'une &#233;lection au suffrage universel d'une constituante, Qu&#233;bec solidaire lie &#233;troitement l'urgence du combat pour l'ind&#233;pendance &#224; celle d'une transformation sociale et d&#233;mocratique de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise. &#192; un telle voie d&#233;mocratique vers l'ind&#233;pendance : tous les souverainistes peuvent se rallier !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Critique du manifeste de Fran&#231;ois Legault et Cie</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Critique-du-manifeste-de-Francois-Legault-et-Cie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Critique-du-manifeste-de-Francois-Legault-et-Cie</guid>
		<dc:date>2011-02-24T17:51:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Rioux</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Parti qu&#233;b&#233;cois</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;bat politique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Legault, Charles Sirois et cie nous livrent leurs constats et leur plan d'action pour l'avenir du Qu&#233;bec. Le Qu&#233;bec est en d&#233;clin. Le d&#233;crochage scolaire est trop &#233;lev&#233;. Les services publics sont &#224; bout de souffle. Les personnes immigrantes ont de la difficult&#233; croissante &#224; s'int&#233;grer. La majorit&#233; de la population est m&#233;fiante et cynique envers les institutions. Elle a perdu confiance en elle-m&#234;me et est d&#233;mobilis&#233;e. Ce qui manque, c'est une direction politique &#233;clair&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt; Et les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Fran&#231;ois Legault, Charles Sirois et cie nous livrent leurs constats et leur plan d'action pour l'avenir du Qu&#233;bec. Le Qu&#233;bec est en d&#233;clin. Le d&#233;crochage scolaire est trop &#233;lev&#233;. Les services publics sont &#224; bout de souffle. Les personnes immigrantes ont de la difficult&#233; croissante &#224; s'int&#233;grer. La majorit&#233; de la population est m&#233;fiante et cynique envers les institutions. Elle a perdu confiance en elle-m&#234;me et est d&#233;mobilis&#233;e. Ce qui manque, c'est une direction politique &#233;clair&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Et les membres de la Coalition pour l'avenir du Qu&#233;bec, en hommes et femmes d'action, sont pr&#234;ts &#224; nous indiquer le chemin &#224; suivre pour changer nos fa&#231;ons de faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Oublier la souverainet&#233; : une unit&#233; porteuse ou une d&#233;mission dangereuse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle est la source principale des calamit&#233;s qui nous frappent ? C'est, nous dit le Manifeste, l'incapacit&#233; de trouver une solution rassembleuse &#224; la question nationale. Alors, abandonnons l'objectif de la souverainet&#233; du Qu&#233;bec, oublions ce cul-de-sac de la question nationale et nous pourrons tenter de redevenir ma&#238;tres de notre destin. Nous pourrons r&#233;aliser une unit&#233; nouvelle, celle de tous les nationalistes qu&#233;b&#233;cois. La Coalition nous propose de rester dans l'&#201;tat canadien tel qu'il est, d'accepter notre statut de minorit&#233; politique d&#233;clinante, de feindre de croire que la domination f&#233;d&#233;rale n'a aucun impact sur notre pouvoir d'agir dans l'int&#233;r&#234;t de la majorit&#233; du Qu&#233;bec. Il faudrait revenir &#224; une souverainet&#233; culturelle et centrer nos efforts sur la valorisation de la langue tout en oubliant les multiples attaques dont la loi 101 a &#233;t&#233; l'objet de la part de la Cour supr&#234;me du Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un plan d'action rassembleur derri&#232;re les int&#233;r&#234;ts de la classe entrepreneuriale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#034;Coalition pour l'avenir du Qu&#233;bec&#034; nous propose un plan d'action rassembleur, un plan global de gouvernance. Les quatre axes de ce plan (&#233;ducation, culture, services publics, &#233;conomies de propri&#233;taires) visent le d&#233;veloppement de la performance, du contr&#244;le, de l'imputabilit&#233; de tout un chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;ducation : une logique d'hommes d'affaires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il y a un probl&#232;me en &#233;ducation, c'est que le personnel enseignant n'est pas suffisamment valoris&#233;, mobilis&#233;, form&#233; et &#233;valu&#233;. Alors, il faut hausser leur salaire et leur demander en retour d'accepter que leur travail soit &#233;valu&#233;. Aucune analyse du d&#233;crochage et de son fondement dans l'apartheid scolaire provoqu&#233; par l'affaiblissement du secteur public et le d&#233;veloppement du secteur priv&#233;. Pour ce qui est du financement des universit&#233;s, il s'agirait d'&#233;quilibrer le r&#244;le de l'&#233;tat et celui des &#233;tudiants. Voil&#224; une fa&#231;on fort masqu&#233;e de soutenir la hausse des frais de scolarit&#233; et de se laver les mains sur les fondements du d&#233;sinvestissement dans les universit&#233;s du Qu&#233;bec. Sans compter que notre coalition appelle au renforcement du r&#244;le des entreprises (et des dipl&#244;m&#233;s) dans ce financement. La d&#233;rive de la mission des universit&#233;s concernant l'enseignement et la recherche fondamentale sous les pressions des besoins de l'entreprise, le Manifeste n'y voit aucun probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La culture, un timide coup de chapeau au nationalisme linguistique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que pour les auteur-e-s du manifeste, la viabilit&#233; de la culture qu&#233;b&#233;coise passe d'abord par le d&#233;veloppement des entreprises culturelles ne saurait nous surprendre. Le nationalisme de la Coalition n&#233;cessite tout m&#234;me qu'ils en appellent &#224; la d&#233;pense d'&#233;nergies pour la protection de la langue fran&#231;aise et &#224; des efforts suppl&#233;mentaires dans l'&#339;uvre de francisation des personnes immigrantes. Ne cherchez pas en vain, une critique de la monopolisation de l'information dans ce manifeste. Vous vous heurteriez une sensibilit&#233; qui voit dans l'existence de grands monopoles de ce secteur comme &#233;tant un exemple de ce Qu&#233;bec performant qu'on nous appelle &#224; construire et qu'il faudrait saluer bien bas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour r&#233;gler les probl&#232;mes des services publics : r&#233;organiser le travail et pr&#233;ciser les attentes envers le personnel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services publics seraient &#224; bout de souffle, car ils n'auraient pas trouver les cl&#233;s d'une performance optimale. Les probl&#232;mes trouveraient leur source dans la mauvaise organisation du travail et dans la r&#233;partition inad&#233;quate des responsabilit&#233;s. Il faut donc r&#233;duire notre endettement public par une gestion plus rigoureuse. En fait, c'est un appel &#224; l'aust&#233;rit&#233;, &#224; diminuer encore le financement des services publics. Il faudrait d&#233;centraliser, remettre le pouvoir aux directions d'&#233;coles et aux enseignants qui pourront ainsi &#234;tre imputables de la r&#233;ussite ou des &#233;checs de leurs &#233;l&#232;ves. Dans les h&#244;pitaux, il faudrait permettre aux directeurs d'&#233;tablir des ententes locales. Ainsi, gr&#226;ce &#224; la d&#233;centralisation, on pourrait parvenir &#224; une plus grande imputabilit&#233; des acteurs locaux. On pourrait se d&#233;barrasser des ententes collectives nationales. Et les minist&#232;res eux, mettrons au point des indicateurs de performance qui permettraient de pr&#233;ciser les attentes que les autorit&#233;s seraient en droit d'exiger. Le manifeste veut oublier l'essentiel. Le sous-financement des services de sant&#233; et la d&#233;t&#233;rioration des conditions de soins et de travail qui en a r&#233;sult&#233; visaient &#224; pr&#233;parer la privatisation de ses services, et d'ouvrir ainsi de nouveaux secteurs aux affairistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une posture nationaliste dans la d&#233;fense de l'entreprise qu&#233;b&#233;coise&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, nationalisme oblige, Legault et Cie voudraient conserver les centres d&#233;cisions importants au Qu&#233;bec, tout en encourageant l'entrepreneuriat. Et avec un art consomm&#233; de parler des deux c&#244;t&#233;s de la bouche, on nous parle d'imposer les entreprises et les individus de fa&#231;on &#224; encourager l'investissement et la productivit&#233; (nous parle-t-on de fiscalit&#233; comp&#233;titive ?) tout en promettant une fiscalit&#233; r&#233;solument progressive. La Coalition n'allait pas oublier bien s&#251;r le petit couplet sur le d&#233;veloppement durable, tout en restant dans l'ombre la responsabilit&#233; du syst&#232;me &#233;conomique capitaliste productiviste dans la situation &#233;cologique d&#233;sastreuse dans laquelle se retrouve la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le sens de l'initiative de Legault, Sirois et cie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous faisons face &#224; une nouvelle mouture du discours &#034;des Lucides&#034; &#224; laquelle il faudra s'opposer avec vigueur. Les politiques propos&#233;es dans ce Manifeste visent &#224; r&#233;pondre aux objectifs de la classe dominante : a. de remettre en question les acquis (universalit&#233; et la gratuit&#233; des services sociaux) et privatiser des secteurs importants des services publics ; b. de faire du paiement de la dette une priorit&#233; et r&#233;tablir l'&#233;quilibre budg&#233;taire par la r&#233;duction des d&#233;penses sociales et la g&#233;n&#233;ralisation de la tarification ; c. d'affronter les &#034;corporatistes &#034; (s'attaquer aux droits syndicaux) ; d. d'imposer une d&#233;centralisation comp&#233;titive pour mieux pressurer et contr&#244;ler les employ&#233;-e-s des divers r&#233;seaux ; e. et de marginaliser la question nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui manque pour eux, sur la sc&#232;ne politique qu&#233;b&#233;coise, c'est une direction politique capable (donc pas aussi discr&#233;dit&#233;e que le Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec) de r&#233;aliser un tel programme. Leur projet c'est de r&#233;unir toute la direction politique qu&#233;b&#233;coise qui fait les m&#234;mes constats des probl&#232;mes &#224; r&#233;gler et des solutions &#224; leur apporter dans un m&#234;me parti. Faudra-t-il pour cela en fonder un nouveau ? C'est ce qu'ils veulent explorer dans les prochains mois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le congr&#232;s du Parti qu&#233;b&#233;cois ou quand la crise de direction cache une crise strat&#233;gique ...</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Le-congres-du-Parti-quebecois-ou-quand-la-crise-de-direction-cache-une-crise</link>
