<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.lagauche.ca/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>La Gauche</title>
	<link>https://www.lagauche.ca/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lagauche.ca/spip.php?id_rubrique=27&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>La Gauche</title>
		<url>https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L144xH75/siteon0-d17a8.jpg?1629928024</url>
		<link>https://www.lagauche.ca/</link>
		<height>75</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Manifeste du Mouvement Montr&#233;al fran&#231;ais</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Manifeste-du-Mouvement-Montreal-francais</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Manifeste-du-Mouvement-Montreal-francais</guid>
		<dc:date>2010-09-22T01:16:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mouvement Montr&#233;al Fran&#231;ais</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Question nationale</dc:subject>
		<dc:subject>Langue fran&#231;aise au Qu&#233;bec</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Faire du fran&#231;ais la langue publique commune &#224; Montr&#233;al est un facteur essentiel de l'inclusion des nouveaux arrivants &#224; la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise. C'est la condition premi&#232;re pour assurer l'avenir du fran&#231;ais au Qu&#233;bec, seul &#201;tat majoritairement francophone de l'Am&#233;rique du nord. C'est contribuer &#224; la d&#233;fense de la diversit&#233; culturelle dans la mondialisation. &lt;br class='autobr' /&gt; Le constat des plus r&#233;centes &#233;tudes sur la langue fran&#231;aise est sans &#233;quivoque : Le fran&#231;ais est encore loin d'&#234;tre la langue publique (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Question-nationale-" rel="directory"&gt;Question nationale&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Quebec-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Question-nationale-267-+" rel="tag"&gt;Question nationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Langue-francaise-au-Quebec-+" rel="tag"&gt;Langue fran&#231;aise au Qu&#233;bec&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH123/arton3042-5b66d.png?1629928024' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='123' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Faire du fran&#231;ais la langue publique commune &#224; Montr&#233;al est un facteur essentiel de l'inclusion des nouveaux arrivants &#224; la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise. C'est la condition premi&#232;re pour assurer l'avenir du fran&#231;ais au Qu&#233;bec, seul &#201;tat majoritairement francophone de l'Am&#233;rique du nord. C'est contribuer &#224; la d&#233;fense de la diversit&#233; culturelle dans la mondialisation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le constat des plus r&#233;centes &#233;tudes sur la langue fran&#231;aise est sans &#233;quivoque :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le fran&#231;ais est encore loin d'&#234;tre la langue publique commune au Qu&#233;bec alors que l'usage du fran&#231;ais comme langue de travail stagne depuis une vingtaine d'ann&#233;es. &#192; Montr&#233;al en 2001 les travailleurs allophones &#233;taient aussi nombreux &#224; travailler en anglais qu'en fran&#231;ais.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le pouvoir d'attraction de l'anglais est toujours largement disproportionn&#233; par rapport &#224; celui du fran&#231;ais. Selon le dernier recensement de Statistique Canada, en 2006 les transferts linguistiques apparents des allophones se font &#224; 46 % vers l'anglais &#224; Montr&#233;al alors qu'ils devraient se faire &#224; 90 % vers le fran&#231;ais pour respecter le poids d&#233;mographique des francophones. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Sur l'&#238;le de Montr&#233;al, la proportion des francophones selon la langue parl&#233;e &#224; la maison est de 54,2 %, soit 7.6 points de pourcentage de moins qu'en 1986 (61,8 %). Cette tendance, dans un contexte de bilinguisme institutionnel, affaiblira encore davantage le pouvoir d'attraction du fran&#231;ais.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les &#233;tudes pr&#233;visionnelles indiquent une minorisation de la population de langue d'usage fran&#231;aise &#224; moyen terme &#224; Montr&#233;al, ce qui aura un impact majeur dans l'ensemble du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, nous, citoyens et citoyennes du Mouvement Montr&#233;al fran&#231;ais lan&#231;ons un appel &#224; la mobilisation pour contrer le recul du fran&#231;ais &#224; Montr&#233;al et r&#233;aliser enfin l'objectif fondamental de la Charte de la langue fran&#231;aise, qui est de faire du fran&#231;ais la v&#233;ritable langue commune et officielle au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes nombreux &#224; vouloir combattre le d&#233;faitisme ambiant, qui pousse &#224; l'inaction et &#224; la capitulation devant la fragilit&#233; du fran&#231;ais en Am&#233;rique du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1- Briser le silence sur la question du fran&#231;ais.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous d&#233;non&#231;ons le silence que gardent la plupart des m&#233;dias et des politiciens sur la situation du fran&#231;ais au Qu&#233;bec. Certains veulent &#233;viter &#224; tout prix de soulever le couvercle de la &#171; marmite linguistique &#187;. Cette attitude constitue un recul en soi. Les Qu&#233;b&#233;cois se voient ainsi priv&#233;s d'une information vitale sur l'avenir du fran&#231;ais. L'absence de r&#233;actions a ainsi insidieusement l&#233;gitim&#233; le bilinguisme institutionnel qui s'est r&#233;pandu dans les services publics et sur le march&#233; du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'adoption de la loi 101 nous a permis de faire des progr&#232;s r&#233;els, mais partiels et fragiles : les francophones, en partie gr&#226;ce &#224; cette loi, ont effectu&#233; un certain rattrapage sur le plan &#233;conomique ; le fran&#231;ais, dans certains secteurs, avait commenc&#233; &#224; prendre sa place normale sur le march&#233; du travail. Cependant, malgr&#233; leur importance, ces progr&#232;s sont loin d'assurer l'avenir de notre langue. Trop de chemin reste &#224; parcourir pour que l'on continue &#224; se taire. L'anglais reste encore trop souvent la langue commune utilis&#233;e entre personnes de langues maternelles diff&#233;rentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi 101 a &#233;t&#233; un geste historique de lib&#233;ration et d'affranchissement. Combattue et sap&#233;e d&#232;s son instauration, elle a subi plus de 200 amendements qui l'ont affaiblie dans la plupart de ses secteurs d'application. Les lois 57, 178 et 86, en favorisant le retour du bilinguisme institutionnel, ont min&#233; le pouvoir d'attraction du fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une d&#233;sinformation d&#233;lib&#233;r&#233;e ou inconsciente laisse croire que le fran&#231;ais se porte bien au Qu&#233;bec et que tout effort pour le renforcer rel&#232;ve de l'intol&#233;rance ; loin de briser &#171; les deux solitudes &#187;, cette attitude obscurantiste favorise leur persistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour obtenir un r&#233;el rapprochement entre tous les citoyens, il faut faire face au vrai d&#233;bat ; les progr&#232;s accomplis dans le pass&#233; ne doivent pas masquer tout le chemin qu'il reste &#224; parcourir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2- Refuser que la mondialisation serve de pr&#233;texte &#224; l'anglicisation.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un nombre croissant d'entreprises &#233;tablies chez nous invoquent la mondialisation pour obliger leurs employ&#233;s &#224; transiger en anglais &#224; l'int&#233;rieur m&#234;me du Qu&#233;bec. La mondialisation ne justifie en rien le recours &#224; l'anglais entre Qu&#233;b&#233;cois de langues maternelles diverses dans les entreprises et le commerce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La connaissance de plusieurs langues (et notamment de l'anglais) constitue certes un enrichissement individuel ; elle doit nous ouvrir aux autres cultures et non devenir un outil d'assimilation. La mondialisation ne doit pas, en les anglicisant, uniformiser les cultures nationales apr&#232;s les avoir r&#233;duites au rang de simples marchandises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Qu&#233;b&#233;coises et les Qu&#233;b&#233;cois n'ont pas &#224; se culpabiliser de vouloir vivre en fran&#231;ais. Partout dans le monde existent des lois linguistiques. Dans la plupart des pays, elles reposent sur le principe de territorialit&#233; : sur un territoire donn&#233;, une seule langue est utilis&#233;e dans le secteur public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Qu&#233;bec est le seul &#201;tat majoritairement francophone en Am&#233;rique du Nord ; c'est le seul &#201;tat o&#249; le fran&#231;ais peut &#234;tre la langue officielle et commune. La r&#233;gion m&#233;tropolitaine de Montr&#233;al comprendra bient&#244;t de la moiti&#233; de la population du Qu&#233;bec. Elle compte aussi pr&#232;s de 80 % de sa population d'expression anglaise, h&#233;berge la direction de la plupart des filiales d'entreprises &#233;trang&#232;res et accueille plus de 85 % des nouveaux arrivants au Qu&#233;bec. L'anglicisation de Montr&#233;al porterait un coup fatal &#224; notre culture et &#224; notre identit&#233; en tant que peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3- Contrer le bilinguisme des services publics.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ren&#233; L&#233;vesque affirmait qu'&#224; sa mani&#232;re, chaque affiche bilingue dit &#224; l'immigrant : il y a deux langues ici, le fran&#231;ais et l'anglais ; on choisit celle qu'on veut. Elle dit &#224; l'anglophone : pas besoin d'apprendre le fran&#231;ais, tout est traduit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que L&#233;vesque disait des affiches bilingues, on peut le dire du bilinguisme institutionnel en g&#233;n&#233;ral. Or, particuli&#232;rement &#224; Montr&#233;al, tous les services publics sont bilingues. &#171; For English, press nine &#187;, nous disent d'entr&#233;e de jeu les r&#233;pondeurs du gouvernement. Ils disent en fait aux nouveaux arrivants que le Qu&#233;bec ne tient pas sp&#233;cialement &#224; ce qu'ils connaissent le fran&#231;ais. Forc&#233;ment, le fran&#231;ais est alors per&#231;u comme une langue qu'il n'est pas vraiment n&#233;cessaire d'apprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Qu&#233;b&#233;cois francophones ne repr&#233;sentent que 2 % de la population de l'Am&#233;rique du Nord. Or le bilinguisme institutionnel entra&#238;ne invariablement l'assimilation des langues minoritaires. &#192; l'ext&#233;rieur du Qu&#233;bec, il n'a pas emp&#234;ch&#233; l'assimilation massive des francophones, qui s'est m&#234;me acc&#233;l&#233;r&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4- Assumer notre r&#244;le crucial dans l'accueil des nouveaux arrivants.