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	<title>La Gauche</title>
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		<title>La Gauche</title>
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		<title>L'Etat de Palestine &#224; l'ONU : beaucoup de bruit pour rien ? </title>
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		<dc:date>2011-09-16T14:49:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Salingue</dc:creator>


		<dc:subject>Palestine</dc:subject>
		<dc:subject>Isra&#235;l</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'actualit&#233; internationale du mois de septembre sera marqu&#233;e par le projet de vote sur &#171; l'&#201;tat palestinien &#187; &#224; l'ONU. La direction de l'Autorit&#233; Palestinienne de Ramallah (AP) entend en effet demander aux Nations Unies la reconnaissance, voire m&#234;me l'admission comme &#201;tat membre, de la Palestine. C'est en tout cas ce qu'elle affirme aujourd'hui, et c'est sur cette hypoth&#232;se que je raisonnerai. Chacun a pu constater, &#224; ce titre, une certaine agitation diplomatique, mais aussi des d&#233;bats, de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Israel-31-+" rel="tag"&gt;Isra&#235;l&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH133/arton3242-06e0e.jpg?1629994107' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='133' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'actualit&#233; internationale du mois de septembre sera marqu&#233;e par le projet de vote sur &#171; l'&#201;tat palestinien &#187; &#224; l'ONU. La direction de l'Autorit&#233; Palestinienne de Ramallah (AP) entend en effet demander aux Nations Unies la reconnaissance, voire m&#234;me l'admission comme &#201;tat membre, de la Palestine. C'est en tout cas ce qu'elle affirme aujourd'hui, et c'est sur cette hypoth&#232;se que je raisonnerai. Chacun a pu constater, &#224; ce titre, une certaine agitation diplomatique, mais aussi des d&#233;bats, de plus en plus explicites, au sein du mouvement national palestinien et du mouvement de solidarit&#233; avec la Palestine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;pisode onusien &#224; venir doit &#234;tre appr&#233;hend&#233; dans son historicit&#233;, et non comme un &#233;v&#233;nement isol&#233; : il s'agit en effet avant tout d'une nouvelle &#233;tape du d&#233;veloppement de la question palestinienne. Pourquoi maintenant ? Par qui ce projet est-il r&#233;ellement soutenu ? Que pourrait-il changer dans les rapports de forces entre Isra&#235;l et les Palestiniens ? Cet article entend r&#233;pondre &#224; ces quelques questions qui me semblent essentielles, sans pour autant pr&#233;tendre fournir une analyse exhaustive de la d&#233;marche de la direction de l'AP et de ses &#233;ventuelles r&#233;percussions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://juliensalingue.over-blog.com/article-l-etat-de-palestine-a-l-onu-beaucoup-de-bruit-pour-rien-82646858.html#_ftnref&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voir la suite du texte sur le blog de l'auteur.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Isra&#235;l : &#171; Le peuple exige la justice sociale &#187;</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Israel-Le-peuple-exige-la-justice-sociale</link>
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		<dc:date>2011-09-16T14:49:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Warscharski</dc:creator>


		<dc:subject>Isra&#235;l</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis plusieurs mois, la contestation sociale gronde en Isra&#235;l. Ce mouvement in&#233;dit, s'il ne remet pas en cause la politique colonialiste vis-&#224;-vis de la Palestine, en montre les contradictions. &lt;br class='autobr' /&gt; Du jamais vu en Isra&#235;l : pr&#232;s d'un demi-million de personnes dans la rue pour exiger &#171; la justice sociale &#187; et la mise &#224; bas du n&#233;olib&#233;ralisme. Il faut dire que la brutalit&#233; des attaques contre les acquis sociaux et l'autisme du gouvernement d'extr&#234;me droite face au malaise social sont aussi sans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH139/arton3241-465b6.jpg?1629994107' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='139' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis plusieurs mois, la contestation sociale gronde en Isra&#235;l. Ce mouvement in&#233;dit, s'il ne remet pas en cause la politique colonialiste vis-&#224;-vis de la Palestine, en montre les contradictions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Du jamais vu en Isra&#235;l : pr&#232;s d'un demi-million de personnes dans la rue pour exiger &#171; la justice sociale &#187; et la mise &#224; bas du n&#233;olib&#233;ralisme. Il faut dire que la brutalit&#233; des attaques contre les acquis sociaux et l'autisme du gouvernement d'extr&#234;me droite face au malaise social sont aussi sans pr&#233;c&#233;dent. En sugg&#233;rant aux manifestants au d&#233;but des mobilisations de trouver une solution &#224; la crise du logement en allant habiter&#8230; dans les colonies, Netanyahou a montr&#233; &#224; quel point il &#233;tait d&#233;connect&#233; du peuple. Plus intelligents que leur Premier ministre, les tycoons (d&#233;nomination locale des oligarches du capital financier) avaient, d&#232;s le d&#233;but du mouvement, sugg&#233;r&#233; des reformes, y compris de payer plus d'imp&#244;ts, conscients que leurs &#233;normes privil&#232;ges alimentaient la r&#233;volte sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, le mouvement insiste sur son caract&#232;re &#171; ni droite ni gauche &#187; et se d&#233;finit comme &#171; mouvement social &#187; et non comme un mouvement politique, mais ses revendications en termes de logement, d'&#233;ducation et de sant&#233;, entrent directement et ouvertement en conflit avec les &#233;normes subventions allou&#233;es aux colonies et un budget militaire si gros (22 % du budget national) que m&#234;me une partie de l'&#233;tat-major se porte volontaire pour le r&#233;duire... pensant ainsi &#233;viter que des civils y mettent leur nez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La commission Trachtenberg, h&#226;tivement nomm&#233;e par le gouvernement pour faire des recommandations sur une r&#233;allocation des ressources, n'a pourtant pas h&#233;sit&#233; a toucher &#224; ce tabou et annonce d&#232;s la premi&#232;re semaine de ses travaux qu'il faudra &#171; repenser les priorit&#233;s nationales &#187;. Elle rejoint ainsi les premi&#232;res recommandations d'une commission alternative constitu&#233;e par le mouvement et qui appelle &#224; un retour au Welfare State des ann&#233;es 1950 &#224; 1970, brutalement d&#233;mantel&#233; par&#8230; Benjamin Netanyahou dans la foul&#233;e de l'offensive n&#233;olib&#233;rale de Thatcher et Reagan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut l&#233;gitimement &#234;tre frustr&#233;s du refus des porte-parole du mouvement de se positionner sur la question de l'occupation, du si&#232;ge criminel de Gaza, des droits nationaux du peuple palestinien, mais on trouvera une certaine consolation dans le fait qu'il s'agit d'un mouvement qui assume son caract&#232;re jud&#233;o-arabe (dans tous les grands rassemblements il y avait un porte-parole de la communaut&#233; palestinienne d'Isra&#235;l), ce qui est loin d'aller de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la manifestation du demi-million, comme on l'appelle d&#233;j&#224;, les manifestants sont rentr&#233;s chez eux et les nombreux campements urbains qui symbolisaient cette mobilisation ont &#233;t&#233; d&#233;mantel&#233;s. Pour laisser place &#224; une seconde vague, diff&#233;rente en termes de classe. En effet, si pendant les deux premiers mois, les classes moyennes ont domin&#233;, le tour est venu pour les classes populaires de s'exprimer, en particulier des milliers de sans-logis qui, contrairement aux manifestants de la premi&#232;re vague, n'h&#233;sitent pas &#224; occuper des immeubles vides et &#224; se confronter aux forces de police. Loin de dispara&#238;tre, le mouvement change de nature, se radicalise. Les autorit&#233;s aussi, qui, &#224; l'image du maire de Tel Aviv, entreprennent une politique de &#171; nettoyage &#187; des campements de sans-logis, en utilisant des m&#233;thodes violentes et une campagne de presse brutale contre les &#171; voyous et les d&#233;linquants &#187;. Le temps du &#171; mouvement de tout le peuple &#187; est bel et bien fini. Place &#224; la guerre des classes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un pouvoir d&#233;connect&#233; de la r&#233;alit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but de cet article, je parlais d'autisme. Ce diagnostic ne concerne pas seulement les revendications des citoyenNEs isra&#233;lienNEes, mais l'ensemble de la politique gouvernementale. La crise politique avec la Turquie, qui a &#233;t&#233; pendant plusieurs d&#233;cennies l'alli&#233; privil&#233;gi&#233; de l'&#201;tat h&#233;breu dans la r&#233;gion, la remise en question par les masses &#233;gyptiennes des accords de capitulation sign&#233;s par Anouar Sadate, et m&#234;me les tensions avec l'administration am&#233;ricaines, r&#233;v&#233;l&#233;es par l'ancien secr&#233;taire &#224; la d&#233;fense Robert Gates, tout cela indique une v&#233;ritable d&#233;connexion de la r&#233;alit&#233; politique de la part de l'&#233;quipe Netanyahou. Comme l'&#233;crit l'&#233;ditorialiste de Haaretz, Yoel Marcus :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il y a une limite aux mensonges que l'administration US est pr&#234;te a avaler, et ce n'est pas par hasard si elle a choisi ce moment pour r&#233;v&#233;ler la description que fait l'ancien secr&#233;taire &#224; la D&#233;fense, Robert Gates, de Netanyahou : &#8216;un menteur&#8230; qui n'est pas seulement ingrat, mais qui met en danger son propre pays en refusant de prendre en compte l'isolement grandissant d'Isra&#235;l'. M&#234;me si l'administration utilise son droit de veto aux Nations unies, le grincement de dents du pr&#233;sident Obama s'entendra du P&#244;le Nord au P&#244;le Sud. [&#8230;] Avec les nuages gros de d&#233;sastres qui nous survolent, tout ce qu'il reste &#224; dire &#224; Netanyahou c'est une vieille phrase, prononc&#233;e pour la derni&#232;re fois contre Neville Chamberlain : &#034; Je vous dis de partir et qu'on en finisse avec vous. Au nom de Dieu, partez ! &#034; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Haaretz, 9 septembre 2011.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Haaretz, 9 septembre 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Syrie : la lutte continue</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Syrie-la-lutte-continue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Syrie-la-lutte-continue</guid>
