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	<title>La Gauche</title>
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		<title>La Gauche</title>
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		<title>Le droit &#224; la retraite</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Andr&#233; Frappier</dc:creator>


		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les r&#233;gimes de retraite sont, depuis quelques ann&#233;es, sous le coup d'une attaque en r&#232;gle. Il est urgent de remettre &#224; l'ordre ceux qui s'en prennent &#224; notre droit &#224; la qualit&#233; de vie et, par cons&#233;quent &#224; une retraite &#233;quitable. &lt;br class='autobr' /&gt; Un peu d'histoire &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est sous les pressions socialistes qu'est apparue en 1881 en Allemagne sous le gouvernement Bismark, la premi&#232;re l&#233;gislation pr&#233;voyant un droit &#224; la retraite. Au Canada ce n'est qu'en 1927 qu'on voit appara&#238;tre les premiers balbutiements d'un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Quebec-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Retraites-+" rel="tag"&gt;Retraites&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les r&#233;gimes de retraite sont, depuis quelques ann&#233;es, sous le coup d'une attaque en r&#232;gle. Il est urgent de remettre &#224; l'ordre ceux qui s'en prennent &#224; notre droit &#224; la qualit&#233; de vie et, par cons&#233;quent &#224; une retraite &#233;quitable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un peu d'histoire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sous les pressions socialistes qu'est apparue en 1881 en Allemagne sous le gouvernement Bismark, la premi&#232;re l&#233;gislation pr&#233;voyant un droit &#224; la retraite. Au Canada ce n'est qu'en 1927 qu'on voit appara&#238;tre les premiers balbutiements d'un tel r&#233;gime appel&#233; &#224; l'&#233;poque, Loi des pensions de vieillesse. Il a fallu attendre en 1952, suite aux pressions syndicales et populaires pour voir appara&#238;tre la Loi sur la s&#233;curit&#233; de la vieillesse financ&#233;e par le gouvernement f&#233;d&#233;ral pour les hommes et femmes de 70 ans et plus (anc&#234;tre de la Pension de la s&#233;curit&#233; de la vieillesse (PSV) ) En 1966, le R&#233;gime de pensions du Canada (RPC) et le R&#233;gime de rentes du Qu&#233;bec(RRQ) qui sont des r&#233;gimes contributifs, sont venus le compl&#233;ter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la suite se sont ajout&#233;s les r&#233;gimes de retraite n&#233;goci&#233;s dans les conventions collectives des syndicats des secteurs public et priv&#233; dont les plus connus ; le r&#233;gime &#224; prestation d&#233;termin&#233;e (RPD) plus avantageux parce qu'il garantit un revenu de retraite stable et pr&#233;visible et le r&#233;gime &#224; cotisations d&#233;termin&#233;es(RCD) soumis &#224; la fluctuation des march&#233;s. Aujourd'hui, c'est l'ensemble de ces droits, acquis au prix de nos luttes, qui sont bafou&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le patronat &#224; l'offensive&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la foul&#233;e des attaques n&#233;olib&#233;rales contre le mouvement ouvrier, le monde patronal tente d'&#233;liminer les r&#233;gimes &#224; prestations d&#233;termin&#233;es. Selon les donn&#233;es de la R&#233;gie des rentes du Qu&#233;bec (RRQ), la proportion de r&#233;gimes PD qui incluent un volet CD est pass&#233;e entre les ann&#233;es 2000 et 2010 de 7% &#224; 22%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le langage des entreprises, ces remises en question sont la cons&#233;quence de la baisse du march&#233; obligataire qui conduit &#224; une insolvabilit&#233; des r&#233;gimes et obligent par cons&#233;quent les entreprises &#224; les renflouer &#224; m&#234;me leurs liquidit&#233;s. Mais ces calculs sont biais&#233;s. Prenons l'exemple de Postes Canada qui est actuellement en n&#233;gociation avec le Syndicat des Travailleurs et Travailleuses des Postes (STTP-FTQ). La soci&#233;t&#233; d'&#233;tat demande que les nouvelles et nouveaux employ&#233;s soient dor&#233;navant assujettis &#224; un r&#233;gime &#224; cotisations d&#233;termin&#233;es, invoquant ses probl&#232;mes de liquidit&#233; servant &#224; renflouer le r&#233;gime. Les taux d'int&#233;r&#234;t actuellement bas r&#233;duisent le rendement des placements obligataires et la liquidit&#233; du r&#233;gime. Mais ces m&#234;mes taux sont avantageux lorsqu'elle doit emprunter pour effectuer ses investissements immobiliers et d'infrastructure dans le cadre de ses changements technologiques. C'est comme tenir un budget en ne regardant pas l'ensemble de son portefeuille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le gouvernement en rajoute&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement songe maintenant &#224; modifier les param&#232;tres du RRQ afin de combler le d&#233;ficit actuariel. La ministre responsable, Julie Boulet, a d&#233;j&#224; indiqu&#233; qu'un projet de loi sera d&#233;pos&#233; avant l'&#233;t&#233; 2011 pour modifier le r&#233;gime de retraite offert &#224; l'ensemble des travailleurs et travailleuses du Qu&#233;bec, copiant ainsi les modifications que le gouvernement f&#233;d&#233;ral s'appr&#234;te &#224; prendre avec le RPC. En plus de hausser les cotisations, le projet de loi pr&#233;voit hausser les p&#233;nalit&#233;s pour les d&#233;parts &#224; la retraite avant 65 ans, l'objectif &#233;tant de maintenir les employ&#233;s et employ&#233;es au travail plus longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;boires de la caisse de d&#233;p&#244;t et placements du Qu&#233;bec, caus&#233;s par le scandale des placements dans le papier commercial ne sont pas sans incidence sur l'incapacit&#233; de la caisse &#224; pourvoir aux retraites. Cela nous d&#233;montre les cons&#233;quences des investissements de Henri-Paul Rousseau dans des produits hautement sp&#233;culatifs voire illicites, sous les directives de Jean Charest, dans le but de b&#233;n&#233;ficier de hauts rendements &#224; court terme, l'&#233;quivalent de jouer &#224; la roulette russe. Mais ce n'est qu'une partie du probl&#232;me. Selon Michel Liz&#233;e, coordonnateur au Service aux collectivit&#233;s de l'UQAM et &#233;conomiste sp&#233;cialis&#233; dans le dossier des r&#233;gimes de retraite, membre du SCFP :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Si les salaires avaient augment&#233; au m&#234;me rythme qu'entre 1965 et 1980, (premi&#232;res quinze ann&#233;es du RRQ), il serait en bien meilleure posture qu'il ne l'est.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si l'on veut payer les rentes du RRQ pour ne parler que de ce seul programme, plus de 80% des rentes qui seront vers&#233;es dans 20 ou 30 ans proviendront des cotisations vers&#233;es par les travailleurs actifs, lesquelles d&#233;pendront avant tout (a) du taux de participation de la main-d'&#339;uvre et du niveau d'emploi dans l'&#233;conomie et (b) du niveau des salaires pay&#233;s et donc de l'&#233;volution de la productivit&#233; de l'&#233;conomie qu&#233;b&#233;coise. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut en d&#233;duire que les actuelles coupures de postes du secteur public additionn&#233;es aux pertes d'emplois dans le secteur priv&#233; dues aux fermetures d'entreprises et aux relocalisations, conjugu&#233;es aux baisses de salaire &#171; pour faire face &#224; la mondialisation &#187; comptent parmi les v&#233;ritables responsables des futures baisses de rendement de la caisse de retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cons&#233;quences ne sont pas seulement dommageables pour les travailleurs et travailleuses. En allongeant la p&#233;riode de travail, le gouvernement r&#233;duit d'autant les opportunit&#233;s d'emplois pour les jeunes et augmente le taux de ch&#244;mage. La bataille pour le droit &#224; une retraite d&#233;cente c'est notre bataille &#224; tous !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Forces et faiblesses de la r&#233;sistance populaire &#224; l'offensive des &#233;lites et du gouvernement Charest.</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Forces-et-faiblesses-de-la-resistance-populaire-a-l-offensive-des-elites-et-du</link>
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		<dc:date>2006-01-18T01:51:56Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1. Des mobilisations sociales d'ampleur des diff&#233;rents mouvements sociaux &lt;br class='autobr' /&gt;
Face aux attaques du gouvernement Charest, les mobilisations se sont multipli&#233;es et ont eu un caract&#232;re massif et militant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le secteur de l'environnement, une coalition se met en place contre le projet du Suro&#238;t et la dimension sociale et militante de cette mobilisation a &#233;t&#233; suffisante pour faire reculer, du moins temporairement le gouvernement Charest. &lt;br class='autobr' /&gt;
De juin &#224; d&#233;cembre, les mobilisations syndicales se (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Des mobilisations sociales d'ampleur des diff&#233;rents mouvements sociaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face aux attaques du gouvernement Charest, les mobilisations se sont multipli&#233;es et ont eu un caract&#232;re massif et militant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le secteur de l'environnement, une coalition se met en place contre le projet du Suro&#238;t et la dimension sociale et militante de cette mobilisation a &#233;t&#233; suffisante pour faire reculer, du moins temporairement le gouvernement Charest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De juin &#224; d&#233;cembre, les mobilisations syndicales se multiplient contre les projets de lois qui visent &#224; restreindre les droits syndicaux et &#224; r&#233;organiser les syndicats dans la sant&#233; pour paver la voie au d&#233;veloppement de la sous-traitance et de la privatisation. Mais les mobilisations se font en ordre dispers&#233; et sans d&#233;bouch&#233; politique r&#233;el. Le 11 d&#233;cembre donne lieu &#224; une journ&#233;e plus ou moins coordonn&#233;e de perturbations sociales. Mais, le gouvernement proc&#232;de et fait adopter ses lois