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		<dc:date>2005-06-07T01:34:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Rioux</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Parti qu&#233;b&#233;cois</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Avec la crise du f&#233;d&#233;ralisme canadien, la perspective de la souverainet&#233; du Qu&#233;bec comme &#233;ch&#233;ance &#224; plus ou moins court terme redevient le sch&#233;ma (pour ne pas dire un mythe porteur) qui risque de structurer les prises de position d'une partie importante de la population et m&#234;me des progressistes. Le congr&#232;s du PQ a &#233;t&#233; marqu&#233; par deux &#233;v&#233;nements importants : 1) la d&#233;mission de Bernard Landry suite &#224; un vote de confiance qu'il a jug&#233; insuffisant ; 2) et la victoire de la strat&#233;gie d&#233;fendue (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Parti-quebecois-+" rel="tag"&gt;Parti qu&#233;b&#233;cois&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec la crise du f&#233;d&#233;ralisme canadien, la perspective de la souverainet&#233; du Qu&#233;bec comme &#233;ch&#233;ance &#224; plus ou moins court terme redevient le sch&#233;ma (pour ne pas dire un mythe porteur) qui risque de structurer les prises de position d'une partie importante de la population et m&#234;me des progressistes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le congr&#232;s du PQ a &#233;t&#233; marqu&#233; par deux &#233;v&#233;nements importants : 1) la d&#233;mission de Bernard Landry suite &#224; un vote de confiance qu'il a jug&#233; insuffisant ; 2) et la victoire de la strat&#233;gie d&#233;fendue par ce dernier de la perspective de la tenue d'un r&#233;f&#233;rendum dans le cadre d'une r&#233;&#233;lection du PQ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le surprenant vote de non-confiance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard Landry a d&#233;cid&#233; de d&#233;missionner. Les raisons qu'il donne pour sa d&#233;mission sont claires. Le vote qu'il a re&#231;u n'aurait pas permis de fermer la course au leadership. D'une part, Gilles Duceppe est cr&#233;dit&#233; encore d'une meilleure chance non seulement pour une &#233;ventuelle r&#233;&#233;lection du PQ mais &#233;galement dans la lutte r&#233;f&#233;rendaire. D'autre part, dans ce contexte la question de son remplacement aurait continu&#233; d'&#234;tre pos&#233;e et de miner son autorit&#233; au sein du Parti. Pour Bernard Landry, l'opportunit&#233; historique qu'il croyait voir s'ouvrir &#224; son parti et au Qu&#233;bec n&#233;cessitait qu'il laisse sa place &#224; un-e leader plus performant-e. M&#234;me ses partisan-es, au lendemain de sa d&#233;mission, reconnaissaient ce fait et ont affirm&#233; qu'il n'avait gu&#232;re le choix de prendre la d&#233;cision qu'il a prise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui a par contre surpris, c'est le vote lui-m&#234;me. Un vote &#224; plus de 76% dans n'importe quel autre contexte (&#233;lection, r&#233;f&#233;rendum) constituerait un score impressionnant. Mais dans cet &#233;tonnant exercice qu'est le vote de confiance - qui rel&#232;ve fort peu d'un exercice d&#233;mocratique, mais bien plut&#244;t de la cons&#233;cration d'un monarque du Parti qui doit pouvoir se permettre de diriger le parti en tout - ce r&#233;sultat s'est av&#233;r&#233; insuffisant. En fait, nous avons cru pour notre part, que Landry n'aurait pas de peine &#224; obtenir un vote de confiance au congr&#232;s. Particuli&#232;rement apr&#232;s le ralliement de Pauline Marois et de Fran&#231;ois Legault, nous avons pens&#233; que Bernard Landry avait le vote de confiance dans sa poche. Manifestement, nous avons sous-estim&#233; la force de la fusion conjoncturelle de tous les m&#233;contentements li&#233;s au refus de l'autoritarisme du personnage, aux frustrations des d&#233;bats refoul&#233;s, aux ranc&#339;urs des ambitions bouscul&#233;es, mais surtout &#224; l'opposition des ind&#233;pendantistes voulant en finir avec la phrase souverainiste cachant la volont&#233; d'une gouvernance provinciale comme seule ambition des arrivistes de la politique nationaliste...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le changement de direction au PQ va-t-il relancer le d&#233;bat sur les perspectives strat&#233;giques ? Rien n'est impossible. Mais que ce soit du c&#244;t&#233; Gilles Duceppe ou de Pauline Marois, au niveau de la lutte pour la souverainet&#233;, ces deux candidat-es s'inscrivent dans la ligne strat&#233;gique des tenant-es de la gouvernance. Les autres candidat-es envisag&#233;-es s'inscrivent dans la m&#234;me orientation. Et pour ce qui est du SPQ-Libre, c'est le m&#234;me cadre strat&#233;gique qui est soutenu. Le chef du BQ une fois que Landry a tir&#233; sa r&#233;v&#233;rence va devoir d&#233;cider s'il joue son va-tout et s'il va chercher &#224; devenir le principal leader nationaliste au Qu&#233;bec. Les d&#233;put&#233;-es du Bloc qu&#233;b&#233;cois font d&#233;j&#224; pression pour qu'il reste &#224; Ottawa. Les &#233;lections f&#233;d&#233;rales vont se tenir dans quelques mois &#224; peine et le d&#233;part, en ce moment, d'un leader reconnu n'aiderait en rien la bataille du Bloc qui vise rien de moins que d'assurer une d&#233;faite cuisante aux troupes de Paul Martin. Gilles Duceppe pour sa part souhaiterait pouvoir mener ses troupes aux prochaines &#233;lections f&#233;d&#233;rales et se lancer dans la course &#224; la chefferie du PQ qu'apr&#232;s cette &#233;ch&#233;ance. Mais, avec la course au leadership telle qu'elle se profile, rien n'est dit qu'un sc&#233;nario fait sur mesure pour le chef du Bloc puisse facilement s'imposer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La victoire des nationalistes de l'alternance &#224; la gouvernance d'un &#201;tat provincial&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, &#224; ce congr&#232;s, la direction p&#233;quiste a r&#233;ussi &#224; marginaliser l'orientation des militant-es ind&#233;pendantistes qui voulaient que le PQ adopte une strat&#233;gie de rupture et d'initiatives unilat&#233;rales qui puissent remettre directement en question la domination f&#233;d&#233;raliste. Pour faire face &#224; cette strat&#233;gie alternative, la direction du PQ, particuli&#232;rement son aile parlementaire, a d&#233;fendu la phrase souverainiste et les promesses de la tenue d'un r&#233;f&#233;rendum d&#232;s que possible. Les partisan-es de la d&#233;finition du PQ comme parti de gouvernance se sont mobilis&#233;-es pour en appeler au r&#233;alisme, &#224; la n&#233;cessit&#233; de d&#233;faire le gouvernement Charest comme t&#226;che principale tout en promettant la tenue d'un r&#233;f&#233;rendum dans un premier mandat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un cadre strat&#233;gique qui refuse de voir qu'une simple consultation r&#233;f&#233;rendaire sera tout &#224; fait insuffisante pour faire reculer la bourgeoisie canadienne dans la d&#233;fense de l'int&#233;grit&#233; de son &#201;tat s'est impos&#233; &#224; ce congr&#232;s. Cette strat&#233;gie refuse de prendre en consid&#233;ration les fondements de la loi C-22 et les obstacles que cette loi dresse sur la voie de la souverainet&#233;. Le refus de prendre en consid&#233;ration la nouvelle d&#233;termination de la bourgeoisie canadienne et sa volont&#233; de d&#233;finir ce que serait une d&#233;marche r&#233;f&#233;rendaire l&#233;gitime pr&#233;pare une crise beaucoup plus dramatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, devant une telle d&#233;termination, la r&#233;sistance aux pressions f&#233;d&#233;rales n&#233;cessitent la construction d'un parti qui lient le combat pour un projet social &#224; celui pour l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec et qui pose la n&#233;cessit&#233; de la mobilisation populaire la plus large possible pour faire reculer l'&#201;tat f&#233;d&#233;ral. La possibilit&#233; (et la n&#233;cessit&#233;) de la construction d'un parti ind&#233;pendantiste et de gauche s'impose plus que jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La question linguistique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui a trait &#224; la question linguistique, la proposition sur l'obligation pour les immigrant-es de fr&#233;quenter un c&#233;gep francophone a &#233;t&#233; rejet&#233;e rapidement. Cette proposition ne repr&#233;sente nullement une position progressiste et de gauche. Au contraire, elle risquait de durcir les distinctions entre les diff&#233;rentes communaut&#233;s linguistiques sur la base de la langue maternelle de chacune au lieu de centrer les efforts des ind&#233;pendantistes sur la promotion du fran&#231;ais comme langue nationale commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu de faire une obligation aux immigrant-es de fr&#233;quenter les coll&#232;ges, faisant peser sur ces communaut&#233;s la lutte pour la promotion d'une langue nationale commune, il aurait &#233;t&#233; pr&#233;f&#233;rable de faire une proposition favorisant l'octroi de budgets pour mettre sur pied davantage de cours de fran&#231;ais langue seconde dans les &#233;tablissement accueillant un forte population allophone. Ainsi, aurait &#233;vit&#233; de stigmatiser les immigrant-es et cela se serait inscrit dans une vrai politique d'int&#233;gration linguistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les choix et les silences du SPQ-libre &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Avec l'&#233;lection de Monique Richard &#224; la pr&#233;sidence du PQ, le SPQ-Libre re&#231;oit de plus en plus clairement le mandat de flanc-garde du PQ. Il s'agit d'embl&#233;e de commencer d&#232;s maintenant un lutte pour d&#233;l&#233;gitimer le nouveau Parti qui sera issu de la fusion de l'UFP et d'Option citoyenne et de convaincre les progressistes de se limiter &#224; une strat&#233;gie du &#034;suppos&#233; vote utile &#034; &#233;tant donn&#233; que le pouvoir n'est pas &#224; la port&#233;e d'un parti de gauche aux prochaines &#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SPQ-Libre a d'embl&#233;e inscrit sa d&#233;marche dans un suivisme cons&#233;quent de la strat&#233;gie de Bernard Landry sur la question de la souverainet&#233;. Il a fait la sourde oreille aux questionnements et aux perspectives mises de l'avant par les ind&#233;pendantistes qui d&#233;fendaient une strat&#233;gie de rupture avec la domination f&#233;d&#233;raliste. Le SPQ-Libre a ignor&#233; la n&#233;cessit&#233; de poser la marche &#224; l'ind&#233;pendance dans le cadre d'une d&#233;mocratie participative v&#233;ritable. Il a fait la sourde oreille aux d&#233;mocrates qui questionnent le PQ sur la n&#233;cessit&#233; de r&#233;forme du mode de scrutin. Il n'a pas fait de l'opposition au libre-&#233;change un axe de son travail alors que les progressistes entrevoient tr&#232;s bien o&#249; peut mener le libre-&#233;change et une &#034;pseudo-souverainet&#233;&#034; ayant comme seul objectif de pouvoir participer &#224; la table des puissances de ce monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Construire un grand parti de gauche ind&#233;pendantiste &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PQ a fait la preuve qu'il ne saurait &#234;tre le foyer de ralliement des progressistes : au niveau d&#233;mocratique. Il n'est pas pr&#234;t &#224; une lutte cons&#233;quente pour la r&#233;forme des institutions d&#233;mocratiques et l'&#233;tablissement d'un mode de scrutin proportionnel. Au niveau de la lutte pour l'ind&#233;pendance, il a &#233;cart&#233; les propositions des ind&#233;pendantistes les plus cons&#233;quent-es militant dans ses rangs et s'est rabattu une politique qui pr&#233;pare des &#233;checs retentissant, car sa strat&#233;gie est tout &#224; fait incapable de faire face &#224; la d&#233;termination de la bourgeoisie canadienne. Au niveau social, le congr&#232;s s'est content&#233; de se gargariser de propositions &#233;cologisantes mais il s'est refus&#233; de se d&#233;marquer clairement des projets de libre-&#233;change continental alors que ces cons&#233;quences d&#233;sastreuses font d&#233;j&#224; sentir leurs effets tant sur l'&#233;conomie et les services sociaux que sur l'environnement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s un tel congr&#232;s, une seule conclusion s'impose aux progressistes, sortir de cette vieille maison et rallier la construction d'une alternative politique, un grand parti de gauche ind&#233;pendantiste se donnant comme objectifs la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts des classes ouvri&#232;re et populaires et d'une ind&#233;pendance du Qu&#233;bec fond&#233;e sur le projet d'une soci&#233;t&#233; &#233;galitaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>LE PQ, UN INSTRUMENT DE R&#201;CUP&#201;RATION ET DE D&#201;VOIEMENT DE LA LUTTE IND&#201;PENDANTISTE</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/LE-PQ-UN-INSTRUMENT-DE-RECUPERATION-ET-DE-DEVOIEMENT-DE-LA-LUTTE</link>
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		<dc:date>2004-05-10T02:13:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Rioux</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Parti qu&#233;b&#233;cois</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le d&#233;part &lt;br class='autobr' /&gt;