		<dc:date>2011-08-03T13:26:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Khalil Habash</dc:creator>


		<dc:subject>Moyen-Orient</dc:subject>
		<dc:subject>Syrie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le soul&#232;vement syrien dure maintenant depuis plus de 4 mois. Malgr&#233; la dure r&#233;pression, le mouvement de protestation continue et s'accro&#238;t. Depuis le 15 mars, plus de 1500 civils &#8211; au moins &#8211; ont &#233;t&#233; tu&#233;s, dont environ 70 enfants, et environ 10 000 personnes arr&#234;t&#233;es, selon les groupes syriens de d&#233;fense des droits humains. &lt;br class='autobr' /&gt; De nombreux Syriens ont fui vers les pays voisins. Plus de 11'700 sont h&#233;berg&#233;s dans des camps de r&#233;fugi&#233;s en Turquie, tandis que quelques milliers sont au Liban. Les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Syrie-+" rel="tag"&gt;Syrie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH107/arton3227-b3e8e.jpg?1629928024' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='107' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le soul&#232;vement syrien dure maintenant depuis plus de 4 mois. Malgr&#233; la dure r&#233;pression, le mouvement de protestation continue et s'accro&#238;t. Depuis le 15 mars, plus de 1500 civils &#8211; au moins &#8211; ont &#233;t&#233; tu&#233;s, dont environ 70 enfants, et environ 10 000 personnes arr&#234;t&#233;es, selon les groupes syriens de d&#233;fense des droits humains.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De nombreux Syriens ont fui vers les pays voisins. Plus de 11'700 sont h&#233;berg&#233;s dans des camps de r&#233;fugi&#233;s en Turquie, tandis que quelques milliers sont au Liban. Les manifestations continuent d'&#234;tre r&#233;prim&#233;es par les forces de s&#233;curit&#233;, les casseurs du r&#233;gime et un secteur de l'arm&#233;e, bien que le r&#233;gime ait d&#233;clar&#233; plusieurs fois qu'il ne tirerait pas sur les manifestants s'ils restent pacifiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Jisr al-Shughour et dans d'autres villes comme Homs, les forces militaires ont utilis&#233; des h&#233;licopt&#232;res et des tanks pour tirer sur les manifestants. Quelque 15'000 soldats et 40 tanks auraient &#233;t&#233; envoy&#233;s vers la ville et sa r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cela, le mouvement de protestation augmente encore, avec des manifestations presque quotidiennes dans plusieurs villes du pays. Le 10 juin, jour du &#171; Vendredi des tribus &#187;, on rapporte des manifestations dans plus de 138 villes et agglom&#233;rations &#224; travers le pays. Des manifestations similaires ont d&#232;s lors eu lieu chaque vendredi avec un nombre total de protestataires d&#233;passant le million. Les villes de Hama et de Deir Zor, lesquelles ont vu &#224; plusieurs reprises plus de 500'000 personnes manifester dans leurs rues, sont consid&#233;r&#233;es comme libres et des exemples &#224; suivre par les manifestants malgr&#233; la poursuite de la r&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeudi 23 juin, une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale r&#233;ussie a marqu&#233; le passage des cent jours de la r&#233;volution et s'est tenue dans les d&#233;partements de Homs, Hama, Deraa, les march&#233;s de Deir Zor, la ville de Lattaqui&#233;, &#224; Banyas, Douma et la plus grande partie du Rif de Damas. Les appels &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale ont &#233;t&#233; r&#233;p&#233;t&#233;s &#224; plusieurs reprises par les manifestants dans plusieurs villes. Les universit&#233;s, particuli&#232;rement &#224; Damas et &#224; Alep, ont vu des manifestations des &#233;tudiants contre le r&#233;gime.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le pr&#233;sident Assad essaie de contenir la r&#233;volte&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans son discours du lundi 20 juin, le pr&#233;sident Bachar El-Assad n'a rien dit ni conc&#233;d&#233; de nouveau pour apaiser les protestataires. Il a maintenu une attitude d&#233;fiante. Il a reconnu qu'une certaine partie du mouvement de protestation pourrait avoir quelques revendications l&#233;gitimes et d&#233;sirait participer &#224; la &#171; d&#233;mocratie &#187;. Mais apr&#232;s cette courte d&#233;claration, il a imm&#233;diatement pr&#233;tendu que jusqu'&#224; 64'000 &#171; hors la loi &#187; organisaient le chaos en Syrie et qu'aux c&#244;t&#233;s de cette arm&#233;e &#187; de criminels, le soul&#232;vement en Syrie est &#233;galement foment&#233; par des intellectuels radicaux et blasph&#233;mateurs, qui essaient de s'infiltrer en Syrie en semant le d&#233;sordre au nom de la religion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;dias syriens, tous contr&#244;l&#233;s directement ou indirectement par l'Etat, ont d&#233;crit tous les protestataires comme des terroristes contr&#244;l&#233;s par les puissances &#233;trang&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assad ajoute que l'image de la Syrie a &#233;t&#233; &#171; salie &#187; internationalement et que certains protestataires sont pay&#233;s pour filmer les manifestations et n&#233;gocier avec les m&#233;dias. Il a pr&#233;tendu que la Syrie est victime de &#171; conspirations politiques &#187; qu'il a assimil&#233;es &#224; des &#171; microbes &#187;. Cette th&#233;orie de la conspiration contre la Syrie est utilis&#233;e par le r&#233;gime syrien dans chaque discours officiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces accusations contre les protestataires ne l'ont pas emp&#234;ch&#233; d'appeler &#224; un dialogue national avec l'opposition et le mouvement de protestation. Il a aussi d&#233;clar&#233; que le plus grand danger pour le pays aujourd'hui, c'est la faiblesse ou l'effondrement de l'&#233;conomie syrienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comment ce discours s'accorde-t-il avec la r&#233;alit&#233; de la situation en Syrie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour commencer, la r&#233;alit&#233; du mouvement est tr&#232;s diff&#233;rente de la description qu'en fait Assad comme un mouvement de protestation domin&#233; par des terroristes, des salafistes et des opportunistes li&#233;s &#224; des conspirateurs &#233;trangers. Nous assistons aujourd'hui en Syrie &#224; un mouvement national populaire qui lutte pour la d&#233;mocratie et la justice sociale. Les manifestants regroupent les diff&#233;rentes composantes ethniques et religieuses du pays, de toutes les r&#233;gions du pays. Au-del&#224; de l'appel d'un grand nombre de personnes de toutes communaut&#233;s demandant la fin de ce r&#233;gime, nous avons vu appara&#238;tre des d&#233;clarations, par exemple, de groupes chr&#233;tiens et alaouites condamnant ce r&#233;gime et sa r&#233;pression, montrant la diversit&#233; du mouvement de protestation en Syrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'importantes manifestations ont eu lieu dans les deux grandes villes d'Alep et de Damas. En plus des manifestations &#224; l'universit&#233; d'Alep, des manifestations ont lieu dans diff&#233;rents faubourgs comme Salahedin, Bab el-Hadid et Seif el-Dawali ou certaines mosqu&#233;es. Dans les villages au nord d'Alep, plusieurs milliers de manifestants sont sortis de mani&#232;re r&#233;p&#233;t&#233;e dans les rues &#224; Tal Rifaat, Hreitan, Mareaa et Aazaz. A Damas aussi des manifestations immenses comme &#224; Douma et Harasta rassemblant des dizaines de milliers de personnes ont eu lieu dans les faubourgs et &#224; plus petite &#233;chelle dans la ville m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dehors du pays, l'opposition a aussi commenc&#233; &#224; s'organiser. Elle s'est r&#233;unie en plusieurs conf&#233;rences &#224; travers l'Europe. Il s'est form&#233; un comit&#233; consultatif de la Conf&#233;rence d'Antalya [ville touristique au sud de la Turquie], la principale coalition de l'opposition d&#233;mocratique syrienne, qui s'est tenue du 31 mai au 3 juin, ainsi que lors de la Conf&#233;rence d'Istanbul, dite &#171; Conf&#233;rence de salut national &#187; qui s'est tenue le 16 juillet 2011. Les principaux organisateurs de cette conf&#233;rence &#233;taient les Fr&#232;res musulmans, les forces de gauche, kurdes et lib&#233;rales regroup&#233;es dans la D&#233;claration de Damas (DD).