anti-syndicales. Une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale (de nature sociale) contre la d&#233;molition de l'&#201;tat social est envisag&#233;e... Mais, la logique de mobilisation demeure d&#233;finie sur une base d'abord d'organisation d'appartenance et les n&#233;cessit&#233;s de la riposte n'imposent pas spontan&#233;ment une unification des strat&#233;gies. En avril 2004, 25 000 personnes descendent dans les rues de Montr&#233;al et de Qu&#233;bec pour protester contre la d&#233;claration d'intention du gouvernement Charest. L'importante mobilisation du 1er mai 2004 qui attire 100 000 personnes &#224; Montr&#233;al n'est pas le d&#233;but d'une escalade v&#233;ritable. A l'automne, la CSN, la CSQ et le SFPQ obtienne le mandat d'une gr&#232;ve sociale de 24 heures. Mais ce mandat n'est obtenu qu'&#224; la condition qu'il se fasse en intersyndicale. La direction FTQ argumente que cette action risquerait de fermer les portes &#224; n&#233;gociation avec le gouvernement, m&#234;me si une grande partie de sa base a vot&#233;e pour une telle perspective. Le refus final de proc&#233;der avec ce moyen d'action d'envergure marque la fin d'une p&#233;riode qui pouvait d&#233;boucher sur une mobilisation sociale contre les projets du gouvernement Charest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars 2004, le Collectif du 8 mars dans le Manifeste de la riposte des femmes d&#233;nonce les reculs subies par les femmes depuis la prise du pouvoir par le PLQ. Le mouvement des femme a aussi lanc&#233; au Qu&#233;bec la Charte mondiale des femmes et une vaste mobilisation au printemps pour accueillir la Charte &#224; Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve &#233;tudiante du printemps 2005 prend le relais. Pr&#232;s de 200 000 &#233;tudiantes et &#233;tudiants du Qu&#233;bec vont d&#233;brayer plus de 5 semaines dans certains cas et manifester une opposition militante, active au gouvernement en place. La jeunesse scolaris&#233;e a re&#231;u le soutien de larges secteurs de la population. 73% de l'opinion publique qu&#233;b&#233;coise appuyait la principale revendication &#233;tudiante, et non seulement les syndicats de professeurs ou d'enseignants, mais de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale l'ensemble du mouvement syndical (CSN, FTQ, CSQ) s'est solidaris&#233; avec la cause &#233;tudiante. Mais cette solidarit&#233; syndicale est rest&#233;e passive et n'a pas donn&#233; lieu &#224; une v&#233;ritable dynamique d'unification des luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement &#233;tudiant comme les autres mouvements sociaux &#233;taient divis&#233;s sur les strat&#233;gies &#224; mettre de l'avant et sur la plate-forme revendicative qu'il fallait d&#233;fendre. Il n'en reste pas moins que le mouvement a obtenus certaines concessions m&#234;me s'ils n'&#233;taient pas &#224; la mesure des espoirs suscit&#233;s par l'ampleur de la mobilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Logique sectorielle qui emp&#234;che toute fusion des luttes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant le printemps 2005, la coalition de la CSQ, du SPFQ et du SPGQ se s&#233;pare du front commun, fait de premi&#232;res concessions esp&#233;rant qu'un mod&#233;rantisme certain va permettre d'obtenir un r&#232;glement dans l'&#233;ducation et dans la fonction publique. Le front commun FTQ-CSN ne peut pas encore proc&#233;der car toute la r&#233;organisation syndicale dans le secteur de la sant&#233; n'est pas encore compl&#233;t&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement s'en tient &#224; son plan de match, des n&#233;gociations serr&#233;es au niveau du normatif pour faire reculer les syndiqu&#233;-e-s sur les conditions de travail, un refus total de n&#233;gocier sur le salarial en s'appuyant sur le cadre financier qui va &#234;tre la couverture du gouvernement qui avait d'embl&#233;e d&#233;cider de d&#233;cr&#233;ter les salaires de ses employ&#233;-e-s. Tant et si bien qu'en juin, la CSQ et le syndicats ind&#233;pendants doivent se rendre &#224; l'&#233;vidence qu'il sera impossible de r&#233;gler avant l'&#233;t&#233;. Avec la reprise des n&#233;gociations sur le normatif &#224; l'automne, les n&#233;gociateurs de la CSQ se font reproch&#233;s d'avoir trop facilement c&#233;d&#233; aux demandes gouvernementales sur les &#233;l&#232;ves en difficult&#233;s d'apprentissage. Et les n&#233;gociations doivent reprendre &#224; l'automne sur de nouvelles bases face &#224; un gouvernement intransigeant qui refusent toujours de n&#233;gocier le salarial. Si le SFPQ re&#231;oit quelque assurance sur la sous-traitance, les n&#233;gociations sur le salarial ne sont pas amorc&#233;es &#224; ce niveau non plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le secteur de la sant&#233;, les propositions patronales visaient essentiellement &#224; imposer des reculs importants et des restrictions des droits pour le personnel de la sant&#233; et des services. Refus d'am&#233;liorer la qualit&#233; d'emploi, de diminuer la surcharge de travail, refus d'en finir avec les menaces de privatisation. Le gouvernement &#233;tait en demande et ne visait rien d'autres que de parvenir &#224; obtenir des concessions des syndicats. Comme ces concessions n'&#233;taient pas accord&#233;es, le d&#233;cret les a impos&#233;es. M&#234;me les groupes syndicaux qui n'avaient pas commencer &#224; n&#233;gocier ont &#233;t&#233; inclus dans le d&#233;cret &#224; leur grande surprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau du secteur de l'&#233;ducation (commission scolaires comme coll&#232;ges), les n&#233;gociations sur le normatif se feront sous la menace de l'imminence de l'adoption de la loi 142 et les syndiqu&#233;-e-s se verront offrir le choix entre des ententes n&#233;goci&#233;es &#224; la derni&#232;re minute (qui ent&#233;rine sur plusieurs points une d&#233;t&#233;rioration des conditions de travail et la s&#233;curit&#233; d'emploi) et le d&#233;cret qui porte ses attaques encore plus loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte du secteur public est rest&#233;e enferm&#233;e dans une logique de plus en plus sectorielle o&#249; l'unit&#233; d'action a &#233;t&#233; &#233;pisodique et o&#249; la politisation de la lutte est rest&#233;e marginale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. La sous-estimation de la volont&#233; du gouvernement de ne pas n&#233;gocier.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La possibilit&#233; de parvenir &#224; un entente avec ce gouvernement a &#233;t&#233; sous-estim&#233;e. Le gouvernement Charest a refus&#233; de se pr&#234;ter au jeu de la n&#233;gociation. Sur les questions normatives, il &#233;tait en demande. Sur la question salariale, il ne s'est m&#234;me pas donn&#233; la peine de faire croire qu'il avait la volont&#233; de n&#233;gocier. Si dans les derniers mois, on voyait venir la loi sp&#233;ciale, on avait laiss&#233; &#233;chapper -&#224; deux reprises -&#224; l'automne 2004 au moment o&#249; une gr&#232;ve sociale avait &#233;t&#233; envisag&#233;e et m&#234;me vot&#233;e et &#224; l'hiver 2005 en conjonction avec les luttes &#233;tudiantes-, les momentums qui auraient permis de d&#233;passer un logique purement syndicaliste et sectorielle et pour engager une lutte v&#233;ritablement politique contre ce gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4. La volont&#233; unitaire marginalis&#233;e par la logique sectorielle.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s l'automne 2003, la n&#233;cessit&#233; de l'unit&#233; des mouvements sociaux contre le gouvernement Charest est pos&#233; concr&#232;tement. Le R&#233;seau de vigilance est mis sur pied. Il rassemble des organisations syndicales, populaires, f&#233;ministes. Ce r&#233;seau se donne m&#234;me des bases au niveau r&#233;gional. Il reste que le R&#233;seau pose davantage la n&#233;cessit&#233; de l'unit&#233; qu'il ne parvient r&#233;ellement &#224; sa r&#233;elle construction. M&#234;me s'il peut prendre des initiatives en l'automne 2003 et en mars 2004, la logique des divisions entre les centrales suite aux lois du gouvernement Charest va r&#233;duire de plus en plus la capacit&#233; d'initiative du R&#233;seau. Le r&#233;seau, comme des coalitions diverses, dont celle &#034;On n'a pas vot&#233; pour &#231;a&#034; dans la r&#233;gion de Montr&#233;al vont poser la n&#233;cessit&#233; de construire, au-del&#224; des appels formels &#224; la solidarit&#233;, une unit&#233; v&#233;ritable. La gauche politique, et l'UFP en particulier, fera de cette n&#233;cessaire unit&#233;, le fil &#224; plomb de son intervention dans cette conjoncture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il reste que la logique sectorielle particuli&#232;rement chez les centrales syndicales, la confiance qu'un &#233;ventuel gouvernement p&#233;quiste changera la donne en faveur des forces progressistes et la rupture incompl&#232;te avec une logique de concertation vont dominer et marginaliser les aspirations &#224; l'unit&#233; et emp&#234;cher que les conditions soient cr&#233;&#233;es pour faire face victorieusement &#224; ce gouvernement n&#233;olib&#233;ral et aux forces qui le soutiennent..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'en remettre &#224; un changement de gouvernement aux prochaines &#233;lections provinciales pour prot&#233;ger les droits syndicaux, c'&#233;tait d'une part accorder beaucoup de temps au gouvernement Charest pour continuer &#224; marquer des points contre le mouvement syndical. C'&#233;tait d'autre part accorder sa confiance &#224; un &#233;ventuel gouvernement p&#233;quiste qui n'a donn&#233; aucune assurance dans le pass&#233; (et actuellement) qu'il est pr&#234;t &#224; d&#233;fendre les organisations syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui peut renforcer les capacit&#233; de r&#233;sistance des forces syndicales et populaires, c'est une v&#233;ritable recomposition de l'unit&#233; des mouvements sociaux qui n&#233;cessitera toute une s&#233;rie d'exp&#233;riences communes en rupture avec les carences indiqu&#233;es ci-dessus. La d&#233;claration de la Centrale des syndicats du Qu&#233;bec qui a affirmer songer &#224; mettre de l'avant l'id&#233;e d'&#233;tats g&#233;n&#233;raux du syndicalisme, &#224; un moment &#171; o&#249; l'unit&#233; syndicale est capitale &#187; est