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	<title>La Gauche</title>
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		<title>La Gauche</title>
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		<title>L'ind&#233;pendance, &#231;a urge !</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Rioux</dc:creator>


		<dc:subject>Question nationale</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Coalition Avenir Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Ind&#233;pendance</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Legault nous demande d'oublier la question de la souverainet&#233; du Qu&#233;bec. Elle serait impossible. Ce serait un faux probl&#232;me. Ce serait un probl&#232;me sans solution. Ce serait un probl&#232;me qui s&#232;merait une division impossible. Il faudrait s'attaquer aux vrais probl&#232;mes... &lt;br class='autobr' /&gt; Et, c'est, semble-t-il sans g&#234;ne, qu'il pr&#233;tend nommer sa collection d'arrivistes attir&#233;s par le pouvoir, Coalition pour l'avenir du Qu&#233;bec. Cet appel &#224; la d&#233;mission nationale, qui redouble celui de Jean Charest, est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Debats-politiques-68-" rel="directory"&gt;D&#233;bats politiques&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Question-nationale-8-+" rel="tag"&gt;Question nationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Quebec-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Coalition-Avenir-Quebec-+" rel="tag"&gt;Coalition Avenir Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Independance-+" rel="tag"&gt;Ind&#233;pendance&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH124/arton3255-01ccd.jpg?1629928024' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='124' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Fran&#231;ois Legault nous demande d'oublier la question de la souverainet&#233; du Qu&#233;bec. Elle serait impossible. Ce serait un faux probl&#232;me. Ce serait un probl&#232;me sans solution. Ce serait un probl&#232;me qui s&#232;merait une division impossible. Il faudrait s'attaquer aux vrais probl&#232;mes...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Et, c'est, semble-t-il sans g&#234;ne, qu'il pr&#233;tend nommer sa collection d'arrivistes attir&#233;s par le pouvoir, Coalition pour l'avenir du Qu&#233;bec. Cet appel &#224; la d&#233;mission nationale, qui redouble celui de Jean Charest, est intol&#233;rable. Il faudrait accepter notre statut de minorit&#233; politique. Il faudrait accepter que le Canada de Harper parle pour nous, d&#233;cide &#224; notre place, administre notre argent et nous impose des politiques que nous rejetons. Il faudrait accepter que des affairistes continuent vendre le Qu&#233;bec au premier venu pour profiter des miettes qui tombent de la table des puissants 1 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec pour finir de d&#233;penser notre argent dans des aventures et d&#233;penses militaires, &#231;a urge !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La majorit&#233; de la population du Qu&#233;bec refuse les guerres men&#233;es par le Canada et les &#201;tats-Unis contre les peuples du monde sous de faux pr&#233;textes, des guerres men&#233;es pour s'assurer l'acc&#232;s au p&#233;trole afin de continuer &#224; nourrir un mod&#232;le de d&#233;veloppement nuisible &#224; la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La majorit&#233; de la population du Qu&#233;bec refuse que des milliards de dollars soient consacr&#233;s par le gouvernement f&#233;d&#233;ral &#224; l'achat d'avions de guerre, de tanks, de sous-marins ou autres instruments de guerre au profit des marchands de canons en tout genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec pour passer aux &#233;nergies renouvelables, &#231;a urge !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La majorit&#233; de la population du Qu&#233;bec s'oppose &#224; l'exploitation du gaz de schiste et des &#233;nergies non renouvelables. Elle souhaite que le Qu&#233;bec passe aux &#233;nergies renouvelables. Elle refuse d'&#234;tre associ&#233;e malgr&#233; elle &#224; une production &#233;nerg&#233;tique qui d&#233;truit la plan&#232;te, qui acc&#233;l&#232;re la crise climatique. Elle refuse de transformer le Qu&#233;bec en colonie &#233;nerg&#233;tique des &#201;tats-Unis. Elle refuse ce projet de mal d&#233;veloppement &#233;nerg&#233;tique de l'&#201;tat f&#233;d&#233;ral et des f&#233;d&#233;ralistes qui r&#232;gnent &#224; Qu&#233;bec. Elle refuse le d&#233;veloppement de l'&#233;nergie nucl&#233;aire et de la fameuse fili&#232;re canadienne, que seuls les f&#233;d&#233;ralistes canadiens d&#233;fendent au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec &#231;a urge pour avoir tous les pouvoirs pour d&#233;fendre notre langue et notre culture, &#231;a urge !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La population du Qu&#233;bec rejette le pouvoir d'intervention d'Ottawa, par l'interm&#233;diaire de la Cour supr&#234;me, de restreindre le pouvoir du Qu&#233;bec de l&#233;gif&#233;rer sur la d&#233;fense de la langue fran&#231;aise. Elle rejette le m&#233;pris affich&#233; par Ottawa qui refuse d'appliquer la loi 101 &#224; des institutions f&#233;d&#233;rales au Qu&#233;bec. Elle refuse la d&#233;fense f&#233;d&#233;rale du bilinguisme au Qu&#233;bec qui favorise la minorit&#233; du fran&#231;ais au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec, &#231;a urge pour en finir avec la domination de lois f&#233;d&#233;rales qui favorisent la r&#233;pression au lieu de la pr&#233;vention et de la r&#233;habilitation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Legault et cie, ce ne seraient pas de vrais probl&#232;mes. Il faudrait balayer sous le tapis, tous ces enjeux de soci&#233;t&#233; essentiels. Il faudrait ne penser qu'a relancer le Qu&#233;bec comme on lance une entreprise et m&#233;priser les enjeux sociaux et nationaux les plus essentiels pour l'avenir du peuple qu&#233;b&#233;cois. L'ind&#233;pendance n'est pas seulement possible. Elle est n&#233;cessaire. Le discours de Legault et Cie ne trompera pas longtemps, car il m&#233;rite qu'on s'en indigne !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Coalition Avenir Qu&#233;bec, un miroir aux alouettes</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/La-Coalition-Avenir-Quebec-un-miroir-aux-alouettes</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Rioux</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Coalition Avenir Qu&#233;bec</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce 14 novembre 2011, Fran&#231;ois Legault lan&#231;ait officiellement son parti Coalition Avenir Qu&#233;bec. Il esp&#232;re qu'il le conduira au pouvoir pour les dix prochaines ann&#233;es. C'est le temps qu'il se donne pour relancer le Qu&#233;bec. Coalition Avenir Qu&#233;bec est le parti de tous ceux et celles qui ont de l'ambition, des comp&#233;tences et l'esprit d'entreprise, affirme-t-il. &lt;br class='autobr' /&gt; Comment esp&#232;re-t-il convaincre la population de le soutenir ? &lt;br class='autobr' /&gt;
D'abord, ce parti doit savoir se pr&#233;senter et peaufiner son image. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Coalition-Avenir-Quebec-+" rel="tag"&gt;Coalition Avenir Qu&#233;bec&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L98xH150/arton3254-e3f2e.png?1630920872' class='spip_logo spip_logo_right' width='98' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce 14 novembre 2011, Fran&#231;ois Legault lan&#231;ait officiellement son parti Coalition Avenir Qu&#233;bec. Il esp&#232;re qu'il le conduira au pouvoir pour les dix prochaines ann&#233;es. C'est le temps qu'il se donne pour relancer le Qu&#233;bec. Coalition Avenir Qu&#233;bec est le parti de tous ceux et celles qui ont de l'ambition, des comp&#233;tences et l'esprit d'entreprise, affirme-t-il.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment esp&#232;re-t-il convaincre la population de le soutenir ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, ce parti doit savoir se pr&#233;senter et peaufiner son image. Legault pr&#233;sente donc son parti comme celui du d&#233;veloppement durable, de l'essor &#233;conomique, de la croissance des r&#233;gions et de la transparence dans la gestion des affaires publiques. C'est le parti qui d&#233;passe le calcul partisan, qui d&#233;fend l'int&#233;r&#234;t collectif, et qui montrera la voie permettant de d&#233;passer les divisions qui minent le Qu&#233;bec. C'est le parti qui &#233;cartera enfin le d&#233;bat insoluble entre le f&#233;d&#233;ralisme et la souverainet&#233;, afin de s'attaquer aux probl&#232;mes concrets qui int&#233;ressent vraiment la population. La rh&#233;torique est ronflante ; la boursouflure est &#233;vidente. La r&#233;alit&#233; de son projet commence &#224; se r&#233;v&#233;ler lorsqu'il se met &#224; nous d&#233;biter les diff&#233;rents &#233;l&#233;ments de son plan d'action.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1. Sa priorit&#233; absolue, une &#233;ducation... concurrentielle &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Legault propose de revaloriser la profession enseignante en haussant les salaires du personnel enseignant. Voil&#224; une mesure bien racoleuse. Pour lui, l'am&#233;lioration de l'&#233;ducation passe par l'&#233;valuation du personnel enseignant. Cette &#233;valuation viserait d'abord &#224; soutenir les enseignant-e-s qui seraient en difficult&#233;s, afin de s'assurer que tous les &#233;l&#232;ves re&#231;oivent le meilleur enseignement possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; une analyse pour le moins individualiste. De bons enseignants conduiraient &#224; l'am&#233;lioration de la qualit&#233; de l'enseignement. C'est &#233;vident ! C'est simple. De bons salaires permettraient d'attirer les meilleurs candidat-e-s. Une &#233;valuation des enseignant-e-s permettrait d'identifier ceux et celles qui sont en difficult&#233;. Et voil&#224;, les probl&#232;mes seraient r&#233;gl&#233;s. Un ratio ma&#238;tre &#233;l&#232;ve trop &#233;lev&#233;, une int&#233;gration sauvage des personnes en difficult&#233;s de comportement et d'apprentissage, l'&#233;cr&#233;mage des &#233;l&#232;ves performants par le r&#233;seau des &#233;coles priv&#233;es ou par les projets s&#233;lectifs, le manque de soutien professionnel dans les &#233;coles, voil&#224; des dimensions sociales de la r&#233;ussite ou de l'&#233;chec scolaire qui ne sont pas prises en compte par le CAQ. En fait, l'&#233;valuation des personnels et l'obligation de r&#233;sultat, voil&#224; l'essentiel de la politique &#233;ducative que Fran&#231;ois Legault nous propose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; partir de cette m&#234;me logique que Legault affirme soutenir la hausse des frais de scolarit&#233; avanc&#233;e par le gouvernement Charest. Elle servirait &#224; prot&#233;ger la qualit&#233; de l'&#233;ducation universitaire. La hausse fournirait l'argent n&#233;cessaire &#224; l'am&#233;lioration de la qualit&#233; des programmes universitaires. Et ces augmentations des frais de scolarit&#233; n'auraient pas d'effet sur l'accession &#224; l'universit&#233; par les enfants des personnes moins nantis. D'ailleurs, tel n'est pas l'enjeu. Ce qui est important pour le plan d'action de la Coalition Avenir Qu&#233;bec, c'est de comprendre que l'universit&#233; est essentiellement un instrument de la croissance du Qu&#233;bec et qu'il faut lui donner les conditions pour que ces derni&#232;res puissent remplir leur mission &#224; cet &#233;gard, celle d'un soutien aux entreprises dans leurs projets de recherche et de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa volont&#233; d'abolir les commissions scolaires, et de retourner la d&#233;mocratie au niveau de chacune des &#233;coles, manifeste d'une part ses intentions de diminuer le poids financier de l'&#233;ducation et d'autre part d'inscrire les &#233;coles dans un march&#233; des offres scolaires diversifi&#233;es avec classement et palmar&#232;s &#224; l'appui. On conna&#238;t les cons&#233;quences d&#233;sastreuses de cette approche dans le pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2. Un secteur de la sant&#233; lib&#233;r&#233; de son carcan bureaucratique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Legault navigue &#224; vue de sondages. Il conna&#238;t bien l'attachement de la population du Qu&#233;bec pour son syst&#232;me public de sant&#233;. Il promet de ne pas s'y attaquer, de ne pas favoriser sa privatisation. Cette position annonce des moments de n&#233;gociation plus difficile avec l'ADQ. Mais, il n'est pas dogmatique en ces mati&#232;res, nous dit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Legault fait-il la moindre analyse du d&#233;veloppement des co&#251;ts de la sant&#233; ? Non. Essaie-t-il d'expliquer les d&#233;terminants sociaux de la sant&#233; : conditions de travail pr&#233;caires et difficiles, mauvaise alimentation, production industrielle de nourriture favorisant la malbouffe induisant des maladies, conditions de transport stressantes et polluantes, s&#233;dentarit&#233; et manque d'exercice. ... Les obstacles &#224; l'am&#233;lioration de la sant&#233; d'une population ne rentrent m&#234;me pas dans les consid&#233;rations de son Plan d'action... Non , les solutions qu'ils proposent sont bureaucratiques : - all&#233;ger les structures, abolir les agences de sant&#233; et des services sociaux et introduire une culture du contr&#244;le afin de d&#233;velopper une culture du r&#233;sultat ou racoleuses : fournir &#224; tous un m&#233;decin de famille. Pour ce qui est de la baisse du co&#251;t des m&#233;dicaments, il n'en trace pas les conditions de sa r&#233;alisation. La perspective de la mise en place d'une soci&#233;t&#233; d'&#201;tat responsable de la gestion et de la production de m&#233;dicaments est compl&#232;tement en dehors de son horizon.