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour inclure les autres, il faut d'abord commencer par ne pas s'exclure soi-m&#234;me. Il faut oser faire le vrai d&#233;bat. Il faut le faire rationnellement et sereinement avec tous les citoyens. La solidarit&#233; et l'ouverture aux autres sont &#224; ce prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une langue commune, c'est le fondement de la coh&#233;sion sociale, de l'int&#233;gration des nouveaux arrivants et de l'&#233;galit&#233; entre tous les citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans cet esprit pluraliste et inclusif que la Charte de la langue fran&#231;aise a &#233;t&#233; adopt&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mobilisation doit partir de la grande r&#233;gion de Montr&#233;al, m&#233;tropole fran&#231;aise des Am&#233;riques, principal point d'accueil des nouveaux arrivants au Qu&#233;bec. Faire du fran&#231;ais la langue publique commune doit constituer l'axe central d'une mobilisation de toutes les composantes de la soci&#233;t&#233; civile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mario Beaulieu, pr&#233;sident du MMF&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe des membres fondateurs :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yves Beauchemin, &#233;crivain &lt;br&gt;
Sophie Beaupr&#233;, &#233;tudiante UQAM &lt;br&gt;
Jean Dorion, pr&#233;sident SSJBM&lt;br&gt;
Pierre Dubuc, directeur de l'aut'journal&lt;br&gt;
Maria Mourani, d&#233;put&#233;e du Bloc Qu&#233;b&#233;cois d'Ahuntsic&lt;br&gt;
Farid Salem, Solidarit&#233; Qu&#233;bec Alg&#233;rie (SOQUAL)&lt;br&gt;
Patrick Sabourin, &#233;tudiant M. Sc. McGill&lt;br&gt;
Pablo Santos, travailleur social&lt;br&gt;
Lucie Tessier, &#233;tudiante UQAM&lt;br&gt;
Paolo Zambito, gestionnaire&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(tir&#233; du site Mouvement Montr&#233;al Fran&#231;ais)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Kanehsatake : 290 ans de r&#233;sistance</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Kanehsatake-290-ans-de-resistance</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Kanehsatake-290-ans-de-resistance</guid>
		<dc:date>2010-09-21T02:22:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Kanehsatake : 290 ans de r&#233;sistance&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Question-nationale-" rel="directory"&gt;Question nationale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Kanehsatake : 290 ans de r&#233;sistance&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;embed src=&#034;http://media1.nfb.ca/medias/flash/ONFflvplayer-gama.swf&#034; width=&#034;168&#034; height=&#034;143&#034; allowscriptaccess=&#034;always&#034; allowfullscreen=&#034;true&#034; flashvars=&#034;mID=IDOBJ4311&amp;image=http://media1.nfb.ca/medias/nfb_tube/thumbs_large/2009/270-years-tv-big___.jpg&amp;width=168&amp;height=143&amp;showWarningMessages=false&amp;streamNotFoundDelay=15&amp;lang=en&amp;getPlaylistOnEnd=true&amp;embeddedMode=true&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Oka et les contradictions d'une double crise nationale</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Oka-et-les-contradictions-d-une-double-crise-nationale</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Oka-et-les-contradictions-d-une-double-crise-nationale</guid>
		<dc:date>2010-09-21T02:21:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>

-
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Question-nationale-" rel="directory"&gt;Question nationale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'ind&#233;pendance, c'est un projet de soci&#233;t&#233; !</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/L-independance-c-est-un-projet-de-societe</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/L-independance-c-est-un-projet-de-societe</guid>
		<dc:date>2010-09-08T02:37:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Rioux</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Tir&#233; de PTAG mardi 22 juin 2010 &lt;br class='autobr' /&gt;
Des milliers de personnes ont march&#233; dans les rues de nombreuses villes du Qu&#233;bec pour appeler &#224; la relance du combat ind&#233;pendantiste. Ces mobilisations ont d&#233;montr&#233; que ce combat a encore du souffle. Mais notre lutte ind&#233;pendantiste est travers&#233;e par des d&#233;bats essentiels. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le premier de ces d&#233;bats est le rapport qu'elle doit entretenir avec le Parti qu&#233;b&#233;cois qui a, aujourd'hui encore, la pr&#233;tention d'en assurer la direction y compris dans les d&#233;tours et (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Question-nationale-" rel="directory"&gt;Question nationale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; de PTAG&lt;br class='autobr' /&gt;
mardi 22 juin 2010&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Des milliers de personnes ont march&#233; dans les rues de nombreuses villes du Qu&#233;bec pour appeler &#224; la relance du combat ind&#233;pendantiste. Ces mobilisations ont d&#233;montr&#233; que ce combat a encore du souffle. Mais notre lutte ind&#233;pendantiste est travers&#233;e par des d&#233;bats essentiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier de ces d&#233;bats est le rapport qu'elle doit entretenir avec le Parti qu&#233;b&#233;cois qui a, aujourd'hui encore, la pr&#233;tention d'en assurer la direction y compris dans les d&#233;tours et reports qu'il veut lui faire emprunter. Plus que jamais, l'unit&#233; qu'on doit construire autour de ce combat doit &#234;tre questionn&#233;e et d&#233;finie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le programme Marois ou la libert&#233; de profiter d'une gouvernance provincialiste !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'an dernier Pauline Marois proposait d'installer l'attentisme au poste de commande face &#224; la lutte pour la souverainet&#233; du Qu&#233;bec. Il s'agissait d'en finir avec les &#233;ch&#233;ances politiques concr&#232;tes et de proclamer sans honte que l'objectif du Parti qu&#233;b&#233;cois &#233;tait de gouverner le Qu&#233;bec comme une province de l'&#201;tat canadien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A leur dernier Conseil national, Pauline Marois a mis les points sur les i. Il s'agit de reprendre le flambeau de la r&#233;forme du f&#233;d&#233;ralisme et de faire la d&#233;monstration que l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec, n'est pas d'abord une rupture avec notre minorisation politique, le refus de la domination de l'&#201;tat canadien mais qu'elle est en fait son contraire soit la d&#233;fense des champs de comp&#233;tences d&#233;finies par la constiution f&#233;d&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pauline Marois pr&#233;tend qu'il suffirait de &#171; repousser le carcan constitutionnel canadien &#187; pour pouvoir assurer pleinement tous les pouvoirs de l'&#201;tat de la nation qu&#233;b&#233;coise. Il ne serait pas n&#233;cessaire de rompre avec le carcan constitutionnel canadien ; il ne serait pas n&#233;cessaire de r&#233;aliser l'ind&#233;pendance effective en s'appuyant sur la mobilisation populaire. Non, il suffirait d'exiger de nouveaux pouvoirs, de nouveaux espaces fiscaux, pour agir en souverainistes. Bref, il suffirait de r&#233;former le Canada dans un sens autonomiste pour &#234;tre souverainiste. Le discours de Pauline Marois, est une invitation &#224; nous satisfaire de la confusion politique, pour pourvoir remettre &#224; apr&#232;s demain les t&#226;ches de l'heure, soit celle de lutter pour l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec et de la cr&#233;ation des conditions politiques qui rendront cette derni&#232;re possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un gouvernement provincial, prenant une pose souverainiste, pour mieux diffuser un discours sur la possibilit&#233; de r&#233;former le f&#233;d&#233;ralisme, voil&#224; &#224; quoi se r&#233;sume l'impasse que nous invite &#224; emprunter Pauline Marois. Pas &#233;tonnant qu'un souverainiste comme Jacques Parizeau ait eu de la mis&#232;re &#224; y retrouver ses petits. Mais au lieu, de r&#233;pondre &#224; son appel de faire de la souverainet&#233; un objectif strat&#233;gique r&#233;el du Parti qu&#233;b&#233;cois, on a reproch&#233; &#224; M. Parizeau, gentiment il est vrai, un mouvement d'humeur : trop press&#233;, trop impatient, mais en accord avec &#171; Pauline &#187; dans le fond. Tout pour brouiller les pistes, et pour cacher la soif du pouvoir de l'&#233;lite politique &#034;souverainiste&#034; &#224; prendre les rennes du pouvoir et les privil&#232;ges qui l'accompagnent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pauline Marois cherche &#224; &#233;liminer toute d&#233;marche strat&#233;gique clairement affirm&#233;e du programme du Parti qu&#233;b&#233;cois. Elle avait d&#233;j&#224; &#233;limin&#233; le peuple de la d&#233;marche en renvoyant au calendes grecques le recours au r&#233;f&#233;rendum ; elle a aussi r&#233;ussi &#224; &#233;liminer son parti en faisant d'elle-m&#234;me l'ultime d&#233;cideure de la tenue ou non d'un r&#233;f&#233;rendum. L'orientation propos&#233;e s'&#233;loigne radicalement de toute d&#233;marche de souverainet&#233; populaire par la concentration de l'avenir de ce parti mais les seules mains de Pauline Marois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La libert&#233; qu'exige Pauline Marois, n'est pas celle qui sera le fruit de la lib&#233;ration de la domination f&#233;d&#233;rale, ce n'est pas celle d'une souverainet&#233; populaire pleinement assum&#233;e dans tous les domaines de notre vie sociale et nationale, c'est celle d'une &#233;quipe qui r&#234;ve d'administrer un palier provincial de l'&#201;tat canadien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Construire une unit&#233; populaire pour l'ind&#233;pendance !