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Marche du 22 avril 2006 à Montréal

12 000 personnes, la plus grande marche pour un enjeu environnemental québécois

Organisée par et pour SOS PARC ORFORD.

lundi 24 avril 2006

Quel chemin parcouru en 7 semaines suite à l’annonce du gouvernement Charest de vendre 649 hectares du territoire du parc national du Mont-Orford !

Une suite d’actions

Spontanément nous avons tenu un premier rassemblement à Orford le 26 mars pour serrer les rangs. 3 000 personnes ont répondu à l’appel..
Cet appel a été repris par les artistes à l’initiative de Clémence DesRochers qui a réuni une quinzaine d’artistes pour soutenir une levée de fonds pour défendre la cause. Le Granada de Sherbrooke a fait salle comble ». 1 000 billets ont été vendus.
Rapidement nous avons compris que la cause devait être portée au niveau national parce que c’est l’ensemble de notre réseau de parcs qui est menacé par l’initiative législative du gouvernement Charest. La privatisation d’une partie du parc national du Mont-Orford est le signal que le gouvernement est prêt à ouvrir la porte aux projets privés à l’intérieur de nos espaces naturels protégés.
Nous avons donc organisé une marche à Montréal le samedi 22 avril avec l’appui des réseaux nationaux. 12 000 personnes ont marché dans les rues de Montréal pour appuyer cette cause. Selon le journaliste Louis-Gilles Francoeur : « À n’en point douter, il s’agit de la plus importante manifestation sur une question d’environnement jamais tenue au Québec et peut-être même au Canada » [1]
Aussi pendant ces 7 semaines plus de 50 000 citoyens ont signé la pétition.

La question qui se pose est la suivante :
Pourquoi est-ce que le premier ministre du Québec, député de la circonscription de Sherbrooke et chef du Parti libéral du Québec ne respecte pas son engagement électoral du 10 avril 2003 ? En période électorale il affirmait que :
« le projet devra recevoir une large approbation sociale »
Il nous donnait également l’assurance suivante :
« Soyez donc assuré qu’à titre de député de Sherbrooke et en tant que Premier ministre d’un gouvernement libéral, ces conditions tiendront toujours. Puisqu’il s’agit d’un bien public, nous avons le devoir de nous assurer qu’il y ait un large débat et que la population puisse participer pleinement à ce débat et qu’elle ait accès à toute l’information. »

Monsieur Charest que vaut votre parole ?

La réponse que nous souhaitons :
· L’abandon de l’idée de vendre une partie du parc national du Mont-Orford et du projet de loi pour permettre cette vente
· Une ouverture à la discussion publique pour la recherche de solutions concrètes compatibles avec le statut de parc dans un cadre démocratique et indépendant tel que celui du BAPE
· La réaffirmation de la volonté politique de maintenir, d’appliquer et de renforcer la Loi sur les parcs

L’équipe de SOS PARC ORFORD

(TIRÉ DU SITE : http://sosparcorford.org/)