prometteuse &#224; cet &#233;gard. Ce moment pourrait &#234;tre l'occasion de discuter les conditions politico-organisationnelles qu'il faudra r&#233;unir pour r&#233;ussir &#224; bloquer l'offensive de d&#233;molition de ce gouvernement n&#233;olib&#233;ral et d'&#339;uvrer collectivement &#224; cr&#233;er les conditions d'une r&#233;sistance victorieuse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le gouvernement doit rejeter le rapport M&#233;nard et initier un v&#233;ritable d&#233;bat public sur la sant&#233; </title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Le-gouvernement-doit-rejeter-le-rapport-Menard-et-initier-un-veritable-debat</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Le-gouvernement-doit-rejeter-le-rapport-Menard-et-initier-un-veritable-debat</guid>
		<dc:date>2005-07-30T02:50:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Montr&#233;al, mercredi 27 juillet 2005 - &#171; Nous ne cautionnerons jamais un rapport qui fait &#233;tat de recommandations et de conclusions qui n'ont pas fait l'objet de discussions au sein du comit&#233; form&#233; dans la foul&#233;e du Forum des g&#233;n&#233;rations. &#187; Les chefs syndicaux de la FTQ, de la CSQ et de la CSD, MM. Henri Mass&#233;, R&#233;jean Parent et Claude Faucher, font notamment r&#233;f&#233;rence &#224; l'introduction de partenariats public-priv&#233; (PPP), &#224; la privatisation des activit&#233;s dites p&#233;riph&#233;riques et &#224; la constitution (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Montr&#233;al, mercredi 27 juillet 2005 - &#171; Nous ne cautionnerons jamais un rapport qui fait &#233;tat de recommandations et de conclusions qui n'ont pas fait l'objet de discussions au sein du comit&#233; form&#233; dans la foul&#233;e du Forum des g&#233;n&#233;rations. &#187; Les chefs syndicaux de la FTQ, de la CSQ et de la CSD, MM. Henri Mass&#233;, R&#233;jean Parent et Claude Faucher, font notamment r&#233;f&#233;rence &#224; l'introduction de partenariats public-priv&#233; (PPP), &#224; la privatisation des activit&#233;s dites p&#233;riph&#233;riques et &#224; la constitution d'une caisse-sant&#233; dont la n&#233;cessit&#233; n'a jamais &#233;t&#233; d&#233;montr&#233;e de fa&#231;on rigoureuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des plans teint&#233;s d'alarmisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un &#233;difice construit sur des bases douteuses et selon des plans teint&#233;s d'alarmisme ne peut tenir debout tr&#232;s longtemps. Le sc&#233;nario &#233;labor&#233; par le rapport M&#233;nard repose sur des pr&#233;misses qui ne tiennent compte ni d'une capacit&#233; de payer des futurs retrait&#233;s qui s'est am&#233;lior&#233;e, ni de leur esp&#233;rance de vivre mieux et en meilleure sant&#233; &#187;, a indiqu&#233; R&#233;jean Parent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La panac&#233;e des PPP&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Alors que personne depuis deux ans ne nous a apport&#233; m&#234;me le bout de la queue d'une exp&#233;rience r&#233;ussie de PPP dans le secteur de la sant&#233;, et bien au contraire si on regarde le fiasco du projet de la r&#233;sidence St-Charles &#224; Qu&#233;bec, on ne comprend pas que tout au long du rapport et sans qu'il n'y ait eu de v&#233;ritable discussion sur le sujet, on nous propose encore ce mod&#232;le comme une panac&#233;e &#187;, a soulign&#233; pour sa part Claude Faucher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La charrue avant les boeufs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est &#224; croire que ce rapport est directement inspir&#233; d'une id&#233;ologie de privatisation &#233;trangement calqu&#233;e sur des arguments avanc&#233;s par le gouvernement Bush pour privatiser la s&#233;curit&#233; sociale aux &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est d'autant plus troublant que le gouvernement Charest a lui-m&#234;me demand&#233; un d&#233;lai dans l'application du jugement Chaouli pour pouvoir en &#233;valuer les impacts sur la survie du syst&#232;me public de sant&#233;. N'est-ce pas ce qu'on appelle mettre la charrue devant les b&#339;ufs &#187;, a rench&#233;ri Henri Mass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans les coulisses : la loi 30&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la privatisation des activit&#233;s dites p&#233;riph&#233;riques comme les services de buanderie, d'alimentation, d'entretien m&#233;nager, administratifs, etc., les leaders syndicaux n'y voient que la suite logique de l'arsenal l&#233;gislatif mis en place sous le b&#226;illon par le gouvernement Charest en d&#233;cembre 2003. En effet, le v&#233;ritable motif pour le d&#233;mant&#232;lement des unit&#233;s d'accr&#233;ditation &#233;tait de rendre possible l'impartition des services connexes : &#171; Nous l'avions pr&#233;dit &#224; l'&#233;poque, nous en avons maintenant la preuve manifeste &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un rapport &#224; mettre au rancart&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s la mise sur pied du comit&#233; de travail sur la p&#233;rennit&#233; des services de sant&#233;, les