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;3. Une &#233;conomie de propri&#233;taires... subventionn&#233;s &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il faut cr&#233;er davantage des richesses. Quoi produire ? Pour r&#233;pondre &#224; quels besoins et dans quelles conditions ? Faut-il plus de gadgets, plus de marchandises &#224; usure planifi&#233;e ? Faut-il produire plus d'&#233;nergies fossiles, plus de voitures ? En fait, aucune de ces questions ne semble pertinente. Il faut produire plus, pour pouvoir faire sa place dans la concurrence et la Coalition ne dit pas un mot sur une plus juste r&#233;partition des richesses, sur l'&#233;largissement de l'&#233;cart entre les plus riches et les plus d&#233;munis, sur la r&#233;forme de la fiscalit&#233;. Il ne semble pas que ce soit son probl&#232;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
En fait, il faut am&#233;liorer le syst&#232;me d'&#233;ducation et les programmes de formation de la main-d'oeuvre, valoriser les &#233;tudes professionnelles, et instaurer un dialogue entre les institutions d'enseignement et les entreprises. La condition du d&#233;veloppement de la richesse repose d'abord et avant tout sur le d&#233;veloppement d'une culture entrepreneuriale qu'il faudrait d&#233;velopper dans toutes les institutions d'enseignement du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'important serait d'assurer le virage entrepreneurial, et pour ce faire, devenir les propri&#233;taires de nos richesses naturelles. S'agit-il de nationaliser nos richesses naturelles ? S'agit de nationaliser l'&#233;nergie &#233;olienne ? Aucunement ne se h&#226;te-t-il de r&#233;pondre. Il s'agit de demander &#224; la Caisse de d&#233;p&#244;t d'investir dans l'exploitation de nos ressources naturelles pour que ces derni&#232;res puissent contribuer &#224; notre richesse collective. Il s'agit d'inciter la Caisse de d&#233;p&#244;t &#224; investir davantage pour soutenir les entreprises. Il s'agit d'attirer les entreprises en r&#233;gion en accordant des aides &#224; l'investissement. En somme, il s'agit de s'appuyer sur l'&#201;tat pour prendre le virage entrepreneurial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, il nous ressert non seulement l'objectif du d&#233;ficit z&#233;ro, le retour &#224; l'&#233;quilibre budg&#233;taire, mais la priorit&#233; accord&#233;e au remboursement de la dette publique du Qu&#233;bec en promettant de lui consacrer 100 % des redevances sur les ressources naturelles. Et il nous ressort la bonne vieille m&#233;thode de Lucien Bouchard qui comptait sur les mises &#224; la retraite pour diminuer le d&#233;ficit du Qu&#233;bec. Fran&#231;ois Legault mise sur le fait que 6 000 personnes prennent leur retraite &#224; Hydro-Qu&#233;bec d'ici 2018 pour abolir 4 000 postes sans trop de difficult&#233;s. Et bien s&#251;r, il n'y aurait pas de diminution de la qualit&#233; de service. On pourrait faire plus avec moins. C'est la m&#234;me rengaine entendue bien souvent et qui a servi &#224; justifier la d&#233;t&#233;rioration des services publics.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;4. Promotion de langue fran&#231;aise et de la culture... &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour attirer des souverainistes d&#233;missionnaires, Legault devait quand m&#234;me se montrer nationaliste. Il d&#233;fendrait la langue fran&#231;aise, en finirait avec les &#233;coles passerelles, y compris jusqu'&#224; l'utilisation de la clause nonobstant et il renforcerait le r&#244;le de l'Office qu&#233;b&#233;cois de la langue fran&#231;aise. Il parle m&#234;me de souverainet&#233; en mati&#232;re linguistique qui devrait s'exercer dans toute sa pl&#233;nitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, le message en mati&#232;re d'immigration est des plus ambigu. Il pr&#233;sente la r&#233;duction du nombre de nouveaux arrivants &#224; 45 000 pour les deux prochaines ann&#233;es comme une mesure de d&#233;fense de la langue fran&#231;aise... De l&#224; &#224; faire des immigrants la principale cause de la difficult&#233; de la langue fran&#231;aise, il n'y a qu'un pas que beaucoup franchissent trop all&#232;grement. Mais ce serait pour red&#233;ployer les politiques d'int&#233;gration nous dit-il. Cependant, il n'en indique aucune... Sinon de rappeler les marqueurs d'identit&#233; auxquels les nouveaux venus sont appel&#233;s &#224; s'identifier. &lt;br class='autobr' /&gt;
Vision &#233;troite de la culture. Silence sur les probl&#232;mes de l'information et de la concentration de la presse. Silence sur la pauvret&#233; des artistes. Silence radio sur les probl&#233;matiques les plus essentielles.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Merci &#224; Bill Clennett pour le logo modifi&#233; de la CAQ.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le capitalisme r&#233;gul&#233; comme perspective !</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Le-capitalisme-regule-comme-perspective</link>
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		<dc:date>2010-11-30T15:02:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Rioux</dc:creator>


		<dc:subject>Social-d&#233;mocratie</dc:subject>
		<dc:subject>Politique qu&#233;b&#233;coise</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les 26 et 27 novembre derniers s'est tenu &#224; Montr&#233;al un Colloque international sur le renouvellement de la social-d&#233;mocratie. Il s'agira ici dans un premier article de pr&#233;senter la nature de ce projet, la nature des sensibilit&#233;s sociales-d&#233;mocrates v&#233;hicul&#233;es par ce groupe et l'impasse qu'il repr&#233;sente pour la gauche qu&#233;b&#233;coise. &lt;br class='autobr' /&gt; Ce colloque &#233;tait appuy&#233; par l'Institut de Recherche en &#201;conomie Contemporaine, le Centre d'&#233;tudes et de recherches internationales de l'Universit&#233; de Montr&#233;al, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Debats-politiques-68-" rel="directory"&gt;D&#233;bats politiques&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Social-democratie-+" rel="tag"&gt;Social-d&#233;mocratie&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L127xH150/arton3095-5f91b.png?1629928024' class='spip_logo spip_logo_right' width='127' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les 26 et 27 novembre derniers s'est tenu &#224; Montr&#233;al un Colloque international sur le renouvellement de la social-d&#233;mocratie. Il s'agira ici dans un premier article de pr&#233;senter la nature de ce projet, la nature des sensibilit&#233;s sociales-d&#233;mocrates v&#233;hicul&#233;es par ce groupe et l'impasse qu'il repr&#233;sente pour la gauche qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce colloque &#233;tait appuy&#233; par l'Institut de Recherche en &#201;conomie Contemporaine, le Centre d'&#233;tudes et de recherches internationales de l'Universit&#233; de Montr&#233;al, la Chaire du Canada sur la mondialisation, la citoyennet&#233; et la d&#233;mocratie et l'Observatoire de l'administration publique. Le colloque accueillait des personnalit&#233;s connues de la social-d&#233;mocratie internationale comme Fran&#231;ois Hamon du Parti socialiste fran&#231;ais, des syndicalistes comme Claudette Charbonneau de la la CSN, bon nombre d'enseignant-e-s universitaires comme G&#233;rald Larose, Diane Tremblay ou et des repr&#233;sentants de partis politiques comme Pierre Paquette du Bloc qu&#233;b&#233;cois, Marylyse Lapierre du PQ et Fran&#231;oise David de Qu&#233;bec solidaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un texte d&#233;finissant cette d&#233;marche, Michel Dor&#233;, Marilyse Lapierre, Beno&#238;t L&#233;vesque et Yves Vaillancourt &#233;tablissaient un cheminement critique en 4 &#233;tapes : a) la publication du texte &#171; Le renouvellement de la social-d&#233;mocratie au Qu&#233;bec : un chantier qui s'impose plus que jamais &#187; ; b) La discussion de ce document en avril 2009 ; c) en mai 2009, la mise sur pied et la tenue de la premi&#232;re r&#233;union du comit&#233; organisateur et du comit&#233; d'orientation ; d) la tenue du colloque &#224; l'automne 2010 ; et e) enfin le suivi du colloque et la diffusion des r&#233;sultats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Passer sous silence, l'&#233;volution concr&#232;te de la social-d&#233;mocratie des 30 derni&#232;res ann&#233;es&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour nos r&#233;novateurs de la social-d&#233;mocratie, la situation est simple. Le socialisme r&#233;el a &#233;chou&#233;. La crise r&#233;cente du capitalisme de l'automne 2008 indique clairement la fin de la p&#233;riode n&#233;olib&#233;rale. &#8220;Ce nouveau contexte mondial, paradoxalement, rend possible et souhaitable un retour de la sociale-d&#233;mocratie, la seule voie politique de gauche capable de s'imposer actuellement sur la sc&#232;ne &#233;lectorale, la seule force politique dont la trajectoire historique est marqu&#233;e par un engagement sans r&#233;serve en faveur d'une d&#233;mocratie repr&#233;sentative ouverte &#224; une participation citoyenne active.&#034; [1]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur texte fondateur rappelle avec nostalgie les trente glorieuses (1945-1975), mais ne dit pratiquement rien sur l'&#233;volution de la social-d&#233;mocratie et de ses principaux partis durant les trois derni&#232;res d&#233;cennies. C'est pourtant une analyse de cette &#233;volution qui nous permettrait de saisir la r&#233;alit&#233; actuelle de la social-d&#233;mocratie contemporaine et son avenir probable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les partis sociaux-d&#233;mocrates depuis les ann&#233;es 80 ont adopt&#233; des politiques n&#233;olib&#233;rales sur le plan &#233;conomique et fiscal. Ils ont particip&#233; &#224; la privatisation des services publics. Ils ont instaur&#233; lorsqu'ils &#233;taient au gouvernement des modes de gestion du priv&#233; dans le secteur public. Ils ont favoris&#233; la mise en place de partenariats public-priv&#233;. Ils ont particip&#233; &#224; la d&#233;r&#233;glementation des march&#233;s financiers. Ils se sont attaqu&#233;s aux m&#233;canismes de redistribution des revenus. Ils se sont pr&#233;sent&#233;s comme des gestionnaires accomplis du capitalisme. Ils ont rompu avec les id&#233;aux de justice sociale et de redistribution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le passage de responsables de socialistes fran&#231;ais dans le gouvernement Sarkozy n'est qu'une expression de cette &#233;volution. L'&#233;volution du Parti travailliste en Angleterre n'est gu&#232;re plus r&#233;jouissante. Le blairisme a accompagn&#233; la mondialisation capitaliste y compris sur le terrain militaire en devenant l'alli&#233; le plus ind&#233;fectible du gouvernement Bush et de sa sale guerre en Irak. La gouvernance blairiste a donn&#233; un second souffle aux politiques n&#233;olib&#233;rales et a constitu&#233; une chance pour les tenants du capitalisme globalis&#233;. [2] Et le blairisme, le New Labour, est devenu l'inspirateur des partis socialistes ou sociaux-d&#233;mocrates europ&#233;ens. Cette troisi&#232;me voie n'est pas de gauche, mais constitue une rupture claire avec les id&#233;aux &#233;galitaires et de justice sociale. Comme l'&#233;crit Tariq Ali, &#8220;En r&#233;alit&#233; le New Labour repr&#233;sente aussi, &#224; bien des &#233;gards, la r&#233;ussite la plus significative de la contre-r&#233;volution n&#233;olib&#233;rale des ann&#233;es 80. [3]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, aujourd'hui encore, ce sont des partis sociaux-d&#233;mocrates, entre autres, qui m&#232;nent les politiques d'aust&#233;rit&#233; contre les peuples europ&#233;ens. En Gr&#232;ce, le Pasok de Papandreou, en Espagne les socialistes de Zapatero, au Portugal les socialistes de J. Socrates, tous ces partis sociaux-d&#233;mocrates appliquent les politiques d'aust&#233;rit&#233; sans frein demand&#233;es par le grand Capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos r&#233;novateurs sociaux-d&#233;mocrates qu&#233;b&#233;cois, eux, n'h&#233;sitent pas &#224; se r&#233;clamer du blairisme et de la troisi&#232;me voie : &#8220;Dans la perspective de notre proposition de renouvellement de la social-d&#233;mocratie, ce qui nous semble le plus int&#233;ressant en ce qui concerne la troisi&#232;me voie c'est la d&#233;marche pr&#233;conis&#233;e par Tony Blair et son &#233;quipe.