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	<title>La Gauche</title>
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		<title>La Gauche</title>
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		<title>Allemagne : Rejet des r&#233;formes anti-sociales ! </title>
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		<dc:subject>Allemagne</dc:subject>

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&lt;p&gt;L'Allemagne s'est r&#233;veill&#233; en pleine crise politique. Les deux grands partis, la CDU (d&#233;mocratie chr&#233;tienne) et le SPD (social-d&#233;mocratie) n'obtiennent, ni l'un, ni l'autre, de majorit&#233;. Plus ils reculent en voix et en si&#232;ges. La CDU passe de 38, 5 % en 2002 &#224; 35, 2 % des voix, et les sociaux-d&#233;mocrates perdent plus de 4 %. L'un et l'autre ont &#233;t&#233; sanctionn&#233;s par les &#233;lecteurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s le NON &#224; la Constitution europ&#233;enne, en France, et aux Pays-Bas, les &#233;lections allemandes confirment le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Allemagne s'est r&#233;veill&#233; en pleine crise politique. Les deux grands partis, la CDU (d&#233;mocratie chr&#233;tienne) et le SPD (social-d&#233;mocratie) n'obtiennent, ni l'un, ni l'autre, de majorit&#233;. Plus ils reculent en voix et en si&#232;ges. La CDU passe de 38, 5 % en 2002 &#224; 35, 2 % des voix, et les sociaux-d&#233;mocrates perdent plus de 4 %. L'un et l'autre ont &#233;t&#233; sanctionn&#233;s par les &#233;lecteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le NON &#224; la Constitution europ&#233;enne, en France, et aux Pays-Bas, les &#233;lections allemandes confirment le rejet du lib&#233;ralisme par les peuples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La droite en &#233;chec ! &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les commentateurs attendaient une d&#233;ferlante de la droite ultra-lib&#233;rale. La &#171; Thatcher &#187; ou &#171; Sarkozy &#187; allemande voulait approfondir les &#171; r&#233;formes lib&#233;rales &#187; aggraver les attaques contre les classes populaires, que Schroeder avait commenc&#233;es. Elle avait fait campagne pour plus de &#171; lib&#233;ralisme &#187; : moins d'imp&#244;ts pour les riches, moins de s&#233;curit&#233; sociale, moins de salaire, moins de droits pour les ch&#244;meurs. R&#233;sultat de cette politique anti-populaire : elle n'a pas pu obtenir de majorit&#233;. Les r&#233;formes n&#233;olib&#233;rales sont rejet&#233;es par la population et produisent de crises sociales et politiques aigu&#235;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le social lib&#233;ralisme sanctionn&#233; ! &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SPD enregistre son plus mauvais score depuis 1957. Sa politique a &#233;t&#233; rejet&#233;e par des secteurs importants des classes populaires. Depuis trois ans, le gouvernement Schroeder, soutenu par la social-d&#233;mocratie et les Verts a impuls&#233; des contre-r&#233;formes lib&#233;rales, qui ont diminu&#233; de mani&#232;re consid&#233;rable les indemnit&#233;s ch&#244;mage, d&#233;mantel&#233; des pans entiers de la s&#233;curit&#233; sociale, favoris&#233; l'augmentation du temps de travail et la baisse des salaires, notamment dans les petites et moyennes entreprises du secteur industriel. Cette politique visait explicitement la remise en cause du &#171; mod&#232;le social allemand &#187;, en fait la liquidation d'une s&#233;rie d'acquis et de conqu&#234;tes sociales. Elle ne pouvait que provoquer une coupure entre une partie de l'&#233;lectorat populaire avec la social-d&#233;mocratie et les Verts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;mergence d'une gauche contre le lib&#233;ralisme &lt;/strong&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce rejet de la politique de Schroeder vient de loin. Il puise sa force dans les manifestations et mouvements sociaux qui s'&#233;taient d&#233;velopp&#233;s contre le plan Hartz IV, plan qui r&#233;duisait les indemnit&#233;s ch&#244;mage &#224; une bouch&#233;e de pain ou dans les gr&#232;ves contre les suppressions d'emploi dans la m&#233;tallurgie. Du coup des millions d'&#233;lecteurs se sont d&#233;tourn&#233;s du SPD et une nouvelle force est apparue sur la sc&#232;ne politique allemande : le Linkspartei-le parti de la gauche- qui obtient plus de 8 % des suffrages. Ce parti rassemble des dissidents du SPD, des responsables syndicalistes, des anciens communistes d'Allemagne de l'Est, des syndicalistes et des altermondialistes. C'est un espoir pour le monde du travail et la jeunesse. Cette situation montre une nouvelle fois, qu'il y a, aujourd'hui, &#171; deux gauches &#187; en Europe : une gauche qui s'adapte au lib&#233;ralisme et une autre qui refuse les m&#233;faits du capitalisme lib&#233;ral. Ces deux gauches sont incompatibles pour gouverner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, toutes les combinaisons parlementaires en discussion ne peuvent amener rien de bon pour les travailleurs. Seule une politique qui annulerait toutes les mesures n&#233;olib&#233;rales et se tournerait vers les besoins sociaux pourrait d&#233;bloquer la crise. Il faut maintenant transformer l'essai, et cr&#233;er les conditions pour pr&#233;parer de nouvelles mobilisations sociales qui battent durablement le lib&#233;ralisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 19 septembre 2005&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Quand Opel licencie </title>
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		<dc:date>2004-10-29T23:26:06Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Allemagne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 19 octobre, 50 000 salari&#233;s d'Opel criaient leur col&#232;re et leur d&#233;sarroi dans les rues de Bochum et de R&#252;sselsheim, en Allemagne. Dans les bo&#238;tes de General Motors Europe, des milliers de coll&#232;gues &#233;taient solidaires de leur lutte. Dans le pays, cette journ&#233;e d'action a constitu&#233; le point culminant d'un mouvement de lutte d'une semaine, qui s'est termin&#233; le 20 octobre. &#192; Bochum, un arr&#234;t de travail spontan&#233; a &#233;t&#233; suivi par la grande majorit&#233; des employ&#233;s. Officiellement, il ne s'agissait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 19 octobre, 50 000 salari&#233;s d'Opel criaient leur col&#232;re et leur d&#233;sarroi dans les rues de Bochum et de R&#252;sselsheim, en Allemagne. Dans les bo&#238;tes de General Motors Europe, des milliers de coll&#232;gues &#233;taient solidaires de leur lutte. Dans le pays, cette journ&#233;e d'action a constitu&#233; le point culminant d'un mouvement de lutte d'une semaine, qui s'est termin&#233; le 20 octobre. &#192; Bochum, un arr&#234;t de travail spontan&#233; a &#233;t&#233; suivi par la grande majorit&#233; des employ&#233;s. Officiellement, il ne s'agissait pas d'un mouvement de gr&#232;ve - les uns parlaient de &#034; gr&#232;ve sauvage &#034;, les autres de satisfaction du &#034; besoin d'information &#034; des travailleuses et des travailleurs. La direction de General Motors avait brandi la menace de fermer la bo&#238;te &#224; Bochum, de liquider 10 000 emplois pour cause de &#034; productivit&#233; trop basse &#034;. Et, comme l'a fait remarqu&#233; Theo Stegmann, dirigeant de la lutte &#224; Krupp Rheinhausen en 1988, &#224; force de d&#233;mant&#232;lement du syst&#232;me de s&#233;curit&#233; sociale, &#224; force de &#034; r&#233;formes &#034; conduites &#224; coups de &#034; Hartz &#034;, perdre son emploi signifie aujourd'hui glisser rapidement dans la pauvret&#233;. C'est pourquoi, lors des manifestations de celles et ceux d'Opel, il &#233;tait possible de lire, sur de nombreuses banderoles, &#034; &#192; bas Hartz IV &#034;. &#192; l'&#233;poque, Theo Stegmann, en appelant &#224; la solidarit&#233; avec les salari&#233;s de Krupp Rheinhausen, s'&#233;tait &#233;cri&#233; : &#034; Aujourd'hui nous, demain vous ! &#034; Cela s'est douloureusement confirm&#233;. Les luttes contre les destructions d'emplois se sont toutes sold&#233;es par des d&#233;faites. Le r&#244;le du syndicat des m&#233;tallurgistes, l'IG Metall, aurait d&#251; &#234;tre l'organisation d'un large mouvement de toutes et de tous, des victimes actuelles comme des victimes de demain. Au lieu de cela, l'IG Metall a pacifi&#233; et canalis&#233; les mouvements dans un esprit de partenariat social. Et le patronat ne respecte m&#234;me plus ce cadre-l&#224;. Dans le cas d'Opel, c'est la direction de la firme qui avait fait appel &#224; l'IG Metall pour s'occuper de l'affaire. Des dirigeants de l'IG Metall ont donc particip&#233; &#224; l'arr&#234;t du mouvement, aid&#233;s par la tendance majoritaire (sociale-d&#233;mocrate et collaborationniste) dans les conseils d'entreprise (Betriebsrat).