Octobre 67, les positions &#034;souverainistes&#034; de Ren&#233; L&#233;vesque au congr&#232;s du Parti Lib&#233;ral du Qu&#233;bec sont battues largement. Il quitte le PLQ avec un groupe de ses partisans. Octobre 68, le Parti Qu&#233;b&#233;cois tient son congr&#232;s de fondation. Ren&#233; L&#233;vesque en devient le pr&#233;sident. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'embl&#233;e le mouvement nationaliste trouve un personnel politique qui lui donnera sa &#034;respectabilit&#233;&#034;. L'ensemble des forces nationalistes, si ce n'est quelques forces de gauche, rallient le PQ. Le Ralliement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Debats-politiques-68-" rel="directory"&gt;D&#233;bats politiques&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Quebec-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Parti-quebecois-+" rel="tag"&gt;Parti qu&#233;b&#233;cois&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le d&#233;part&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Octobre 67, les positions &#034;souverainistes&#034; de Ren&#233; L&#233;vesque au congr&#232;s du Parti Lib&#233;ral du Qu&#233;bec sont battues largement. Il quitte le PLQ avec un groupe de ses partisans. Octobre 68, le Parti Qu&#233;b&#233;cois tient son congr&#232;s de fondation. Ren&#233; L&#233;vesque en devient le pr&#233;sident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'embl&#233;e le mouvement nationaliste trouve un personnel politique qui lui donnera sa &#034;respectabilit&#233;&#034;. L'ensemble des forces nationalistes, si ce n'est quelques forces de gauche, rallient le PQ. Le Ralliement national participe avec le Mouvement souverainiste &#224; la fondation du PQ. Quelques semaines plus tard, le Rassemblement pour l'ind&#233;pendance nationale se dissout et demande &#224; ses membres d'adh&#233;rer au PQ. Rapidement le PQ va se construire comme un large bloc nationaliste et populiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau &#233;conomique, le PQ se veut interventionniste. &#034;L'&#201;tat doit adopter comme forme prioritaire d'intervention dans l'&#233;conomie une extension soutenue du secteur public (entreprises d'&#201;tat ou mixtes). La solution, Programme du Parti Qu&#233;b&#233;cois pr&#233;sent&#233; par Ren&#233; L&#233;vesque, 1970&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau social, il reprend &#224; son compte, une s&#233;rie de revendications d&#233;mocratiques : ... &#034;&#233;galit&#233; de r&#233;mun&#233;ration pour un travail identique, ind&#233;pendamment du sexe ou du statut familial&#034; ; (La solution, p. 55) ; &#034;imp&#244;t sur le gain de capital&#034; (La solution p. 57) ; &#034;tout pr&#233;l&#232;vement de taxes &#224; la consommation devra &#234;tre exclus des domaines de consommation n&#233;cessaire...&#034; (La solution, p.57) ; &#034;l'acc&#232;s au syndicalisme pour tous...&#034; ; &#034;instauration de la proportionnelle aux &#233;lections&#034; ; &#034;constitution &#233;labor&#233;e avec la participation populaire au niveau des comt&#233;s et ratifi&#233;e par les d&#233;l&#233;gu&#233;s du peuple qu&#233;b&#233;cois r&#233;unis en une assembl&#233;e constituante...&#034; ; &#034;retrait d'alliances militaires comme NORAD et l'OTAN&#034;... (La solution, p.117)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par son programme de 1970, le PQ manifestait la volont&#233; de reprendre &#224; son compte une s&#233;rie de revendications syndicales, populaires... Pas &#233;tonnant que des secteurs importants des masses, qui aspiraient d'abord &#224; des r&#233;formes du syst&#232;me capitaliste, se retrouvent dans ce parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un premier recul&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux &#233;lections de 1970, deux ans apr&#232;s sa fondation, le PQ allait chercher 23.1% des votes et 7 d&#233;put&#233;s. Pour un parti naissant, c'&#233;tait un succ&#232;s consid&#233;rable. Aux &#233;lections de 73, le PQ ne fait que 20.2% des voies et fait &#233;lire six d&#233;put&#233;s. L'ampleur de la d&#233;faite introduit toute une s&#233;rie de d&#233;bats strat&#233;giques au sein du PQ ? Chez les ex-ministres et ex-fonctionnaires, c'est la consternation... On commence &#224; parler de plafonnement. L'aile droite &#034;technocratique&#034;, assoiff&#233;e de pouvoir et &#233;lectoraliste &#224; tout crin... pose au cinqui&#232;me congr&#232;s du Parti en novembre 74, la n&#233;cessit&#233; de dissocier la lutte pour le pouvoir de la lutte pour l'option. C'est dans ce contexte qu'est introduit la perspective d'un r&#233;f&#233;rendum. Il s'agit de se faire &#233;lire comme un bon gouvernement et de faire dans un deuxi&#232;me temps un r&#233;f&#233;rendum sur la souverainet&#233;... C'est le d&#233;but d'une longue glissade sur la pente savonneuse de l'opportunisme &#233;lectoraliste. La souverainet&#233; est mise pour la premi&#232;re fois en veilleuse... D'instrument de lutte pour la souverainet&#233;-association... le PQ devient prioritairement un instrument de lutte pour un gouvernement &#034;honn&#234;te&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'aile &#034;gauche&#034; au sein du PQ, elle, pose la n&#233;cessit&#233; de se rapprocher des luttes syndicales et populaires... pour renforcer et &#233;largir sa base sociale. La pr&#233;sence de L&#233;vesque, a c&#244;t&#233; des leaders syndicaux, lors d'un meeting de soutien aux travailleurs de la UNITED AIRCRAFT est l'expression des pressions de cette aile &#034;gauche&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce tournant permettra au PQ de profiter de la mont&#233;e des luttes, des syndicats, des jeunes, des femmes et des groupes populaires. Cette mont&#233;e des luttes allait miner le gouvernement Bourassa et permettre au PQ de se construire comme la seule alternative au PLQ. Le PQ est litt&#233;ralement port&#233;e au pouvoir par cette radicalisation populaire contre le gouvernement Bourassa. En 1976, il prend le pouvoir avec 41.4% des voix et fait &#233;lire 71 d&#233;put&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le pouvoir et les nouveaux reculs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mai 1977, le VI&#232;me congr&#232;s du PQ, s'engage &#224; tenir un r&#233;f&#233;rendum sur la souverainet&#233;-association au cours de son premier mandat... D&#233;j&#224;, la direction p&#233;quiste commence &#224; prendre des distances vis-&#224;-vis les revendications sociales et nationales alors qu'une grande partie de la population du Qu&#233;bec avait vot&#233; pour ce parti dans l'espoir non d'un bon gouvernement provincial mais de changements importants sur les plans national et social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; que ce congr&#232;s ait adopt&#233; la revendication pour &#034;l'avortement libre et gratuit&#034;, L&#233;vesque dans son discours de cl&#244;ture affirme que le gouvernement n'est pas li&#233; par les r&#233;solutions de congr&#232;s du PQ. Ce fait est r&#233;v&#233;lateur &#224; plusieurs &#233;gards. Le PQ au gouvernement doit revoir et revoit &#224; la baisse le contenu de son programme. D'autre part, la d&#233;mocratie interne au sein du Parti s'&#233;tiole rapidement et radicalement. Le PQ au pouvoir attire les carri&#233;ristes et les arrivistes de tout bord qui occupent de plus en plus de place dans le parti et au gouvernement. Le caucus minist&#233;riel d&#233;veloppe bient&#244;t un pouvoir absolu dans le parti. Les m&#233;canismes d&#233;mocratiques internes se grippent. Et le parti, mouvement social se transforme en pure machine &#233;lectorale. &#201;lu comme bon gouvernement, le premier gouvernement p&#233;quiste ne lance aucune campagne sur la souverainet&#233;-association, encore moins pour l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec... La direction p&#233;quiste ne cherche pas &#224; construire sur le modus vivendi cr&#233;er par sa victoire. Elle cherche &#224; temporiser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement p&#233;quiste, loin de vouloir profiter de la volont&#233; d'en finir avec le f&#233;d&#233;ralisme, cherche &#224; faire la preuve de sa respectabilit&#233; tant devant le gouvernement canadien que devant le gouvernement am&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours &#224; l'avant-garde des reculades, Ren&#233; L&#233;vesque prononce en octobre 78, &#224; l'assembl&#233;e nationale, un discours o&#249; il donne son interpr&#233;tation du trait d'union entre souverainet&#233; et association... &#034;Il n'est pas dans notre esprit, dit Ren&#233; L&#233;vesque, d'obtenir la souverainet&#233; puis de n&#233;gocier l'association par la suite.&#034; (La Presse, 11 octobre 1978.) C'est la proclamation du caract&#232;re indissociable de la souverainet&#233; et de l'association. Il pr&#233;cise &#233;galement dans ce discours, -d&#233;j&#224; (eh oui !)-, que le r&#233;f&#233;rendum portera sur un mandat de n&#233;gociation et que si la n&#233;gociation &#233;choue, on pourra envisager la tenue d'un autre r&#233;f&#233;rendum sur la souverainet&#233; apr&#232;s que le PQ ait obtenu un deuxi&#232;me mandat. Voil&#224; un bel exemple de multiplication des &#233;tapes qui deviennent autant de trappes o&#249; le but final peut &#234;tre liquid&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En novembre 1979, le gouvernement p&#233;quiste publie son &#034;Livre blanc&#034; sur le projet de souverainet&#233; association. La question r&#233;f&#233;rendaire publi&#233;e le mois suivant, demande d'accorder au gouvernement du Qu&#233;bec le mandat de n&#233;gocier une nouvelle entente avec le reste du Canada. Dans les faits, le PQ renonce &#224; se battre pour la souverainet&#233;-association... pour ne pas parler d'ind&#233;pendance. Il renonce m&#234;me &#224; faire reconna&#238;tre le droit du Qu&#233;bec &#224; l'autod&#233;termination, le droit du Qu&#233;bec &#224; d&#233;cider seul de son avenir, car il subordonne tout changement de r&#233;gime politique &#224; la n&#233;gociation d'une entente avec l'&#201;tat f&#233;d&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec une telle question, il n'est pas &#233;tonnant, que le r&#233;f&#233;rendum n'ait pas donn&#233; lieu &#224; aucune campagne de masse, &#224; aucune mobilisation de rue pour la souverainet&#233; du Qu&#233;bec, aucune mobilisation pour d&#233;noncer le f&#233;d&#233;ralisme. Comme l'&#233;crit Pierre Bourgault dans &#034;Moi, je m'en souviens (p. 109)&#034; : &#034;Les sales tiraient &#224; boulets rouges sur nos positions, et nous leur r&#233;pondions que nous leur serions reconnaissants de bien vouloir s'associer &#224; notre belle province.&#034; Plus loin, il ajoute : &#034;Relisez les journaux parus au cours des trois semaines qui ont pr&#233;c&#233;d&#233; le jour du R&#233;f&#233;rendum. Pas une fois, il n'est fait mention d'ind&#233;pendance et de souverainet&#233;. Les ordres, venus d'en haut, interdisaient qu'on en parl&#226;t. Il fallait mettre l'accent sur l'association. &#034; (idem, p.110-111) Pas &#233;tonnant que le NON l'emporte au r&#233;f&#233;rendum avec 59.56% contre 40.44% pour le Oui, soit 2,187,991 &#224; 1,485 761.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les f&#233;d&#233;ralistes, Trudeau en t&#234;te, en profitent pour approfondir leur offensive contre le Qu&#233;bec. En octobre 80, Trudeau annonce qu'il va rapatrier la constitution de fa&#231;on unilat&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les reculades jusqu'&#224; la trahison ouverte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233;, l'&#233;chec au r&#233;f&#233;rendum, le PQ reprend le pouvoir en 1981 avec 49% des voix et 80 d&#233;put&#233;s le 13 avril 81. Il n'a pas eu le temps d'&#234;tre us&#233; par le pouvoir. Le PLQ n'a pas surmont&#233; sa crise de direction. Ryan n'est pas un leader suffisamment cr&#233;dible aux yeux de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, le gouvernement p&#233;quiste, et L&#233;vesque tout particuli&#232;rement, interpr&#232;te les r&#233;sultats du r&#233;f&#233;rendum comme le report &#224; plus tard de la lutte pour la souverainet&#233; du Qu&#233;bec. L'option est mise en veilleuse. Pendant ce temps l&#224;, Ottawa proc&#232;de. On se mobilise contre les attaques f&#233;d&#233;rales, mais L&#233;vesque lui met au point les conditions en vertu desquelles le Qu&#233;bec serait disposer &#224; se rallier au projet de rapatriement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'offensive f&#233;d&#233;rale a pour effet de radicaliser les bases du PQ sur le terrain national. En d&#233;cembre 81, le VIII&#232;me congr&#232;s d&#233;cide que les prochaines &#233;lections porteront sur la souverainet&#233;. Le congr&#232;s biffe &#034;l'association&#034; du programme du PQ. Aussit&#244;t, L&#233;vesque menace de d&#233;missionner. Il rejette les propositions du congr&#232;s. Il agite des &#233;pouvantails sur la pr&#233;sence d'agitateurs au congr&#232;s. Il met au point un r&#233;f&#233;rendum interne au parti, le fameux &#034;ren&#233;rendum&#034; pour faire rejeter les propositions adopt&#233;es par le VIII&#232; congr&#232;s et faire adopter ses propositions : a. n&#233;cessit&#233; d'une majorit&#233; absolue des voix pour pouvoir d&#233;clencher le processus de souverainet&#233; ; b. l'association est remise dans le programme, bien qu'il n'y a plus de lien obligatoire entre souverainet&#233; et association ; c. les prochaine &#233;lections vont porter principalement sur la souverainet&#233;, pour dire qu'elle n'en sera pas n&#233;cessairement