&#8221; [4] On pr&#233;sente comme une voie &#224; suivre, le recentrage extr&#234;me qu'a op&#233;r&#233; la social-d&#233;mocratie depuis les ann&#233;es 80.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au Qu&#233;bec, la social-d&#233;mocratie est partout !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos r&#233;novateurs voient la social-d&#233;mocratie partout. L'important, c'est d'afficher un r&#233;alisme sans rivage qui &#233;vite surtout de remettre en cause le pouvoir de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e et de faire pr&#233;valoir l'appropriation sociale du bien commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, pour obtenir l'&#233;tiquette de social-d&#233;mocrate, les &#233;lites qu&#233;b&#233;coises n'ont pas de grands efforts &#224; faire. Ainsi, le gouvernement Parizeau est un gouvernement de cohabitation de politiques tant&#244;t n&#233;olib&#233;rales, tant&#244;t sociales-d&#233;mocrates. Le gouvernement Bouchard aurait propos&#233; avec son sommet sur l'&#233;conomie et l'emploi de l'automne 1996 de discuter de nouvelles initiatives social-d&#233;mocrates novatrices. Mais on n'est pas au bout de nos surprises.... M&#234;me le gouvernement Charest aurait &#233;t&#233; touch&#233; par la gr&#226;ce sociale-d&#233;mocrate. &#8220;En somme, au cours des ann&#233;es 2007 et 2008, le gouvernement Charest a donn&#233; l'impression d'&#234;tre lui aussi influenc&#233; par le ph&#233;nom&#232;ne de la r&#233;silience des acteurs de la soci&#233;t&#233; civile. En cons&#233;quence, il a d&#251; renoncer &#224; certains projets de r&#233;formes d'inspiration n&#233;olib&#233;rales pour maintenir voire renforcer des r&#233;formes d'inspiration sociale-d&#233;mocrate telles les CPE et le logement social.&#8221; [5]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, si les gouvernements p&#233;quistes ont pu d&#233;velopper des politiques social-d&#233;mocrates alors qu'ils d&#233;fendaient le libre-&#233;change et le d&#233;ficit z&#233;ro et qu'ils attaquaient les travailleuses et les travailleurs du secteur public, la social-d&#233;mocratie est vraiment partout. Mais ce qu'ils veulent surtout souligner c'est qu'elle n'est surtout pas r&#233;volutionnaire, qu'elle ne remet surtout pas la d&#233;mocratie lib&#233;rale en question, qu'elle n'a surtout pas d'ambitions anticapitalistes ou r&#233;ellement transformatrices de la soci&#233;t&#233; actuelle. Nos r&#233;novateurs sociaux-d&#233;mocrates trouvent que la combinaison des crises &#233;conomique, &#233;cologique, climatique, alimentaire, ne pose pas la question de la rupture avec l'&#233;conomie de march&#233; et le d&#233;passement du capitalisme...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; o&#249; conduit le r&#233;alisme pitoyable qui refuse de poser les probl&#232;mes r&#233;els auxquels font face les peuples du monde et le peuple qu&#233;b&#233;cois en particulier. C'est pourquoi leur message s'adresse surtout aux &#233;lites politiques qu&#233;b&#233;coises si justement m&#233;pris&#233;es. Nos r&#233;novateurs eux ne visent pas &#224; fonder un parti politique. &#8220;Les r&#233;sultats du travail que nous proposons, &#233;crivent-ils pourraient int&#233;resser, sans doute diff&#233;remment, des partis politiques comme le Parti qu&#233;b&#233;cois, Qu&#233;bec solidaire et m&#234;me le Parti lib&#233;ral du Qu&#233;bec.&#8221; [6]Rien de moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour nos r&#233;novateurs sociaux-d&#233;mocrates, les partis politiques du Qu&#233;bec, ind&#233;pendamment des int&#233;r&#234;ts de classes qu'ils d&#233;fendent pourraient embrasser l'orientation sociale-d&#233;mocrate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais aujourd'hui, c'est d'un programme intransigeant contre le d&#233;mant&#232;lement de l'&#233;tat social qu'il nous faut. C'est un programme qui n'h&#233;site pas &#224; proclamer qu'une d&#233;fense r&#233;elle d'une &#233;cologie sociale devra se heurter au pouvoir de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e ; un programme qui fera de la domination patriarcale dans sa forme capitaliste une cible de notre mobilisation ; un programme qui permettra de repenser de fond en comble les m&#233;canismes d'une d&#233;mocratie qui saura restaurer la souverainet&#233; populaire ; un programme qui saura lier tous ces combats essentiels au projet d'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec, au projet de pays que nous voulons construire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; gauche, quelles alternatives &#233;conomiques</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/A-gauche-quelles-alternatives-economiques</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/A-gauche-quelles-alternatives-economiques</guid>
		<dc:date>2007-02-10T19:33:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;9:30 &#201;ric Martin : Capitalisme d&#233;lirant et naufrage de l'&#233;ducation &lt;br class='autobr' /&gt;
11:00 Ga&#235;tan Breton : Fiscalit&#233; redistributive et politique &#233;conomique de gauche &lt;br class='autobr' /&gt;
13:30 Dorval Brunelle : Peut-on rompre avec l'ALENA ? &lt;br class='autobr' /&gt;
15:00 Eric Pineault : Le fardeau de la dette : comment se d&#233;faire de ce chantage permanent du capital financier ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette journ&#233;e est &#224; l'initiative de :
&lt;br class='autobr' /&gt;
Gauche socialiste ; Masse critique : Presse toi &#224; gauche ; Unit&#233; Ouvri&#232;re&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Debats-politiques-68-" rel="directory"&gt;D&#233;bats politiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;9:30 &#201;ric Martin : Capitalisme d&#233;lirant et naufrage de l'&#233;ducation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11:00 Ga&#235;tan Breton : Fiscalit&#233; redistributive et politique &#233;conomique de gauche&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13:30 Dorval Brunelle : Peut-on rompre avec l'ALENA ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15:00 Eric Pineault : Le fardeau de la dette : comment se d&#233;faire de ce chantage permanent du capital financier ?&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;Cette journ&#233;e est &#224; l'initiative de :&lt;br class='autobr' /&gt;
Gauche socialiste ; Masse critique : Presse toi &#224; gauche ; Unit&#233; Ouvri&#232;re&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qu&#233;bec solidaire : au-del&#224; de l'&#233;lectoralisme ? </title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Quebec-solidaire-au-dela-de-l-electoralisme</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Quebec-solidaire-au-dela-de-l-electoralisme</guid>
		<dc:date>2006-03-22T01:55:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>David Mandel</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un peu plus de 50 personnes ont particip&#233; &#224; la soir&#233;e de lancement du collectif montr&#233;alais de Presse-toi &#224; gauche ! le 16 mars, &#224; l'Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al. Au programme, un d&#233;bat-discussion sur le th&#232;me &#171; Qu&#233;bec solidaire : au-del&#224; de l'&#233;lectoralisme ? &#187; Nous vous proposons le texte introductif pr&#233;sent&#233; par David Mandel, membre de Presse-toi &#224; gauche ! et professeur en science politique &#224; l'UQAM. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans l'UFP, on aimait dire qu'on &#233;tait &#8220;un parti des urnes et de la rue&#8221;. Mais je (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Debats-politiques-68-" rel="directory"&gt;D&#233;bats politiques&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Quebec-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un peu plus de 50 personnes ont particip&#233; &#224; la soir&#233;e de lancement du collectif montr&#233;alais de Presse-toi &#224; gauche ! le 16 mars, &#224; l'Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al. Au programme, un d&#233;bat-discussion sur le th&#232;me &#171; Qu&#233;bec solidaire : au-del&#224; de l'&#233;lectoralisme ? &#187; Nous vous proposons le texte introductif pr&#233;sent&#233; par David Mandel, membre de Presse-toi &#224; gauche ! et professeur en science politique &#224; l'UQAM.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans l'UFP, on aimait dire qu'on &#233;tait &#8220;un parti des urnes et de la rue&#8221;. Mais je n'ai jamais assist&#233; &#224; une discussion sur le sens de ces mots. C'est surtout le sens du terme &#8220;parti de la rue&#8221; qui n'a jamais &#233;t&#233; tr&#232;s clair, ni pourquoi un parti &#233;lectoral ne nous suffisait pas. Pourtant, ce sont des questions fondamentales pour un parti de gauche. Le but de mes propos est de pr&#233;senter un des points de vue possibles sur cette question, afin de lancer la discussion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je commence par l'observation suivante : toute une s&#233;rie de partis de gauche qui, dans divers pays, ont form&#233; des gouvernements ces derni&#232;res ann&#233;es, ont fini par se plier &#224; l'orthodoxie n&#233;olib&#233;rale tout en essayant, tant bien que mal, de lui donner un visage un peu plus humain. On pense aux gouvernements de Lula au Br&#233;sil, de Helmut Schmidt en Allemagne, de Tony Blair en Grande-Bretagne ou, au Canada, aux gouvernements provinciaux form&#233;s par le NPD. &#192; l'exception du gouvernement de Chavez au Venezuela - qui est un cas &#224; part - aucun parti de gauche au pouvoir n'a pu rompre avec le n&#233;olib&#233;ralisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma th&#232;se est la suivante : la soumission &#224; l'orthodoxie n&#233;olib&#233;rale est quasi in&#233;vitable si un parti accorde la priorit&#233; &#224; la lutte &#233;lectorale et parlementaire au d&#233;triment de la dimension extra-parlementaire de son action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour expliquer cette th&#232;se, il faut d'abord comprendre les avantages que la d&#233;mocratie lib&#233;rale - c'est-&#224;-dire la d&#233;mocratie dans la soci&#233;t&#233; capitaliste - accorde au patronat. Si je parle du patronat, ou de la bourgeoisie, c'est parce que je consid&#232;re que le n&#233;olib&#233;ralisme est beaucoup plus qu'une simple id&#233;ologie. C'est bien s&#251;r une id&#233;ologie, mais son r&#244;le est de justifier des politiques qui correspondent aux int&#233;r&#205;ts du patronat, c'est-&#224;-dire de ceux et celles qui vivent de leur capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous avez des doutes &#224; ce sujet, je vous conseille de consulter les documents programmatiques du Conseil du patronat ou de l'Institut &#233;conomique de Montr&#233;al, financ&#233; par le patronat. Vous y trouverez une concordance frappante avec les orientations des gouvernements de Charest, de Harper et, avant eux, de Landry et de Martin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y en a qui disent, comme l'a fait Omar Aktouf lors du lancement de sa campagne pour l'UFP dans Outremont, que l'adh&#233;sion du patronat au n&#233;olib&#233;ralisme est une erreur de sa part. C'est de la fausse conscience qui menace ses propres int&#233;r&#234;ts, et nous voulons le sauver de sa propre b&#234;tise. Mais admettons que cela est vrai - et c'est loin d'&#234;tre mon opinion - que faire si le patronat refuse d'&#234;tre sauv&#233; de lui-m&#234;me ? Il faut quand m&#234;me construire un rapport de force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commen&#231;ons donc par les avantages du patronat &#224; l'int&#233;rieur m&#234;me de l'&#201;tat, et cela quelle que soit la couleur politique du gouvernement. Le patronat peut toujours compter sur la sympathie active - on pourrait dire &#8220;pr&#233;jug&#233; favorable&#8221; - de la haute fonction publique, du judiciaire et des hautes sph&#232;res de l'arm&#233;e et de la police - les appareils de violence. Ces acteurs &#233;tatiques, dont tout gouvernement d&#233;pend pour son fonctionnement normal, partagent les orientations id&#233;ologiques du monde des affaires. Ils appartiennent souvent au m&#234;me milieu social que le patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces avantages sont relativement peu importants par rapport aux grands atouts du patronat &#224; l'ext&#233;rieur de l'&#201;tat, dans ladite &#8220;soci&#233;t&#233; civile.