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La minorisation politique de la nation qu&#233;b&#233;coise se poursuit avec ses effets d&#233;l&#233;t&#232;res : elle n'a pas le droit de l&#233;gif&#233;rer sur la protection de la langue fran&#231;aise sans que ses l&#233;gislations soient attaqu&#233;es par la cour supr&#234;me du Canada. Elle n'a pas le choix de sa politique &#233;trang&#232;re et elle est entra&#238;n&#233;e dans des aventures guerri&#232;res contre des peuples du tiers-monde, aventures qu'elle rejette. Elle doit contribuer &#224; fournir des sommes colossales pour la reconstruction de l'arm&#233;e canadienne. Elle ne peut d&#233;cider en toute libert&#233; d'un d&#233;veloppement &#233;cologique de son &#233;conomie et elle est forc&#233;e d'&#234;tre partie prenante de la croissance de la fili&#232;re p&#233;troli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; M&#234;me dans des domaines vitaux pour son existence &#8722; la langue, la culture, les communications et l'immigration &#8722;, notre nation doit se plier aux d&#233;cisions du parlement canadien et aux jugements de la Cour supr&#234;me du Canada. &#187;(La marche pour l'ind&#233;pendance)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec ne sera pas le fruit d'un parti politique quel qu'il soit. Seul le peuple mobilis&#233; pour la d&#233;fense de ses int&#233;r&#234;ts les plus imm&#233;diats peut &#234;tre le vecteur de son ind&#233;pendance. C'est pourquoi, la lutte ind&#233;pendantiste a comme mission fondamentale de faire de sa majorit&#233; sociale, l'ensemble des classes ouvri&#232;re et populaires, une majorit&#233; politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut donc en finir avec la direction des &#233;lites nationalistes bourgeoises et petites bourgeoises sur notre lutte nationale. Ces &#233;lites ont d&#233;montr&#233; leur incapacit&#233; d'articuler la la lutte ind&#233;pendantiste avec la d&#233;fense des revendications &#233;galitaires permettant l'unit&#233; populaire. Ces &#233;lites ont toujours donn&#233; la priorit&#233; &#224; la d&#233;fense de leurs int&#233;r&#234;ts de classe au lieu de la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts de la majorit&#233; de la nation. L'unit&#233; populaire, l'unit&#233; du peuple du Qu&#233;bec, ne peut se construire qu'autour de sa majorit&#233; sociale, les classes ouvri&#232;re et populaires. C'est pourquoi, nous devons comprendre, que l'unit&#233; du peuple qu&#233;b&#233;cois, ne se construira pas autour de la n&#233;gation des int&#233;r&#234;ts de classe de la vaste majorit&#233; de la population qu&#233;b&#233;coise mais autour de la reconnaissance des int&#233;r&#234;ts de cette majorit&#233; sociale et du ralliement des autres composantes autour de cette majorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le combat ind&#233;pendantiste d'aujourd'hui sera un combat citoyen, un combat d&#233;mocratique, un combat pour l'expression d'une v&#233;ritable souverainet&#233; populaire sinon il ne sera rien. Et ce combat saura lier le combat ind&#233;pendantise &#224; toutes les luttes du peuple qu&#233;b&#233;cois pour une soci&#233;t&#233; &#233;galitaire, f&#233;ministe, &#233;cologique et pacifiste. Ce n'est pas une logique identitaire qui doit nous inspirer, c'est un logique d'unit&#233; pour une soci&#233;t&#233; nouvelle, libre et construite par l'expression concr&#232;te de la souverainet&#233; populaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>1990 : l'&#233;t&#233; de la souverainet&#233; Mohawk</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/1990-l-ete-de-la-souverainete-Mohawk</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/1990-l-ete-de-la-souverainete-Mohawk</guid>
		<dc:date>2010-08-25T04:12:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Rioux, Michel Mill</dc:creator>


		<dc:subject>Droit des autochtones</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Des archives de Gauche Socialiste...&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Question-nationale-" rel="directory"&gt;Question nationale&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Droit-des-autochtones-+" rel="tag"&gt;Droit des autochtones&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH113/arton2974-215ef.jpg?1629928024' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des archives de Gauche Socialiste...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lancement d'une p&#233;tition pancanadienne en faveur de D&#233;claration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Lancement-d-une-petition-pancanadienne-en-faveur-de-Declaration-des-Nations</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Lancement-d-une-petition-pancanadienne-en-faveur-de-Declaration-des-Nations</guid>
		<dc:date>2010-02-16T04:33:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Assembl&#233;e des Premi&#232;res Nations du Qu&#233;bec et du Labrador 10 d&#233;cembre 2009. _______________________ &lt;br class='autobr' /&gt;
Amnistie internationale Canada francophone, la CSN, Femmes Autochtones du Qu&#233;bec, l'Assembl&#233;e des Premi&#232;res nations du Qu&#233;bec et du Labrador et d'autres organisations de la soci&#233;t&#233; civile autochtones et allochtones, dont le FRAPRU, ont form&#233; r&#233;cemment la coalition &#171; Droits des peuples autochtones au Qu&#233;bec &#187;. Un des objectifs est l'adoption par l'Assembl&#233;e nationale du Qu&#233;bec d'une motion (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Question-nationale-" rel="directory"&gt;Question nationale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Assembl&#233;e des Premi&#232;res Nations du Qu&#233;bec et du Labrador&lt;br class='autobr' /&gt;
10 d&#233;cembre 2009.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Amnistie internationale Canada francophone, la CSN, Femmes Autochtones du Qu&#233;bec, l'Assembl&#233;e des Premi&#232;res nations du Qu&#233;bec et du Labrador et d'autres organisations de la soci&#233;t&#233; civile autochtones et allochtones, dont le FRAPRU, ont form&#233; r&#233;cemment la coalition &#171; Droits des peuples autochtones au Qu&#233;bec &#187;. Un des objectifs est l'adoption par l'Assembl&#233;e nationale du Qu&#233;bec d'une motion d'appui &#224; la D&#233;claration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Un autre objectif est la signature et la ratification par le Canada de cet important instrument international et la mise en &#339;uvre des principes port&#233;s par cette D&#233;claration. C'est pourquoi des repr&#233;sentant-es de la Coalition &#233;taient pr&#233;sents &#224; Ottawa ce 10 d&#233;cembre, Journ&#233;e internationale des droits &#171; de l'homme &#187;. Seulement trois pays dans le monde n'ont pas adh&#233;r&#233; &#224; la D&#233;claration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Coalition invite la population canadienne &#224; signer une p&#233;tition pour faire pression sur le Canada afin qu'il ne soit pas le dernier pays &#224; adh&#233;rer &#224; cette D&#233;claration. La Coalition souhaite que le mouvement d'appui &#224; la D&#233;claration prenne de l'ampleur &#224; travers tout le pays et invite les organisations autochtones et allochtones &#224; diffuser largement la p&#233;tition dans leurs r&#233;seaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.apnql-afnql.com/fr/accueil/index.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;On peut t&#233;l&#233;charger la p&#233;tition sur le site de l'Assembl&#233;e des Premi&#232;res Nations du Qu&#233;bec et du Labrador.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'utopie d'avoir &#224; nouveau son propre pays. L'exp&#233;rience du peuple Mapuche.</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/L-utopie-d-avoir-a-nouveau-son-propre-pays-L-experience-du-peuple-Mapuche</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/L-utopie-d-avoir-a-nouveau-son-propre-pays-L-experience-du-peuple-Mapuche</guid>
		<dc:date>2009-11-27T05:47:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Droit des autochtones</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Interview de Pedro Cayuqueo, militant et journaliste mapuche, sur la situation actuelle de la lutte des indig&#232;nes mapuches au Chili. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tir&#233; du site Contretemps Propos recueillis par Bettina Ghio, octobre 2009. ________________________________________________________ &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelles sont les revendications particuli&#232;res de la lutte mapuche ? Y&#8211;a-t-il une caract&#233;ristique qui peut la d&#233;finir actuellement ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Certaines revendications rejoignent celles de l'ensemble des peuples originaires d'Am&#233;rique (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Question-nationale-" rel="directory"&gt;Question nationale&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Droit-des-autochtones-+" rel="tag"&gt;Droit des autochtones&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH100/arton2659-e776d.jpg?1629928024' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Interview de Pedro Cayuqueo, militant et journaliste mapuche, sur la situation actuelle de la lutte des indig&#232;nes mapuches au Chili.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site Contretemps&lt;br class='autobr' /&gt;
Propos recueillis par Bettina Ghio, octobre 2009.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les revendications particuli&#232;res de la lutte mapuche ? Y&#8211;a-t-il une caract&#233;ristique qui peut la d&#233;finir actuellement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines revendications rejoignent celles de l'ensemble des peuples originaires d'Am&#233;rique latine soient la lutte pour la r&#233;cup&#233;ration des terres, la revendication des droits culturels ou la reconnaissance des droits humains internationaux. Cependant, le peuple mapuche poss&#232;de, notamment au niveau politique, des revendications sp&#233;cifiques puisque nous r&#233;clamons la reconstitution d'une nation, d'un territoire propre. Cela nous rapproche autant des revendications des Bretons, des Corses, des Basques ou des Palestiniens que de celles des autres peuples originaires des Am&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il s'agit donc d'une particularit&#233; int&#233;ressante &#224; remarquer, car il faut comprendre principalement l'histoire de notre peuple. Nous sommes le deuxi&#232;me peuple indig&#232;ne des Am&#233;riques par le nombre - presque deux millions r&#233;partis dans le Nord de la Patagonie chilienne et argentine- et jusqu'&#224; un peu plus d'un si&#232;cle nous disposions d'une souverainet&#233; politique et territoriale unique en Am&#233;rique latine. Il ne faut pas oublier que les Mapuches, non seulement, n'ont pas accept&#233; l'invasion espagnole mais qu'ils l'ont par ailleurs vaincue. La conqu&#234;te au Chili a &#233;t&#233; un &#233;chec pour le royaume espagnol et le sud du Chili &#233;tait m&#234;me connu comme &#171; le cimeti&#232;re des Espagnols &#187;. Or, cette situation a men&#233; le roi d'Espagne, au 16&#232; si&#232;cle, &#224; signer un trait&#233; avec les Mapuches par lequel il reconnaissait l'existence de ce peuple et de son territoire, dans le respect d'une fronti&#232;re. Il s'agit donc du premier acte d'ind&#233;pendance reconnu par l'Empire espagnol