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des 31 membres du comit&#233; consultatif, quatre &#233;manent de la DD, quatre des Fr&#232;res musulmans (FM), quatre des Kurdes (qui sont majoritairement de gauche) et quatre des tribus. Les 15 autres sont des personnalit&#233;s ind&#233;pendantes. Ces forces organis&#233;es &#224; l'&#233;tranger sont n&#233;anmoins tr&#232;s faibles sur le terrain. Les Fr&#232;res musulmans comme la gauche ont &#233;t&#233; &#233;limin&#233;s par des d&#233;cennies de dure pers&#233;cution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un des principaux points de la d&#233;claration d'Antalya et d'Istanbul a &#233;t&#233; de s'opposer &#224; toute intervention militaire &#233;trang&#232;re. Le mouvement de protestation dans le pays a &#233;galement refus&#233; toute intervention militaire &#233;trang&#232;re qui ferait le jeu du r&#233;gime et conduirait probablement le pays &#224; la guerre civile. De la m&#234;me mani&#232;re les opposants de l'int&#233;rieur et de l'ext&#233;rieur se sont engag&#233;s pour une Syrie d&#233;mocratique, civique et pluraliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement populaire en Syrie d&#233;fend l'unit&#233; du peuple syrien et s'oppose &#224; la division. Un sentiment de solidarit&#233; nationale et de solidarit&#233; sociale se d&#233;veloppe qui d&#233;passe les divisions religieuses et ethniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;v&#233;nements &#224; Homs vers le 17 juin, o&#249; des conflits confessionnels auraient explos&#233; entre sunnites et chiites, ont &#233;t&#233; condamn&#233;s par l'opposition de l'int&#233;rieur et de l'ext&#233;rieur comme des tentatives du r&#233;gime de diviser le mouvement populaire de protestation et cr&#233;er le chaos dans la ville. L'opposition syrienne a depuis le d&#233;but pr&#233;sent&#233; un front uni et national contre la menace sectaire d'une guerre civile fabriqu&#233;e par le r&#233;gime afin d'effrayer les gens et de pr&#233;senter cette fausse option du r&#233;gime : moi ou le chaos. Les slogans des manifestants tels que &#171; Nous sommes tous des Syriens, nous sommes unis &#187; sont r&#233;p&#233;t&#233;s en permanence lors des manifestations et sur les diff&#233;rents r&#233;seaux tels que Facebook ou Twitter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Deraa, foyer de l'insurrection, une pancarte avait &#233;t&#233; mise &#224; l'entr&#233;e de la mosqu&#233;e o&#249; &#233;tait &#233;crit &#171; Non au sectarisme, nous sommes tous des Syriens &#187;. Dans les manifestations dans la ville de Qamishli, les jeunes Kurdes scandaient : &#171; Pas Kurde, pas Arabe, le peuple syrien est un, nous saluons les martyrs de Deraa &#187;. En outre, le chant le plus important chant&#233; par les manifestants sans aucun doute est &#171; Un, un, un, le peuple syrien est un ! &#187;. Les manifestations ont &#233;t&#233; d&#233;di&#233;es aux diff&#233;rents groupes repr&#233;sentant la Syrie comme le Vendredi de l'&#171; Azime &#187;, en l'honneur de la f&#234;te de P&#226;ques pour les chr&#233;tiens, ou le Vendredi nomm&#233; &#171; Azadi &#187;, qui signifie libert&#233; en kurde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;gime exploite les questions religieuses pour susciter des conflits entre communaut&#233;s et diviser le peuple. Il a construit l'arm&#233;e selon des crit&#232;res communautaires pour maintenir la loyaut&#233;. Alors que la majorit&#233; des conscrits sont sunnites, en correspondance avec leur majorit&#233; dans la population, les alaouites et les fid&#232;les de la famille Assad pr&#233;dominent dans le corps des officiers. Les si&#232;ges et les interventions militaires contre les villes rebelles ont &#233;t&#233; presque tous le fait de la 4e brigade command&#233;e par Maher El-Assad et d'unit&#233;s sp&#233;ciales dont la plupart des soldats sont alaouites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident Assad n'ose pas employer les soldats normaux par peur de mutineries. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, il n'y a eu que des d&#233;fections individuelles, mais on compte tout de m&#234;me un nombre grandissant de d&#233;fections dans les rangs des officiers et des soldats, et les chiffres de plus en plus importants de fusill&#233;s militaires, difficilement v&#233;rifiables il est vrai, refusant de tirer sur les manifestants pacifiques, d&#233;montrent des dissensions internes au sein de l'arm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, le soi-disant dialogue appel&#233; par Bachar El-Assad ne peut pas &#234;tre pris au s&#233;rieux tant que continuent les morts, les bless&#233;s, les arrestations et la r&#233;pression contre les manifestants. Aucun dialogue n'est possible quand des tanks et des h&#233;licopt&#232;res sont engag&#233;s contre le peuple. Le mouvement populaire a refus&#233; tout soi-disant dialogue tant que des revendications des manifestants ne sont pas r&#233;alis&#233;es. La pr&#233;tendue &#171; amnistie g&#233;n&#233;rale &#187; accord&#233;e par le pr&#233;sident pour les &#171; crimes &#187; commis avant le 20 juin n'a pas vu la lib&#233;ration des 10'000 manifestants d&#233;tenus depuis le 15 mars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les revendications d&#233;mocratiques du mouvement populaire pour une Syrie d&#233;mocratique, civique et libre ne sont pas satisfaites par le r&#233;gime. Celui-ci a &#233;labor&#233; une nouvelle loi sur les partis politiques qui pr&#233;voit un &#171; comit&#233; des affaires de partis &#187; pr&#233;sid&#233; par le ministre de l'Int&#233;rieur. Ses membres comprendront un juge de la Cour de cassation et trois personnalit&#233;s ind&#233;pendantes nomm&#233;es par le pr&#233;sident de la r&#233;publique. Toute personne souhaitant cr&#233;er un parti politique devra d&#233;poser une demande d'autorisation sign&#233;e par 50 membres fondateurs &#171; de plus de 25 ans &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils devront &#234;tre r&#233;sidents en Syrie et &#233;maner de pas moins de 50% des gouvernorats du pays. En outre, ils devront avoir un casier judiciaire vierge et ne pourront pas &#234;tre membres d'un autre parti simultan&#233;ment. Au moment du d&#233;p&#244;t de la demande d'autorisation, le nouveau parti devra avoir 2000 membres ainsi que des locaux pour son quartier g&#233;n&#233;ral. Les partis politiques ne pourront pas utiliser des services du gouvernement pour leur propagande, ni agir &#224; partir d'organisations de bienfaisance, d'institutions d'enseignement, ou de structures religieuses (&#233;glises ou mosqu&#233;es). Tout cela est con&#231;u pour pr&#233;server le monopole du parti Baas.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les probl&#232;mes &#233;conomiques de la Syrie &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; c&#244;t&#233; de la diffamation du mouvement de protestation par Assad et de son refus d'ouvrir un v&#233;ritable dialogue, le troisi&#232;me probl&#232;me r&#233;side dans ses d&#233;clarations ayant trait &#224; l'&#233;conomie. A propos de la possibilit&#233; d'un effondrement de l'&#233;conomie syrienne, le pr&#233;sident Assad n'a pas compris que son mod&#232;le &#233;conomique s'est d&#233;j&#224; effondr&#233; pour beaucoup de gens. C'est en partie pour cela qu'ils manifestent contre le r&#233;gime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Syrie a doubl&#233; son PIB entre 2003 et 2008, mais la croissance &#233;conomique n'a pas b&#233;n&#233;fici&#233; au peuple syrien. Les politiques de lib&#233;ralisation &#233;conomique ont commenc&#233; au d&#233;but des ann&#233;es 1990 et ont &#233;t&#233; acc&#233;l&#233;r&#233;es et renforc&#233;es avec l'arriv&#233;e au pouvoir en 2000 de Bachar El-Assad. Ces politiques ont b&#233;n&#233;fici&#233; &#224; une petite oligarchie et &#224; un petit nombre de ses clients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Syrie a vu l'&#233;mergence de banques priv&#233;es et la multiplication des investissements &#233;trangers, en m&#234;me temps que la privatisation et la lib&#233;ralisation des &#233;changes ext&#233;rieurs. Le tourisme est devenu un secteur florissant qui constitue aujourd'hui 12% du PIB syrien en rapportant des revenus d'environ 6,5 milliards dollars et en employant quelque 11% de la force de travail. La Syrie &#8211; qui dans le pass&#233; &#233;tait autosuffisante et poss&#233;dait un fort secteur industriel &#8211; importe d&#233;sormais des biens alimentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette politique &#233;conomique a eu des cons&#233;quences s&#233;v&#232;res pour le peuple. Les revenus par habitant restent bien en dessous de la moyenne du Proche-Orient. L'&#233;conomie est toujours encore &#171; en d&#233;veloppement &#187;, la s&#233;curit&#233; sociale a disparu, dans certains cas, le contr&#244;le des prix des biens de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; a &#233;t&#233; abandonn&#233; et la pauvret&#233; touche un tiers de la population. Extr&#234;mement d&#233;pendante des services, l'&#233;conomie ne cr&#233;e pas assez d'emplois, en particulier pour les jeunes dipl&#244;m&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;gime a progressivement abandonn&#233; le secteur agricole qui repr&#233;sente 20% de l'&#233;conomie syrienne. Les campagnes ont souffert de dures conditions en cons&#233;quence de quatre ann&#233;es de s&#233;cheresse. Le gouvernement n'a pas r&#233;pondu aux difficult&#233;s de la population paysanne dont une grande partie a d&#251; abandonner les r&#233;gions rurales pour aller chercher du travail en ville. Aujourd'hui les paysans pauvres fournissent l'infanterie du soul&#232;vement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'annonce que Rami Makhlouf &#8211; le cousin du pr&#233;sident Bachar El-Assad et la cible principale des protestations contre la corruption &#8211; abandonne les affaires pour se consacrer aux &#339;uvres de bienfaisance ne va pas r&#233;soudre les probl&#232;mes de l'&#233;conomie syrienne ni assur&#233;ment apaiser les manifestations. Rami Makhlouf contr&#244;le plusieurs affaires dont Syriatel, le plus grand op&#233;rateur de t&#233;l&#233;phones mobiles du pays, des magasins hors taxes, une concession p&#233;troli&#232;re, une compagnie a&#233;rienne, ainsi que des h&#244;tels et des entreprises de construction. Il a des participations dans au moins une banque. Rami Makhloufa est pr&#233;sent partout et les estimations indiquent qu'il d&#233;tiendrait 60% de l'&#233;conomie syrienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le soul&#232;vement continue, les fabricants et commer&#231;ants de Damas et d'Alep, qui jusqu'&#224; pr&#233;sent ont soutenu le r&#233;gime, ont commenc&#233; &#224; remettre en question leur loyaut&#233; politique &#224; son &#233;gard. Ils font face &#224; une situation difficile en fermant des entreprises et en licenciant. La bourgeoisie et sa fraction marchande pourraient donc remettre en question leur loyaut&#233; politique envers le r&#233;gime si le mouvement populaire continue ainsi sans que des alternatives viables soient trouv&#233;es. Il y a m&#234;me aujourd'hui des signes que certains &#233;l&#233;ments du monde des affaires pensent &#224; changer de camp.