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Bochum, mercredi 20 octobre, 6 404 travailleurs et travailleuses d'Opel se sont r&#233;unis en assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale. Seuls le pr&#233;sident du conseil d'entreprise, Hahn, le vice-pr&#233;sident, Einenkel, et le secr&#233;taire local de l'IG Metall avaient le droit de prendre la parole. Ils ont promis une n&#233;gociation avec la direction d'entreprise qui &#034; sauver[ait] le lieu de production Bochum &#034;. La formule soumise au vote &#233;tait manipulatrice : &#034; Entamer des n&#233;gociations et reprendre le travail. &#034; Or, une forte majorit&#233; &#233;tait favorable &#224; des n&#233;gociations, mais tr&#232;s probablement la simple proposition de &#034; reprendre le travail &#034; n'aurait certainement pas recueilli une large majorit&#233; apr&#232;s un d&#233;bat un tant soit peu d&#233;mocratique. Pourtant, dans un vote &#224; bulletin secret, 4 647 participants ont accept&#233; de reprendre le travail sans avoir rien obtenu de concret. Le fond de l'affaire, c'est le niveau de conscience de la majorit&#233; des travailleurs dans un contexte de ch&#244;mage massif, d'offensive patronale brutale, de politique n&#233;olib&#233;rale et de crise de cr&#233;dibilit&#233; persistante de l'alternative socialiste. Sans vision au-del&#224; de l'&#233;conomie de march&#233; capitaliste, il est tr&#232;s difficile de s'opposer &#224; l'&#034; argument &#034; de la concurrence et de d&#233;velopper une logique de solidarit&#233;, non seulement dans l'action, mais aussi dans les revendications et les solutions propos&#233;es. Les moyens de faire d&#233;river la radicalisation des salari&#233;s sont nombreux : on a dirig&#233; le feu contre les patrons &#233;tatsuniens de General Motors pour sous-entendre que les patrons allemands d'Opel &#233;taient les victimes de ces &#034; Yankees &#034; arrogants et ignorants. Il est vrai que l'indignation est croissante face aux &#034; managers &#034; qui organisent la mis&#232;re et gagnent tellement d'argent. Mais il y a un danger : si des managers acceptaient une baisse de leur revenu de 10 % (cela se discute), leur vie ne changerait bien entendu aucunement ; en revanche, cela serait un argument pour faire passer une baisse des revenus des salari&#233;s. Et pour ces derniers, une baisse de 10 % des salaires serait catastrophique. Oui, l'&#233;lan de lutte &#233;tait important et pourrait encourager d'autres secteurs &#224; se mettre en mouvement. Mais les n&#233;gociations vont, comme chez Daimler, comme chez Volkswagen, pousser les salari&#233;s &#224; accepter de travailler plus pour gagner moins, en &#233;change de la conservation de leur site de travail, de la casse des emplois par d'autres biais que les licenciements. La &#034; soif de vampire du capital &#034; (Karl Marx) est redevenue tr&#232;s perceptible de nos temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manuel Kellner, &lt;br class='autobr' /&gt;
collaborateur au Sozialistische Zeitung 2004-10-28 08:04:53&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rouge 28.10.2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Crise entre les syndicats et le SPD</title>
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		<dc:subject>Mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Allemagne</dc:subject>

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&lt;p&gt;En Allemagne, les directions syndicales qui soutenaient la coalition rouge-verte prennent d&#233;sormais s&#233;rieusement leurs distances avec les partis au gouvernement. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 2002, Schroeder (SPD, sociaux-lib&#233;raux) et Fischer (Gr&#252;nen, &#233;colos-lib&#233;raux) ont &#224; nouveau gagn&#233; les &#233;lections, gr&#226;ce &#224; leur campagne contre la politique guerri&#232;re de Bush, mais surtout gr&#226;ce &#224; leur promesse d'une politique combinant la &#034;modernisation et la justice sociale&#034;. Mais depuis l'automne 2001, l'Allemagne fr&#244;le la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En Allemagne, les directions syndicales qui soutenaient la coalition rouge-verte prennent d&#233;sormais s&#233;rieusement leurs distances avec les partis au gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2002, Schroeder (SPD, sociaux-lib&#233;raux) et Fischer (Gr&#252;nen, &#233;colos-lib&#233;raux) ont &#224; nouveau gagn&#233; les &#233;lections, gr&#226;ce &#224; leur campagne contre la politique guerri&#232;re de Bush, mais surtout gr&#226;ce &#224; leur promesse d'une politique combinant la &#034;modernisation et la justice sociale&#034;. Mais depuis l'automne 2001, l'Allemagne fr&#244;le la r&#233;cession et le gouvernement a radicalis&#233; sa politique n&#233;olib&#233;rale. Des mesures d'aust&#233;rit&#233; touchent les malades, les retrait&#233;s et les ch&#244;meurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A plusieurs reprises, le taux d'imposition a &#233;t&#233; r&#233;duit - de 53 % &#224; 48,5 % puis &#224; 42 % pour les revenus les plus &#233;lev&#233;s, et de 40 % &#224; 25 % pour les entreprises. Cela devait, selon le gouvernement, stimuler la conjoncture. Mais en r&#233;alit&#233;, cela a seulement aggrav&#233; la crise des budgets. Dans quelques r&#233;gions, les cons&#233;quences pour les citoyens sont d&#233;j&#224; dramatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 13 mars 2003, le chancelier Schroeder annon&#231;ait son fameux &#034;agenda 2010&#034; pour &#034;r&#233;former&#034; les syst&#232;mes de protection sociale, en d&#233;clarant : &#034;Nous devons r&#233;duire les prestations de l'Etat, favoriser la responsabilit&#233; individuelle et demander plus d'efforts de chacun.&#034; Ainsi, par la r&#233;forme de la caisse maladie, le gouvernement veut r&#233;duire les prestations de 20 milliards d'euros, ce qui a &#233;norm&#233;ment f&#226;ch&#233; la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les attaques les plus brutales vont &#224; l'encontre des ch&#244;meurs. L'&#034;agenda 2010&#034; r&#233;duit la dur&#233;e de l'allocation de 32 &#224; 12 mois. Pire, apr&#232;s une ann&#233;e de ch&#244;mage, les ch&#244;meurs, qui avaient auparavant droit &#224; l'allocation avec un plafond de 53 % du salaire net obtenu avant le ch&#244;mage, n'obtiendront que le revenu minimum. Quelque 1,8 million de personnes perdront leur allocation et entre 30 % &#224; 40 % ne seront plus indemnis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les patrons chantent la m&#234;me m&#233;lodie : la phrase &#034; nos co&#251;ts de travail sont trop &#233;lev&#233;s&#034; domine les discussions politiques (officielles). Cette rengaine est accompagn&#233; d'attaques contre les salaires : non seulement le &#034;deuxi&#232;me salaire&#034;, les prestations sociales, est en train d'&#234;tre r&#233;duit et les r&#232;gles impos&#233;es aux ch&#244;meurs (salaire, conditions de travail, d&#233;m&#233;nagement) aggrav&#233;es, mais il y a aussi une offensive pour obtenir une prolongation du temps de travail. Dans le service public, quelques provinces (l&#228;nder) ont d&#233;j&#224; introduit la semaine &#224; 41 ou 42 heures, tandis que la r&#233;duction du nombre des jours f&#233;ri&#233;s et des vacances est discut&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation a abouti &#224; un sentiment de morosit&#233;, surtout dans les syndicats et dans la social-d&#233;mocratie. L'ann&#233;e derni&#232;re, pr&#232;s de 50 000 adh&#233;rents du SPD ont quitt&#233; le parti et Schroeder a &#233;t&#233; remplac&#233; &#224; sa t&#234;te par M&#252;ntefering. Les directions syndicales, qui avaient aid&#233; &#224; la r&#233;&#233;lection de la coalition rouge-verte, acceptaient la politique d'aust&#233;rit&#233; en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais depuis quelques temps, la base syndicale gronde. La manifestation de 100 000 personnes &#224; Berlin le 1er novembre 2003, organis&#233;e par les groupes d'extr&#234;me gauche et des regroupements critiques &#224; l'int&#233;rieur des syndicats, protestant contre la politique de la coalition rouge-verte, fut un premier signe clair. Une partie des directions syndicales, surtout dans l'IG Metall et dans Verdi (le syndicat des services), a pris ses distances avec la coalition. Aujourd'hui, cela s'&#233;largit et il y a des fissures profondes dans l'ancienne relation entre les syndicats et la social-d&#233;mocratie. Les grandes manifestations du 3 avril &#224; Berlin, Cologne et Stuttgart contre la politique d'aust&#233;rit&#233;, qui ont rassembl&#233; plus de 500 000 manifestants, ont constitu&#233; un signe clair. Une fois la br&#232;che ouverte, la mobilisation autonome, par &#034;en bas&#034;, ne pouvait plus &#234;tre contr&#244;l&#233;e par l'appareil des syndicats. En outre, il y a maintenant un peu partout des initiatives critiquant la politique de la coalition rouge-verte pour construire une alternative de gauche pour les &#233;lections de 2006. Evidemment, un grand travail est encore n&#233;cessaire pour ressembler et structurer ces mouvements de protestation et pour les faire avancer en mati&#232;re de programme. C'est actuellement la t&#226;che primordiale des r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rouge 2064 13/05/2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Crise de l'IG Metall </title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Crise-de-l-IG-Metall</link>
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		<dc:date>2003-07-22T02:10:31Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Allemagne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Devant une grande entreprise de la m&#233;tallurgie en Brandebourg, plusieurs centaines de syndicalistes de l'IG Metall scandent : &#034;Qui est-ce qui nous &#224; trahis ? Des sociaux-democrates !&#034; Rien n'exprime mieux le sentiment de col&#232;re et de r&#233;volte qui domine chez les salari&#233;s de la m&#233;tallurgie en Allemagne de l'Est que la trahison de la gr&#232;ve pour les 35 heures par la direction de l'IG Metall. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette fin d&#233;sastreuse a ouvert une crise de direction dans le syndicat qui compte toujours plus de 2,5 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Devant une grande entreprise de la m&#233;tallurgie en Brandebourg, plusieurs centaines de syndicalistes de l'IG Metall scandent : &#034;Qui est-ce qui nous &#224; trahis ? Des sociaux-democrates !&#034; Rien n'exprime mieux le sentiment de col&#232;re et de r&#233;volte qui domine chez les salari&#233;s de la m&#233;tallurgie en Allemagne de l'Est que la trahison de la gr&#232;ve pour les 35 heures par la direction de l'IG Metall.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fin d&#233;sastreuse a ouvert une crise de direction dans le syndicat qui compte toujours plus de 2,5 millions de syndiqu&#233;s. Apr&#232;s la gr&#232;ve, le pr&#233;sident Zwickel a demand&#233; la d&#233;mission de son copr&#233;sident, Peters, qui &#233;tait responsable de la conduite de la lutte. La direction de l'IG Metall est divis&#233;e en deux partie &#224; peu pr&#232;s &#233;gales et l'issue du congr&#232;s extraordinaire qui se tiendra fin ao&#251;t est ouverte. Tous les syndicalistes allemands sont concern&#233;s par cette discussion qui a &#233;galement lieu dans les grandes entreprises...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis des ann&#233;es, le m&#233;contentement &#224; la base grandit. La politique propatronale de la direction du syndicat a eu comme r&#233;sultat une aggravation des conditions de travail et des pertes substantielles du niveau des salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re l'offensive de Zwickel, qui est soutenue en sous-main par le patronat et le gouvernement, se trouve la volont&#233; d'adapter le mouvement syndical allemand aux exigences des classes dominantes et au &#034;consensus lib&#233;ral&#034;. Une fraction importante de l'appareil et des conseils d'entreprises de l'IG Metall sont sur cette ligne. Une victoire de Zwickel serait un nouveau pas vers un affaiblissement politique de la classe ouvri&#232;re. En revanche, il serait tout &#224; fait illusoire de voir en Peters un repr&#233;sentant d'un syndicalisme combatif et d&#233;mocratique. Il avait sans probl&#232;mes accept&#233; le &#034;pacte pour l'emploi&#034; du gouvernement, les privatisations des retraites et toutes les autres contre-reformes de la coalition &#034;rouge-verte&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette situation, il est indispensable que la gauche syndicale et tous les syndicalistes qui consid&#232;rent que le r&#244;le d'un syndicat ne consiste pas tout simplement &#224; faire passer la pilule se regroupent et d&#233;fendent clairement une perspective de lutte et d'un syndicalisme ouvert aux mouvement sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc Dormoy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rouge 2026 17/07/2003&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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