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Le droit l’éducation a été un des droits les plus bafoués par les politiques néolibérales

dimanche 13 octobre 2002, par Ginette Lewis

Partout dans le monde les écoles ont fermé, les professeurs ont été remerciés, l’analphabétisme a connu des hausses spectaculaires. Il fallait payer la dette , s’ajuster aux programmes structurels, il fallait payer les riches. Et pour ce faire les services en éducation ont été coupé.

Actuellement il y aurait selon les chiffres de la Marche mondiale des femmes, un milliard d’analphabètes dans le monde dont les deux tiers sont des femmes. 300 millions d’enfants ne vont pas à l’école et les deux tiers sont des femmes. Entre 6 et 11 ans, il y a 130 millions d’enfants non scolarisé e s et là aussi les filles représentent les deux tiers.

Mais les politiques néolibérales mettent en péril l’humanité en excluant un si grand nombre de personnes et de femmes de l’accès aux connaissances. Les mesures de développement, d’hygiène, et de culture obligent l’accès aux connaissances. Le droit à l’éducation se doit d’être reconnu comme un droit essentiel à l’humanité , un droit accessible et gratuit.

Ici au Québec, ce droit est remis en question par la privatisation accrue de l’éducation. Ce sont certes les bonds d’étude de Dumont (subventions aux parents pour défrayer l’école privée) , mais ce sont aussi les contrats de performance qui obligent à des résultats et qui préparent la concurrence des entreprises privées d’éducation américaines avec le traité de libre-échange. Ce sont les publicités dans les écoles. Les frais de scolarité directs ou annexes qui se développent d’année en année et qui remettent en question la gratuité. Ce sont aussi l’ajustement de plus en plus serré des programmes aux besoins de l’entreprise privée au dépens des profils généraux d’acquisitions de connaissances et de culture. Et dans l’application de ces mesures néolibérales, le PQ n’a pas lésiné.

Mais le Québec n’est pas un pays pauvre en voie de développement et ces quelques ajustements néolibéraux n’aggravent pas la situation ?

Prenez note que selon la Fondation québécoise pour l’alphabétisation et dont les statistiques ont été publié dans le Journal de Québec du 7 octobre 2002 dans un article de Laurent Soumis en page 31 :

- un enfant sur quatre sera analphabète à l’âge adulte
- un tiers des jeunes quittent l’école secondaire sans diplôme
- les trois quarts des asistés sociaux de moins de 25 ans n’ont pas de diplômes
- 612 000 Québécois de 15 à 64 ans ont moins de neuf ans de scolarité
- entre 16 et 65 ans, un Québécois sur cinq a une capacité de lecture très limitée
- un million de Québécois sont considérés analphabètes fonctionnels
moins 20 000 d’entre eux (2 %) entreprennent une démarche d’alphabétisation. . Et dans l’application de ces mesures néolibérales, le PQ n’a pas lésiné. De 1994 à 2002, le nombres de personnes suivant une démarche d’alphabétisation a été réduite de plus de la moitié.

Par chance que le Québec n’est pas un pays pauvre en voie de développement sinon nos statistiques feraient hausser les statistiques mondiaux. De plus, si on fait le recoupage avec les chiffres du mouvement des femmes, il y a fort à parier qu’ici aussi les deux tiers des adultes soient des femmes. Malgré le grand battage de publicité de la présence des femmes en médecine, les chiffres de Statistiques Canada sont très clairs : la scolarité de l’ensemble des femmes de 15 ans et plus demeure encore inférieure à celle des hommes. (Recensement du Canada de 1986).

Alors, pas question de laisser le PQ aménager l’éducation et appliquer les politiques néolibérales. Les effets de la mondialisation se font aussi sentir ici bien concrètement.

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