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	<title>La Gauche</title>
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		<title>Le Forum social mondial &#224; la crois&#233;e des chemins </title>
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&lt;p&gt;Rapport au Comit&#233; International. Nous reproduisons ici la version &#233;crite du rapport pr&#233;sent&#233; par le camarade Hubert au Comit&#233; international, en f&#233;vrier 2007. &lt;br class='autobr' /&gt; 1. Le processus du FSM s'est fortement d&#233;velopp&#233; &#224; l'&#233;chelle plan&#233;taire &lt;br class='autobr' /&gt;
N&#233; en 2001, apr&#232;s deux ann&#233;es cons&#233;cutives de grandes mobilisations contre les institutions symbolisant la mondialisation n&#233;o-lib&#233;rale, le Forum social mondial (FSM) a commenc&#233; modestement : 15 000 participants au premier FSM fin janvier 2001 &#224; Porto Alegre. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-comite-international-2007-" rel="directory"&gt;comit&#233; international 2007&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Rapport au Comit&#233; International. Nous reproduisons ici la version &#233;crite du rapport pr&#233;sent&#233; par le camarade Hubert au Comit&#233; international, en f&#233;vrier 2007.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1. Le processus du FSM s'est fortement d&#233;velopp&#233; &#224; l'&#233;chelle plan&#233;taire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233; en 2001, apr&#232;s deux ann&#233;es cons&#233;cutives de grandes mobilisations contre les institutions symbolisant la mondialisation n&#233;o-lib&#233;rale, le Forum social mondial (FSM) a commenc&#233; modestement : 15 000 participants au premier FSM fin janvier 2001 &#224; Porto Alegre. Le processus s'est ensuite tr&#232;s rapidement consolid&#233;, d'abord en Am&#233;rique latine et en Europe (1er Forum social europ&#233;en en novembre 2002 &#224; Florence) et a atteint l'Asie du Sud en 2003 (1er Forum social asiatique en 2003 &#224; Hyderabad). Le d&#233;marrage du FSM s'est d&#233;roul&#233; en pleine mont&#233;e des mobilisations anti-globalisation : Seattle en novembre 1999 contre l'OMC, avril 2000 &#224; Washington et septembre 2000 &#224; Prague contre le FMI et la Banque mondiale sans oublier les mobilisations &#224; Nice et &#224; G&#246;teborg contre l'Europe n&#233;olib&#233;rale. Cette mont&#233;e s'est poursuivie apr&#232;s le premier Forum social mondial : mobilisation &#224; Qu&#233;bec contre le Sommet des Am&#233;riques en avril 2001, contre le G8 &#224; G&#234;nes en juillet 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;v&#233;nements du 11 septembre 2001 n'ont pas r&#233;ussi &#224; endiguer les mobilisations et ont plac&#233; les luttes contre les guerres imp&#233;rialistes au centre de celles-ci avec un &#233;norme succ&#232;s &#224; Florence en novembre 2002 et surtout en f&#233;vrier 2003 lorsque plus de 12 millions de manifestants ont protest&#233; contre les pr&#233;paratifs de l'invasion en Irak. Les organisations de la IVe Internationale et d'autres organisations r&#233;volutionnaires se sont investies pleinement dans ces mobilisations anti-globalisation et dans le processus du FSM. Les deux FSM les plus fournis num&#233;riquement ont &#233;t&#233; celui de janvier 2004 &#224; Mumbai (140 000 participants) et celui de janvier 2005 &#224; Porto Alegre (150 000 participants) bien qu'on ait pu constater un tassement des mobilisations anti-guerre, anti-IFI, anti-OMC. En quelques ann&#233;es, le processus du Forum social mondial s'est implant&#233; sur une grande partie de la plan&#232;te : l'Am&#233;rique latine, l'Europe (Russie y compris), l'Asie (principalement l'Inde, le Pakistan, les Philippines, la Cor&#233;e du Sud et la Tha&#239;lande), l'Am&#233;rique du Nord (1), l'Afrique y compris le Maghreb. Grand absent : la Chine mais on voit mal en raison de la r&#233;pression comment il pourrait s'y d&#233;velopper &#224; court terme. Encore que, en marge, il y a eu l'importante mobilisation &#224; Hong Kong en d&#233;cembre 2005 contre l'OMC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Le FSM rassemble des forces qui vont des gestionnaires sociaux-d&#233;mocrates jusqu'&#224; des organisations r&#233;volutionnaires&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;ventail des forces politiques qui s'inscrivent dans le processus du FSM est extr&#234;mement large : il va de sociaux-d&#233;mocrates et chr&#233;tiens-d&#233;mocrates gestionnaires du syst&#232;me jusqu'&#224; des forces r&#233;volutionnaires en passant par les grandes conf&#233;d&#233;rations syndicales (Conf&#233;d&#233;ration internationale des syndicats libres, CISL et Conf&#233;d&#233;ration mondiale du travail, CMT, regroup&#233;es aujourd'hui dans la Conf&#233;d&#233;ration internationale des syndicats, CIS, sans oublier la Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats, CES), des ONG qui favorisent le dialogue avec les institutions financi&#232;res internationales que le mouvement anti-globalisation combat, et qui font partie, avec les grandes conf&#233;d&#233;rations syndicales d&#233;j&#224; mentionn&#233;es, de Global Compact (qui regroupe sous l'&#233;gide des Nations unies des entreprises transnationales, des directions syndicales et des ONG) (2), des mouvements sociaux radicaux (Via Campesina, le syndicat KCTU de Cor&#233;e du Sud, les organisations de p&#234;cheurs, COBAS, SINCOBAS, Sud-Solidaires) et des mouvements et campagnes radicales (mouvement anti-guerre, mouvement anti-dette &#8212; Jubil&#233; Sud et CADTM &#8212; campagne anti-OMC, sans oublier la Marche mondiale des femmes et d'importants mouvements indig&#232;nes telle la CONAIE d'Equateur).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, le FSM ne peut pr&#233;tendre repr&#233;senter l'ensemble des forces qui se mobilisent contre la mondialisation capitaliste et patriarcale. Parmi les absents notoires, citons par exemple les zapatistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. L'&#233;volution au sein du Conseil international et du secr&#233;tariat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tensions et tiraillements ont constamment travers&#233; le Conseil international du FSM qui regroupe une centaine d'organisations. Entre ceux qui pensent qu'une humanisation de la mondialisation est possible et ceux qui la combattent pour ce qu'elle est : une nouvelle phase du capitalisme qu'il faut combattre radicalement en refusant de participer &#224; des initiatives comme Global Compact, de soutenir des gouvernements de centre-gauche qui poursuivent des politiques n&#233;olib&#233;rales et participent aux guerres imp&#233;rialistes (notamment en Afghanistan).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se rangent dans le premier camp les dirigeants des grandes conf&#233;d&#233;rations syndicales ; plusieurs ONG notamment celles qui jouent un r&#244;le moteur dans le comit&#233; br&#233;silien (IBASE, CIVES, Commission Justice et Paix&#8230;) charg&#233; du secr&#233;tariat du FSM ; des ONG et des mouvements d'&#233;ducation tant en Europe (Tavola per la Pace, Caritas, CCFD, Ubuntu et plus r&#233;cemment ARCI&#8230;) qu'en Afrique (ENDA, le syndicat sud-africain COSATU&#8230;), en Asie du Sud. Ce secteur n'h&#233;site pas &#224; soutenir Lula, Zapatero ou plus r&#233;cemment Prodi ou encore les deux partis communistes indiens qui sont au pouvoir dans trois Etats indiens (Bengale, Kerala, Tripura) et qui soutiennent de l'ext&#233;rieur le gouvernement du Parti du Congr&#232;s au pouvoir &#224; Delhi. Ils ont des r&#233;unions r&#233;guli&#232;res avec l'Internationale Socialiste, les partis socialistes europ&#233;ens&#8230; Ils avancent un programme de r&#233;formes des institutions financi&#232;res internationales et de la gouvernance mondiale (3).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;volution de la Conf&#233;d&#233;ration unique des travailleurs (CUT) du Br&#233;sil qui s'est align&#233;e sur l'orientation du gouvernement Lula (comparable &#224; l'attitude conciliatrice de la COSATU &#224; l'&#233;gard de la politique n&#233;olib&#233;rale du gouvernement sud-africain), a renforc&#233; ce premier camp.