que les Mapuches ont r&#233;ussi &#224; la maintenir jusqu'&#224; la fin du 19&#232; si&#232;cle &#224; la suite de l'invasion planifi&#233;e par les Etats chilien et argentin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Chili et l'Argentine sont des &#171; accidents &#187; historiques tr&#232;s r&#233;cents. La relation de mon peuple avec les Espagnols date de quatre si&#232;cles alors que ces deux Etats en ont moins de deux . Les deux pays f&#234;teront l'ann&#233;e prochaine les 200 ans de leur ind&#233;pendance par rapport &#224; l'Espagne, ce qui est assez tardif par rapport aux processus d'ind&#233;pendence des autres r&#233;publiques d'Am&#233;rique latine. Le ph&#233;nom&#232;ne mapuche est assez particulier, en ce sens que l'histoire de l'invasion militaire est assez r&#233;cente, elle a presque 130 ans, et c'est alors que le territoire mapuche s'est vu r&#233;parti sur ces deux pays. Cette perte du territoire en tant que nation est si r&#233;cente que mon arri&#232;re-grand-p&#232;re est n&#233; sur un territoire Mapuche ind&#233;pendant, alors s'il y a bien une caract&#233;ristique qui puisse d&#233;finir le mouvement Mapuche actuellement c'est l'expression d'une diversit&#233; autour de construire une utopie qui est celle d'avoir &#224; nouveau un pays propre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est le positionnement de la lutte mapuche par rapport aux autres luttes des indig&#232;nes et des peuples originaires des Am&#233;riques ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a un d&#233;tail tr&#232;s important : les autres peuples indig&#232;nes d'Am&#233;rique latine sont pour la plupart majoritaires sur leurs territoires, c'est le cas en Bolivie o&#249; ils sont 70% ou au P&#233;rou et en l'Equateur o&#249; ils sont 60% et de plus, dans chacun de ces Etats, ils repr&#233;sentent entre 50 et 100 peuples indig&#232;nes distincts, avec leurs langues et territoires diff&#233;rents. Alors le mouvement indig&#232;ne dans ces pays concentre sa lutte &#224; refonder des Etats, c'est &#224; dire conqu&#233;rir du pouvoir politique afin de transformer ces pays, comme c'est le cas en Bolivie avec Evo Morales ou en l'Equateur, o&#249; le mouvement indig&#232;ne a fait tomber des gouvernements, ou le cas au Mexique o&#249; les Zapatistas disent : &#171; Plus jamais un Mexique sans nous &#187;. Il est tr&#232;s probable ne jamais rien entendre de pareil de la part d'un Mapuche, il ne dira en aucun cas : &#171; plus jamais un Chili sans nous &#187;, puisque nous ne nous consid&#233;rons pas comme Chiliens. De m&#234;me, on lui entendra difficilement manifester sa volont&#233; de conqu&#233;rir le pouvoir politique pour entrer dans le gouvernement chilien, car n'&#233;tant que 8% d'indig&#232;nes au Chili, une lutte politique &#224; l'int&#233;rieur de l'Etat n'aboutirait jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut &#233;galement tenir compte du fait, qu'au Chili il n'existe pas de conditions subjectives au sein de la population pour une proposition indig&#232;ne de changement social et structurel. En effet, le Chili est un pays profond&#233;ment raciste et blanc qui n'assume gu&#232;re son m&#233;tissage ; longtemps, les Chiliens se sont qualifi&#233;s de &#171; Anglais d'Am&#233;rique latine &#187;. Alors, vu que nous sommes une minorit&#233; mais que sur notre territoire historique nous sommes tr&#232;s nombreux, nous luttons pour &#233;tablir notre propre pays sur nos terres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, quand je parle de la revendication mapuche des terres, de la reconnaissance culturelle et de cet aspect propre &#224; sa lutte, je concentre le probl&#232;me sur la r&#233;alit&#233; mapuche au Chili. La revendication mapuche en Argentine porte surtout sur les premi&#232;res revendications mais tr&#232;s peu sur l'autre composante, car la situation est diff&#233;rente dans ce pays vu que le peuple mapuche y repr&#233;sente une minorit&#233; absolue ; de ce fait, leur degr&#233; d'identit&#233; n'est pas aussi fort qu'au Chili o&#249; la pr&#233;sence de la langue et des traditions mapuches est beaucoup plus forte. D'ailleurs, il y a une r&#233;alit&#233; historique que l'on ne peut pas nier, nous avons &#233;t&#233; occup&#233;s par deux Etats et la r&#233;alit&#233; mapuche est diverse aujourd'hui en Argentine et au Chili et m&#234;me en Argentine elle est bien diff&#233;rente dans les trois provinces o&#249; se trouvent les Mapuches. C'est pour cette raison que je suis pragmatique et je consid&#232;re que chaque Mapuche dans chaque territoire d&#233;termine lui-m&#234;me le chemin &#224; suivre pour obtenir ses droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mouvement de revendication politique se centre aujourd'hui sur la lutte mapuche au Chili et plus particuli&#232;rement dans la r&#233;gion de l'Araucan&#237;a [1], qui est comme la m&#232;re patrie mapuche et c'est l&#224; o&#249; la majeure partie de la population et des communaut&#233;s mapuches sont concentr&#233;es. Elle est &#233;galement la capitale historique du peuple mapuche et l'endroit qui poss&#232;de des conditions ad&#233;quates pour faire de notre lutte une lutte politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu parlais justement du cas de la Bolivie avec Evo Morales, quelle est ta position face &#224; son gouvernement ? Repr&#233;sente-t-il pour vous l'indig&#232;ne et sa pens&#233;e au pouvoir ? S'agit-il d'un mod&#232;le que le peuple mapuche souhaiterait imiter ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personnellement, j'ai un grand respect pour le processus bolivien, car il s'agit de la seule v&#233;ritable r&#233;volution qui est en train de se mettre en place en Am&#233;rique latine par le fait de viser &#224; refonder l'Etat dans sa structure m&#234;me. Il s'agit d'un processus comme sans pr&#233;c&#233;dent en Am&#233;rique latine : un Etat compl&#232;tement f&#233;odal qui reconna&#238;t d&#233;sormais sa r&#233;alit&#233; indig&#232;ne, plurinationale et qui propose des relations nouvelles entre les peuples qui le composent ; &#224; cela s'ajoute une proposition de changement social et de lutte politique contre le n&#233;o-lib&#233;ralisme. Pourtant, il n'y a pas de mod&#232;les ou des &#171; recettes &#187; exportables, nous avons m&#234;me des relations politiques avec le MAS et quand nous exposons que notre demande est l'autonomie r&#233;gionale, ils sont compl&#232;tement surpris, car la grande demande de l'oligarchie de la r&#233;gion de Santa Cruz est pr&#233;cis&#233;ment l'autonomie r&#233;gionale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut alors un degr&#233; de compr&#233;hension des processus particuliers, car le chemin parcouru par les indig&#232;nes boliviens est impossible au Chili, par contre il est possible de penser qu'au Chili, un peuple comme le n&#244;tre pourra proposer des facteurs de reconstruction du pays. Les Aymaras pourraient parfaitement demander la reconstruction du Coya suyu, le territoire aymara historique, au sud du P&#233;rou, au nord du Chili et dans l'Altiplano bolivien, mais ils pr&#233;f&#232;rent concentrer leur lutte sur un changement radical de la situation politique de la Bolivie. Or, il y a des secteurs aymaras qui sont contre Evo Morales car ils proposent justement la destruction de la Bolivie en tant qu'Etat et des r&#233;gions du Perou et du Chili et la reconstruction du Coya suyu, ils disent, de m&#234;me, que la demande maritime de la part de l'Etat bolivien est absurde, car les Aymaras ont toujours eu la mer dans leur territoire du Chili.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement d'Evo Morales, malgr&#233; le fait d'&#234;tre si populaire et tr&#232;s soutenu, a des diff&#233;rences avec des groupes indig&#232;nes beaucoup plus radicaux et plus li&#233;s &#224; une position &#171; aymara-centrique &#187;, c'est &#224; dire les int&#233;r&#234;ts des Aymaras doivent passer avant le changement social ; mais malgr&#233; ces contradictions internes, je le consid&#232;re comme un processus qui nous permet, &#224; nous les Mapuches, de tirer des le&#231;ons importantes. L'une d'entre elles consiste &#224; oser proposer une politique &#233;lectorale avec des propositions qui ne s'adressent pas seulement aux indig&#232;nes, mais aussi aux Chiliens qui habitent la r&#233;gion et qui subissent le syst&#232;me n&#233;o-lib&#233;ral. Dans ce sens, le MAS est la confluence des secteurs de la gauche, des syndicalistes, des indig&#232;nes qui se sont propos&#233;s de prendre le pouvoir par la voie d&#233;mocratique et de g&#233;n&#233;rer un changement social. Il s'agit d'une m&#233;thode fascinante. Le mouvement mapuche a eu &#224; un moment donn&#233; le tort de centrer la revendication sur la question ethnique et de ne pas se rendre compte que la revendication qui n'int&#232;gre pas les revendications sociales des secteurs populaires chiliens de la r&#233;gion est vou&#233; &#224; l'&#233;chec. Il s'agirait ainsi d'une politique de &#171; ghetto &#187; et on ne sera jamais une majorit&#233; politique de cette mani&#232;re. Le processus bolivien nous apprend &#224; g&#233;n&#233;rer des propositions politiques, de changement social et de luttes pour notre autonomie tout en int&#233;grant les graves probl&#232;mes &#233;conomiques et politiques qui touchent la population chilienne en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre enseignement tir&#233; du processus bolivien est celui de comment les peuples indig&#232;nes en g&#233;n&#233;ral, quelque soient leurs revendications, sont capables de g&#233;n&#233;rer une pens&#233;e politique inspir&#233;e de sa culture propre. Auparavant, des ann&#233;es 60 &#224; 80, les mouvements indig&#232;nes &#233;taient soutenus par la gauche r&#233;volutionnaire, et sous la grande influence des th&#233;oriciens marxistes, mao&#239;stes, et trotskistes. Nous nous sommes &#233;galement &#171; d&#233;colonis&#233;s &#187; de cette influence qui n'&#233;tait pas forcement n&#233;gative, mais qui ne nous repr&#233;sentait pas. Aujourd'hui il s'agit pour nous de nous nourrir d'&#233;l&#233;ments philosophiques propres afin de construire un chemin vers la lib&#233;ration politique. Le cas bolivien a d&#233;montr&#233; que cela &#233;tait possible. En effet, ils n'ont pas eu besoin de faire appel &#224; de grands th&#233;oriciens europ&#233;ens pour parvenir &#224; l'&#233;laboration d'un gouvernement , ils ont par contre fait appel &#224; la sagesse aymara dont les trois principes consistant &#224; &#171; ne pas voler &#187;, &#171; ne pas mentir &#187; et &#171; &#234;tre constant &#187;, leur ont permis de b&#226;tir un bon gouvernement. De la m&#234;me mani&#232;re, les zapatistas et leur &#171; commander en ob&#233;issant &#187; qui vient de la philosophie maya et qui est un bon mod&#232;le de d&#233;mocratie