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement populaire a refus&#233; toute intervention militaire &#233;trang&#232;re en Syrie et a exclu des personnalit&#233;s li&#233;es aux int&#233;r&#234;ts imp&#233;rialistes &#233;trangers tels que Abdel Hakim Khadam [ex-vice-pr&#233;sident de Syrie entre 2000-2005, auparavant proche de Hafez El-Assad, tomb&#233; en d&#233;su&#233;tude, il est maintenant li&#233; aux &#201;tats-Unis et &#224; l'Union europ&#233;enne et ayant d&#233;clar&#233; ces liens sur divers m&#233;dias], Rifaat El-Assad [le jeune fr&#232;re de Hafez El-Assad, oncle de Bachar, boucher en 1982 de la population de Hama ; il entre en opposition avec Hafez au cours des ann&#233;es 1980, mais sera d&#233;finitivement &#233;cart&#233; au cours des ann&#233;es 1990, tout en gardant des int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques en Syrie au travers de son fils Sumer] et Mahmoun Homsi [ex-parlementaire, r&#233;prim&#233; et qui vivait en exil au Liban, o&#249; il &#233;tait proche du mouvement du 14 mars, jusqu'&#224; son expulsion du pays, en juillet 2010].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains, comme le leader du Hezbollah Hassan Nasrallah (Liban) et d'autres &#233;galement comme le pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien Chavez, trouvent des excuses au r&#233;gime Assad et reprochent au mouvement d'&#234;tre &#171; pro-imp&#233;rialiste &#187; en s'opposant au dictateur et &#224; son r&#233;gime. Il faudrait leur rappeler que c'est le peuple syrien qui a pouss&#233; le r&#233;gime syrien &#224; soutenir la r&#233;sistance au pouvoir sioniste aujourd'hui, comme dans le pass&#233;. C'est la population syrienne qui a offert l'hospitalit&#233; aux r&#233;fugi&#233;s palestiniens, libanais et irakiens quand ils &#233;taient attaqu&#233;s et occup&#233;s par les pouvoirs imp&#233;rialistes comme Isra&#235;l et les &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce r&#233;gime syrien qui, ces trente derni&#232;res ann&#233;es, a arr&#234;t&#233; les Syriens qui luttent pour la lib&#233;ration du Golan et de la Palestine. C'est ce m&#234;me r&#233;gime qui a &#233;cras&#233; en 1976, au Liban, les Palestiniens et les mouvements progressistes, tout en participant &#224; la guerre imp&#233;rialiste contre l'Irak en 1991, dans la coalition dirig&#233;e par les &#201;tats-Unis. Le peuple syrien compose les rangs des vrais r&#233;volutionnaires et anti-imp&#233;rialistes et non pas le r&#233;gime de Bachar El-Assad. La victoire de la R&#233;volution syrienne ouvrira un nouveau front de r&#233;sistance contre les puissances imp&#233;rialistes, alors que sa d&#233;faite les renforcerait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, le mouvement populaire syrien lutte pour la d&#233;mocratie, la justice sociale et l'anti-imp&#233;rialisme. Le peuple syrien ne va pas rentrer &#224; la maison malgr&#233; la r&#233;pression et les tueries ; il va continuer de manifester jusqu'&#224; ce que ses revendications soient satisfaites. Le peuple syrien ne va pas reculer et les tentatives pour le diviser ne vont pas r&#233;ussir &#8211; la R&#233;volution va &#234;tre permanente.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;* Traduction et premi&#232;re publication &lt;a href=&#034;http://alencontre.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#192; l'encontre &lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pr&#233;face d'Alain Gresh du livre de Julien Salingue ''A la recherche de la Palestine : Au-del&#224; du mirage d'Oslo'' </title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Preface-d-Alain-Gresh-du-livre-de-Julien-Salingue-A-la-recherche-de-la</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Preface-d-Alain-Gresh-du-livre-de-Julien-Salingue-A-la-recherche-de-la</guid>
		<dc:date>2011-04-27T13:52:55Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Gresh</dc:creator>


		<dc:subject>Palestine</dc:subject>
		<dc:subject>International</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tir&#233; du blog d'Alain Gresh avril 2011 ____________ &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans son nouveau livre, A la recherche de la Palestine. Au-del&#224; des accords d'Oslo (Le Cygne, 2011, 20 euros), Julien Salingue aborde ces probl&#232;mes de front. J'ai pr&#233;fac&#233; ce texte qui me semble important pour le d&#233;bat. &lt;br class='autobr' /&gt;
Demain, la Palestine ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Les th&#232;ses exprim&#233;es par Julien Salingue d&#233;rangeront. C'est pour cela qu'il faut les lire et y r&#233;fl&#233;chir, car elles nous forcent &#224; sortir du cadre &#233;troit qu'imposent souvent des m&#233;dias qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Moyen-Orient-" rel="directory"&gt;Moyen-Orient&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Palestine-+" rel="tag"&gt;Palestine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-International-216-+" rel="tag"&gt;International&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du blog d'Alain Gresh&lt;br class='autobr' /&gt;
avril 2011&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Dans son nouveau livre, A la recherche de la Palestine. Au-del&#224; des accords d'Oslo (Le Cygne, 2011, 20 euros), Julien Salingue aborde ces probl&#232;mes de front. J'ai pr&#233;fac&#233; ce texte qui me semble important pour le d&#233;bat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demain, la Palestine ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les th&#232;ses exprim&#233;es par Julien Salingue d&#233;rangeront. C'est pour cela qu'il faut les lire et y r&#233;fl&#233;chir, car elles nous forcent &#224; sortir du cadre &#233;troit qu'imposent souvent des m&#233;dias qui pr&#233;sentent le conflit en Terre sainte comme un affrontement entre deux peuples, entre deux l&#233;gitimit&#233;s et qui oublient qu'il met aux prises un occupant et un occup&#233;. Comme de nombreux jeunes Fran&#231;ais, Julien Salingue a d&#233;couvert la Palestine au cours d'un voyage au d&#233;but des ann&#233;es 2000. Comme beaucoup d'autres, il en a &#233;t&#233; boulevers&#233;, car ce qu'il y a d&#233;couvert ne peut laisser personne indiff&#233;rent, surtout si l'on se r&#233;clame de la justice, des droits humains, de l'&#233;galit&#233;. On ne sort pas indemne des violations de tous les principes que vivent quotidiennement les Palestiniens, dans un silence souvent complice des autorit&#233;s occidentales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On lira donc avec int&#233;r&#234;t ses descriptions vivantes de la Palestine, comme ses analyses &#224; contre-courant : la persistance de la question des millions de r&#233;fugi&#233;s palestiniens et de leurs aspirations ; les compromissions de l'Autorit&#233; palestinienne ; la crise interne du Fatah. Son chapitre sur la prise du pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza montre que l'organisation islamiste n'a fait que r&#233;pondre &#224; une tentative de coup d'Etat orchestr&#233; par les Etats-Unis et l'auteur rappelle leur refus (et celui de l'Union europ&#233;enne) de reconna&#238;tre le r&#233;sultat des &#233;lections l&#233;gislatives de janvier 2006, refus qui &#233;claire d'un jour singulier la conception que l'Occident se fait de la d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur deux points fondamentaux, les th&#232;ses de Julien Salingue reprennent des controverses qui agitent le mouvement de solidarit&#233; avec la Palestine. Non sur le bilan des accords d'Oslo qui s'est r&#233;v&#233;l&#233; catastrophique, mais sur l'id&#233;e que ceux-ci devaient forc&#233;ment d&#233;boucher sur l'&#233;chec. On pourrait, en effet, r&#233;torquer, que ce n'est pas parce qu'un &#233;v&#233;nement advient qu'il devait forc&#233;ment advenir. De nombreux &#233;l&#233;ments impond&#233;rables, que ce soit l'assassinat d'Itzhak Rabin ou les erreurs de la direction palestinienne, ont pu jouer. Bien s&#251;r, ces accords &#233;taient plus qu'imparfaits, mais ne pouvait-on esp&#233;rer une dynamique diff&#233;rente ? Apr&#232;s tout, en Afrique du Sud, qui aurait pari&#233; au d&#233;but des ann&#233;es 1990 sur une solution politique assurant la victoire de la majorit&#233; ? D'autre part, il faut rappeler les conditions dans lesquelles sont sign&#233;s ces accords en 1993, avec une OLP sortie affaiblie du soutien de Yasser Arafat &#224; Saddam Hussein et menac&#233;e de disparition. On regrette parfois que l'auteur ne prenne pas suffisamment en compte les dynamiques politiques r&#233;gionales et internationales, comme si le probl&#232;me palestinien et sa solution pouvaient &#234;tre isol&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre d&#233;bat concerne la solution : un Etat palestinien &#224; c&#244;t&#233; d'Isra&#235;l ou un seul Etat ? Julien Salingue se prononce sans ambigu&#239;t&#233; pour cette seconde solution, pr&#244;n&#233;e par un nombre croissant de Palestiniens, tant la perspective d'un Etat en Cisjordanie et &#224; Gaza appara&#238;t de plus en plus irr&#233;aliste, compte tenu notamment de la colonisation et malgr&#233; le consensus international en sa faveur. L'Afrique du Sud peut-elle servir d'exemple ? Plein de points rapprochent les deux situations, mais il existe au moins deux diff&#233;rences : le rapport d&#233;mographique entre &#171; colons &#187; et &#171; colonis&#233;s &#187; qui est de un &#224; deux en Palestine (si on inclut les r&#233;fugi&#233;s) &#233;tait de un &#224; dix en Afrique du Sud. D'autre part, l'ANC a construit toute sa strat&#233;gie, y compris son usage de la violence, sur cette volont&#233; de construire un pays multiracial et d'attirer &#224; elle une partie de la population blanche. Un Etat unique o&#249; coexisteraient les Palestiniens et les Isra&#233;liens juifs peut-il se construire sans que ces derniers, d'une mani&#232;re ou d'une autre, ne soient associ&#233;s au combat ? Ce qui n&#233;cessite non seulement des moyens de lutte particuliers, mais aussi des perspectives claires. Le futur Etat sera-t-il un &#171; Etat arabe &#187; ? Sera-t-il binational ou celui de tous ces citoyens ? Quelles seront les garanties constitutionnelles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien Salingue a termin&#233; son texte alors que d&#233;ferlait sur le monde arabe une vague de r&#233;voltes qui ont abouti &#224; la chute de nombreux dictateurs, en premier lieu en Tunisie et en Egypte. Partout se m&#234;laient les revendications de r&#233;forme politique et de justice sociale, obligeant les gouvernants &#224; multiplier les concessions plus ou moins substantielles. Partout, s'exprimait une m&#234;me volont&#233; de reconqu&#234;te d'une dignit&#233; bafou&#233;es par des pouvoirs qui disposaient &#224; leur guise de leurs citoyens. Si ce &#171; r&#233;veil arabe &#187; est un &#233;v&#233;nement historique, on peut s'interroger sur ses retomb&#233;es en Palestine et en distinguer au moins deux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En perdant un alli&#233; strat&#233;gique l'Egypte, les Etats-Unis d&#233;j&#224; en d&#233;clin (en Irak comme au Liban) perdent de leur influence et de leur capacit&#233; &#224; maintenir la fiction du &#171; processus de paix &#187;. L'Autorit&#233; palestinienne, jusque-l&#224; fortement soutenue par Hosni Moubarak, est plus isol&#233;e et aura plus de difficult&#233;s &#224; continuer un dialogue avec un gouvernement isra&#233;lien qui ne cherche qu'&#224; prolonger l'occupation. C'est sans doute l'une des raisons de la relance des tentatives de r&#233;conciliation entre le Hamas et le Fatah.