&#8221; D'abord, dans une &#233;conomie capitaliste, c'est le patronat, la bourgeoisie, qui prend les d&#233;cisions concernant les investissements et la production des biens et des services. En cons&#233;quence, la sant&#233; de l'&#233;conomie et des finances publiques d&#233;pend largement de sa bonne volont&#233;. Ensuite, les m&#233;dias de masse appartiennent &#224; des membres de cette m&#234;me classe, qui partagent tout naturellement les m&#234;mes orientations conservatrices. Aux m&#233;dias, on peut ajouter les nombreuses bo&#238;tes &#224; penser, financ&#233;es par la bourgeoisie, les experts dipl&#244;m&#233;s qui sont directement ou indirectement &#224; leur solde, et une grande vari&#233;t&#233; d'autres moyens, directs et indirects, d'influence de l'opinion publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici l'extrait d'un discours prononc&#233; en 1947 par le chef du parti D&#233;mocrate chr&#233;tien italien, Alcide De Gasperi, devant son Conseil des ministres. Apr&#232;s la guerre mondiale et la chute du r&#233;gime fasciste, qui avait joui de l'appui enthousiaste de la bourgeoisie italienne, le parti D&#233;mocrate chr&#233;tien a tent&#233; de s'appuyer sur lesdites classes moyennes. Mais De Gasperi a vite compris que le v&#233;ritable int&#233;r&#234;t de son parti &#233;tait d'appuyer sans &#233;quivoque la classe des employeurs. Voil&#224; comment il l'a expliqu&#233; &#224; ses ministres :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Il y a en Italie un quatri&#232;me parti, en plus des D&#233;mocrates chr&#233;tiens, des Communistes et des Socialistes, qui est capable de paralyser et de rendre futile tout effort, en organisant le sabotage du pr&#234;t national, la fuite du capital, l'inflation, et la diffusion de campagnes scandaleuses. L'exp&#233;rience m'a appris que l'Italie ne peut &#234;tre gouvern&#233;e aujourd'hui &#224; moins que nous amenions au gouvernement, sous une forme ou une autre, les repr&#233;sentants de ce quatri&#232;me parti, qui disposent de la richesse de la nation et du pouvoir &#233;conomique.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imaginons pour un instant qu'un parti de gauche, comme Qu&#233;bec solidaire, se fasse &#233;lire sur la base d'un programme qui remet en cause la politique n&#233;olib&#233;rale. Ce gouvernement serait imm&#233;diatement soumis &#224; une pression id&#233;ologique et &#233;conomique &#233;crasante, non seulement de la part du patronat et de ses alli&#233;s domestiques, mais &#233;galement de ses alli&#233;s internationaux - gouvernements &#233;trangers, institutions financi&#232;res et investisseurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; ce propos, voici un autre extrait, cette fois de la revue du Centre canadien pour des alternatives politiques - l'une des rares bo&#238;tes &#224; penser de gauche. Mais il s'agit d'une gauche mod&#233;r&#233;e, qui prend comme mod&#232;le les Etats scandinaves. Dans son &#233;ditorial, le r&#233;dacteur demande &#224; quoi les Canadiens et les Canadiennes devraient s'attendre si un jour leur gouvernement d&#233;cidait de rompre avec l'ALENA et avec l'orthodoxie n&#233;olib&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait s'attendre &#224; la menace imm&#233;diate de fermeture d'entreprises, de mises &#224; pied, de sous-traitance. Et si le gouvernement r&#233;sistait, l'&#233;conomie pourrait &#234;tre s&#233;rieusement d&#233;stabilis&#233;e, notre monnaie d&#233;valu&#233;e, le taux de ch&#244;mage tripl&#233;. Les gr&#232;ves d'investissement et la fuite du capital pourraient g&#233;n&#233;rer une d&#233;pression accablante.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et l'auteur ne mentionne m&#234;me pas l'offensive id&#233;ologique qui accompagnerait la pression &#233;conomique. Et la pression &#233;conomique ne serait pas n&#233;cessairement l'expression d'un complot. C'est le comportement plus ou moins spontan&#233; de poss&#233;dants face &#224; un gouvernement per&#231;u comme hostile au monde des affaires. Et de nos jours, tout gouvernement qui d&#233;vie un peu trop de l'orthodoxie n&#233;olib&#233;rale est per&#231;u de cette mani&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un parti de gauche qui s'appuie principalement sur son succ&#232;s &#233;lectoral et qui limite son action &#224; la lutte parlementaire ne pourrait r&#233;sister longtemps &#224; cette pression. Il serait forc&#233; de diluer son programme dans un effort pour r&#233;tablir la confiance du monde des affaires. Dans le cas contraire, il risquerait de perdre son appui &#233;lectoral &#224; cause de la d&#233;gradation des conditions &#233;conomiques et de l'offensive m&#233;diatique. La perspective m&#234;me d'une telle r&#233;action de la part du patronat et de ses alli&#233;s est &#224; ce point accablante, que la majorit&#233; des partis de gauche, depuis 15 &#224; 20 ans, ont exclu de leurs plates-formes &#233;lectorales, sinon de leurs programmes, les r&#233;formes qui vont trop &#224; l'encontre de la logique n&#233;olib&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma th&#232;se est donc qu'un gouvernement de gauche qui s'appuie principalement sur sa performance &#233;lectorale se verra forc&#233; &#224; limiter son action &#224; ce qui est acceptable pour le monde des affaires. Ce fut toujours le cas. Mais durant &#8220;les trente ann&#233;es dites glorieuses&#8221; de l'apr&#232;s-guerre, la marge de manoeuvre &#233;tait plus grande, gr&#226;ce &#224; l'expansion rapide de l'&#233;conomie et aux taux de profit historiquement &#233;lev&#233;s. Cela rendait le patronat moins coriace. En plus, le mouvement ouvrier est sorti renforc&#233; de la D&#233;pression et de la guerre mondiale. Mais depuis les ann&#233;es 1980, la strat&#233;gie du capital a chang&#233; - elle se base beaucoup plus qu'avant sur l'intensification absolue de l'exploitation du travail. La marge de manoeuvre d'un parti de gauche &#224; l'int&#233;rieur de ce que le patronat est pr&#234;t &#224; supporter s'est r&#233;tr&#233;cie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'ensuit qu'un parti qui veut se lib&#233;rer du carcan n&#233;olib&#233;ral doit s'appuyer sur un rapport de force qui va bien au-del&#224; de ce que le seul &#233;lectoralisme peut lui fournir. Il faut avoir, au sein m&#234;me de la soci&#233;t&#233;, un contrepoids qui peut neutraliser les avantages que la d&#233;mocratie lib&#233;rale accorde au patronat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela nous am&#232;ne au &#8220;parti de la rue.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un parti qui veut cr&#233;er un tel contrepoids doit &#234;tre plus qu'une machine &#233;lectorale, dans laquelle le r&#244;le de ses membres est limit&#233; &#224; la pr&#233;paration et &#224; la r&#233;alisation de campagnes &#233;lectorales. Ce parti doit &#234;tre un v&#233;ritable mouvement politique. Il doit accorder une priorit&#233; &#224; la formation active de ses membres, qui doivent &#234;tre en mesure d'analyser de mani&#232;re ind&#233;pendante et critique les grands enjeux. Ses membres doivent participer pleinement &#224; l'&#233;laboration du programme et &#224; la strat&#233;gie du parti et se les approprier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut donc un parti profond&#233;ment d&#233;mocratique, dont la direction encourage les initiatives de la base et cr&#233;e des espaces pour l'activit&#233; et l'organisation qui en soient ind&#233;pendants. Ce n'est que ce genre de parti qui peut cr&#233;er l'engagement et la confiance n&#233;cessaires dans sa base pour changer la soci&#233;t&#233; et pour exercer un contr&#244;le efficace sur la direction et sur sa fraction parlementaire - probl&#232;me r&#233;current des partis politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#202;tre un &#8220;parti de la rue&#8221; signifie donc plus que para&#238;tre aux manifestations avec sa banderole. Il faut &#234;tre enracin&#233; dans les mouvements sociaux. Je ne parle pas de &#8220;noyautage,&#8221; ce qui est, &#224; mon avis, un loup-garou qui vise &#224; justifier une division du travail artificielle et n&#233;faste entre le parti et les mouvements sociaux, notamment les syndicats. Je parle de recruter au parti, de former et d'organiser les personnes de gauche qui militent dans les mouvements sociaux pour qu'elles puissent d&#233;fendre dans ces mouvements une vision strat&#233;gique de transformation sociale et y mobiliser des appuis pour les positions du parti. Cela donnerait au parti les moyens pour encourager des luttes sociales qui vont au-del&#224; de la logique n&#233;olib&#233;rale et pour se construire un appui vraiment engag&#233; au sein de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est que lorsque les classes populaires sont organis&#233;es et en lutte pour d&#233;fendre leurs int&#233;r&#234;ts au sein m&#234;me de la soci&#233;t&#233; qu'elles peuvent cr&#233;er l'espace id&#233;ologique et la confiance n&#233;cessaires pour faire contrepoids &#224; la pression de la bourgeoisie et de ses alli&#233;s. Sans cela, un gouvernement de gauche - m&#234;me s'il arrive &#224; se faire &#233;lire - finira par c&#233;der &#224; la pression sup&#233;rieure des forces n&#233;olib&#233;rales. C'est l'exp&#233;rience maintes fois confirm&#233;e des partis de gauche de diff&#233;rents pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;sumer, &#224; cause des avantages que la d&#233;mocratie lib&#233;rale accorde au patronat, toute lutte contre la politique n&#233;olib&#233;rale qui se limite &#224; l'ar&#232;ne parlementaire est perdue &#224; l'avance. Pour gagner, la lutte parlementaire doit s'appuyer sur la mobilisation populaire extra-parlementaire. Et de leur c&#244;t&#233;, les victoires &#233;lectorales doivent servir &#224; faciliter et encourager la mobilisation extra-parlementaire. C'est le vrai sens d'un &#8220;parti de la rue.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En parlant de mobilisation extra-parlementaire, je vise le genre de mouvements sociaux qu'on a vus en Bolivie, ces derni&#232;res ann&#233;es, durant les guerres de l'eau et du gaz. Il s'agit de l'&#233;ducation populaire et de manifestations, bien s&#251;r, mais aussi d'actions sur les lieux de travail et allant jusqu'&#224; des gr&#232;ves, des occupations, des blocages d'art&#232;res et de b&#226;timents, des boycotts, et ainsi de suite.&lt;br class='autobr' /&gt;
On a pu sentir l'immense potentiel de ce genre de mobilisation il y a deux ans durant la journ&#233;e de perturbation syndicale contre les lois anti-ouvri&#232;res de Charest. Mais encore plus, c'est le mouvement &#233;tudiant du printemps dernier qui a montr&#233; l'&#233;norme potentiel politique des mobilisations populaires extra-parlementaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est le genre de mobilisation qui cr&#233;e un terrain social favorable pour un parti de gauche et auquel un parti de gauche peut contribuer en y apportant une vision strat&#233;gique et en facilitant l'unification des luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce genre de mobilisation extra-parlementaire qui a rendu possible l'&#233;lection d'Evo Morales en Bolivie. Et je peux presque garantir que si ces mobilisations ne se poursuivent pas, Morales va d&#233;cevoir les attentes. Ce n'est pas remettre en cause l'engagement ni l'honn&#234;tet&#233; de Morales. C'est affronter la dure r&#233;alit&#233; d'un parti de gauche qui veut changer la soci&#233;t&#233;. C'est le r&#233;alisme auquel nous appelle la d&#233;claration de principe de Qu&#233;bec solidaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20 mars 2006 &lt;br class='autobr' /&gt;
(tir&#233; du site Presse-toi &#224; gauche)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les d&#233;fis du nouveau parti de la gauche unie !</title>