participative. Nous, les Mapuches, avons quatre principes : Kim che (des gens sages), Nor che (des honn&#234;tes gens), Newen che (des braves gens) et Kume che (des gens bons). Ce sont des valeurs fondamentales pour faire de la politique et pour choisir des repr&#233;sentants et tous ces principes doivent aller ensemble. Ces mots existent dans la langue mapuche depuis des milliers d'ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y-a-t-il a eu des changements significatifs dans la reconnaissance de la culture mapuche les derni&#232;res ann&#233;es et principalement celles du retour de la d&#233;mocratie au Chili et en Argentine ? Les gouvernements de Bachelet et de Kirchner, tous les deux consid&#233;r&#233;s de centre-gauche, se sont-ils montr&#233;s favorables &#224; votre lutte ? Quelles sont sinon les organisations qui vous sont les plus proches ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une fa&#231;on d'aborder le cas mapuche dans le processus d&#233;mocratique chilien qui a un rapport avec le &#171; multiculturalisme &#187;, notion qu'utilise le syst&#232;me n&#233;o-lib&#233;ral car cela est vendeur et permet d'attirer des touristes etc. Au Chili, il existe une reconnaissance tr&#232;s &#171; timide &#187; des droits mapuches, on reconna&#238;t les habits typiques, les f&#234;tes, la langue etc. mais il ne s'agit pas pour autant de v&#233;ritables avanc&#233;es, ce sont des droits qui restent surtout sur le papier et qui ne vont pas au-del&#224; d'une vision folklorique de l'indig&#232;ne. Reconna&#238;tre le droit d'un peuple c'est autre chose. Si l'Etat reconnaissait le peuple mapuche cela reviendrait &#224; ce qu'il assume l'existence d'une h&#233;g&#233;monie du pouvoir injuste, ill&#233;gitime et donc accepte son devoir de r&#233;paration. Cela n'arrivera jamais et c'est alors &#224; nous de lutter pour qu'il en soit autrement. Il s'agit d'une question d'ordre politique et non pas d'ordre culturel. Alors le d&#233;fi de ma g&#233;n&#233;ration va au-del&#224; de r&#233;clamer la reconnaissance culturelle, il s'agit de construire et d'obtenir un pouvoir politique . Quand nous l'aurons, nous nous occuperons du reste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Somment Indig&#232;ne de 2007 au Guatemala a marqu&#233; le point de d&#233;part d'une r&#233;flexion sur le passage de la r&#233;sistance au pouvoir. Il est essentiel de passer de la protestation &#224; la proposition, et l'exp&#233;rience de la Bolivie &#233;claire le chemin des luttes indig&#232;nes. Les indig&#232;nes d'Equateur commencent &#233;galement &#224; se poser la question du pouvoir alors que ce sont pr&#233;cis&#233;ment eux qui ont renvers&#233; des gouvernements ces derni&#232;res ann&#233;es. Or je crois qu'ils empruntent le bon chemin pour acc&#233;der au pouvoir. D'autres exp&#233;riences existent telle que la fondation du parti Maya au Guatemala ou au P&#233;rou o&#249; les indig&#232;nes de l'Amazonie sont en train d'avancer &#233;galement dans la lutte politique. Il s'agit d'une voie que tous les indig&#232;nes des Am&#233;riques sont en train de sonder et les Mapuches sont vraisemblablement en retard dans cette lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gauche qui est rest&#233;e en dehors du Congr&#232;s apr&#232;s la loi &#233;lectorale de Pinochet &#8211;et qui reste en vigueur aujourd'hui- est celle qui a toujours &#233;t&#233; solidaire de la lutte mapuche, mais il s'agit d'une gauche compl&#232;tement marginale : des secteurs &#233;tudiants et syndicaux. Le PC chilien par contre est actuellement d&#233;connect&#233; de la dynamique sociale, il cherche plut&#244;t des accords avec le gouvernement car aujourd'hui la gauche chilienne ne porte pas de projets et il est peu probable qu'elle arrive au pouvoir. Le cas argentin est diff&#233;rent, car les Mapuches ne doivent pas seulement faire face au gouvernement national mais aussi aux provinciaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par rapport &#224; ton parcours militant, tu diriges depuis quelques ann&#233;es le journal AZKINTUWE, le journalisme et la communication sont-ils pour toi un instrument de revendication mapuche ? Et que peux-tu dire par rapport &#224; la criminalisation de la protestation indig&#232;ne et la mapuche en particulier ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le journalisme est pour moi ce que le cheval est aux Mapuches du 15&#232; si&#232;cle : beaucoup parmi eux ne le connaissaient pas et avaient en plus peur de lui, ils se sont vite rendu compte qu'il s'agissait d'un animal domesticable et tr&#232;s utile pour la lutte, ils ont m&#234;me constitu&#233; la meilleure cavalerie de toute l'Am&#233;rique latine pendant la Colonie. Le journalisme est donc pour moi un cheval que je suis en train de dresser, un instrument tr&#232;s utile. Le rapport du journalisme avec le cheval n'est pas anodin car le cheval &#233;tait le principal outil de guerre de l'Espagnol et aujourd'hui les m&#233;dias sont l'outil principal des Etats n&#233;o-lib&#233;raux et des multinationales, alors cette analogie a un grand sens de nos jours. L' indigence de l'information sur les luttes indig&#232;nes, dans toute l'Am&#233;rique latine o&#249; les m&#233;dias sont contr&#244;l&#233;s par des groupes tr&#232;s puissants li&#233;s &#224; des multinationales, me renforce dans la conviction de qu'avoir une presse &#224; nous est une urgence vitale. C'est &#224; partir de ce constat que les Mapuches du Chili et d'Argentine nous avons d&#233;cid&#233; en 2003 de fonder un journal avec un site Internet qui est actualis&#233; tous les jours et qui est le site le plus visit&#233; sur la th&#233;matique mapuche. Il s'agit pour nous d'&#233;laborer un puissant outil de lutte dans lequel nous mettons notre intelligence personnelle faute de moyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux &#233;l&#233;ments caract&#233;risent la brutalit&#233; de l'Etat envers les Mapuches. Le premier, c'est la lutte pour la terre qui est un lien culturel tr&#232;s fort pour nous car elle repr&#233;sente notre M&#232;re et qui est aujourd'hui menac&#233;e par les entreprises foresti&#232;res et les propri&#233;taires terriens et cette lutte est tr&#232;s dangereuse pour l'Etat car elle remet en question le mod&#232;le &#233;conomique chilien. Cela repr&#233;sente un danger pour le mod&#232;le &#233;conomique et les gouvernements d&#233;mocratiques ont &#233;t&#233; les premiers &#224; stimuler le mod&#232;le neo-lib&#233;ral h&#233;rit&#233; de Pinochet. De l&#224; la r&#233;pression, de la part des gouvernements, de la lutte mapuche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ensuite, il y a la revendication d'un territoire propre et dans ce sens la lutte mapuche ne met pas seulement en question le mod&#232;le &#233;conomique mais aussi le caract&#232;re du Chili en tant qu'Etat. Le fait que des gens veuillent reconstruire leur m&#233;moire historique devient un danger pour l'Etat et de l&#224; la r&#233;pression qui est aujourd'hui brutale - il y a par exemple 100 fr&#232;res arr&#234;t&#233;s en tant que d&#233;tenus politiques mapuches. Il faut consid&#233;rer aussi le fait que comme nous repr&#233;sentons une minorit&#233; dans le pays, nos probl&#232;mes ne concernent pas l'ensemble de la population et en plus la soci&#233;t&#233; chilienne est tr&#232;s raciste et conservatrice, alors elle regarde avec une grande m&#233;fiance, distance et un certain d&#233;go&#251;t la demande mapuche, et quand il y a de la r&#233;pression envers nous la soci&#233;t&#233; chilienne ne s'y int&#233;resse pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que repr&#233;sente le 12 octobre aujourd'hui dans le c&#339;ur d'un Mapuche ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personne ne s'attend &#224; entendre ce que je vais dire. Le 12 octobre n'a pas une grande importance pour nous Mapuches. Pour moi, le 12 octobre m'impose m&#234;me de m'excuser aupr&#232;s d'un Espagnol car dans mon territoire ils ont &#233;t&#233; absolument massacr&#233;s par notre arm&#233;e. Cela est tr&#232;s difficile &#224; comprendre, car le grand probl&#232;me des Mapuches n'a pas &#233;t&#233; avec les Espagnols mais avec les R&#233;publiques. Avec l'Espagne, il y a eu effectivement une guerre, brutale certes, mais elle n'a pas dur&#233; longtemps, car les Espagnols sont arriv&#233;s au Chili en 1553 et en 1641 a &#233;t&#233; sign&#233; le trait&#233; final d'ind&#233;pendance et &#224; partir de l&#224; nous avons connu trois si&#232;cles de relations diplomatiques avec l'Espagne qui ont &#233;t&#233; pour la plupart respect&#233;es de la part des Espagnols. Pour le reste des indig&#232;nes d'Am&#233;rique latine qui ont &#233;t&#233; colonis&#233;s au 15&#232; si&#232;cle, au 16&#232; leurs structures avaient compl&#232;tement disparu. Les trait&#233;s des Mapuches avec la couronne Espagnole ont &#233;t&#233; tr&#232;s d&#233;velopp&#233;s et envisageaient m&#234;me l'aide militaire mutuelle. L'Espagne reconnaissait ainsi le poids du peuple mapuche, et elle nous traitait &#224; l'&#233;poque d'&#233;gal &#224; &#233;gal. Pour l'Espagne, ces trait&#233;s &#233;taient importants de fait de la rivalit&#233; avec d'autres empires coloniaux et notamment celui de Hollande qui &#233;tait en train de s'implanter au Chili, dans la zone mapuche pr&#233;cis&#233;ment. Ce trait&#233; d'Assistance militaire a &#233;t&#233; en vigueur surtout au moment de l'Ind&#233;pendance du Chili car beaucoup de Mapuches, en tenant compte des trait&#233;s, ont lutt&#233; en faveur de l'Espagne contre les Chiliens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12 octobre est une date, malheureusement pour le reste des peuples indig&#232;nes de l'Am&#233;rique latine, triste et je partage la douleur qu'elle d&#233;gage , la rage et le sentiment de la fin de cultures et de formes de construction sociale ; mais pour les Mapuches elle ne repr&#233;sente qu'un accident historique, un accident auquel nous avons pu faire face et qui a inaugur&#233; pour nous, en tant que peuple, trois si&#232;cles de d&#233;veloppement culturel et de croissance. A partir de l'arriv&#233;e des Espagnols et, plus particuli&#232;rement au 18&#232; si&#232;cle, nous avons d&#233;velopp&#233; l'argenterie, l'art textile et l'&#233;levage de b&#233;tails, toutes des activit&#233;s qui ont &#233;t&#233; introduites par les Espagnols. Nous avions en outre avec eux un pacte d'&#233;change &#233;conomique et ils respectaient au m&#234;me temps nos terres. Au 19&#232; si&#232;cle, avant l'invasion argentine et chilienne, le peuple mapuche constituait une soci&#233;t&#233; tr&#232;s riche et en plein essor &#233;conomique et culturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par Bettina Ghio, octobre 2009.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;[1] La r&#233;gion de l'Araucan&#237;a constitue la IX&#232; r&#233;gion du Chili et prend une partie de l'Est de l'Argentine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Atelier de Qu&#233;bec Solidaire sur la question autochtone (5 avril 2009)</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Atelier-de-Quebec-Solidaire-sur-la-question-autochtone-5-avril-2009</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Atelier-de-Quebec-Solidaire-sur-la-question-autochtone-5-avril-2009</guid>