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre cons&#233;quence concerne les pouvoirs en Palestine, en premier lieu l'Autorit&#233; mais aussi celui du Hamas. On l'oublie souvent, l'Organisation de lib&#233;ration de la Palestine (OLP) telle qu'on la conna&#238;t s'est affirm&#233;e dans le contexte de l'apr&#232;s-guerre de 1967, et a &#233;pous&#233; une conception de la politique et de l'autorit&#233; qui n'&#233;tait pas tr&#232;s &#233;loign&#233;e de celle des autres pouvoirs dans le monde arabe. Certes, elle devait accepter un certain pluralisme, un d&#233;bat vif en son sein, mais, en derni&#232;re instance, Yasser Arafat et ses successeurs ressemblaient par leurs m&#233;thodes aux autres dirigeants arabes. Quant au Hamas, sa structure interne comme le pouvoir qu'il exerce d&#233;sormais &#224; Gaza, avec les m&#234;mes restrictions aux libert&#233;s que celles impos&#233;es par Ramallah, il n'&#233;chappe pas aux critiques, malgr&#233; sa strat&#233;gie de r&#233;sistance &#224; Isra&#235;l. Ni l'Autorit&#233; ni le Hamas n'ont de r&#233;elle strat&#233;gie politique, &#224; moins de penser que quelques roquettes lanc&#233;es sur Isra&#235;l changeront la donne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien Salingue s'interroge, &#224; juste titre, sur &#171; le soul&#232;vement palestinien qui vient &#187;. Les derniers &#233;v&#233;nements r&#233;gionaux pourraient y contribuer. L'impasse actuelle et l'exemple des autres pays arabes ne conduiront-ils pas la population de la Cisjordanie, comme celle de Gaza, &#224; exprimer ses aspirations &#224; plus de libert&#233; et de dignit&#233; ? A inscrire sa lutte dans un cadre de la d&#233;fense des droits humains et de l'&#233;galit&#233;, s'inspirant de l'exemple de l'opposition &#224; l'apartheid en Afrique du Sud ? A se r&#233;volter &#171; pacifiquement &#187; &#224; la fois contre ses dirigeants et contre l'occupation (sur la non-violence, on lira le chapitre particuli&#232;rement stimulant de Julien Salingue) ? L'arm&#233;e isra&#233;lienne, comme le rel&#232;ve un article du Jerusalem Post, se pr&#233;pare avec crainte &#224; cette &#233;ventualit&#233; en cr&#233;ant une force de r&#233;action rapide. Et on peut penser qu'elle aura moins de scrupule que celle d'Egypte &#224; tirer sur des citoyens d&#233;sarm&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>1990 : La premi&#232;re Guerre du Golfe </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ataulfo Riera</dc:creator>


		<dc:subject>Irak</dc:subject>
		<dc:subject>Moyen-Orient</dc:subject>

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&lt;p&gt;En 1990-91 a eu lieu la &#034;Premi&#232;re Guerre du Golfe&#034;. Premier conflit d'envergure depuis la chute du Mur de Berlin, cette guerre fut un &#233;v&#233;nement d&#233;cisif dans l'affirmation du leadership quasi-exclusif de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain. &lt;br class='autobr' /&gt; _____________________ &lt;br class='autobr' /&gt;
Tir&#233; du site de la LCR Belge 14 Juillet 2007 &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 2 ao&#251;t 1990, l'Irak envahit le Kowe&#239;t. Un vieux litige opposait les deux pays : les fronti&#232;res, dessin&#233;es arbitrairement par les puissances coloniales en 1922, ne laissaient qu'une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 1990-91 a eu lieu la &#034;Premi&#232;re Guerre du Golfe&#034;. Premier conflit d'envergure depuis la chute du Mur de Berlin, cette guerre fut un &#233;v&#233;nement d&#233;cisif dans l'affirmation du leadership quasi-exclusif de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; du site de la LCR Belge&lt;br class='autobr' /&gt;
14 Juillet 2007&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Le 2 ao&#251;t 1990, l'Irak envahit le Kowe&#239;t. Un vieux litige opposait les deux pays : les fronti&#232;res, dessin&#233;es arbitrairement par les puissances coloniales en 1922, ne laissaient qu'une minuscule ouverture maritime (60Km) &#224; l'Irak. Pour un pays qui compte parmi les principaux exportateurs de p&#233;trole et qui doit importer 70% de ses denr&#233;es alimentaires, la situation est inconfortable. Mais la principale cause est la catastrophique situation financi&#232;re et sociale du pays. Ruin&#233; et d&#233;vast&#233; par sa longue guerre avec l'Iran (qui lui a co&#251;t&#233; entre 200 et 350 milliards de dollars), l'Irak est cribl&#233; de dettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face au refus des pays cr&#233;anciers d'accorder un r&#233;&#233;chelonnement des dettes, la seule issue r&#233;sidait dans les revenus du p&#233;trole. Mais les prix du brut sur le march&#233; mondial ont chut&#233; de 30% rien qu'entre mars et juin 1990. La cause ? Certains membres de FOPEP, dont le Kowe&#239;t, ne respectent par leurs quotas de production, produisant tant et plus que les prix ne cessent de baisser pour le plus grand b&#233;n&#233;fices des pays occidentaux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le pi&#232;ge&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mettre fin &#224; cette pratique, s'approprier les ressources p&#233;troli&#232;res kowe&#239;tiennes et l'espace maritime n&#233;cessaire ainsi qu'affirmer sa position de puissance r&#233;gionale sont autant de raisons qui ont pouss&#233; Saddam Hussein &#224; agir. Et s'il s'est permis un tel tour de force, c'est que les pr&#233;c&#233;dents sont nombreux dans la r&#233;gion. A commencer par sa propre guerre contre l'Iran komeyniste, qui lui a valu un ferme soutien occidental, sans oublier l'occupation des terres palestiniennes par Isra&#235;l ou celle du Liban par la Syrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attitude des Etats-Unis &#224; la veille de l'invasion avait de quoi conforter le dictateur dans son espoir d'absence de r&#233;action internationale &#233;nergique &#224; son acte. Depuis la fin juillet, les services de renseignements am&#233;ricains &#233;taient au courant des pr&#233;paratifs d'invasion. Or, le 24 juillet, la porte-parole du D&#233;partement d'Etat US Margaret Tutwiller laissait entendre &#224; Saddam que les Etats-Unis ne se m&#234;leraient pas des disputes territoriales et n'avaient aucune obligation d'aider le Kowe&#239;t. Le 25 juillet, dans une entrevue avec le dictateur de Bagdad, l'ambassadrice US April Glaspie r&#233;affirmait cette position : &#034;Nous n'avons aucune opinion sur les conflits interarabes, comme votre diff&#233;rent frontalier avec le Kowe&#239;t.&#034; Le lendemain, la rassurante ambassatrice partait en vacances...(1)&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Saddam-Hitler&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le 2 ao&#251;t, la r&#233;action internationale, men&#233;e et orchestr&#233;e par les Etats-Unis - qui ont utilis&#233; tout au long de la crise l'ONU comme faire-valoir juridique - a de quoi surprendre Saddam. Le 6 ao&#251;t, l'ONU d&#233;cr&#232;te un embargo total (en fait un blocus, ce qui est d&#233;j&#224; un acte de guerre) &#224; rencontre de l'Irak. Le 7 ao&#251;t, sous le pr&#233;texte que l'Irak mena&#231;ait d'envahir l'Arabie Saoudite, des forces am&#233;ricaines commencent &#224; se d&#233;ployer dans ce pays dans le cadre de l'op&#233;ration &#034;Bouclier du D&#233;sert&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soucieux de se faire bien voir aupr&#232;s du nouveau gendarme tout puissant du monde et esp&#233;rant surtout quelques substantielles retomb&#233;es financi&#232;res, plusieurs nations se &#034;coalisent&#034; et envoient &#233;galement des troupes. Mais ces nations &#034;coalis&#233;es&#034; n'ont pas plus de voix au chapitre que l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'ONU car ce sont les Etats-Unis, qui repr&#233;sentent 80% des forces &#034;coalis&#233;es&#034;, qui donnent le rythme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et d&#232;s le d&#233;but, malgr&#233; les effets d&#233;vastateurs de l'embargo &#224; lui seul, les Etats-Unis privil&#233;gient l'affrontement arm&#233; en rejetant toutes les offres de n&#233;gociation de l'Irak et en persuadant leurs alli&#233;s que seule la force peut faire plier Saddam. &#034;Oubliant&#034; qu'ils l'avaient soutenu pendant 8 ans, les dirigeants am&#233;ricains font fleurir les assimilations entre Saddam Hussein et Adolf Hitler et &#233;l&#232;vent le combat pour la lib&#233;ration du Kowe&#239;t au statut d'une croisade au nom du &#034;droit&#034; et de la &#034;justice&#034;. Georges Bush comparera son action &#224; celle du Bien contre le Mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le mois d'ao&#251;t 1990 les plans offensifs sont mis sur pieds. Alors que les troupes mass&#233;es en Arabie ne cessent de cro&#238;tre, la d&#233;cision d'attaquer est d&#233;finitivement prise fin octobre 1990 alors qu'elle ne sera &#034;avalis&#233;e&#034; par une r&#233;solution de l'ONU qu'au mois de d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les USA massent alors une puissante arm&#233;e de plus de 500.000 soldats, des milliers de chars et 2.000 avions de combat, le tout d'un haut niveau technologique face &#224; une arm&#233;e irakienne largement surestim&#233;e et en v&#233;rit&#233; lasse de se battre apr&#232;s 8 ann&#233;es de guerre contre l'Iran.