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Les difficult&#233;s de la coordination des mouvements sociaux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les forces radicales ont cherch&#233; &#224; renforcer l'enracinement populaire du FSM partout o&#249; elles le pouvaient. Elles ont tent&#233; &#8212; avec succ&#232;s &#224; certains moments &#8212; de favoriser de puissantes mobilisations anti-globalisation (lancement lors du 1er FSE de l'Appel pour la mobilisation anti-guerre de f&#233;vrier 2003). Ces forces ont favoris&#233; aussi la dynamique de l'Assembl&#233;e des mouvements sociaux qui, &#224; chaque &#233;dition du forum social, que ce soit au niveau mondial ou continental, ont adopt&#233; des d&#233;clarations finales et mis au point des calendriers d'action. Malgr&#233; des hauts et des bas, l'Assembl&#233;e des mouvements sociaux a plut&#244;t tendance &#224; conna&#238;tre un succ&#232;s grandissant en 2006 et 2007 (3 000 participants &#224; l'Assembl&#233;e des mouvements sociaux lors du 4e FSE &#224; Ath&#232;nes en mai 2006 et plus de 2 000 participants &#224; l'Assembl&#233;e des mouvements &#224; la fin du 7e FSM &#224; Nairobi en janvier 2007). Mais la coordination des mouvements sociaux est encore faible et les mouvements sociaux et campagnes qui s'y retrouvent butent sur des obstacles difficiles &#224; surmonter. Comment r&#233;ussir &#224; unifier des luttes encore trop fragment&#233;es &#224; l'&#233;chelle internationale ? Comment mener une discussion sur la strat&#233;gie ? Entre ces mouvements &#233;mergent des divergences sur l'attitude &#224; adopter par exemple par rapport au gouvernement Lula ou au gouvernement Prodi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Le bilan du 7e FSM &#224; Nairobi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bilan est mitig&#233;, plusieurs aspects tr&#232;s n&#233;gatifs sont &#224; relever (4). Si &#224; l'avenir d'autres &#233;ditions du FSM devaient &#234;tre marqu&#233;es par de tels travers, le processus perdrait de sa raison d'&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant d'aborder les &#233;l&#233;ments n&#233;gatifs, relevons qu'il s'est agi de la plus grande r&#233;union internationale o&#249; des mouvements africains de diff&#233;rentes parties de l'Afrique se sont r&#233;unis pour affirmer leur volont&#233; de lutter contre le n&#233;olib&#233;ralisme. Par ailleurs, diff&#233;rents mouvements et campagnes (5) en ont profit&#233; pour resserrer les liens de lutte qui les unissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Forum &#224; Nairobi a rassembl&#233; de 15 &#224; 20 000 participants (6). Vu les caract&#233;ristiques du Kenya, il &#233;tait impossible de r&#233;unir un nombre comparable &#224; celui atteint &#224; Mumbai (140 000) ou &#224; Porto Alegre (150 000). S'il avait &#233;t&#233; correctement con&#231;u, le FSM &#224; Nairobi aurait probablement pu en r&#233;unir 30 &#224; 40 000 (comme &#224; Karachi en mars 2006) mais ce n'est pas s&#251;r. Le FSM &#224; Nairobi a &#233;t&#233; fortement marqu&#233; par la marchandisation, par la militarisation, il a &#233;t&#233; con&#231;u de mani&#232;re excluante par rapport &#224; la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Br&#232;ve description. Ce forum a &#233;t&#233; marqu&#233; par un d&#233;lire de grandeur : les organisateurs ont cru qu'il &#233;tait possible de r&#233;unir 100 000 personnes (ils avaient annonc&#233; &#224; la presse entre 100 000 et 150 000 participants) tout en fixant des droits d'entr&#233;e prohibitifs : 500 shillings (6,00 ). 6 eurosLa somme demand&#233;e aux Kenyans &#233;tait &#233;gale &#224; une semaine de salaire minimum (c'est-&#224;-dire le revenu de l'&#233;crasante majorit&#233; des Kenyans et qui leur permet de nourrir 3 &#224; 4 personnes). Il fallait pour prendre une telle d&#233;cision avoir perdu tout contact avec les conditions de vie de la majorit&#233; de la population kenyane ou ne pas se pr&#233;occuper r&#233;ellement de la participation de celle-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein du comit&#233; organisateur kenyan, quelques personnes (dirigeants de 3 ou 4 ONG) ont concentr&#233; le pouvoir (7) et pris les d&#233;cisions les plus importantes sans chercher r&#233;ellement &#224; organiser un processus ouvert &#224; tous les mouvements sociaux du Kenya. La d&#233;cision d'imposer un prix d'entr&#233;e aussi &#233;lev&#233; avait d'ailleurs &#233;t&#233; contest&#233;e en vain au sein du comit&#233;. Le noyau restreint qui a monopolis&#233; les d&#233;cisions &#233;tait appuy&#233; par quelques personnes du secr&#233;tariat du Forum social africain (principalement la direction de l'ONG ENDA-Tiers Monde bas&#233;e &#224; Dakar), deux ou trois personnes du secr&#233;tariat br&#233;silien (repr&#233;sentant 2 ou 3 ONG) et quelques Europ&#233;ens. C'est ce petit nombre de personnes qui a concentr&#233; le pouvoir r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons au d&#233;lire de grandeur : le comit&#233; d'organisation avait lou&#233; &#224; grands frais toute l'infrastructure d'un &#233;norme complexe sportif de mani&#232;re &#224; accueillir plus de 100 000 personnes alors qu'il aurait &#233;t&#233; possible de r&#233;aliser le FSM &#224; la fois dans un des grands stades du centre de la ville (capacit&#233; de 15 &#224; 20 000) et dans un des nombreux parcs proches de ce stade. Le gigantesque complexe choisi par les organisateurs &#233;tait situ&#233; &#224; plus de 10 km du centre de la ville dans un quartier r&#233;sidentiel. Le prix que devaient payer les entit&#233;s qui souhaitaient vendre de la nourriture dans le complexe &#233;tait lui aussi prohibitif (entre 30 000 et 60 000 shillings). Du coup, le prix des repas servis aux participants du FSM &#233;tait lui-m&#234;me prohibitif (sauf pour les Europ&#233;ens, les Nord-Am&#233;ricains, les Japonais et les permanents d'ONG et de syndicats). Co&#251;t d'un seul repas : entre 300 et 400 shillings en moyenne. Pas d'eau potable gratuite sur le site, la bouteille d'eau d'un demi-litre &#233;tait vendue &#224; 50 shillings (soit l'&#233;quivalent du prix d'un repas dans un restaurant en ville). Ajoutons qu'&#224; l'int&#233;rieur du stade fonctionnaient plusieurs restaurants de luxe dont certains sont la propri&#233;t&#233; du ministre de l'int&#233;rieur bien connu pour sa politique r&#233;pressive et pour son pass&#233; de collabo du pouvoir colonial britannique (il a activement particip&#233; &#224; la r&#233;pression des mau-mau qui luttaient pour l'ind&#233;pendance).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le comit&#233; d'organisation avait pass&#233; par ailleurs un contrat de sponsoring avec une transnationale africaine de t&#233;l&#233;communication CELTEL (l'enregistrement des participants et toutes les communications passaient par cette entreprise priv&#233;e pr&#233;sente &#224; tous les coins du Forum avec sa publicit&#233;). La s&#233;curit&#233; dans le stade &#233;tait assur&#233;e par la police et l'arm&#233;e. Plusieurs participants kenyans ont fait l'objet de longues heures de d&#233;tention en cellule dans le stade simplement parce qu'ils n'avaient pas pay&#233; l'entr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tonalit&#233; des discours de la s&#233;ance d'ouverture (de m&#234;me que la s&#233;ance de cl&#244;ture) &#233;tait essentiellement tourn&#233;e sur l'humanisation de la globalisation. Les 8 000 &#224; 10 000 participants pr&#233;sents &#224; l'ouverture ont d&#251; supporter un discours l&#233;nifiant de 45 minutes de l'ancien chef d'&#201;tat tanzanien, Kenneth Kaunda, pr&#233;c&#233;d&#233; de discours de Guy Rider, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CIS et de Flavio Loti de Tavola per la Pace. Bref une dominante tr&#232;s social-d&#233;mocrate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement aux d&#233;cisions du Conseil international, les organisateurs n'ont pas favoris&#233; les convergences entre mouvements. Pour ne prendre qu'un exemple : alors que le 4e jour du FSM devait &#234;tre con&#231;u pour permettre l'adoption de plate-forme et de strat&#233;gies communes, de calendriers d'action communs, les organisateurs avaient pr&#233;vu 21 assembl&#233;es th&#233;matiques diff&#233;rentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De grandes ONG des &#233;glises chr&#233;tiennes &#233;taient tr&#232;s pr&#233;sentes et certaines ont affirm&#233; des positions contre les droits des femmes &#224; l'avortement et contre les LGBT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela n'est heureusement pas rest&#233; sans r&#233;action. L'action de plusieurs composantes (8) de la coordination des mouvements sociaux a contribu&#233; &#224; ce que le FSM de Nairobi ne se termine pas sur un bilan n&#233;gatif. Leurs initiatives ont permis un infl&#233;chissement du Forum social mondial &#224; Nairobi. Plusieurs r&#233;unions des mouvements sociaux se sont succ&#233;d&#233; &#224; partir du premier jour afin de d&#233;terminer une attitude commune et pr&#233;parer l'Assembl&#233;e des mouvements sociaux. Il y a eu tout de suite accord sur la non-acceptation du prix d'entr&#233;e prohibitif demand&#233; aux Kenyans. Contact a &#233;t&#233; pris avec les organisateurs pour qu'ils laissent entrer gratuitement les Kenyans qui le souhaitaient. Face au refus des organisateurs, les dispositions ont &#233;t&#233; prises pour faire ouvrir les portes du stade aux Kenyans qui souhaitaient entrer sans payer. Il faut mentionner &#233;galement que le People's Parliament avait organis&#233; pendant les trois premiers jours du FSM un forum alternatif dans un parc au centre de Nairobi. Un millier de personnes y ont particip&#233; chaque jour. Ensuite le People's Parliament s'est joint &#224; l'Assembl&#233;e des mouvements sociaux le 4e jour (9). Bien que le comit&#233; d'organisation du FSM ait pr&#233;vu que l'Assembl&#233;e des mouvements sociaux aurait lieu le 4e jour &#224; 9h30 du matin sans traduction (ce qui revenait clairement &#224; la saboter), celle-ci a eu lieu &#224; la fin de la journ&#233;e et a r&#233;uni plus de 2 000 participants qui ont pu terminer le FSM dans un esprit unitaire et combatif (10).