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		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les classes dominantes et les gouvernements n&#233;olib&#233;raux tant au Canada qu'au Qu&#233;bec sont pass&#233;s &#224; une nouvelle phase de l'offensive. Flexibilit&#233; du march&#233; du travail et privatisation des services publics sont les deux piliers de cette derni&#232;re. Cette nouvelle phase est marqu&#233;e par la remise en question du mod&#232;le qu&#233;b&#233;cois issu d'un compromis face aux mobilisations sociales ant&#233;rieures. Le gouvernement Charest cherche &#224; cr&#233;er un mode de gestion excluant la concertation sociale avec les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les classes dominantes et les gouvernements n&#233;olib&#233;raux tant au Canada qu'au Qu&#233;bec sont pass&#233;s &#224; une nouvelle phase de l'offensive. Flexibilit&#233; du march&#233; du travail et privatisation des services publics sont les deux piliers de cette derni&#232;re. Cette nouvelle phase est marqu&#233;e par la remise en question du mod&#232;le qu&#233;b&#233;cois issu d'un compromis face aux mobilisations sociales ant&#233;rieures. Le gouvernement Charest cherche &#224; cr&#233;er un mode de gestion excluant la concertation sociale avec les repr&#233;sentant-e-s des classes subalternes et &#224; proc&#233;der unilat&#233;ralement dans sa volont&#233; de d&#233;truire une s&#233;rie de conqu&#234;tes sociales, r&#233;sultats des mobilisations des derni&#232;res d&#233;cennies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, les mobilisations contre la mondialisation capitaliste, contre la guerre, contre les d&#233;sastres &#233;cologiques actuels ou appr&#233;hend&#233;s, contre la privatisation dans l'&#233;ducation et la sant&#233;, contre l'endettement &#233;tudiant, pour la s&#233;curit&#233; d'emploi et contre la d&#233;t&#233;rioration du pouvoir d'achat et les mobilisation des femmes pour l'&#233;quit&#233; ont &#233;t&#233; massives et soutenues. Cependant, elles se seront r&#233;v&#233;l&#233;es jusqu'ici incapables de bloquer durablement l'offensive n&#233;olib&#233;rale et d'emp&#234;cher les restructurations : pr&#233;carisation et renforcement de la flexibilit&#233; du travail, affaiblissement continue des organisations syndicales, privatisation accrue des services publics, d&#233;t&#233;rioration des conditions de travail et de vie d'une partie importante de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mobilisations ont &#233;t&#233; porteuses d'aspirations unitaires et de la volont&#233; de d&#233;finir un Qu&#233;bec solidaire et ont permis &#224; la gauche politique de d&#233;passer sa dispersion, de s'unifier et d'offrir une alternative unitaire pour Qu&#233;bec ind&#233;pendant et &#233;galitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la r&#233;sistance &#224; cette offensive n'a pu stopper l'offensive, ces mouvements sociaux ont r&#233;ussi &#224; entamer la l&#233;gitimit&#233; du n&#233;olib&#233;ralisme. L'&#233;rosion de la base &#233;lectorale des partis au pouvoir (PLC et PLQ) est un d&#233;saveu massif des politiques de ces partis. Les politiques n&#233;olib&#233;rales connaissent donc aujourd'hui une &#233;norme crise de l&#233;gitimit&#233;. Cette situation introduit une forte polarisation sociale entre les classes dominantes et leurs repr&#233;sentants n&#233;olib&#233;raux (PLQ, ADQ) ou sociaux-lib&#233;raux comme le PQ et les classes ouvri&#232;re et populaires et leurs organisations. Cette polarisation se manifeste sous la forme d'une polarisation gauche-droite dont le caract&#232;re de classe reste obscurci par la faiblesse de la conscience de classe au Qu&#233;bec qui est li&#233;e &#224; l'importance de la question nationale et &#224; l'absence historique d'un parti des travailleurs et des travailleuses ayant un caract&#232;re de masse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Quel parti des urnes ? ou Construire un parti utilisant la lutte &#233;lectorale pour d&#233;fendre les revendications populaires et donner une voix aux mouvements sociaux. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;lI y a un moment &#233;lectoral pour renverser le rapport de force qui s'est mis en place. Depuis des d&#233;cennies, les classes ouvri&#232;re et populaires (et particuli&#232;rement leurs secteurs organis&#233;s) ont servi de classes-appui au Parti qu&#233;b&#233;cois. Ce choix strat&#233;gique d'une alliance in&#233;galitaire entre les directions des classes subalternes et le Parti qu&#233;b&#233;cois a donn&#233; de maigres r&#233;sultats mais il a surtout laiss&#233; toute la parole aux dirigeants nationalistes qui ont comme objectif de se construire une base dans la bourgeoisie qu&#233;b&#233;coise. Le ralliement des diff&#233;rentes directions du Parti qu&#233;b&#233;cois au n&#233;olib&#233;ralisme a d&#233;bouch&#233; sur toute une s&#233;rie d'attaques frontales contre les classes salari&#233;es et sans pouvoir. Cr&#233;er un nouveau parti politique de gauche, c'est vouloir redonner une parole politique autonome &#224; ces classes et fonder leur capacit&#233; d'agir sur le terrain &#233;lectoral pour la d&#233;fense de leurs revendications. Il est donc n&#233;cessaire que le nouveau parti de gauche occupe sans timidit&#233; ce terrain et assure la rupture de l'alliance avec le PQ et son social-lib&#233;ralisme, alliance qui a &#233;t&#233; un facteur de recul et de d&#233;mobilisation. Ce terrain ne peut &#234;tre occup&#233; sous des formes qui ne seraient qu'une copie conforme de celles d&#233;ploy&#233;es par les partis bourgeois. Ici aussi, il faut faire la politique autrement et le nouveau parti de gauche doit chercher &#224; permettre l'expression des luttes et de la r&#233;sistance populaire dans le cours m&#234;me des campagnes &#233;lectorales. Cela n&#233;cessite de ne pas &#233;tablir des rapports individualistes avec les &#233;lecteurs et &#233;lectrices, rapports qui peuvent &#234;tre &#233;lectoralement profitables &#224; court terme mais qui conduisent naturellement au d&#233;veloppement d'un client&#233;lisme qui est tout le contraire d'une politique r&#233;ellement d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PQ ne constitue en aucune mani&#232;re un instrument fiable dans la lutte contre l'offensive n&#233;olib&#233;rale. Au contraire, il risque de reprendre &#224; son compte, une fois au pouvoir, encore une fois, les aspirations de la droite dont le projet est bien exprim&#233; dans le Manifeste pour un Qu&#233;bec lucide. Le ralliement des organisations syndicales, populaires, f&#233;ministes et jeunes &#224; la gauche politique doit se r&#233;aliser concr&#232;tement dans la prochaine campagne &#233;lectorale. Pour cela, il faut &#233;carter toute perspective de soutien au Parti qu&#233;b&#233;cois et concevoir l'unit&#233; qu'il faut construire non pas avec le bloc national dirig&#233; par le PQ, mais comme une vaste alliance syndicale, populaire, f&#233;ministe et jeunes autour d'un programme d'urgence pour un Qu&#233;bec solidaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nouvelle unit&#233; syndicale, populaire, f&#233;ministe et jeune suppose la rupture du mouvement syndical et de l'ensemble avec des mouvements sociaux avec le social-lib&#233;ralisme du PQ et avec les illusions que l'on pourra parvenir &#224; plus de justice sociale dans un cadre d'une &#233;conomie capitaliste mieux r&#233;gul&#233;e. Une telle orientation entra&#238;ne &#233;videmment le refus de toute alliance et de tout soutien &#233;lectoral ou gouvernemental au Parti Qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel parti de la rue ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terrain &#233;lectoral n'est qu'un axe d'un n&#233;cessaire processus de red&#233;finition politique et organisationnel des classes ouvri&#232;re et populaires face aux d&#233;fis et &#224; l'ampleur de l'offensive actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#234;tre v&#233;ritablement un parti de la rue, le nouveau parti de gauche ne peut se contenter d'apporter son soutien solidaire aux luttes en cours. Il doit &#234;tre partie prenante de la r&#233;&#233;valuation de nos instruments de lutte, des strat&#233;gies, des politiques d'alliance et du programme qu'il faudra mettre de l'avant pour r&#233;pondre aux attaques contre les acquis syndicaux et populaires. La gauche politique est devant un d&#233;fi essentiel, c'est celui, en plus de r&#233;aliser son unit&#233; politico-organisationnelle, d'offrir un projet alternatif de gauche dans le c&#339;ur m&#234;me de la r&#233;sistance populaire. Il ne peut esp&#233;rer se construire, si l'ensemble des mouvements sociaux ne parviennent pas &#224; d&#233;finir les revendications, les strat&#233;gies, les moyens d'action et les alliances qui permettront de rassembler les forces capables de bloquer les n&#233;olib&#233;raux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avancer un programme d'urgence face &#224; l'offensive n&#233;olib&#233;rale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau parti politique de gauche devrait appeler au rejet de l'ensemble des lois antisociales adopt&#233;es par le gouvernement Charest durant son mandat et qui se sont attaqu&#233;es aux acquis de la population et &#234;tre partie prenante de l'&#233;laboration d'un programme d'urgence pour faire face &#224; l'&#339;uvre de d&#233;molition des acquis sociaux du gouvernement Charest. Un tel programme d'urgence doit pr&#233;voir des revendications favorisant le d&#233;veloppement de la s&#233;curit&#233; d'emploi, le renforcement et la protection du pouvoir d'achat et aidant &#224; mettre un frein &#224; l'appauvrissement de la population. Il &#233;galement assurer l'&#233;galit&#233; des femmes et pr&#233;voir les moyens de lutte contre la violence qui leur est faite. Il doit &#233;tablir les cadre d'une politique &#233;cologiste v&#233;ritable et renforcer les droits d&#233;mocratiques de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau parti de gauche doit proposer la tenue d'&#201;tats g&#233;n&#233;raux du mouvement syndical et des mouvements sociaux pour d&#233;finir un tel programme d'action et de revendications partag&#233;es dans le cadre d'une v&#233;ritable d&#233;mocratie citoyenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Construire le nouveau parti politique de gauche comme un parti ind&#233;pendantiste faisant la promotion de l'&#233;lection d'une assembl&#233;e constituante&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau parti de la gauche unie ne doit par disjoindre la lutte pour l'ind&#233;pendance de la lutte pour une soci&#233;t&#233; &#233;galitaire et d&#233;mocratique. Il ne peut se contenter de pr&#233;senter l'ind&#233;pendance comme un simple moyen pour r&#233;soudre des questions sociales qui seraient les seuls v&#233;ritables enjeux. Au Qu&#233;bec, le combat pour la justice sociale ne peut &#234;tre men&#233; jusqu'au bout sans remettre en question la domination f&#233;d&#233;rale canadienne. Pour en finir avec l'influence p&#233;quiste sur de larges secteurs de la population, un parti de gauche doit savoir offrir un d&#233;bouch&#233; politique &#224; la lutte nationale. Le nouveau parti devra opposer syst&#233;matiquement une strat&#233;gie d&#233;mocratique et radicale centr&#233;e sur la perspective de l'&#233;lection d'une assembl&#233;e constituante &#224; la perspective r&#233;f&#233;rendaire qui n'est pas porteuse de la n&#233;cessaire recomposition de la soci&#233;t&#233; civile qui seule rendra possible la victoire de l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Assembl&#233;e constituante permettrait &#224; la majorit&#233; populaire de dessiner les contours du pays dans une s&#233;rie d'initiatives de prise de parole o&#249; tous les Qu&#233;b&#233;cois et Qu&#233;b&#233;coises de tous les horizons pourront d&#233;finir les principes d'un Qu&#233;bec ind&#233;pendant, solidaire et d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Construire un parti, d&#233;mocratique populaire et f&#233;ministe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau parti ne doit pas craindre de reconna&#238;tre clairement que la question des rapports &#224; cr&#233;er avec les &#171; classes laborieuses &#187; est une question majeure pour la gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un parti qui se veut de gauche ne doit pas masquer mais rendre tr&#232;s claire quelle repr&#233;sentativit&#233; il vise. Un parti de gauche doit se pr&#233;occuper de sa composition sociale et &#233;viter d'&#234;tre le v&#233;hicule de la formation d'une nouvelle &#233;lite politique fut-elle de gauche et assurer une repr&#233;sentation sociale des couches populaires aux responsabilit&#233;s sociales et &#233;lectives afin d'assurer la promotion &#224; tous les niveaux des repr&#233;sentantes et repr&#233;sentant de ces classes. Il doit assurer la parit&#233; aux femmes que ce soit au niveau des postes de responsabilit&#233; du parti qu'au niveau du choix des candidatures. Il doit &#233;galement cr&#233;er une vie interne qui bannit les comportements patriarcaux et permet la d&#233;mocratie la plus large par le respect concret du pluralisme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Apr&#232;s la course &#224; la direction au PQ !...</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Apres-la-course-a-la-direction-au-PQ</link>