l'enjeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette reprise en main du Parti par L&#233;vesque marquait la fin d'un processus : Le PQ &#233;tait d&#233;finitivement cass&#233; comme parti pr&#233;tendant lutter pour la souverainet&#233; du Qu&#233;bec. Il &#233;tait aussi cass&#233; comme parti pr&#233;tendant lutter pour des r&#233;formes sociales importantes. Le conseil national de mars 82 votait &#224; l'unanimit&#233; des coupures &#034;aveugles&#034; des d&#233;penses sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PQ est alors r&#233;duit &#224; une simple courroie de transmission des intentions du conseil des ministres. Les membres n'ont qu'un choix, &#234;tre les porte-parole des intentions de ministres. Et cela &#233;tait n&#233;cessaire &#224; l'heure o&#249; on pr&#233;parait une offensive majeure contre les travailleurs et les travailleuses syndiqu&#233;s du secteur public. Le gouvernement p&#233;quiste fait adopter la loi 70 qui impose une r&#233;duction de salaires de 20% dans le secteur public. Il n'&#233;tait pas question que les revendications sociales puissent s'exprimer, m&#234;me de fa&#231;on d&#233;form&#233;e, &#224; l'int&#233;rieur du parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&#233;vesque conduit le PQ a une position &#034;affirmationniste&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1984, la consigne de L&#233;vesque &#224; ces ministres est encore la m&#234;me. L'option doit rester en veilleuse. La victoire des Conservateurs en octobre 84, cr&#233;e pour lui une nouvelle situation dans l'&#201;tat canadien. L&#233;vesque esp&#232;re encore une fois au renouvellement de la constitution. Il parle du &#034;beau risque&#034;. Pierre-Marc Johnson exprime ouvertement dans la presse la n&#233;cessit&#233; de la r&#233;vision du programme sur l'enjeu de la souverainet&#233;. En novembre 84, Ren&#233; L&#233;vesque abat enfin son jeu, &#034;la souverainet&#233; n'est qu'une police d'assurance pour notre peuple&#034;. La crise &#233;clate au sein du Parti. Depuis un moment d&#233;j&#224;, c'est l'h&#233;morragie dans les rangs militants. Le nombre de ses membres est pass&#233; de 300 000 en 1981 &#224; 76 000 &#224; la fin de 84. Mais maintenant, des d&#233;put&#233;s d&#233;missionnent...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa lettre de d&#233;mission &#224; L&#233;vesque, Pierre de Bellefeuille dresse un bilan synth&#233;tique accablant pour le PQ : &#034;Et nous, qu'avons-nous fait ? Nous avons permis que se cr&#233;e au Qu&#233;bec une situation dans laquelle, depuis dix ans, personne ne parle de l'ind&#233;pendance sauf ceux qui sont contre.&#034; (Sauf vot'respect, p.76) Puis le 22 novembre 84, cinq ministres d&#233;missionnent du Cabinet : Jacques Parizeau, Camille Laurin, Jacques L&#233;onard, Gilbert Paquette et Denise Leblanc quittent le parti. En janvier 85, le PQ devient officiellement un parti affirmationniste. L'&#233;lection de Pierre-Marc Jonhson &#224; la pr&#233;sidence du parti quelques mois plus tard sanctionne cette nouvelle transformation du PQ. Deux mois plus tard, le PLQ remportait une victoire &#233;clatante, avec 98 d&#233;put&#233;s &#233;lus contre seulement 24 pour le Parti Qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement p&#233;quiste avait pr&#233;par&#233; syst&#233;matiquement sa d&#233;faite par son &#233;volution politique droiti&#232;re : -abandon de ses objectifs initiaux sur la souverainet&#233; ; d&#233;veloppement d'une politique anti-syndicale et anti-populaire qui a litt&#233;ralement d&#233;truit le bloc social qui l'avait port&#233; au pouvoir ; fonctionnement verticaliste du parti o&#249; s'exprimait un m&#233;pris ouvert des militant-e-s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1986 et 1987 sont deux ann&#233;es de luttes internes intenses au PQ entre les affirmationnistes li&#233;s &#224; Pierre-Marc Johnson et les souverainistes qui sont rest&#233;s au Parti. Alors que des petites organisations se mettent en place : le Rassemblement d&#233;mocratique pour l'ind&#233;pendance, le Parti ind&#233;pendiste, les affirmationnistes r&#233;ussissent &#224; maintenir le domination sur le parti au congr&#232;s de juin 87...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La reconstruction du PQ comme parti d'alternance cr&#233;dible&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la domination des affirmationnistes sur le PQ, maintenant dans l'opposition, est bien fragile. En effet, l'abandon de tout projet national mobilisant et l'incapacit&#233; du PQ de se d&#233;finir comme porteur des aspirations sociales de la population conduisaient le PQ vers une v&#233;ritable d&#233;bandade. La chute du PQ dans les sondages a alors pr&#233;cipit&#233; la crise de leadership au Parti. Les orthodoxes, qui attendaient une d&#233;faite de Johnson aux prochaines &#233;lections pour reprendre le parti en mains ont bien vu qu'il ne resterait rien &#224; reprendre en mains, si la d&#233;bandade du PQ n'&#233;tait pas stopp&#233;e et si on laissait un espace ouvert &#224; la social-d&#233;mocratie et aux forces ind&#233;pendantistes sur le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour remobiliser et reconstruire le Parti, on fit appel &#224; Parizeau qui attendait son heure. En mars 88, il &#233;tait &#233;lu chef du PQ. La perspective de red&#233;finir le PQ comme parti clairement souverainiste r&#233;ussissait &#224; remobiliser une partie des forces souverainistes qui avait quitt&#233; le PQ depuis quelques ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 25 septembre 89, Bourassa &#233;tait report&#233; au pouvoir. Mais le PQ a fait plus de 40% des votes &#224; cette &#233;lection. On peut parler de reconstruction du Parti qu&#233;b&#233;cois. Mais cette reconstruction n'est pas la reconstruction d'un bloc nationaliste reprenant nombre de revendications des mouvement syndical et populaire des ann&#233;es 70. En fait, la direction Parizeau a r&#233;ussi &#224; reconstruire le PQ comme parti nationaliste d&#233;fendant des positions n&#233;o-lib&#233;rales sur le plan social : soutien &#224; la politique de libre-&#233;change, soutien &#224; l'entr&#233;e dans les alliances militaires, soutien &#224; l'intervention am&#233;ricain dans la guerre du Golfe... On est loin du programme de 1970.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La strat&#233;gie p&#233;quiste : &#233;viter toute dynamique d'affrontement pour m&#233;nager les possibilit&#233;s de n&#233;gociation avec Ottawa...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise constitutionnelle devait de nouveau &#233;clater autour du rejet des accords du Lac Meech qui devaient mourir de leur belle mort le 23 juin 1990. Le comportement du PQ dans cette crise m&#233;rite d'&#234;tre examin&#233; de plus pr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu avant que la crise constitutionnelle n'&#233;clate, Parizeau parlait de r&#233;f&#233;rendums sectoriels et il &#233;mettait m&#234;me l'hypoth&#232;se sur la souverainet&#233; du Qu&#233;bec pourrait se faire seulement durant un deuxi&#232;me mandat du PQ... La direction Parizeau avait r&#233;agi vivement &#224; la tentative de faire adopter par le conseil g&#233;n&#233;ral du Parti l'hypoth&#232;se de faire de la prochaine &#233;lection provinciale une &#233;lection r&#233;f&#233;rendaire qui serait suivi d'une proclamation unilat&#233;rale de la souverainet&#233;. Pour la direction p&#233;quiste, la souverainet&#233;, &#231;a se n&#233;gocie, &#231;a ne se proclame pas. Pour arracher le morceau et pour faire adopter sa position, la direction Parizeau d&#251; promettre la tenue d'un r&#233;f&#233;rendum durant le premier mandat du Parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'&#233;chec des accords du Lac Meech, la mont&#233;e des sentiments souverainistes dans la population, le d&#233;veloppement d'une d&#233;magogie nationaliste par le PLQ, le PQ devait s'identifier clairement &#224; la souverainet&#233;. Tout un plan de campagne fut &#233;labor&#233;... &#224; cette fin. La d&#233;claration de guerre &#224; Bourassa suite &#224; la signature de l'accord du Lac Meech s'inscrivait dans cette orientation. Bourassa avait trahi le Qu&#233;bec. Il fallait le d&#233;noncer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le lendemain de l'&#233;chec du Lac Meech, Parizeau op&#233;ra une r&#233;orientation tactique fondamentale. Parizeau rendit hommage &#224; son premier ministre. Il lui donne son absolution. &#034;Il fallait peut-&#234;tre qu'il prenne ce risque l&#224;, l'Histoire le dira. Il serait facile de juger le strat&#233;gies et la tactique mais d'aucune fa&#231;on je ne veux le condamner.&#034; Il ne faut pas oublier, que Parizeau parlait alors de la signature des accords du Lac Meech.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tranger et oppos&#233; &#224; une perspective de mobilisation des masses, Parizeau a refus&#233; de mobiliser son parti pour arracher les m&#233;canismes d&#233;mocratiques qui auraient permis que s'exerce la volont&#233; populaire. Au lieu de d&#233;noncer Bourassa et d'exiger un r&#233;f&#233;rendum le plus rapidement possible, Parizeau a cherch&#233; &#224; sauver la face de Bourassa et a conclu une entente avec lui m&#234;me si Bourassa avait rejet&#233; les unes apr&#232;s les autres les propositions que lui avait fait Parizeau : tenue d'Etats-g&#233;n&#233;raux, tenue d'un r&#233;f&#233;rendum avant un an. Au nom de l'unit&#233; avec le PLQ, Parizeau a accept&#233; la commission parlementaire non-partisane et itin&#233;rante... Il avait pourtant affirm&#233; quelques jours auparavant : &#034;une commission, c'est un bon forum pour &#233;tudier un projet de loi, pas pour proc&#233;der &#224; une d&#233;marche constitutionnelle&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parizeau est m&#234;me all&#233; plus loin encore sur le chemin des concessions lorsqu'il a d&#233;clar&#233; : &#034;Si le rapport de la commission aboutit &#224; un projet de constitution, le premier ministre aura &#224; d&#233;cider s'il pr&#233;f&#232;re r&#233;gler la question parle truchement d'une &#233;lection, d'un r&#233;f&#233;rendum ou de n&#233;gociations avec le reste du Canada.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parizeau a accept&#233;, sans honte, la diminution des canaux d'expression d&#233;mocratiques de la population... L'attitude unitariste de Parizeau et des p&#233;quistes qui l'ont suivi n'a servi que Bourassa. Elle a aid&#233; ce dernier &#224; se draper de vertus nationalistes et &#224; chevaucher les aspirations &#224; l'autod&#233;termination nationale pour mieux les d&#233;voyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le compromis de la Commission B&#233;langer-Campeau marqua une autre reculade du PQ... Ce compromis a conduit le PQ -et les directions syndicales- &#224; abandonner de facto la lutte pour la tenue d'un r&#233;f&#233;rendum en 1991 en &#233;change d'une promesse tra&#238;tresse de Bourassa. Tout cela a &#233;t&#233; d&#233;sorganisateur et d&#233;mobilisant. Comme le disait Ghislain Dufour du Conseil du patronat : &#034;On voulait donner une derni&#232;re chance au f&#233;d&#233;ralisme, c'est fait.&#034; Bourassa, cynique comme toujours, ajoutait : &#034;&#224; moins d'utiliser une logique d'extra-terrestre, il faut bien interpr&#233;ter le consensus auquel le PQ s'est ralli&#233; comme un appui au renouvellement du f&#233;d&#233;ralisme.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit comment la direction du PQ a d&#233;voy&#233; le potentiel de mobilisation d&#233;gag&#233; par l'&#233;chec des accords du Lac Meech. Plus encore, que le gouvernement p&#233;quiste, sous la direction de Ren&#233; L&#233;vesque, la direction Parizeau craignait comme la peste la mobilisation de la population autour de ces revendications nationales et sociales, elle est encore plus aplaventriste devant le gouvernement de Washington et elle est pr&#234;te &#224; bien des concessions pour arriver &#224; une nouvelle entente avec Ottawa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accorder encore une fois sa confiance &#224; tel parti, c'est se pr&#233;parer des lendemains qui d&#233;chantent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard Rioux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Opposons une nouvelle alliance sachant articuler la d&#233;fense des revendications ouvri&#232;res, populaires, f&#233;ministes et jeunes &#224; la mobilisation pour l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec !</title>