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Conseil international du FSM qui s'est r&#233;uni pendant deux jours juste apr&#232;s le FSM &#233;tait consternant. Le nombre de voix critiques et autocritiques concernant le bilan a &#233;t&#233; tr&#232;s limit&#233; : 6 &#224; 7 interventions critiques sur une cinquantaine au total (11). Le prochain CI qui se r&#233;unit &#224; Berlin du 29 au 31 mai 2007 adoptera un code de conduite pour l'organisation des prochains FSM. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. Au-del&#224; du FSM de Nairobi : enracinement, cr&#233;ation de r&#233;seaux, renforcement de synergies&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut distinguer l'&#233;volution &#224; droite du Conseil international et le processus dans son ensemble qui reste positif. La dynamique du Forum social europ&#233;en a permis le renforcement de r&#233;seaux europ&#233;ens susceptibles d'unifier les luttes contre la privatisation des services publics, pour une charte des droits sociaux,&#8230; Le processus de pr&#233;paration des forums reste d&#233;mocratique gr&#226;ce aux r&#233;unions r&#233;guli&#232;res de l'assembl&#233;e europ&#233;enne pr&#233;paratoire. En Asie du Sud, la dynamique du FSM a renforc&#233; les liens entre forces militantes d'Inde et du Pakistan (et au-del&#224;). En Am&#233;rique latine, le Forum social des Am&#233;riques a &#233;t&#233; fortement branch&#233; sur les luttes contre l'ALCA, contre le plan Colombie&#8230; On verra ce que donnera le premier Forum social des Etats-Unis, fin juin 2007. En 2008, il n'y aura pas d'&#233;dition du Forum social mondial, il sera remplac&#233; par des journ&#233;es d'action globale autour de la date pivot des 26-27 janvier 2008. Le 8e FSM aura lieu en 2009 et le lieu sera d&#233;fini par le Conseil international prochainement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est important de poursuivre la participation active &#224; la dynamique du Forum social mondial m&#234;me si celui-ci ne constitue pas l'alpha et l'om&#233;ga du mouvement anti-globalisation. Loin s'en faut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Le premier forum des Etats-Unis a lieu &#224; Atlanta, en G&#233;orgie du 27 juin au 1er juillet 2007. &lt;a href=&#034;http://www.ussf2007.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.ussf2007.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Global Compact (le Pacte mondial) a &#233;t&#233; lanc&#233; par le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral des Nations unies en juin 2000. Y sont associ&#233;es 100 transnationales, 1 000 autres entreprises priv&#233;es, avec des ONG, de mani&#232;re &#224; mettre en place un semblant de nouvelle gouvernance mondiale. On y retrouve la nouvelle Conf&#233;d&#233;ration internationale des syndicats, Amnesty International, Human Rights Watch aux c&#244;t&#233;s de Total Elf Fina, Bayer, Unilever, BP, Shell, Nestl&#233;, Nike&#8230; (voir la pr&#233;sentation sur le site de Global Compact &lt;a href=&#034;http://www.un.org/french/globalcompact/index.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.un.org/french/globalcompact/index.html&lt;/a&gt; ).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Lors du 5e FSM &#224; Porto Alegre la CISL, la CMT (aujourd'hui regroup&#233;es dans la CIS qui r&#233;unit 160 millions de membres) s'&#233;taient associ&#233;es au Forum Global Progressiste (Global Progressive Forum, qui est l'ONG cr&#233;&#233;e par le Parti socialiste europ&#233;en et l'internationale socialiste afin de pouvoir participer au FSM &lt;a href=&#034;http://www.globalprogressiveforum.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.globalprogressiveforum.org&lt;/a&gt;) pour organiser 11 conf&#233;rences sur le th&#232;me de la &#171; Dimension sociale de la mondialisation &#187; (Social dimension of Globalization). En 2006, le Global Progressive Forum a &#233;t&#233; admis comme membre du Conseil international du FSM, non sans d&#233;bat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Voir dossier sur le site de ESF :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article4740&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article4740&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir notamment :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.europe-solidaire.org/spip.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.europe-solidaire.org/spip.php&lt;/a&gt; ? article5264&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Voir r&#233;solution commune des campagnes dette qui se sont dot&#233;es d'un comit&#233; de facilitation permanent&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cadtm.org/article.php3?id_article=2409&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.cadtm.org/article.php3?id_article=2409&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. Le bilan officiel pr&#233;sent&#233; par le comit&#233; organisateur affirme qu'il y a eu 56 000 participants, ce qui est faux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. Onyango Oloo, le coordinateur national du Forum Social Kenyan qui a pris publiquement ses distances par rapport &#224; ce noyau, a publi&#233; deux mois apr&#232;s la tenue du FSM une description analytique &#233;difiante : Critical Reflections on WSF Nairobi 2007, &lt;a href=&#034;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article5515&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article5515&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir aussi le bilan &#233;crit par le People's parliament :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article5714&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article5714&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article5206&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article5206&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. Les campagnes anti-dette (dont le CADTM) et anti-OMC, le mouvement social Indaba d'Afrique du Sud, des ONG, plusieurs mouvements ATTAC, la Marche Mondiale des Femmes, le mouvement No Vox,&#8230; sans oublier le People's Parliament du Kenya.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9. Ce mouvement social radical avait &#233;galement organis&#233; des manifestations contre le prix trop &#233;lev&#233; de la nourriture dans le stade. Lors du 4e jour, des membres de ce mouvement ont investi un des restaurants 5 &#233;toiles et ont distribu&#233; gratuitement la nourriture &#224; quelques dizaines d'enfants des rues qui les avaient accompagn&#233;s. Lire &#233;galement l'Interview de Wangui Mbatia, membre du Parlement du peuple, en p. &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10. Voir la d&#233;claration finale des mouvements sociaux :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article4886&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article4886&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11. Voir compte rendu du Conseil international :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article5715&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article5715&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>BR&#201;SIL : Quatre ann&#233;es de d&#233;bats au sein de la IVe Internationale, un r&#233;capitulatif </title>
		<link>https://www.lagauche.ca/BRESIL-Quatre-annees-de-debats-au-sein-de-la-IVe-Internationale-un</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/BRESIL-Quatre-annees-de-debats-au-sein-de-la-IVe-Internationale-un</guid>
		<dc:date>2008-03-30T05:00:51Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jan Malewski</dc:creator>