		<dc:date>2009-09-09T02:22:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Remi Savard</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Tir&#233; du site ''vers notre programme de Qu&#233;bec Solidaire &lt;br class='autobr' /&gt;
1&#232;re question : Quel type de rapports &#233;tablir avec les nations autochtones ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 13 sept. 2007, 143 des 147 pays pr&#233;sents &#224; l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'ONU ont approuv&#233; une d&#233;claration sur les droits des peuples autochtones. Les USA, l'Australie, la Nouvelle-Z&#233;lande et le Canada ont vot&#233; contre. Il y a deux ou 3 jours, l'Australie s'est ralli&#233;e. Selon certains, la Nouvelle-Z&#233;lande serait sur le point d'en faire autant. Les USA d'Obama (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Question-nationale-" rel="directory"&gt;Question nationale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site ''vers notre programme de Qu&#233;bec Solidaire&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1&#232;re question : Quel type de rapports &#233;tablir avec les nations autochtones ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 13 sept. 2007, 143 des 147 pays pr&#233;sents &#224; l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'ONU ont approuv&#233; une d&#233;claration sur les droits des peuples autochtones. Les USA, l'Australie, la Nouvelle-Z&#233;lande et le Canada ont vot&#233; contre. Il y a deux ou 3 jours, l'Australie s'est ralli&#233;e. Selon certains, la Nouvelle-Z&#233;lande serait sur le point d'en faire autant. Les USA d'Obama ne devraient pas tarder. Il ne restera alors que le Canada&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis d&#233;but des ann&#233;es 1980s, le syst&#232;me international avait cr&#233;&#233; &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1/ &#8230;des outils de protection des droits des peuples autochtones (vg : Convention 169 de l'Organisation internationale du Travail, groupe de travail &#224; l'ONU sur une d&#233;claration des droits de ces peuples, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ &#8230;des instances de protection des droits de ces peuples (vg : rapporteurs sp&#233;ciaux de l'ONU et de l'Organisation des &#201;tats am&#233;ricains (OEA), instance permanente de l'ONU sur les questions autochtones, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon la D&#233;claration adopt&#233;e le 13 septembre 2007, les peuples autochtones ont des droits semblables &#224; ceux des peuples membres de l'ONU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;article 3 : &#171; Les peuples autochtones ont le droit &#224; l'autod&#233;termination. En vertu de ce droit, ils d&#233;terminent librement leur statut politique et assurent librement leur d&#233;veloppement &#233;conomique, social et culturel &#187;. article 5 : &#171; Les peuples autochtones ont le droit de maintenir et de renforcer leurs institutions politiques, juridiques, &#233;conomiques, sociales et culturelles distinctes, tout en conservant le droit , si tel est leur choix, de participer pleinement &#224; la vie politique, &#233;conomnique. Sociale et culturelle de l'&#201;tat &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce jour, Qu&#233;bec Solidaire est le seul parti politique qu&#233;b&#233;cois &#224; avoir appuy&#233; cette D&#233;claration (Le Devoir 12 juin 2008). Au f&#233;d&#233;ral, les trois partis de l'opposition, soit une majorit&#233; de las Chambre des communes, l'ont fait.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2e question : Comment &#233;tablir des rapports &#233;galitaires ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;1/ Dans le contexte constitutionnel actuel, l'Assembl&#233;e Nationale devrait s'associer &#224; l'Assembl&#233;e des Premi&#232;res Nations du Qu&#233;bec-Labrador (APNQL) pour exiger du gouvernement f&#233;d&#233;ral qu'il appuie la D&#233;claration de l'ONU, et surtout qu'il adopte les mesures n&#233;cessaires &#224; son application au Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Par ailleurs, eu &#233;gard &#224; la souverainet&#233; du Qu&#233;bec, le programme politique de Qu&#233;bec Solidaire devra pr&#233;voir une harmonisation des droits du peuple qu&#233;b&#233;cois avec ceux des peuples autochtones tels que d&#233;finis aux articles 3 et 5 cit&#233;s ci-dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Une telle harmonisation se heurtera &#224; de fortes r&#233;ticences tant au sein des Premi&#232;res Nations que chez les Qu&#233;b&#233;cois issus de la colonisation ou de l&#8216;immigration plus r&#233;cente. C'est pourquoi il est imp&#233;ratif d'entreprendre sans tarder un dialogue politique permanent avec les repr&#233;sentants des organisations politiques autochtones du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez les Qu&#233;b&#233;cois, ces r&#233;ticences r&#233;sultent des profondes d&#233;ficiences ayant longtemps caract&#233;ris&#233; l'enseignement de l'histoire dans les &#233;coles et les coll&#232;ges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce qui explique que, pour les 17e &amp; 18e si&#232;cles, les autochtones ont g&#233;n&#233;ralement &#233;t&#233; r&#233;duits soit au rang de ce qu'on nommait encore tout r&#233;cemment les &#171; races inf&#233;rieures, soit plus r&#233;cemment &#224; des gens d&#233;connect&#233;s de la modernit&#233; et constamment en train de s'adonner &#224; des rituels &#233;cologiques ou &#224; des dialogues avec la Terre M&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les 19e et 20e si&#232;cles, silence total sur la mise en &#339;uvre de l'op&#233;ration l&#233;gale et administrative massive et prolong&#233;e du gouvernement canadien, visant &#224; &#233;radiquer rapidement la totalit&#233; de ces peuples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ABOLITION DES LANGUES In our opinion (&#8230;) nothing will so pave the way for the amalgamation of the Indian and White racea, as the disuse among the former of their peculiar dialects. So long as they continue to cling to them, they will remaina distinct people dwelling apart in the midst of their neighbour. (Rapport des Commissaires sp&#233;ciaux pour s'enqu&#233;rir des affaires des Sauvages en Canada, Journaux de l'Assembl&#233;e l&#233;gislative du Canada, appendice no 21, 1858)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;USURPATION DE LA SOUVERAINET&#201; AUTOCHTONE Another point of vital importance to be kept in view, is the gradual destruction of their tribal organization. (Ibid.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;USURPATIONS DES TERRITOIRES AUTOCHTONES La jalousie que nourrit aujourd'hui la race blanche contre la race native dispara&#238;tra quand la terre, cause des difficult&#233;s, sera mise en la possession de la premi&#232;re. La province gagnera une grande augmentation de terres de valeur o&#249; pouvoir placer le courant d'immigration qui se dirige vers les pays [&#8230;]. (Ibid.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre sujet tabou pour les responsables de l'enseignement de l'histoire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les quelque trois ou quatre milliers d'autochtones r&#233;duits en esclavage dans la vall&#233;e du Saint-Laurent entre c.1670 et 1838.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui agace l'historien Marcel Trudel, qui fouille ce dossier depuis un demi-si&#232;cle, ce n'est pas tant, comme il l'&#233;crivait en 2001, &#171; que nos p&#232;res [aient] pratiqu&#233; l'esclavage (alors un fait social d&#251;ment accept&#233;), mais [&#8230;] que ce chapitre de notre histoire nous [ait] longtemps &#233;t&#233; cach&#233;. &#187; (Trudel 2001, Mythes et r&#233;alit&#233;s dans l'histoire du Qu&#233;bec : 175)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les propri&#233;taires : seigneurs, cur&#233;s de villages, hauts grad&#233;s militaires, gouverneurs, commer&#231;ants de fourrure, fonctionnaires coloniaux, communaut&#233;s religieuses, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1709, une ordonnance ( Ordonnance de l'intendant Raudot en 1709. 1&#232;re reconnaissance officielle et r&#233;troactive de la pratique de l'esclavage apr&#232;s une p&#233;riode de vide juridique remontant &#224; c. 1670) instaure des amendes non seulement pour les esclaves qui quitteraient leurs ma&#238;tres, mais aussi pour ceux et celles ayant aid&#233; ou encourag&#233; des esclaves &#224; se sauver de leurs ma&#238;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'aurait &#233;t&#233; une bonne nouvelle d'apprendre que, en 1709, des gens d&#233;fendaient les droits des Autochtones et des Africains &#224; Qu&#233;bec, &#224; Trois-Rivi&#232;res et &#224; Montr&#233;al ! Leurs noms n'apparaissent pas dans le DBC !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ACTE DE CAPITULATION DE MONTR&#201;AL (article 47) Demandes des vaincus : les Negres et panis [esclaves indiens] des deux sexes, resteront en leur qualit&#233; d'Esclaves, en la possession des fran&#231;ois et Canadiens &#224; qui Ils appartiennent ; Il leur sera libre de les garder &#224; leur service dans la Colonie, ou de les vendre, Et Ils pourront aussi continuer &#224; les faire Elever dans la Religion Romaine [Accord&#233;, Except&#233; Ceux qui auront &#233;t&#233;s faits Prisonniers. (Short &amp; Doughty 1921 : 19)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, impossible qu'une telle exp&#233;rience collective, enfouie dans la m&#233;moire reptilienne d'un grand nombre de descendants de colons que nous sommes, n'ait pas contribu&#233; &#224; entretenir des r&#233;ticences &#224; l'instauration de rapports &#233;galitaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ceci explique les difficult&#233;s que nous pouvons avoir &#224; reconna&#238;tre des rapports &#233;galitaires avec ces peuples.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;3e question Comment reconna&#238;tre les droits territoriaux et ancestraux des nations autochtones ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette question englobe les droits politiques &#224; l'autod&#233;termination, dont j'ai trait&#233; pr&#233;c&#233;demment, et le droit aux ressources naturelles, qui constitue le point le plus sensible de nos relations avec ces peuples et nous conduit &#224; la 4e question soumise &#224; cet atelier.