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		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Parti qu&#233;b&#233;cois</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le gouvernement p&#233;quiste a &#233;t&#233; tout &#224; fait incapable d'organiser la riposte aux offensives f&#233;d&#233;rales. Au lieu de compter sur l'importante mobilisation nationale qui s'&#233;tait construite autour du r&#233;f&#233;rendum qu&#233;b&#233;cois, le gouvernement p&#233;quiste, dirig&#233; par le politicien conservateur, Lucien Bouchard, a fait de la poursuite du d&#233;ficit z&#233;ro, le principal objectif du gouvernement p&#233;quiste. Il a &#233;labor&#233; la th&#233;orie de la passivit&#233; nationale - la th&#233;orie des conditions gagnantes - alors qu'il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Debats-politiques-68-" rel="directory"&gt;D&#233;bats politiques&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Quebec-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Parti-quebecois-+" rel="tag"&gt;Parti qu&#233;b&#233;cois&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement p&#233;quiste a &#233;t&#233; tout &#224; fait incapable d'organiser la riposte aux offensives f&#233;d&#233;rales. Au lieu de compter sur l'importante mobilisation nationale qui s'&#233;tait construite autour du r&#233;f&#233;rendum qu&#233;b&#233;cois, le gouvernement p&#233;quiste, dirig&#233; par le politicien conservateur, Lucien Bouchard, a fait de la poursuite du d&#233;ficit z&#233;ro, le principal objectif du gouvernement p&#233;quiste. Il a &#233;labor&#233; la th&#233;orie de la passivit&#233; nationale - la th&#233;orie des conditions gagnantes - alors qu'il matraquait les forces vives qui s'&#233;taient prononc&#233;es le plus massivement pour le oui au r&#233;f&#233;rendum, les travailleurs et les travailleuses en emploi, particuli&#232;rement ceux et celles qui sont syndiqu&#233;Es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le d&#233;part de Bouchard, le gouvernement Landry a continu&#233; les m&#234;mes politiques n&#233;olib&#233;rales, tout en essayant de maintenir ses alliances avec les directions des classes subalternes de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise dans une perspective de r&#233;formisme de recul, le moindre mal &#233;tant &#233;lev&#233; au rang de principe. La d&#233;faite du gouvernement Landry est l'expression de la crise de confiance majeure dans sa capacit&#233; de mener la lutte pour l'ind&#233;pendance et du rejet de ses politiques antisociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le PQ est en crise strat&#233;gique. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'a aucune perspective s&#233;rieuse pour r&#233;ussir maintenant l&#224; o&#249; il a &#233;chou&#233; des d&#233;cennies durant. Il est incapable de faire un bilan s&#233;rieux de ses incapacit&#233;s. Essentiellement, ce que ne peut reconna&#238;tre la direction p&#233;quiste, c'est que son contr&#244;le de la lutte nationale l'oblige : a) &#224; refuser toute mobilisation politique autonome des masses organis&#233;es de fa&#231;on d&#233;mocratique ; b) &#224; nier le lien entre la lutte nationale et la lutte pour les revendications sociales et d&#233;mocratiques. Les nationalistes &#233;troits font toujours de cette s&#233;paration la cl&#233; de l'unit&#233; la plus large. En cela, ils font fausse route.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La compr&#233;hension p&#233;quiste de la souverainet&#233; populaire se limite &#224; l'expression d'un vote dans un r&#233;f&#233;rendum au 15 ans. Cette c&#233;cit&#233; politique qui a tout d'un horizon de classe limit&#233; et est bien exprim&#233;e par Jean-Pierre Charbonneau, qui, avec une sinc&#233;rit&#233; d&#233;sarmante, s'av&#232;re incapable de d&#233;passer la double obligation &#224; laquelle a toujours &#233;t&#233; soumise son parti. Ce qui l'am&#232;ne &#224; opposer encore une fois la lutte nationale &#224; la lutte sociale. C'est ainsi qu'il &#233;crit dans son article publi&#233; dans Le Devoir &#171; Des lendemains r&#233;f&#233;rendaires rat&#233;s &#187; (Jeudi, le 9 octobre 2003), &#171; l'urgence nationale n'est pas tant la r&#233;ing&#233;n&#233;rie de l'&#201;tat de Charest, si dangereuse soit-elle, que son plan de normalisation du Qu&#233;bec au sein du Canada &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;faite aurait pu ouvrir un d&#233;bat important de r&#233;orientation au sein du PQ. Cela aurait impliqu&#233; qu'un bilan r&#233;el et s&#233;rieux eut &#233;t&#233; fait des &#233;checs successifs du Parti qu&#233;b&#233;cois. Cela aurait &#233;galement impliqu&#233;, que le parti fut encore un lieu de d&#233;bats. Mais l'important, pour les ancienNEs ministres et autres responsables, c'est d'une part, de garder le contr&#244;le sur les aspirations nationales tout en cherchant qu'elles seraient les voies qui leur permettraient de reprendre le plus t&#244;t le pouvoir. Le PQ aurait pu &#234;tre secou&#233; par un d&#233;bat d&#233;chirant. En effet, entre les ind&#233;pendantistes qui ne veulent plus rien entendre de l'association et ceux et celles qui veulent que le PQ se tourne (sans abandonner une r&#233;f&#233;rence rh&#233;torique &#224; la souverainet&#233;) vers la d&#233;fense d'un f&#233;d&#233;ralisme asym&#233;trique, (un nouvel autonomisme qui se contenterait pour le moment de la reconnaissance de la nation qu&#233;b&#233;coise et d'un renouvellement du partage des pouvoirs en faveur du Qu&#233;bec dans la f&#233;d&#233;ration canadienne), il y a l&#224; des diff&#233;rences d'orientation incompatibles. Les divergences opposent aussi ceux et celles qui font des alliances avec les directions syndicales un axe de leur gestion politique des classes subalternes et les &#233;l&#233;ments plus proprement n&#233;olib&#233;raux qui voudraient que le social-lib&#233;ralisme soit pouss&#233; encore plus loin dans son sens n&#233;olib&#233;ral (et qu'on relativise les alliances pass&#233;es avec les directions syndicales). Sur ces deux axes de d&#233;bats, les positions interm&#233;diaires sont multiples et s'entrecroisent plus qu'elles ne se chevauchent. Des d&#233;bats s&#233;rieux auraient pu faire appara&#238;tre et cristalliser ces multiples divergences et auraient pu faire entrer le PQ dans une crise majeure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction p&#233;quiste n'est pas int&#233;ress&#233;e &#224; ouvrir des d&#233;bats r&#233;els sur ces questions et &#224; trancher clairement. Elle est plut&#244;t d&#233;cid&#233;e &#224; r&#233;p&#233;ter le pareil au m&#234;me. Qu'il s'agisse de Landry, Legault, ou Marois), l'essentiel reste de se draper de la phras&#233;ologie souverainiste pour continuer &#224; rester en selle sans faire un bilan. La &#171; saisons des id&#233;es &#187; ne durera gu&#232;re longtemps, car rien de ce qui en sortira peut avoir un poids quelconque. La meilleure preuve, c'est la r&#233;action de Landry &#224; la remise en question de l'importance de l'association par les deux candidatEs &#224; la course (avort&#233;e) &#224; la chefferie du parti. Ce dernier s'est dit d'accord avec cette position alors qu'il avait soulign&#233; l'importance de cette orientation quelques semaines auparavant. En fait, l'important pour Landry, c'est la consolidation de son leadership sur le parti et de mettre le couvercle sur tout d&#233;bat politique s&#233;rieux au sein du parti. La direction p&#233;quiste cherche &#224; faire miroiter la reprise du pouvoir sous sa direction aux prochaines &#233;lections. En utilisant, comme toujours, l'id&#233;e d'un r&#233;f&#233;rendum dans les cinq prochaines ann&#233;es, assur&#233;s qu'elle est de leur retour &#233;minent au pouvoir... Non seulement la direction p&#233;quiste n'est pas int&#233;ress&#233;e et n'a pas int&#233;r&#234;t &#224; l'ouverture d'un d&#233;bat strat&#233;gique au sein de leur parti, elle n'est pas int&#233;ress&#233;e &#224; favoriser une quelconque mobilisation sur cette question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Landry s'accroche &#224; la direction. Il souhaite diriger le PQ aux prochaines &#233;lections. Il fait le pari que le PQ peut continuer &#224; capitaliser sur les aspirations nationales sans livrer la marchandise, gr&#226;ce &#224; l'alliance interclassiste que le PQ a su construire dans les derni&#232;res d&#233;cennies. Il part du postulat, que l'administration Charest en remettant en question les acquis de l'&#201;tat social, encore plus frontalement que son propre gouvernement, sera incapable de reprendre pouvoir. Entre-temps, il invite tout les candidatEs annonc&#233;Es &#224; rentrer dans le rang. Sans course au leadership, la &#171; saison des id&#233;es &#187; n'aura &#233;t&#233; rien plus qu'un &#233;pisode aidant &#224; dig&#233;rer la d&#233;faite. De plus, la direction p&#233;quiste, commence &#224; se pr&#233;sentera de plus en plus comme un parti progressiste. Un groupe de d&#233;put&#233;s &#233;crit sans honte &#171; Le parti qu&#233;b&#233;cois est un parti progressiste, un parti anim&#233; par une passion pour la justice sociale qui l'&#233;loigne des prescriptions de la droite. &#187; (Le Devoir,23 octobre 2003). La direction p&#233;quiste va jouer cette carte &#224; plein. Sans compter que certains ind&#233;pendantistes qui pensent pouvoir construire une mobilisation efficace en restant de c&#244;t&#233; le projet de soci&#233;t&#233; progressiste. Ils croient qu'un vaste ralliement national suffirait &#224; remporter les prochaines &#233;lections et &#224; proclamer, en comptant sur la majorit&#233; des voix, l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec. Ces gens ne comprennent pas le v&#233;ritable enjeu de classe que constitue la perspective ind&#233;pendantiste et n&#233;glige de tirer au clair les positions des diff&#233;rents acteurs sur la sc&#232;ne nord-am&#233;ricaine face &#224; l'ind&#233;pendance. Au lieu de r&#234;ver &#224; des raccourcis, ils devraient essayer de tirer au clair les n&#233;cessit&#233;s strat&#233;giques, le type d'accumulation de forces et d'alliances qui devront &#234;tre nou&#233;es pour rendre cette perspective possible. -Nous y reviendrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le de repoussoir jou&#233; par le gouvernement Charest sur des secteurs importants de la population et la relative stabilit&#233; des alliances du PQ avec tous les r&#233;seaux de connivences dans certaines directions des organisations syndicales et communautaires et chez diff&#233;rentes &#233;diles r&#233;gionales peuvent permettre &#224; la direction p&#233;quiste de g&#233;rer sa crise strat&#233;gique pour toute une p&#233;riode. Refouler les d&#233;bats, &#233;craser les ambitions concurrentes, manipuler la phrase souverainiste et la phrase sur la justice sociale quand c'est n&#233;cessaire pour faire face &#224; certaines pressions et &#224; certaines mobilisations, voil&#224; comment cette crise va &#234;tre g&#233;r&#233;e dans les prochains mois. Mais la crise strat&#233;gique va perdurer. La recomposition d'un v&#233;ritable mouvement de lib&#233;ration nationale ne passera pas par un front construit autour du PQ ; elle n&#233;cessitera la constructoin d'une organisation autonome des classes ouvri&#232;re et populaire qui fera de cette lutte un axe de sa construction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rupture avec le PQ est loin d'&#234;tre compl&#233;t&#233; chez les progressistes du Qu&#233;bec. De plus, m&#234;me le processus amorc&#233; chez des couches importantes n'est pas irr&#233;versible. Exag&#233;rer la r&#233;alit&#233; de cette rupture peut conduire &#224; sous-estimer la duret&#233; du combat &#224; mener. Compter sur que le PQ serve d'appui dans la lutte contre l'offensive n&#233;olib&#233;rale du gouvernement Charest, c'est se pr&#233;parer des lendemains qui vont d&#233;chanter et c'est repousser &#224; plus tard encore les n&#233;cessit&#233;s politiques de l'heure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Une nouvelle alliance de classe au Qu&#233;bec sachant articuler la d&#233;fense des revendications ouvri&#232;res, populaires et f&#233;ministes &#224; la mobilisation nationale contre l'oppression de l'&#201;tat canadien est une n&#233;cessit&#233; sur la relance de la mobilisation populaire pour l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec. Cette alliance doit trouver son socle dans un parti des travailleurs et des travailleuses ind&#233;pendantistes actif et militant, qui saura utiliser tant la lutte &#233;lectorale que la lutte de masse. L'Union des Forces Progressistes est un jalon important cette voie. Un jalon qu'il faut construire. La construction du parti doit se faire dans une optique d'ind&#233;pendance de classe vis-&#224;-vis tous les partis nationaliste bourgeois si nous ne voulons pas encore une fois reprendre la route si souvent emprunt&#233;e qui a men&#233; &#224; la d&#233;sorganisation politique des classes ouvri&#232;re et populaires au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le vote strat&#233;gique : une tactique &#233;cul&#233;e du PQ pour garder l'appui de la gauche</title>