intervenants syndicaux, Pierre Dupuis, Louise Chabot et Claude Faucher, respectivement vice-pr&#233;sidents-es de la FTQ, de la CSQ et de la CSD, avaient mis en garde contre l'utilisation d'un sc&#233;nario catastrophiste sur le vieillissement de la population et sur l'&#233;tat des finances publiques pour asseoir des conclusions qui rel&#232;vent davantage du lieu commun que d'une v&#233;ritable analyse rigoureuse de la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisations syndicales avaient accept&#233; de bonne foi de participer aux travaux du comit&#233;, conscientes de la n&#233;cessit&#233; de trouver de nouvelles sources de financement du syst&#232;me de sant&#233; et de proposer des pistes de solution prometteuses sur la base d'une discussion large et approfondie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comme les travaux du comit&#233; ont &#233;t&#233; b&#226;cl&#233;s sur un certain nombre de sujets d'importance et que certains n'ont m&#234;me pas fait l'objet de discussion, &#171; nous ne pouvons que demander au gouvernement de rejeter ce rapport et d'initier dans les meilleurs d&#233;lais un v&#233;ritable d&#233;bat public et d&#233;mocratique sur une question aussi vitale pour la population du Qu&#233;bec &#187;, ont conclu Henri Mass&#233;, R&#233;jean Parent et Claude Faucher.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le PQ n'est pas une alternative &#224; Charest !</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Le-PQ-n-est-pas-une-alternative-a-Charest</link>
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		<dc:date>2005-01-19T01:10:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>La gauche</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;(&#224; &#234;tre publi&#233; dans R&#233;sistance, organe se Socialisme Interntional) &lt;br class='autobr' /&gt;
Un sondage publi&#233; dans Le Devoir du 17 d&#233;cembre, r&#233;v&#233;lait que 10% de l'&#233;lectorat qu&#233;b&#233;cois a l'intention de voter pour un &#034; autre &#034; parti que les trois pr&#233;sentement repr&#233;sent&#233;s &#224; l'Assembl&#233;e Nationale (PQ, PLQ, ADQ). Comme on n'a pas pos&#233; la question, il est difficile d'estimer quelle proportion de ces personnes voterait pour l'Union des forces progressistes (UFP) ou les Verts, ou pour un nouveau parti incluant l'UFP et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;(&#224; &#234;tre publi&#233; dans R&#233;sistance, organe se Socialisme Interntional)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un sondage publi&#233; dans Le Devoir du 17 d&#233;cembre, r&#233;v&#233;lait que 10% de l'&#233;lectorat qu&#233;b&#233;cois a l'intention de voter pour un &#034; autre &#034; parti que les trois pr&#233;sentement repr&#233;sent&#233;s &#224; l'Assembl&#233;e Nationale (PQ, PLQ, ADQ). Comme on n'a pas pos&#233; la question, il est difficile d'estimer quelle proportion de ces personnes voterait pour l'Union des forces progressistes (UFP) ou les Verts, ou pour un nouveau parti incluant l'UFP et Option citoyenne (OC). Mais ce qui est &#233;vident c'est qu'une bonne partie de la population veut une alternative, et que ce n'est donc pas le moment d'abandonner l'ind&#233;pendance ch&#232;rement gagn&#233;e de la gauche au profit d'un appui strat&#233;gique au PQ contre leurs fr&#232;res lib&#233;raux. C'est pourtant une telle vision qui semble animer Fran&#231;oise David, principale porte-parole d'OC et qui exerce une influence croissante, m&#234;me au sein de l'UFP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'&#233;lection d'avril 2003, on assiste &#224; une offensive n&#233;olib&#233;rale sous la gouverne de Charest, en continuit&#233; avec des politiques similaires appliqu&#233;es par tous les gouvernements du Qu&#233;bec, p&#233;quistes ou lib&#233;raux, depuis les lois matraques de L&#233;vesque contre les syndicats du secteur public en 1982 jusqu'au d&#233;ficit z&#233;ro de Bouchard en1996, en passant par le d&#233;gel des frais de scolarit&#233; sous Bourassa en 1990. Ces politiques vont &#233;galement dans le sens g&#233;n&#233;ral du programme de l'Action d&#233;mocratique (ADQ). Comme le disait bien les porte-parole de l'UFP quelques semaines apr&#232;s l'&#233;lection des lib&#233;raux : &#034;...le PQ a pav&#233; la voie pour que le PLQ applique le programme de l'ADQ !&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis qu'il est de retour dans l'opposition, le PQ a brill&#233; par son inaptitude et son manque de volont&#233; &#224; contribuer r&#233;ellement au mouvement de r&#233;sistance aux politiques de Charest, ce qui n'a rien de surprenant quand on constate &#224; quel point ces politiques sont proches des siennes. Leur strat&#233;gie semble &#234;tre de simplement attendre leur heure en comptant sur la logique de l'alternance entre les deux principaux partis. L'impopularit&#233; ph&#233;nom&#233;nale du gouvernement, caus&#233;e en bonne partie par la mobilisation des syndicats et des mouvements sociaux, leur permet d'esp&#233;rer remporter l'&#233;lection pr&#233;vue pour 2007. Alors les d&#233;bats au PQ portent sur le type de campagne &#224; mener dans cette &#233;lection. Portera-t-elle