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les buts de guerre US&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans une r&#233;gion qui d&#233;tient 60% des r&#233;serves mondiales de p&#233;trole, les Etats-Unis ont imm&#233;diatement vu l'importance du conflit ainsi que les nombreux avantages qu'ils pouvaient en tirer. Loin des discours sur la &#034;guerre du droit&#034;, Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller de Carter, r&#233;sumait bien le sens de l'engagement de son pays : &#034;Le v&#233;ritable int&#233;r&#234;t vital pour l'Am&#233;rique est d'assurer que le Golfe demeure une source s&#251;re et stable d'approvisionnement en p&#233;trole, vendu &#224; un prix raisonnable &#224; l'occident industrialis&#233;&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La v&#233;ritable irritation des Am&#233;ricains provenait surtout du fait que, ayant toujours privil&#233;gi&#233; dans la r&#233;gion les nations faiblement peupl&#233;es pour qu'elles contr&#244;lent les prix du p&#233;trole selon les int&#233;r&#234;ts imp&#233;rialistes, les Etats-Unis ne pouvaient tol&#233;rer qu'une nation telle que l'Irak, au r&#233;gime &#034;nationaliste&#034; et comptant une arm&#233;e relativement puissante, devienne seconde exportatrice de p&#233;trole en annexant le Kowe&#239;t, ce qui lui permettait ainsi d'exercer une pression &#224; la hausse des prix du brut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saddam a donc transgress&#233; les r&#232;gles et pour cela il devait &#234;tre s&#233;v&#232;rement ch&#226;ti&#233;. La lib&#233;ration du Kowe&#239;t n'&#233;tait que secondaire, l'objectif v&#233;ritable de l'offensive &#034;Temp&#234;te du D&#233;sert &#034;, &#233;tant surtout de briser et d'affaiblir durablement l'Irak.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres consid&#233;rations ont &#233;galement jou&#233; dans la d&#233;termination des Etats-Unis. Pour eux, il s'agissait notamment de profiter au maximum de l'affaiblissement de l'URSS pour occuper sans partage une position de leadership dans le &#034;nouvel ordre mondial&#034; post-Guerre froide et imposer ainsi de nouvelles r&#232;gles du jeu conformes aux int&#233;r&#234;t am&#233;ricains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, avec la disparition de la &#034;menace communiste&#034;, un nouvel ennemi devait &#234;tre d&#233;sign&#233; pour rendre cr&#233;dible la survie du complexe militaro-industriel ou d'institutions telles que l'OTAN. Les nouveaux ennemis d&#233;sign&#233;s seront donc au Sud et &#233;tiquettes &#034;Etats voyous&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une guerre permettait &#233;galement de restaurer la confiance des march&#233;s envers les Etats-Unis, qui frisaient la r&#233;cession. Le taux de croissance de ce pays &#233;tait en effet, depuis 1985, en chute libre, passant 4,5% par an en 1988 &#224; 1% &#224; peine en 1990. La guerre &#233;tait donc vue par beaucoup comme un moyen de relance &#233;conomique par une politique de &#034; keynesianisme militaire &#034; - augmentation des d&#233;penses militaires par l'Etat et des commandes aupr&#232;s du complexe militaro-industriel.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le massacre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 17 janvier 1991, l'op&#233;ration &#034;Temp&#234;te du d&#233;sert&#034; s'ouvre par des bombardements massifs, non seulement sur les troupes irakiennes pr&#233;sentes au Kowe&#239;t, mais surtout sur les centres urbains et industriels irakiens o&#249; des cibles civiles sont froidement &#233;cras&#233;es sous les bombes. En 46 jours, l'Irak allait recevoir autant de bombes (88.000 tonnes) que l'Allemagne durant toute la Seconde guerre mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; des m&#233;dias caporalis&#233;s qui ont intoxiqu&#233; les opinions publiques avec l'abject jargon de la novlangue imp&#233;rialiste (&#034;dommages collat&#233;raux, frappes chirurgicales&#034;, etc.), la volont&#233; de d&#233;truire l'Irak &#233;tait manifeste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 22 f&#233;vrier, Bagdad accepte de se soumettre en &#233;change de la lev&#233;e de l'embargo. Washington rejette la proposition : dans la bonne vieille tradition des guerres &#233;tatsuniennes, il faut une capitulation humiliante et totale. Le 24 f&#233;vrier, l'offensive terrestre est d&#233;clench&#233;e, s'apparentant plus &#224; une promenade tant l'arm&#233;e irakienne a &#233;t&#233; d&#233;compos&#233;e par la lassitude, la faim, le d&#233;sespoir et les bombardements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 28, les combats s'ach&#232;vent, laissant derri&#232;re eux entre 100.000 et 250.000 victimes irakiennes contre &#224; peine quelques centaines du c&#244;t&#233; des &#034;coalis&#233;s&#034;. Mais la violence ne s'arr&#234;te pas pour autant. Alors que Bush les avait encourag&#233;s &#224; se r&#233;volter au mois de mars, les Chiites au Sud et les Kurdes au Nord se r&#233;voltent et sont &#233;cras&#233;s dans le sang par la Garde r&#233;publicaine de Saddam sous les yeux impassibles des forces &#034;coalis&#233;es&#034;. Finalement, un Saddam affaibli peut encore &#234;tre utile, surtout pour maintenir la n&#233;cessit&#233; d'une forte pr&#233;sence militaire am&#233;ricaine dans la r&#233;gion...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les Etats-Unis, la fin du conflit et ses suites imm&#233;diates furent hautement profitables. Puisqu'ils furent ceux qui d&#233;truisirent le plus, ce fut bien entendu des firmes am&#233;ricaines qui remport&#232;rent 70% des juteux contrats de reconstruction du Kowe&#239;t. Quant aux ventes d'armes dans la r&#233;gion du Golfe, elles explos&#232;rent litt&#233;ralement au plus grand profit des entreprises US et permirent ainsi d'&#233;couler une partie des stocks accumul&#233;s en Europe pendant la Guerre froide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ces avantages furent en outre obtenus &#224; moindre frais puisque, si le conflit leur a co&#251;t&#233; pr&#232;s de 70 milliards de dollars, les g&#233;n&#233;reuses donations des pays &#034;amis&#034; se sont &#233;lev&#233;es &#224; 55 milliards de dollars...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Guerre du Golfe appara&#238;t clairement comme une &#233;tape charni&#232;re. Elle a permis de relancer le leadership de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain dans le monde - affaiblis depuis leur d&#233;route au Vietnam - et d'imprimer une dynamique d'affranchissement de ce pays &#224; toutes les r&#232;gles du droit international. Elle appara&#238;t &#233;galement, avec la guerre du Kosovo en 1999, comme la pr&#233;figuration des guerres du XXIe si&#232;cle : engagement de troupes &#034; coalis&#233;es &#034; (en r&#233;alit&#233; de vulgaires suppl&#233;tifs de l'US Army) ; engins de mort ultra-modernes ; obsession de la guerre &#034;z&#233;ro mort&#034; (pour les imp&#233;rialistes bien entendu), tout cela dans le but d'assurer la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts imp&#233;rialistes des puissances occidentales et la p&#233;rennit&#233; de la mondialisation capitaliste n&#233;olib&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note :(1) C'e fut l'application de la tactique du &#034;pi&#232;ge&#034; ch&#232;re &#224; l'imp&#233;rialisme US et qui fut d&#233;j&#224; test&#233;e avec succ&#232;s contre les Japonais, les Vietnamiens et plus r&#233;cemment contre la Serbie : provoquer l'ennemi &#224; la faute pour qu'il apparaisse comme l'agresseur et obtenir ainsi le soutien de l'opinion publique pour pouvoir mener &#224; bien sa destruction avec les moyens les plus barbares.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bibliographie :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;Histoire de la crise du Golfe&#034;, Chapour Haghighat, &#233;d. Complexe 1992.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;La Guerre am&#233;ricaine du Golfe&#034;, Fr&#233;d&#233;ric Guelton, &#233;d. Presses Universitaires de Lyon, 1996.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034;Six questions, six r&#233;ponses &#224; propos de la Guerre du Golfe&#034;, Salah Jaber, Cahiers Alternatifs de la JGS, 1990.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Isra&#235;l et la Flottille pour Gaza</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Israel-et-la-Flottille-pour-Gaza</link>