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		<dc:date>2003-03-10T02:13:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Cliche</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Parti qu&#233;b&#233;cois</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Monsieur le directeur, &lt;br class='autobr' /&gt;
Votre &#233;ditorial, nuanc&#233; et tol&#233;rant sur ce que vous appelez &#034;le dilemme de la gauche&#034;, m'inspire les r&#233;flexions suivantes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Parti qu&#233;b&#233;cois a toujours consid&#233;r&#233; les &#233;lecteurs souverainistes de gauche comme une client&#232;le captive. D'une &#233;lection &#224; l'autre depuis qu'il a go&#251;t&#233; au pouvoir en 1976, il se sert du mode de scrutin majoritaire pour en garder le plus possible dans ses filets. Dans ce but, il utilise la tactique du &#034;vote strat&#233;gique&#034; ou du &#034;vote utile&#034; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Elections-34-" rel="directory"&gt;&#201;lections&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Quebec-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Politique-quebecoise-35-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Parti-quebecois-+" rel="tag"&gt;Parti qu&#233;b&#233;cois&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Monsieur le directeur,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre &#233;ditorial, nuanc&#233; et tol&#233;rant sur ce que vous appelez &#034;le dilemme de la gauche&#034;, m'inspire les r&#233;flexions suivantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parti qu&#233;b&#233;cois a toujours consid&#233;r&#233; les &#233;lecteurs souverainistes de gauche comme une client&#232;le captive. D'une &#233;lection &#224; l'autre depuis qu'il a go&#251;t&#233; au pouvoir en 1976, il se sert du mode de scrutin majoritaire pour en garder le plus possible dans ses filets. Dans ce but, il utilise la tactique du &#034;vote strat&#233;gique&#034; ou du &#034;vote utile&#034; qui, induits par ce m&#233;canisme &#233;lectoral, comptent parmi ses effets pervers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#034;Si vous ne votez pas pour nous, les lib&#233;raux vont prendre le pouvoir et alors dites adieu &#224; un nouveau r&#233;f&#233;rendum !&#034;, argumentaient encore ses coryph&#233;es lors de la campagne de l998. Puis, depuis le printemps dernier, on entend une autre version de la m&#234;me ritournelle en vue des &#233;lections de 2003. &#034;Si vous ne votez pas pour nous, vous allez contribuer &#224; amener l'ADQ au pouvoir et alors dites adieu non seulement au r&#233;f&#233;rendum mais &#233;galement aux acquis de la R&#233;volution tranquille !&#034; Et certains, encore plus d&#233;magogues, ajoutent : &#034;Vous allez &#234;tre responsables de la privatisation de notre syst&#232;me de sant&#233; !&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense qu'un peu de r&#233;alisme et de mod&#233;ration ne nuirait pas &#224; la veille d'une campagne &#233;lectorale qui s'annonce haute en couleurs et en coups de gueule m&#234;me si, &#224; mon avis, ses r&#233;sultats sont fort pr&#233;visibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'on ne se m&#233;prenne pas en effet. Compte tenu des distorsions caus&#233;es par le scrutin majoritaire, la tendance que d&#233;gagent les r&#233;cents sondages laisse pr&#233;sager une victoire du PQ encore plus &#233;crasante cette ann&#233;e qu'en 1998. Certes, il s'agira d'une victoire au seul chapitre des si&#232;ges parlementaires et non quant aux suffrages populaires. On risque, en r&#233;alit&#233;, de se retrouver le 15 avril avec un gouvernement majoritaire qui aura re&#231;u l'appui de moins de 40% de l'&#233;lectorat. Ce ph&#233;nom&#232;ne s'est produit une seule fois dans l'histoire du Qu&#233;bec : en 1944 alors que l'Union nationale avec 35,8% des voix a vaincu les lib&#233;raux qui en avaient pourtant obtenus 39,5%. &lt;br /&gt;
Un tel renversement de la volont&#233; populaire aux d&#233;pens des lib&#233;raux risque aussi de se r&#233;p&#233;ter pour une quatri&#232;me fois le 14 avril prochain. La derni&#232;re fois que &#231;a s'est produit, soit en en 1998, les politicologues Massicotte et Blais, de l'Universit&#233; de Montr&#233;al, ont calcul&#233; que le parti lib&#233;ral aurait d&#251; r&#233;colter 300 000 voix de plus que le PQ (7% des suffrages globaux) pour se voir attribuer un nombre &#233;gal de si&#232;ges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre ressemblance probable avec l'&#233;lection de 1944 qui avait marqu&#233; le d&#233;but de la longue domination de l'Union nationale : le tiers partis qui recevra une proportion pourtant substantielle des suffrages ne sera quasiment pas repr&#233;sent&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Alors, le Bloc populaire, qui avait r&#233;colt&#233; pr&#232;s de 16% des suffrages, n'avait r&#233;ussi &#224; faire &#233;lire que quatre d&#233;put&#233;s. En 2003, ce sera probablement l'ADQ qui, selon les derniers sondages, verra son appui &#233;lectoral se cantonner dans les 20% ; ce qui augure bien mal pour sa repr&#233;sentation parlementaire qui pourrait m&#234;me &#234;tre r&#233;duite. On se souvient aussi des &#233;lections de 1970 et 1973 alors que le PQ n'avait fait &#233;lire que 7 et 6 d&#233;put&#233;s apr&#232;s avoir pourtant avoir recueilli plus de 23% et plus de 30% des suffrages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis que le Parti qu&#233;b&#233;cois b&#233;n&#233;ficie des largesses aberrantes du mode de scrutin, il a toutefois ignor&#233; l'engagement qu'il avait pris d&#232;s 1970 de le r&#233;former. Le caucus des d&#233;put&#233;s a m&#234;me refus&#233; un projet de loi que Ren&#233; L&#233;vesque voulait pr&#233;senter en ce sens suite &#224; une consultation populaire tenue en 1983 par la Commission de la repr&#233;sentation &#233;lectorale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, vu son manque de l&#233;gitimit&#233; d&#233;mocratique, la plus &#233;l&#233;mentaire d&#233;cence aurait voulu que le gouvernement p&#233;quiste mette le processus de r&#233;vision en marche d&#232;s les premiers instants de la L&#233;gislature qui s'ach&#232;ve, comme &#231;a s'est fait en Nouvelle-Z&#233;lande dans des circonstances semblables. Il n'en fut pourtant rien. M&#234;me plus : le Mouvement pour une d&#233;mocratie nouvelle a r&#233;ussi &#224; obtenir que la Commission des institutions se saisisse de la question en d&#233;cembre 2001. On a vu depuis le leader parlementaire du gouvernement, Andr&#233; Boisclair, surcharger cette derni&#232;re de mandats dits prioritaires pour qu'elle soit oblig&#233;e de laisser de c&#244;t&#233; la r&#233;forme du mode de scrutin. De telle fa&#231;on qu'apr&#232;s 15 mois, la commission, loin de pouvoir pr&#233;senter un rapport sur ce mandat &#224; l'Assembl&#233;e nationale avant sa dissolution, n'a pas encore eu le temps d'entendre les quelques 250 de citoyens et organismes qui lui ont pr&#233;sent&#233; des m&#233;moires. Le mandat sera donc exp&#233;di&#233; aux oubliettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que le Parti qu&#233;b&#233;cois ne se plaigne donc pas de ce qui arrivera dans Mercier et dans quelques autres circonscriptions le soir du 14 avril. Il se sera lui-m&#234;me attir&#233; ces petits ennuis qui assombriront quelque peu ses c&#233;l&#233;brations, il est vrai. Mais, tout bon ind&#233;pendantiste que je sois, je n'en serai certes pas attrist&#233;. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Paul Cliche,&lt;br /&gt;
candidat unitaire de la gauche dans Mercier &#224; l'&#233;lection partielle d'avril 2001.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le d&#233;clenchement h&#226;tif des &#233;lections exp&#233;diera aux oubliettes les travaux les travaux inachev&#233;s de la commission parlementaire</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Le-declenchement-hatif-des-elections-expediera-aux-oubliettes-les-travaux-les</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Le-declenchement-hatif-des-elections-expediera-aux-oubliettes-les-travaux-les</guid>
		<dc:date>2003-03-04T15:03:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Cliche</dc:creator>


		<dc:subject>Question nationale</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;lections</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>
		<dc:subject>Parti qu&#233;b&#233;cois</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lors de la s&#233;ance de cl&#244;ture des &#201;tats g&#233;n&#233;raux sur la r&#233;forme des institutions d&#233;mocratiques, le 23 f&#233;vrier dernier, les tenants de la repr&#233;sentation proportionnelle ont remport&#233; une victoire &#233;clatante en obtenant l'appui de 90% des 778 citoyens qui ont particip&#233; au vote pris sur cette question ne laissant que 10% aux partisans du statu quo, le scrutin majoritaire &#224; un tour. Des 10 questions soumises lors de ces assises, ce fut l'option qui a re&#231;u l'appui le plus massif. &lt;br class='autobr' /&gt; On esp&#232;re que ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Politique-quebecoise-" rel="directory"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Question-nationale-8-+" rel="tag"&gt;Question nationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Elections-+" rel="tag"&gt;&#201;lections&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Quebec-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Politique-quebecoise-35-+" rel="tag"&gt;Politique qu&#233;b&#233;coise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Parti-quebecois-+" rel="tag"&gt;Parti qu&#233;b&#233;cois&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lors de la s&#233;ance de cl&#244;ture des &#201;tats g&#233;n&#233;raux sur la r&#233;forme des institutions d&#233;mocratiques, le 23 f&#233;vrier dernier, les tenants de la repr&#233;sentation proportionnelle ont remport&#233; une victoire &#233;clatante en obtenant l'appui de 90% des 778 citoyens qui ont particip&#233; au vote pris sur cette question ne laissant que 10% aux partisans du statu quo, le scrutin majoritaire &#224; un tour. Des 10 questions soumises lors de ces assises, ce fut l'option qui a re&#231;u l'appui le plus massif.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On esp&#232;re que ce r&#233;sultat, qui confirme l'appui que le scrutin proportionnel avait obtenu dans une proportion de 72% lors d'un sondage effectu&#233; au printemps 2002 dans l'ensemble du Qu&#233;bec, convaincra le prochain gouvernement et l'ensemble des d&#233;put&#233;s de placer cette r&#233;forme en t&#234;te de liste de leurs priorit&#233;s et de se mettre &#224; pied d'oeuvre d&#232;s le d&#233;but de la prochaine l&#233;gislature afin de ne pas manquer de temps pour la compl&#233;ter avant la fin de leur mandat comme c'est malheureusement le cas pour celle qui se termine. Il faut en effet que les prochaines &#233;lections soient les derni&#232;res au Qu&#233;bec o&#249; la volont&#233; populaire soit fauss&#233;e de fa&#231;on aberrante par le m&#233;canisme &#233;lectoral que constitue le scrutin majoritaire, comme c'est arriv&#233; 75% des fois lors des 17 &#233;lections qui ont eu lieu depuis 1936.