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&lt;p&gt;Jan Malewski, r&#233;dacteur d'Inprecor, est membre du Bureau ex&#233;cutif de la IVe Internationale. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'organisation br&#233;silienne D&#233;mocratie socialiste (DS), qui a particip&#233; d&#232;s le d&#233;but &#224; la construction du Parti des travailleurs et s'est structur&#233;e en tendance en son sein, a &#233;t&#233; depuis le XIIe Congr&#232;s mondial de 1985 une composante importante de la IVe Internationale. Elle a largement particip&#233; &#224; l'&#233;laboration politique et th&#233;orique de notre organisation. Cependant, depuis la constitution du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-comite-international-2007-" rel="directory"&gt;comit&#233; international 2007&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jan Malewski, r&#233;dacteur d'Inprecor, est membre du Bureau ex&#233;cutif de la IVe Internationale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'organisation br&#233;silienne D&#233;mocratie socialiste (DS), qui a particip&#233; d&#232;s le d&#233;but &#224; la construction du Parti des travailleurs et s'est structur&#233;e en tendance en son sein, a &#233;t&#233; depuis le XIIe Congr&#232;s mondial de 1985 une composante importante de la IVe Internationale. Elle a largement particip&#233; &#224; l'&#233;laboration politique et th&#233;orique de notre organisation. Cependant, depuis la constitution du gouvernement Lula en janvier 2003, les positions politiques de l'immense majorit&#233; de la IVe Internationale et celles de la coordination nationale (direction) de la DS ont diverg&#233;, et ce de mani&#232;re croissante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en consid&#233;rant d'embl&#233;e qu'il y a au moins &#171; un doute sur la capacit&#233; du nouveau gouvernement [Lula] &#224; remplir son engagement fondamental consistant &#224; transformer le pays en faveur des int&#233;r&#234;ts populaires &#187; et en soulignant que &#171; des menaces sur le processus de discussion d&#233;mocratique &#187; (1) sont apparues au sein du Parti des travailleurs, les camarades de la DS avaient jug&#233; qu'ils ne pouvaient refuser de participer &#224; ce gouvernement et que Miguel Rossetto devait accepter le poste de ministre de la r&#233;forme agraire, d'autant plus que le Mouvement des sans terre (MST) et le secteur agraire de la CUT soutenaient sa nomination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En f&#233;vrier 2003, cette orientation a &#233;t&#233; d&#233;battue lors du XVe Congr&#232;s mondial. De nombreux intervenants ont insist&#233; alors sur les dangers d'un tel choix pour la DS elle-m&#234;me, l'orientation &#233;conomique annonc&#233;e du gouvernement Lula ne laissant que peu de moyens pour la r&#233;alisation d'une r&#233;forme agraire correspondant aux besoins du peuple br&#233;silien, d'une part, et l'int&#233;gration de tr&#232;s nombreux camarades &#224; des postes institutionnels ne pouvant qu'exercer une forte pression mat&#233;rielle sur la DS, d'autre part. Mais l'argument que l'aile gauche du PT ne serait pas comprise et risquait de se marginaliser si elle refusait d'entrer dans un gouvernement form&#233; &#224; l'issue de la victoire de leur candidat &#224; la pr&#233;sidence et &#171; porteur de grands espoirs, qui se sont clairement exprim&#233;s lors de la f&#234;te de sa prise de fonction &#187; (2), &#233;tait aussi pris en compte. Le Congr&#232;s mondial s'est limit&#233; &#224; ce d&#233;bat oral et a fait confiance &#224; la section br&#233;silienne. Mais &#224; l'issue de ce d&#233;bat, comme lors des r&#233;unions de l'ex&#233;cutif de l'Internationale, auxquelles les dirigeants de la DS participaient, il semblait y avoir accord pour que, lors de la premi&#232;re confrontation entre le gouvernement et des secteurs de masse oppos&#233;s &#224; sa politique, c'est-&#224;-dire d&#232;s que la rupture pourrait &#234;tre comprise par ne serait-ce qu'un secteur populaire, la participation gouvernementale des camarades de la DS serait remise en cause, car une v&#233;ritable tendance de la gauche du PT ne pouvait que s'opposer &#224; des mesures politiques antipopulaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Helo&#237;sa Helena sauve l'honneur&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d'ailleurs ce qu'a fait la s&#233;natrice Helo&#237;sa Helena, membre de la direction de la DS et du Comit&#233; international de la IVe Internationale, d&#232;s janvier 2003, en s'opposant &#224; la nomination &#224; la t&#234;te de la Banque centrale de Henrique Mireilles, ancien pr&#233;sident international de la Banque de Boston, candidat du FMI et de la finance internationale. C'est ce que Helo&#237;sa Helena a fait encore, en juillet 2003, en rejoignant les manifestants oppos&#233;s &#224; la contre-r&#233;forme des retraites et en votant contre cette loi au S&#233;nat. Mais alors que l'attitude de Helo&#237;sa &#233;tait approuv&#233;e par la majorit&#233; de la direction de la DS en janvier, en juillet, soit apr&#232;s six mois du gouvernement, il n'en &#233;tait plus ainsi, certains des parlementaires de la DS allant jusqu'&#224; voter la loi des retraites&#8230; Au sein de la section br&#233;silienne de la IVe Internationale, une division, qui ira croissant, apparaissait. Alors que les camarades de la DS avaient analys&#233; le gouvernement Lula comme &#233;tant &#171; en conflit &#187; entre les int&#233;r&#234;ts des travailleurs et ceux de la bourgeoisie, il s'av&#233;rait au bout de six mois que ce conflit ne traversait pas le gouvernement, mais commen&#231;ait par contre &#224; diviser la section br&#233;silienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;cembre 2003 la direction nationale du Parti des travailleurs prenait la d&#233;cision d'exclure du parti Helo&#237;sa Helena et d'autres parlementaires qui avaient vot&#233; contre la loi des retraites. D&#233;mocratie socialiste s'est oppos&#233;e &#224; ce proc&#232;s interne, soutenue en cela par l'ensemble de l'Internationale. Quelle ne fut pas la surprise, lorsque, apr&#232;s l'exclusion d'Helo&#237;sa et alors que cette derni&#232;re annon&#231;ait la n&#233;cessit&#233; d'un nouveau parti pour d&#233;fendre les travailleurs, pour &#171; une reconstruction socialiste du PT &#187; (3), la majorit&#233; de la DS lui signifiait d&#232;s janvier 2004 qu'elle ne pouvait plus se revendiquer&#8230; d'une &#171; tendance interne au Parti des travailleurs &#187;, en d'autres termes qu'elle n'&#233;tait plus membre de D&#233;mocratie socialiste ! Alors que Miguel Rossetto, bien qu'il n'ait pas eu les moyens de r&#233;aliser la r&#233;forme agraire annonc&#233;e, restait ministre et dirigeant de DS. Et cela alors que la VIIe Conf&#233;rence nationale de la DS de novembre 2003 avait adopt&#233; une r&#233;solution stipulant que : &#171; Les premiers huit mois du gouvernement Lula ont &#233;t&#233; marqu&#233;s par la construction d'un faisceau d'alliances incluant les larges secteurs bourgeois, par une politique &#233;conomique fonci&#232;rement conservatrice et, d'autre part, par des progr&#232;s limit&#233;s dans la promotion du changement. &#187; (4)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En f&#233;vrier 2004, le Comit&#233; international de la IVe Internationale a discut&#233; de la situation br&#233;silienne &#224; l'issue de la premi&#232;re ann&#233;e du gouvernement Lula &#8212; caract&#233;ris&#233; dans le rapport international comme ayant &#171; confirm&#233; la continuit&#233; des engagements de l'&#201;tat br&#233;silien avec le FMI &#187; et &#233;tant &#171; m&#234;me consid&#233;r&#233; comme un de ses meilleurs &#233;l&#232;ves &#187; (5) &#8212; et apr&#232;s la r&#233;pression des opposants au sein du PT. Les camarades Joaquim Soriano (repr&#233;sentant la majorit&#233; de la direction de la DS) et Helo&#237;sa Helena participaient &#224; cette r&#233;union qui a tout naturellement confirm&#233; leur statut de membres de l'Internationale aux camarades expuls&#233;s du PT par sa direction bureaucratique et droiti&#232;re et &#224; ceux qui les ont suivis par solidarit&#233;. Pour autant l'instance dirigeante de la IVe Internationale s'est abstenue de voter une orientation pour le Br&#233;sil, consid&#233;rant que cela rel&#232;ve des camarades br&#233;siliens, m&#234;me si au cours du d&#233;bat oral l'id&#233;e qu'il devenait depuis plusieurs mois indispensable d'affirmer la distance de la gauche br&#233;silienne avec la politique du gouvernement Lula, et donc ne plus en faire partie, &#233;tait dominante. Un d&#233;bat &#233;crit interne sur la situation politique au Br&#233;sil a &#233;t&#233; ouvert au sein de l'Internationale et durant toute l'ann&#233;e plusieurs centaines de milliers de signes de textes traduits en quatre langues &#8212; anglais, espagnol, fran&#231;ais et, exceptionnellement pour que tous les membres br&#233;siliens puissent &#234;tre partie prenante du d&#233;bat, portugais &#8212; ont &#233;t&#233; mis &#224; la disposition des sections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En janvier 2005, avant le Forum social de Porto Alegre (6) trois des dirigeants de la IVe Internationale qui avaient &#233;t&#233;, d&#232;s la constitution de D&#233;mocratie socialiste, engag&#233;s dans ses d&#233;bats d'orientation &#8212; Daniel Bensa&#239;d, Francisco Lou&#231;a et Michael L&#246;wy &#8212; adressaient une lettre aux militants de D&#233;mocratie socialiste (7). Ils y analysaient l'&#233;volution du PT, notaient que les sanctions bureaucratiques illustrent la transformation du parti en courroie de transmission des options gouvernementales aupr&#232;s de la soci&#233;t&#233; et que la constitution du Parti du socialisme et de la libert&#233; (PSoL) devait &#234;tre consid&#233;r&#233; comme un &#171; acte de l&#233;gitime d&#233;fense &#187;. Ils sugg&#233;raient de regrouper la gauche du PT sur un contenu alternatif