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		<dc:date>2005-12-12T02:50:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pierre Dubuc dit dans l'Aut'journal de d&#233;cembre que le programme du PQ est un bon programme. Apr&#232;s l'&#233;lection emb&#234;tante d'Andr&#233; Boisclair comme chef du PQ, M. Dubuc se rabat sur l'id&#233;e du bon programme pour promouvoir son parti. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je comprends tr&#232;s bien que M. Dubuc veuille mettre de c&#244;t&#233; la question du chef du PQ. M&#234;me Le Soleil pr&#233;sentait Andr&#233; Boisclair comme un candidat de centre-droit. C'est un peu g&#234;nant pour la gauche du PQ qui veut rallier &#224; elle les votes progressistes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/-Debats-politiques-68-" rel="directory"&gt;D&#233;bats politiques&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lagauche.ca/+-Quebec-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pierre Dubuc dit dans l'Aut'journal de d&#233;cembre que le programme du PQ est un bon programme. Apr&#232;s l'&#233;lection emb&#234;tante d'Andr&#233; Boisclair comme chef du PQ, M. Dubuc se rabat sur l'id&#233;e du bon programme pour promouvoir son parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je comprends tr&#232;s bien que M. Dubuc veuille mettre de c&#244;t&#233; la question du chef du PQ. M&#234;me Le Soleil pr&#233;sentait Andr&#233; Boisclair comme un candidat de centre-droit. C'est un peu g&#234;nant pour la gauche du PQ qui veut rallier &#224; elle les votes progressistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le programme du PQ lui non plus ne vaut pas cher la tonne ! Ses dirigeants et ses d&#233;put&#233;s l'ont bafou&#233; &#224; r&#233;p&#233;tition. Au PQ, les chefs comptent plus que le programme r&#233;guli&#232;rement ni&#233; et remani&#233;. On n'a qu'&#224; penser aux r&#244;les centraux et tr&#232;s diff&#233;rents jou&#233;s par L&#233;vesque, Parizeau et Bouchard &#224; la t&#234;te du parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chef actuel du PQ, c'est Andr&#233; Boisclair, Un politicien au sourire artificiel qui donne tout le temps l'impression de ne pas vouloir r&#233;pondre directement aux questions. On dirait qu'il a peur de se mouiller et de r&#233;v&#233;ler encore plus ses id&#233;es n&#233;o-lib&#233;rales. C'est en tout cas ce que laissent pr&#233;sager ses propos sur la r&#233;duction de la dette gouvernementale, le pr&#233;texte &#224; la mode pour justifier les coupures aux budgets sociaux et la transformation des services sociaux en marchandises &#224; vendre au plus offrant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; lui, le programme du PQ est un tas de v&#339;ux pieux, ajust&#233; avec des demies mesures et enrob&#233;, comme touche finale, d'une sauce n&#233;o-lib&#233;rale aigre-douce concoct&#233;e par le chef.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au mieux, le PQ est un parti h&#233;t&#233;roclite qui vise la souverainet&#233; du Qu&#233;bec. Mais la souverainet&#233; qu'il pr&#244;ne est toute formelle. C'est une coquille vide. Ce sont l'UFP et Option Citoyenne qui cherchent &#224; donner un contenu &#224; la souverainet&#233;. Ils veulent que la souverainet&#233; r&#233;ponde aux aspirations des travailleurs et des couches populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l'UFP a propos&#233; que la souverainet&#233; s'&#233;labore au cours d'une vaste consultation des Qu&#233;b&#233;cois par une assembl&#233;e constituante &#233;lue &#224; cette fin. Ce n'est qu'en faisant participer le plus largement possible tous ceux qui le d&#233;sirent au projet d'une constitution qu&#233;b&#233;coise qu'un projet de nouveau pays sera d&#233;fini qui ralliera par la suite la majorit&#233; du peuple qu&#233;b&#233;cois lors d'un r&#233;f&#233;rendum. Ce n'est qu'ainsi que le Qu&#233;bec aura les &#233;nergies n&#233;cessaires pour contrer les man&#339;uvres d'oppression et de division du gouvernement canadien, pour contrer la propagande constante &#224; pr&#233;voir des m&#233;dias tr&#232;s majoritairement f&#233;d&#233;ralistes et pour se faire reconna&#238;tre comme pays &#224; part enti&#232;re sur la sc&#232;ne internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'encourage tout de m&#234;me M. Dubuc et le SPQ-Libre &#224; tirer le PQ vers la gauche. Et je les encourage en particulier &#224; faire la promotion de la constituante &#233;lue et de l'approbation par un r&#233;f&#233;rendum de la constitution &#233;labor&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le PCQ se s&#233;pare de son vis-&#224;-vis canadien</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Le-PCQ-se-separe-de-son-vis-a-vis-canadien</link>
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		<dc:date>2005-06-19T21:26:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est par un vote unanime de ses membres que la direction nationale du Parti communiste du Qu&#233;bec (PCQ) a finalement d&#233;cid&#233; de mettre fin &#224; l'association qui existait jusqu'&#224; l&#224; entre le PCQ et son vis-&#224;-vis canadien. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette d&#233;cision fut prise en toute connaissance de cause et d&#233;coule d'un triste constat. Le PCQ ne peut en effet que constater et d&#233;plorer le renforcement , au sein du Parti communiste du Canada (PCC), des id&#233;es chauvines vis-&#224;-vis du Qu&#233;bec et l'ampleur du foss&#233; existant de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est par un vote unanime de ses membres que la direction nationale du Parti communiste du Qu&#233;bec (PCQ) a finalement d&#233;cid&#233; de mettre fin &#224; l'association qui existait jusqu'&#224; l&#224; entre le PCQ et son vis-&#224;-vis canadien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;cision fut prise en toute connaissance de cause et d&#233;coule d'un triste constat. Le PCQ ne peut en effet que constater et d&#233;plorer le renforcement , au sein du Parti communiste du Canada (PCC), des id&#233;es chauvines vis-&#224;-vis du Qu&#233;bec et l'ampleur du foss&#233; existant de plus en plus sur cette question ainsi que sur l'appr&#233;ciation g&#233;n&#233;rale de la situation au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tel constat n'est pas totalement surprenant puisqu'on pouvait d&#233;j&#224; discerner depuis quelques temps, au sein de diverses autres courants politiques se disant progressistes et oeuvrant au Canada anglais, une tendance lourde allant dans le m&#234;me sens. Cela est particuli&#232;remnt &#233;vident pour le NPD ainsi que pour le Parti Vert du Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se serait certes attendu &#224; ce que la direction du PCC &#233;vite pour sa part de tomber dans les m&#234;mes travers ; malheureusement, cela n'est pas le cas et force nous est de constater que cette tendance, maintenant tr&#232;s claire au sein du PCC, va en s'accentuant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le renforcement, au sein du PCC, des id&#233;es chauvines vis-&#224;-vis du Qu&#233;bec &#233;tait particuli&#232;remnt flagrant au moment de la lecture de son &#171; message de solidarit&#233; &#187; lors du dernier congr&#232;s du PCQ. Ce message multipliait &#224; la fois les attaques contre le PCQ ainsi qu'un grand nombre de fausset&#233;s et d'arguments de bas &#233;tage pour d&#233;naturer la lutte du peuple qu&#233;b&#233;cois sur le plan de la question nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la tenue de ce congr&#232;s, qui avait lieu &#224; la fin d'avril, et au cours duquel les d&#233;l&#233;gu&#233;Es refus&#232;rent de plier devant les pressions du PCC, les choses ont continu&#233; &#224; se bousculer : refus de reconna&#238;tre la nouvelle direction &#233;lue du PCQ, refus de reconna&#238;tre toutes les autres d&#233;cisions prises lors de ce congr&#232;s, coupure de l'aide financi&#232;re qui existait jusqu'&#224; l&#224;, multiplication des mesures de repr&#233;sailles, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces d&#233;veloppements constituent, de la part de nos vis-&#224;-vis canadiens, autant de violations de l'autonomie du PCQ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette autonomie &#233;tait pourtant explicitement garantie dans la constitution du PCC depuis pr&#232;s de 40 ans. Ce n'est pas peu dire. Dans un tel contexte, l'association entre le PCQ et le PCC pouvait difficilement se poursuivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PCQ tient &#224; souligner comment une telle cassure n'&#233;tait pas son premier choix et que c'est l'instransigeance de la part de la direction du PCC dans le dossier de ses rapports avec le PCQ qui, en bout de ligne, aura finalement rendu in&#233;vitable cette s&#233;paration. Nous rejetons les accusations qui sont encore aujourd'hui colport&#233;es contre nous par la haute direction du PCC et profitons de l'occasion pour r&#233;affirmer le fait que ces atteintes &#224; notre autonomie et l'attitude plus g&#233;n&#233;rale de la haute direction du PCC sont autant d'erreurs graves. Nous esp&#233;rons que le PCC saura un jour le reconna&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les statuts du PCQ stipulent que l'asssociation qui existait jusqu'&#224; pr&#233;sent entre le PCQ et le PCC, s'appuyait sur un respect mutuel et qu'il s'agissait d'une union volontaire. Qui dit union volontaire, sousentend du m&#234;me souffle qu'une telle union peut &#233;galement prendre fin quand l'une ou l'autre des parties se consid&#232;re flou&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PCQ demeure convaincu de l'importance de continuer &#224; rechercher le maximum de coop&#233;ration entre les forces de gauche au Qu&#233;bec et celles du reste du Canada, y compris entre communistes. Fort de notre propre exp&#233;rience, et compte tenu de l'&#233;volution des choses, il nous appara&#238;t en m&#234;me temps important de dire qu'une telle coop&#233;ration, pour&lt;br class='autobr' /&gt;
avoir la moindre chance de fonctionner &#224; l'avenir, devra &#233;sormais s'appuyer sur des relations d'&#233;gal &#224; &#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; en d&#233;finitive les grandes lignes qui soutendent notre d&#233;cision concernant le PCC. Nous sommes bien conscients du fait qu'il ne s'agit pas, ici, d'une d&#233;cision ordinaire et que cela n&#233;cessitera d'apporter au sein du PCQ plusieurs changements, entre autres par rapport &#224; nos statuts. Pour cela, et tels que le stipulent nos propres r&#232;glements, nous aurons &#224; organiser un autre congr&#232;s du PCQ. La date de ce congr&#232;s sera d&#233;cid&#233; ult&#233;rieurement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ici l&#224;, nous tenons &#224; r&#233;affirmer devant tous nos membres, amiEs et synpathisantEs, notre engagement &#224; respecter l'ensemble des d&#233;cisions du XVe congr&#232;s du PCQ et &#224; continuer &#224; aller de l'avant, notamment en ce qui a trait aux diff&#233;rentes propositions d&#233;j&#224; vot&#233;es et visant &#224; &#233;largir et &#224; consolider encore plus l'influence et la ontribution du PCQ sur la sc&#232;ne politique qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous esp&#233;rons en m&#234;me temps qu'un maximum de nos conf&#232;res et consoeurs, oeuvrant au sein du PCC, au Canada-anglais, sauront aller au de l&#224; des r&#233;actions &#233;motives pr&#233;visibles dans de telles circonstances et qu'ils amorceront, &#224; leur tour et avec le temps, une r&#233;flexion en profondeur de tous les &#233;l&#233;ments qui ont pu cumul&#233; vers cette s&#233;paration pour, en bout de ligne, en tirer les meilleures le&#231;ons possibles pour l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PCQ est membre de l'Union des forces progressistes (UFP)&lt;br class='autobr' /&gt;
1945 rue Papineau, Montr&#233;al (Qc) H2K 4J3&lt;br class='autobr' /&gt;
T&#233;l&#233;phone : (514) 522-6815&lt;br class='autobr' /&gt;
courriel : pcq@sympatico.ca -site Internet : &lt;a href=&#034;http://www.pcq.qc.ca&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.pcq.qc.ca&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Comit&#233; national du PCQ&lt;br class='autobr' /&gt;