en partie sur la souverainet&#233; par le biais d'une promesse de r&#233;f&#233;rendum comme en 1976 et en 1993 ? Qui sera le chef et futur premier ministre ? Mais tant au PQ qu'&#224; la direction des centrales syndicales, on ne semble pas vouloir battre le programme du r&#233;gime Charest d&#232;s maintenant. Il s'agit de &#034; se souvenir &#034; des mauvais coups de Charest, comme le disait Henri Mass&#233;, pr&#233;sident de la FTQ, en d&#233;cembre 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Clairement, la lutte contre ces politiques passe par la mobilisation ouvri&#232;re et sociale, sur la base d'un rejet en bloc du n&#233;olib&#233;ralisme. Une telle lutte est possible, comme l'ont montr&#233; la mobilisation contre la ZL&#201;A en 2001, les manifestations contre la guerre en Iraq en 2003, la &#034; journ&#233;e de perturbations &#034; du 11 d&#233;cembre, les 100 000 qui ont march&#233; le premier mai 2004, et les nombreux votes solides pour la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de 24 heures (ou pour la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale tout court) effectu&#233;s tant &#224; la CSN qu'&#224; la CSQ et dans plusieurs syndicats FTQ, depuis un an et demi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce contexte que sont apparus deux nouveaux groupes politiques &#224; gauche : SPQ-Libre et Option citoyenne. SPQL rejette carr&#233;ment la perspective d'un grand parti de gauche ind&#233;pendant au nom de l'unit&#233; de tous les souverainistes. Leur projet est l'organisation d'une certaine gauche (incluant Pauline Marois et Fran&#231;ois Legault !) &#224; l'int&#233;rieur du PQ. L'autonomie de la gauche doit attendre apr&#232;s la souverainet&#233;. C'est le discours qui a conduit &#224; la dissolution du RIN et de Parti Pris...en 1968. Quatre victoires &#233;lectorales du PQ et deux &#233;checs r&#233;f&#233;rendaires plus tard, on attend encore !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Option citoyenne de son c&#244;t&#233; fait suite &#224; d'Abord Solidaires, un mouvement d'&#233;ducation politique qui faisait principalement campagne contre l'ADQ lorsque les sondages la donnait gagnante en 2002. La logique &#233;tait alors &#034; n'importe qui sauf Dumont &#034;, au point ou on se refusait m&#234;me &#224; choisir entre le PQ et le PLQ comme alternative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'&#233;lection d'avril 2003, d'Abord Solidaires s'est divis&#233; en trois groupes, dont un, Option citoyenne, a entam&#233; une d&#233;marche visant &#224; la constitution d'un parti politique. Mais quel genre de parti politique et pour quoi faire ? D&#232;s la premi&#232;re page de sa &#034; plaquette &#034; Mme David se d&#233;fend d'&#234;tre &#034; la Ralph Nader du Qu&#233;bec et de contribuer &#224; la d&#233;faite du PQ &#034; comme Nader aurait contribu&#233; &#224; celle de Gore en 2000. Ce qui est cons&#233;quent avec d'autres propos affirmant que la gauche ne devrait pas &#034; contribuer &#224; la r&#233;&#233;lection des lib&#233;raux &#034; ou encore que &#034;Nous sommes tous des gens intelligents et strat&#233;giques. &#192; l'approche des &#233;lections, on verra ce qu'on aura &#224; dire au PQ.&#034; Mais qu'est-ce que &#231;a voudrait dire en pratique sinon appuyer le PQ comme un moindre mal face aux lib&#233;raux ? On dirait que l'&#233;quipe dirigeante de OC tente de m&#233;nager la ch&#232;vre de l'appuis strat&#233;gique au PQ en m&#234;me temps que le chou de l'autonomie politique de la gauche, une v&#233;ritable option mitoyenne...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contraste, soulignons l'avanc&#233;e spectaculaire que repr&#233;sentaient la campagne de l'UFP dans Mercier en avril 2001 (4000 votes et une solide troisi&#232;me place pour l'UFP), une campagne qui a men&#233; &#224; une victoire lib&#233;rale mais dans un contexte o&#249; certains analystes concluaient que 90% de la population avait vot&#233; &#224; gauche, &#233;tant donn&#233; la nature de la campagne lib&#233;rale qui attaquait le gouvernement p&#233;quiste sur sa gauche ! Et que dire de l'&#233;lection g&#233;n&#233;rale de 2003, ou l'UFP a obtenu 5000 votes dans Mercier, ce qui n'a pas emp&#234;ch&#233; le PQ de gagner le comt&#233;, mais seulement 1% du total des suffrages (avec des candidatures dans 72 comt&#233;s sur 125), ce qui n'a pas emp&#234;ch&#233; le PQ de perdre les &#233;lections par ses propres moyens...