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		<dc:date>2010-09-08T02:40:09Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;mardi 8 juin 2010, par Michel Warschawski Paru dans Hebdo TEAN 58 (03/06/10). _____________________________ &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que le monde entier est encore sous le choc des (rares) images de l'arraisonnement sanglant du Marmara, le peuple isra&#233;lien, dans sa grande majorit&#233;, se sent une fois de plus victime. Victime de l'antis&#233;mitisme mondial, victime de la haine d'Isra&#235;l, victime des circonstances, victime de la malchance. Victime et donc aussi brutal et agressif envers les quelques milliers de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Moyen-Orient-" rel="directory"&gt;Moyen-Orient&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;mardi 8 juin 2010, par Michel Warschawski&lt;br class='autobr' /&gt; Paru dans Hebdo TEAN 58 (03/06/10).&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Alors que le monde entier est encore sous le choc des (rares) images de l'arraisonnement sanglant du Marmara, le peuple isra&#233;lien, dans sa grande majorit&#233;, se sent une fois de plus victime. Victime de l'antis&#233;mitisme mondial, victime de la haine d'Isra&#235;l, victime des circonstances, victime de la malchance. Victime et donc aussi brutal et agressif envers les quelques milliers de Juifs isra&#233;liens qui refusent de se joindre &#224; l'hyst&#233;rie collective et au sentiment victimaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la plage d'Ashdod, o&#249; nous attendions les navires captur&#233;s par l'h&#233;ro&#239;que marine isra&#233;lienne, nous avons d&#251; nous replier devant la violence des habitants et, quelques heures plus tard, &#224; J&#233;rusalem o&#249; les passants ont tent&#233;, &#224; plusieurs occasions, de s'en prendre aux quelque quatre cents manifestants venus exprimer leur rage contre ce qu'on peut l&#233;gitimement appeler un massacre pr&#233;m&#233;dit&#233;. &#192; Tel Aviv, par contre, un millier de manifestants ont pu protester dans le calme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme c'est le cas chaque fois que l'&#201;tat h&#233;breu se pi&#232;ge et provoque l'ire internationale, la population fait front et s'aligne derri&#232;re ses dirigeants ? : comme le dit la chanson, &#171; le monde entier est contre nous, c'est pas grave, on fera front ? &#187;. Si les m&#233;dias expriment des critiques, celles-ci sont essentiellement op&#233;rationnelles : le manque de pr&#233;paration des soldats, l'&#233;quipement mal adapt&#233; &#224; la mission, etc. D'autant plus qu'il s'agit de l'unit&#233; d'&#233;lite num&#233;ro un de l'arm&#233;e isra&#233;lienne qu'Ehud Barak &#8211; toujours lui &#8211; a envoy&#233; contre quelques centaines de civils non arm&#233;s. Et les Rambos de Barak de se faire proprement rosser, en particulier par les nombreux Turcs qui se trouvent sur le pont.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le fond, tr&#232;s peu de critiques : Isra&#235;l, disent-ils en substance, avait le droit, voire le devoir d'emp&#234;cher cette violation de sa souverainet&#233;, feignant d'oublier que Gaza n'est pas sous souverainet&#233; isra&#233;lienne, mais un territoire &#224; la fois occup&#233; et sous blocus. C'est d'ailleurs un des effets positifs de l'op&#233;ration Free Gaza et de son d&#233;nouement tragique que de rappeler au monde entier que le million et demi d'habitants de Gaza sont les victimes innocentes d'un blocus qui dure maintenant depuis quatre ans, ce que n'a pas manqu&#233; de rappeler Catherine Ashton au nom de l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il reste &#224; voir ce que l'Union europ&#233;enne est pr&#234;te &#224; faire pour traduire ses positions de principe en actes et en pressions sur le gouvernement isra&#233;lien. La r&#233;cente entr&#233;e d'Isra&#235;l dans l'OCDE semble indiquer que la r&#233;alit&#233;, c'est plut&#244;t le soutien &#224; l'&#201;tat criminel isra&#233;lien qui est de mise, d'o&#249; l'importance accrue de la campagne civile internationale pour le boycott, le d&#233;sinvestissement et des sanctions envers Isra&#235;l (BDS).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;nouement sanglant de l'op&#233;ration porte le sceau du ministre de la D&#233;fense, tueur en s&#233;rie de la classe politique isra&#233;lienne, celui-l&#224; m&#234;me qui, comme Premier Ministre, avait &#233;t&#233; responsable du massacre d'octobre 2000. Ehud Barak doit &#234;tre persona non grata sur le continent europ&#233;en, et dans les pays o&#249; la comp&#233;tence universelle est appliqu&#233;e, traduit en justice d&#232;s qu'il met ses pieds sur le sol national. Cet abject personnage doit &#234;tre mis au ban de tout ce qui se pr&#233;tend &#234;tre civilis&#233;, parce qu'il repr&#233;sente un danger public au niveau plan&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Warschawski&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;WARSCHAWSKI Michel * Paru dans Hebdo TEAN 58 (03/06/10).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Palestine juin 2010...</title>
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&lt;p&gt;Palestine ...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Moyen-Orient-" rel="directory"&gt;Moyen-Orient&lt;/a&gt;


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&lt;p&gt;Palestine ...&lt;/p&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Blocus de Gaza : nouvelle arnaque isra&#233;lienne</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Blocus-de-Gaza-nouvelle-arnaque-israelienne</link>
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		<dc:date>2010-09-08T02:39:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Salingue</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;* Paru dans Hebdo TEAN 62 (01/07/10). 1er juillet 2010 &lt;br class='autobr' /&gt; Les discussions internationales concernant l'all&#232;gement du blocus ont pour effet de transformer un conflit politique en question humanitaire. Les Palestiniens sont un peuple en lutte pour le respect de ses droits. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'attaque sanglante contre la Flottille de la Libert&#233; a remis au c&#339;ur de l'actualit&#233; la situation des Palestiniens de Gaza. Sous la pression internationale, Isra&#235;l a r&#233;cemment annonc&#233; une s&#233;rie de mesures visant &#224; &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Moyen-Orient-" rel="directory"&gt;Moyen-Orient&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;* Paru dans Hebdo TEAN 62 (01/07/10).&lt;br class='autobr' /&gt;
1er juillet 2010&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Les discussions internationales concernant l'all&#232;gement du blocus ont pour effet de transformer un conflit politique en question humanitaire. Les Palestiniens sont un peuple en lutte pour le respect de ses droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attaque sanglante contre la Flottille de la Libert&#233; a remis au c&#339;ur de l'actualit&#233; la situation des Palestiniens de Gaza. Sous la pression internationale, Isra&#235;l a r&#233;cemment annonc&#233; une s&#233;rie de mesures visant &#224; &#171; all&#233;ger &#187; le blocus. La liste des produits interdits serait modifi&#233;e, les quantit&#233;s de produits autoris&#233;s &#224; entrer seraient augment&#233;es : l'&#201;tat Isra&#235;l aurait entendu les critiques et serait pr&#234;t &#224; agir pour am&#233;liorer la situation des habitants de Gaza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le conditionnel est employ&#233; ici, c'est parce que quiconque est attentif &#224; l'actualit&#233; et &#224; l'histoire du conflit opposant Isra&#235;l aux Palestiniens sait bien que les promesses de l'&#201;tat d'Isra&#235;l n'engagent que ceux qui les croient. Qui plus est, nombre d'ONG et d'agences de l'ONU ont d&#233;j&#224; indiqu&#233; que les mesures annonc&#233;es par Isra&#235;l &#233;taient en grande partie symboliques et n'allaient nullement dans le sens d'une lev&#233;e r&#233;elle du blocus de la bande de Gaza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'essentiel n'est sans doute pas l&#224;. Les mesures isra&#233;liennes et les discussions internationales s'inscrivent dans une rh&#233;torique visant &#224; transformer la trag&#233;die des Palestiniens de Gaza en question strictement humanitaire. Il s'agit de faire comme si l'embargo impos&#233; par Isra&#235;l ne r&#233;sultait pas d'une d&#233;cision politique, ne poursuivait pas des objectifs politiques et n'appelait donc pas une r&#233;ponse politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le blocus de Gaza a commenc&#233; &#224; se mettre en place d&#232;s 2005, dans la foul&#233;e du retrait unilat&#233;ral isra&#233;lien, au cours duquel Isra&#235;l a d&#233;mantel&#233; les colonies et les postes militaires &#233;tablis depuis juin 1967. Il a &#233;t&#233; largement renforc&#233; d&#233;but 2006, apr&#232;s la victoire &#233;lectorale du Hamas. Dov Weisglass, conseiller du Premier ministre Ehud Olmert, d&#233;clarait alors : &#171; L'id&#233;e est de mettre les Palestiniens &#224; la di&#232;te, mais pas de les faire mourir de faim &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il s'agit donc bien d'une &#171; punition collective &#187; inflig&#233;e aux 1,5 million de Gazaouis, le blocus r&#233;pond &#224; des objectifs politiques : saper les bases de toute vie &#233;conomique et sociale &#224; Gaza en montrant du doigt le Hamas, afin d'encourager la population &#224; se soulever contre ses dirigeants. &#192; l'&#233;t&#233; 2007, apr&#232;s la tentative avort&#233;e de putsch conduite par une partie du Fatah, Isra&#235;l d&#233;clare Gaza &#171; entit&#233; hostile &#187; : le blocus est total.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isra&#235;l adopte alors des mesures pour am&#233;liorer, en apparence, les conditions de vie en Cisjordanie. Les pays donateurs imposent Salam Fayyad, ancien haut fonctionnaire &#224; la Banque mondiale et au FMI, au poste de Premier ministre &#224; Ramallah : les aides internationales reviennent en Cisjordanie. Le message aux Palestiniens est clair : avec des dirigeants dont les exigences politiques sont ridiculement basses, voire nulles, votre vie peut ne pas &#234;tre un enfer total. Netanyahou a beau jeu, d&#232;s lors, de discuter avec Abbas et Fayyad d'un projet de &#171; paix &#233;conomique &#187;. Les Palestiniens ne sont plus consid&#233;r&#233;s comme un peuple avec des droits collectifs mais comme des individus avec des besoins. Le probl&#232;me serait de transformer sensiblement leur quotidien par des mesures &#233;conomiques, en liquidant leurs revendications politiques. Le projet isra&#233;lien est clair : des enclaves palestiniennes sous perfusion et sous &#233;troite surveillance internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;politisation se poursuit avec les annonces concernant Gaza. Or les Palestiniens de Gaza, comme ceux de Cisjordanie, ne sont pas des bouches &#224; nourrir, mais un peuple en lutte pour la satisfaction de ses droits. Ils nous le rappellent r&#233;guli&#232;rement. &#192; nous de ne pas l'oublier et de les soutenir jusqu'au bout dans ce combat, en exigeant la lev&#233;e totale du blocus de Gaza sans perdre de vue les droits fondamentaux du peuple palestinien : droit &#224; l'autod&#233;termination, droit au retour des r&#233;fugi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien Salingue&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;SALINGUE Julien&lt;br class='autobr' /&gt;