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais revenons au pr&#233;sent. Les observateurs sont unanimes &#224; pr&#233;voir le d&#233;clenchement des &#233;lections le 12 mars en vue d'un scrutin qui sera tenu le 14 avril. Ce geste, qui va automatiquement signifier la dissolution de l'Assembl&#233;e nationale, aura aussi pour effet d'exp&#233;dier aux oubliettes les travaux inachev&#233;s de la Commission des institutions qui, suite &#224; une p&#233;tition pr&#233;sent&#233;e par le Mouvement pour une d&#233;mocratie nouvelle (MDN), avait pris l'initiative de se donner, le 19 d&#233;cembre 2001, le mandat d'&#233;tudier la r&#233;forme du mode de scrutin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis pr&#232;s de 15 mois, en effet, ces travaux, entrecoup&#233;s de multiples remises inexpliqu&#233;es, ont progress&#233; &#224; un rythme tellement lent que, non seulement la commission ne m&#232;nera-t-elle pas son mandat &#224; terme, mais qu'elle n'entendra m&#234;me pas les nombreux citoyens et organismes qui lui ont pr&#233;sent&#233; des m&#233;moires, l'automne dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le manque de transparence qui a entour&#233; ce processus n'est pas non plus de nature &#224; redonner confiance aux citoyens dans le fonctionnement de nos institutions d&#233;mocratiques. Fait paradoxal et contradictoire ; ces man&#339;uvres dilatoires survenaient en coulisses au moment m&#234;me o&#249; le gouvernement d&#233;cidait, par l'entremise de ce qu'il a appel&#233; pompeusement des &#201;tats g&#233;n&#233;raux, de consulter la population qu&#233;b&#233;coise sur l'avenir de ces m&#234;mes institutions &lt;i&gt;&#034;pour la premi&#232;re fois en 400 ans d'histoire&#034;, &lt;/i&gt;se targuait-il. Esp&#233;rons que le sort qu'attend les r&#233;sultats de cette derni&#232;re consultation ne soit pas semblable &#224; celui r&#233;serv&#233; &#224; ce qui devait &#234;tre une consultation sur la r&#233;forme du mode de scrutin. Mais laissons parler les faits. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Un mandat essentiel pour faire progresser le dossier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Le mandat d'initiative que s'&#233;tait donn&#233; la Commission des institutions, en d&#233;cembre 2001, &#233;tait pourtant essentiel &#224; l'avancement du dossier. Il ne pr&#233;voyait pas seulement l'&#233;valuation du mode de scrutin actuellement en vigueur, mais aussi l'&#233;tude des diff&#233;rentes avenues de r&#233;forme et la mesure de leurs impacts. C'&#233;tait donc beaucoup plus que la simple approbation de principe donn&#233;e par les &#201;tats g&#233;n&#233;raux aussi massif a-t-elle &#233;t&#233;. Un peu comme l'a fait le comit&#233; directeur des &#201;tats g&#233;n&#233;raux pr&#233;sid&#233; par Claude B&#233;land, la commission se proposait &#233;galement de se rendre dans une dizaine de villes pour &#233;couter les citoyens et les groupes ayant pr&#233;alablement pr&#233;sent&#233; des m&#233;moires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travaux de la commission, compos&#233;e de d&#233;put&#233;s appartenant aux trois partis repr&#233;sent&#233;s au Parlement, s'&#233;taient d'abord pr&#233;sent&#233;s sous d'excellents augures. Le premier ministre Landry avait apparemment donn&#233; sa b&#233;n&#233;diction &#224; cette fa&#231;on de proc&#233;der m&#234;me s'il s'agissait d'une initiative venant de simples d&#233;put&#233;s. Signe d'affranchissement de la part de ces derniers elle d&#233;rogeait &#224; l'usage voulant que le leader du gouvernement, en l'occurrence le ministre Andr&#233; Boisclair, soit le seul &#224; confier des mandats prioritaires aux commissions parlementaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un premier &#233;ch&#233;ancier pr&#233;voyait que les travaux de la commission d&#233;buteraient d&#232;s le retour des vacances des F&#234;tes en janvier 2002 ; ce qui laissait pr&#233;sager le d&#233;p&#244;t des m&#233;moires et la tenue des audiences publiques le printemps suivant. Si cet &#233;ch&#233;ancier avait &#233;t&#233; respect&#233; la commission aurait pu remettre son rapport &#224; l'Assembl&#233;e nationale l'automne dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d&#232;s janvier, le pr&#233;sident de la commission, le d&#233;put&#233; p&#233;quiste Roger Bertrand, &#233;tait pressenti puis nomm&#233; ministre ; ce qui a eu pour effet de la paralyser pendant de nombreuses semaines. Ce dernier n'a &#233;t&#233; remplac&#233; qu'&#224; la reprise de la session en mars. Entre-temps, le nouveau ministre de la R&#233;forme des institutions d&#233;mocratiques, Jean-Pierre Charbonneau, rendait publique une nouvelle strat&#233;gie gouvernementale : la tenue, au d&#233;but de 2003, d'&#201;tats g&#233;n&#233;raux qui risquaient de lier l'instauration d'un scrutin proportionnel &#224; l'av&#232;nement d'une s&#233;rie d'autres r&#233;formes majeures qui n'avaient encore jamais fait l'objet de d&#233;bats publics au Qu&#233;bec, telle l'adoption d'un r&#233;gime de type pr&#233;sidentiel pour remplacer le syst&#232;me parlementaire actuel. On sait maintenant que les citoyens qui ont particip&#233; aux &#201;tats g&#233;n&#233;raux ont majoritairement refus&#233; cette proposition parce que la jugeant pr&#233;matur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, il y a un an, cette strat&#233;gie risquait de noyer le poisson au moment m&#234;me o&#249; un sondage indiquait que 72% de la population &#233;taient en faveur du scrutin proportionnel. Maintenu au pouvoir gr&#226;ce aux distorsions caus&#233;es par le scrutin majoritaire, le gouvernement p&#233;quiste voulait-il encore une fois renvoyer aux calendes grecques l'engagement que son parti avait pris, il y a 30 ans au moment o&#249; ce dernier l'avait d&#233;favoris&#233; gravement en 1970 et 1973, d'introduire des &#233;l&#233;ments de proportionnalit&#233; dans le syst&#232;me &#233;lectoral ? Cette hypoth&#232;se semble loin d'&#234;tre farfelue lorsqu'on se rappelle comment le leader parlementaire Boisclair, un adversaire d&#233;clar&#233; du scrutin proportionnel, a surcharg&#233; la Commission des institutions de mandats dits prioritaires au cours du printemps 2002 ne lui laissant pas la possibilit&#233; d'entreprendre son mandat sur la r&#233;forme du mode de scrutin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un second &#233;ch&#233;ancier n'est pas plus respect&#233;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Ce n'est qu'apr&#232;s l'ajournement de la session pour l'&#233;t&#233; que cette derni&#232;re a finalement donn&#233; signe de vie au MDN qui attendait de ses nouvelles depuis six mois. Selon son nouvel &#233;ch&#233;ancier, elle devait publier son avis de consultation &#224; la mi-ao&#251;t, tenir ses audiences publiques &#224; l'automne et d&#233;poser son rapport &#224; l'Assembl&#233;e nationale au d&#233;but de 2003 avant le d&#233;clenchement des &#233;lections qui ne devaient pas avoir lieu avant le printemps, selon les dires m&#234;mes du premier ministre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais encore une fois, cet &#233;ch&#233;ancier n'a pas &#233;t&#233; respect&#233;. M&#234;me si les documents de consultation pr&#233;par&#233;s par les recherchistes de la commission &#233;taient de fort bonne qualit&#233;, l'avis, lui, n'a &#233;t&#233; publi&#233; que le 28 octobre, soit 10 semaines plus tard que pr&#233;vu. Et les citoyens, ainsi que les groupes, ne se sont vus allouer qu'un d&#233;lai de 24 jours pour pr&#233;senter leurs m&#233;moires. Malgr&#233; tout, la commission en a re&#231;u plus 250 sans compter les nombreuses expressions d'opinions, p&#233;titions, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais un voile opaque s'est de nouveau abattu sur les travaux de commission apr&#232;s l'unique s&#233;ance qu'elle a tenue, le 14 novembre dernier, alors qu'elle a entendu des politicologues experts en mode de scrutin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, lors de cette s&#233;ance, le pr&#233;sident de l'organisme parlementaire, le d&#233;put&#233; p&#233;quiste Claude Lachance, a d&#233;clar&#233; qu'il &lt;i&gt;&#034;ne faudrait pas que, cette fois-ci, &#233;tant donn&#233; qu'il y a un consensus parmi les partis repr&#233;sent&#233;s &#224; l'Assembl&#233;e nationale, &#231;a se termine de la m&#234;me fa&#231;on que les ann&#233;es ant&#233;rieures&#034;. &lt;/i&gt;Il faisait sans doute allusion au rapport de la Commission de la repr&#233;sentation &#233;lectorale qui, apr&#232;s avoir consult&#233; la population en 1983, selon le mandat que lui avait confi&#233; l'Assembl&#233;e nationale, avait recommand&#233; l'instauration d'un scrutin o&#249; tous les d&#233;put&#233;s seraient &#233;lus au scrutin proportionnel. Fid&#232;le &#224; ses id&#233;al d&#233;mocratique, le premier ministre L&#233;vesque avait pr&#233;par&#233; un projet de loi pour mettre cette recommandation en application ; mais le caucus p&#233;quiste l'avait bloqu&#233; avant qu'il ne soit pr&#233;sent&#233; au Parlement. &lt;i&gt;&#034;La souverainet&#233; d'abord ; la d&#233;mocratie ensuite&#034;, &lt;/i&gt;&#233;tait-ce &#233;crit cr&#251;ment dans le compte-rendu de la r&#233;union du caucus. Un t&#233;moin a affirm&#233; que le fondateur du PQ avait bondi en prenant connaissance de cette malencontreuse mais si significative mention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de cette s&#233;ance du 14 novembre dernier, on avait aussi entendu un son de cloche rassurant de la part du principal repr&#233;sentant lib&#233;ral sur la commission, l'ex-ministre Jacques Chagnon : &lt;i&gt;&#034;C'est un sujet extr&#234;mement important pour faire en sorte que notre d&#233;mocratie soit, non seulement plus repr&#233;sentative, mais plus pr&#232;s de la volont&#233; de chacun des citoyens du Qu&#233;bec (&#8230;) Je pense qu'il y a lieu de continuer &#224; travailler comme nous le faisons et d'inviter les gens &#224; venir nous rencontrer le plus possible&#034;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Tu penses que je m'en aper&#231;ois pas&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;Selon l'annonce faite par la Commission le 28 octobre, les audiences publiques devaient d&#233;buter le 29 novembre. Il y avait encore espoir &#224; ce moment-l&#224; qu'un rapport puisse &#234;tre pr&#233;sent&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale avant les &#233;lections si ces derni&#232;res n'avaient lieu qu'&#224; la fin du printemps. Puis on a su, en allant p&#233;niblement &#224; la chasse aux informations, que les audiences avaient &#233;t&#233; report&#233;es &#224; la mi-janvier puis &#224; la mi-f&#233;vrier puis enfin la mi-mars afin &#034;de ne pas porter ombrage aux &#201;tats g&#233;n&#233;raux&#034; qui ont eu lieu du 21 au 23 f&#233;vrier. Ces audiences doivent finalement avoir lieu entre le 14 et le 21 mars prochains. Mais c'est un secret de polichinelle depuis un bon moment, en fait depuis que les sondages, ont ramen&#233; le PQ en t&#234;te, que les d&#233;put&#233;s risquent fort d'&#234;tre en campagne &#233;lectorale &#224; ce moment-l&#224;. Devra-t-on recommencer tout le processus &#224; z&#233;ro sous le prochain gouvernement ? Cette perspective est d&#233;courageante quand on pense toute l'&#233;nergie qu'ont d&#251; d&#233;penser pendant des mois plusieurs dizaines de citoyens pour rendre possible la consultation avort&#233;e. C'est ainsi qu'on tue la d&#233;mocratie &#224; petit feu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis plusieurs semaines, les travaux de la Commission des institutions portent exclusivement sur l'entente de principe sign&#233;e entre le gouvernement et les Innus, un sujet que le ministre Boisclair consid&#232;re sans doute comme beaucoup plus prioritaire que la r&#233;forme du mode de scrutin qui recueille pourtant l'appui d'une forte proportion de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;sumant ce nouvel &#233;pisode de la r&#233;forme du mode de scrutin, les paroles d'une chanson de Gilles Vigneault me reviennent &#224; l'esprit et j'ai envie de les d&#233;dier &#224; certains de nos dirigeants politiques. C'est celle d'une lettre &#233;crite &#224; son premier ministre par un personne que notre barde national a affubl&#233; du nom de Tit-Cul Lachance au cours des ann&#233;es soixante-dix. &lt;i&gt;&#034;Tu penses que je m'en aper&#231;ois pas&#034;,&lt;/i&gt; lan&#231;ait Tit-Cul au politicien comme refrain en lui rappelant toutes les &#034;entourloupettes&#034; auquel ce dernier s'&#233;tait livr&#233; au d&#233;triment du peuple qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chanson se terminait ainsi : &lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&#034;Je ne peux pas croire que tu sois si bas. &lt;br /&gt;
Je ne peux pas croire que tu sois si rat. &lt;br /&gt;
Faudrait que tu sois si b&#234;te. &lt;br /&gt;
&#192; semer du vent de c'te force-la&lt;br /&gt;
Tu te pr&#233;pares une joyeuse temp&#234;te.&lt;br /&gt;
Peut-&#234;tre bien que tu t'en aper&#231;ois pas&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Paul Cliche, &lt;/strong&gt;auteur du livre &#034;Pour r&#233;duire le d&#233;ficit d&#233;mocratique : le scrutin proportionnel&#034;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt; (30)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>PQ et ADQ : La m&#234;me prescription d'huile de ricin sociale-lib&#233;rale et nationaliste</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/PQ-et-ADQ-La-meme-prescription-d-huile-de-ricin-sociale-liberale-et</link>