15 juin 2005&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les souverainistes doivent quitter le PQ s'ils veulent revenir actif pour la lutte ind&#233;pendantiste !</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Les-souverainistes-doivent-quitter-le-PQ-s-ils-veulent-revenir-actif-pour-la</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lagauche.ca/Les-souverainistes-doivent-quitter-le-PQ-s-ils-veulent-revenir-actif-pour-la</guid>
		<dc:date>2005-01-30T21:07:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Lib&#233;ration nationale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Parti Qu&#233;b&#233;cois est-il ind&#233;pendantiste ? A sa naissance, le PQ s'est d&#233;fini comme le d&#233;fenseur de la souverainet&#233;-association. Cette association devrait &#234;tre le fruit d'une n&#233;gociation d'&#233;gal &#224; &#233;gal avec le gouvernement f&#233;d&#233;ral ? L'histoire de la premi&#232;re d&#233;cennie du PQ a &#233;t&#233; celle du caract&#232;re obligatoire ou al&#233;atoire du trait d'union entre la souverainet&#233; et l'association. D&#232;s 1978, Ren&#233; L&#233;vesque, &#224; l'Assembl&#233;e nationale, affirmait le caract&#232;re indissociable des deux perspectives : pas (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Parti Qu&#233;b&#233;cois est-il ind&#233;pendantiste ? A sa naissance, le PQ s'est d&#233;fini comme le d&#233;fenseur de la souverainet&#233;-association. Cette association devrait &#234;tre le fruit d'une n&#233;gociation d'&#233;gal &#224; &#233;gal avec le gouvernement f&#233;d&#233;ral ? L'histoire de la premi&#232;re d&#233;cennie du PQ a &#233;t&#233; celle du caract&#232;re obligatoire ou al&#233;atoire du trait d'union entre la souverainet&#233; et l'association. D&#232;s 1978, Ren&#233; L&#233;vesque, &#224; l'Assembl&#233;e nationale, affirmait le caract&#232;re indissociable des deux perspectives : pas de souverainet&#233; sans association. Le premier r&#233;f&#233;rendum devait ainsi porter sur une nouvelle entente avec le Canada dont l'acceptation ou le rejet serait le fait d'un second r&#233;f&#233;rendum. C'&#233;tait la concr&#233;tisation de la strat&#233;gie de la multiplication des &#233;tapes. Le r&#233;f&#233;rendum de 1980 a &#233;t&#233; perdu. Et le PQ s'est alors lanc&#233; dans une processus de r&#233;vision de la constitution et de mise en place d'un front commun des provinces pour d&#233;fendre plus d'autonomie pour le Qu&#233;bec. La souverainet&#233; ne devenait, dans le discours de Ren&#233; L&#233;vesque, qu'une police d'assurance. Ce fut l'&#233;pisode du beau risque, celui de la tentative du renouvellement du f&#233;d&#233;ralisme canadien. Le PQ paya d'une crise majeure, d&#233;missions de ministres, chute du membership, mise sur pieds de formations ind&#233;pendantistes concurrentes ce ralliement au f&#233;d&#233;ralisme d&#233;centralis&#233;. Les attaques contre les int&#233;r&#234;ts des syndiqu&#233;Es du secteur public au d&#233;but des ann&#233;es 80 devaient finir de cr&#233;er les conditions de sa d&#233;faite &#233;lectorale de 1985. Les efforts du PLQ de r&#233;former le f&#233;d&#233;ralisme devaient, eux aussi, tourner court avec l'&#233;chec des accords du Lac Meech et le rejet par le Qu&#233;bec et le (Canada - pour des raisons diam&#233;tralement oppos&#233;es) des accords de Charlottetown en 1992. Le PQ reprenait le pouvoir en 1994, sur une plate-forme n&#233;olib&#233;rale qu'il avait peaufin&#233;e dans l'opposition entre 1985 et 1994.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le passage de Parizeau devait nourrir certains espoirs sur le terrain de la lutte nationale. Et, encore une fois, la question nationale, amena des ind&#233;pendantistes, dans les mouvements sociaux &#224; baisser la garde et &#224; accepter de croire que la solution du probl&#232;me national passait par la victoire du PQ. Ce ralliement des &#233;lites des classes subalternes a permis au PQ de se reconstruire une base suffisante pour reprendre le pouvoir. Parizeau amena le PQ &#224; tenir un r&#233;f&#233;rendum sur la souverainet&#233;-parternariat et &#233;tendait l'alliance pseudo-souverainiste &#224; l'Action d&#233;mocratique du Qu&#233;bec de Mario Dumont. Cette campagne s&#233;parait question sociale et question nationale si ce n'est dans certaines d&#233;clarations sur la n&#233;cesssit&#233; de bloquer le vent de droite qui soufflait sur l'Am&#233;rique du Nord. Mais c'est d'abord l' ombre de ce lien possible qui a conduit les forces ind&#233;pendantistes au seuil d'une victoire r&#233;f&#233;rendaire. Cette victoire r&#233;f&#233;rendaire n'aurait pas signifi&#233;, en soi, l'acc&#232;s &#224; l'ind&#233;pendance, car la bourgeoisie canadienne n'avait nullement l'intention de respecter les aspirations des citoyennes et citoyens du Qu&#233;bec. Mais un Oui majoitaire aurait introduit une crise majeure au sein de l'&#201;tat canadien. Les lois du Qu&#233;bec ne furent pas respect&#233;es par le gouvernement f&#233;d&#233;ral et il se h&#226;ta de mettre les points sur les i par la loi sur la Clart&#233; qui affirmait son pouvoir de d&#233;cider du caract&#232;re recevable ou de la question r&#233;f&#233;rendaire et donnait &#224; Ottawa le droit de fixer arbitrairement du seuil de votes &#224; obtenir par les ind&#233;pendantistes pour que le gouvernement f&#233;d&#233;ral daigne prendre en compte ces votes. Mais le f&#233;d&#233;ral avec son argent et ses promesses manipulatrices a encore une fois gagn&#233; la mise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arriv&#233;e de Lucien Bouchard, apr&#232;s la d&#233;mission de Parizeau, permettait de mettre sur la glace la perspective d'un r&#233;f&#233;rendum sur la souverainet&#233; en attendant des conditions gagnantes. La cr&#233;ation de ces conditions gagnantes passait, pour Lucien Bouchard, par la mise en &#339;uvre de politiques n&#233;olib&#233;rales et par le pari de pouvoir obtenir le soutien les directions du mouvement syndical, du mouvement populaire et du mouvement f&#233;ministe &#224; cet objectif. Nombre des groupes, particuli&#232;rement f&#233;ministes et populaires, refus&#232;rent de se pr&#234;ter &#224; ce jeu. Les directions syndicales, ce sont elles pr&#234;t&#233;es au jeu. Ce soutien a pris la forme d'une lutte conjointe pour le d&#233;ficit z&#233;ro qui devait d&#233;boucher sur des coupures majeures dans l'&#233;ducation et la sant&#233; et l'introduction d'une importante crise dans le secteur public dont ce dernier n'est pas encore sorti. Apr&#232;s un seul mandat, pour des raisons assez similaires, une attaque &#224; fond de train contre les acquis syndicaux et populaires, le PQ perd de nouveau les &#233;lections et le PLQ reprend le pouvoir. Les directions des classes subalternes incapables de mobiliser ouvertement pour le PQ contre tenue des politiques anti-sociales du gouvernement p&#233;quiste, centrent leur discours sur la d&#233;nonciation de l'ADQ tout en refusant d'occuper, comme depuis 40 ans, le terrain &#233;lectoral &#224; partir de leurs propres bases.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PQ a perdu sa cr&#233;dibilit&#233; sur le terrain social et sur le terrain de la lutte nationale ; Son cadre strat&#233;gique n'a pas boug&#233; sur l'essentiel : il cherche &#224; n&#233;gocier une nouvelle entente avec l'imp&#233;rialisme canadien qui ne veut rien savoir et fait preuve d'une totale intransigeance. Mais, s'il ose parfois parler de souverainet&#233;, l'association est utilis&#233; comme un yoyo, un jour comme th&#232;me en haut des priorit&#233;s, le lendemain, elle dispara&#238;t du paysage, mais il reste que c'est toujours l'id&#233;e d'une nouvelle entente qui est au centre des projets de la direction p&#233;quiste . Les discours ambigus permettent de nourrir l'esp&#233;rance d'un membership qui est malgr&#233; tout de plus en plus d&#233;sorient&#233;, par le blocage strat&#233;gique total de ce parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce blocage strat&#233;gique repose sur le fait que ce parti veut d'abord gagner son appui dans la classe d'affaires du Qu&#233;bec - on n'a qu'a voir le programme r&#233;cemment publi&#233; par Bernard Landry sur l'avenir &#233;conomique du Qu&#233;bec. Cette classe d'affairistes a rejet&#233; jusqu'ici, dans sa vaste majorit&#233;, la souverainet&#233;-association. Pourtant la direction p&#233;quiste est incapable de voir une autre ind&#233;pendance que celle dirig&#233;e par une bourgeoisie qu&#233;b&#233;coise qui s'y montre tout &#224; fait r&#233;fractaire. En fait, &#224; cause de cette orientation pro-imp&#233;rialiste, libre-&#233;changiste, bourgeoise, le PQ est incapable de cr&#233;er les conditions politiques qui donneraient un nouveau souffle &#224; la lutte ind&#233;pendantiste : La d&#233;finition d'une ind&#233;pendance qui reprend en question la lutte pour une soci&#233;t&#233; &#233;galitaire et radicalement d&#233;mocratique o&#249; le peuple du Qu&#233;bec serait asspel&#233;e &#224; esquisser la soci&#233;t&#233; qu'il d&#233;sire dans une d&#233;marche d'assembl&#233;e constituante &#233;lue au suffrage universel. C'est l&#224; une strat&#233;gie alternative que le PQ a toujours refus&#233;. Cette d&#233;marche mise de l'avant par l'UFP pose la n&#233;cessit&#233; de la construction d'un nouveau parti, un r&#233;el parti de gauche, d&#233;mocratique, refusant toute collaboration avec les &#233;lites &#233;conomiques de cette soci&#233;t&#233; qui sont majoritairement ralli&#233;s aux projets imp&#233;rialistes de la mise en place de la ZL&#201;A &#224; l'int&#233;gration dans les alliances militaires imp&#233;rialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les souverainistes qui restent au PQ sont des forces immobilis&#233;es, soumises &#224; une strat&#233;gie perdante, par un parti qui se refuse et s'est toujours refus&#233; de lier &#233;troitement la lutte pour l'ind&#233;pendance &#224; la lutte pour un projet de soci&#233;t&#233; r&#233;ellement &#233;galitaire, f&#233;ministe et &#233;cologiste. Il ne peut le faire, car son projet est celui d'une nouvelle entente avec l'imp&#233;rialisme canadien cr&#233;ant pour la bourgeoisie qu&#233;b&#233;coise de meilleures conditions d'accumulation. Le PQ mise sur une classe qui non seulement s'est av&#233;r&#233;e incapable de rompre avec l'imp&#233;rialisme mais qui ne manifeste aucune v&#233;ll&#233;it&#233; &#224; cet &#233;gard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La perspective de la construction d'un grand parti de gauche passera par la rupture des ind&#233;pendantistes d'avec la PQ, par la rupture avec une strat&#233;gie perdante qui a conduit la lutte pour l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec dans le cul-de-sac actuel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le chef du PQ r&#233;affirme son cr&#233;do n&#233;olib&#233;ral</title>
		<link>https://www.lagauche.ca/Le-chef-du-PQ-reaffirme-son-credo-neoliberal</link>
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		<dc:date>2005-01-17T03:36:21Z</dc:date>
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		<dc:subject>La droite</dc:subject>