clair, de contribuer pour ceux qui le souhaitent &#224; la construction du PSoL et surtout de nouer le dialogue entre les courants de gauche au sein du PT et les petites forces ind&#233;pendantes comme le PSoL. Ils insistaient finalement : &#171; le calendrier institutionnel imposera d&#232;s 2006 des choix clairs &#187;, l'ann&#233;e 2006 &#233;tant une ann&#233;e &#233;lectorale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En contradiction avec nos principes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En f&#233;vrier 2005, les membres de la majorit&#233; de la direction de la DS ne prenaient pas part &#224; la r&#233;union du Comit&#233; International, pour la premi&#232;re fois depuis que la DS a &#233;t&#233; reconnue section (alors que les camarades de la minorit&#233; de la DS avaient, eux, fait le d&#233;placement). Malgr&#233; cette absence, le CI poursuivait la discussion sur la situation br&#233;silienne, adoptait la ligne g&#233;n&#233;rale de la lettre adress&#233;e aux militants de la DS par les trois camarades susmentionn&#233;s, et votait une r&#233;solution. Celle-ci affirmait : &#171; Depuis la formation du gouvernement Lula il y a eu dans l'Internationale des r&#233;serves, des doutes ou des d&#233;saccords par rapport &#224; la participation de la tendance D&#233;mocratie socialiste au gouvernement et aux modalit&#233;s de cette participation (&#8230;) N&#233;anmoins, une fois la d&#233;cision prise par la DS, et tenant compte des arguments avanc&#233;s par la majorit&#233; des camarades br&#233;siliens, l'Internationale avait d&#233;cid&#233;, au d&#233;but du processus, de ne pas voter de r&#233;solution et d'accompagner l'exp&#233;rience. (&#8230;) L'Internationale a donc &#233;vit&#233; de poser la question de la participation au gouvernement Lula en des termes dogmatiques, sans tenir compte des caract&#233;ristiques du pays, de l'histoire du Parti des travailleurs, de ses liens aux mouvements sociaux et syndicaux. Apr&#232;s l'exp&#233;rience de ces deux derni&#232;res ann&#233;es (&#8230;) il ne fait plus de doute que l'occupation des postes au gouvernement Lula, soit au niveau minist&#233;riel, soit &#224; d'autres fonctions de responsabilit&#233;s politiques, est contradictoire avec la construction d'une alternative au Br&#233;sil en coh&#233;rence avec nos positions programmatiques. &#187; (8)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant les divisions apparues au sein de la DS, le CI se pronon&#231;ait &#171; pour le maintien de relations avec toutes les composantes de la IVe Internationale au Br&#233;sil &#8212; toutes les composantes restant membres de plein droit de l'Internationale &#8212; avec l'objectif de favoriser le dialogue, les relations et l'unit&#233; d'action de toutes ces composantes dans la perspective d'une alternative politique au gouvernement Lula &#187; (9). Apr&#232;s une p&#233;riode de silence, la majorit&#233; de la DS a r&#233;agi en d&#233;cembre 2005, en publiant sur le site web &#171; Inprecor, publicaci&#243;n de la IV Internacional para Am&#233;rica Latina y el Caribe &#187; (10) une pol&#233;mique de Joaquim Soriano (11) avec un article de Fran&#231;ois Sabado (12) sur l'&#233;volution de la gauche br&#233;silienne, accusant la majorit&#233; de l'Internationale de &#171; &#034;mauvais internationalisme&#034; infest&#233; des vices du XXe si&#232;cle &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En f&#233;vrier 2006 le Comit&#233; international a une nouvelle fois tenu sa r&#233;union en l'absence de ses membres faisant partie de la direction de la DS, alors que les camarades qui ont particip&#233; &#224; la construction du PSoL &#233;taient pr&#233;sents. Une discussion a abouti &#224; l'adoption (par 25 voix contre 2) d'une r&#233;solution &#171; sur la situation politique au Br&#233;sil et la division de nos forces &#187; (13). Cette r&#233;solution r&#233;it&#233;rait que le gouvernement Lula &#171; est bien un gouvernement social-lib&#233;ral &#187; et que sa politique &#171; contraire aux int&#233;r&#234;ts populaires s'est accompagn&#233;e, cette derni&#232;re ann&#233;e, de r&#233;v&#233;lations sur les m&#233;thodes politiques et les pratiques de corruption qui ne diff&#232;rent en rien de celles des gouvernements bourgeois traditionnels &#187;. Elle notait que &#171; la majeure partie de la gauche du PT, y compris les camarades de la DS-PT, n'ont pas d&#233;fendu lors des derni&#232;res &#233;lections internes du parti, une politique de rupture avec ce gouvernement &#187; et que la DS &#171; continue &#224; militer dans ce parti, en confirmant sa participation au gouvernement et en renfor&#231;ant son int&#233;gration dans la direction du parti &#8212; un responsable de la DS occupant le poste de secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du PT &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soutien &#224; Helo&#237;sa Helena, non &#224; Lula&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir indiqu&#233; un an plus t&#244;t que &#171; l'ann&#233;e 2006 imposera les choix clairs &#187;, le CI notait que &#171; la candidature de Lula &#224; la pr&#233;sidence repr&#233;sente la r&#233;affirmation de sa politique sociale-lib&#233;rale &#187; alors que la candidature de notre camarade Helo&#237;sa Helena, pr&#233;sent&#233;e par le PSoL, &#171; peut permettre &#224; des millions de Br&#233;siliens de manifester leur volont&#233; de r&#233;sister aux attaques du capitalisme lib&#233;ral et de changer les choses &#187;, de &#171; rassembler une gauche radicale, une gauche anticapitaliste &#187; et &#171; reprendre le programme et les valeurs fondamentales originelles du PT, abandonn&#233;s depuis par la direction Lula &#187;. La direction de l'Internationale choisissait ainsi clairement son camp aux c&#244;t&#233;s du PSoL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, &#171; pour favoriser la continuation de la discussion et les possibilit&#233;s des convergences de tous les secteurs anticapitalistes &#187; le Comit&#233; international r&#233;affirmait &#171; le maintien de relations avec toutes les composantes de la IVe Internationale au Br&#233;sil, toutes ses composantes continuant d'&#234;tre membres du plein droit de l'Internationale &#187;. Dans ce cadre, il mandatait le Bureau pour poursuivre la d&#233;bat avec les camarades de la DS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;unie en mars 2006, la Coordination nationale de D&#233;mocratie socialiste adoptait pour sa part une r&#233;solution intitul&#233;e &#171; Une politique internationaliste pour le XXIe si&#232;cle &#187;, qui r&#233;it&#232;re l'argumentation de l'article de Joaquim Soriano et s'abstient de tout d&#233;bat de fond sur le Br&#233;sil. Ce texte juge que &#171; &#224; l'initiative des instances dirigeantes de la IVe Internationale, une trajectoire de travail commun et de respect mutuel a ainsi &#233;t&#233; interrompue &#187;, ce qui pourrait &#234;tre interpr&#233;t&#233; comme une rupture avec la IVe Internationale, m&#234;me si la r&#233;solution indique par ailleurs que la &#171; DS poursuivra son travail internationaliste avec ces secteurs de la IVe Internationale avec lesquels elle a d&#233;j&#224; une relation de collaboration mutuelle &#187;. Comme durant plus de vingt ans la DS avait eu une relation de collaboration mutuelle avec l'ensemble de la IVe Internationale, l'ensemble de ses &#171; secteurs &#187; &#8212; que nous appelons des &#171; sections nationales &#187; &#8212; est en droit de se sentir concern&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ex&#233;cutif de l'Internationale a d&#233;cid&#233; de laisser passer du temps &#8212; la campagne &#233;lectorale au Br&#233;sil ne constituant pas un moment propice pour une discussion d&#233;tendue sur l'internationalisme, et d'autres t&#226;ches plus importantes absorbaient nos forces. Une r&#233;ponse au document de la Coordination nationale de la DS lui a &#233;t&#233; adress&#233;e d&#233;but 2007, en pr&#233;vision de la r&#233;union du Comit&#233; international de f&#233;vrier, qui devait d&#233;battre entre autres de ce sujet. Les membres du CI de la direction de la DS n'ont une fois de plus pas jug&#233; utile de participer &#224; ce d&#233;bat. Nous esp&#233;rons cependant que parmi les centaines de camarades de la DS qui n'ont pas encore rejoint le PSoL et qui pensent construire une gauche du PT, nombreux sont ceux qui ne veulent pas rompre avec l'Internationale, dont ils n'ont plus &#233;t&#233; inform&#233;s des d&#233;bats par l'actuelle direction de la DS. C'est en premier lieu &#224; eux que la r&#233;ponse reproduite ci-apr&#232;s est adress&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Article r&#233;dig&#233; par Jo&#227;o Machado Borges Neto en date du 17 janvier 2003, repr&#233;sentant un point de vue collectif de la direction de D&#233;mocratie socialiste, paru dans Inprecor n&#176; 478/479 de janvier-f&#233;vrier 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. R&#233;solution de la VIIe Conf&#233;rence nationale de la D&#233;mocratie socialiste, novembre 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. cf. Inprecor n&#176; 491 d'avril 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. Pour la premi&#232;re fois depuis le d&#233;but des Forums sociaux, la ville de Porto Alegre n'&#233;tait plus dirig&#233;e par le PT, Raul Pont, dirigeant historique de la DS et du PT, ayant &#233;t&#233; battu par un candidat de la bourgeoisie, illustrant ainsi la d&#233;ception d'une partie de l'&#233;lectorat de gauche envers la politique du gouvernement Lula.