* Paru dans Hebdo TEAN 62 (01/07/10).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Solidarit&#233; avec la Palestine le 29 juin &#224; Paris</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Solidarite-avec-la-Palestine-le-29-juin-a-Paris</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Solidarite-avec-la-Palestine-le-29-juin-a-Paris</guid>
		<dc:date>2010-09-08T02:36:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Solidarit&#233; avec la Palestine le 29 juin &#224; Paris &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec Sarah Benichou : animatrice de la campagne BDS France, Thomas Summer : participant &#224; la flottille de la libert&#233; pour Gaza, Vangelis Pissias : militant grec et co-organisateur de la flottille de la libert&#233; pour GazaDocteur Rabah : leader du FPLP de Gaza.&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Moyen-Orient-" rel="directory"&gt;Moyen-Orient&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Solidarit&#233; avec la Palestine le 29 juin &#224; Paris&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec Sarah Benichou : animatrice de la campagne BDS France, Thomas Summer : participant &#224; la flottille de la libert&#233; pour Gaza, Vangelis Pissias : militant grec et co-organisateur de la flottille de la libert&#233; pour GazaDocteur Rabah : leader du FPLP de Gaza.&lt;/p&gt;
&lt;object width=&#034;168&#034; height=&#034;143&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/video/xdw2mk_meeting-palestine_news&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowScriptAccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; src=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/video/xdw2mk_meeting-palestine_news&#034; width=&#034;168&#034; height=&#034;143&#034; allowfullscreen=&#034;true&#034; allowscriptaccess=&#034;always&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>J&#233;rusalem : le &#8220;p&#233;tage de plombs&#8221; ?</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Jerusalem-le-petage-de-plombs</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Jerusalem-le-petage-de-plombs</guid>
		<dc:date>2010-04-07T03:51:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>NACHIRA Cinzia</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Paru en Suisse dans l'Anticapitaliste n&#176; 20 du 4 mars 2010. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les frictions entre Isra&#235;l et la nouvelle administration &#233;tasuniene sont tout sauf une surprise. Y compris la brutalit&#233; avec laquelle elles se font jour... &lt;br class='autobr' /&gt;
Lors des bombardements sur Gaza au tournant des ann&#233;es 2008 et 2009,Tzpi Livni, ancienne cheffe du gouvernement isra&#233;lien et criminelle de guerre, avait annonc&#233; de mani&#232;re on ne peut plus claire le fait que la politique isra&#233;lienne serait constell&#233;e d'action &#8220;folles&#8221;. &#8220;Il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Moyen-Orient-" rel="directory"&gt;Moyen-Orient&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Paru en Suisse dans l'Anticapitaliste n&#176; 20 du 4 mars 2010.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Les frictions entre Isra&#235;l et la nouvelle administration &#233;tasuniene sont tout sauf une surprise. Y compris la brutalit&#233; avec laquelle elles se font jour...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors des bombardements sur Gaza au tournant des ann&#233;es 2008 et 2009,Tzpi Livni, ancienne cheffe du gouvernement isra&#233;lien et criminelle de guerre, avait annonc&#233; de mani&#232;re on ne peut plus claire le fait que la politique isra&#233;lienne serait constell&#233;e d'action &#8220;folles&#8221;. &#8220;Il faut qu'ils sachent qu'on peut p&#232;ter les plombs&#8221;, avait-elle affirm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle sait de quoi elle cause puisque, en 22 jours et sous sa responsabilit&#233; directe on a assassin&#233; 1400 palestiniens ont un nombre intol&#233;rable d'enfants !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, Mme Livni est la repr&#233;sentante &#8220;mod&#233;r&#233;e&#8221; de &#8220;l'opposition&#8221; &#224; un gouvernement qui est le plus jusquauboutiste, x&#233;nophobe et raciste de l'histoire isra&#233;lienne.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La brutalit&#233; du nouveau gouvernement et celle de ... &#8220;l'opposition&#8221;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il n'est d&#232;s lors pas surprenant que dans ce cadre, le ministre isra&#233;lien de l'Int&#233;rieur, Elie Yshai, repr&#233;sentant de la droite religieuse, ait contribu&#233; &#224; tendre les rapports avec les USA. C'est durant le voyage dans la r&#233;gion du vice-pr&#233;sident John Biden qu'il a annonc&#233; la construction de 1600 nouveaux logements dans la colonie de Ramat Shlomo, &#224; J&#233;rusalem Est. Cette annonce a &#233;t&#233; faite quelque jours apr&#232;s que l'inauguration en grande pompe apr&#232;s restauration d'une synagogue du 17e si&#232;cle &#224; quelques centaines de m&#232;tres de la mosqu&#233;e d'Al Aqsa avait suscit&#233;, d&#233;but mars, des affrontements entre palestiniens et arm&#233;e isra&#233;lienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut convenir avec G&#233;d&#233;on L&#233;vy, une des rares voix du journalisme isra&#233;lien rest&#233;es lucides. Dans un &#233;ditorial publi&#233;e par Haaretz le lendemain, il remerciait le ministre d'avoir d&#233;chir&#233; la nappe de brouillard qui aurait du couvrir d'un halo dor&#233; la visite de Biden en Palestine.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des agenda qui ne co&#239;ncident pas&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A un an du retrait annonc&#233; des troupes d'Irak, l'administration US a un besoin urgent de faire baisser les tensions autour du dossier palestinien. Depuis des mois, l'administration Obama essaie de revenir au &#8220;climat d'Oslo&#8221;. C'est pour cette raison que Biden devait mettre sur pied une &#8220;n&#233;gociation indirecte&#8221;, vue l'impossibilit&#233; d'ent&#226;mer des n&#233;gociations r&#233;elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'en fallait pas plus pour satisfaire Obama, Biden et Clinton.En &#233;change d'une position intransigeante sur l'Iran de leur part, ils se seraient content&#233;s d'une promesse isra&#233;lienne de gel des istallations &#224; J&#233;rusalem Est, ce qui, bien que insuffisant, aurait suffi pour forcer l'autorit&#233; nationale palestinienne d'Abou Mazen &#224; accepter les n&#233;gociations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire, le remue-m&#233;nage produit par Yshai a provoqu&#233; une crise dont nous ne pouvons pr&#233;voir les issues mais qui confirme le fait que, aujourd'hui, les agenda des Etats-Unis et d'Isra&#235;l ne co&#239;ncident pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce sens que, dans un discours tenu &#224; l'universit&#233; de Tel Aviv, John Biden a pr&#233;cis&#233; que &#8220;le vieil ami d'Isra&#235;l que je suis est tenu de faire entendre sa voix&#8221;. Concr&#232;tement, cela ne signifie pas que les USA sont pr&#234;ts &#224; remettre en cause la colonisation de la Cisjordanie -qui se poursuit sans entraves-, la construction du Mur de s&#233;paration et encore moins le si&#232;ge de Gaza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, 200'000 colons vivent d&#233;j&#224; &#224; J&#233;rusalem et dans sa p&#233;riph&#232;rie. Cela signifie, ainsi que l'a redit Netanyahu ces derniers jours durant son voyage aux Etats-Unis, que son gouvernement revendique le droit de construire &#224; J&#233;rusalem parce qu'il consid&#232;re la ville comme&#8221;la capitale &#233;ternelle de l'Etat juif d'Isra&#235;l&#8221;. Fort de ce principe, Moshe Dayan, le g&#233;n&#233;ral qui conquit la partie Est de la ville, franchit la porte de Damas, l'un des point d'acc&#232;s &#224; la vieille ville de J&#233;rusalem, en 1967. En 2010, ce principe jamais abandonn&#233; en 43 ans d'occupation reste la boussole du gouvernement Netanyahu.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Nouvelle Intifada ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Certes, l'ANP d'Abu Mazen, toujours plus d&#233;l&#233;gitim&#233;e, essaie de mettre &#224; profit cette crise pour retrouver un semblant de cr&#233;dibilit&#233; aupr&#232;s de son peuple. Il est aussi clair que la population palestinienne dans son ensemble n'est plus dispos&#233;e &#224; attendre plus longtemps. Les affrontements qui, dans la nuit du 20 au 21 mars, se sont sold&#233;s par l'assassinat en moins de douze heures de quatre adolescents palestiniens pr&#232;s de Naplouse, en sont la preuve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste &#224; savoir si ces affrontements m&#232;neront &#224; une nouvelle Intifada. C'est trop t&#244;t pour faire des pronostics. On peut cependant &#234;tre certains que les jeunes palestiniens, qui repr&#233;sentent la moiti&#233; de la population, ont perdu patience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut par contre &#224; mon avis exclure une dynamique comme celle qui produisit la premi&#232;re Intifada, en 1987. La d&#233;composition interne des structures de direction politique des palestiniens, celles l'ANP d'un c&#244;t&#233;, mais aussi du Hamas de l'autre, les prive de la capacit&#233; de coordonner la lutte et d'assurer une extension en profondeur de la r&#233;volte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, sans une implication &#233;tendue de la population palestinienne, il est difficile d'imaginer &#224; moyen terme des pas en arri&#232;re isra&#233;liens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinzia Nachira&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;NACHIRA Cinzia&lt;br class='autobr' /&gt;
* Paru en Suisse dans l'Anticapitaliste n&#176; 20 du 4 mars 2010.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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