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;4e question Comment nous entendre sur un partage des territoires et des ressources ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;1/ Tant que la fourrure a constitu&#233; la principale ressource naturelle, i.e de 1600 &#224; 1800, les Autochtones eurent, aux yeux des m&#233;tropoles (Paris et Londres), une &#233;norme pertinence &#233;conomique et militaire,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Forte concurrence dans Nord-Est de l'Am&#233;rique du Nord : Su&#232;de, Portugal, Hollande, Danemark, Angleterre, France et finalement, USA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc rapports de type diplomatique (alli&#233;es militaires et &#233;conomiques).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Entre 1795 &#224; 1816, le bois remplace la fourrure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autochtones perdent rapidement toute pertinence aux yeux des promoteurs de la colonie canadienne. Sont consid&#233;r&#233;s comme obstacles au d&#233;veloppement (agriculture, industrie foresti&#232;re, mines, hydro&#233;lectricit&#233;, industrie touristique, etc.). Toutes ces ressources naturelles sont sur leurs territoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et &#231;a continue aujourd'hui avec Le Plan Nord du gouvernement Charest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nomination de l'ancien ministre des ressources naturelles (Corbeil) aux Affaires autochtones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ D'o&#249; le plan surr&#233;aliste d'&#233;radication des peuples par assimilations des individus (r&#233;serves, registres, etc.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce plan a &#233;chou&#233;. R&#233;sultat : des peuples de survivants plus ou moins amoch&#233;s selon les cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prise de contr&#244;le des terres par l'&#201;tat canadien au 19e si&#232;cle se r&#233;sume &#224; des simulacres de trait&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, sauf la Convention de la Baie de James en 1977, am&#233;lior&#233;e en 2002 par la Paix des Braves, tout le reste du territoire est en attente de trait&#233; (Innus, Attikamek, Algonquins, Micmac, Mal&#233;cites, etc.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car il subsiste dans ces terres une servitude l&#233;gale autochtone, issue de la tradition juridique canadienne, reconnue au temps o&#249; la fourrure &#233;tait toujours la ressource majeure, et o&#249; les Indiens &#233;taient indispensables au d&#233;veloppement de la colonie (avant 1800).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce vide juridique qu&#233;b&#233;cois nous offre une magnifique occasion de pouvoir &#233;tablir avec ces peuples des rapports &#233;galitaires, tant sur le plan des institutions politiques que sur celui des ressources naturelles, dans le respect des souverainet&#233;s de chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On cessera alors de reprocher aux Autochtones de d&#233;pendre de nos taxes ! Apr&#232;s tout, qui a v&#233;cu jusqu&#8216;&#224; maintenant aux d&#233;pens des autres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me semble que seul un parti souverainiste de gauche peut proposer ce genre de d&#233;fit au Qu&#233;bec. Le pays dont on r&#234;ve sera d'autant plus solide qu'il ne sera pas construit sur des ruines de peuples !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les peuples autochtones et la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise : &#233;l&#233;ments de r&#233;flexion pour repenser l'interface</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Les-peuples-autochtones-et-la-societe-quebecoise-elements-de-reflexion-pour</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Les-peuples-autochtones-et-la-societe-quebecoise-elements-de-reflexion-pour</guid>
		<dc:date>2009-09-09T02:21:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexa Conradi, Daniel Sal&#233;e</dc:creator>


		<dc:subject>Droit des autochtones</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tir&#233; du site ''vers notre programme de Qu&#233;bec Solidaire &lt;br class='autobr' /&gt;
Au cours des trois derni&#232;res d&#233;cennies, la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise a r&#233;alis&#233; des progr&#232;s notables dans sa relation avec les peuples autochtones. La reconnaissance en 1985 par l'Assembl&#233;e nationale que les peuples autochtones pr&#233;sents sur le territoire du Qu&#233;bec y vivent &#224; titre de nations, la d&#233;cision du gouvernement qu&#233;b&#233;cois en 1994 de ne pas aller de l'avant avec le projet de d&#233;veloppement hydro-&#233;lectrique de Grande Baleine qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Question-nationale-" rel="directory"&gt;Question nationale&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Droit-des-autochtones-+" rel="tag"&gt;Droit des autochtones&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L92xH150/arton2396-0d44d.png?1629928024' class='spip_logo spip_logo_right' width='92' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site ''vers notre programme de Qu&#233;bec Solidaire&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Au cours des trois derni&#232;res d&#233;cennies, la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise a r&#233;alis&#233; des progr&#232;s notables dans sa relation avec les peuples autochtones. La reconnaissance en 1985 par l'Assembl&#233;e nationale que les peuples autochtones pr&#233;sents sur le territoire du Qu&#233;bec y vivent &#224; titre de nations, la d&#233;cision du gouvernement qu&#233;b&#233;cois en 1994 de ne pas aller de l'avant avec le projet de d&#233;veloppement hydro-&#233;lectrique de Grande Baleine qui d&#233;plaisait aux Cris de la Baie James, la politique cadre de 1998 visant &#224; faciliter le d&#233;veloppement socio&#233;conomique des Premi&#232;res nations et une interface harmonieuse avec la population dominante, l'entente dite de &#171; la Paix des Braves &#187; avec les Cris en 2002 et la signature de l'entente de principes en 2004 avec les Innus constituent autant de moments forts qui t&#233;moignent de la volont&#233; de la soci&#233;t&#233; et de l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois de s'ouvrir &#224; la diff&#233;rence autochtone, d'admettre qu'elle justifie une plus grande mesure d'autonomie gouvernementale et de mettre en place les conditions d'&#233;mergence d'une dynamique plus &#233;galitaire avec les Premi&#232;res Nations et les Inuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette volont&#233; est-elle aussi bien ancr&#233;e qu'on puisse le souhaiter ? Il suffit de peu parfois pour que ce capital de bonnes intentions s'effrite. Quelques incidents malheureux impliquant des &#233;l&#233;ments suppos&#233;s criminels sur une r&#233;serve, une entente qui semble avantager des communaut&#233;s autochtones plus que leurs voisines allochtones, quelques d&#233;clarations jug&#233;es intempestives d'un leader autochtone, et r&#233;apparaissent dans le discours public les pr&#233;jug&#233;s, la suspicion et le m&#233;contentement &#224; l'&#233;gard des peuples autochtones. Comme si les derni&#232;res d&#233;cennies de r&#233;flexion sur le sens du vivre ensemble en contexte multiculturel et multiethnique, les injonctions &#233;tatiques r&#233;p&#233;t&#233;es contre le racisme et la discrimination et nos professions de foi en faveur de l'harmonie intercommunautaire ne trouvaient plus aucun &#233;cho en nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Va pour la vertu interculturelle et le renouvellement th&#233;orique de nos pratiques d&#233;mocratiques, tant que cela ne remette pas v&#233;ritablement en cause la position sociopolitique h&#233;g&#233;monique que notre statut d'h&#233;ritiers et d&#233;positaires de la norme culturelle et institutionnelle qu&#233;b&#233;coise dominante nous permet d'occuper. En cela, au fond, r&#233;side tout l'enjeu de nos rapports avec les peuples autochtones. Confortablement camp&#233;s derri&#232;re le paravent des principes lib&#233;raux et d&#233;mocratiques nobles et g&#233;n&#233;reux que nous endossons volontiers, dans quelle mesure sommes-nous pr&#234;ts-es &#224; donner vie &#224; ces principes, &#224; les assumer jusqu'au bout de leur ultime logique et &#224; sacrifier notre h&#233;g&#233;monie ? Jusqu'o&#249; sommes-nous pr&#234;ts-es &#224; aller pour favoriser la mise en place d'une interface authentiquement &#233;galitaire avec les peuples autochtones, une interface marqu&#233;e au coin d'un d&#233;sir profond de justice sociale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;flexion &#224; laquelle enjoignent ces questions n'est pas ais&#233;e. Elle exige que nous nous interrogions sur le sens profond de notre engagement solidaire &#224; l'&#233;gard des peuples autochtones avec qui nous partageons un territoire. Cette &#233;galit&#233; nous am&#232;ne &#224; r&#233;&#233;valuer nos pr&#233;suppos&#233;s, nos pratiques et nos certitudes quant &#224; notre mani&#232;re d'&#234;tre avec eux. Nous devons d'abord reconna&#238;tre, puis nous d&#233;partir de cette tendance presqu'inn&#233;e que nous avons en tant que Qu&#233;b&#233;bcois-es &#224; les consid&#233;rer comme un probl&#232;me &#224; r&#233;soudre, comme un objet de politique publique &#224; g&#233;rer &#224; partir de formules et d'&#233;nonc&#233;s administratifs et bureaucratiques pr&#233;d&#233;termin&#233;s. M&#234;me anim&#233;e des meilleurs desseins, cette approche participe de rapports de pouvoir historiquement ancr&#233;s qui conf&#232;rent aux non-autochtones une sup&#233;riorit&#233; sociale et confinent les Autochtones au statut de subalterne, comme si ils &#233;taient irr&#233;m&#233;diablement incapables de se prendre en main et que leur destin d&#233;pendait essentiellement du bon vouloir &#233;clair&#233; de l'&#201;tat et de la soci&#233;t&#233; dominante. Le premier pas vers une dynamique d'interaction rigoureusement &#233;galitaire entre la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise et les peuples autochtones doit reposer sur une volont&#233; r&#233;elle de d&#233;construction de ces rapports de pouvoir et de reconfiguration de la relation selon des modalit&#233;s compl&#232;tement affranchies de toute ambition hi&#233;rarchisante. Cela implique que la reconnaissance symbolique des nations autochtones soit soutenues par une reconnaissance effective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce faire, au moins deux pr&#233;alables s'imposent. Le premier appelle la mise en place et l'assimilation par l'imaginaire social d'une &#233;thique politique fond&#233;e sur l'acceptation inconditionnelle de la