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&lt;p&gt;Dans le document de Bernard Landry intitul&#233; &#034; Regard sur les enjeux &#233;conomiques du Qu&#233;bec&#034;, le chef de l'opposition officielle donne toute la mesure de son ralliement au n&#233;olib&#233;ralisme. Son principal mot d'ordre pour le Qu&#233;bec &#034;accro&#238;tre la comp&#233;titivit&#233;&#034; des entreprises priv&#233;es. Ces derni&#232;res se voient confi&#233;es le r&#244;le essentiel dans la croissance &#233;conomique du Qu&#233;bec. L'&#201;tat est d&#233;fini comme un &#034;partenaire et un accompagnateur de l'entreprise&#034;. Pour accro&#238;tre cette comp&#233;titivit&#233;, Landry (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lagauche.ca/local/cache-vignettes/L150xH150/arton1142-efe69.jpg?1629928024' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le document de Bernard Landry intitul&#233; &#034; &lt;strong&gt;Regard sur les enjeux &#233;conomiques du Qu&#233;bec&lt;/strong&gt;&#034;, le chef de l'opposition officielle donne toute la mesure de son ralliement au n&#233;olib&#233;ralisme. Son principal mot d'ordre pour le Qu&#233;bec &#034;accro&#238;tre la comp&#233;titivit&#233;&#034; des entreprises priv&#233;es. Ces derni&#232;res se voient confi&#233;es le r&#244;le essentiel dans la croissance &#233;conomique du Qu&#233;bec. L'&#201;tat est d&#233;fini comme un &#034;partenaire et un accompagnateur de l'entreprise&#034;. Pour accro&#238;tre cette comp&#233;titivit&#233;, Landry propose comme pierre angulaire de sa strat&#233;gie : l'investissement dans le capital humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un diagnostic sous forme d'un bilan satisfait du ralliement au libre-&#233;change...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Landry r&#233;sume &#034;les acquis&#034; sa politique &#233;conomique : la comp&#233;titivit&#233; fiscale des entreprises a &#233;t&#233; am&#233;lior&#233;e (comprenez diminu&#233;e) et les incitatifs fiscaux ont permis d'attirer les investisseurs &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le d&#233;fi d&#233;mographique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le gouvernement Charest, et l'ensemble des politicienNEs bourgeois au Qu&#233;bec, Bernard Landry fait du vieillissement de la population sa premi&#232;re pr&#233;occupation ? Pourquoi ? C'est que le nombre des travailleuses et des travailleurs prenant leur retraite au cours des prochaines ann&#233;es ne pourra pleinement &#234;tre compens&#233; par l'embauche des jeunes. La diminution du bassin de main-d'&#339;uvre aura des effets sur le march&#233; du travail. Il ne faut pas &#234;tre grand clerc pour voir que la diminution de l'offre de travail va exercer des pressions &#224; la hausse sur les salaires. Il n'y aura plus cette abondance de main-d'&#339;uvre qui est le gage de bas salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mondialisation et int&#233;gration &#233;conomique...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa principale pr&#233;occupation est d'augmenter la comp&#233;titivit&#233; de l'&#233;conomie pour faire face &#224; la lutte de tous contre tous au niveau mondial. Depuis deux ans, nous rappelle-t-il, 33 000 emplois ont &#233;t&#233; perdus dans l'industrie manufacturi&#232;re au Qu&#233;bec. Cela serait d&#251; &#224; la comp&#233;tition asiatique et au ralentissement de l'&#233;conomie am&#233;ricaine, au resserrement des contr&#244;les aux fronti&#232;res (le protectionnisme am&#233;ricain en fait) qui auraient provoqu&#233; une chute de 12,3% des exportations qu&#233;b&#233;coises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que faire selon lui ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa solution est particuli&#232;rement simple. Il faut travailler plus et travailler plus longtemps. Landry n'h&#233;site pas &#224; reprendre &#224; son compte les cibles de l'offensive bourgeoise contre les travailleurs et les travailleuses du Qu&#233;bec. Il ne s'agit pas pour lui de travailler moins pour vivre mieux ; il ne s'agit plus de baisser le temps travail sans baisser les salaires, de r&#233;duire l'&#226;ge de la retraite pour cr&#233;er des emplois. Il s'agira de travailler plus et de hausser l'&#226;ge de la retraite. Il n'h&#233;site pas &#224; prendre le contre-pied des revendications mises de l'avant par les organisations syndicales depuis des ann&#233;es maintenant. L'important, malgr&#233; ses pr&#233;tentions par ailleurs, ce n'est pas la qualit&#233; de la vie, c'est la quantit&#233;, la qualit&#233; et le faible prix de la main-d'&#339;uvre &#224; fournir aux entreprises dans les ann&#233;es qui viennent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour contrer la p&#233;nurie de main-d'&#339;uvre appr&#233;hend&#233;e... il faudrait que les couple qu&#233;b&#233;cois croient assez en l'avenir pour avoir envie d'&#233;lever des enfants, &#233;crit-il. Accro&#238;tre le nombre de travailleurs &#226;g&#233;es qui restent en poste, retarder l'&#226;ge moyen auquel les travailleurs et les travailleuses quittent la vie active, d&#233;velopper une politique nataliste... tout cela vise l'extension de ce que Marx appelait &#034;l'arm&#233;e industrielle de r&#233;serve &#034;, condition d'une intensification accrue du travail, de l'aggravation de l'exploitation, de la stagnation des salaires. Tant pis, semble nous dire Bernard Landry, car c'est par-l&#224; que passe le renforcement de la comp&#233;titivit&#233; des entreprises qu&#233;b&#233;coises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il se plaint que les Am&#233;ricains (sic, le patronat am&#233;ricain en fait) allongent le nombre de leurs heures de travail alors que ce ne serait pas encore le cas au Qu&#233;bec. Et de se plaindre encore que l'absence compl&#232;te du travail (vacances, maladies, obligations diverses) soit plus fr&#233;quente au Qu&#233;bec qu'au Canada et aux &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cr&#233;er un march&#233; du travail plus flexible&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard Landry propose aussi de renforcer la flexibilit&#233; du march&#233; du travail. Les travailleurs et les travailleuses du Qu&#233;bec savent ce que cela veut dire : travail &#224; temps partiel, contrat &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e, licenciements temporaires et engagements pour des p&#233;riode limit&#233;es.... Et cons&#233;quemment diminution des revenus ... Et Landry nous promet m&#234;me de r&#233;p&#233;ter une grande man&#339;uvre, similaire &#224; celle de Lucien Bouchard qui avait r&#233;ussi &#224; faire adh&#233;rer les organisations syndicales &#224; la baisse du d&#233;ficit. Il veut, lui, impliquer le travailleurs &#034;dans l'identification de solutions b&#233;n&#233;fiques pour tous qui pourraient &#234;tre incluses dans un accord national sur la flexibilit&#233; du march&#233; du travail&#034;. Il sait bien que cela provoquerait le d&#233;veloppement de l'ins&#233;curit&#233; et de la pr&#233;carit&#233; ; et il &#233;voque m&#234;me que cela soit un danger possible. Ce n'est pas un danger, c'est une certitude. La flexibilit&#233; c'est la g&#233;n&#233;ralisation de la pr&#233;carit&#233; et de l'ins&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&lt;strong&gt;ourner l'&#233;ducation vers le d&#233;veloppement du capital humain&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Landry fait du centre de sa strat&#233;gie &#233;conomique l'investissement dans le capital humain pour offrir au capital une main-d'&#339;uvre comp&#233;tente, adaptable, capable d'adh&#233;rer au changement... Tous les niveaux du syst&#232;me d'&#233;ducation devraient &#234;tre mobilis&#233;s pour ces objectifs. Le r&#233;seau coll&#233;gial devrait contribuer &#224; la formation d'une main-d'&#339;uvre qualifi&#233; et offrir une formation continue centr&#233;e sur les besoins des entreprises locales ; les universit&#233;s devraient assurer une formation d'une main-d'&#339;uvre hautement qualifi&#233;e pour attirer des investisseurs dans des cr&#233;neaux sp&#233;cialis&#233;s utilisant les qualit&#233;s de ce capital humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et sous le mot d'ordre mystificateur de &#034;favoriser l'apprentissage tout au long de la vie&#034;, les travailleurs et travailleuses se voient confier la responsabilit&#233; de d&#233;velopper leur capital humain et d'y contribuer financi&#232;rement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement des r&#233;gions serait, sous sa gestion, confi&#233; &#224; l'entreprenariat ou aux initiatives nouvelles des entreprises. Que le d&#233;veloppement spontan&#233;e des entreprises am&#232;nent ces derni&#232;res &#224; se localiser autour de p&#244;les de croissance et &#224; vider nombre de r&#233;gions au Qu&#233;bec ne semble pas le pr&#233;occuper. Il semble ignorer ces faits les plus av&#233;r&#233;s. Il se contente d'appeler l'&#201;tat &#224; fournir des ressources techniques et scientifiques aux entreprises dans la logique de la socialisation de la diminution des co&#251;ts de production (recherche, d&#233;veloppement, aide &#224; l'exportation, financement de l'engagement du personnel technique ou de la modernisation des &#233;quipements) tout en taxant le moins possible et de moins en moins les richesses ainsi produites au nom de la comp&#233;titivit&#233;. Un gouvernement Landry annonce-t-il ne prendrait jamais des participations majoritaires dans les entreprises... Ce n'est pas tout au priv&#233;, mais tout pour le priv&#233;... et pour les int&#233;r&#234;ts des capitalistes qu&#233;b&#233;cois et &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi apr&#232;s tout le travail d'accompagnement, de soutien financier et autre promesses aux entreprises, Landry propose d'abolir la taxe sur le capital. Il s'agirait aussi d'attirer encore plus les investissements &#233;trangers qui repr&#233;sentent pr&#232;s du tiers (28%) des investissements priv&#233;s au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intervention de l'&#201;tat devrait &#234;tre adapt&#233;e non aux besoins de la population mais aux besoins des entreprises. Comme si les besoins des entreprises correspondaient aux besoins de la population. On voit bien o&#249; cela nous a men&#233;s dans le secteur de la construction o&#249; la recherche de rente locative conduit le capital immobilier &#224; investir dans les logements co&#251;teux alors que les logements &#224; prix modique manquent cruellement. La logique du march&#233; capitaliste s'oriente vers la demande solvable, non vers les besoins essentiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le soutien au libre-&#233;change et &#224; la ZL&#201;A&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Landry est clair, il faut d&#233;fendre la mise sur pied de la ZL&#201;A. Et il ose pr&#233;tendre que dire oui &#224; la l'&#233;conomie de march&#233; et au libre-&#233;change, ce n'est pas dire oui &#224; la soci&#233;t&#233; de march&#233;... Pr&#233;senter la ZL&#201;A comme la seule ouverture des fronti&#232;res au commerce international, c'est faire l'impasse sur qui a &#233;t&#233; &#224; l'initiative du libre-&#233;change continental et qu'elles ont &#233;t&#233; les effets de ce libre-&#233;change sur la population. Et, les balises qu'il propose : retour du politique, respect de la diversit&#233; culturelle et linguistique, d&#233;fense des droits sociaux et du contr&#244;le d&#233;mocratique, ce sont des feuilles de vigne qui cachent mal la r&#233;alit&#233; de la ZL&#201;A, de son projet... et qui ne permettent pas de comprendre la large mobilisation populaire qui s'est d&#233;velopp&#233;e dans les Am&#233;riques contre ce projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bernard Landry est oblig&#233; de dire quelques mots sur le d&#233;veloppement durable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait faux, pr&#233;tend-il, d'opposer la croissance capitaliste &#224; l'environnement. Il n'est naturellement pas d'accord avec les critiques faites sur l'exploration foresti&#232;re capitaliste, sur l'agro-business pollueur, sur les politiques &#233;nerg&#233;tiques polluantes... Que son gouvernement ait laiss&#233; faire tout cela au nom m&#234;me de cette comp&#233;titivit&#233; &#224; d&#233;velopper &#224; tout prix, il ne peut le d&#233;nier, il se contente de passer tout cela sous silence et il se refuse de soulever un quelconque bilan de son gouvernement &#224; ce niveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Landry r&#233;affirme son cr&#233;do n&#233;olib&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Landry n'a pas boug&#233; d'un pouce depuis qu'il s'est fait le d&#233;fenseur du libre-&#233;change et de la gestion n&#233;olib&#233;rale du capitalisme. L'avenir du Qu&#233;bec passe par le renforcement du patronat, la d&#233;t&#233;rioration des conditions de travail des classes ouvri&#232;res et populaires, par le maintien de l'in&#233;quit&#233; fiscale aux d&#233;pends des classes populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; l'avenir que le chef du PQ esquisse pour le Qu&#233;bec de demain. Rien de bien enthousiasmant. Pas &#233;tonnant qu'il trouve peu d'arguments significatifs pour s'opposer au n&#233;olib&#233;ralisme de Charest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que certains secteurs qui se disent de gauche esp&#232;rent encore dans ce parti politique pour d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts populaires ou pensent qu'il soit m&#234;me possible d'envisager une quelconque alliance laissent pantois. Qu'une telle strat&#233;gie n&#233;olib&#233;rale et anti-populaire ose se dire ouvertement devrait &#234;tre l'occasion d'assumer une rupture totale avec le Parti Qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicalistes du SPQ-libre se doivent de d&#233;noncer Landry et les politiques qu'il proprose. Cela leur ouvrirait peut-&#234;tre la porte &#224; une sortie n&#233;cessaire de ce parti et &#224; leur ralliement &#224; la construction d'une alternative de gauche v&#233;ritable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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