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		<dc:date>2002-11-01T19:52:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc Bonhomme</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;lections</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Parti qu&#233;b&#233;cois</dc:subject>
		<dc:subject>Action d&#233;mocratique du Qu&#233;bec</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le plus r&#233;cent &#233;ditorial de L'Aut'Journal enjoint l'UFP de se soumettre aux appareils syndicaux. &#192; ceux-ci l'on conseille de n&#233;gocier un pacte &#233;lectoral avec le PQ qui, para&#238;t-il, leur m&#233;nagerait quelques comt&#233;s si on lui en faisait la demande sans m&#234;me qu'il y ait n&#233;cessit&#233; de construire un rapport de force, de toute fa&#231;on inexistant et impossible &#224; construire avoue-t-on.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Elections-34-" rel="directory"&gt;&#201;lections&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Elections-+" rel="tag"&gt;&#201;lections&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Quebec-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Parti-quebecois-+" rel="tag"&gt;Parti qu&#233;b&#233;cois&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Action-democratique-du-Quebec-+" rel="tag"&gt;Action d&#233;mocratique du Qu&#233;bec&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le plus r&#233;cent &#233;ditorial de L'Aut'Journal enjoint l'UFP de se soumettre aux appareils syndicaux. &#192; ceux-ci l'on conseille de n&#233;gocier un pacte &#233;lectoral avec le PQ qui, para&#238;t-il, leur m&#233;nagerait quelques comt&#233;s si on lui en faisait la demande sans m&#234;me qu'il y ait n&#233;cessit&#233; de construire un rapport de force, de toute fa&#231;on inexistant et impossible &#224; construire avoue-t-on.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;ditorial revient donc &#224; la charge, avec un nouvel argumentaire, en repr&#233;sentant la proposition initiale de cet &#233;t&#233; d'un front anti-ad&#233;quiste au lieu de se mettre enfin &#224; construire un parti ouvrier/populaire. On essaie aussi probablement de profiter d'une apparence d'essoufflement du c&#244;t&#233; de l'ex&#233;cutif de l'UFP provenant d'une d&#233;ception de ce que la gauche sociale n'embarque pas ou &#224; peine dans la construction du parti de la gauche unie (voir page 1 de la lettre 3 de l'UFP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudrait, nous dit-on, ne pas r&#233;p&#233;ter l'erreur de la gauche sociale ontarienne qui en l&#226;chant le NPD de Bob Rae, si d&#233;cevant fut-il tout comme le PQ de Lucien Bouchard a pu l'&#234;tre, a ouvert la porte &#224; bien pire. Ce parall&#232;le Ontario-Qu&#233;bec suppose &#224; la fois une identification des Conservateurs ontariens avec l'ADQ et du NPD avec le PQ, donc une diff&#233;rence qualitative entre ces deux duos. Est-ce bien le cas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Harris et ADQ s&#233;par&#233; par le foss&#233; de la question nationale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#034;r&#233;volution du bon sens&#034; &#224; la Harris, c'est-&#224;-dire le n&#233;olib&#233;ralisme doctrinaire, &#233;tait l'&#233;pine dorsale des Conservateurs ontariens repr&#233;sentatifs du capital manufacturier par ailleurs en tr&#232;s grande partie &#233;tasunien et commercial ontarien qui voulait davantage des baisses d'imp&#244;t que le remboursement de la dette publique voulue par le capital financier, afin de soutenir la demande solvable pour ses produits, demande solvable mise &#224; mal dans l'Ontario en crise du d&#233;but des ann&#233;es 90. Ce qui n'emp&#234;chait pas Harris de d&#233;fendre aussi les int&#233;r&#234;ts du capital financier par sa politique de privatisation sans compter les politiques de coupures et de contre-r&#233;formes communes &#224; l'ensemble de la bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;pine dorsale de l'ADQ, par contre, a &#233;t&#233; sa position de tablettage &#034; pour dix ans &#034; du d&#233;bat constitutionnel tout en pr&#233;sentant un visage nationaliste (le rapport Allaire). Ce n'est que depuis sa r&#233;cente popularit&#233; qu'il a &#233;t&#233; forc&#233; de r&#233;v&#233;ler sa politique n&#233;olib&#233;rale doctrinaire. Celle-ci est peut-&#234;tre celle de &#034; g&#233;n&#233;ration montante &#034; tant de la t&#233;l&#233;informatique montr&#233;alaise que celle des r&#233;gions abandonn&#233;es &#224; leur sort par l'&#201;tat, mais elle n'est pas celle de la bourgeoisie qu&#233;b&#233;coise comme l'a r&#233;v&#233;l&#233; la critique de la flat tax par le patron de Canam-Manac puis celle du Conseil du patronat r&#233;cusant la m&#233;decine &#034; &#224; deux vitesses &#034; (mais pas, bien s&#251;r, la sous-traitance g&#233;n&#233;ralis&#233;e de la sant&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien d'&#233;tonnant &#224; cela. La bourgeoisie qu&#233;b&#233;coise &#224; bien distinguer de la fraction qu&#233;b&#233;coise de la bourgeoisie canadienne telle Power Corporation, SNC-Lavalin et de plus en plus Qu&#233;b&#233;cor qui soutiennent le parti Lib&#233;ral ne se sent pas les reins assez solides pour faire face seule au libre-&#233;changisme de l'AL&#201;NA/ZL&#201;A, surtout de son chapitre 11 que le PQ r&#233;cuse mais non le gouvernement f&#233;d&#233;ral, malgr&#233; certaines r&#233;ticences, soucieux d'abord de prot&#233;ger les investissements ext&#233;rieurs de la bourgeoisie imp&#233;rialiste canadienne. D'o&#249; sa solution de l'&#201;tat-payeur propos&#233;e par la bourgeoisie qu&#233;b&#233;coise proprement dite. En un mot comme en dix, celle-ci se reconnaissait tr&#232;s bien dans les politiques du PQ, &#224; l'exception notable de sa strat&#233;gie r&#233;f&#233;rendaire. Maintenant que le bateau coule, elle va vers l'ADQ en autant qu'il p&#233;quise ses politiques sociales et &#233;conomiques tout en restant fid&#232;le &#224; sa position constitutionnelle (ce que n'a pas fait le discours de son chef &#224; Toronto)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci dit, les bases &#233;lectorales des Conservateurs ontariens et de l'ADQ se ressemblent : les dites classes moyennes des banlieues et des villes hors zones m&#233;tropolitaines, c'est-&#224;-dire la petite bourgeoisie tant professionnelle que traditionnelle et les couches ais&#233;es du prol&#233;tariat d&#233;courag&#233;es et &#233;coeur&#233;es de payer de plus en plus de taxes pour de moins en moins de services publics et qui ne croient plus en la possibilit&#233; d'un tournant. Mais si le corps est le m&#234;me, la t&#234;te est fort diff&#233;rente, la diff&#233;rence venant d'une pleine prise en compte de la question nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PQ n'est pas un parti ouvrier, le NPD, si, malgr&#233; tout&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au PQ versus le NPD, c'est toute la diff&#233;rence entre un parti national-populiste et un parti ouvrier bourgeois. Le PQ a eu une tactique social-d&#233;mocrate (&#034; le pr&#233;jug&#233; favorable aux travailleurs &#034;). Mais, pris dans les c&#226;bles, il ressort des boules &#224; mite son discours social-d&#233;mocrate (&#034; le plein emploi &#034;) pour faire oublier ses politiques r&#233;elles authentiquement n&#233;olib&#233;rales (le &#034; d&#233;ficit z&#233;ro &#034;). Son emprise sur le mouvement syndical et populaire (le &#034; bloc nationaliste &#034;), cependant, il la doit surtout &#224; son nationalisme intrins&#232;que (le &#034; souverainisme &#034;) qui s'est substitu&#233; dans la conscience populaire &#224; l'ind&#233;pendantisme internationaliste qui animait les importantes couches militantes du grand mouvement de lib&#233;ration nationale des ann&#233;es 60 et d&#233;but 70.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'&#233;lectorat p&#233;quiste est (&#233;tait) en grande partie le mouvement ouvrier/populaire organis&#233; (et la petite bourgeoisie), ce ne sont pas les repr&#233;sentants et repr&#233;sentantes de cet &#233;lectorat qui dirige le PQ. C'est plut&#244;t le personnel politique issu de l'aile nationaliste des ann&#233;es 60 du parti Lib&#233;ral et leurs successeurs, tout comme d'ailleurs l'ADQ est dirig&#233; par l'aile nationaliste des ann&#233;es 90 de ce m&#234;me parti Lib&#233;ral. Comme quoi, si l'empaquetage varie selon l'id&#233;ologie dominante de l'&#233;poque, l'origine &#034; grande bourgeoisie canadienne &#034; est la m&#234;me tout comme la strat&#233;gie : s'adapter/manipuler le nationalisme du peuple qu&#233;b&#233;cois. Comme disent les anglophones : &#034; Plus &#231;a change &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre les appareils syndicaux jouent un r&#244;le tr&#232;s influent sinon d&#233;terminant dans la direction du NPD, dont d'ailleurs la direction a tent&#233; sans succ&#232;s de s'&#233;manciper lors de sa tentative blairiste rat&#233;e de l'&#233;t&#233; 2000. Le NPD est ainsi le parti organique du prol&#233;tariat organis&#233;, donc un parti ouvrier, m&#234;me s'il refuse de remettre en cause les rapports sociaux capitalistes, ce qui en fait aussi un parti bourgeois. Cette contradiction inh&#233;rente le conduit &#224; proposer la strat&#233;gie de la &#034; troisi&#232;me voie &#034; qui revient &#224; noyer les mont&#233;es r&#233;volutionnaires dans les r&#233;formes (l'&#201;tat providence) puis, lors de la p&#233;riode de reflux, &#224; stabiliser le capitalisme nu, dit n&#233;olib&#233;ral ou sauvage, en devenant un &#233;teignoir de feux sociaux (&#034; le n&#233;olib&#233;ralisme &#224; visage humain &#034; ou social-lib&#233;ralisme).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'ensuit qu'il y a discontinuit&#233; du NPD aux Conservateurs ontariens mais continuit&#233; du PQ &#224; l'ADQ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appui critique au NPD peut/doit encore se d&#233;fendre faute d'une alternative que r&#233;v&#232;le le cul-de-sac des tentatives &#034; Rebuilding the Left &#034; puis &#034; New Political Initiative &#034;, incapable de proposer unE candidatE au poste de chef du NPD malgr&#233; son succ&#232;s d'estime &#224; dernier congr&#232;s NPD. En effet, mieux vaut le pouvoir du NPD ontarien ou colombien-britannique que la tron&#231;onneuse conservatrice &#224; la Harris ou lib&#233;ral &#224; la Campbell.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien de tel au Qu&#233;bec. Dans la r&#233;alit&#233;, les politiques sociales et nationales ad&#233;quistes et p&#233;quistes, quels que soient les discours populistes de gauche ou de droite des uns et des autres, se rejoignent dans le marais du social-lib&#233;ralisme et du nationalisme. Car il en va de l'int&#233;r&#234;t de la bourgeoisie qu&#233;b&#233;coise. La panique ad&#233;quiste n'est qu'une lubie bureaucratique pour sauver la politique de la concertation du bloc nationaliste, si avantageuse pour ces appareils coup&#233;s de leurs bases et encore plus du prol&#233;tariat non-organis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce constat est d'autant plus vrai que se construit au Qu&#233;bec le parti de la gauche unie, l'Union des forces progressistes. En fait c'est cette n&#233;cessit&#233; d'une alternative antin&#233;olib&#233;rale et ind&#233;pendantiste qui explique l'existence de l'UFP. Au nationalisme/social-lib&#233;ralisme, il faut opposer une plate-forme d'ind&#233;pendance du capitalisme n&#233;olib&#233;ral comme du f&#233;d&#233;ralisme oppresseur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pour un Qu&#233;bec ind&#233;pendant du FMI, des banques et des transnationales &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pour un Qu&#233;bec ind&#233;pendant de l'imp&#233;rialisme et du f&#233;d&#233;ralisme canadien &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pour l'annulation des dettes du tiers monde &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Aucune participation aux guerres et embargo de l'Empire &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pour un revenu minimum index&#233; de 1000 $ par mois &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pour un salaire minimum index&#233; de 10 $ l'heure &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pour un r&#233;investissement dans le secteur public de 10 milliards $ maintenant &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pour un mode de scrutin proportionnel &#224; parit&#233; femme-homme&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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