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fusion entre l'UFP et Option citoyenne peut donc conduire dans deux directions oppos&#233;es : soit qu'on arrive &#224; convaincre les membres d'OC (et les membres de l'UFP qui ont ralli&#233; cette perspective) de rejeter la politique du moindre mal et de travailler au d&#233;veloppement d'une v&#233;ritable alternative aux trois partis n&#233;olib&#233;raux ; soit Mme David et ses partisans (&#224; OC comme &#224; l'UFP) arriveront &#224; rallier la gauche unifi&#233;e &#224; leur politique d'alliance strat&#233;gique avec le PQ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette alliance pourrait prendre deux formes, soit un pacte &#233;lectoral formel incluant un partage tr&#232;s in&#233;gal des comt&#233;s (peu probable &#233;tant donn&#233; le sacrifice que cela repr&#233;senterait pour le PQ) , soit un d&#233;sistement unilat&#233;ral de la gauche dans une s&#233;rie de comt&#233;s cl&#233;s afin de &#034; ne pas diviser le vote &#034;. Mais le pire de tous les sc&#233;narios serait que la fusion entre l'UFP et OC se fasse sans une discussion pr&#233;alable sur la question de la participation aux &#233;lections. Alors on pourrait se retrouver &#224; dissoudre l'UFP pour ensuite se rendre compte que le nouveau parti est majoritairement en faveur d'un appui strat&#233;gique au PQ et que la gauche ind&#233;pendante, minoritaire, n'a plus de parti. C'est pourquoi on doit d'abord insister pour que ce d&#233;bat se fasse dans les instances de l'UFP et d'OC et soit &#224; l'ordre du jour des n&#233;gociations en vue de la fusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce serait une trag&#233;die, pas une strat&#233;gie, si la gauche renon&#231;ait &#224; se pr&#233;senter dans le plus de comt&#233;s possible et ainsi d'offrir une v&#233;ritable alternative &#224; la population. Qu'on laisse les 5 millions d'&#233;lecteurs et d'&#233;lectrices choisir comment ils et elles vont punir le gouvernement Charest pour ses premiers quatre ans de saccage. Qui sait, peut-&#234;tre que ce ne sera pas en r&#233;compensant le PQ !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La d&#233;sunion syndicale et la lutte (ou son absence) contre l'offensive de Charest</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/La-desunion-syndicale-et-la-lutte-ou-son-absence-contre-l-offensive-de-Charest</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/La-desunion-syndicale-et-la-lutte-ou-son-absence-contre-l-offensive-de-Charest</guid>
		<dc:date>2004-10-05T00:51:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Soir&#233;e d'analyses et de d&#233;bats avec Mona-Jos&#233;e Gagnon (professeure de sociologie &#224; l'Universit&#233; de Montr&#233;al et ancienne responsable du service de la recherche &#224; la FTQ) Raymond Lalibert&#233; (Ancien pr&#233;sident de la CEQ, politologue) Jean-Marc Piotte (professeur de science politique &#224; l'UQAM et ancien pr&#233;sident du Syndicat des professeures et des professeurs de l'UQAM) &lt;br class='autobr' /&gt;
Animatrice : Gyslaine Raymond (militante CSQ-Laval) &lt;br class='autobr' /&gt; Le but de la soir&#233;e est de fournir aux militantes et aux militants du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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/ 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Soir&#233;e d'analyses et de d&#233;bats&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;avec&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Mona-Jos&#233;e Gagnon (professeure de sociologie &#224; l'Universit&#233; de Montr&#233;al et ancienne responsable du service de la recherche &#224; la FTQ)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Raymond Lalibert&#233; (Ancien pr&#233;sident de la CEQ, politologue)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Jean-Marc Piotte (professeur de science politique &#224; l'UQAM et ancien pr&#233;sident du Syndicat des professeures et des professeurs de l'UQAM)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Animatrice&lt;/strong&gt; : Gyslaine Raymond (militante CSQ-Laval)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le but de la soir&#233;e est de fournir aux militantes et aux militants du mouvement syndical des &#233;l&#233;ments d'analyse leur permettant de mieux s'orienter dans cette question &#233;pineuse, qui semble paralyser l'action syndicale. Bien des militantes et des militants se demandent pourquoi les directions des centrales ont pu si rapidement se r&#233;unir derri&#232;re le gouvernement Charest dans son marchandage avec Ottawa (pour ensuite se plaindre d'avoir &#233;t&#233; tromp&#233;es) mais ont tant de difficult&#233; &#224; trouver l'unit&#233; n&#233;cessaire pour une lutte efficace contre l'offensive anti-syndicale et anti-populaire de ce m&#234;me gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles sont les causes imm&#233;diates et les causes plus profondes de cette d&#233;sunion ? Devons-nous, les militantes et les militants de la base, l'accepter comme in&#233;vitable, ou y a-t-il des voies d'action offrant des perspectives pour la surmonter ? Les centrales auraient-elles pu &#233;viter de se laisser prendre dans le pi&#232;ge du maraudage dans le secteur de la sant&#233; que le gouvernement leur a tendu ? La d&#233;sunion est-elle la cause principale de l'absence d'une strat&#233;gie de r&#233;sistance bas&#233;e sur la mobilisation des membres ? Dans quelle mesure sert-elle &#224; justifier l'absence d'une telle strat&#233;gie afin de permettre aux centrales de suivre une option &#233;lectoraliste qui vise &#224; faire r&#233;&#233;lire le PQ ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Organis&#233;e par le RIG (R&#233;seau intersyndical de gauche)
Contribution volontaire&lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
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