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. cf. Inprecor n&#176; 504 d'avril 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9. ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10. Ce site web est depuis mars 2003 anim&#233; par les camarades de la DS dans le cadre du partage des t&#226;ches au sein de l'Internationale. Il faut noter que les camarades n'ont pas reproduit sur ce site les r&#233;solutions de la IVe Internationale au cours des deux derni&#232;res ann&#233;es et que la derni&#232;re publication d'une position issue de la majorit&#233; de l'Internationale (mon commentaire de la pol&#233;mique de Joaquim Soriano contre Fran&#231;ois Sabado) remonte &#224; mars 2006&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11. cf. Joaquim Soriano, &#171; Un 'mauvais internationalisme' et ses id&#233;es peu claires sur le Br&#233;sil &#187;, traduction fran&#231;aise dans Inprecor n&#176; 513/514 de janvier-f&#233;vrier 2006. Dans ce num&#233;ro, est publi&#233; un commentaire de l'argumentation de Joaquim Soriano.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12. Fran&#231;ois Sabado, &#171; Br&#233;sil : Crise et renaissance de la gauche &#187;, Inprecor n&#176; 510 d'octobre 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13. cf. Inprecor n&#176; 515/516 de mars-avril 2006.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;solution concernant le Sri Lanka </title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Resolution-concernant-le-Sri-Lanka</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Resolution-concernant-le-Sri-Lanka</guid>
		<dc:date>2008-03-30T05:00:44Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Consid&#233;rant que la p&#233;tition sur la question nationale tamoule au Sri Lanka, issue de la campagne lanc&#233;e par la section britannique de la IVe Internationale, est la plus appropri&#233;e, le Comit&#233; International d&#233;cide de la reprendre dans tous les pays o&#249; des sections de la IVe Internationale existent. Cette r&#233;solution a &#233;t&#233; adopt&#233;e &#224; l'unanimit&#233; par le Comit&#233; International de la IVe Internationale en f&#233;vrier 2007. &lt;br class='autobr' /&gt;
La p&#233;tition &lt;br class='autobr' /&gt;
Aux gouvernements nationaux et aux institutions internationales qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-comite-international-2007-" rel="directory"&gt;comit&#233; international 2007&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Consid&#233;rant que la p&#233;tition sur la question nationale tamoule au Sri Lanka, issue de la campagne lanc&#233;e par la section britannique de la IVe Internationale, est la plus appropri&#233;e, le Comit&#233; International d&#233;cide de la reprendre dans tous les pays o&#249; des sections de la IVe Internationale existent. Cette r&#233;solution a &#233;t&#233; adopt&#233;e &#224; l'unanimit&#233; par le Comit&#233; International de la IVe Internationale en f&#233;vrier 2007.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La p&#233;tition&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux gouvernements nationaux et aux institutions internationales qui soutiennent le gouvernement sri lankais :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non &#224; la guerre au Sri Lanka ! Autod&#233;termination du peuple tamoul !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement du Sri Lanka m&#232;ne une guerre non d&#233;clar&#233;e contre le peuple tamoul qui a lutt&#233; depuis plus de deux d&#233;cennies pour le droit l&#233;gitime de s'autog&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement de Mahinda Rajapaksa, &#233;lu en novembre 2005 sur des bases chauvines cinghalaises, a viol&#233; de mani&#232;re unilat&#233;rale l'accord de cessez-le-feu sign&#233; avec le LTTE [Tigres de lib&#233;ration de l'Eelam Tamoul]. Il a eu recours &#224; des bombardements a&#233;riens, proscrits clairement au terme de l'accord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ao&#251;t 2006, l'arm&#233;e de l'air du Sri Lanka a d&#233;truit un orphelinat &#224; Sencholai, tuant 50 enfants. L'opposition antiguerre a subi des pressions inimaginables. Le d&#233;put&#233; tamoul Nadaraja Raviraj a &#233;t&#233; assassin&#233; par balles &#224; Colombo le 9 novembre 2006. D'autres militants ont re&#231;u des menaces de mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soutien ext&#233;rieur joue un r&#244;le essentiel pour permettre au r&#233;gime de Mahinda de poursuivre sa guerre meurtri&#232;re. Les chefs de l'arm&#233;e sri lankaise sont entra&#238;n&#233;s dans l'&#233;cole militaire britannique de Sandhurst, pendant que les Tigres tamouls (LTTE) sont interdits en tant qu'organisation pr&#233;tendument &#171; terroriste &#187; &#224; travers l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous demandons &#224; nos gouvernements et aux institutions internationales de lever toutes les interdictions frappant le LTTE et d'exiger du gouvernement sri lankais :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; l'arr&#234;t des bombardements ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; l'arr&#234;t des disparitions et du soutien accord&#233; aux paramilitaires ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; l'ouverture de la route A9 et d'autres itin&#233;raires d'acc&#232;s de fa&#231;on &#224; permettre aux aides humanitaires essentielles de parvenir aux secteurs tamouls dans le nord ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; la r&#233;ouverture des n&#233;gociations avec le LTTE pour une solution juste qui soit acceptable pour le peuple tamoul.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le fiasco imp&#233;rial !</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Le-fiasco-imperial</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Le-fiasco-imperial</guid>
		<dc:date>2007-03-21T00:45:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Moyen-Orient</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#8211; LE FIASCO IMPERIAL &lt;br class='autobr' /&gt;
1. Le consensus bipartisan avec lequel la classe dirigeante &#233;tats-unienne avait approuv&#233; la campagne militaire de l'administration Bush apr&#232;s le 11 septembre 2001, y compris l'invasion de l'Irak, s'est effrit&#233; devant les d&#233;boires de l'occupation de ce dernier pays. Les d&#233;bats qui traversent l'establishment &#233;tats-unien ne portent cependant pas sur ce qui continue &#224; faire l'unanimit&#233; en son sein : l'importance strat&#233;gique majeure du contr&#244;le sur la r&#233;gion du Golfe et sur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-comite-international-2007-" rel="directory"&gt;comit&#233; international 2007&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Moyen-Orient-125-+" rel="tag"&gt;Moyen-Orient&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; - LE FIASCO IMPERIAL&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Le consensus bipartisan avec lequel la classe dirigeante &#233;tats-unienne avait approuv&#233; la campagne militaire de l'administration Bush apr&#232;s le 11 septembre 2001, y compris l'invasion de l'Irak, s'est effrit&#233; devant les d&#233;boires de l'occupation de ce dernier pays. Les d&#233;bats qui traversent l'establishment &#233;tats-unien ne portent cependant pas sur ce qui continue &#224; faire l'unanimit&#233; en son sein : l'importance strat&#233;gique majeure du contr&#244;le sur la r&#233;gion du Golfe et sur l'Irak. Il s'agit plut&#244;t de d&#233;bats sur le meilleur moyen de limiter les d&#233;g&#226;ts de l'op&#233;ration Irak, en assurant la mainmise &#224; long terme de Washington sur cette partie du monde. Il s'agit aussi de d&#233;bats sur la facon d'affronter l'Iran. Le r&#233;gime des mollahs iraniens est percu par l'administration Bush comme un &#233;quivalent islamique du Venezuela de Hugo Chavez : un r&#233;gime s'appuyant sur la marge d'autonomie que lui donnent ses ressources p&#233;trolieres pour rejeter la tutelle de Washington et s'opposer a son h&#233;g&#233;monie r&#233;gionale. Des membres de l'establishment &#233;tats-unien mettent plutot l'accent sur la possibilit&#233; d'aboutir a un modus vivendi avec T&#233;h&#233;ran en soulignant l'ouverture du r&#233;gime iranien au n&#233;olib&#233;ralisme, qui le distingue fortement de la radicalisation sociale en cours en Am&#233;rique