diversit&#233; sociale et normative et de la diff&#233;rence identitaire. Cela suppose dans la foul&#233;e que les autochtones qui, par leurs valeurs, se d&#233;finissent et s'inscrivent en dehors des normes politiques, sociales et l&#233;gales dominantes, n'aient pas &#224; craindre d'&#234;tre absorb&#233;s contre leur v&#339;u dans un cadre politique et normatif pr&#233;d&#233;fini. Y compris l'&#201;tat-nation par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second pr&#233;alable pose l'ind&#233;termination comme le propre de la d&#233;mocratie. Celle-ci d&#233;limite par son exercice un espace &#224; l'int&#233;rieur duquel les rapports sociaux de domination, les hi&#233;rarchies qui en d&#233;coulent, de m&#234;me que les structures politiques et institutionnelles qui les pr&#233;servent peuvent &#234;tre constamment contest&#233;s et remis en question &#8211; un espace, autrement dit, o&#249; rien ne saurait &#234;tre d&#233;cid&#233; d'avance, pas m&#234;me la mani&#232;re de d&#233;finir la d&#233;mocratie ou d'en moduler la pratique ; un espace o&#249;, finalement, l'avantage qu'accordent &#224; certains groupes leur position h&#233;g&#233;monique et le contr&#244;le des m&#233;canismes du pouvoir est toujours provisoire. La d&#233;mocratie implique une ouverture totale &#224; l'inconnu, &#224; la variabilit&#233; des &#234;tres et des circonstances et &#224; la diff&#233;rence. En fait, l'allure de la d&#233;mocratie &#224; venir d&#233;pendra &#224; la fois de l'habilit&#233; des groupes autochtones &#224; promouvoir une vision plus &#233;clat&#233;e de la communaut&#233; politique et de la citoyennet&#233;, et de la propension de la majorit&#233; &#224; endosser cette vision (sachant qu'elle devra, du coup, renoncer &#224; une partie du pouvoir social que lui garantit sa position h&#233;g&#233;monique au sein de la soci&#233;t&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la base de ces pr&#233;alables, il faut comprendre que l'instauration de rapports v&#233;ritablement &#233;galitaires entre la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise et les peuples autochtones constitue une entreprise autrement plus exigeante que les appels convenus des &#233;lites politiques &#224; l'harmonie interculturelle et au respect mutuel. La rh&#233;torique facile et vertueuse de la majorit&#233; bien pensante s'est trop souvent traduite en une intensification tangible des rapports sociaux historiques de domination dont les Autochtones font encore les frais ; elle ne convainc d&#233;sormais plus personne dans leur camp.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cl&#233; du renouvellement de la relation entre la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise et les peuples autochtones tient plut&#244;t dans une transformation fondamentale de la mani&#232;re de penser et d'instituer la communaut&#233; politique et les balises de la citoyennet&#233;. En ce sens, il ne suffit pas de r&#233;fl&#233;chir simplement &#224; la place que les Autochtones peuvent occuper au sein de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise ou encore &#224; quel compromis (territorial, politique, &#233;conomique) il est possible de souscrire pour satisfaire leurs revendications sans que la majorit&#233; ait l'impression d'y perdre au change. Il faut plut&#244;t chercher &#224; concevoir et refonder le Qu&#233;bec comme un tiers espace vierge au sein duquel Qu&#233;b&#233;cois et Autochtones convergeraient, lib&#233;r&#233;s de tout a priori, pour d&#233;cider ensemble des codes normatifs, du langage et du cadre socio-institutionnel les plus appropri&#233;s &#224; la mise en &#339;uvre d'une interface nouvelle parfaitement &#233;galitaire, quitte &#224; faire certains parcours ensemble ou d'autres de fa&#231;on autonome et s&#233;par&#233;e. Il ne s'agit pas ici de &#171; n&#233;gocier &#187; le contenu de ce nouvel espace, de donner ou de r&#233;clamer &#8211; ce qui suppose un rapport de pouvoir in&#233;galitaire &#8211; mais d'entrer en un dialogue qui ne doit pas avoir pour but d'amener l'Autre &#224; sa vision des choses, mais bien &#224; cr&#233;er en sa compagnie un champ nouveau de d&#233;lib&#233;ration et d'interaction, n&#233;cessairement hybride, dont le contenu et la configuration ne se veulent le reflet de l'un plus que de l'autre interlocuteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; quoi exactement pourrait ressembler ce nouvel espace de dialogue ? Difficile &#224; dire avec pr&#233;cision puisque la perspective qui sous-tend la d&#233;marche qu'il implique n'a pas encore de pr&#233;c&#233;dent av&#233;r&#233; dans l'histoire des d&#233;mocraties modernes. Mais il doit r&#233;sulter minimalement d'une transformation identitaire subie &#233;galement, au terme de laquelle ni l'un ni l'autre ne demeure tout &#224; fait ce qu'il fut. Pour les allochtones, et plus particuli&#232;rement ceux et celles qui sont les h&#233;ritiers des colons et immigrants europ&#233;ens, cela signifie d'abord prendre conscience du fait qu'ils jouissent d'un rapport de pouvoir dont ils tirent un b&#233;n&#233;fice consid&#233;rable et ind&#251; au d&#233;triment des peuples autochtones, puis, dans la foul&#233;e, chercher &#224; y mettre un terme. Cela peut aller aussi loin que de remettre en question l'int&#233;grit&#233; des limites reconnues du territoire qu&#233;b&#233;cois dans lequel l'imaginaire social dominant ancre le Qu&#233;bec ou de reconsid&#233;rer la rectitude proclam&#233;e de la norme socioculturelle et du syst&#232;me de valeurs qui nourrissent cet imaginaire. Pour les Autochtones, il pourra s'agir d'interroger le bien-fond&#233; des strat&#233;gies de culpabilisation et des discours de victimisation qui, bien qu'efficaces &#224; l'occasion, indisposent les allochtones plus souvent qu'autrement et tendent &#224; envenimer les &#233;changes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La forme et le contenu de cet espace de dialogue se traceront et se concr&#233;tiseront d'eux-m&#234;mes dans la r&#233;alit&#233; de l'interface qu'Autochtones et allochtones entreprendront d'am&#233;nager. Mais il doit s'appuyer en bout de piste sur deux principes, deux r&#232;gles du jeu, compl&#233;mentaires : le doute solidaire et le droit &#224; l'opacit&#233;. Le doute solidaire parce que la v&#233;ritable &#233;galit&#233; r&#233;side dans la capacit&#233; de se questionner mutuellement, d'interroger avec respect les choix et les valeurs de l'Autre sans risque de repr&#233;sailles. Le droit &#224; l'opacit&#233; pour pr&#233;munir contre la tendance par trop humaine &#224; inscrire l'Autre dans un cadre conceptuel qui nous est familier, pour le prot&#233;ger contre le penchant &#224; comprendre et &#224; saisir sa diff&#233;rence en fonction de bar&#232;mes qui nous sont propres et &#224; nous seuls intelligibles. Le droit &#224; l'opacit&#233; parce qu'il est possible que subsistent des m&#233;fiances compr&#233;hensibles &#224; l'&#233;gard de l'Autre, qu'on ne le comprenne pas d'embl&#233;e, que l'on h&#233;site en raison du pass&#233; trouble qui nous s&#233;pare &#224; s'engager avec lui. Le droit &#224; l'opacit&#233; finalement, pour garantir que la voix de ceux et celles que l'histoire a cantonn&#233;s du c&#244;t&#233; des subalternes ne sera pas att&#233;nu&#233;e par celle du dominant, que la conception du social projet&#233;e par ce dernier ne serve pas &#224; englober et diminuer leur diff&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La perspective propos&#233;e ici pourra para&#238;tre abstraite, voire utopique. Si tant est, cependant, que l'on ait &#224; c&#339;ur de r&#233;am&#233;nager de mani&#232;re authentiquement &#233;galitaire la relation entre la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise et les peuples autochtones, il n'est pas inopportun d'en juger les possibles. Parce que nous en sommes l&#224;. M&#234;me les solutions les plus &#233;clair&#233;es et les politiques les plus bienveillantes restent pour l'essentiel inefficaces &#224; am&#233;liorer sensiblement le sort des peuples autochtones. Il est temps de r&#233;aliser que la dynamique de rapports de pouvoir et la logique soci&#233;tale qui informent la relation entre la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise et les peuples autochtones entravent s&#233;rieusement les possibilit&#233;s de changement en faveur d'une plus grande mesure de justice sociale. La pr&#233;sence des peuples autochtones nous convient en fait &#224; repousser les fronti&#232;res de la d&#233;mocratie, &#224; penser nos relations sociales en dehors des paradigmes normatifs convenus et des param&#232;tres institutionnels existants. Le d&#233;fi est de taille, mais ne pas au moins tenter d'y r&#233;pondre c'est se condamner &#224; retracer cent fois encore les m&#234;mes orni&#232;res et s'y enliser toujours un peu plus chaque fois que l'on y passe. C'est se condamner &#224; une d&#233;mocratie d&#233;su&#232;te et insatisfaisante, &#224; une citoyennet&#233; &#233;troite et sans appauvrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Daniel Sal&#233;e, non-membre&lt;br class='autobr' /&gt;
Alexa Conradi, membre de Qu&#233;bec solidaire&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'ind&#233;pendance : un d&#233;bat pour Qu&#233;bec Solidaire</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/L-independance-un-debat-pour-Quebec-Solidaire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/L-independance-un-debat-pour-Quebec-Solidaire</guid>
		<dc:date>2009-09-09T02:17:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Question nationale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le prochain congr&#232;s de Qu&#233;bec Solidaire aura lieu du 20 au 22 novembre 2009. La question nationale sera au centre des discussions. Suite aux nombreux cercles citoyens du printemps dernier, la commission de l'enjeu 1 de la commission politique apporte une solide contribution politique. Voir le fichier joint.&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Question-nationale-" rel="directory"&gt;Question nationale&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Question-nationale-267-+" rel="tag"&gt;Question nationale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH150/arton2506-a5e05.jpg?1629928024' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;font size=+1&gt; Le prochain congr&#232;s de Qu&#233;bec Solidaire aura lieu du 20 au 22 novembre 2009. La question nationale sera au centre des discussions. Suite aux nombreux cercles citoyens du printemps dernier, la commission de l'enjeu 1 de la commission politique apporte une solide contribution politique. Voir le fichier joint.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lagauche.ca/IMG/pdf_Perspectives.pdf" length="125403" type="application/pdf" />
		

	</item>



</channel>

</rss>
