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Sarkozy doit partir !

LCR

dimanche 6 novembre 2005

Complément logique de cette politique de classe qui s’affiche sans vergogne, les contrôles policiers se font chaque jour plus odieux et violents. Le racisme répand son poison, encouragé par les propos provocateurs de Sarkozy. Emporté par sa volonté de criminaliser toute une jeunesse, le ministre de l’Intérieur va jusqu’à l’insulter en la traitant de « racaille » et de « gangrène ».

En parfait pompier-pyromane, Sarkozy ne cesse de faire monter les enchères. Il va maintenant jusqu’à décider le déploiement des CRS et des brigades anticriminalité dans les quartiers dits difficiles. En campagne pré-électorale permanente, soucieux de se rallier les faveurs des électeurs de Le Pen, il annonce qu’il se rendra chaque semaine dans une nouvelle banlieue. Ce qui aura pour seul effet d’accentuer la pression policière sur les zones concernées et d’y rendre la situation plus explosive encore. Et ce climat de violence, insupportable pour les populations, ne fera qu’accroître leurs difficultés quotidiennes.

Décidément, Sarkozy, l’incendiaire des banlieues, doit partir ! La mobilisation populaire s’impose

Aujourd’hui, certains élus de droite s’inquiètent des effets de ces provocations à répétition. Chirac et Villepin en appellent même au calme. Comme si leur politique de casse sociale, la démagogie sécuritaire qu’ils n’ont cessé d’utiliser pour se faire élire n’avaient pas engendré cette situation.

Ce n’est pas par l’intervention incontrôlée de la police qu’on réglera les problèmes, mais par l’intervention de la population. La mobilisation des forces progressistes est décisive. Il faut arrêter les provocations policières et agir en faveur de mesures immédiates favorisant une vie solidaire dans nos quartiers et nos cités. Devant les désastres sociaux provoqués par des années de libéralisme, i l faut exiger que la priorité soit donnée à la création d’emplois stables, aux services publics, à l’école, au logement, à la prévention.

L’action de ce gouvernement sème la misère et engendre le désespoir. Rien n’est plus urgent que de le mettre en échec. C’est ce à quoi appelle la LCR.

Le 3 novembre 2005