latine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Le bilan des exp&#233;ditions imp&#233;rialistes men&#233;es par l'administration Bush depuis les attentats sur le sol des Etats-Unis est tout a fait d&#233;sastreux. En Afghanistan meme, ce sont les Talibans qui sont aujourd'hui a l'offensive : une partie consid&#233;rable du pays est de nouveau sous leur contr&#244;le, et la pr&#233;sence des troupes &#233;tats-uniennes et alli&#233;es est devenue la principale cause de la nouvelle expansion de ce mouvement dont Washington avait pr&#233;tendu &#171; lib&#233;rer &#187; le pays. La vie de la population afghane sous la coupe des seigneurs de la guerre int&#233;gristes islamiques de l'Alliance du Nord et sous la tutelle des forces d'occupation occidentales, loin des pr&#233;tentions mensongeres de d&#233;mocratisation et de modernisation de l'Afghanistan et de lib&#233;ration de ses femmes, a r&#233;ussi l'exploit de faire regretter les Talibans a des r&#233;gions entieres du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I - IRAK&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. C'est cependant l'Irak qui &#233;tait l'objectif principal de l'offensive imp&#233;riale, et c'est le fiasco irakien qui repr&#233;sente l'&#233;chec le plus grave de l'administration Bush. Son plan initial - n&#233;o-conservateur - pr&#233;voyait l'&#233;tablissement en Irak d'un r&#233;gime &#224; fa&#231;ade &#171; d&#233;mocratique &#187; dot&#233; d'une base sociale majoritaire et domin&#233; par les alli&#233;s de Washington. Il a vite &#233;t&#233; constat&#233; que cette base n'existait pas, et que les forces dominantes parmi les chiites irakiens - la communaut&#233; qui &#233;tait cens&#233; &#234;tre reconnaissante aux Etats-Unis - &#233;taient les forces pro-iraniennes. L'&#233;chec de ce plan a conduit l'administration, en l'absence de partenaires fiables pour un v&#233;ritable sc&#233;nario d'&#171; irakisation &#187; du conflit, &#224; jouer sur les divisions confessionnelles et ethniques entre les Irakiens pour maintenir son h&#233;g&#233;monie. Cette pratique a fini par alimenter une dynamique de guerre civile confessionnelle, qui a connu un tournant tragique apr&#232;s f&#233;vrier 2006 (attentat anti-chiite de Samarra) - une trag&#233;die dont les femmes font partie des principales victimes. En retour, cette dynamique a rendu l'&#233;chec de l'administration Bush plus &#233;vident encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. L'administration Bush a d&#233;cid&#233; de jouer son va-tout en pratiquant une escalade militaire destin&#233;e &#224; prendre le contr&#244;le militaire de la capitale, Bagdad, tout en essayant d'isoler son principal ennemi : le courant dirig&#233; par Moqtada al-Sadr. Cette tactique suppose pour r&#233;ussir que Washington puisse briser l'alliance des forces chiites. En m&#234;me temps, l'administration Bush augmente consid&#233;rablement sa pression sur T&#233;h&#233;ran, multipliant des gesticulations militaires qui donnent &#224; croire qu'elle pr&#233;pare un assaut contre l'Iran. Le tout est cors&#233; par une politique r&#233;gionale visant &#224; contrecarrer l'influence de l'Iran en avivant la tension confessionnelle entre chiites et sunnites &#224; l'&#233;chelle de l'ensemble du Moyen-Orient. Dans cette entreprise criminelle, Washington agit en collusion avec ses alli&#233;s arabes sunnites : les monarchies p&#233;troli&#232;res du Golfe, men&#233;es par le royaume saoudien ultra-int&#233;griste et inf&#233;od&#233; &#224; Washington, ainsi que l'Egypte et la Jordanie. La question du nucl&#233;aire iranien est exploit&#233;e par Washington pour effrayer ses partenaires r&#233;gionaux et internationaux. La motivation imp&#233;rialiste de cette attitude est d'autant plus claire qu'Isra&#235;l, alli&#233; privil&#233;gi&#233; des Etats-Unis, est, depuis longtemps d&#233;j&#224;, une puissance nucl&#233;aire et, de surcro&#238;t, un Etat non-signataire du TNP, contrairement &#224; l'Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. La politique de l'administration Bush &#233;quivaut &#224; une dangereuse fuite en avant, qui n'est pas surprenante de la part d'une &#233;quipe ayant d&#233;j&#224; fait preuve d'un aventurisme aujourd'hui d&#233;nonc&#233; par une majorit&#233; croissante de la classe dirigeante &#233;tats-unienne. L'autre option majeure dans les rangs de l'establishment (Baker-Hamilton) appelle &#224; chercher &#224; sortir les Etats-Unis de l'impasse par des moyens avant tout politiques, notamment en n&#233;gociant des compromis avec l'Iran et la Syrie. Il s'agirait ainsi de limiter les d&#233;g&#226;ts et de tenter de consolider une h&#233;g&#233;monie moins absolue et autoritaire que celle qu'envisageait l'administration Bush. Cette derni&#232;re rejette une telle option comme repr&#233;sentant une d&#233;faite majeure pour le projet d'h&#233;g&#233;monie mondiale unipolaire des Etats-Unis, qu'elle poursuit depuis son arriv&#233;e au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Les &#233;v&#233;nements des mois &#233;coul&#233;s ont confirm&#233; une caract&#233;ristique de la &#171; r&#233;sistance &#187; irakienne apparue depuis le d&#233;but : celle-ci n'est pas uniquement une r&#233;sistance nationale &#224; l'occupant imp&#233;rialiste, mais elle est aussi une force de guerre civile confessionnelle. Les organisations arm&#233;es n&#233;es dans les r&#233;gions arabes sunnites de l'Irak menaient, depuis leur apparition, &#224; la fois un combat l&#233;gitime contre l'occupation et un combat r&#233;actionnaire contre le r&#232;gne de la majorit&#233; chiite. Depuis un an, le principal courant agissant contre l'occupation parmi les Arabes chiites est &#224; son tour engag&#233; dans une pratique sanglante de repr&#233;sailles confessionnelles. Le projet de Moqtada al-Sadr d'unifier les Arabes irakiens dans une opposition nationaliste commune &#224; l'occupant semble d&#233;finitivement compromis. La seule force menant un combat encore susceptible aujourd'hui de rencontrer un appui dans toutes les communaut&#233;s irakiennes est une force de classe : le syndicat des ouvriers du p&#233;trole. Ce combat est d'autant plus important qu'il tourne autour de l'enjeu principal de l'invasion de l'Irak. Il doit &#234;tre appuy&#233; par les anti-imp&#233;rialistes et par le mouvement ouvrier de tous les pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II - LIBAN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. L'offensive isra&#233;lienne contre le Hezbollah libanais en juillet-ao&#251;t 2006 s'inscrivait dans la volont&#233; des Etats-Unis de briser l'influence iranienne au Moyen-Orient. D&#232;s que l'administration Bush eut achev&#233; son invasion de l'Irak, elle s'occupa prioritairement d'affronter l'Iran et choisit comme terrain privil&#233;gi&#233; de cette confrontation le Liban, o&#249; s'offraient deux cibles alli&#233;es de T&#233;h&#233;ran : la pr&#233;sence syrienne et le Hezbollah. Sur ce dossier, contrairement au dossier Irakien, Washington put compter sur la collaboration active de Paris. Toutefois, l'incapacit&#233; des alli&#233;s libanais de Washington de r&#233;duire le Hezbollah a convaincu les Etats-Unis de s'en remettre &#224; Isra&#235;l pour cette t&#226;che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. L'offensive isra&#233;lienne a subi un &#233;chec retentissant : non seulement le Hezbollah a amplement d&#233;montr&#233; sa capacit&#233; dissuasive face &#224; Isra&#235;l, mais il a m&#234;me r&#233;ussi &#224; porter le combat &#224; l'int&#233;rieur m&#234;me de l'Etat isra&#233;lien pour la premi&#232;re fois dans l'histoire des guerres isra&#233;lo-arabes. Washington et Paris furent contraints d'avoir recours &#224; un &#171; plan B &#187; : le d&#233;ploiement de forces de l'OTAN (Allemagne, Espagne, France, Italie et Turquie, en particulier) au Liban sud, sous couverture onusienne, en attendant l'occasion propice pour que ces forces secondent le gouvernement libanais, domin&#233; par les alli&#233;s de Washington et Paris, dans une nouvelle tentative visant &#224; r&#233;duire et d&#233;sarmer le Hezbollah.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Depuis lors, les tensions politiques se sont consid&#233;rablement accrues au Liban entre alli&#233;s de Washington et Paris et alli&#233;s de Damas et T&#233;h&#233;ran. Les forces constituant le bloc de l'opposition, au c&#244;t&#233; du Hezbollah, ne sont pas diff&#233;rentes qualitativement de celles qui composent la majorit&#233;. Elles m&#232;nent une bataille pour une redistribution du pouvoir entre opposition et majorit&#233; de sorte &#224; &#171; associer &#187; l'opposition aux d&#233;cisions gouvernementales. La fa&#231;on dont l'opposition s'est abstenue d'organiser une mobilisation r&#233;elle contre le programme n&#233;olib&#233;ral adopt&#233; en vue de la conf&#233;rence dite de &#171; Paris-3 &#187; sur le Liban et sa dette t&#233;moigne bien de sa nature sociopolitique. La bataille en cours vise donc prioritairement &#224; n&#233;gocier un compromis au sein de la classe dirigeante, m&#234;me si l'opposition avance en m&#234;me temps l'exigence d&#233;mocratique d'une nouvelle loi &#233;lectorale et d'&#233;lections parlementaires anticip&#233;es. Toutefois, l'administration Bush incite ses alli&#233;s libanais &#224; adopter une attitude intransigeante ; ses alli&#233;s les plus proches ont m&#234;me une attitude provocatrice, r&#233;v&#233;lant le d&#233;sir de Washington de pousser les Libanais &#224; la guerre civile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Malgr&#233; le fait qu'il s'agisse d'une organisation int&#233;griste islamique, le Hezbollah ne peut pas &#234;tre mis sur le m&#234;me plan que des courants terroristes de l'int&#233;grisme islamique : la fa&#231;on dont l'administration Bush et Isra&#235;l tentent de l'assimiler &#224; Al-Qaida doit &#234;tre fermement d&#233;nonc&#233;e. Le Hezbollah est un parti de masse devenu le principal bras arm&#233; de la communaut&#233; chiite, majoritaire dans les couches pauvres de la population libanaise, dans sa r&#233;sistance aux agressions r&#233;p&#233;t&#233;es d'Isra&#235;l. Dans ce sens, la r&#233;sistance arm&#233;e men&#233;e par le Hezbollah est une lutte l&#233;gitime, et l'organisation ne saurait &#234;tre mise sur le m&#234;me plan que les fractions de la &#171; r&#233;sistance irakienne &#187;. Il est donc l&#233;gitime pour la gauche libanaise de s'allier avec le Hezbollah dans la r&#233;sistance &#224; Isra&#235;l et aux forces imp&#233;rialistes. La gauche internationale anti-imp&#233;rialiste a le devoir d'apporter son soutien politique &#224; la r&#233;sistance libanaise, ind&#233;pendamment de la nature sociale et politique de sa direction, et bien qu'elle soit men&#233;e par le Hezbollah - tout en critiquant cette organisation pour sa nature int&#233;griste et confessionnelle et pour son attitude sur les questions sociales et politiques. Toutefois, c'est &#224; la gauche libanaise - et, en particulier, &#224; sa principale organisation, le Parti communiste libanais, lui-m&#234;me engag&#233; dans la r&#233;sistance - que les forces anti-imp&#233;rialistes internationales et le mouvement ouvrier doivent apporter leur soutien privil&#233;gi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;III - PALESTINE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. L'offensive isra&#233;lienne men&#233;e contre Gaza depuis juin 2006 s'inscrit, elle aussi, dans le m&#234;me cadre strat&#233;gique r&#233;gional que celui qui a pr&#233;sid&#233; aux &#233;v&#233;nements libanais : l'action de l'administration Bush contre l'Iran et ses alli&#233;s. La victoire du Hamas aux &#233;lections l&#233;gislatives de janvier 2006 fut per&#231;ue comme un revers grave par Washington, qui exer&#231;a imm&#233;diatement une forte pression sur ses alli&#233;s europ&#233;ens pour frapper d'ostracisme le nouveau gouvernement palestinien d&#233;mocratiquement &#233;lu. En m&#234;me temps, Washington exer&#231;ait une forte pression sur son partenaire palestinien, Mahmoud Abbas et les secteurs de droite dominants dans l'appareil du Fatah, pour rejeter toute perspective de compromis et de gouvernement d'union nationale avec le Hamas. C'est pour emp&#234;cher une telle &#233;volution que l'offensive isra&#233;lienne fut lanc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. L'alliance avec le Hamas, une organisation int&#233;griste islamique sunnite, est un atout pr&#233;cieux pour T&#233;h&#233;ran : elle permet &#224; l'Iran chiite de faire la d&#233;monstration de son panislamisme et de contrecarrer les tentatives de l'isoler, en tant que chiite, des sunnites largement majoritaires dans le monde arabe et au sein de l'Islam. C'est pour cette raison qu'il est une cible prioritaire de Washington et d'Isra&#235;l au m&#234;me titre que le Hezbollah, en plus de l'attitude radicalement anti-isra&#233;lienne qu'il partage avec son alli&#233; libanais. Comme au Liban, Isra&#235;l s'est montr&#233; incapable de r&#233;duire le Hamas dans son bastion principal de Gaza, &#224; d&#233;faut de r&#233;occuper le secteur &#224; un co&#251;t militaire et politique prohibitif. La tactique principale consiste donc &#224; combiner les coups port&#233;s de l'ext&#233;rieur par Isra&#235;l avec l'incitation des Palestiniens &#224; la guerre civile, notamment en armant les appareils alli&#233;s &#224; Washington au sein du Fatah et en les poussant &#224; l'intransigeance et &#224; la provocation. Les d&#233;boires de l'administration Bush ont incit&#233; les alli&#233;s arabes de Washington a favoriser plutot un compromis entre les fractions palestiniennes, afin que T&#233;h&#233;ran ne puisse plus tirer un profit politique de son soutien au Hamas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Comme le Hezbollah, le Hamas est un mouvement &#224; base de masse, devenu l'expression de la volont&#233; de r&#233;sistance d'une fraction importante de la population palestinienne. Sa r&#233;putation de d&#233;vouement et d'honn&#234;tet&#233; contraste avec la r&#233;putation et la r&#233;alit&#233; mafieuses des appareils de l'Autorit&#233; palestinienne domin&#233;s par le Fatah. Toutefois, sa nature programmatique se traduit par une incapacit&#233; profonde &#224; formuler une politique pouvant contribuer &#224; briser le consensus sioniste ; plus m&#234;me, le Hamas a longtemps contribu&#233; &#224; produire et consolider ce consensus par le recours &#224; des attentats-suicides visant les civils isra&#233;liens sans distinction. En un sens, le Hamas est &#171; l'ennemi pr&#233;f&#233;r&#233; &#187; de la droite sioniste qui n'a pas peu contribu&#233; &#224; le renforcer par ses provocations militaires comme par l'humiliation de ses adversaires &#224; la t&#234;te de l'Autorit&#233; palestinienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Les anti-imp&#233;rialistes et le mouvement ouvrier doivent soutenir le droit du peuple palestinien &#224; choisir librement son gouvernement, et lutter &#233;nergiquement contre l'&#233;tranglement du gouvernement du Hamas par Isra&#235;l, les Etats-Unis et leurs alli&#233;s europ&#233;ens. Ils doivent se porter solidaires de la r&#233;sistance l&#233;gitime du peuple palestinien aux agressions isra&#233;liennes, ind&#233;pendamment de la nature des forces qui m&#232;nent cette r&#233;sistance. Toutefois, ils doivent tisser des liens de solidarit&#233; privil&#233;gi&#233;s avec les organisations de la gauche palestinienne qui m&#232;nent un combat politique ind&#233;pendant contre la droite palestinienne alli&#233;e &#224; Washington et un combat id&#233;ologique contre l'int&#233;grisme islamique au sein de la population palestinienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IV - T&#194;CHES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;boires militaires et politiques de l'offensive imp&#233;rialiste au Moyen-Orient cr&#233;ent de toute &#233;vidence un cadre particuli&#232;rement propice &#224; une relance &#233;nergique du mouvement antiguerre. Aujourd'hui, les Etats-Unis et leurs alli&#233;s sont engag&#233;s, selon des combinaisons variables, dans trois guerres r&#233;gionales - Afghanistan, Irak et Palestine - auxquelles s'ajoute une guerre pour le moment latente, celle du Liban. En m&#234;me temps, l'administration Bush s'est lanc&#233;e ostensiblement dans des pr&#233;paratifs de guerre contre l'Iran, et n'h&#233;site pas &#224; &#233;largir le champ r&#233;gional de son action militaire, comme l'a d&#233;montr&#233; r&#233;cemment son intervention en Somalie. L'administration Bush est aux abois, mais comme une b&#234;te f&#233;roce aux abois, elle n'en est que plus dangereuse. Il y a urgence &#224; redoubler d'efforts afin de construire un puissant mouvement antiguerre pour la cessation imm&#233;diate et inconditionnelle des exp&#233;ditions imp&#233;rialistes, autour des axes prioritaires suivantes :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; contre toute agression contre l'Iran
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; pour le retrait d'Irak des troupes d'occupation
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; pour le retrait d'Afghanistan des troupes d'intervention &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; pour le retrait du Liban des forces de l'OTAN
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; pour la cessation de l'ing&#233;rence dans les affaires int&#233;rieures des Palestiniens et la lev&#233;e des sanctions qui les frappent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce combat, la Quatri&#232;me Internationale nouera des liens de solidarit&#233; privil&#233;gi&#233;s avec les forces syndicales et politiques menant un combat progressiste dans la r&#233;gion, et visera &#224; favoriser la construction d'une gauche &#224; la fois d&#233;mocratique, f&#233;ministe et anti-imp&#233;rialiste au Moyen-Orient.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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